Visio
Visio
la visioconférence
Monam KOUKI
Michel MOINAS
1. Introduction
1.1. Historique
1.2. Définitions
1.2.1 Visiophonie
1.2.2 Visioconférence
1.2.3 Autres définitions
1.3. Le Principe
2. Réseaux
2.1. Modes d‛utilisation
2.1.1 La visioconférence en point à point
2.1.2 La visioconférence en multipoint
2.1.3 La visioconférence en mode broadcast
2.1.4 Le Streaming Video
2.2. Modes de liaison
2.2.1 Visioconférence via ligne téléphoniques numériques (RNIS)
2.2.2 Visioconférence via réseau informatique IP.
2.2.3 Visioconférence via ATM
2.2.4 Solution de visioconférence Mbone
2.2.5 Visioconférence par satellites
2.3. Protocoles
2.3.1 Les protocoles UIT (International Telecommunications Union)
2.3.1.1 Les protocoles "chapeau": H.320, H.321, H.323
2.3.1.2 La pile de protocoles H323
2.3.1.3 Les normes "video": H.261, H.263
2.3.1.4 Les normes "audio": G.711, G.721, G.722, G.726 à G.729
2.3.1.5 Protocole H.225 ou R.A.S (Registration Admission Status)
2.3.1.6 Protocole H.245
2.3.1.7 Protocole T.120
2.3.2 Les protocoles L'IETF (Internet Engineering Task Force)
2.3.2.1 Protocole RTP :
2.3.2.2 Protocole RTPC :
2.3.3 Le Protocole SIP
2.3.4 MGCP : Media Gateway Control Protocol
3. Equipements
3.1. Architecture H.323
3.2. Le terminal
3.3. Le Portier
3.4. La Passerelle
3.5. Le Pont
4. Déroulement d‛une visioconférence
4.1. Etablissement d‛un appel
4.2. Poursuite de la conférence
5. Systèmes de visioconférence
5.1. Les systèmes de visioconférence sur PC
5.2. Systèmes de visioconférence compacts
5.3. Systèmes individuels
5.4. Systèmes de visioconférence de groupe
6. Conclusion
7. Bibliographie
1. Introduction
La visioconférence ressemble un peu au téléphone à la différence que vous pouvez voir la personne que vous
appelez. Vous voyez son expression, ses mimiques et ses réactions à vos idées. Vous pouvez aussi travailler
conjointement sur un même document ou fichier informatique. C'est comme si vous étiez dans la même salle que
vos interlocuteurs, travaillant face à face avec eux.
La communication visuelle étant la plus naturelle, la visioconférence rend le travail plus efficace. Les personnes
comprennent plus rapidement et mémorisent mieux ce qu'elles voient que ce qu'elles entendent, surtout quand
le sujet traité est visuel.
Certains systèmes de visioconférence sont conçus pour permettre à plusieurs groupes de personnes de
participer à une réunion où qu'ils se trouvent. D'autres systèmes sont prévus pour que deux personnes
discutent de projets depuis leur bureau. Dans chaque cas, les conférenciers reçoivent des images animées,
s'entendent clairement et ont l'impression d'être face à face. C'est pourquoi la visioconférence génère un
environnement dans lequel les idées, les connaissances et l'inspiration peuvent circuler entre collègues, et où
les décisions se prennent plus vite. Il en résulte un meilleur travail d'équipe et un objectif mieux ciblé ,sans
besoin de se déplacer.
C‛est pour toutes ces raisons que la visioconférence s‛impose de façon croissante au sein des entreprises.
1.1. Historique
Dans les années 1970, un premier réseau visiophonique a été expérimenté au CENT(Centre National d‛Etudes
des Télécommunications).
Les signaux de paroles et d‛images étaient alors transmis en analogique et en symétrique sur trois lignes
coaxiales:
− une ligne pour le son,
− une ligne pour le signal d‛images issu de la caméra,
− une ligne pour le signal d‛images destiné à l‛écran de visualisation
Ce n‛est qu‛avec l‛apparition des Réseaux Numériques à Intégration de Services (service Numéris) et de ses
canaux B à 64 Kbits/s que la transmission simultanée de l‛image et de la voie a été réalisable.
En 1986 une expérience de liaison RNIS est réalisée à Biarritz : 1500 foyers peuvent communiquer en
visiophonie grâce au Réseau Numérique à Intégration de Services.
Jusqu‛à la fin des années 80, les systèmes de visioconférence employaient des liaisons numériques spécifiques
pour véhiculer les images et les sons entre les deux groupes d‛interlocuteurs.
Avec la généralisation du réseau Numéris (ou ISDN à l‛étranger) notamment lors de l‛ouverture commerciale
,
de Numéris à tout le territoire Français en 1990,les opérateurs de télécommunication basculent les
transmissions de visioconférence sur ce réseau.
Née dans le monde des télécommunications, la visioconférence a ensuite investi celui de l'Internet.
Historiquement, les applications spécifiques telles que la télé-médecine et l'enseignement à distance ont
alimenté l'intérêt pour la visioconférence. De nos jours, cependant, la plupart des sociétés choisissent cette
technologie pour communiquer en interne (avec les succursales, centres de production).
Les technologies de visioconférence ne sont pas nouvelles. Dès le début des années 90, des outils de
visioconférence se sont développés sur les Réseaux Numériques à Intégration de Services (service Numéris).
La visioconférence aura cependant du mal à se développer pour des raisons de coût et de non compatibilité des
différents systèmes de visioconférence dont les codecs, qui utilisent des algorithmes de codage propriétaires.
Aussi depuis 1991 les codecs se conformant à la norme H261 dominent le marché. Mais ce qui a fait chuter les
prix c'est la compression/décompression par logiciel, solution moins coûteuse que le codec.
Ces innovations se traduisent par l'annonce, en février 1995, de Proshare Vidéo System 2000, kit de
visiophonie pour PC de Proshare Personnal Conferencing ; en même temps, Créative labs annonce ShareVision
PC3000 et Apple lance Quick Time Conferencing.
Le développement d'Internet et l'apparition d'applications telles que CU-SeeMe ou NetMeeting pour PC (et
MAC) ont contribué à l'évolution de la visioconférence.
1.2. Définitions
1.2.1 Visiophonie
Ce terme correspond à la recommandation F 720 de l ‘U.I.T (Union Internationale des télécommunication)
Téléservice audiovisuel assurant le transfert bidirectionnel en temps réel de la voix et de l‛image en couleur
entre deux points par l‛intermédiaire de réseaux
La qualité de l ‛image doit être suffisante pour reproduire les mouvements fluides d ‛une
personne cadrée « tête et épaule ».
1.2.2 Visioconférence
Ce terme correspond à la recommandation F 730 de l ‘U.I.T (Union Internationale des télécommunication)
La qualité de l ‛image doit être suffisante pour reproduire les mouvements fluides de plusieurs
personnes en situation typique de réunion.
1.2.3 Autres définitions
Il existe de nombreuses de la visioconférence .
Nous retenons la définition de la visioconférence que proposent les Professeurs Gaëtan Tremblay et Pierre
Moeglin :
« un outil de communication bidirectionnelle de groupe », qui « privilégie l‛articulation de l‛audiovisuel et des
télécommunications. Sans doute l‛ordinateur n‛y est-il pas absent puisqu‛il se retrouve au sein de l‛équipement
standard de toutes les salles de visioconférence. Mais c‛est pour être sollicité de manière auxiliaire par deux
biais essentiellement :d‛une part, celui du traitement du signal et de l‛automatisation des prises de vue et de
parole; d‛autre part, celui des équipements annexes (micro-ordinateurs et logiciels d‛affichage, type POWER
POINT) ».
1.3. Le Principe
La visioconférence nécessite le transport en temps réel de la voix et de l‛image animée en couleur.
Le Codec permet de gérer les signaux vidéo et audio des normes en vigueur.
C‛est un système de communication réunissant plusieurs médias . Ceux-ci sont utilisés soient
simultanément, soient séparément. Les différentes applications de visioconférence utilisent un ou plusieurs
médias tels que le son, l'image et le texte. Etudions plus en détail chacun de ces médias.
Sa mise en oeuvre dépend de trois éléments: la quantité de données à transmettre, les débits permis par les
liaisons actuelles, et les techniques de compression.
2. Réseaux
La visioconférence multipoint permet la communication de plus de 2 sites distants simultanés en vidéo, audio et
éventuellement données informatiques. Pour cela, il faut utiliser au moins un système de visioconférence
multipoint ou un pont multipoints de visioconférence.
En général, le modèle multipoint fonctionne "en étoile" ; le point central de l'étoile
correspond alors au point d'échange fédérateur de la communication.
Le principe consiste à numériser un signal audio/vidéo et à encoder un flux qui sera transmis vers un serveur
vidéo. Les récepteurs, ou clients, se connectent sur ce serveur pour recevoir le flux et le décoder. Les flux
sont mémorisés momentanément (quelques secondes) de manière à restituer un son et une image vidéo dans une
qualité optimale. En effet, sur les réseaux IP, les pertes de paquet peuvent être importantes : le son est
haché, voire inaudible, la vidéo saccadée. La mémorisation des flux permet de corriger dans une certaine limite
les défauts inhérents à la technologie IP du best-effort.
2.2. Modes de liaison
2.2.1 Visioconférence via ligne téléphoniques numériques (RNIS)
Dans ce cas les données (images, sons, etc.) sont transmises d'un site à l'autre en utilisant le Réseau
Numérique à Intégration de Services (RNIS en français et ISDN en anglais).
Le RNIS ou Réseau Numérique à Intégration de Service est commercialisé en France sous le nom de Numéris.
C'est un réseau disponible sur tout le territoire national et dans de nombreux pays étrangers. Numéris est
interconnecté avec la plupart des réseaux RNIS dans le monde.
C‛est un réseau public de transmission particulièrement bien adapté aux applications de visioconférence car il a
la particularité d'assurer une qualité fiable et constante de l'image et du son. (qualité de service aux
utilisateurs garantie sans risque de coupure du son ou de l'image)
Le minimum de lignes RNIS requis pour la visioconférence est de deux. En augmentant le nombre de lignes
jusqu‛à quatre ou six, on s‛approche de la qualité télévisuelle.
Un accès RNIS de base (128 kbit/s) se compose ainsi :
− un canal D donne l'information de connexion et les autorisations de communication
− 2 canaux B à 64 Kbits/s permettent de transporter les flux vidéo, audio, data.
Le coût de la visioconférence est fonction du nombre de ligne RNIS utilisées, de la distance et de la durée. A
ce coût vient s‛ajouter le prix du raccordement au RNIS.
Cette solution de visioconférence est encore la plus utilisée et la plus déployée actuellement.
2.2.2 Visioconférence via réseau informatique IP.
Dans ce cas les données (images, sons, etc.) sont transmises d'un site à l'autre en utilisant les réseaux
informatiques (réseaux locaux et Internet).
Il faut disposer d'une connexion à un réseau informatique de type ADSL,ou SDSL( liaison à flux symétrique)
Le coût est inclus dans les coûts du réseau de site (pas de coût de communication supplémentaire).
Abonnement mensuel :
− Abonnement ADSL Professionnel
256/1024 (dit « très haut débit + ») 86€ HT/mois 102,86€ TTC/mois
− Forfait ADSL Pro : 47 € HT/mois.(France télécom)
jusqu'à 1024 Kbit/s en réception et 256 Kbits/s en émission
Les communications sont point à point (logiciel de type NetMeeting, CU-See-me, etc.) ou
multipoint (logiciel compatible multicast) et utilisent la commutation de
paquets.
Depuis cette année France Télécom propose sa solution de visioconférence multipoint « Wanadoo Visio »
sur ADSL. ( 128 Kbits/s minimum, de préférence à 512 Kbits/s)
La connexion à une visioconférence s'effectue à partir d'un site Web. Le service gère les utilisateurs
(annuaire, répertoire personnel, carte de visite) et des conférences (réservation, connexion, suivi, suppression).
La page Web offre 3 à 6 fenêtres vidéo selon le nombre de conférenciers prévus, une liaison audio avec les
connectés et une zone de "chat" permettant d'écrire des messages publics ou privés.
L'ATM est une technique de commutation (commutation de cellules) dite à large bande ou haut débit,
particulièrement adaptée à un environnement multiservice comportant aussi bien des applications de données à
haut débit que des applications à fortes contraintes de temps comme le son de qualité ou la visioconférence.
C'est le réseau idéal pour la visioconférence. C'est un réseau de haut débit avec possibilité de réserver une
certaine bande passante pour garantir le flux des données.
La fluidité est garantie ainsi qu'une haute définition des images.
La difficulté d'utilisation réside dans sa disponibilité internationale. Seul les universités et les centres de
recherches on accès à ce type de réseau commun.
La visioconférence par satellite allie la technologie de la télévision et l'interaction entre les sites participants,
tout en restant compatible avec les équipements classiques de visioconférence de groupes par ligne RNIS. Elle
offre la même qualité d'image que la télévision, mais entraîne des coûts élevés.
2.3. Protocoles
2.3.1 Les protocoles UIT (International Telecommunications Union)
H321 :
Ce protocole régit les communications sur ligne ATM.
H320 :
Ce protocole régit toutes les communications sur ligne RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Service).
C‛est un protocole adapté aux télécommunications.
Le protocole H 320 gère un ensemble de « sous protocoles » permettant les codages vidéo et audio.
Tous les systèmes de visioconférence répondant à cette norme peuvent communiquer entre eux.
H323 :
Le protocole H323 est dédié à la visioconférence sur réseau IP (réseau externe, extranet, ADSL,...).
Il permet à deux ou à plusieurs postes en réseau d'effectuer une visioconférence.
Le protocole H.323 est issu de la recommandation UIT-T H.320 (International Telecommunications Union) qui
traite de la vidéoconférence sur RNIS.
Elle a été développée plus spécifiquement pour des réseaux ne garantissant pas une qualité de service,
notamment Internet.
H.323 normalise les procédures d'établissement et de gestion des appels de bout en bout, et établit une liste
de codecs audio et vidéo obligatoires ou conseillés permettant aux deux parties de négocier entre elles et
d'échanger des appels.
C‛est un protocole de communication intégrant la voix, la vidéo, le partage de données et des fonctions de
contrôle.
La norme H323 a suivi l‛évolution du protocole IP : la première version (1996), prévue initialement pour des
réseaux locaux, a évolué successivement jusqu‛à la version 4 (2000) en intégrant des fonctionnalités
adaptées pour les réseaux étendus et les nouvelles générations de réseaux (sécurité, cryptage, RTP,
performance, qualité de service, IP Multicast …).
H.261: Cette norme définie 2 niveaux de qualité d'images animées. CIF (aussi appelé FCIF) 288lignes
x 352 pixels et QCIF 144 lignes x 176 pixels et un niveau d'images fixes, Annexe D (aussi appelé
4XCIF) 576lignes x 704 pixels.
G711 :
Cette recommandation concerne l'échantillonnage et les lois de compression à employer
pour la modulation par impulsion et codage (MIC, PCM en anglais) des fréquences vocales.
La fréquence d‛échantillonnage est fixée à 8 kHz et les échantillons sont codés sur 8 bits. Il n‛ y a pas de
compression pour cette norme. C‛est ce standard qui est utilisé pour la
téléphonie.
G 722 :
Elle définit le codage des signaux audio sur une ligne numérique avec une qualité
supérieure à celle du téléphone, soit une largeur de bande passante comprise entre 50 et
7000 Hz. Ce codage utilise une compression différentielle de type ADPCM .
Très bonne qualité sonore mais elle demande beaucoup trop de bande passante pour être utilisable sur des
connexion faible débit (<128 kbits/s).
G728 :
Le son est traité suivant l´échantillonnage 300 à 3400 Hz. Codage de la parole à 16
kbit/s en utilisant prédiction linéaire à faible délai avec excitation par code LD-CELP (Low-
Delay Code Excited Linear Prediction).
Le principe du CELP (code excited linear prediction ) est
d'effectuer une recherche par analyse et synthèse dans un répertoire de séquences codées.
LD-CELP (low-delay code excited linear
prediction ) utilise en plus une adaptation séquentielle des prédicteurs et du gain pour avoir
un délai d'algorithme de 0,625 ms.
G729 :
Codec du signal audio à 8,13 Kbps.
Egalement connu sous le terme CS-ACELP (Conjugate-structure Algebraic Code Excited Linear Prediction :
technique de codage prédictif à structure conjuguée utilisant une excitation algébrique)
Ce standard offre une qualité semblable à celle du codage ADPCM à 32 kbit/s.
De plus, avec un débit de transmission à 8 kbit/s, il offre des potentialités d'utilisation en
bande passante. Opérant à une cadence de trames de 10 ms, ce standard multi-usage
garantit des retards de transmission modérés.
L'IETF (Internet Engineering Task Force) agit de son côté sur Internet. Il n'entre donc pas dans sa mission
de se préoccuper du codage/décodage des informations audio-visuelles (codecs). Par contre, il prend le relais
de l'ITU lorsqu'il s'agit de transporter ces données sur un réseau IP.
Pour des raisons d‛efficacité le protocole UDP s‛impose pour le transfert des flux multimédia.
− Pas d‛ouverture, ni de fermeture de session,
− Pas d‛acquittement, ni de reprise sur erreur
− Pas de contrôle de flux et de congestion,
− Faible temps de latence.
L‛idée de départ du SIP était de développer un protocole englobant toutes les fonctions de traitement des
appels actuellement offertes par le réseau téléphonique public commuté. Ainsi, le SIP gère les fonctions
standard de signalisation téléphonique telles que la composition du numéro, la sonnerie, le signal d‛appel et la
tonalité qui indique lorsque la ligne est occupée.
Ce protocole a par ailleurs été conçu pour fournir de nombreuses fonctionnalités de gestion des appels incluant
les services de traduction de numéros, mais aussi des options beaucoup plus complexes telles que
l‛identification de l‛appelant. De plus, puisque le SIP fonctionne avec un grand nombre de protocoles de
transmission multimédia, il permet d‛initier, de gérer et de terminer un large éventail de services multimédia.
Le protocole SIP permet de localiser les utilisateurs d‛Internet et d‛établir des sessions entre eux. Une «
session » peut être une importante vidéoconférence réunissant des centaines de participants. Tandis que la
plupart des protocoles utilisés sur Internet fonctionnent grâce à la connexion établie entre un client et un
serveur distant, le SIP permet aux clients de communiquer entre eux. Ainsi, un utilisateur équipé d‛un
ordinateur, portable ou non, ou même d‛un PDA relié au réseau, peut établir une session multimédia directement
avec un autre utilisateur.
Le protocole SIP permet une interaction multimédia en temps réel, intégrant en toute transparence la voix, les
données et la vidéo en une session spécifique. Par exemple, vous pouvez inclure dans une même session SIP, une
vidéo conférence avec un groupe de collègues, la distribution de documents électroniques et l‛envoi d‛un
message confidentiel instantané à l‛un d‛eux. Tout cela grâce à une connexion unique dédiée.
Chaque utilisateur SIP se voit attribuer une identité unique comparable à une adresse e-mail. Elle est utilisée
par le serveur SIP pour l‛identifier quel que soit le moyen de connexion au réseau utilisé. En pratique, cela se
traduit par un accès à des services multimédia personnalisés et homogènes depuis quasiment n‛importe où.
A l‛instar de H.323 SIP s‛appuie sur les protocoles temps réel (RTP et RTPC).Il peut éventuellement utiliser
RSVP pour obtenir une certaine qualité de service.
SAP :
Ce protocole informe de l‛ouverture d‛une session multimédia en mode multicast ou non.
SDP :
Ce protocole fournit la description des session multimédia.
RSVP :
Ce protocole autorise, pour les flux multimédia une réservation de ressources réseau de bout en bout pour
obtenir une certaine qualité de service.
Au vu de sa simplicité et de son évolutivité, il est probable que le protocole, SIP remplacera, à terme le
protocole H.323.
3. Equipements
− le terminal,
− le garde barrière,
− la passerelle,
− le pont multipoint.
Dans un système de visioconférence H323, l‛utilisateur dispose d‛un terminal H323 connecté
sur un réseau IP et a la possibilité d‛exploiter des services complémentaires pour communiquer en utilisant
un garde barrière (GateKeeper ou portier), un pont
multipoint (MCU) et une passerelle (Gateway H323/H320 ).
3.2. Le terminal
C‛est l‛équipement principal dont dispose l‛utilisateur.
Les terminaux ont la possibilité d‛établir des communications voix, vidéo et données, en temps réel avec tout
terminal H323 ou H320 de la « zone H323 » en mode point à point ou multipoint.
Le terminal est constitué d‛une prise de vue et de son (caméra, carte d‛acquisition vidéo, micro), d‛un logiciel et
parfois d‛un matériel.
3.3. Le Portier
(GateKeeper ou portier ou garde barrière)
L‛utilisateur peut avoir la possibilité (ou l‛obligation) de passer ses communications par un service de contrôle
d‛appel (GateKeeper) qui se charge des translations d‛adresses, du contrôle de la bande passante et du filtrage
des appels.
− filtrage des appels pour des raisons autres que la limitation de la bande passante (origine de
l'appelant, etc.…)
Remarque : l'ensemble des équipements contrôlés par un GateKeeper est appelé une « zone ». Tous les
équipements doivent dialoguer avec lui pour établir des communications. Pour les petits réseaux ( de l'ordre
d'une dizaine d'équipements), il est possible d'intégrer la fonction passerelle et GateKeeper dans le même
équipement.
Au-delà, seule une architecture de Type H.323 avec des GateKeeper permet une montée en charge de
réseau.
Un GateKeeper se charge d‛une zone de communication H323 et peut coopérer avec d‛autres GateKeeper
administrativement différents.
3.4. La Passerelle
(Passerelle ou Gateway)
Les terminaux H323 et H320 sont interopérables à travers des passerelles.
La passerelle assure l‛interface avec une entité H323 ou non H323 comme les réseaux RNIS (H320) ou ATM
(H321).
La passerelle assure la conversion de signalisation(H225/Q931) ainsi que l'adaptation des supports et des
débits.
Chaque passerelle H.323 connaît les numéros E.164 (numéros de téléphone) qui lui sont attachés.
Elle dispose en mémoire d‛une table de correspondance qui asocie à un numéro E.164 une adresse IP, ou un email.
Si le réseau est important,la maintenance des tables peut devenir vite impossible.
Ce problème trouve sa solution par l‛emploi d‛un Gatekeeper qui va centraliser les tables de conversion
d‛adresses. Chaque Gateway vient s‛enregistrer sur son Gatekeeper et lui déclare toutes ses adresses E.164.
Lorsqu‛une passerelle doit établir un appel, elle s‛adresse au Gatekeeper qui lui fournit l‛adresse de la
passerelle de destination.
Exemple de passerelle :
3.5. Le Pont
(Pont ou MCU : Multipoint Control Unit)
Au-delà de deux utilisateurs, il est nécessaire de passer par un pont multipoint (MCU) qui se charge de
rediffuser la vidéo et l‛audio à tous les participants.
Un MCU intègre un Gatekeeper.
Les fonctions du MCU sont la gestion et le contrôle des appels multipoints (MC : Multipoint Contrôleur), la
distribution des flux multimédias (MP : Multipoint processeur). Il sait également traiter la planification, la
sécurité et la taxation.
Exemple de pont :
Les ponts multisites Radvision permettent de déployer des infrastructures de visioconférence IP H323 et/ou
RNIS H320 de manière très simple.
Les ponts multipoints Radvision répondent aux besoins de multipoints IP et/ou RNIS les plus pointus, avec
notamment des fonctionnalités étendues : affichage mosaïque standard ou sur mesure, partage de documents,…
Les solutions Radvision s'intègrent parfaitement avec les différents systèmes de visioconférence du marché,
aussi bien en IP H.323 qu'en RNIS H.320
4. Déroulement d‛une visioconférence
Appel H320 :
Pour effectuer un appel H.320, il faut connaître le numéro d‛appel RNIS du système à joindre et sélectionner
le réseau RNIS. Un numéro d‛appel RNIS est de la même forme qu‛un numéro de téléphone : exemple : 02 96
48 00 64.
L‛établissement d‛une communication H.323 diffère selon que le système utilise ou non un Gatekeeper .
En mode direct (sans Gatekeeper) , le terminal qui établit un appel E.164 assure lui même la traduction
d‛adresse.
La liaison est établie directement par un échange de messages H.225 H.245.
En mode Gatekeeper, le terminal appelant interroge au préalable le Gatekeeper pour traduire l‛adresse et
obtenir l‛autorisation d‛appeler son correspondant(garantie de bande passante pour accepter un nouveau flux).
De même , le correspondant n‛accepte l‛appel qu‛après autorisation de son Gatekeeper.
En mode point à point, sans service particulier, l‛utilisateur appelle son correspondant à partir de son adresse
IP (ou hostname) qui devra être communiqué au préalable ou à partir d‛un annuaire qui mettra en communication
les 2 terminaux. D‛autres correspondants pourront rejoindre la communication mais seront limités uniquement
aux partages de données T120 (pas de vidéo ni de son).
Dans une session multimédia ,chaque flux est transporté par une session RTP distincte. De même, à chaque
session RTP est associée un flux de contrôle RTPC.
Le protocole RTP requiert donc 2 connections UDP adjacentes. L‛une des connexions est utilisée pour RTP
(transport du flux de données), l‛autre pour RTCP (contrôle des données) et qui est bidirectionnelle.
Une session est identifiée par le couple port/adresse.
Les ports utilisés par RTP et RTCP doivent être deux ports distincts ;on choisit souvent n+1 comme port RTCP
si le port RTP est n.
5. Systèmes de visioconférence
Il n'existe pas deux entreprises travaillant, pensant ou communiquant de la même manière. C'est pourquoi les
fournisseurs de systèmes de visioconférence offrent un choix de solutions et de services de visioconférence.
En combinant différents types de systèmes, une société peut se construire un parc de visioconférence sur
mesure.
Les systèmes de visioconférence sur PC sont généralement prévus pour des personnes travaillant dans un
bureau ou à leur domicile. Bien que ces systèmes supportent les visioconférences multipoint (c'est à dire des
conférences liant plus de deux sites), la plupart d'entre eux sont utilisés pour des conférences point à point
(c'est à dire une personne en conférence avec une autre).
Applications principales :
Les systèmes de visioconférence individuelle fonctionnent avec un PC , que les utilisateurs ont sûrement déjà
sur leur bureau. L'écran du PC est utilisé pour montrer les interlocuteurs. Pendant la visioconférence, les
participants peuvent partager ou transférer des fichiers de leurs PC tels que des présentations PowerPoint,
des tableurs, des documents texte et travailler dessus ensemble en temps réel.
Ces équipements, dont le prix est aujourd'hui inférieur à 1.000€, sont plus particulièrement adaptés à des
utilisations individuelles dans le cadre d'échanges s'établissant autour des postes de travail des personnes
connectées.
Offrant des fonctionnalités de travail coopératif (par exemple, tableau blanc commun) et de partages
d'application (par exemple, Powerpoint), leurs fonctions audiovisuelles de captation et de visualisation sont par
contre plus réduites que celles des meubles de visioconférence.
Logiciels :
Un exemple de logiciel de visioconférence " bas de gamme " est représenté par Netmeeting (mais ne permet de
faire communiquer que deux postes simultanément).
Vpoint est un logiciel plus évolué et bien adapté aux conférences multipoint.
Il est produit par VCON, leader mondial de la visioconférence sous IP.
Lorsqu'il est achetés en tant que système autonome, son prix est de 199 €, environ.
vPoint HD sera disponible au cours du second trimestre 2004 et sera présenté en démonstration à InfoComm
2004 à Atlanta, du 9 au 11 juin.
Wanadoo visio :
L'option double écran et les fonctionnalités graphiques font de ces systèmes des produits haut de gamme
sophistiqués.
Applications principales :
Ces systèmes sont conçus en standard pour des réunions de 2 à 10 personnes sur chaque site mais ils peuvent
se brancher sur un vidéo projecteur grand écran et des microphones sans fil pour permettre une réunion avec
un auditoire très étendu. Les systèmes de groupe conviennent parfaitement comme équipement de
visioconférence principal à toute entreprise ou collectivité. Les applications sont nombreuses : faire avancer
ou aboutir des projets, monter maquettes ou prototypes, échanger et travailler sur des fichiers, enseignement
à distance, télé-médecine etc…
Exemple de quelques produits : Polyspan, Vcon, Tandberg, Sony, Zydacron,. On conseille fortement les solutions
mixtes H323 et H320. Ces matériels sont souvent implémentés dans des salles de visioconférence ou
transportable dans des salles de réunion, donc plutôt à destination de groupe.
6. Conclusion
La visioconférence est une technologie en pleine évolution , notamment à cause de l‛évolution d‛Internet.
L‛avenir du protocole H323 est incertain. Le protocole SIP semble bien placé pour lui succéder (à moins que ce
ne soit le protocole MGCP)
Il existe de nombreuses solutions tant au niveau des types de systèmes de visioconférence qu‛ au niveau des
modes de connexion.
Suivant votre budget vous pouvez vous tourner vers des systèmes peu coûteux sur PC avec des logiciels
gratuits, ou à l‛inverse vers des équipements professionnels utilisant des solutions propriétaires.
Compte tenu de l‛effet de la concurrence ces équipements sont en constante évolution intégrant les nouvelles
évolution technologiques te les nouvelles normes.
Il est donc important avant de s‛équiper de se tenir au courant des derniers « rebondissements » de ce
domaine.
7. Résumé
Dans un système de visioconférence H323, l‛utilisateur dispose d‛un équipement (logiciel, matériel), appelé
terminal H323, connecté sur un réseau IP.
Le correspondant est appelé à partir d‛un nom (ou adresse IP) ou par l‛intermédiaire d‛un service d‛annuaire.
Pour une conférence constituée de plusieurs participants (au moins trois), les communications (vidéo et audio)
transitent par un serveur appelé pont multipoint H323 (ou MCU H323).
Les terminaux H323 ont la possibilité de pouvoir émettre des appels vers des terminaux H320 connectés en
RNIS. Pour cela un service de passerelle H320/H323 (Gateway) devient nécessaire. Ces services optionnels,
pont et passerelle, sont contrôlés par un système de « garde barrière » (Gatekeeper) .
En général ,quatre éléments principaux constituent donc un système de visioconférence H323 : le terminal, le
garde barrière, le pont multipoint et la passerelle.
La visioconférence peut etre utilisé dans de mutiples situations : Les réunions de travail,la promotion
d'événement (équiper salles de congrès, salons, etc.), le télé-enseignement, la consultation d'expert, un
entretien de recrutement, le télétravail, une démonstration à distance…
Summary
In a visioconference H323 system, the user has an equipment (software, material), called terminal H323,
connected on a IP network. The correspondent is called from a name (or IP address) or through a phone book
service. For a conference made up of several participants (at least three), the communications (video and
audio) forward by a server called multipoint bridge H323 (or MCU H323). The H323 terminals are able to emit
calls towards H320 terminals connected in ISDN. For that a gateway H320/H323 service become necessary.
These optional services, bridge and gateway, are controlled by a Gatekeeper system. Usually, four main
elements thus establish video conference H323 system : the terminal, firewall, the multipoint bridge and the
gateway.
The visioconférence can be used in mutiple situations: The work‛s meeting, event promotion (to equip rooms
with congress, shows, etc), educational television, the consultation of expert, a recruitment maintenance, the
telework, a remote demonstration...
8. Bibliographie
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