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L'amour de Dieu selon 1 Corinthiens 13

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1 Corinthiens 13 :

L’amour de Dieu
(Articles tirés de la revue The Way Magazine)

Ressources complémentaires pour la formation


pour les Ambassadeurs de la Voie

American Christian Press


The Way International
New Knoxville, Ohio 45871
U.S.A.
1 Corinthiens 13 :
L’amour de Dieu

Note : Les articles ci-inclus ont été publiés dans des anciens numéros
de la revue The Way Magazine et sont protégés par des droits d’auteur
de l’année dans laquelle le numéro respectif de la revue a été publié.

© 2021 par The Way International. Tous droits réservés.

American Christian Press


The Way International
New Knoxville, Ohio 45871
U.S.A.

ii
1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
Sommaire
Article

1 L’utilité de vivre l’amour de Dieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

2 L’amour de Dieu est patient. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3 L’amour de Dieu est plein de bonté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

4 L’amour de Dieu n’est pas envieux, ne se vante point, ne s’enfle point d’orgueil. 14

5 L’amour de Dieu ne fait rien de malhonnête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

6 L’amour de Dieu ne cherche point son intérêt. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

7 L’amour de Dieu ne s’irrite point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

8 L’amour de Dieu ne soupçonne point le mal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

9 L’amour de Dieu ne se réjouit point de l’injustice, mais se réjouit de la vérité . . 34

10 L’amour de Dieu excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout . . . . . . . . . . . 37

11 L’amour de Dieu ne périt jamais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

iii
1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’utilité de vivre l’amour de Dieu
Article 1 de 11

1 Corinthiens 13 a été désigné comme étant peut-être le plus grand chapitre de toute la Parole de
Dieu lorsqu’il s’agit de mettre en pratique la grandeur de la nouvelle naissance et de vivre le Mystère de
manière pratique. Ce chapitre décrit l’amour de Dieu tel qu’il est manifesté par le croyant. Il est
magnifiquement situé dans le contexte des affaires spirituelles au sein de l’Église de Dieu, intercalé entre
le chapitre 12 qui parle des dons et des manifestations rendus disponibles par Dieu pour les croyants, et le
chapitre 14 qui détaille l’opération correcte des manifestations d’adoration au sein de l’Église. 1
Corinthiens 13 enseigne comment l’utilisation des manifestations du saint esprit (1 Corinthiens 12:7-10)
et des dons de ministères (Éphésiens 4:11) bénissent ceux qui les opèrent et comment cette utilisation
nous est utile dans notre service pour Dieu.
Certains des détails les plus spécifiques et succincts énoncés dans la Parole de Dieu au sujet de
manifester l’amour de Dieu se trouvent aux versets 4-7.

1 Corinthiens 13:4-7 :
La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la
charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil,
elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle
ne soupçonne point le mal,
elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ;
elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.

Le mot « charité » au verset 4 est le mot grec agapê qui, dans ce contexte, fait référence à l’amour
de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation. Cet amour est la réponse du croyant à l’amour de
Dieu, et c’est l’amour que nous manifestons envers Dieu et envers autrui par le biais de notre intelligence
renouvelée, en revêtant la Parole de Dieu et en agissant en conséquence. Il ne s’agit pas de l’amour
naturel ou humain (identifié par le mot grec filia), qui peut être manifesté par quiconque ; il s’agit plutôt
de l’amour divin ou de l’amour de Dieu. Manifester l’amour agapê n’est possible que pour ceux qui sont
nés de nouveau de l’esprit de Dieu. En tant qu’enfants de Dieu, nous avons la capacité de manifester
l’amour de notre Père.
Les caractéristiques de l’amour de Dieu énumérées dans ces versets nous montrent à quoi
ressemble l’amour de Dieu lorsqu’il est manifesté par le croyant, et dans les prochains numéros de la
revue The Way Magazine, nous traiterons chaque caractéristique en détail. Pour l’instant, concentrons-
nous sur ce qu’est l’amour agapê et sur le contexte immédiat de ces versets des Écritures. Cette approche
nous permettra d’en apprendre davantage qu’opérer les manifestations du saint esprit avec l’amour de
Dieu nous est utile maintenant et que manifester l’amour de Dieu nous sera utile dans l’avenir, car il ne
périt jamais.
Le mot agapê a deux acceptions dans la Bible, et il est important de comprendre la distinction.
Dans le livre Recevoir le saint esprit aujourd’hui de Victor Paul Wierwille, nous apprenons ce qui suit :

... Du point de vue de Dieu, agapê est un don à l’homme, et comme tel il est spirituel.
« L’amour de Dieu » dans l’homme intérieur vient de Dieu au temps de la nouvelle
naissance, et doit être clairement distingué de, et non confondu avec, l’amour de Dieu
dans l’intelligence renouvelée en manifestation...

Lorsque le mot agapê est utilisé dans les Écritures, il fait parfois référence à l’amour de Dieu
pour nous — l’amour qu’Il nous a donné lorsque nous sommes nés de nouveau. Cette acception désigne «
l’amour de Dieu dans l’homme intérieur », la capacité spirituelle d’aimer résultant de la réception du don

1
de saint esprit. Parfois, agapê fait référence à l’amour de Dieu tel qu’il est manifesté par les croyants
lorsqu’ils renouvellent leur intelligence. Cet amour « actif » de Dieu peut se manifester envers Dieu et
envers autrui.
L’amour de Dieu dans l’homme intérieur est décrit en Romains 5, où nous apprenons que l’amour
de Dieu est répandu dans nos cœurs lorsque nous sommes nés de nouveau de l’esprit de Dieu.

Romains 5:5 :
Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour [agapê] de Dieu est répandu dans
nos cœurs par le Saint-Esprit [pneuma hagion, saint esprit] qui nous a été donné.

Au moment où nous avons reçu le salut en confessant Jésus comme notre Seigneur et en croyant
que Dieu l’a ressuscité des morts, nous avons également reçu le don de saint esprit de Dieu. Et avec ce
don, nous avons reçu l’amour de Dieu Lui-même. L’amour de Dieu est répandu, déversé, distribué
largement dans nos cœurs par le saint esprit. Nous n’avons pas seulement une goutte de l’amour de Dieu.
Cela est répandu dans nos cœurs. Nous avons la nature de l’amour de Dieu en nous, car nous sommes les
« participants de la nature divine ».

2 Pierre 1:4 :
Lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses,
afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine...

Nous avons l’amour de Dieu en nous spirituellement, Sa nature qui est amour. Nous ne pouvons
pas ressentir, sentir, goûter, ou toucher l’amour de Dieu, lequel est Sa nature, mais la Parole de Dieu nous
dit que nous avons Sa nature.
Maintenant, lorsque nous renouvelons notre intelligence conformément à la Parole de Dieu, en
marchant dans la lumière comme Dieu est lumière (1 Jean 1:7), alors l’amour de Dieu qui est répandu
dans nos cœurs se manifeste dans le monde. Cela devient l’amour « actif » de Dieu. C’est l’acception
d’agapê à travers 1 Corinthiens 13 — l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation.
Regardons le contexte immédiat de 1 Corinthiens 13:4-7 pour mieux comprendre comment le fait
d’opérer les manifestations du saint esprit avec l’amour de Dieu nous est utile. Nous allons commencer
par le dernier verset de 1 Corinthiens 12.

1 Corinthiens 12:31 :
Aspirez aux dons les meilleurs [kharismata, dons de ministères d’apôtres, de prophètes,
d’évangélistes, de pasteurs et de docteurs]. Et je vais encore vous montrer une voie par
excellence.

Tous les dons de Dieu sont bons, et aucun de don de Dieu n’est meilleur qu’un autre, sauf s’il
s’agit de ce qui est mieux adapté à une situation et à un moment donné. Les « dons les meilleurs », tels
qu’ils sont décrits ici, se réfèrent aux dons de ministères les plus utiles dans un endroit donné. Ce qui peut
être le « meilleur » don de Dieu pour une communion peut ne pas être le « meilleur » pour un autre
groupe de croyants. Nous sommes instruits de désirer ardemment les meilleurs dons, car c’est ainsi que
Dieu prend soin du Corps de Christ. Et pourtant, il existe une voie plus excellente que celle-ci.
Dans le livre Recevoir le saint esprit aujourd’hui, qui présente une étude de 1 Corinthiens 12, 13
et 14, nous lisons ce qui suit au sujet de cette « voie par excellence » :

Une voie plus excellente que quoi ? Une voie plus excellente qu’aspirer ou que désirer
ardemment ces dons, charismata [kharismata]. Cette voie meilleure qu’aspirer est la voie
qui est décrite au treizième chapitre. Nous verrons, en étudiant ce chapitre que, si et
quand nous appliquons les principes de l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée
en manifestation dans notre vie, nous n’aurons plus besoin « d’aspirer » ou de « désirer

2
ardemment » quoi que ce soit, car Dieu connaît chacun de nos besoins et il y pourvoira
très largement avant même que nous le demandions.

C’est certainement une incitation pour en apprendre davantage sur cette voie plus excellente,
présentée en 1 Corinthiens 13.

1 Corinthiens 13:1 et 2 :
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité [agapê,
l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation], je suis un airain qui
résonne, ou une cymbale qui retentit.
Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la
connaissance, quand j’aurais même toute la foi [manifestation de la croyance], jusqu’à
transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité [agapê, l’amour de Dieu dans
l’intelligence renouvelée en manifestation], je ne suis rien.

Ces versets nous montrent la volonté de Dieu dans l’opération des manifestations du saint esprit.
Elles sont conçues pour être utiles à ceux qui les opèrent. Nous pouvons opérer les neuf manifestations du
saint esprit et apporter de l’utilité et des bienfaits aux autres, en exerçant nos capacités spirituelles en
Christ, mais si nous le faisons en dehors de l’amour de Dieu, nous ne sommes rien. Nous n’apportons pas
d’utilité à nous-mêmes. Dieu désire qu’il y ait de l’utilité pour Ses enfants quand ils opèrent Son don de
saint esprit, et c’est pourquoi 1 Corinthiens 13 se trouve en plein milieu des deux chapitres qui traitent
spécifiquement des affaires spirituelles.
Le Dr Wierwille s’exprimait ainsi : « S’il ne renouvelle pas son intelligence avec l’amour de
Dieu, la manifestation ne lui profite en rien parce que c’est l’amour qui fait que la manifestation vaille la
peine en pratique pour l’opérateur. Un homme qui est en dehors de l’amour, même s’il peut parler avec
les langues des hommes et des anges, devient lui-même, non la manifestation, un airain qui résonne ou
une cymbale qui retentit parce que c’est lui qui néglige de manifester l’amour de Dieu dans son
intelligence renouvelée. »

1 Corinthiens 13:3 :
Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je
livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité [agapê, l’amour de
Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation], cela ne me sert de rien.

Lorsque nous servons et donnons notre meilleur dans le service, Dieu désire que cela nous soit
utile aussi. La manière dont cela nous est utile est de mettre la Parole en pratique avec l’amour de Dieu
dans l’intelligence renouvelée en manifestation. Dieu a répandu Son amour dans nos cœurs afin que nous
puissions le manifester dans notre service pour Lui et en retour recevoir des bienfaits et que cela nous soit
utile.
En examinant les versets qui précèdent immédiatement 1 Corinthiens 13:4-7, nous avons vu
comment les caractéristiques de l’amour de Dieu s’inscrivent dans le contexte de l’opération des
manifestations du saint esprit et de l’opération des dons de ministères dans l’Église. Dieu nous a donné
Son don de saint esprit et la capacité d’aimer avec Son amour lorsque nous utilisons le don, afin que cela
puisse nous être utile individuellement dans notre service. Maintenant, si nous passons aux versets qui
suivent cette section de l’Écriture — versets 8-13 — nous verrons qu’il y a encore un autre aspect
remarquable de l’amour de Dieu que Sa Parole nous assure. L’amour de Dieu dans l’intelligence
renouvelée en manifestation ne périt jamais.

1 Corinthiens 13:8-13 :

3
La charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] ne
périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance
disparaîtra.
Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie,
mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.
Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je
raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui
était de l’enfant.
Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous
verrons face à face ; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme
j’ai été connu.
Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, la charité [agapê,
l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] ; mais la plus grande de
ces choses, c’est la charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation].

Cette section de l’Écriture déclare que les « prophéties prendront fin », que « les langues
cesseront » et que « la connaissance disparaîtra ». Le verset 10 dit, « mais quand ce qui est parfait [Jésus-
Christ] sera venu, ce qui est partiel [les manifestations de l’esprit] disparaîtra ». Quand Jésus-Christ
reviendra, nous serons semblables à lui et nous n’aurons pas besoin des manifestations du saint esprit. Ce
que nous faisions en partie disparaîtra.
Jusqu’à son retour, les neuf manifestations de l’esprit et les cinq dons de ministères seront à la
disposition des croyants. Ils seront utiles à l’individu qui les opère avec l’amour de Dieu dans
l’intelligence renouvelée en manifestation, et ils seront d’une grande utilité pour l’Église, apportant la
bonté et la puissance de Dieu au corps de croyants. Cependant, même si c’est fantastique d’avoir les dons
de Dieu et les manifestations du saint esprit, nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure.
C’est lorsque Christ reviendra et que nous le verrons face à face que nous ferons disparaître ce qui était de
l’enfant, car nous ne connaîtrons plus « en partie ». Ce qui est partiel disparaîtra, car comme le dit 1 Jean
3:2 « ... mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui [Christ], parce
que nous le verrons tel qu’il est. »
Mais une chose qui ne disparaîtra jamais est l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation.

1 Corinthiens 13:8 :
La charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] ne
périt jamais...

« Jamais » signifie jamais, à aucun moment. C’est très clair ! Dieu veut que nous sachions que
jamais, à aucun moment, l’amour ne périra. L’amour ne faillira jamais, à aucun moment, ou ne sera
jamais hors d’usage, mais il tiendra toujours sa place. En fait, il est garanti que l’amour de Dieu ne
deviendra jamais obsolète.

1 Corinthiens 13:8 [The Amplified Bible <La Bible amplifiée> en anglais] :


L’amour ne faillit jamais [ne s’éteint pas, ne devient pas obsolète ou ne prend pas fin]...

Une paraphrase de la Bible le dit de la manière suivante : « C’est, en fait, la seule chose qui tient
encore debout quand tout le reste est tombé. »
Avez-vous déjà vu un arbre solitaire debout au milieu des arbres tombés ? Le Quartier Général de
The Way International est situé dans une zone rurale où il y a plusieurs hectares de champs. Avant que les
premiers colons ne viennent en Ohio, ces vastes champs étaient couverts de kilomètres de forêt. Au fil des
ans, de nombreux arbres ont été défrichés pour favoriser des terres arables, mais occasionnellement, au

4
milieu d’un champ se trouve un arbre robuste. Les autres arbres qui l’entouraient ont disparu depuis
longtemps, mais cet arbre est toujours debout. Cet arbre solitaire est comme l’amour de Dieu, il dure
quand tout le reste est tombé.
L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation est la plus grande de toutes ces
choses.

1 Corinthiens 13:13 :
Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, la charité [agapê,
l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] ; mais la plus grande de
ces choses, c’est la charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation].

Maintenant, la croyance, l’espérance et l’amour de Dieu demeurent, ou restent. Il est disponible


d’opérer la croyance pour s’approprier des résultats aujourd’hui, nous pouvons espérer pour ce qui est
dans l’avenir, et nous pouvons manifester la nature divine de l’amour de Dieu en tant que Ses enfants.
Mais la plus grande de toutes ces choses, c’est l’amour, car l’amour de Dieu restera toujours — il est là
pour tous les temps. L’amour de Dieu est utile maintenant et dans l’avenir. L’amour a toujours été et sera
toujours la nature de Dieu, et en tant que Ses enfants nous pouvons manifester Son amour maintenant et
dans l’avenir.
Nous avons vu que 1 Corinthiens 13 se situe dans le contexte des affaires spirituelles et enseigne
comment les manifestations du saint esprit et les dons de ministères bénissent ceux qui les opèrent dans
leur utilisation. Dieu a répandu Son amour dans nos cœurs lorsque nous sommes devenus Ses enfants, et
nous pouvons marcher dans la lumière de Sa Parole et manifester Son amour dans notre service pour Lui.
Lorsque nous opérons les manifestations du saint esprit avec l’amour de Dieu dans l’intelligence
renouvelée en manifestation, elles nous sont utiles. Les dons de ministères en opération dans l’Église sont
utiles à ceux qui les opèrent comme ils marchent dans l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation. C’est toujours la volonté de Dieu que notre service pour Lui et l’utilisation de Son don de
saint esprit nous soient utiles. C’est pourquoi Sa Parole nous enseigne comment manifester Son amour.
Continuons à exercer la capacité que Dieu nous a donnée de manifester le don de saint esprit dans notre
service à Dieu avec l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation, en comptant qu’il y
aura une utilité et un bienfait pour nous-mêmes et pour l’Église à laquelle Dieu nous a appelés. Et
rappelez-vous, manifester l’amour de Dieu est la plus grande de toutes ces choses, car son utilité n’est pas
seulement immédiatement maintenant, mais aussi dans l’avenir, car l’amour de Dieu dans l’intelligence
renouvelée en manifestation ne périt jamais.

5
1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu est patient
Article 2 de 11

En 1 Corinthiens 13:4, la Parole de Dieu nous dit que « la charité est patiente... ». Ce mot
« charité » peut être mieux compris comme l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation : c’est l’amour de Dieu tel que manifesté par le croyant né de nouveau. L’une des
caractéristiques de l’amour de Dieu que nous pouvons manifester envers autrui est la « patience ».
Découvrons ce que Dieu entend par « est patiente ». Non seulement Dieu définit clairement cette
caractéristique dans Sa Parole, mais Il montre aussi l’impact puissant que la patience a sur autrui.
Pour commencer, définissons nos termes. Dans le contexte grec, les deux mots « est patiente »
sont makrothuméô. Le Thayer’s Greek-English Lexicon of the New Testament [Le lexique grec-anglais du
Nouveau Testament de Thayer] en anglais définit makrothuméô comme « ne pas perdre courage », « être
patient au point de supporter les offenses, les préjudices causées par d’autres gens, être doux et lent à se
venger ». Cela est aussi défini comme avoir de la longanimité. Ce mot grec vient de makros qui, en
parlant du temps signifie long et thumos que Thayer définit comme « passion, colère ardente, colère qui
monte aussitôt et se calme rapidement ». Dans la version Louis Segond, le mot thumos est traduit
par « animosité » en Éphésiens 4, où nous apprenons à faire disparaître ce type de passion ou de fièvre en
renouvelant notre intelligence.

Éphésiens 4:23,31,32 :
À être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence.
Que toute amertume, toute animosité [thumos], toute colère, toute clameur, toute
calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous.
Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement,
comme Dieu vous a pardonné en Christ.

Nous faisons disparaître « toute... animosité [thumos] et toute colère [orgê]... [et soyons] bons les
uns envers les autres, compatissants... [nous] pardonnant réciproquement, comme Dieu... [nous] a
pardonné en Christ ». Il est intéressant de noter que les deux mots grecs thumos et orgê sont traduits par
« colère » dans la version Louis Segond, mais thumos est plus soudain dans son élan. En comparant les
deux mots, E.W. Bullinger, dans son lexique en anglais, relève que orgê peut être décrit comme « la
chaleur du feu », tandis que thumos serait « le surgissement des flammes ». Il décrit thumos comme étant
« l’agitation tumultueuse de l’intelligence, la rage ». L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation n’éclate pas de colère, d’indignation ou de fureur. Il est plutôt makrothuméô, c’est-à-dire
doué de longanimité, patient pour supporter les offenses causées par d’autres gens, doux et lent à se
venger et ne perd pas courage.
Pour nous aider à voir comment manifester cette caractéristique de l’amour de Dieu et voir
l’impact puissant que cela a sur autrui, examinons tout d’abord la patience de Dieu.

2 Pierre 3:8 et 9 :
Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le
Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.
Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le
croient ; mais il use de patience [makrothuméô] envers vous, ne voulant pas qu’aucun
périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

Le Seigneur, l’Éternel notre Dieu est patient. Sa volonté est que tous arrivent à la repentance, ce
qui consiste à remplacer les comportements négatifs par des comportements positifs. La patience de Dieu

6
donne aux hommes et aux femmes l’occasion d’effectuer un changement authentique dans leur vie.
Parfois, ce changement prend du temps, mais Dieu ne perd pas de courage. Devant Lui, un jour est
comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le plus important n’est pas le temps que cela prend à
une personne pour arriver à la repentance, mais plutôt le résultat escompté.

Romains 2:4 :
Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience [la forme nominale de
makrothuméô] et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse
à la repentance ?

C’est la bonté de Dieu qui nous pousse à la repentance et Dieu est patient, même en supportant
les offenses et les préjudices, tandis que la personne change pour le meilleur. Il nous exhorte à être aussi
patients.

1 Thessaloniciens 5:14 et 15 :
Nous vous en prions aussi, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez
ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience [makrothuméô] envers tous.
Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal ; mais poursuivez
toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous.

Dieu sait que la patience du croyant peut parfois être mise à l’épreuve, alors Sa Parole nous
exhorte à user de patience envers tous. Il nous instruit de veiller à ce que personne ne rende à autrui le mal
pour le mal, mais au contraire, de poursuivre, rechercher ardemment le bien. S’il nous arrive d’être tentés
de nous impatienter, de perdre notre sang froid ou de perdre courage, nous pouvons nous rappeler que
nous avons la nature divine de Dieu. Son amour a été répandu dans nos cœurs lorsque nous sommes nés
de nouveau, et cela nous donne la capacité d’être patients.
Nous pouvons apprendre à manifester cette caractéristique de façon pratique en observant
l’exemple de Jésus-Christ. Dans l’Évangile de Jean, nous voyons comment Jésus-Christ supporte
patiemment, il ne perd pas courage à l’égard de ses disciples, alors qu’il les préparait à son départ. Son
ministère d’une année touchait rapidement à sa fin. Bien qu’il fût confronté à une pression énorme, l’une
de ses priorités était d’aider ses disciples à comprendre les événements à venir.

Jean 13:33-36 :
Mes petits enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et,
comme j’ai dit aux Juifs [Judéens] : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi
maintenant.
Je vous donne un commandement nouveau : Aimez [agapaô]-vous les uns les autres ;
comme je vous ai aimés [agapaô], vous aussi, aimez [agapaô]-vous les uns les autres.
À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour [agapê] les
uns pour les autres.
Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ?...

Jésus-Christ enseignait à ses disciples ce nouveau type d’amour, c’est-à-dire l’amour agapê,
l’amour de Dieu, qu’ils seraient bientôt capables de manifester pleinement après leur nouvelle naissance.
C’était un enseignement très important. Toutefois, Pierre demanda à Jésus de revenir en arrière pour
expliquer où il allait : « Seigneur, où vas-tu ? » Patiemment, Jésus prit le temps d’aider Pierre à
comprendre en lui répondant, « Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus
tard » (verset 36).
Dans cette réponse, Jésus faisait une autre merveilleuse promesse à Pierre, mais Pierre ne comprit
pas vraiment ce qu’il disait. Pierre pose une autre question au verset 37 : « Seigneur... pourquoi ne puis-je

7
pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. » Comment Jésus répondit-il à cette question
complémentaire ?

Jean 13:38 :
Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne
chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois.

En réponse, Jésus parla sans détour à Pierre au sujet de son engagement pendant cette période
difficile, prophétisant sur les reniements imminents de Pierre. Jésus-Christ ne laissa pas simplement les
choses suivre leur cours, mais au contraire il dit à Pierre ce que Dieu lui avait révélé. Parfois, il nous
faudra parler sans détour aux gens et nous pouvons le faire en manifestant la patience. Patiemment, nous
pouvons écouter notre Père Qui peut nous aider à trouver les paroles appropriées à prononcer, ou alors ce
qu’il faut faire. Ce récit se poursuit en Jean 14, où Jésus-Christ continue de parler à ses disciples.

Jean 14:1-4 :
Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi.
Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père : Si cela n’était pas, je vous
l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.
Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je
vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.
Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin.

Pendant que Jésus continuait de montrer à ses disciples la direction dont ils avaient besoin,
Thomas demanda : « Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? »
(Jean 14:5). Tout comme avec Pierre, Jésus ne perdit pas courage du fait que ses disciples ne savaient ou
ne comprenaient pas encore. Il manifesta l’amour de Dieu en continuant d’enseigner. Lorsque Thomas
demanda « Comment pouvons-nous en savoir le chemin ? » Jésus lui montra une autre façon qui l’aiderait
à comprendre.

Jean 14:6 :
Jésus lui dit : Je suis le chemin [la voie], la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par
moi.

Dans la suite des versets de ce chapitre, Jésus continua à encourager ses disciples, à leur
expliquer, à leur enseigner et à les préparer aux choses à venir. Leurs questions auraient pu frustrer Jésus,
lui qui avait tellement de choses à annoncer, mais très peu de temps pour les communiquer ; cependant, il
avait beaucoup d’amour pour ses disciples.

Jean 13:1 :
... Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé
les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux.

Avec l’amour de Dieu, Jésus-Christ ayant « aimé les siens... », « mit le comble à son amour pour
eux ». L’une des façons dont il démontra cet amour était en étant patient envers eux. En dépit de la grande
pression qu’il avait mentalement devant la torture et la crucifixion qu’il allait subir, il ne perdit pas
courage et il ne s’impatienta pas envers ses disciples. Au lieu de laisser ses émotions dominer, il choisit
de laisser régner l’amour. Il mit le comble à son amour pour eux.
Finalement, ses disciples parvinrent à comprendre ce qu’il avait si patiemment enseigné encore et
encore. Et bien que ce fut après l’ascension de Jésus-Christ au ciel, le résultat final fut qu’ils appliquèrent
bel et bien ses instructions et ils furent remplis du saint esprit. En tant que croyants nés de nouveau, ils

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étaient désormais capables de manifester l’amour de Dieu en étant patients envers autrui. Nous aussi nous
le pouvons.
Dans notre vie quotidienne, nous pouvons vivre divers scénarios où nous pourrions être tentés de
perdre notre sang froid, de nous impatienter ou même perdre courage vis-à-vis des gens. Mais Dieu et Son
Fils, Jésus-Christ, nous montrent l’impact puissant que la patience a sur autrui. Alors que nous servons la
Parole de Dieu à d’autres gens, gardons comme objectif le résultat de leur délivrance, leur intégrité, leur
maturité en Christ sans nous attarder sur le temps que cela leur prend pour y parvenir. Nous pouvons
démontrer l’amour de Dieu, ce qui est Sa nature, en étant patients, car Il ne perd jamais courage.

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1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu est plein de bonté
Article 3 de 11

La Parole de Dieu nous enseigne que la bonté est une des caractéristiques de l’amour de Dieu. 1
Corinthiens 13:4 dit : « La charité [l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] est
patiente, elle est pleine de bonté... » L’amour de Dieu est plein de bonté, et en tant qu’enfants de Dieu
nous pouvons manifester Son amour envers autrui en décidant d’être pleins de bonté.
Qu’est-ce qu’être plein de bonté ? La locution « est pleine de bonté » en 1 Corinthiens 13:4 est le
mot grec khrêstéuomaï, du mot racine khrêstos, que le Critical Lexicon and Concordance to the English
and Greek New Testament [Le lexique critique et la concordance du Nouveau Testament en anglais et en
grec] de E.W. Bullinger en anglais définit comme étant « bon, tendre, bienveillant... activement
bienfaisant en dépit de l’ingratitude ». « Bienveillant » et « bienfaisant » décrivent quelqu’un qui fait le
bien. Être plein de bonté, c’est être bon envers autrui, même s’ils ne montrent aucune appréciation pour
nos gestes.
Lorsque Jésus-Christ a enseigné à ses disciples comment aimer avec l’amour de Dieu, il leur a
donné l’exemple de la bonté de Dieu.

Luc 6:31,32,35 :
Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.
Si vous aimez [agapaô] ceux qui vous aiment [agapaô], quel gré [quel avantage, quelle
récompense] vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment [agapaô] ceux qui les
aiment [agapaô].
Mais aimez [agapaô] vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre
récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon [khrêstos] pour
les ingrats et pour les méchants.

Dieu est bon pour les ingrats et pour les méchants. C’est ça, l’amour de Dieu. Nous le voyons
exprimé en Éphésiens 2.

Éphésiens 2:2-8 :
Dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la
puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.
Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les
convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et
nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres...
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour [agapê] dont il nous a
aimés [agapaô],
nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par
grâce que vous êtes sauvés) ;
il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en
Jésus-Christ,
afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté
[khrêstotês] envers nous en Jésus-Christ.
Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi [la foi de Jésus-
Christ]. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Nous sommes bénéficiaires de l’amour immense de Dieu, car nous avons expérimenté Sa bonté
envers nous en Christ-Jésus. Il nous a aimés lorsque nous étions morts par les péchés.

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Tite 3:3-6 :
Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute
espèce de convoitises et de voluptés, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, dignes
d’être haïs, et nous haïssant les uns les autres.
Mais, lorsque la bonté [khrêstotês] de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes
ont été manifestés,
il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa
miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit [le
don de saint esprit],
qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur.

Dieu nous a sauvés selon Sa miséricorde, non pas parce que nous le méritions. L’amour et la
bonté de Dieu ne dépendent pas de la bonté ou de la gratitude des autres. Agir avec la bonté de Dieu
envers quelqu’un d’autre, particulièrement lorsqu’il est ingrat ou méchant, est une façon efficace
d’affecter positivement sa vie.
Jésus-Christ manifesta la bonté de cette façon lorsqu’il présenta le morceau trempé à Judas la
même nuit où il sut que Judas allait le trahir. Il dit à ses disciples que l’un d’eux allait le trahir, et l’un de
ses disciples posa la question : « qui est-ce ? »

Jean 13:26 :
Jésus répondit : C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. Et, ayant trempé le
morceau, il le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariot.

Le livre Jesus Christ Our Passover [Jésus-Christ notre Pâque] nous aide à comprendre
l’importance de ce geste par l’explication suivante :

Un morceau trempé, comme celui que Jésus donna à Judas, était normalement un
morceau de pain aplati, rond, pliable comme un chapatti indien, enveloppé autour d’une
bouchée de nourriture. L’hôte le plongeait ensuite dans le plat du jour et le donnait à
l’invité à qui il voulait montrer son plus grand amour et sa plus haute considération. En
plaçant le morceau trempé dans la bouche de son invité pour que ce dernier le mange,
l’hôte démontrait à tous ceux qui étaient présents l’amour et l’honneur qu’il avait pour
cet invité.

Jésus avait traité cet homme, qu’il savait être sur le point de le trahir, comme un invité hautement
honoré. Il avait compris que c’est la bonté (khrêstos) de Dieu qui pousse l’homme à la repentance
(Romains 2:4). Avec une bonté profonde, il montra à Judas à quel point il prenait soin de lui. Il lui donna
une autre occasion de changer ses projets de trahison. Et quoique Judas ait fini par le trahir, Jésus ne cessa
pas de l’aimer. Plus tard, il tendit la main à Judas en lui accordant la bénédiction d’être de nouveau dans
sa compagnie avec les autres disciples le jour de l’ascension. Au lieu de le traiter
« superficiellement », Jésus le traita avec bonté, parce que l’amour de Dieu est plein de bonté.
Thomas aussi bénéficia de l’amour et de la bonté de Jésus-Christ.

Jean 20:24 et 25 :
Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint [lorsqu’il
leur apparut dans son corps ressuscité].
Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne
vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des
clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

Au lieu de croire que les autres disciples avaient vu Jésus, Thomas avait exprimé l’incrédulité.

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Cependant, Jésus-Christ ne cacha pas son amour et sa bonté pour lui.

Jean 20:26-29 :
Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se
trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit :
La paix soit avec vous !
Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main,
et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois.
Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! [mon divin seigneur !] Jésus lui dit :
Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !

Jésus-Christ démontra l’amour de Dieu à Thomas. Il a été bon, tendre et bienveillant. Il exhiba sa
bonté envers Thomas en l’invitant à toucher ses mains et son côté. Regardez la réponse de Thomas ! Il est
passé de « l’incrédulité » à la « croyance. » Quelle grande leçon pour Thomas et pour les autres !
L’amour de Dieu est plein de bonté, et Son Fils Jésus-Christ manifesta la bonté envers autrui. En
tant qu’enfants de Dieu, nous pouvons à notre tour manifester cette bonté. Lorsque nous sommes nés de
nouveau, nous avons reçu l’habileté et la capacité d’aimer de l’amour de Dieu dans l’intelligence
renouvelée en manifestation. Romains 5:5 dit : « ... l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le
Saint-Esprit [le don de saint esprit] qui nous a été donné. » L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs.
En d’autres termes, il a été déversé, pas en petites gouttes mais abondamment. Donc, Dieu nous a dotés de
toutes les ressources et capacités afin que nous puissions exprimer Sa bonté envers d’autres gens.
Avec Dieu en Christ en nous, nous pouvons renouveler nos intelligences pour aimer de la manière
dont Dieu nous l’exhorte en 1 Corinthiens 13. Cela nécessite un effort intentionnel. Nous pouvons décider
d’être gentils en étant bons, tendres, activement bienveillants peu importe comment les autres nous
traitent, parce que la Parole nous dit que nous pouvons tout.

Philippiens 4:13 :
Je puis tout par celui qui me fortifie.

Nous pouvons nous revêtir de la bonté, comme nous l’exhorte Colossiens 3.

Colossiens 3:12-14 :
Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de
miséricorde, de bonté [khrêstotês], d’humilité, de douceur, de patience.
Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-
vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.
Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité [agapê], qui est le lien de la
perfection.

La bonté est une caractéristique externe de l’amour de Dieu, et nous pouvons choisir d’exhiber la
bonté de Dieu dans notre service envers autrui et marquer leur vie. De simples actes de gentillesse
peuvent grandement contribuer à adoucir le cœur de ceux qui nous entourent. Mais le plus grand moyen
de beaucoup marquer la vie d’une personne est de lui servir la Parole de Dieu, de partager la Parole de
Dieu avec lui et l’aider à la vivre. Parfois, être bon peut également comprendre le fait de présenter « le
morceau trempé » à quelqu’un pour lui montrer l’amour inconditionnel de Dieu, lui offrant de la sorte une
occasion de répondre à Son amour et à Sa bonté. Nous pouvons exhiber notre attention et notre amour
pour autrui en faisant activement le bien.

Éphésiens 4:32 :
Soyez bons [khrêstos] les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant
réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

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Oui, c’est notre privilège et notre responsabilité en tant que fils de Dieu d’être pleins de bonté en
paroles, en actions et en actes. Être plein de bonté est une grande façon de mettre en pratique la grandeur
de la nouvelle naissance et de vivre comme membres chacun pour sa part dans le seul Corps. Nous
cherchons les occasions de montrer à autrui l’amour de Dieu de cette façon. Nous ne voulons pas être
tellement pris au point de laisser passer une occasion de démontrer la bonté de Dieu.
L’amour de Dieu est plein de bonté, tendre, bienveillant, c-à.d. activement bienfaisant en dépit de
l’ingratitude. Notre Père céleste a agi envers nous avec cet amour plein de bonté et de tendresse ! Son Fils
a suivi Son exemple, et nous le pouvons, nous aussi. Nous sommes pleinement dotés des capacités pour
manifester l’amour de Dieu en démontrant la bonté de Dieu.

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1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu n’est point envieux ; il ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil
Article 4 de 11

Chaque jour dans la vie, nous sommes confrontés à des circonstances, à des défis, à des obstacles
et à des occasions qui sont des moments pour nous de mettre en pratique la Parole de Dieu. Nous ne
pouvons pas toujours choisir les circonstances, mais à travers les moments que nous vivons, il nous est
néanmoins disponible de choisir comment les traiter.
En tant qu’enfants de Dieu, à cause du don de saint esprit en nous, nous avons la capacité
spirituelle de traiter tout ce qui se présente sur notre chemin avec l’amour de Dieu dans l’intelligence
renouvelée en manifestation. Mais comment savoir si nous manifestons l’amour de Dieu ?
1 Corinthiens 13 énumère les caractéristiques de l’amour de Dieu, et ces caractéristiques nous
montrent ce que fait l’amour de Dieu, à quoi ressemble l’amour lorsque nous vivons selon cet amour,
lorsque nous le manifestons. Ces Écritures nous montrent également ce que l’amour de Dieu ne fait pas.

1 Corinthiens 13:4-6 :
La charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] est
patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante
point, elle ne s’enfle point d’orgueil,
elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle
ne soupçonne point le mal,
elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité.

Dans la présentation de ce que l’amour de Dieu ne fait pas, nous voyons huit caractéristiques.
Nous allons traiter les trois premières : « n’est point envieux... ne se vante point... ne s’enfle point
d’orgueil » (verset 4). Les mot « ne… point » dans chacune de ces locutions sont traduits du mot grec ou.
Ce mot exprime une négation totale et directe. Il nie absolument et directement, et il nie ce qui est un fait.
Une négation forte et absolue des faits est liée à ces caractéristiques que l’amour n’est point.
Examinons minutieusement la locution « n’est point envieux ». Que veut dire envier ? Envier est
traduit du verbe grec dzêloô. D’après le lexique de Bullinger, dzêloô veut dire « être zélé envers, c’est-à-
dire pour ou contre une personne ou une chose, généralement pour, et cela dans un bon sens ». Strong’s
Exaustive Concordance of the Bible [La concordance exhaustive de Strong pour la Bible] en anglais
définit dzêloô comme « avoir la chaleur d’un sentiment pour ou contre ». De ces définitions, nous
pouvons voir qu’il y a un sens positif et un sens négatif à ce mot grec. Ici en 1 Corinthiens 13:4, il est
utilisé dans le sens négatif. Le verbe dzêloô vient du mot grec dzêlos, qui veut dire généralement toute
passion ardente, véhémente.
Le Thayer’s Greek-English Lexicon of the New Testament [Le lexique grec-anglais du Nouveau
Testament de Thayer] en anglais note qu’en 1 Corinthiens 13:4, dzéloô peut signifier être chauffé ou
bouillir d’envie, de haine ou de colère. C’est ce que l’amour de Dieu ne manifeste absolument pas.
Être envieux, c’est être zélé pour les mauvaises choses, ce qui a pour conséquence du désordre et
de mauvaises actions.

Jacques 3:14-16 :
Mais si vous avez dans votre cœur un zèle [dzêlos] amer et un esprit de dispute, ne vous
glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité.
Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle,
diabolique.
Car là où il y a un zèle [dzêlos] amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes
sortes de mauvaises actions.

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Le zèle amer ou l’envie amère vient de la « sagesse » du domaine des sens, le domaine contrôlé
par l’adversaire, la sagesse charnelle. Cette sorte de sagesse est terrestre, charnelle et diabolique, et elle a
pour conséquence le désordre et le mal improductif. C’est le résultat de s’affectionner aux choses du
monde et non aux choses de Dieu, la vérité et les choses spirituelles.
Avoir un zèle amer ou une envie amère à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose commence
par nos pensées. Rappelez-vous, une définition de dzêloô est bouillir d’envie, de haine ou de colère.
Pensez à une marmite d’eau posée sur une cuisinière. L’eau se met-elle à bouillir au moment même où
l’on allume le feu ? Non ! Il faut du temps avant que la marmite se mette à bouillir. Cela commence par
une ébullition légère. Parfois il se peut que nous nous rendions compte que nous sommes tentés de
regarder les autres et ce qu’ils ont et désirer cela ensuite pour nous-mêmes. Si nous sommes tentés de
penser de cette façon et de nous comparer les uns aux autres, la tendance sera peut-être de penser que
nous valons moins que ceux que nous regardons ou que nous sommes pires qu’eux. Si nous tolérons ces
idées, elles peuvent couver jusqu’à atteindre l’ébullition. Ces pensées de jalousie « bouillonnantes »
peuvent pétiller dans nos actions et peuvent causer des disputes, du désordre et de mauvaises actions. Cela
peut arriver à cause des tentations de nous mesurer et de nous comparer aux autres ou par rapport aux
normes du monde. Pourtant, la Parole de Dieu dit que se comparer n’est pas sage.

2 Corinthiens 10:12 :
Nous n’osons pas nous égaler ou nous comparer à quelques-uns de ceux qui se
recommandent eux-mêmes. Mais, en se mesurant à leur propre mesure et en se
comparant à eux-mêmes, ils manquent d’intelligence.

Nous comparer les uns aux autres n’est pas sage ; au lieu de cela nous pouvons nous mesurer
selon la Parole de Dieu. Nous avons appris en Jacques 3:14-16 que le zèle amer ou l’envie vient de la
« sagesse » du monde, et que « ...là où il y a un zèle amer ou une envie amère et un esprit de dispute, il y a
du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. » En contraste absolu, le verset 17 dit que la sagesse de
Dieu, la sagesse d’en haut, « est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de
miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie ». Quelle différence spectaculaire entre
la sagesse de Dieu et la sagesse du monde ! Nous pouvons nous attendre à des résultats merveilleux, à
porter des fruits lorsque nous gardons la sagesse de Dieu, Sa Parole, comme notre norme et que nous
vivons l’amour de Dieu.
En tant que croyants nés de nouveau, nous sommes tous membres, chacun pour sa part, et Dieu
nous a choisis pour que nous soyons Ses enfants avec une fonction unique dans laquelle servir. Nous
n’avons pas besoin de nous comparer les uns aux autres, d’être irrités à cause d’un avantage qu’un autre
peut avoir ou être envieux à cause de ce quelqu’un d’autre pourrait avoir l’occasion de faire. Nous
pouvons remplir de bon cœur notre fonction particulière et unique.
Si nous voyons quelqu’un ayant une certaine compétence ou une capacité que nous aimerions
avoir, nous pouvons lui demander de nous enseigner, et nous pouvons apprendre de lui. Ensuite, il est
probable que nous bâtiront notre croyance et notre capacité dans cette catégorie. Au lieu d’être envieux ou
jaloux des autres, nous pouvons maintenir une perspective spirituelle en nous aimant les uns les autres
avec l’amour de Dieu, en faisant ce que 1 Corinthiens 12:26 nous encourage de faire : « ... si un membre
est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. »
Examinons à présent la vie de Jésus-Christ pour voir un exemple frappant illustrant comment il
manifestait l’amour de Dieu, et qu’il n’était pas envieux ou jaloux de ceux qui l’entouraient. Pour
comprendre le genre de personnes avec qui Jésus avait affaire dans la vie de tous les jours, examinons
brièvement le contexte spécifique des trois principaux groupes religieux qui exerçaient une autorité selon
les manières du monde : les sadducéens, les scribes et les pharisiens.
L’on pense qu’à l’époque de Christ, les sadducéens étaient surtout des hommes de la classe des
aisés et qu’ils comprenaient des marchands, des propriétaires fonciers et des sacrificateurs. Les scribes
étaient des hommes vénérés comme les prophètes d’autrefois avec une crainte révérencielle et un grand

15
respect. Leurs paroles avaient une autorité souveraine. Les pharisiens étaient principalement des hommes
du peuple, qui étaient soucieux de l’intérêt général.
Ces trois groupes de chefs religieux avaient une influence sur le peuple, et beaucoup d’entre eux
étaient riches. Selon les normes du monde, ils détenaient une grande autorité. Jésus a été tenté comme
nous en toutes choses (Hébreux 4:15). Mais fut-il jaloux de leur autorité, de leur richesse, et de leur
influence ? Non ! Il ne regarda pas ces hommes pour envier ce qu’ils étaient et ce qu’ils avaient. Jésus-
Christ n’a jamais succombé à ces tentations, car il a toujours gardé la Parole de Dieu comme sa norme.
Jésus maintint sa perspective sur les choses spirituelles de la vie et ne se laissa pas distraire dans
son service en étant jaloux ou envieux de ces hommes. Il était satisfait des choses de Dieu et a vécu un
style de vie d’amour.
L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation n’est point envieux. Il « ne se
vante point non plus. » Examinons cela dans la Parole de Dieu. Tout d’abord, voyons ce que signifie se
vanter. Le mot grec pour « se vante » est pérpéréuomaï, et 1 Corinthiens 13:4 est le seul endroit où il est
utilisé dans le Nouveau Testament. Se vanter signifie se montrer fanfaron ou vantard ou se faire passer
plus que ce qu’on est. Vivre un style de vie d’amour en ne nous vantant pas, c’est absolument ne pas faire
un étalage de vaniteux de ce que nous sommes ou de ce que nous avons, ou de ce que nous avons fait.
Nous ne faisons pas que la gloire nous revienne. Nous nous glorifions plutôt en Dieu.

2 Corinthiens 10:17 :
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur.

Des versets similaires dans l’Ancien Testament nous donnent une meilleure compréhension de ce
concept de se glorifier en Dieu.

Jérémie 9:23 et 24 :
Ainsi parle l’Éternel :
Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse,
Que le fort ne se glorifie pas de sa force,
Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse.
Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie
D’avoir de l’intelligence et de me connaître,
De savoir que je suis l’Éternel,
Qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre ;
Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.

Dans son livre La Bible me le dit, le Dr Victor Paul Wierwille a présenté une déclaration qui
suscite réflexion : « La seule et unique véritable épreuve à laquelle nous devrions nous appliquer est de
savoir si oui ou non notre marche glorifie Dieu. »
La gloire peut être définie comme l’apparence d’une personne ou d’une chose qui attire
l’attention ou qui impose la reconnaissance. Quelques synonymes de « gloire » sont : splendeur, éclat, et
honneur. Nous voulons que tout ce que nous faisons chaque jour soit rempli de l’amour de Dieu dans
l’intelligence renouvelée en manifestation et apporte la gloire, l’attention, l’éclat, et la reconnaissance à
Dieu, non pas à nous-mêmes.
C’est exactement de cette façon que Jésus-Christ mena sa vie. Sa marche a glorifié Dieu. Il était
le plus grand homme qui a jamais marché sur cette terre. Il était le parfait Fils unique de Dieu en qui Dieu
avait mis toute Son affection. Jésus avait le pouvoir, la puissance, l’autorité et la croyance pour guérir
plusieurs, pour chasser les esprits diaboliques, pour ressusciter les gens d’entre les morts, pour faire voir
les aveugles. Ses accomplissements ont été tels que jamais pareille chose ne s’était vue en Israël
(Matthieu 9:33). Mais dans toutes les choses extraordinaires qu’il avait faites, Jésus n’avait jamais fait le
fanfaron ni ne s’était jamais glorifié au sujet de sa grandeur. Il ne s’était jamais vanté. Il donna toujours la
gloire à Dieu. Sa marche a glorifié Dieu. En Matthieu 15:31 la multitude « glorifiait le Dieu d’Israël »,

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non pas Jésus-Christ, alors que ce sont les effets puissants de sa guérison d’autres gens que le peuple avait
vus.
Parfois, après avoir guéri et délivré quelqu’un, Jésus disait à la personne de ne dire à quiconque
ce qui avait été fait. Sans aucun doute, il ne se vantait absolument pas ; il ne faisait pas le fanfaron ni ne
se glorifiait de ses grandes réalisations. Au contraire, il reconnaissait d’où il tirait sa puissance et sa
capacité.

Jean 5:30 :
Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est
juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Les actions et les décisions de Jésus donnaient toujours gloire à Dieu. Lorsque nous menons un
style de vie d’amour, nous pouvons veiller à ce que tout ce que nous faisons — nos actions, nos décisions,
notre vie — attire l’attention et apporte splendeur, éclat et honneur à Dieu.
L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation n’est absolument pas envieux,
et il ne se vante certainement pas. De même, l’amour de Dieu ne s’enfle absolument pas d’orgueil. La
locution « s’enfle…d’orgueil » est traduit du mot grec fusioô, qui signifie « gonfler, souffler, faire
enfler ». S’enfler d’orgueil, c’est également être égoïste, ou avoir un sens exagéré de sa propre
importance. Ça peut aussi vouloir dire se comporter avec arrogance.
En menant un style de vie d’amour, nous ne devrions pas être arrogants ou gonflés d’orgueil,
caressant l’idée de notre propre importance. En tant que fils de Dieu, nous sommes héritiers du Dieu tout-
puissant et cohéritiers de Christ. Nous avons Dieu en Christ en nous et « celui qui est en vous est plus
grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4). Nous avons reçu une puissance et une capacité
extraordinaires. Nous pouvons faire les œuvres de Jésus-Christ et en faire de plus grandes. Dieu a fait de
nous Son chef-d’œuvre ; nous sommes Ses enfants puissants et dynamiques. Selon Éphésiens 2:6,
spirituellement Il nous a fait asseoir dans les lieux célestes. Nous avons été élevés. Il est certain que nous
voulons nous fier à nos capacités et à la puissance dont nous disposons pour manifester, mais il est
important de maintenir un équilibre entre la confiance pieuse et la douceur. Avec tout ce qui nous a été
donné, nous ne nous comportons pas avec arrogance, parce que nous savons que notre capacité ne vient
pas de nous-mêmes, mais de Dieu.

2 Corinthiens 3:4 et 5 :
Cette assurance-là, nous l’avons par Christ auprès de Dieu.
Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque
chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu.

Nous pouvons nous souvenir de tout ce que Dieu a fait pour nous et de tout ce dont Il nous a
délivrés. Il est notre capacité et notre suffisance. Notre capacité ou suffisance ne vient pas de nous-
mêmes, et nous ne sommes pas la capacité ou la suffisance des autres. Nous souvenir de ces choses en
gardant un cœur doux et humble nous aide à vivre l’amour et à garder éloignés de nos cœurs l’arrogance
et l’orgueil. Nous avons les paroles et l’exemple de Jésus-Christ pour nous instruire et pour les appliquer.

Matthieu 11:29 :
Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de
cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

Le mot « doux » dans ce verset veut dire être exempt de toute autosuffisance hautaine. En
d’autres termes, être doux, c’est ne pas être d’un orgueil flagrant et dédaigneux, c’est ne pas avoir une
confiance extrême dans ses propres capacités ou sa propre valeur. Lorsque nous nous revêtons d’humilité,
nous ne nous enflons pas d’orgueil.

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Colossiens 3:12 et 14 :
Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de
miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.
Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité [l’amour agapê], qui est le
lien de la perfection.

En ayant un style de vie d’amour, nous pouvons être doux et humbles, ne permettant pas que des
pensées de notre propre importance nous enflent d’orgueil. Nous pouvons également chercher les moyens
d’édifier dans l’amour nos frères et nos sœurs, ne permettant pas que la connaissance nous enfle.

1 Corinthiens 8:1 :
... La connaissance enfle, mais la charité [l’amour agapê] édifie.

La connaissance enfle. Elle peut amener les gens à être gonflés d’orgueil. Ce n’est pas ce que
nous voulons manifester dans nos actions. En contraste, l’amour de Dieu édifie ; il affermit, il exhorte, il
encourage. Il a pour résultat que les croyants entreprennent des actions positives pour édifier leurs frères
et leurs sœurs en Christ. Nous pouvons reconnaître l’importance de chaque personne dans le Corps de
Christ et chercher des voies d’être en position de donner et d’édifier ceux qui sont autour de nous. Nous
ne voulons pas être enflés par la connaissance ; nous voulons au contraire nous édifier mutuellement avec
amour.
À partir du sermon de Jésus-Christ sur la montagne, nous pouvons bâtir notre compréhension du
contraste entre être gonflé d’orgueil et ne pas s’enfler d’orgueil ou ne pas être égoïste.

Matthieu 6:1-4,16-18 :
Gardez-vous de pratiquer votre justice [vos actes de miséricorde ou vos bonnes œuvres]
devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense
auprès de votre Père qui est dans les cieux.
Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les
hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je
vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite,
afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le
visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils
reçoivent leur récompense.
Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,
afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu
secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Les « hypocrites » dont Jésus parlait étaient des pharisiens, des scribes et des dirigeants du
Temple. Ces gens avaient une grande connaissance de la loi, mais leur connaissance les avait enflés
d’orgueil. Ils étaient gonflés d’orgueil, ils se comportaient avec arrogance. En d’autres termes, d’une
manière hautaine, autoritaire, ils s’élevaient eux-mêmes et élevaient leurs actions. Ils voulaient être vus
des hommes et reconnus par eux comme étant très fervents, très saints, justes et en règle avec Dieu. Mais
leur attitude n’était pas la bonne, et leurs cœurs n’étaient pas droits devant Dieu.
Jésus-Christ était en train d’enseigner à ses adeptes d’avoir une attitude authentique d’humilité.
Le croyant est encouragé à faire des aumônes et de bonnes actions, non pas pour obtenir une récompense
et une reconnaissance immédiate ou terrestre, mais plutôt pour les récompenses célestes à long terme qu’il
recevra de son Père. Nous n’avons nullement besoin de faire le fanfaron et d’être enflés d’orgueil et
d’arrogance. Nous nous souvenons de garder une attitude d’humilité, de douceur et d’amour. Nous nous

18
rappelons Qui est notre capacité et notre suffisance et nous cherchons les voies et moyens de nous édifier
mutuellement avec amour dans nos paroles et dans nos actions.
Tous les jours nous sommes confrontés à des circonstances, à des défis, à des obstacles et à des
occasions qui sont des moments pour nous de mettre en pratique la Parole de Dieu. Ces circonstances
peuvent être favorables ou moins favorables, mais à chaque instant de nos journées, nous pouvons choisir
comment nous en occuper. En tant qu’enfants de Dieu, nous voulons traiter chaque circonstance avec Son
amour, en décidant expressément de ne pas être envieux mais de nous réjouir avec nos frères et sœurs en
Christ ; de ne pas nous vanter ou nous glorifier en nous-mêmes mais de nous glorifier dans notre Père
céleste ; et de ne pas nous enfler d’orgueil mais d’affermir et édifier les autres. Nous pouvons être comme
notre frère Jésus-Christ et manifester l’amour de Dieu dans tout ce que nous faisons !

19
1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu ne fait rien de malhonnête
Article 5 de 11

Dans cette série sur l’amour de Dieu, nous apprenons comment aimer avec l’amour de Dieu.
Nous avons reçu l’amour de Dieu, ce qui est Sa nature, lorsque nous sommes nés de nouveau de Son
esprit, et nous avons la capacité de manifester Son amour immense les uns envers les autres en
renouvelant notre intelligence selon Sa Parole. 1 Corinthiens 13 énumère les caractéristiques de l’amour
de Dieu et jusqu’à présent nous avons examiné les cinq premières, qui sont énumérées au verset 4.

1 Corinthiens 13:4 :
La charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] est
patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante
point, elle ne s’enfle point d’orgueil.

Par révélation, l’Apôtre Paul exprime à la fois ce qui est acceptable et ce qui est inacceptable
lorsqu’il s’agit d’aimer avec l’amour de Dieu. Manifester la patience, ce qui est la nature de Dieu, les uns
envers les autres, rentre dans les limites de l’amour agapê, tout comme le fait d’être bon les uns envers les
autres. Ce sont là deux façons efficaces de vivre l’amour de Dieu. En revanche, être envieux, se vanter ou
se glorifier soi-même et se gonfler d’orgueil, c’est-à-dire avoir des idées exagérées de sa propre
importance ne sont absolument pas ce qui rentre dans les limites de l’amour de Dieu. L’amour n’est en
aucun cas égoïste, et nous en verrons plus à ce sujet en étudiant la prochaine caractéristique énumérée en
1 Corinthiens 13 : « ne fait rien de malhonnête [n’agit pas avec inconvenance] ».

1 Corinthiens 13:5 :
... ne fait rien de malhonnête [n’agit pas avec inconvenance, selon la version Darby]...

L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation « n’agit pas avec


inconvenance ». Que signifie « n’agit pas avec inconvenance] », et pourquoi deux négations sont-elles
utilisées pour exprimer un fait positif ? « N’agit pas avec inconvenance] » est composé de deux mots
grecs : ou et askhêmonéô. Le mot ou en grec est la négation absolue, indiquant ici « absolument pas ».
Lorsque l’amour de Dieu est manifesté par le croyant, il n’agit absolument pas avec inconvenance.
Le verbe grec askhêmonéô, traduit par « agir avec inconvenance », est défini comme suit :
« manquer aux bienséances ; s’exprimer ou se conduire indécemment ; se comporter de manière
honteuse ; se comporter de façon inappropriée ». Ce genre de comportement est inacceptable, lorsqu’il
s’agit de manifester l’amour de Dieu.
Cette vérité est soulignée par les deux négations (ou et askhêmonéô) dans la locution « n’agit pas
avec inconvenance » selon la version Darby : elles affirment clairement que l’amour n’agit absolument
pas avec inconvenance. On aurait pu lire simplement que l’amour « agit selon les convenances » ou « agit
de façon bienséante », mais au lieu de cela Dieu met l’accent ici en inspirant à Paul de l’exprimer avec
deux négations, ce qui, dans ce cas, change la négation en une affirmation. Le lexique grec de Thayer en
anglais nous enseigne que, lorsque ou est suivi d’une autre négation, cela peut soit renforcer la négation
soit changer la négation en une affirmation.
Ici, en 1 Corinthiens 13:5, ce mot change ce qui commence comme une négation absolue en une
affirmation, et il exprime le positif à un très haut degré : « L’amour de Dieu dans l’intelligence
renouvelée en manifestation AGIT absolument selon les convenances ! »
Que pouvons-nous apprendre sur la façon d’agir selon les convenances ? Quelques synonymes du
mot « convenances » sont « bienséance, convention, usage, ce qui est décent, acceptable, bienséant,
convenable ». En grec, l’idée d’agir selon les convenances est exprimée par le mot euskhêmonôs, qui
signifie « avec gravité, dignité, décence ». Ce mot vient du mot grec « eu », qui signifie « bon ou bien »,

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et du mot grec « skhêma », qui se définit comme « modèle, forme, apparence extérieure ». Consultons la
Parole de Dieu et examinons chacune des trois occurrences du mot grec euskhêmonôs.
La première occurrence nous montre ce qui implique un comportement convenable. Nous voyons
également ce qu’est un comportement malséant.

Romains 13:10,13,14 :
L’amour [agapê] ne fait point de mal au prochain : l’amour [agapê] est donc
l’accomplissement de la loi.
Marchons honnêtement [euschêmonôs], comme en plein jour, loin des excès et de
l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.
Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en
satisfaire les convoitises.

Pour manifester l’amour de Dieu, nous revêtons dans notre intelligence le Seigneur Jésus-Christ
et nous marchons honnêtement, c’est-à-dire dire décemment, convenablement. C’est cela un
comportement acceptable, plutôt que de marcher dans les excès et l’ivrognerie, la luxure (la luxure
effrénée) et l’impudicité (l’immoralité sexuelle), dans les querelles et les jalousies, ce qui est en dehors
des limites de l’amour de Dieu. L’amour de Dieu n’est pas cela. La façon dont la Parole de Dieu oppose
ces comportements avec le fait de marcher « honnêtement » (euskhêmonôs) montre clairement qu’ils sont
des comportements malhonnêtes ou inconvenables.
Nous renouvelons notre intelligence selon la Parole de Dieu comme Jésus-Christ l’a fait, et nous
n’avons pas « soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. » Manifester l’amour de Dieu ne consiste
pas à satisfaire les désirs charnels. L’amour n’est en aucun cas égoïste. Et en examinant la prochaine
occurrence d’euskhêmonôs, nous verrons que manifester cet amour authentique et pur de Dieu est quelque
chose dans lequel nous pouvons toujours abonder plus.

1 Thessaloniciens 4:9-12 :
Pour ce qui est de l’amour fraternel [filadélfia — l’amour naturel ou humain, fraternel],
vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu
à vous aimer [agapaô — aimer avec l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation] les uns les autres,
et c’est aussi ce que vous faites envers tous les frères dans la Macédoine entière. Mais
nous vous exhortons, frères, à abonder toujours plus dans cet amour,
et à mettre votre honneur à vivre tranquilles, à vous occuper de vos propres affaires, et à
travailler de vos mains, comme nous vous l’avons recommandé,
en sorte que vous vous conduisiez honnêtement [euskhêmonôs] envers ceux du dehors, et
que vous n’ayez besoin de personne.

Les croyants nés de nouveau sont équipés de l’esprit de Dieu et de la capacité d’aller bien au-delà
de l’amour fraternel, qui est limité. Nous pouvons renouveler notre intelligence pour aimer avec l’amour
de Dieu parce que spirituellement, nous avons l’amour divin de Dieu en nous et cet amour est illimité. Et
nous pouvons abonder toujours plus dans cet amour dans l’intelligence renouvelée en croyant et en vivant
de plus en plus la Parole de Dieu. Il y a toujours de la place pour abonder dans l’amour de Dieu dans
l’intelligence renouvelée en manifestation envers nos frères. Personne de nous ne peut jamais recevoir ou
donner trop d’amour de Dieu.
Nous pouvons aussi avoir une très forte impression sur « ceux du dehors », ceux qui ne font pas
partie du Corps de Christ, en démontrant l’amour de Dieu dans notre marche quotidienne. Dans une
version, le verset 12 se lit : « afin que l’ordre apparent de votre vie soit manifeste pour ceux qui sont au
dehors... ». Lorsque notre comportement est correct, convenable, nous avons le potentiel de marquer les
autres et de gagner leur respect, ce qui ajoute du poids à notre témoignage de la puissance et de l’amour
de Dieu. L’amour de Dieu ne fait point acception de personnes. En tant qu’enfants de Dieu, nous voulons

21
que notre comportement empreint d’amour envers tous soit en harmonie avec l’amour de Dieu pour tous,
en marchant avec circonspection.
La troisième occurrence d’euskhêmonôs se trouve dans le contexte des affaires spirituelles,
spécifiquement en ce qui concerne notre opération des manifestations d’adoration du saint esprit,
nommément parler en langues, l’interprétation des langues et la prophétie.

1 Corinthiens 14:40 :
Mais que tout se fasse avec bienséance [euskhêmonôs] et avec ordre.

Lorsque nous opérons les manifestations d’adoration, nous le faisons avec l’amour de Dieu dans
l’intelligence renouvelée en manifestation, nous le faisons avec bienséance, en bonne et due forme et avec
ordre. Cela témoigne du respect envers Dieu et envers les autres.
En tant que fils de Dieu, nous voulons nous conduire à l’honneur et à la gloire de notre Père
céleste en toute situation. Pour cette raison, nous maintenons notre comportement au niveau d’excellence
que Sa Parole nous enseigne et nous manifestons envers les autres Son amour, qui est Sa nature. Nous
nous élevons à la norme de la Parole de Dieu afin de Le glorifier et d’être respectueux envers les autres.
Lorsque nous vivons cette caractéristique de l’amour de Dieu, nous montrons que nous avons de l’estime
envers Dieu, les autres et nous-mêmes en faisant preuve de respect et d’honneur dans nos relations.
Quelques façons pratiques de manifester cette caractéristique de l’amour de Dieu consistent à
montrer du respect aux autres dans nos paroles, notre comportement et notre apparence. Nous revêtons la
pensée de Christ et communiquons avec amour les uns avec les autres, en prononçant des paroles qui
édifient, affermissent et encouragent. Nous ne sommes jamais impolis, mais plutôt bien élevés. Nous
montrons de la considération pour les autres en respectant l’étiquette lorsque nous dînons à la maison ou
avec d’autres personnes. Nous démontrons notre respect pour les autres en nous habillant décemment,
modestement, de manière appropriée à la situation.
Nous faisons les fonctions d’ambassadeurs pour Christ (2 Corinthiens 5:20), donc nous ne
voulons jamais être indifférents de l’impact que notre exemple a sur les autres. Cela inclut lorsque nous
nous trouvons dans des cadres professionnels et même dans des contextes sociaux les plus informels.
Nous voulons toujours maintenir notre intégrité en tant que fils de Dieu et, en tant que Ses enfants, nous
faisons de notre mieux pour L’honorer dans notre comportement. Cela fait partie de ce qu’est vivre
l’amour de Dieu.
Le Fils unique de Dieu, Jésus-Christ, a toujours fait honneur à Dieu dans son comportement. Il
n’a absolument rien fait de malhonnête, malséant, au contraire, il a toujours choisi de rester dans les
bornes de la Parole de Dieu. Il n’a jamais compromis sa dignité de Fils de Dieu, et il a manifesté l’amour
divin de Dieu d’une manière que les gens n’avaient jamais vue auparavant.
Dans toutes sortes de situations, il a gracieusement maintenu un comportement conforme à la
norme de la Parole de Dieu. Qu’il fût dans une barque avec ses compagnons pêcheurs, à table avec des
publicains et des pécheurs, assis au bord du puits avec une femme de Samarie, debout en présence de la
noblesse, ou même mourant sur la croix, il est resté dans les limites de l’amour de Dieu, se disciplinant à
se comporter d’une manière qui apporte la gloire et l’honneur à son Père. Il a vécu sans égoïsme selon la
norme la plus élevée afin d’atteindre les autres avec le plus haut degré d’amour — l’amour de Dieu — et
il a été un grand exemple pour plusieurs. Nous pouvons faire de même.

2 Corinthiens 5:14,15,17 :
Car l’amour [agapê] de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est
mort pour tous, tous donc sont morts ;
et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais
pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont
passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

22
L’amour de Christ nous presse, nous inspire à ne plus vivre pour nous-mêmes, mais pour celui
qui est mort pour nous et qui est ressuscité. Nous manifestons notre nouvelle nature en vivant l’amour
comme Christ a aimé. Il n’a pas vécu pour lui-même, mais il a donné sa vie sans égoïsme afin que
d’autres puissent avoir l’occasion de bénéficier de l’amour immense de Dieu. Nous pouvons revêtir dans
nos pensées le Seigneur Jésus-Christ et manifester l’amour de Dieu, qui est Sa nature, en choisissant de ne
rien faire de malséant. Nous pouvons montrer notre respect pour Dieu et pour les autres en marchant
décemment selon les convenances, et nous pouvons abonder toujours plus dans cet amour.
Lorsque nous manifestons le grand amour de Dieu, nous glorifions Dieu et nous sommes
respectueux envers les autres. Avec amour, atteignons d’autres gens pour manifester l’amour de Dieu
dans l’intelligence renouvelée dans nos comportements jour après jour. C’est cet amour qui change
efficacement et positivement la vie des autres.

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1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu ne cherche point son propre intérêt
Article 6 de 11

Un lundi soir, après avoir partagé le dernier repas avec ses disciples, Jésus-Christ, le Fils unique
de Dieu, se dirigea avec eux vers un jardin où ils passeraient leurs dernières minutes ensemble. C’était le
début du treizième jour de Nisan, en l’an 28 ap. J.-C. L’heure où Jésus devait être livré était proche et face
à une pression immense, il est venu adresser une prière à son Père.

Matthieu 26:36-38 :
Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples :
Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.
Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la
tristesse et des angoisses.
Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi.

Jésus avait devant lui une responsabilité écrasante à assumer : prendre sur lui le jugement des
péchés de l’homme. Conscient des souffrances atroces qu’il allait bientôt endurer, il alla s’adresser à son
Père céleste pour savoir s’il existait un autre moyen pour exécuter le plan de rédemption de Dieu.

Matthieu 26:39,42,44 :
Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il
est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce
que tu veux.
Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette
coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite !
Il les quitta, et, s’éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.

Trois fois, il alla s’adresser à Dieu en prière, mais Dieu lui fit comprendre qu’il n’y avait pas
d’autre moyen de racheter l’humanité. Alors Jésus-Christ fit ce qu’il a toujours fait. Il a humblement
soumis sa volonté à celle de Dieu. Il continua à manifester l’amour de Dieu dans son service envers Dieu
et envers les autres. Plutôt que de chercher son propre intérêt ou confort, il chercha la volonté de Dieu
afin que d’autres puissent être sauvés. En tant que disciples du Seigneur Jésus-Christ, nous pouvons
imiter son grand exemple de manifestation de l’amour de Dieu. Nous ne subirons pas les pressions qu’il a
endurées à Gethsémané. Mais quelles que soient les pressions que nous pouvons subir dans notre service
en tant qu’enfants de Dieu, nous pouvons manifester l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation, ce que dit 1 Corinthiens 13:5 « ... elle ne cherche point son intérêt... »
Afin d’en savoir plus sur cette caractéristique de l’amour de Dieu telle qu’elle est rapportée en 1
Corinthiens 13, examinons d’abord la signification de l’expression « ne cherche point son intérêt ». Le
mot grec pour « cherche » est dzêtéô, qui signifie ici viser, aspirer à, chercher, rechercher. Le mot grec
pour « point » est ou, ce qui signifie absolument pas.
Les mots « son propre » sont traduits du pronom réfléchi grec héautou. Le lexique grec-français
traduit héautou par un certain nombre de pronoms réfléchis différents en français, tels que lui-même, elle-
même, soi-même, et eux-mêmes. En 1 Corinthiens 13:5, le pronom héautou est à la forme féminine
héautês parce qu’il renvoie au nom agapê qui est féminin. Le pronom héautês pourrait être traduit
littéralement par « elle-même ».
De plus, en grec, il y a un objet direct du verbe « cherche ». Cet objet direct est parfois traduit par
« choses ». Par conséquent, « ne cherche point son intérêt » traduit mot à mot du grec se lirait « ne
cherche absolument pas les choses pour elle-même. » Spécifiquement dans ce contexte, l’expression « ne
cherche point son intérêt » peut être comprise comme « ne recherche absolument pas son propre

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avantage ». The Amplified Bible [La Bible amplifiée] en anglais traduit cela comme suit : « n’insiste pas
sur ses propres droits ou sa propre voie, car elle ne cherche pas son propre intérêt ».
Lorsque nous revêtons la pensée de Christ et que nous manifestons l’amour de Dieu, qui a été
répandu dans nos cœurs par le don de saint esprit, nous ne cherchons absolument pas notre propre intérêt
ni ne persistons dans nos propres manières de faire les choses. Nous ne nous concentrons pas sur nous-
mêmes, mais nous nous tournons vers Dieu et vers les autres. Notre Père céleste a pourvu à tous nos
besoins selon Sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ (Philippiens 4:19). En tant que Ses enfants bien-
aimés, nous sommes entièrement pris en charge. Nous n’avons pas besoin de chercher nos propres
intérêts, car nous sommes en sécurité dans Son amour.
Nous pouvons trouver dzêtéô utilisé avec le pronom réfléchi à trois autres endroits dans les
épîtres à l’Église : deux en 1 Corinthiens 10 et un en Philippiens 2. Nous allons les examiner pour en
apprendre davantage sur la façon de marcher dans l’amour, en ne cherchant pas notre propre intérêt. Tout
d’abord, nous allons examiner les deux passages en 1 Corinthiens 10. Le contexte de cette section de
l’Écriture est celui de Paul qui enseigne aux croyants comment rechercher le bien-être spirituel des autres
plutôt que de persister dans leur propres manières pour ce qui est des choses permises. Les croyants
doivent s’édifier les uns les autres.

1 Corinthiens 10:23,24,33 :
Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas.
Que personne ne cherche [dzêtéô] son propre intérêt, mais que chacun cherche [dzêtéô]
celui d’autrui.
De la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous,
cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient
sauvés.

Paul propose une alternative à la recherche de son propre avantage. Il dit : « ... je ne cherche non
mon propre avantage, mais celui du plus grand nombre... » Quelle est la raison de cette façon
désintéressée de vivre en tant que fils de Dieu ? Le but est « qu’ils soient sauvés ». Paul cherchait à faire
ce qui était opportun, ou utile, ce qui édifierait, afin que les autres soient sauvés. Et dans le verset suivant,
Paul dit : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11:1).
L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation n’est pas égocentrique. Il
n’insiste pas sur sa propre voie. Il ne cherche pas à obtenir son propre avantage. L’alternative claire de la
Parole est de chercher à atteindre les autres avec la puissance rédemptrice de Christ afin qu’ils puissent
eux aussi être sauvés. Le Seigneur Jésus-Christ et l’Apôtre Paul ont donné de merveilleux exemples de
cette façon de vivre la Parole, et nous le pouvons aussi.
Examinons maintenant notre troisième occurrence pour en savoir plus sur rechercher notre propre
intérêt, tel qu’il est utilisé dans l’épître de Paul aux Philippiens. Il montre comment Timothée, son
compagnon d’œuvre, qui partage les mêmes sentiments que lui, est différent de ceux qui « cherchent leurs
propres intérêts ».

Philippiens 2:19-24 :
J’espère dans le Seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin d’être encouragé
moi-même en apprenant ce qui vous concerne.
Car je n’ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à cœur
votre situation ;
tous, en effet, cherchent [dzêtéô] leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ.
Vous savez qu’il a été mis à l’épreuve, en se consacrant au service de l’Évangile avec
moi, comme un enfant avec son père.
J’espère donc vous l’envoyer dès que j’apercevrai l’issue de l’état où je suis ;
et j’ai cette confiance dans le Seigneur que moi-même aussi j’irai bientôt.

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Timothée, le compagnon d’œuvre de Paul, avait la confiance de Paul pour prendre soin des
Philippiens comme il le ferait lui-même. Paul a expliqué aux Philippiens la raison pour laquelle il avait
l’intention d’envoyer Timothée : « Car je n’ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre
sincèrement à cœur votre situation ; tous, en effet, cherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus
Christ. » Paul n’avait personne d’aussi bien intentionné que Timothée dans sa préoccupation de l’état de
ces croyants. En fait, Paul note que « tous cherchent leurs propres intérêts ». Tout « avec distinction ».
D’autres étaient plus intéressés par leurs propres ambitions égoïstes que par les choses qui se rapportaient
à Jésus-Christ. Mais Timothée était quelqu’un qui servait avec Paul, « comme un fils avec son père »,
pour apporter l’évangile du salut aux autres. En Philippiens 2:2, Paul exhorte les croyants à « avoir un
même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée ». C’est le cœur qu’avait Timothée.
Timothée et Paul sont tous deux des exemples de dirigeants qui ont manifesté l’amour de Dieu
dans leur service envers le peuple de Dieu. Ils ont marché sur les traces de Jésus-Christ, faisant confiance
à Dieu pour subvenir à leurs besoins afin qu’ils puissent prendre soin des autres de manière désintéressée.
Lorsque nous vivons l’amour de Dieu, nous prenons à cœur aussi les besoins des autres. Il est
important de comprendre, cependant, que cela ne signifie pas que nous ne veillons pas sur nous-même.

1 Timothée 4:16 :
Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant
ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent.

Veiller sur nous-mêmes est différent de chercher notre propre intérêt. Lorsque nous veillons sur
nous-mêmes et sur notre enseignement, en y persévérant, cela profite à nous-mêmes et aux autres ; alors
que lorsque nous cherchons notre propre intérêt, l’attention est mise sur nous-mêmes.
Une source clarifie ce point à propos de 1 Corinthiens 10:24 : « Que personne ne cherche [dzêtéô]
son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. »

... Cela ne veut pas dire qu’un homme ne doit en aucun cas se préoccuper de son propre
bien-être, de son bonheur ou de son salut. Cela ne signifie pas qu’un homme n’a aucun
devoir envers lui-même ou sa famille, ou qu’il devrait négliger tout cela pour favoriser le
bien-être des autres ; mais le principe stipule que dans des cas comme celui qui nous
concerne, lorsqu’il n’y a pas de norme positive, et que l’exemple d’un homme aurait une
grande influence, il devrait être guidé dans sa conduite, non pas en fonction de sa propre
convenance, son confort ou sa satisfaction, mais en fonction de la pureté et du salut des
autres...

En tant que bons intendants de ce que Dieu nous a donné, nous veillons sur nous-même, en
remplissant notre cœur et notre intelligence de la Parole de Dieu chaque jour et en laissant l’exemple
puissant de notre Seigneur Jésus-Christ nous guider.
Dans notre service en tant qu’enfants de Dieu, nous pouvons manifester l’amour de Dieu dans
l’intelligence renouvelée en manifestation, ce que 1 Corinthiens 13:5 nous enseigne « ...ne cherche point
son propre intérêt... ». Nous renouvelons notre intelligence à la Parole de Dieu, en revêtant la pensée de
Christ et en suivant ses traces. Il n’a pas cherché son propre intérêt. Il n’a pas cherché à faire sa propre
volonté, mais plutôt à faire la volonté de son Père, démontrant l’amour de Dieu au monde afin d’en sauver
le plus grand nombre.
Nous sommes enveloppés dans le paquet de l’amour et des soins de Dieu, nous n’avons donc pas
besoin de rechercher notre propre intérêt. Nous avons reçu le plus grand des privilèges de toute la vie
grâce à ce que notre seigneur et sauveur, Jésus-Christ, a accompli pour nous par son amour désintéressé.
Tout comme Paul et Timothée, nous pouvons rechercher de manière désintéressée ce qui est
spirituellement utile pour les autres en leur offrant l’amour illimité de Dieu.

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1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu ne s’irrite point
Article 7 de 11

Le libre arbitre que Dieu nous a donné est un grand privilège merveilleux. C’est notre capacité de
choisir ce que nous allons penser et faire. Quelle que soit la situation, nous pouvons exercer notre libre
arbitre et choisir d’élever nos pensées et nos actions au plus haut niveau ; au niveau de l’amour de Dieu.
Cela contribue spirituellement à une plus grande utilité pour notre vie, maintenant et à l’avenir. Lorsqu’il
y a des situations devant nous qui pourraient nous pousser à réagir négativement, comme il y en a de
temps en temps, nous pouvons choisir librement et volontairement de renouveler notre intelligence selon
la Parole et de manifester l’amour de Dieu qui a été déversé dans nos cœurs au moment de la nouvelle
naissance.
Dans cette série sur 1 Corinthiens 13, nous avons examiné l’utilité de vivre l’amour de Dieu et
quelques caractéristiques de cet amour. Nous allons maintenant examiner la locution « ne s’irrite point. »

1 Corinthiens 13:5 :
Elle [la charité, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] ne fait
rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point...

Qu’est ce que cela signifie que l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation
« ne s’irrite point » ? Le mot grec traduit par « s’irrite » est paroxunô, qui selon le lexique grec-français
de C. Alexandre, veut dire « aigrir, irriter, exaspérera ». Et la négation « ne... point » est le mot grec ou,
que nous avons vu plusieurs fois dans cette série. Cela signifie « ne...absolument pas. » Donc, si jamais
l’amour s’irritait, il cesserait d’être amour.
D’autres traductions de la Bible traduisent ainsi « ne s’irrite point », « ne s’aigrit point », « ne se
met pas en colère », « n’est pas irritable », « n’est pas susceptible ». Nous savons que beaucoup de
circonstances peuvent tenter une personne, l’incitant à s’irriter, à s’exaspérer. Mais lorsque nous
renouvelons notre intelligence selon la Parole de Dieu et lorsque nous marchons dans l’amour de Dieu,
nous allons choisir de ne pas permettre que ces circonstances nous irritent. 1 Corinthiens 13:4 nous dit
comment nous pouvons plutôt répondre à cela avec la nature de Dieu Qui est plein de patience et de
bonté.

1 Corinthiens 13:4 :
La charité est patiente, elle est pleine de bonté...

Corinthiens s’adresse non seulement aux croyants Corinthiens, mais également « à tous ceux qui
invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre »
(1 Corinthiens 1:2). Nous faisons partie de ce groupe ! Cette exhortation, donnée par révélation de Dieu,
nous dit que c’est disponible de manifester l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en ne nous
irritant pas. Nous pouvons contrôler nos pensées à ne pas permettre que les circonstances externes nous
irritent et nous poussent à parler sans réfléchir ou à nous mettre en colère.

Jacques 1:19 :
... que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère.

Identifions cette caractéristique de l’amour de Dieu, ne pas s’irriter, dans un exemple de notre
Seigneur Jésus-Christ.
Dans le récit du dernier souper, en Luc 22, nous voyons Jésus préparer ses disciples pour les jours
à venir. Après avoir dit à ses disciples que c’était son dernier repas avec eux avant sa mort, Jésus institua
la commémoration de la sainte cène ou sainte communion (versets 15-20), et il leur dit également que

27
celui qui allait le trahir était à table avec eux (verset 21). Les disciples commencèrent à se demander et à
parler entre eux sur qui pourrait être le traitre (verset 23). Leur discussion passa de qui d’entre eux était le
traitre à qui d’entre eux était le plus grand.

Luc 22:24 :
Il s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : lequel d’entre eux devait être estimé
le plus grand ?

Le Maître partageait son dernier souper avec ses dévoués, partageant avec eux des vérités
spirituelles très importantes. La rédemption longtemps attendue de l’humanité était sur le point de se
produire, et pourtant les disciples commencèrent à discuter pour déterminer lequel d’entre eux était le plus
grand. Combien potentiellement exaspérant cela pourrait être pour un enseignant dont le temps était
compté pour préparer ses disciples pour l’avenir ! Et ce d’autant plus que ce n’était pas la première fois
que Jésus les entendait se quereller sur cette même question. (Voir les autres fois en Matthieu 20:20-28 et
Luc 9:46.)
Jésus s’était-il exaspéré contre ces chers disciples ? Il avait répandu sa vie pour eux en paroles et
en œuvres de service dans l’amour et de direction inspirante. À ce repas même, il avait symboliquement
démontré, en leur lavant les pieds, la grandeur de l’amour de Dieu qu’ils devraient avoir dans leur vie. En
accomplissant cette humble tâche, Jésus a donné un exemple d’amour, de service et d’humilité ; et il leur
a enseigné qu’ils devraient faire comme il avait fait. (Ce récit se trouve en Jean 13:4-17). Néanmoins il y
eut entre eux une dispute pour déterminer qui devait être estimé le plus grand. Jésus s’était-il laissé irrité
par leur dispute ? Non !
Au lieu de se laisser irriter par des circonstances extérieures, Jésus manifesta la nature douce de
Dieu Qui est plein de bonté, transformant la situation en une occasion d’enseigner pour partager
davantage avec ses disciples au sujet de leur service et de leur avenir (Luc 22:25-30). Et, comme nous
pouvons le lire dans le récit du dernier souper dans l’Évangile de Jean, il donna un « commandement
nouveau. »

Jean 13:34 et 35 :
Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je
vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.
À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour
les autres.

Jésus avait continué de les préparer à aimer d’un nouveau type d’amour en leur montrant
comment le faire. Ce nouveau type d’amour ne se laisse irriter par aucun comportement impie. Nous le
voyons dans la vie de Jésus-Christ. Nous pouvons le montrer dans la vie que nous menons.
Aujourd’hui nous pouvons, comme l’a fait Jésus-Christ, choisir de ne pas nous irriter. Nous
pouvons, comme l’a fait Jésus-Christ, tirer aimablement et patiemment avantage des occasions
d’enseigner, apportant ainsi la lumière de la Parole pour dissiper les ténèbres. Ça c’est aimer grand !
Voici quelques clés à nous rappeler, lesquels vont nous aider à manifester de plus en plus l’amour
de Dieu en ne nous laissant pas irriter :
Premièrement, rappelons-nous l’exemple de Jésus-Christ ; nous avons la pensée de Christ (1
Corinthiens 2:16), et nous pouvons faire les œuvres qu’il a faites, et en faire de plus grandes (Jean 14:12).
Rappelez-vous aussi que Dieu produit en nous et Il va continuer de produire en nous le vouloir et
le faire.

Philippiens 2:13 :
Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

28
Dieu nous a donné la capacité spirituelle d’aimer de Son amour lorsque nous sommes nés de
nouveau (Romains 5:5). Nous mettons cet amour en œuvre lorsque nous choisissons de renouveler notre
intelligence selon la Parole de Dieu. Nous nous humilions devant Dieu et nous Lui permettons de
continuer à produire en nous le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir.
De plus, n’oubliez pas que Dieu est toujours bon envers nous. Et en raison de Sa grande bonté,
pendant les épreuves, Il nous préparera toujours un moyen d’en sortir.

1 Corinthiens 10:13 :
Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne
permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il
préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

L’adversaire nous tente pour que nous nous irritions et que nous réagissions d’une manière qui
fait avancer ses objectifs, comme qui dirait marquer un point pour l’équipe adverse dans une compétition
athlétique. Mais notre Père céleste fournit un moyen de sortir des pièges de Satan en sorte que nous
puissions continuer à marquer des buts pour « l’équipe locale » !
Rappelons-nous également que nos frères et sœurs en Christ font partie du Corps de Christ
(1 Corinthiens 12:12-27). Galates 6:10 nous dit de pratiquer le bien surtout envers « les frères en la foi ».
Nous pouvons prendre soin du Corps de Christ comme nous le ferions pour notre propre corps physique.
Si quelqu’un a un défi physique, comme par exemple une entorse ou un rhume, cette personne considère
et prend le temps qu’il faut pour guérir afin que le problème n’empire pas. De la même manière, nous
pouvons considérer et choisir volontairement de nous occuper des problèmes qui pourraient subvenir dans
le Corps de Christ plutôt que de nous laisser irriter et empirer les choses. Il n’y a qu’un seul Corps ; nous
en prenons donc soin.
Enfin, rappelons-nous que parfois « compter jusqu’à dix » nous aide. Jésus-Christ a démontré ce
principe d’une manière similaire lorsqu’il était tenté par les scribes et les Pharisiens en Jean 8:2-9. Le
verset 6 dit que « ... s’étant baissé, [il] écrivait avec le doigt sur la terre ». Et au verset 8, « s’étant de
nouveau baissé, il écrivait sur la terre ». Il exerça le contrôle de soi et il consulta Dieu avant d’agir. Nous
de même pouvons considérer les situations, consulter Dieu et agir avec l’amour de Dieu et avec une
grande intelligence.

Proverbes 14:29 :
Celui qui est lent à la colère a une grande intelligence,
Mais celui qui est prompt à s’emporter proclame sa folie.

1 Corinthiens 13:5 nous dit que l’amour de Dieu ne s’irrite point. Dans toute situation
potentiellement exaspérante, nous pouvons exercer notre libre arbitre en choisissant d’utiliser notre
capacité spirituelle d’aimer activement au lieu de nous irriter ou d’éprouver de la rancune. Ce n’est que
nous qui pouvons contrôler notre propre intelligence, mais nous ne sommes pas sans assistance : Dieu
produit en nous le vouloir et le faire et Il prépare pour nous un moyen d’en sortir. Lorsque nous
comprenons ce que signifie ne pas s’irriter, et lorsque nous voyons cette qualité clairement manifestée par
notre Seigneur Jésus-Christ, nous sommes fortifiés dans nos choix pour manifester de plus en plus
l’amour de Dieu. Choisissons la ligne de conduite la plus efficace et la plus durable, celle qui est
spirituellement d’une plus grande utilité, en choisissant de toujours aimer de l’amour de Dieu.

29
1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu ne soupçonne point le mal
Article 8 de 11

Nous continuons d’avancer dans notre désir d’apprendre davantage sur l’amour de Dieu, en
recherchant les caractéristiques de la charité, l’amour agapê, tel que cité en 1 Corinthiens 13. Jusqu’ici,
nous avons vu que lorsque nous opérons les manifestations du saint esprit dans notre service pour Dieu,
avec l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation, cela nous est utile. Nous avons
également vu en quoi consiste l’amour de Dieu en manifestation et en quoi cela ne consiste pas, en
étudiant les huit premières caractéristiques, ou attitudes de l’amour telles qu’énumérées en 1 Corinthiens
13:4-7. Considérons à présent la locution « ne soupçonne point le mal ».

1 Corinthiens 13:4 et 5 :
La charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] est
patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante
point, elle ne s’enfle point d’orgueil,
elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle
ne soupçonne point le mal.

L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation ne soupçonne point le mal. Afin
de diviser droitement ce que « ne soupçonne point le mal » signifie dans ce verset, étudions plus en
profondeur chaque mot dans sa traduction grecque.
Le mot grec traduit par « soupçonne » dans la version Louis Segond est loguidzomaï, qui signifie
« compter, calculer, porter en compte, raisonner en soi-même, penser, réfléchir », selon le lexique grec-
français. Le lexique fait la mention suivante concernant l’acception de loguidzomaï : « au figuré, attribuer,
imputer. » Nous voyons une autre occurrence de ce mot dans le contexte de Dieu imputant la croyance
d’Abraham pour la justice.

Romains 4:3 :
Car que dit l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela [sa croyance] lui fut imputé
[loguidzomaï] à justice.

Abraham n’as pas travaillé pour avoir la justice. Il a cru en Dieu, et Dieu la lui a imputée, ou alors
la lui a calculée à justice. Sa croyance a été mise à son compte à la justice.
Dans le sens littéral, loguidzomaï est relatif à l’action humaine de compter, noter ou enregistrer
comme fait un comptable dans un registre. Le comptable enregistre à la fois les débits et crédits et ensuite
comptabilise les entrées afin d’arrêter les comptes. Afin de décrire l’emploi figuré de loguidzomaï en
1 Corinthiens 13:5, un écrivain fait cette observation : « La vie est un grand registre, avec nos
intelligences et nos cœurs enregistrant et réagissant à tous les débits et crédits, positifs et négatifs, les plus
et les moins, que nous rencontrons jour après jour... l’amour... ne compte pas le mal qui lui a été fait dans
le but de régler le compte. L’amour n’enregistre pas les offenses dans un calepin dans le but d’aboutir à
une vengeance future. »
Le livre en anglais The Life and Epistles of St. Paul [La vie et les Épîtres de St. Paul] de
Conybeare et Howson donne une traduction littérale de la phrase « ne soupçonne point le mal » en
1 Corinthiens 13:5 comme suit : « ne comptabilise pas le mal [vis-à-vis de celui qui l’a fait] ». Et le livre
en anglais Expository Dictionary of New Testament Words [le dictionnaire des mots du Nouveau
Testament] de Vine mentionne la note suivante : « ... l’amour ne comptabilise pas ou ne considère pas
avec calcul le mal qui lui est fait. » Dieu nous montre que lorsque nous nous revêtons des pensées de
Christ et aimons selon l’amour divin de Dieu, alors nous ne faisons pas le mal à autrui. En tout état de

30
cause, le mot « ne » est le nom grec ou, qui traduit la négation absolue. Nous ne comptabilisons
absolument pas le mal qui nous a été fait.
Cependant comment ceci s’accorde avec toute la Parole de Dieu ? Devons-nous ignorer le mal ?
Devons-nous le tolérer ? Qu’en est-il de discerner le mal ? Pour avoir une pleine compréhension de cette
caractéristique de l’amour de Dieu tel qu’écrite dans la version Louis Segond, nous avons besoin de
regarder au mot qui se traduit par « mal » dans ce verset. Il est traduit du mot grec kakos, et son acception
en 1 Corinthiens 13:5 peut se comprendre comme ce qui est moralement et éthiquement mauvais, qu’il
s’agisse de personnes, de qualités, d’émotions, de passions ou de faits.
Nous retrouvons ce mot utilisé dans une conversation concernant Saul, qui plus tard deviendra
l’Apôtre Paul.

Actes 9:13 et 14 :
Seigneur, j’ai appris de plusieurs personnes tous les maux [kakos] que cet homme [Saul]
a faits à tes saints dans Jérusalem ;
et il a ici des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui
invoquent ton nom.

Ananias répondait à la révélation qui lui avait été donnée indiquant « cherche, dans la maison de
Judas, un nommé Saul de Tarse » (Actes 9:11). Il avait besoin d’une confirmation à ce sujet, car c’était ce
Saul qui avait fait tant de mal aux saints à Jérusalem. Voici la réponse qu’il a reçue telle que relatée au
versets 15 et 16 :

Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter
mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël ;
et je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour mon nom.

En dépit du mal qu’avait causé Saul aux saints (tel que relaté en Actes 26:9-11), le voici, né de
nouveau et attendant la révélation qui devait lui être faite par Dieu (Actes 9:6). Il avait changé. La
directive qui avait été donnée à Ananias était « Va, car cet homme [Saul] est un instrument que j’ai
choisi... » Ananias a choisi de marcher dans l’amour et n’a pas développé de haine contre Saul. Il a obéi à
la révélation et il est allé, il a partagé la Parole avec Saul avec l’amour divin de Dieu afin de l’amener à
retrouver son intégrité et ensuite sa délivrance. Lorsqu’un croyant décide d’aimer selon l’amour de Dieu,
refusant de considérer le mal qu’une autre personne a fait, ceci peut avoir un puissant effet positif dans la
vie de cette personne selon la volonté de Dieu.
Une autre occurrence du mot grec pour « mal » que nous étudions se trouve en Romains 7, ou
Paul décrit la compétition entre la nature pécheresse de la chair, le « vieil homme », et la nature spirituelle
de l’homme intérieur.

Romains 7:19-25 :
Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal [kakos] que je ne veux pas.
Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite
en moi.
Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal [kakos] est attaché à
moi.
Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;
mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement,
et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.
Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?...
Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !... Ainsi donc, moi-même,
je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi
du péché.

31
Paul n’excuse pas le « mal » dont il parle lorsqu’il décrit la nature du vieil homme. Il enseigne
cependant comment servir « la loi de Dieu » en renouvelant notre intelligence. C’est une chose par
laquelle nous nous entraidons dans la maisonnée de Dieu, nous supportant les uns les autres, nous
pardonnant les uns les autres et refusant de comptabilisé le mal car, comme Paul le disait lui-même « ... et
je fais le mal [kakos] que je ne veux pas ». Dieu nous a donné une maisonnée de frères et sœurs en Christ
avec la capacité d’aimer avec Son amour afin que nous ne soyons pas vaincus par le mal, mais que nous
surmontions le mal par le bien.

Romains 12:21 :
Ne te laisse pas vaincre par le mal [kakos], mais surmonte le mal [kakos] par le bien.

Tel que démontré par Paul et Ananias, nous n’ignorons pas le mal et nous ne l’excusons pas. Il est
également important de comprendre que la locution « ne soupçonne point le mal » ne veut pas dire ne pas
discerner le mal.

Hebreux 5:14 :
Mais la nourriture solide [de la Parole] est pour les hommes faits [matures], pour ceux
dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal
[kakos].

Être capable de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal est un indicateur de la maturité
spirituelle. C’est la volonté de Dieu pour les croyants. Il veut que nous discernions le mal et que nous
évitions de l’expérimenter, cependant cela ne signifie pas que nous devons passer notre temps à nourrir de
mauvaises pensées ou alors à détenir un registre des maux que nous estimons avoir subis. Nous ne tenons
gardons pas un journal des torts pour les reprocher aux autres ou leur rendre la monnaie de leur pièce.
Tenir un registre des méchancetés peut nous amener à devenir négativement affectés par le mal.
Le mal peut produire le mal si nous le permettons. Au lieu de permettre au mal de suppurer et de
s’aggraver, nous pouvons choisir de vaincre le mal par le bien. En acte 14 nous voyons un exemple à la
fois de comment ne pas répondre au mal et comment répondre au mal.

Actes 14:1 et 2 :
À Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs [Judéens], et
ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs [Judéens] et de Grecs
[païens] crurent.
Mais ceux des Juifs [Judéens] qui ne crurent point excitèrent et aigrirent [kakoô] les
esprits [âmes] des païens contre les frères.

Ces Judéens qui avaient refusé de croire à la Parole de Dieu ont provoqué une attaque
démoniaque contre Paul et Barnabas, qui travaillaient ensemble à Icone pour bouger la Parole. Et tout ce
que ces dirigeants Judéens disaient ou faisaient a eu un effet négatif sur certains païens, amenant leurs
âmes à devenir aigries à l’égard des frères.
Paul et Barnabas n’ont pas permis à la persécution d’affecter négativement leurs âmes. Ils n’ont
pas cherché à rendre le mal par le mal, comment ont-ils répondu ?

Actes 14:3 :
Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le
Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par
leurs mains des prodiges et des miracles.

32
Au lieu de permettre que les méchancetés des autres les affectent négativement, Paul et Barnabas
ont pris action et ont prononcé la Parole plus hardiment. Ils ont aimablement et courageusement tenu
ferme sur cette Parole de Grâce, et Dieu les a soutenus par des signes et des miracles. Plus tard, en
2 Timothée 3:10 et 11, Paul écrit sur cette période de persécution et d’affliction à Icone : « Pour toi, tu as
suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes résolutions, ma foi [croyance], ma douceur, ma charité
[agapê], ma constance, mes persécutions, mes souffrances. À quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à
Antioche, à Icone, à Lystre? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées? Et le Seigneur m’a délivré de
toutes. »
Combien puissant est pour nous de renouveler notre intelligence et de marcher dans l’amour.
Nous pouvons refuser de garder les méchancetés qui nous sont faites afin que le mal ne nous affecte pas
négativement. Nous recherchons le bien afin que nous puissions faire ce qui est bien.

1 Thessaloniciens 5:15 :
Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal [kakos] pour le mal [kakos] ; mais
poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous.

Nous choisissons de « toujours poursuivre le bien... » C’est ainsi que Jésus-Christ a choisi de
vivre l’amour de Dieu. Il n’a pas permis au mal d’avoir un effet négatif sur lui, et il a refusé de rendre le
mal par le mal. Pendant sa vie il s’est délibérément revêti des pensées divines qui lui ont permis de poser
de bonnes actions. Nous voyons ceci même durant la période la plus intense de sa vie.
En Luc 23, pendant qu’il était suspendu à la croix subissant d’atroces douleurs, les gens le
tournaient en dérision, se moquaient de lui et le raillaient (versets 35-39). À travers leurs paroles, ils
disaient du mal.

Jacques 3:8 :
Mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal [kakos] qu’on ne peut
réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel.

Pourtant, Jésus-Christ a choisi de ne pas se venger avec sa langue. Il a ouvert sa bouche non pour
faire le mal mais plutôt pour faire le bien. Il a parlé au malfaiteur crucifié avec lui et qui avait cru, lui
promettant un paradis futur (Luc 23:43) ; il a lancé un cri de triomphe eu égard à l’accomplissement de
notre rédemption, il a confié sa mère au disciple qu’il aimait (Jean 19:26 et 27) et lorsqu’il a achevé
l’œuvre pour laquelle Dieu l’avait établi, il a crié « tout est accompli » (Jean 19:30) il est resté dans la
course manifestant l’amour de Dieu. Il n’a pas permis au mal de le distraire de son appel d’aimer selon
l’amour de Dieu. Il est resté fixé sur ce qui est bien tout le temps jusqu’à la fin.
Aimer avec l’amour de Dieu requiert de revêtir les pensées qui étaient en Christ et d’aimer tel que
Christ a aimé. Nous pouvons faire ceci car nous avons la nature divine de Dieu en nous. Nous avons la
puissance du saint esprit, qui apporte la capacité d’aimer les autres avec l’amour de Dieu ; ne ressassant
pas le mal fait. Au lieu de compter les fautes ou les transgressions qui nous sont faites, nous pouvons
choisir la grande voie de l’amour de Dieu comme Paul et Barnabas l’ont fait, comme Jésus-Christ l’a fait.
Nous pouvons choisir de faire du bien et compter recevoir des résultats puissants et utiles en tant
qu’enfants bien aimés de Dieu.

33
1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu ne se réjouit point de l’injustice, mais de la vérité
Article 9 de 11

1 Corinthiens 13:6 nous dit que la charité, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en
manifestation, ne se réjouit point de l’injustice, mais se réjouit de la vérité. Ce verset de type « Ce que ce
n’est pas, ce que c’est » décrit une autre caractéristique de l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée
en manifestation. En tant que fils de Dieu nés de nouveau, nous avons en nous spirituellement l’amour de
Dieu, qui est Sa nature. En renouvelant notre intelligence selon la Parole de Dieu, nous manifestons ainsi
Son amour dans le monde. Nous avons Dieu en Christ en nous, et une façon dont nous pouvons choisir de
manifester la grandeur de notre nouvelle naissance et l’amour de Dieu dans nos actions, c’est de nous
réjouir de la vérité et non de l’injustice.

1 Corinthiens 13:6 :
Elle [la charité, l’amour, agapê] ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de
la vérité.

Que signifie ne se réjouit point de l’injustice ? Les mots « se réjouit » dans la locution « ne se
réjouit point de l’injustice » sont traduits du mot grec khaïrô qui signifie se réjouir, être dans l’allégresse,
être joyeux. Imaginez-vous en train de vous réjouir de quelque chose. Vous pouvez vous y attarder, ou en
parler. Vous pouvez peut-être même magnifier cela ou lui accorder une haute importance. Cela vous
apporte de l’allégresse et vous réjouit.
Les mots « ne… point » sont traduits du mot grec ou qui est la négation absolue « absolument pas
». C’est le même mot utilisé pour les précédentes caractéristiques énumérées de ce que ce n’est pas en 1
Corinthiens 13.

1 Corinthiens 13:4-6 :
...la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point
d’orgueil,
Elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point,
elle ne soupçonne point le mal,
Elle ne se réjouit point de l’injustice…

Ces caractéristiques de « ne… point » et « ne… rien » nous enseignent ce qui est hors des limites
de l’amour de Dieu, et se réjouir de l’injustice en fait partie.
Le terme « injustice » au verset 6 est traduit du mot grec adikia que le lexique grec-français de C.
Alexandre définit par « injustice, iniquité, crime, mauvais traitement ».
Lorsque nous manifestons l’amour de Dieu, nous ne nous réjouissons absolument pas de
l’injustice. Nous ne prenons assurément pas plaisir à faire le mal. Et certainement nous ne jubilons pas
des péchés des autres ; nous ne manifestons pas non plus l’allégresse lorsque d’autres agissent mal.
Un récit dans les Évangiles nous montre un groupe de personnes prenant plaisir à faire le mal.

Marc 14:10 et 11 :
Judas Iscariot, l’un des douze, alla vers les principaux sacrificateurs, afin de leur livrer
Jésus.
Après l’avoir entendu, ils furent dans la joie [khaïrô], et promirent de lui donner de
l’argent. Et Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Judas Iscariot, l’un des disciples de Jésus chercha à le livrer aux autorités religieuses. Et lorsqu’il
le fit les principaux sacrificateurs se réjouirent — ils furent dans la joie et dans l’allégresse pour des

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agissements de Judas qui étaient contraires au bien ou au droit. Pour rappel, une définition d’iniquité est
injustice. La trahison d’un homme innocent est un véritable acte d’injuste. Et non seulement les
principaux sacrificateurs s’en sont réjouis, mais ils promirent également de donner de l’argent à Judas
pour son injustice. (Voir Matthieu 26:14-16.)
Ce récit en Marc 14 est un exemple de ce que l’amour de Dieu ne fait absolument pas.
Lorsque nous vivons l’amour de Dieu, nous nous réjouissons de la vérité. Comment le faisons-
nous ?

1 Corinthiens 13:6 :
Elle [la charité, l’amour] ne se réjouit [khaïrô] point de l’injustice, mais elle se réjouit de
[sunkhaïrô — se réjouit avec] la vérité.

« Vérité » est traduit du mot grec alêthéïa. Le lexique grec de Thayer en anglais nous enseigne
que ce mot signifie « ce qui est vrai quelle que soit la considération », par opposition à « ce qui est
contrefait, fictif, faux ». Qu’est-ce donc la vérité ? Avec quoi nous réjouissons nous ?
La Parole de Dieu est la vérité [alêthéïa].

Jean 17:17 :
Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité [alêthéïa].

Jésus-Christ était en train de prier son Père céleste lorsqu’il a déclaré : « Ta parole est la vérité ».
La Parole de Dieu est vraie quelle que soit la considération. Elle n’est pas contrefaite, fictive ou fausse.
Dans l’épitre aux Éphésiens, Paul l’appelle « la Parole de la vérité ».

Éphésiens 1:13 :
En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité [alêthéïa], l’Évangile de
votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été
promis.

La Parole de Dieu est la vérité. En plus de cela, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, a déclaré en
Jean 14:6 : « ...Je suis le chemin, la vérité [alêthéïa], et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ».
Nous pouvons nous réjouir en notre Dieu, nous réjouir de Sa Parole, et nous réjouir de connaître
le Seigneur Jésus-Christ.

Psaumes 32:11 :
Justes, réjouissez-vous en l’Éternel et soyez dans l’allégresse ! Poussez des cris de joie,
vous tous qui êtes droits de cœur !

Psaumes 119:162 :
Je me réjouis de ta parole, Comme celui qui trouve un grand butin.

Philippiens 4:4 :
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous.

Ce sont là d’excellentes alternatives pour ne pas se réjouir de l’injustice.


Voici les différentes traductions de 1 Corinthiens 13:6 pour nous aider à comprendre l’ampleur de
sa signification :

Darby :
Il [l’amour] ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité.

35
Parole vivante :
Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal, ne fait pas plaisir à celui qui aime. Il
se place du côté de la vérité et se réjouit lorsqu’elle triomphe.

La Bible en français courant :


Qui aime ne se réjouit pas du mal, il se réjouit de la vérité.

Lorsque nous nous revêtons la pensée de Christ, nous prenons plaisir à la vérité et nous ne
trouvons aucune raison de nous réjouir de l’injustice. Nous sommes toujours dans l’allégresse lorsque la
vérité triomphe.
En tant que fils de Dieu, nous avons tant de raisons pour nous réjouir notamment notre tendre
Père céleste ; Son Fils, notre seigneur et sauveur Jésus-Christ et la Parole de Dieu. Nous prenons plaisir à
ces choses, et non aux choses de l’injustice. Ceci est la marche d’un croyant mature. C’est à ce style de
vie d’amour que Dieu nous a appelés et que nous choisissons pour nous. Toute notre réjouissance est dans
la vérité !

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1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout
Article 10 de 11

Dieu répand Son amour de tous côtés dans le cœur de chaque individu qui naît de nouveau et
devient Son enfant. Notre réponse à Son grand amour est de renouveler notre intelligence selon Sa Parole
et de manifester Son amour dans le monde. En étudiant 1 Corinthiens 13:4-6, nous avons regardé ce qui
caractérise l’amour de Dieu. Nous avons appris que l’amour de Dieu est patient et plein de bonté. Il n’est
absolument pas envieux, ne se vante point, ne s’enfle point d’orgueil, ne fait rien de malhonnête ou n’agit
pas avec inconvenance, ne cherche point son propre intérêt, ne s’irrite point, ne soupçonne point le mal,
ou ne se réjouit pas de l’injustice. Au contraire, il se réjouit lorsque la vérité triomphe. 1 Corinthiens 13:7
nous dit ce que nous pouvons faire également lorsque nous marchons dans l’amour de Dieu.

1 Corinthiens 13:7 :
Elle [La charité — l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation]
excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.

Après avoir déclaré aux versets 4 à 6 que l’amour de Dieu ne fait pas huit choses négatives, la
Parole de Dieu nous dit au verset 7 que lorsque nous marchons dans l’amour de Dieu nous pouvons faire
quatre choses positives : excuser, croire, espérer, et supporter tout. Apprenons au sujet de ces quatre
caractéristiques et voyons comment Jésus-Christ les a vécues afin que nous soyons inspirés à excuser,
croire, espérer, et supporter tout selon la Parole de Dieu.
Premièrement, notons comment toutes les quatre déclarations en 1 Corinthiens 13:7 se terminent
avec « tout » dans la version Louis Segond. Dans le texte grec, « tout » est traduit à partir d’un seul mot
qui se répète en début de chaque déclaration : il se lit, « tout [La charité, ou l’amour de Dieu] excuse,
tout elle croit, tout elle espère, tout elle supporte. » La répétition du même mot en début des expressions
successives est la figure de rhétorique anaphore. Cette figure de rhétorique met l’accent aux déclarations
faites en attirant sur elles une attention spéciale.
Concernant le mot « tout », nous apprenons dans le cours fondamental sur La Voie de
l’Abondance et de la Puissance que le mot « tout » peut Bibliquement être utilisé pour signifier « tout
avec distinction » ou « tout sans exception. » En 1 Corinthiens 13:7 le mot « tout » fait allusion à « tout
avec distinction ». Nous excusons tout ce que la Parole de Dieu dit que nous pouvons excuser ; nous
croyons tout ce que la Parole nous instruit de croire, nous espérons tout ce qui n’est pas présentement
disponible mais qui sera disponible dans le futur selon la Parole de Dieu ; nous supportons tout ce que la
Parole dit que nous pouvons supporter.
Examinons maintenant l’acception Biblique de ce que l’amour fait dans chacune des quatre
caractéristiques positives, prêtant attention à la manière dont nous pouvons les mettre en pratique dans le
Corps de Christ. Faire cela nous est bénéfique maintenant et à l’avenir.

1 Corinthiens 13:7 :
... excuse tout...

L’amour excuse tout selon la Parole de Dieu. « Excuse » est le mot grec stegô, qui
signifie couvrir, abriter, protéger. Stegô vient d’un mot qui signifie « toiture. » De même qu’une
toiture procure l’abri et la protection aux éléments de la nature, ainsi nous aussi procurons l’abri
et la protection aux gens avec l’amour de Dieu. Les gens sont là pour être aimés. Parfois c’est
l’amour de Dieu manifesté à leur égard qui aide les gens à se débarrasser des éléments de la
nature de leur vieil homme pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes.
L’amour croit tout aussi, selon la Parole de Dieu.

37
1 Corinthiens 13:7 :
... croit tout...

« Croit tout » ne veut pas dire que nous croyons tout ce que nous entendons. Nous devons être
sages et non insensés ; nous examinons toutes choses selon la norme de la Parole de Dieu ; et nous
croyons et retenons ce qui est bon.

Proverbes 14:15 :
L’homme simple [l’insensé] croit tout ce qu’on dit,
Mais l’homme prudent est attentif à ses pas.

1 Thessaloniciens 5:21 :
Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon.

Lorsque nous manifestons l’amour de Dieu, nous pouvons croire tout ce qui est écrit dans la
Parole concernant nos frères et sœurs en Christ, se focalisant sur l’homme nouveau, le Christ en eux.
Nous voyons les autres tel que la Parole de Dieu dit qu’ils sont, et non selon ce que peuvent suggérer les
cinq sens.
L’amour de Dieu excuse tout et croit tout selon la Parole. Et même lorsque les circonstances sont
moins idéales ou même austères, l’amour espère aussi.

1 Corinthiens 13:7 :
... espère tout...

« Espère » est le mot grec elpizô. Il signifie attendre quelque chose. Nous espérons pour toutes les
choses qui ne sont pas encore présentement disponibles mais qui le seront un jour dans le futur selon la
Parole de Dieu.

Romains 8:24 et 25 :
Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus
espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore [comment peut-on espérer ce qu’on
voit déjà] ?
Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Notre plus grande espérance en tant que Chrétiens est l’espérance du retour de Christ, qui inclut
les récompenses que nous recevrons pour avoir mis la Parole de Dieu en pratique. Avoir nos regards sur
l’Espérance nous affranchit pour aimer grand. Cela nous aide à avoir une vision à long terme, car nous
savons que nous obtenons des récompenses dont nous pourrons profiter éternellement lorsque nous
faisons l’effort de marcher dans l’amour les uns envers les autres.
La croyance, l’espérance et la charité [l’amour] sont toutes trois fondées sur la Parole de Dieu.

Colossiens 1:3-5 :
Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et nous ne cessons
de prier pour vous,
ayant été informés de votre foi [croyance] en Jésus-Christ et de votre charité pour tous
les saints,
à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de la vérité,
la parole de l’Évangile vous a précédemment fait connaître.

Notre espérance est fondée sur la vérité de l’évangile. Avec l’amour de Dieu, nous excusons,
nous croyons, nous espérons, et nous supportons tout selon Sa Parole.

38
1 Corinthiens 13:7 :
... supporte tout...

« Supporte » est le mot grec hupomenô. Le lexique de E. W. Bullinger en anglais le définit


comme « rester derrière après que les autres soient partis ; ... pour des personnes en conflit, rester ferme,
tenir bon ». Le Analytical Greek Lexicon [Le lexique analytique grec] de H.K. Moulton en anglais définit
son acception dans ce verset comme « tenir le coup sous, endurer, souffrir patiemment ». La vie n’est pas
parfaite. Parfois nous ferons face aux conflits, à la pression, et même à la souffrance. Mais nous pouvons
vaillamment tenir bon pendant ces moments. Avec l’amour de Dieu, il n’y a pas de points de rupture.
Nous allons de progrès en progrès.

Romains 12:12 :
Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients [hupomenô] dans l’affliction [pression ou
détresse]. Persévérez dans la prière.

Jésus-Christ a enduré afin de payer pour notre salut. L’amour de Dieu nous donne la capacité
d’endurer ce qui est nécessaire pour gagner les autres à Christ.

2 Timothée 2:10 :
C’est pourquoi je supporte [hupomenô] tout à cause des élus, afin qu’eux aussi
obtiennent le salut qui est en Jésus-Christ, avec la gloire éternelle.

Maintenant que nous avons vu ce que cela signifie d’excuser, de croire, d’espérer, et de supporter
selon la Parole de Dieu, regardons l’exemple de Jésus-Christ, pour vivre l’amour de cette manière. Jésus-
Christ a manifesté l’amour de Dieu en couvrant, en abritant, et en protégeant les autres. En Jean 8, les
scribes et les Pharisiens ont amené à Jésus une femme qui avait été surprise en adultère. Ils ont exigé que
selon la loi mosaïque, cette femme méritait certainement être lapidée pour ses actes. Les chefs religieux
l’ont fait sortir au grand jour — ils l’ont mise « au milieu » — et ont attiré publiquement l’attention sur sa
transgression. Ils l’ont fait pour tenter Jésus. Mais Jésus a répondu ainsi qu’il suit :

Jean 8:7 :
... Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.

Un à un, chaque accusateur s’est retiré, laissant Jésus seul avec l’accusée. Ils avaient rendu
publique la situation. Plutôt que d’aider les chefs religieux à traîner la faute d’autrui au grand jour, Jésus
lui a simplement donné l’occasion de se reprendre et d’aller de l’avant. Toutefois, il n’a pas ignoré la
raison pour laquelle elle a été amenée. Il l’a traitée directement avec elle.

Jean 8:10 et 11 :
Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux
qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ?
Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne
pèche plus.

Jésus l’a exhortée « va, et ne pêche plus. » Il lui a donné une occasion de changer. Lorsque nous
manifestons l’amour de Dieu envers les autres qui sont surpris en quelque faute, nous pouvons chercher à
résoudre tranquillement la situation au lieu de l’exposer.
Jésus-Christ a aussi cru la Parole de Dieu à propos de ses disciples. Sa bonne opinion n’était pas
influencée par les imperfections de ses disciples : Pierre l’avait renié, Thomas n’avait pas cru, Judas
l’avait trahi, et Philippe même jusqu’à la fin continuait de demander à Jésus de leur montrer le Père. Jésus

39
n’a pas non plus regardé leurs disputes répétées au sujet de qui était le plus grand (Marc 9:34, Luc 9:46,
Luc 22:24), ou au fait qu’ils soient derrière les portes fermées à cause de la crainte des Judéens (Jean
20:19), ni à leur désertion à son heure de grand besoin (Marc 14:50), et il n’a pas conclu qu’ils n’étaient
pas prêts ou ne pouvaient pas être dirigeants dans le ministère.
Du point de vue des cinq sens, ces imperfections auraient pu être décourageantes, mais Jésus-
Christ a cru en ses disciples au point qu’il leur a confié le ministère de faire ses œuvres, d’en faire de plus
grandes, et de témoigner aux autres au sujet de la puissance en son nom. Il doit avoir cru qu’ils iraient par
le monde, et prêcheraient la bonne nouvelle à toute la création (Marc 16:15), qu’ils chasseraient les
démons en son nom et parleraient de nouvelles langues (Marc 16:17), qu’ils obéiraient aux instructions et
resteraient à Jérusalem pour attendre la promesse du Père (Luc 24:49, Actes 1:4), et qu’ils recevraient la
puissance du saint esprit en manifestation et seraient ses témoins (Actes 1:8). Et, effectivement, ils ont fait
toutes ces choses.
L’espérance de Jésus-Christ est venue de la Parole de Dieu. Il étudiait la Parole qui lui était
disponible, anticipant les promesses de Dieu qui viendraient à s’accomplir dans le futur. Jeune, il avait
reçu l’instruction de l’Ancien Testament, y compris les prophéties au sujet du Messie.

Psaumes 16:8-11 :
J’ai constamment l’Éternel sous mes yeux ;
Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas.
Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse,
Et mon corps repose en sécurité.
Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts [la tombe],
Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.
Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a d’abondantes joies devant ta face,
Des délices éternelles à ta droite.

Matthieu 12:40 :
Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de
même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

Jésus-Christ savait qu’il devait souffrir, mourir, et qu’il serait enseveli trois jours et trois nuits,
soixante-douze heures complètes. Il avait aussi eu confiance que Dieu ne le laisserait pas dans la tombe.
Tout comme le psalmiste, il pouvait trouver du « repos dans l’espérance. » Il pouvait avoir une vision à
long terme concernant les choses qu’il endurerait.
Jésus-Christ a enduré toutes les choses en vue de la joie qui lui était réservée.

Hébreux 12:2 et 3 :
Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie
qui lui était réservée, a souffert [hupomenô] la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à
la droite du trône de Dieu.
Considérez, en effet, celui qui a supporté [hupomenô] contre sa personne une telle
opposition [antilogia, un discours contre] de la part des pécheurs, afin que vous ne vous
lassiez point, l’âme découragée.

La croix était-elle une joie ? Non. Mais Jésus-Christ a vu au-delà de la croix et de ses souffrances.
À cause de l’anticipation du futur, tel que promis par Son Père Qui est amour, Jésus-Christ fut en mesure
d’endurer la croix, « mépriser l’ignominie. » Il a pu tenir le coup sous la pression. À tout moment, il
aurait pu faire appel à douze légions d’anges à son secours, mais il n’a jamais atteint un point de rupture.
S’il arrive que nous nous lassions et que nous soyons tentés de nous décourager dans nos
intelligences, nous pouvons nous rappeler de l’exemple de Jésus-Christ. Il a enduré afin de payer pour

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notre salut. Nous pouvons aussi endurer dans n’importe quelle situation, et nous pouvons atteindre les
autres pour leur faire connaître ce salut.
Dieu attire une attention spéciale à chacune des déclarations en 1 Corinthiens 13:7 par la figure de
rhétorique anaphore. Nous avons la capacité d’excuser, de croire, d’espérer, et de supporter tout. Du point
de vue Biblique, ceci signifie que nous couvrons, abritons, et protégeons les autres, leur donnant
l’occasion de changer. Nous croyons pour le meilleur de chacun, voyant le Christ en eux. Nous espérons
pour « anticiper » les grandes promesses du futur concernant le retour de Christ. Entretemps, nous vivons
l’amour de Dieu GRAND dans le Corps de Christ. En fin de compte, nous endurons. Lorsque les pressions
de la vie pèsent sur nous, nous tenons le coup, tenant ferme, tenant bon, refusant d’atteindre le point de
rupture.
D’où nous vient la force de vivre de cette manière ?

Philippiens 4:13 :
Je puis tout par celui qui me fortifie.

Nous pouvons tout parce que Jésus-Christ a pu. Il est notre exemple. Lorsque nous faisons les
choses qu’il a faites, nous manifestons l’amour de Dieu dans le monde.

41
1 Corinthiens 13 : L’amour de Dieu
L’amour de Dieu ne périt jamais
Article 11 de 11

Lorsque Jésus-Christ a dit à ses adeptes, en Jean 13 de s’aimer les uns les autres comme il les
avait aimés, il leur présentait un nouveau genre d’amour. Bientôt, ils allaient pouvoir s’aimer les uns les
autres d’une autre manière qui n’avait jamais été possible avant. Cet amour n’était pas l’amour naturel, ou
l’amour fraternel. C’était l’amour divin, c’est-à-dire l’amour de Dieu.

Jean 13:34 et 35 :
Je vous donne un commandement nouveau : Aimez [agapaô]-vous les uns les autres ;
comme je vous ai aimés [agapaô], vous aussi, aimez [agapaô]-vous les uns les autres.
A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour [agapê] les
uns pour les autres.

Le jour de la Pentecôte, il est devenu possible aux adeptes de Jésus-Christ d’aimer de ce nouveau
genre d’amour, parce qu’ils sont nés de nouveau et ont reçu l’esprit de Dieu. L’amour de Dieu a été
répandu dans leurs cœurs par le saint esprit que Dieu leur a donné (Romains 5:5) et ils ont reçu la capacité
de manifester l’amour de Dieu. Depuis lors, ceci est disponible pour quiconque confesse Jésus comme
Seigneur dans sa vie, et croit que Dieu l’a ressuscité des morts (Romains 10:9). Il y a près de deux mille
ans, le Seigneur Jésus a présenté cette nouvelle manière d’aimer, qui continue d’être disponible à tout
croyant né de nouveau. De fait, Dieu a garanti qu’elle ne deviendra jamais obsolète.
Aujourd’hui, nous qui sommes nés de nouveau de l’esprit de Dieu, avons l’amour, qui est Sa
nature, demeurant en nous. Dieu nous l’a donné en tant que partie de l’homme nouveau. C’est à nous de
le manifester dans le monde — envers Dieu et envers autrui. C’est cet amour de Dieu qui nous identifie
en tant que disciples du Seigneur Jésus-Christ.
Nous manifestons cet amour en renouvelant notre intelligence. Nous revêtons dans notre
intelligence « l’homme nouveau » que Dieu a créé dans une justice et une sainteté que produit la vérité
(Ephésiens 4:23 et 24). Lorsque notre intelligence est en harmonie avec notre esprit, nous pouvons
marcher dans la grandeur de l’amour de Dieu et Sa puissance.
Dans cette série sur l’amour de Dieu qui a débuté par l’édition de janvier-février 2016 de la revue
The Way Magazine, nous avons examiné en détail chacune des caractéristiques de l’amour agapê
énumérées en 1 Corinthiens 13:4-8. Nous avons observé comment Jésus-Christ a manifesté l’amour de
Dieu, et comment l’amour de Dieu change la vie des gens. Concluons notre série en revoyant le portrait
de l’amour de Dieu lorsque nous le manifestons — ce qu’il fait et ce qu’il ne fait pas — et en considérant
quelques manières dont nous pouvons manifester cet amour dans le monde et influencer puissamment la
vie des autres.
L’amour de Dieu est une force puissante. Lorsque nous revêtons l’intelligence de Christ, nous
manifestons l’amour envers Dieu et envers les autres, étant utiles à leur vie aussi bien qu’à la nôtre. Cet
amour « actif » de Dieu renforce les liens entre frères et sœurs en Christ et apporte toujours de la gloire à
Dieu, notre Père céleste. Recapitulons les caractéristiques de l’amour de Dieu énumérées en 1 Corinthiens
13.

1 Corinthiens 13:4-8 :
La charité [agapê, l’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation] est
patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante
point, elle ne s’enfle point d’orgueil,
elle ne fait rien de malhonnête [n’agit pas avec inconvenance], elle ne cherche point son
intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne [n’impute] point le mal,
elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ;

42
elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
La charité ne périt jamais...

L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation est patient ou tempérant. Nous
imitons notre Père céleste en étant patient avec les gens. La patience de Dieu donne aux gens l’occasion
de se repentir c’est-à-dire, de faire un changement authentique dans la vie. Parfois ce changement prend
du temps. Toutefois pour Dieu, l’accent n’est pas mis sur le temps que cela peut prendre, mais sur le
résultat désiré, à savoir, la repentance et l’intégrité correspondante.

2 Pierre 3:8 et 9 :
Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le
Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.
Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le
croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais
voulant que tous arrivent à la repentance.

L’amour de Dieu dans l’intelligence renouvelée en manifestation est aussi pleine de bonté. La
bonté de Dieu est « activement bienfaisante malgré l’ingratitude » et lorsque nous choisissons de la
manifester envers les autres, cela peut les encourager fabuleusement. Notre Père céleste nous a témoigné
Sa bonté lorsque nous ne la méritions pas.

Éphésiens 2:4-7 :
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par
grâce que vous êtes sauvés) ;
il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en
Jésus-Christ,
afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers
nous en Jésus Christ.

Nous avons vu un certain nombre de choses que l’amour de Dieu ne fait pas : il n’est point
envieux, il ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil — il n’a absolument rien à avoir avec de tels
comportements. Ce sont tous des comportements égocentriques de l’individu ; alors que l’amour divin de
Dieu en manifestation prend soin d’autrui et se réjouit avec ceux qui se réjouissent. L’amour agapê
donne. Il cherche à édifier les autres. Et il glorifie Dieu et fait connaître Ses voies.
De plus, cet amour « ne fait rien de malhonnête [n’agit pas avec inconvenance] ». Il n’est pas
indécent, honteux, ou inconvenant. Ces mots ne décrivent pas les actions de ceux qui cherchent à glorifier
Dieu. Nous manifestons l’amour de Dieu avec des comportements bienséants, tant envers nos frères et
sœurs en Christ qu’envers ceux en dehors du Corps de Christ.

1 Thessaloniciens 4:9,10,12 :
Pour ce qui est de l’amour fraternel [filadéfia, de filéô], vous n’avez pas besoin qu’on
vous en écrive ; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer [agapaô] les uns
les autres,
et c’est aussi ce que vous faites envers tous les frères dans la Macédoine entière. Mais
nous vous exhortons, frères, à abonder toujours plus dans cet amour,
en sorte que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux du dehors, et que vous n’ayez
besoin de personne.

43
Lorsque notre comportement est convenable et bienséant, nous avons le potentiel d’influencer les
autres et gagner ainsi leur respect, ce qui ajoute du poids à notre témoignage de la puissance de Dieu et de
Son amour.
Qui plus est, l’amour agapê « ne cherche point son intérêt ». L’amour de Dieu n’est pas égoïste.
Il ne persiste absolument pas à faire les choses à sa manière. Il ne recherche pas son intérêt. Comme
l’apôtre Paul, nous recherchons le bien des autres, afin qu’ils soient sauvés.

1 Corinthiens 10:33 :
De la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous,
cherchant [dzêtéô — viser, s’efforcer d’obtenir, œuvrer pour], non mon avantage, mais
celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

L’amour de Dieu ne s’irrite absolument point. Nous ne sommes pas prompts à nous vexer, nous
ne sommes pas non plus irritables, rancuniers, ou susceptibles. Même si notre tendance a été de parler
imprudemment, ou de nous mettre en colère, nous pouvons contrôler nos pensées, nos émotions, et nos
paroles, afin de manifester l’amour que Dieu nous a donné.
L’amour agapê ne soupçonne ou n’impute absolument pas le mal. Le mot grec traduit «
soupçonne » en 1 Corinthiens 13:5 signifie compter, calculer, attribuer ou imputer. Imaginez quelqu’un
tenant un livre comptable constitué d’une page entière dédiée à chaque personne qu’il connaît. Dans ce
livre, il enregistre toutes les fautes d’une personne, gardant le décompte afin de régler des comptes à
l’avenir peut-être en cherchant à rendre la pareille. La personne qui mentalement garde une trace des torts
qui lui ont été faits ne vit pas l’amour de Dieu. Mais le croyant qui, par amour, refuse de compter les torts
d’une autre personne, peut servir de grand modèle pour cette personne.
L’amour se réjouit de la vérité et non de l’injustice. Lorsque nous manifestons l’amour de Dieu,
nous ne nous réjouissons pas de l’injustice, nous ne prenons pas plaisir à faire le mal. Nous ne jubilons
pas des péchés des autres, nous ne sommes pas non plus dans l’allégresse lorsque les autres font le mal.
Quelle est la vérité qui nous réjouit ? Nous pouvons toujours nous réjouir en Dieu, en Sa Parole et en Son
Fils, notre rédempteur, quoi qu’il arrive.
L’amour de Dieu excuse tout, croit tout, espère tout, et supporte tout selon la Parole de Dieu.
Avec l’amour de Dieu, nous couvrons, abritons, et protégeons les autres, leur donnant ainsi l’occasion de
changer ; nous croyons et attendons le meilleur de chaque personne ; nous anticipons le retour de Christ ;
et nous tenons ferme face aux pressions de la vie.
C’est toute une liste décrivant les caractéristiques de l’amour de Dieu dans l’intelligence
renouvelée en manifestation. Il faut fidèlement décider jour après jour de manifester cet amour, une
pensée, et une action à la fois. Que c’est merveilleux de connaître que cet amour ne périt jamais — il ne
devient jamais obsolète. Il sera toujours spirituellement avantageux.

1 Corinthiens 13:8-10 :
La charité [agapaô] ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront,
la connaissance disparaîtra.
Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie,
Mais quand ce qui est parfait [Jésus-Christ] sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.

Si importantes que soient les manifestations de l’esprit pour notre vie maintenant, elles
disparaîtront toutes au retour de Christ lorsque nous recevrons de bien plus grandes capacités spirituelles.
Mais l’amour avec lequel nous opérons maintenant ces manifestations ne disparaîtra jamais. Comme The
Amplified Bible [La Bible amplifiée] en anglais le déclare en 1 Corinthiens 13:8 : « l’amour ne périt
jamais [ne faiblit jamais ou ne devient jamais obsolète ou n’aura jamais de fin]... »
La Parole de Dieu nous dit comment manifester Son amour dans le monde. Examinons quelques
manières dont nous pouvons le faire.

44
 En mettant en pratique la Parole — Aimer Dieu c’est garder Sa Parole, c’est mettre en
pratique Ses commandements.

1 Jean 2:5 :
Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là
nous savons que nous sommes en lui.

1 Jean 3:23 :
Et c’est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ, et
que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné.

1 Jean 5:3 :
Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne
sont pas pénibles.

Que c’est merveilleux ! En décidant de mettre en pratique la Parole de Dieu, nous pouvons
manifester Son amour !
 En n’aimant point le monde — Nous n’aimons pas les choses sur cette terre qui sont
opposées au seul vrai Dieu. Ces choses peuvent nous distraire et nous empêcher de manifester l’amour de
Dieu.

1 Jean 2:15 et 16 :
N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le
monde, l’amour du Père n’est point en lui.
Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et
l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

 En donnant — Nous imitons la façon de donner de notre Père céleste et de Son Fils, Jésus-
Christ. Nous ne pouvons pas nous tromper lorsque nous suivons leur exemple.

Jean 3:16 :
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en
lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Éphésiens 5:1 et 2 :
Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ;
et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-
même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.

 En atteignant les autres avec la Parole de Dieu — Nous atteignons les autres avec la Parole
de Dieu, gardant dans notre intelligence ce que cette Parole de Dieu dit qu’ils peuvent être en Christ. Dieu
l’a fait pour nous. Et quelle délivrance cela apporte !

Romains 5:8 :
Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des
pécheurs, Christ est mort pour nous.

Les prières de Paul en faveur des Philipiens et des Thessaloniciens nous indiquent qu’il
est disponible que notre amour agapê augmente de plus en plus dans cette Administration de la
Grâce.

45
1 Thessaloniciens 3:11 et 12 :
Que Dieu lui-même, notre Père, et notre Seigneur Jésus, aplanissent notre route pour que
nous allions à vous !
Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l’égard de tous, cette charité
[agapê] que nous avons nous-mêmes pour vous.

Il est disponible que notre amour augmente de plus en plus, ou abonde et surabonde, non
seulement parmi nous, mais à l’égard de tous. Lorsque nous permettons à l’amour qui a été répandu dans
nos cœurs au moment de la nouvelle naissance de déborder pour se répandre vers les autres, notre amour
nous donne une marque de distinction comme disciples de Jésus-Christ que le monde peut voir de façon
claire.
Nous pouvons également voir notre connaissance et notre pleine intelligence augmenter de plus
en plus en manifestant l’amour de Dieu.

Philipiens 1:9-11 :
Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour [agapê] augmente de plus
en plus en connaissance et en pleine intelligence
pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et
irréprochables pour le jour de Christ,
remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu.

Au verset 9, « la connaissance » fait référence à la connaissance exacte et précise qui a une


puissante influence sur celui qui connaît. « La pleine intelligence » est la perception spirituelle, le
discernement spirituel. Lorsque l’amour abonde dans notre vie, nous pouvons marcher avec cette
connaissance et ce discernement spirituels. Au verset 10, « le discernement » consiste à distinguer, à
séparer convenablement, c’est discerner. Et « les choses les meilleures » sont ces choses qui sont
spirituellement les meilleures. Nous pouvons savoir quoi faire dans les situations de la vie. Dieu produira
en nous le vouloir et le faire, nous rendant capables de reconnaître ce qui est spirituellement le meilleur,
comme nous manifestons Son amour.
Comme point de départ dans notre recherche pour comprendre les caractéristiques de l’amour de
Dieu énumérées en 1 Corinthiens 13, nous avons défini nos termes en examinant les définitions des mots
grecs correspondants. Nous avons élargi notre champ lexical en regardant d’autres occurrences de ces
mots. Et nous avons considéré l’exemple de Jésus-Christ qui a parfaitement manifesté l’amour de Dieu.
Notre étude, quoi que détaillée, n’a nullement été exhaustive, car l’amour de Dieu est sans limites. Cet
amour est si vaste qu’aucune définition n’est assez complète en elle-même pour contenir tous ses aspects,
et de la même manière, aucune action n’est suffisante en elle-même pour démontrer sa plénitude.
Approfondir notre compréhension sur ce sujet est le travail de toute une vie.
L’amour de Dieu est puissant — il change la vie des gens pour le meilleur. Il ne sera jamais
remplacé par quelque chose de nouveau ou de meilleur. Contrairement aux avancées dans le domaine
technologique qui vont et viennent, l’amour de Dieu est pour tous les temps. Le nouvel genre d’amour
dont Jésus-Christ a fait mention en Jean 13 est tout autant d’actualité et tout aussi utile aujourd’hui qu’il
ne l’était en ce temps-là. Nous voulons le manifester avec autant d’efficacité que Jésus-Christ l’a fait, afin
que nous puissions marcher sur ses traces. Nous suivons son exemple. En nous aimant les uns les autres
avec l’amour de Dieu, nous démontrons à tout le monde que nous sommes les disciples du Seigneur
Jésus-Christ. Pendant que nous anticipons son retour, mettons ce nouveau genre d’amour dans la trame de
notre vie. Manifestons gratuitement envers tout le monde et observons les grands changements fabuleux
qui en résultent. L’amour ne périt jamais.

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