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Introduction - Copie

Ce chapitre présente les principes fondamentaux de la comptabilité d'une entreprise, notamment la définition et l'utilité du bilan et du compte de résultat. Il décrit également les différents types d'entreprises et l'importance de la comptabilité pour la gestion d'une entreprise.

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Introduction - Copie

Ce chapitre présente les principes fondamentaux de la comptabilité d'une entreprise, notamment la définition et l'utilité du bilan et du compte de résultat. Il décrit également les différents types d'entreprises et l'importance de la comptabilité pour la gestion d'une entreprise.

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SOMMAIRE

Chapitre 1 : Le bilan et le compte de résultat


Section 1: La comptabilité au service de l’entreprise
Section 2: Le patrimoine économique de l’entreprise
Section 3: Du patrimoine au bilan
Section 4: Le passif du bilan : l’origine des ressources
Section 5: L’actif du bilan : l’emploi des ressources
Section 6: La détermination du résultat
Chapitre 2 : Description et analyse des flux économiques
Section 1: Description des flux
Section 2: Notion du compte
Section 2: Le principe de la partie double
Chapitre 3 : L’organisation comptable et ses supports
Section 1: Les pièces justificatives
Section 2: Le journal
Section 3: Le grand livre des comptes
Section 4: La balance des comptes
Chapitre 4 : Le système comptable mauritanien
Section 1: La spécificité du plan comptable mauritanien
Section 2: Contenu du Plan Comptable Général
Chapitre 5 : Les taxes sur les chiffres d’affaires
Section 1: La TVA facturée sur les ventes
Section 2: La TVA supportée sur les achats
Section 3: La Taxe sur les opérations financières
Section 4: La liquidation de la TVA
Chapitre 6 : Les comptes de patrimoine
Section 1: Les comptes du passif du bilan
Section 2: Les comptes de l’actif du bilan
Chapitre 7 : Les comptes de gestion
Section 1: Les comptes d’achats et de ventes
Section 2: Régularisation des comptes de stocks
Section 3: Le compte de résultat
Chapitre 8 : Les charges de personnel
Section 1: Le bulletin de salaire
Section 2: Les charges patronales sur salaires
Section 3: La comptabilisation des charges de personnel
Chapitre 9 : Les règlements par effets de commerce
Section 1: Création et circulation des effets
Section 2: Règlements des effets à l’échéance
Section 3: Effets devenus impayés à l’échéance
Chapitre 10 : La comptabilité des emballages
Section 1: Achats, consignations et ventes des emballages
Section 2: Régularisation des stocks d’emballages

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Chapitre 1 : Le bilan et le compte de résultat

Tout commerçant doit tenir une comptabilité, c’est-à-dire, enregistrer dans des documents et dans des
livres les opérations qu’il effectue pour les besoins de son commerce.

La loi N° 2000-05 du 18 janvier 2000, avait imposé à tous les commerçants exerçant une activité en
Mauritanie, la tenue d’une comptabilité selon les dispositions du Plan Comptable Mauritanien.

Dans ce premier chapitre-nous procèderons à l’étude sommaire :

- Du tableau qui résume la situation patrimoniale de l’entreprise : le Bilan


- Du compte de résultat qui justifie le bénéfice ou la perte qui apparait au bilan à partir des
sources d’enrichissement (les produits) et d’appauvrissement (les charges).

LE BILAN est un tableau qui fait notamment apparaitre de façon distincte :

- A l’actif l’ensemble des emplois économiques ou biens dont dispose l’entreprise :


 L’actif immobilisé :
- Immobilisations incorporelles : brevets, licences, logiciels, fonds
commercial...
- Immobilisations corporelles : terrains, bâtiments et installations, matériels…
- Immobilisations financières : titres de participation, dépôts et cautionnements
versés, prêts au personnel…
 L’actif circulant :
- Stocks de marchandises, matières, fournitures, produits fabriqués, services…
- Créances sur les clients et autres débiteurs divers,
- Avances versées aux fournisseurs, au personnel
 La trésorerie-Actif :
- Titres de placements, chèques à encaisser
- Disponibilités en caisse, en banque ou aux chèques postaux
- Au passif l’origine des ressources ayant permis l’acquisition des biens :

 Les capitaux propres :


- Capital (apports de l’exploitant ou des associés)
- Résultats nets de l’exercice (bénéfice ou perte)
 Les dettes financières à plus d’un an :
 Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit,
 Dettes de crédit-bail ou contrats de locations avec option d’achat
 Dettes probables à plus d’un an (provisions pour risques et charges)
 Le passif circulant (dettes à moins d’un an):
- Dettes aux fournisseurs et autres créanciers divers,
- Avances reçues des clients et autres débiteurs
- Dettes fiscales (à l’Etat) et sociales (au personnel et aux organismes sociaux)
- Dettes probables à moins d’un an (risques provisionnés)
 La trésorerie-Passif :

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- Dettes envers les banques (découverts bancaires, crédits de trésorerie et
crédits d’escompte…)

Section 1: La comptabilité au service de l’entreprise


1° Notion d’entreprise

L’entreprise est une organisation qui met en œuvre des moyens matériels et humains plus ou moins
importants, dans le but de produire, échanger ou faire circuler des biens ou des services.

Les entreprises peuvent être classées :

a- En fonction de leur activité économique


- Les entreprises commerciales : elles achètent des biens en vue de la revente en l’état sans
transformation. Le cycle d’exploitation d’une entreprise commerciale se présente comme suit :

Achats des Stockage des Ventes des Encaissements


marchandises marchandises marchandises

- Les entreprises industrielles : elles ont pour but la fabrication des produits finis à partir des
matières premières et de fournitures liées. Le processus d’exploitation d’une entreprise
industrielle se présente comme suit :

Achats des matières Encaissements


premières

Stockage des Vente des produits


matières premières fabriqués

Production Stockage des


produits fabriqués

- Les entreprises de services : elles fournissent des prestations de services (transport, banques,
assurances, hôtellerie, éducation…).
b- En fonction de leur importance
- Les petites entreprises emploient de 1 à 30 personnes ;
- Les moyennes entreprises emploient de 31 à 200 personnes ;
- Les moyennes entreprises emploient plus de 200 personnes.
c- En fonction de leur statut juridique

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- Les entreprises individuelles appartiennent à un seul individu ;
- Les entreprises sociétaires appartiennent à un groupe d’individus.

Ces dernières peuvent être classées suivant leur forme :

 Sociétés de personnes : société en nom collectif (SNC) et société en commandité


simple (SCS)
 Sociétés de capitaux : société anonyme (SA)
 Sociétés à responsabilité limitée (SARL) l’intermédiaire entre les sociétés de
personnes et les sociétés de capitaux (hybride)

L’activité de l’entreprise consiste à acheter ou à produire des biens ou des services en vue de les
vendre.

Pour réaliser ces objectifs elle doit se procurer des capitaux et les utiliser judicieusement.

Une bonne gestion doit se traduire par la réalisation de bénéfices.

2° l’entreprise et son environnement

L’entreprise n’est pas isolée. Elle est en constante relation avec les composantes de son
environnement.

Biens et Services Service public

Fournisseurs Etat
Monnaie Impôts et taxes

ENTREP
RISE
Monnaie Force de travail

Clients Personnel
Biens et services Salaires

Monnaie Dettes

Prêteur Propriétaires
Dettes Monnaie (capitaux)

3° utilité de la comptabilité au sein de l’entreprise

[Tapez ici]
La comptabilité peut être définie comme une technique d’information quantitative décrivant, en unités
monétaires l’activité et la situation d l’entreprise à un moment donné.
De ce point de vue, elle apparait comme un système générateur d’information relevant d’un rôle
interne et externe et permettant de saisir, classer et enregistrer des données de base chiffrées et de
fournir après traitement approprié un ensemble d’informations destinés aux différents utilisateurs.

La tenue d’une comptabilité permet notamment de déterminer :

a- Le montant des ressources durables dont dispose l’entreprise


- Capital engagé par l’exploitant ou par les associés (apports)
- Ressources financières : emprunts et dettes contractés à long terme
b- Les investissements réalisés grâce à ces ressources
- Immobilisations incorporelles : brevets, licences, logiciels, fonds commercial...
- Immobilisations corporelles : terrains, bâtiments et installations, matériels…
- Immobilisations financières : titres de participation, dépôts et cautionnements versés, prêts au
personnel…
c- Les existants en stocks
- Marchandises et produits fabriqués destinés à être vendus
- Matières et fournitures destinées à être consommées
d- Les créances et les dettes d’exploitation
- Créances à recouvrer sur les clients at autres débiteurs
- Dettes à payer aux fournisseurs, au personnel et aux organismes sociaux, à l’Etat…
e- La trésorerie
- Titres de placement, disponibilités en caisse, en banque ou aux chèques postaux
- Découverts bancaires, crédits de trésorerie et crédits d’escompte
f- Les charges supportées
- Les charges d’exploitation : achats de marchandises, de matières, de fournitures et de services
- Charges financières : intérêts versés, escomptes accordés, pertes de change…
- Charges hors exploitation : sont celles qui ne sont pas prises en compte dans les budgets d'une
entreprise, car elles ne font pas partie de son activité productive, cependant, en raison
d'événements fortuits, elles doivent être déboursées et assumées par celle-ci (amende,
pénalité)
g- Les produits acquis
- Produits d’exploitation : ventes de marchandises, de produits fabriqués ou de services
- Produits financiers : intérêts reçus, escomptes obtenus, gains de change…
- Produits hors exploitation : ce sont des produits exceptionnels qui ne font pas partie de
l’activité productive (cession d’une immobilisation)
h- Les résultats de l’exercice
- Résultat d’exploitation : produits d’exploitation – charges d’exploitation
- Résultat financier : produits financiers – charges financières
- Résultat hors exploitation : Produits hors exploitation – charges hors exploitation
- Résultat net de l’exercice : résultat d’exploitation + résultat financier + résultat hors
exploitation

Section 2: Le patrimoine économique de l’entreprise

Le patrimoine économique d’une entreprise est constitué de l’ensemble :

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DES BIENS qu’elle a sous son contrôle : biens dont l’entreprise est propriétaire ou dont elle fait
l’usage (biens faisant l’objet d’un crédit-bail) pour en tirer des avantages tout en supportant les risques
inhérents à sa gestion.

DES DETTES contractées en vue de réaliser son exploitation.

1° Les biens

Ils comprennent l’ensemble des EMPLOIS économiques sous contrôle de l’entreprise :

 Les immobilisations ou biens destinés à servir durablement à l’activité de l’entreprise :


 Immobilisations incorporelles n’ayant pas d’existence matérielle : brevets, licences
logiciels, marques, fonds commercial (achalandage, clientèle nom commercial
enseigne, droit au bail)…
 Immobilisations corporelles ayant une existence physique : terrains, bâtiments
installations et agencement, aménagement, matériels …
 Immobilisations financières : titres de participation et autres titres immobilisés,
prêts, dépôts et cautionnements versés…
 Les stocks ou ensemble des biens qui interviennent dans le cycle d’exploitation de l’entreprise
pour être vendus (marchandises, produits fabriqués) ou consommés (matières premières,
matières consommables, fournitures et emballages).
 Les créances ou sommes dues par les tiers (créances à recouvrer sur les clients et autres
débiteurs, avances et acomptes versés aux fournisseurs, au personnel…)
 Les disponibilités ou liquidités titres de placement, chèques à encaisser, avoir en banque, aux
chèques postaux ou en espèces.

2° Les dettes

Ce sont les RESSOURCES ayant permis d’acquérir les biens :

Les dettes financières à long terme destinés à couvrir les besoins de financement durables de
l’entreprise : emprunts, dettes auprès des établissements de crédit, dettes de crédit-bail, dettes
probables à plus d’un an…

Les dettes circulantes à court terme : dettes aux fournisseurs, avances reçues des clients, dettes
fiscales (à l’Etat), dettes sociales (au personnel et aux organismes sociaux), dettes probables à moins
d’un an…

Les dettes bancaires : découverts bancaires, crédits de trésorerie et crédits d’escompte…

3° calcul de la valeur du patrimoine

Calculer la valeur du patrimoine revient à calculer la fortune :

Valeur des biens - Montant des dettes = fortune ou valeur du patrimoine

Dans une entreprise individuelle la fortune initiale est appelée le Capital personnel : il est constitué
par les apports effectués par l’exploitant qui a créé l’entreprise.

L’activité de l’entreprise génère un résultat qui se traduit :

 Soit par un accroissement de la fortune initiale (Résultat positif ou Profit ou Bénéfice)

[Tapez ici]
Valeur des biens – Montant des dettes = Fortune initiale + Bénéfice

 soit par une diminution de cette fortune initiale (Résultat négatif ou Déficit ou Perte)

Valeur des biens – Montant des dettes = Fortune initiale - Perte

Le Capital et le Résultat sont considérés comme des ressources au même titre que les dettes :

- le capital : ressource initial apportée par l’exploitant ou les associés


- le résultat : ressource interne générée par l’activité de l’entreprise
- les dettes : ressources externes fournies par les tiers

Ces ressources ont été employées à acquérir les biens ou emplois économiques.

Nous constatons les égalités fondamentales suivantes :

Biens –Dettes = Fortune ou valeur du patrimoine

Biens –Dettes = Capital ou Fortune initiale + Résultat

Biens –Dettes – Capital = Résultat

Biens = Capital + Résultat + Dettes

EMPLOIS = RESSOURCES

Application :

Le 1er janvier de l’année N, Monsieur Mohamed crée une entreprise dont la situation initiale peut être
résumée comme suit :

Matériels d’exploitation acquis 15 000 000


Stocks de marchandises 1 500 000
Disponibilités en banque et en caisse 7 000 000
Emprunt à rembourser à la BPM 5 000 000
Dettes aux fournisseurs 500 000

Calculons la valeur de son patrimoine :

- Valeur des biens ou emplois :

Matériels 15 000 000


Stocks de marchandises 1 500 000
Disponibilités 7 000 000
Total 23 500 000

- Montant des dettes ou ressources :

Emprunt à rembourser à la BPM 5 000 000


Dettes aux fournisseurs 500 000
Total 5 500 000

[Tapez ici]
- Valeur de son patrimoine ou fortune initiale ou capital :

Valeur des biens 23 500 000


Montant des dettes - 5 500 000
Fortune initiale ou Capital 18 000 000

- Résumons la situation initiale au moyen d’un tableau :

EMPLOIS RESSOURCES
Matériels 15 000 000 Capital 18 000 000
Stocks de
1 500 000 Emprunt à rembourser à la BPM 5 000 000
marchandises
Disponibilités 7 000 000 Dettes aux fournisseurs 500 000
TOTAL 23 500 000 TOTAL 23 500 000

Le 31 Décembre N, après un an d’activité, Monsieur Mohamed résume sa situation comme suit :

Matériels d’exploitation en service 13 500 000


Prêt au personnel 500 000
Stocks de marchandises 4 000 000
Créances à recouvrer sur les clients 2 200 000
Disponibilités en banques et en caisse 5 500 000
Emprunt à rembourser à la BPM 4 000 000
Dettes aux fournisseurs 1 000 000
Dettes fiscales (impôts et taxes à payer) 900 000
Dettes sociales (salaires et charges sociales à payer) 450 000

Calculons la valeur de son patrimoine au 31/12/N puis le résultat de l’année N :

BIENS DETTES
Matériels 13 500 000 Emprunt 4 000 000
Prêt au personnel 500 000 Dettes fournisseurs 1 000 000
Stocks de marchandises 4 000 000 Dettes sociales 450 000
Créances clients 2 200 000 Dettes fiscales 900 000
Disponibilités 5 500 000
TOTAL 25 700 000 TOTAL 6 350 000
Valeur du patrimoine = 25 700 000 (Biens) – 6 350 000 (Dettes) = 19 350 000
Résultat = 19 350 000 (Valeur actuelle du patrimoine) – 18 000 000 (Valeur initiale) = + 1 350 000
(résultat positif ou bénéfice)

Section 3: Du patrimoine au bilan


Le bilan est un tableau qui permet d’apprécier la situation patrimoniale d’une entreprise qu’il décrit, à
une date donnée. Il comporte deux parties qui font apparaitre séparément :

[Tapez ici]
 A gauche les éléments ACTIFS ou EMPLOIS économiques : biens que l’entreprise a
sous son contrôle (immobilisations, stocks, créances d’exploitation et liquidités).
 A droite les éléments PASSIFS ou RESSOURCES : capitaux propres (valeur du
patrimoine) et dettes contractées (dettes certaines et dettes probables).

TOTAL DES EMPLOIS = TOTAL DES RESSOURCES

ELEMENTS ACTIFS = ELEMENTS PASSIFS

BIENS = CAPITAUX PROPRES + DETTES

Les capitaux propres comprennent :

 Le capital personnel (entreprise individuelle) ou le capital social (entreprise sociétaire) :


apports de l’exploitant ou des associés.
 Le résultat positif ou négatif, bénéfice ou perte : différence entre les produits et les charges.

BIENS = CAPITAL + RESULTAT + DETTES

BIENS = CAPITAL + BENEFICE + DETTES

BIENS = CAPITAL – PERTE + DETTES

Exemple :

Présentons le bilan de l’entreprise de monsieur Mohamed

- Bilan au 1er janvier de l’année N

ACTIF Montant au 01/01/N PASSIF Montant au 01/01/N


Matériels 15 000 000 Capital 18 000 000
Stocks de marchandises 1 500 000 Emprunt 5 000 000
Disponibilités 7 000 000 Dettes aux fournisseurs 500 000
TOTAL 23 500 000 TOTAL 23 500 000

- Bilan au 31 Décembre de l’année N

ACTIF Montant au 31/12/N PASSIF Montant au 31/12/N


Matériels 13 500 000 Capital 18 000 000
Prêt au personnel 500 000 Résultat + 1 350 000
Stocks de marchandises 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Créances clients 2 200 000 Dettes fournisseurs 1 000 000
Disponibilités 5 500 000 Dettes sociales 450 000
Dettes fiscales 900 000
TOTAL 25 700 000 TOTAL 25 700 000

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Section 4: Le passif du bilan : l’origine des ressources
Le PASSIF du bilan met en évidence les RESSOURCES ou moyens qui ont permis l’acquisition de
biens ; elles sont inscrites dans l’ordre d’exigibilité croissante. On peut distinguer les grandes masses
suivantes :

 Les capitaux propres et ressources assimilées :


- Ressources fournies par les associés ou par l’exploitant et qui sont maintenues dans
l’entreprise d’une manière durable : le Capital.
- Ressources résultant de l’activité de l’entreprise : le Résultat net qui est, soit un bénéfice
(ressource positive), soit une perte (ressource négative).
 Les dettes financières :
- Ressources fournies par les préteurs (emprunts à plus d’un an) pour couvrir les besoins de
financement durables
- Dettes de crédit-bail résultant de contrats de locations à plus d’un an avec option d’achat
- Provisions financières pour risques et charges : il s’agit des dettes probables à plus d’un an et
dont le montant et l’échéance ne sont pas fixés de façon précise : cout probable des litiges, des
amendes fiscales, des garanties accordées aux clients...
 Le passif circulant :
- Dettes circulantes résultant d’avances reçues des clients et autres débiteurs
- Dette circulantes provenant d’achats à crédits aux fournisseurs
- Dettes fiscales et sociales : (impôts et taxes, salaires et charges sociales à payer)
- Risques provisionnés pour dettes probables à moins d’un an.
 La trésorerie-passif :
- Crédits bancaires d’escompte
- Crédits bancaires de trésorerie et découverts bancaires.

Section 5: L’actif du bilan : l’emploi des ressources

L’ACTIF exprime à la date d’établissement du bilan, l’EMPLOI qui a été fait des ressources
(capitaux propres et dettes). Ces dernières ont permis d’acquérir les biens indispensables au
fonctionnement d l’entreprise.

Les biens sont inscrits dans l’ordre de liquidité croissante ; on peut distinguer les grandes masses
suivantes :

 L’actif immobilisé : cette rubrique regroupe les éléments destinés à servir de façon
durable à l’activité de l’entreprise et ne se consomment pas par le premier usage. Leur
durée d’utilisation est, à priori supérieure à un an. Il s’agit de :
- Immobilisations incorporelles : brevets, licences, logiciels, fonds
commercial...
- Immobilisations corporelles : terrains, bâtiments et installations, matériels…
- Immobilisations financières : titres de participation et autres titres
immobilisés, dépôts et cautionnements versés, prêts au personnel…
 L’actif circulant : il regroupe des éléments d’actif, en raison de leur destination ou de
leur nature, ont vocation à se transformer au cours du cycle d’exploitation. Il s’agit
de :

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- Stocks et encours de marchandises, matières, fournitures, produits fabriqués,
services…
- Créances sur les clients et autres débiteurs divers,
- Avances versées aux fournisseurs, au personnel
 La trésorerie-Actif : sont regroupées dans ce poste les valeurs disponibles
- Titres de placements cessibles à court terme, chèques à encaisser
- Disponibilités en caisse, en banque ou aux chèques postaux

Section 6: La détermination du résultat

L’activité de l’entreprise est génératrice d’une ressource interne appelée résultat. Si la valeur de son
patrimoine augmente, l’entreprise s’enrichit et constate un profit ou bénéfice ; si la valeur de son
patrimoine diminue, l’entreprise s’appauvrit et constate une perte ou déficit.

1° Les sources d’enrichissement de l’entreprise : les produits

Les produits sont des ressources internes qui concourent à l’enrichissement de l’entreprise. Nous
pouvons distinguer :

- Les ventes de marchandises par les entreprises commerciales


- Les ventes des produits fabriqués à partir des matières premières par les
entreprises industrielles
- Les travaux facturés par les entreprises des secteurs des travaux publics
- Les services vendus par des entreprises prestataires de services
- La production immobilisée ou livraisons à sois même des immobilisations
produites
- La production stockée ou déstockée : c’est la variation de stocks de produits
et de services vendus (Stock final – Stock Initial)
- Les produits accessoires : qui sont le plus souvent des services facturés
occasionnellement (transport facturés aux clients à l’occasion des ventes)
- Les subventions d’exploitation ou aides financières obtenues
- Les autres produits et profits divers : indemnité d’assurance reçues,
produits des cessions d’immobilisations, subventions d’équilibre obtenues, les
dons et libéralités reçus…
- Les revenus financiers : intérêts reçus sur prêts, escomptes obtenus, revenus
des titres, gains de changes…

2° Les sources d’appauvrissement de l’entreprise : les charges

Les charges sont des emplois définitifs (ou consommations de ressources) qui concourent à
l’appauvrissement de l’entreprise. Il s’agit des biens et services consommés pour obtenir les produits.

Citons notamment :

- Les achats de marchandises pour être revendues en l’état


- Les achats des matières premières et fournitures liées destinés à être incorporés aux
produits fabriqués

[Tapez ici]
- Les autres achats des matières et fournitures : matières consommables, fournitures
d’atelier, fournitures de bureau…
- Les achats d’emballages destinés à contenir les produits livrés à la clientèle
- Les transports : transports sur ventes, voyages et déplacements…
- Les impôts et taxes : impôts fonciers, TVA, ITS…
- Les charges de personnel : salaires, primes et indemnités, charges sociales…
- Les dotations aux amortissements et provisions : dépréciation certaines et probables des
immobilisations
- Les frais financiers : intérêts versés sur emprunts, escomptes accordés aux clients, perte de
change, pertes sur cessions…

3° Le compte de résultat

C’est un tableau qui regroupe les produits et les charges concernant une période comptable
(généralement une année civile), il fait notamment apparaitre les rubriques suivantes :

Marge Brute Ventes De Marchandises – Cout D’achat Des Marchandises


Vendues (Achats Des Marchandises – Variations De Stocks)
Valeur Ajoutée Marge Brute + Autres Produits D’exploitation – Charges
D’exploitation (A L’exception Des Charges De Personnel Et
Des Dotations Aux Amortissements Et Provisions)
Excèdent Brute Valeur Ajoutée – Charges De Personnel
D’exploitation
Résultat D’exploitation Excèdent Brut D’exploitation – Dotations Aux
Amortissements Et Provisions
Résultat Financier Revenus Financiers – Frais Financiers
Resultat Hors Exploitation Produits Hors Exploitation – Charges Hors Exploitation
Résultat Net (Bénéfice Ou Résultat D’exploitation + Résultat Financier + Résultat Hors
Perte) Exploitation

Pour présenter un compte de résultat simplifié, nous adopterons provisoirement le modèle suivant :

Libellés Sens Montant au 31/12/N


Ventes de marchandises +
Achats de marchandises -
Variations de stocks (Marchandises) +/-
MARGE BRUTE
Ventes de produits fabriqués +
Travaux et services vendus +
Production stockée ou déstockée (variation de stocks) +/-
Production immobilisée +
Produits accessoires +
Subventions d’exploitation +
Autres produits +
Achats de matières premières -
Variations de stocks (Matières premières) +/-
Autres achats -
Variations de stocks (Autres Achats) +/-
Transports -
Services extérieurs -
Impôts et taxes -

[Tapez ici]
Autres charges -
VALEUR AJOUTEE
Charges de personnel -
EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION
Dotations aux amortissements et provisions -
RESULTAT D’EXPLOITATION
Revenus financiers et assimilés +
Frais financiers et charges assimilées -
RESULTAT FINANCIER
Produits Hors Exploitation +
Charges Hors Exploitations -
RESULTAT HORS EXPLOITATION
RESULTAT NET : BENEFICE OU PERTE

Application : cas entreprise AFSA

Le 31/12/N-1 la situation de l’entreprise SARR peut être résumée comme suit :

ACTIF Montant PASSIF Montant


Matériels 6 000 000 Capital 14 000 000
Stocks de marchandises 4 000 000 Résultat N-1 1 000 000
Disponibilités 5 500 000 Dettes aux fournisseurs 500 000
TOTAL 15 500 000 TOTAL 15 500 000

La valeur du patrimoine au 01/01/N est égal à 15 500 000 (Biens) - 500 000 (Dettes) = 15 000 000

Au cours de l’année N, l’entreprise AFSA a effectué les opérations suivantes :

- Le résultat de l’exercice N-1 est porté en augmentation du capital


- Achat de marchandises à crédit à divers fournisseurs
- Ventes de marchandises à crédits à divers clients
- Paiements aux fournisseurs
- Règlement des clients
- Dépenses diverses :
 Electricité, eau, fournitures diverses : 350 000
 Impôts et taxes : 900 000
 Assurances, loyers, entretiens et réparations 300 000
 Salaires : 800 000,

Chapitre 2 : Description et analyse des flux économiques

Section 1: Description des flux

En comptabilité, un flux désigne un mouvement d’entrée ou de sortie d’argent ou de biens et


services entre l’entreprise et ses partenaires (flux externes) ou au sein de l’entreprise elle-même (flux
interne) ; nous distinguons les flux ou mouvements suivants :

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- Les flux réels: ils représentent des échanges physiques des biens et services :
 Entrées des biens et services : investissements, achats et consommations
 Sorties de biens et services : désinvestissements, ventes et productions
- Les flux monétaires: ils sont la contrepartie monétaire des flux physiques
 Flux de trésorerie entrant ou recettes
 Flux de trésorerie sortant ou dépenses
- Flux financiers de créances :
 Créances acquises : ventes à crédit aux clients de biens et services, prêts accordés
 Créances recouvrées : règlement des clients, remboursement des prêts
- Les flux financiers de dettes :
- Dettes contractées : achats à crédit aux fournisseurs de biens et de services, emprunts
- Dettes réglées : paiements aux fournisseurs, remboursement des emprunts

L’analyse comptable de ces flux nous permettra de distinguer :


 L’origine ou la provenance du mouvement, point de départ du flux, source du mouvement
appelée RESSOURCE ; la ressource est le moyen d’obtention qui rend possible l’opération
(flux sortant de l’entreprise)
 La destination du mouvement, point d’arrivée du flux, appelée EMPLOI ; l’emploi
correspond à l’utilisation qui a été faite de la ressource (flux entrant dans l’entreprise)
Pour chaque opération la valeur de l’emploi est égale la valeur de la ressource correspondante, nous
aurons donc l’égalité suivante :
TOTAL DES EMPLOIS = TOTAL DES RESSOURCES

Application

Au cours du mois d’octobre, mois de sa création, l’entreprise SEYNI a réalisé les opérations
suivantes :

1) 01/10 Elle a réussi à constituer son capital. Ce dernier s’élève à 10 000 000. Les fonds
correspondants sont déposés en banque.
2) 05/10 Elle reçoit l’accord pour l’emprunt qu’elle avait sollicité auprès de sa banque. Son
montant de 5 000 000 est porté sur le compte bancaire de l’entreprise.
3) 08/10 Elle fait une acquisition d’une machine de 3 000 000 payée par cheque bancaire.
4) 10/10 Elle achète à crédit pour 1 500 000 de marchandises.
5) 12/10 Elle retire 500 000 à la banque pour alimenter la caisse.
6) 15/10 Elle règle par cheque bancaire son fournisseur 1 500 000.
7) 18/10 Elle règle en espèces des frais de transport 35 000.
8) 20/10 Elle règle par cheque bancaire des annonces publicitaires 90 000.
9) 22/10 Elle vend des marchandises à crédit 2 500 000.
10) 29/10 Elle règle par cheque le salaire de son gérant 150 000.
11) 30/10 Elle remet en banque le cheque qu’elle a reçu de son client 2 500 000.

Travail à faire : Etablir le tableau d’analyse des opérations.

n° date Emplois (flux d’entrée) Ressources (flux de sortie)


opération

[Tapez ici]
1 01/10 Banque 10 000 000 Capital 10 000 000

2 05/10 Banque 5 000 000 Emprunt 5 000 000

3 08/10 Machine 3 000 000 Banque 3 000 000

4 10/10 Marchandises 1 500 000 Fournisseur 1 500 000

5 12/10 Caisse 500 000 Banque 500 000

6 15/10 Fournisseur 1 500 000 Banque 1 500 000

7 18/10 Frais de transport 35 000 Caisse 35 000

8 20/10 Annonces publicit. 90 000 Banque 90 000

9 22/10 Client 2 500 000 Ventes de mses 2 500 000

10 29/10 Salaire 150 000 Banque

11 30/10 Banque 2 500 000 Client 2 500 000

Section 2: Notion du compte


Les flux doivent faire l’objet d’un enregistrement dans un compte de la comptabilité de
l’entreprise concernée. C’est l’essence même de la comptabilité générale, les mouvements
permettent de suivre les variations du patrimoine de l’entreprise et de son activité.
1° Définition du compte
Le compte c’est un tableau qui sert à enregistrer les opérations de même nature. Il est partagé e,
deux parties :
- La partie gauche s’appelle débit est réservée au flux d’entrée ou emplois
- La partie droite s’appelle crédit est réservée aux flux de sortie ou ressources

[Tapez ici]
- La différence entre le total du débit et le total du crédit s’appelle le solde :
Si le totale du débit est supérieur au total du crédit, le solde est débiteur
Si le total du crédit est supérieur au total du dédit le solde est créditeur
Si le total du débit égal au total du crédit, le solde est NUL (compte soldé).
Le compte doit faire ressortir clairement pour chaque période, le solde au début de la
période, le total des mouvements débit et crédit de la période et le solde en fin de période.
2° Présentation du compte
Nous distinguons trois catégories de comptes :
Comptes à colonnes séparées : chacune des deux parties (DEBIT et CREDIT) est divisée
en trois colonnes :
Dans la partie (X et X’), est indiquée la date à laquelle l’opération a été réalisée par
l’entreprise ;
Dans la partie (Y et Y’), est indiquée le motif de l’opération et la référence de la pièce
comptable ;
Dans la partie (Z et Z’), est enregistrée les montants, en OUGUIYA, des opérations
réalisées

Débit Crédit
Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants
X Y Z X’ Y’ Z’

Comptes à colonnes mariées :


C’est un compte qui respecte les mêmes principes que ceux du compte à colonnes
séparées, la seule différence c’est que dans ce compte on fait apparaitre après chaque
opération un solde (différence entre DEBIT et CREDIT).
L’utilisation de ce compte est fréquente dans le cas des comptes de trésorerie (banque,
caisse, chèques postaux) ou des comptes de créances clients ou de dettes fournisseurs
Numéro et intitulé du compte
Dates Libellés Montants Solde
1 2 Débit Crédit Débiteur créditeur
3 4 5 5

- La colonne 1 indique les dates des opérations


- La colonne 2 définit l’opération et indique la référence de la pièce comptable
- La colonne 3 indique les montants inscrits au débit
- La colonne 4 indique les montants inscrits au crédit
- Les colonnes 5 indiquent le solde après chaque opération :
- Si débit est supérieur au crédit, le solde est enregistré dans la colonne du solde débiteur
- Si débit est inférieur au crédit, le solde est enregistré dans la colonne du solde créditeur

Comptes schématiques (comptes en T)


Un compte peut être présenté sous une forme schématique, appelé compte en (T), son
objectif c’est de simplifier l’enregistrement des différentes opérations de l’entreprise.

Débit Crédit
1 2

La colonne 1 indique les montants enregistrés au débit et leurs dates

[Tapez ici]
La colonne 2 indique les montants enregistrés au crédit et leurs dates

3° le principe de la partie double


C’est le principe de base de la comptabilité, d’après ce principe, toute écriture comptable
doit affecter au moins deux comptes, l’un est débité et l’autre est crédité de la même
somme.
Le sens des comptes peut être synthétisé par le tableau suivant :

Rubrique/Sens Débit Crédit


Bilan Actif Augmentation Diminution
Passif Diminution Augmentation
Compte de Charges Augmentation Diminution
résultat Produits Diminution Augmentation

Précisions :
- Si on inscrit une somme au débit d’un compte d’actif cela signifie que l’actif de l’entreprise
(les emplois) a augmenté
- Si on inscrit une somme au crédit d’un compte d’actif cela signifie que l’actif de l’entreprise
(les emplois) a diminué
- Si on inscrit une somme au débit d’un compte du passif cela signifie que le passif de
l’entreprise (les ressources) a diminué
- Si on inscrit une somme au crédit d’un compte du passif cela signifie que le passif de
l’entreprise (les ressources) a augmenté
- Si on inscrit une somme au débit d’un compte de charges cela signifie que les charges de
l’entreprise ont augmenté
- Si on inscrit une somme au crédit d’un compte de charges cela signifie que les charges de
l’entreprise ont diminué
- Si on inscrit une somme au débit d’un compte des produits cela signifie que les produits de
l’entreprise ont diminué
- Si on inscrit une somme au débit d’un compte des produits cela signifie que les produits de
l’entreprise ont augmenté

Chapitre 3 : L’organisation comptable et ses supports

Pratiquement l’analyse comptable des opérations


Section 1: les pièces justificatives
L’origine, le contenu, l’imputation de chaque donnée comptable doivent s’appuyer sur une pièce
justificative constituée par un document écrit. Les pièces justificatives doivent être classées de façon à
utiliser toutes les recherches et garantir toutes les possibilités de contrôle éventuel, en effet ce sont des
documents qui vont servir de base à la comptabilisation des opérations effectuées par une entreprise
(factures, chèques, contrats...). L’article 23 du code de commerce relatif aux obligations générales des
commerçants impose la conservation des pièces justificatives pendant 10 ans.

Section 1: Le journal
C’est un registre légal ou doivent être enregistrées par ordre chronologique, sans blanc, ni rature et ni
surcharge, les opérations de l’entreprise décrites dans les pièces justificatives. Pour chaque opération
le journal doit mentionner :
 La date de l’enregistrement
 Le numéro et l’intitulé du ou des compte(s) débité (s)
 Le numéro et l’intitulé du ou des compte(s) crédité (s)
 Les montants correspondants
 Le libellé de l’opération et la référence de la pièce justificative

[Tapez ici]
Le journal doit être conservé 10 ans avec les pièces justificatives, il doit être totalisé au bas de chaque
page ; les totaux sont ensuite reportés au début de la page suivante. Dans un journal total débit est égal
au total crédit : conséquence du principe de la partie double

Application
Section 2: Le grand livre des comptes
Le chef d’entreprise a besoin d’informations fréquentes sur ses recettes, ses dépenses, ses créances, ses
dettes, son chiffre d’affaires, ses charges, ses produits…
Combien me reste-t-il en caisse ? En banque ? Aux chèques postaux
Combien me doivent mes clients ? Mes emprunteurs ?
Combien dois-je à mes fournisseurs ? Mes préteurs ?
A combien s’élève mon chiffre d’affaires ?
Comment évoluent mes charges ?
Pour pouvoir répondre à toutes ces questions il convient de reporter dans les comptes du grand-livre
toutes les opérations enregistrées dans le journal.
Le grand livre est un registre qui regroupe l’ensemble des comptes de l’entreprise. Il fait partie des
livres comptables at autres supports dont la tenue est obligatoire. Toutefois il n’est soumis à aucun
formalisme particulier.
Il doit faire apparaitre distinctement le solde au début de la période, le cumul des mouvements (débit),
celui des mouvements (crédit) et le solde à la fin de la période.
Application
Section 3: La balance des comptes
La balance est un tableau ou sont reportés tous les comptes du grand livre. Il peut être présenté sous
forme d’un tableau à 6 colonnes ou à 8 colonnes.
Balance à 6 colonnes
N° comptes Intitulés de Sommes Soldes
comptes Débit Crédit Débit crédit

Balance à 8 colonnes
Intitulés Soldes début période Mouvements Soldes fin période

de Débit Crédit Débit Crédit Débit crédit
comptes
comptes

La balance est un instrument de contrôle, elle permet de vérifier l’exactitude des reports du journal aux
comptes du grand livre ; les égalités suivantes doivent être vérifiées.
Total des soldes d’ouverture débiteurs = Total des soldes d’ouverture créditeurs
Total des mouvements débiteurs = Total des mouvements créditeurs
Total des soldes débiteurs = Total des soldes créditeurs
Totaux débit et crédit de la balance (soldes d’ouverture + mouvements de l’exercice) = Totaux
débit et crédit du journal

Application

Chapitre 4 : Le système comptable mauritanien

Section 1: La spécificité du plan comptable mauritanien


La réglementation comptable mauritanienne est régie par le plan comptable national institué par
l’ordonnance N°82-180 du 24 décembre 1982, et révisé en 1996. Les règles essentielles contenues
dans ses articles sont les suivantes :
- Les entreprises assujetties à cette réglementation doivent tenir une comptabilité et faire au
moins un inventaire par an.
- Les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :
 Le journal
 Le grand-livre

[Tapez ici]
 La balance générale des comptes
 Le livre d’inventaire sur lequel sont inscrits : le bilan, le compte de résultat de chaque
exercice
 Les procédures et l’organisation comptable doivent être décrites dans un manuel de
procédures
 L’exercice comptable coïncide avec l’année civile : il commence le 1er janvier et doit
être clôturé le 3 décembre
 Il est prévu deux systèmes selon lesquels sont établis les états financiers : système
normal et système comptable simplifié de trésorerie. Les petites entreprises, dont les
recettes annuelles ne sont pas supérieures au seuil fixé par les autorités compétentes,
sont assujetties à un système comptable simplifié

2° les principes comptables


Pour marquer toute l’importance des principes comptables fondamentaux sur lesquels repose la
comptabilité de façon implicite ou explicite, le Plan Comptable Mauritanien en retient 7.
Les 7 principes comptables retenus font l’unanimité dans les normes internationales, ce qui n’est pas le
cas pour le huitième dit (la prééminence de la réalité sur l’apparence) qui est d’essence anglo-saxonne
non encore universellement adopté. Son application est toujours délicate et peut être source de
distorsions d’une entreprise à l’autre.
a- La prudence : en vertu de ce principe, toute moins-value simplement probable doit être
constatée alors que les plus-values ne le sont qu’une fois réalisées ; il s’agit donc d’une
appréciation raisonnable des évènements et des opérations. La prudence s’illustre plus
facilement qu’elle ne se définit ; sa finalité est d’éviter de transférer sur des exercices
ultérieurs des risques nés dans l’exercice et susceptibles d’entrainer des pertes futures ; la
règle de prudence est destinée à protéger les utilisateurs des états financiers contre les
illusions qui pourraient résulter d’une image non prudente, ou trop flatteuse de l’entreprise.
b- La permanence des méthodes de présentation ou d’évaluation : ce principe est indispensable
aux comparaisons, dans le temps, des états financiers ; la comparabilité des comptes annuels
successifs. En effet, ce principe ne signifie pas que l’on ne puisse jamais changer de méthode ;
de tels changements sont possibles, mais dans des cas exceptionnels et sous des conditions très
strictes.
c- La spécialisation des exercices : l’activité de l’entreprise est découpée en périodes comptables
appelées exercices et ceux-ci sont autonomes, il faut rattacher à chaque exercice tous le
produits et les charges qui le concernent mais ceux-là seulement.
d- Le cout historique : la valeur à laquelle un élément a été inscrit reste définitive
indépendamment du temps.
e- La continuité d’exploitation : pour l’établissement des comptes annuels, l’entreprise est
présumée poursuivre ses activités.
f- La transparence : il faut inclure dans ce concept :
- La conformité aux règles et procédures, au plan comptable et à sa terminologie, à ses
présentations d’états financiers… (notion de régularité) ;
- La présentation et la communication claire et loyale de l’information, sans intention de
dissimiler la réalité derrière l’apparence ;
- Le respect de la règle de non compensation, dont l’inobservation entrainerait de confusions
juridiques économiques et fausserait l’image que doivent donner les comptes annuels.
g- L’importance significative : sont significatifs tous les éléments susceptibles d’influencer le
jugement que les destinataires des états financiers peuvent porter sur le patrimoine, la situation
financière et le résultat de l’entreprise.
h- La prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique : ce principe conduit à
donner, dans les états financiers, la priorité à la réalité économique sur la forme (l’apparence)
juridique : il conduit par exemple à inscrire à l’actif des bilans des utilisateurs la valeur des
biens en crédit-bail comme s’ils en étaient propriétaires (donc malgré l’apparence juridique).

[Tapez ici]
En dehors de ces principes comptables fondamentaux, il convient d’examiner le concept d’image
fidèle qui est un objectif assigné à toute comptabilité normalisée. L’image fidèle consiste à fournir
une image aussi objective que possible de la réalité comptable d’une entreprise.

Section 2: Contenu du plan comptable général


Le plan comptable général comprend :
- Un cadre comptable : le cadre des comptes est ainsi divisé en dix classes numérotées de 0 à 9
1 à 5 = comptes de flux patrimoniaux (comptes de bilan)
6 à 7 = comptes de flux de gestion (charges et produits)
8 = comptes de regroupement (résultats)
9 = comptes analytiques d’exploitation ;
0 = comptes de bilan d’ouverture et de clôture ; comptes de charges et de produits hors
exploitation ; engagements hors bilan ; liaison de la comptabilité générale et de la comptabilité
budgétaire
Chaque classe est elle-même divisée en dix comptes principaux (comptes à deux chiffres) ; les
comptes principaux peuvent être subdivisés en autant de comptes divisionnaires (comptes à
trois chiffres) ou de sous comptes (comptes à plus de trois chiffres) qu’il est nécessaire
d’ouvrir pour les besoins de l’entreprise.
Les comptes portent des numéros codifiés selon le système décimal ; ces numéros comportent
deux chiffres au moins :
 Le premier chiffre représente la classe : nous utiliserons les huit classes suivantes :
CLASSE 1 LES COMPTES DE CAPITAUX PROPRES : Ils enregistrent les ressources de
financement mises à la disposition de l’entreprise de façon durable et pérennante par les associés et les
tiers.

CLASSE 2 COMPTES DE VALEURS IMMOBILISÉES : Les immobilisations sont constituées


des biens de toute nature, matériels ou non, acquis ou créés par l'entreprise et destinés à être utilisés
d'une manière durable comme instrument de travail. On ne retiendra que les biens pouvant servir
plusieurs fois et pendant un temps au moins égal à une année I.

CLASSE 3 COMPTES DE STOCKS


Les comptes de la classe 3 enregistrent l’ensemble des marchandises, des matières premières et de
fournitures liées, des produits intermédiaires, des produits finis ainsi que des produits et services en
cours qui sont la propriété de l’entreprise à la date de l’inventaire.

CLASSE 4 COMPTES DE TIERS


Les comptes de la classe 4 retracent les relations de l’entreprise avec les tiers, ils servent donc à
comptabiliser les dettes et les créances de l’entreprise à l’exclusion de celles inscrites dans les comptes
des classes 1 et 2
CLASSE 5 COMPTES FINANCIERS
Les comptes financiers enregistrent les mouvements des valeurs en espèces, chèques, coupons, effets
et les opérations faites avec les institutions financières : banques ou autres établissements spécialisés,
chèques postaux, agents de change…
CLASSE 6 COMPTES DE CHARGES
Ils sont destinés à enregistrer les charges qui entrent dans la composition des couts des produits de
l’entreprise
CLASSE 7 COMPTES DE PRODUITS
Les comptes de la classe 7 enregistrent les produits qui résultent essentiellement de la vente de biens et
services ainsi que de la production de biens et services non encore vendues.
CLASSE 8 COMPTES DE RÉSULTATS
Les comptes de résultats sont réunis dans les classes 8 et 08. Leur calcul est explicité dans le tableau I
dont l'établissement en fin de période doit être conforme au modèle joint au plan comptable.
CLASSE 0 COMPTES SPÉCIAUX

[Tapez ici]
Cette classe, dont l'emploi est facultatif, peut être utilisée pour l'enregistrement des opérations aux
comptes suivants :
Comptes de bilan d'ouverture et de bilan de clôture ;
Comptes de gestion hors exploitation ;
Résultats hors exploitation ;
Engagements hors bilan. Liaison comptabilité générale-comptabilité budgétaire

 Le deuxième chiffre précise une division de la classe (comptes principaux):


exemple : 21 : immobilisations corporelles
 Le troisième chiffre précise une division de des comptes principaux (comptes
divisionnaire) : exemple : 218 autres immobilisations corporelles
 Le comptes divisionnaire à trois chiffres peut être subdivisé en plusieurs sous
comptes à quatre chiffres ou plus : exemple : 2180 mobilier de bureau
Le plan particulier de chaque entreprise doit reprendre la terminologie et la numérotation des comptes
principaux à deux chiffres de la nomenclature officielle afin d’obtenir des comptes homogènes au
niveau national.
En outre les classes et les comptes sont précédés par (0) lorsqu’ ils concernent des opérations de
gestion hors exploitation.
Le plan développe essentiellement la comptabilité générale et aborde succinctement la comptabilité
analytique d’exploitation afin de laisser aux entreprises la possibilité de choisir les méthodes d’analyse
des couts les mieux adaptés à leur organisation interne.
- Un ensemble de tableau de synthèse et des annexes
Les documents de synthèse comprennent le bilan, le tableau des résultats, le tableau de financement,
ainsi qu’un état annexé. Ils forment un tout indissociable, désigné soit sous le concept d’états
financiers ou de comptes annuels. Ils doivent décrire de façon objective les événements, opérations et
situations de l’exercice pour donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du
résultat de l’entreprise. Ils sont établis et présentés de façon à permettre leur comparaison dans le
temps, exercice, et leur comparaison avec les états financiers annuels dressés dans les mêmes
conditions d’objectivité, de fidélité et de comparabilité par les autres entreprises.
Le système comptable trouve son aboutissement dans trois documents de synthèse dont la
communication est obligatoire :
 Le bilan : c’est une présentation privilégiée de la situation patrimoniale de l’entreprise
 Le tableau de résultat : il récapitule les comptes dont les soldes représentent des grandeurs
caractéristiques essentielles à la gestion de l’entreprise. Il reprend les soldes des comptes de la
classe 6/06 et des comptes de la classe 7/07 en les expliquant par paliers successifs pour la
formation du résultat net au cours d’un exercice.
 Le tableau de financement : il permet de saisir les variations ayant affecté les éléments
patrimoniaux de l’entreprise. Il met en évidence l’importance des ressources dont dispose
l’entreprise au cours de l’exercice et l’utilisation qu’elle en a fait pour faire face à ses besoins.
 Des notes annexes comportant des explications utiles à une meilleure compréhension des
décruments

Les parallélismes et les constantes du Plan Comptable Général:


Le Plan comptable essaie d’aménager, dans toute la mesure du possible, des constantes ou des
parallélismes de codification, susceptibles de favoriser la mémorisation et, dans certains cas, la
compréhension :
a- les parallélismes
600 Achats de marchandises 700 Ventes de marchandises
601 Matières premières et autres approvisionnements 701 Production vendue (travaux, prestations de
services)
62. Charges externes liées à l'investissement 72. Production de l'entreprise pour elle-même
[Link] et pertes diverses 74. Produits et profits divers

67. Charges financières 77. Produits financiers

[Tapez ici]
68. Dotations aux comptes d'amortissements et de provisions (0)78. Reprises sur
amortissements et provisions

b- les constantes

- le chiffre 2 en deuxième position est utilisé pour former les comptes d’amortissements
- le chiffre 9 en deuxième position permet d’obtenir les comptes de provisions
- le chiffre 3 rappelle la classe de stocks pour les comptes de variations de stocks
- utilisation des comptes 400 à 408 pour les comptes de Fournisseurs créditeurs et du compte
409 pour les comptes de fournisseurs débiteurs
- utilisation des comptes 410 à 418 pour les comptes de clients débiteurs et du compte 419 pour
les comptes de clients créditeurs

Chapitre 6 : Les comptes de patrimoine


Les comptes de patrimoine ou comptes de situation comprennent :
Section 1: Les comptes du passif du bilan
Section 2: Les comptes de l’actif du bilan

[Tapez ici]

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