Introduction à la comptabilité générale
Introduction à la comptabilité générale
FACULTÉ POLYDISCIPLINAIRE
ERRACHIDIA
Comptabilité générale I
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Chapitre I : introduction et notions générales
Section 1 : l’entreprise
A- Définition de l’entreprise
L’entreprise est une entité économique indépendante qui utilise des moyens afin de
produire des biens ou de services, destinés à être proposer sur un marché afin de
satisfaire un besoin moyennant un prix en vue de réaliser le maximum de bénéfice ou
subir une perte éventuelle.
Entreprise= Travail + Matières + Machines = Biens et services
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C- Classification des entreprises
Plusieurs critères à considérer pour la classification :
a. Selon leur forme juridique
- Les entreprises individuelles : elles sont possédées par un seul individu dans le but de
réaliser le maximum de bénéfice. Les diverses taches de cette entreprise sont assurées
par le chef et les membres de sa famille
- Les entreprises sociétaires : Elles sont possédées par plusieurs personnes qui mettent
en commun leurs biens ou services ou les deux à la fois en vue de réaliser le maximum
de bénéfice ou de subir une perte éventuelle
- Les entreprises publiques : Elles sont possédées totalement ou partiellement par l’état
dont le but n’est pas toujours de réaliser le maximum de profit mais aussi la recherche
de l’intérêt général.
b. Selon leur secteur d’activité : ce type de classement dégage 3 formes d’entreprise :
Agricoles, industrielles et commerciales
- Entreprises agricoles : sont des entreprises qui utilisent les produits agricoles dans leur
activité sans aucune transformation.
- Entreprises industrielles : sont des entreprises qui transforment les matières 1eres en
produits finis ou semi-finis
- Entreprises commerciales : sont des entreprises qui achètent les biens « produits » et
les revendent en l’état sans aucune transformation.
- Entreprises prestataires de services : des entreprises qui vendent des biens
immatériels
c. Selon la taille de l’entreprise : on distingue
- Les micros entreprises : les entreprises qui emploient 0 salarié
- Les très petites entreprises TPE : les entreprises ayant entre 1 et 10 salariés
- Les petites et moyennes entreprises PME : les entreprises dont l’effectif compris entre
10 et 499 salariés
- Les grandes entreprises : l’effectif supérieur à 500 salariés
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L’entreprise dans son environnement
L’entreprise étant un système ouvert, évolue dans environnement, ce dernier est défini comme
l’ensemble des éléments externe de l’entreprise, pouvant influencer son activité et sur lesquels
elle tente d’agir.
Il s’agit de l’environnement économique, technologique, social, juridique, culturel, politique,
concurrentiel …etc
De ce fait, l’entreprise est obligée de tisser des relations avec de nombreux partenaires. Ce qui
donne lieu à des flux
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Section 2 : la comptabilité
A- Définition de la comptabilité
La comptabilité est une technique destinée :
- d’une part, à enregistrer les opérations d’ordre économique et financier effectuées par
l’entreprise (achat/vente de marchandises, acquisition et cession des moyens de production,
règlement des dettes, recouvrement des créances, remboursement des emprunts etc.);
-d’autre part, à décrire la situation qui en résulte. C’est une fonction d’information
interne et externe).
Il s’agit, d’une technique d’enregistrement chronologique des opérations effectuées par
l’entreprise pendant une période déterminée. (l’exercice comptable dont la durée porte sur 12
mois d’activité)
Cet enregistrement a pour but la détermination du résultat de la période en question
B- Rôle de la comptabilité
Le rôle de la comptabilité est très important au sein d’une entreprise c’est un instrument
d’information économique et financière notamment à ceux avec lesquels l’entreprise entretient
des relations constantes : consommateurs, entreprises, état, administrations, banques
La comptabilité permet en effet :
Pour les chefs d’entreprises elle aide à
- Connaître ses résultats
- Orienter ses choix et ses décisions
- Mieux gérer
- Faire des projections et des prévisions dans le temps
Pour les pouvoirs publics
Les pouvoirs publics peuvent trouver dans la comptabilité de l’entreprise :
- Les éléments de calcul des sommes qui sont dues au trésor de l’état au titre des
impôts et taxes à régler
- Outil de jugement par les tribunaux de commerce et d’instance ou cours d’appel ou
cours des comptes
Pour les partenaires de l’entreprise
- Les employés cherchent à justifier un accroissement de leur revenu
- Les associés tendent d’y découvrir l’évolution future des valeurs de leurs titres
Pour les créanciers de l’entreprise
- Pour les créanciers de l’entreprise, elle permet de faire le point sur la situation
exacte de l’entreprise et sa capacité de les rembourser
- Pour les banquiers, elle permet de déterminer le niveau de crédit
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C- La fonction de la comptabilité générale
La comptabilité générale a pour fonction :
- L’enregistrement journalier des opérations de l’entreprise ;
- Et la détermination du résultat final.
La tenue de la comptabilité générale constitue une obligation légale pour toute entreprise,
quelle que soit sa nature juridique, sa taille ou son secteur d’activité. « Toute personne physique
ou morale ayant la qualité de commerçant au sens du Code de commerce est tenue de tenir une
comptabilité dans les formes prescrites … »1
1
Article 01 de la Loi n ° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants
2
Article 11 de la Loi n ° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants
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Ce principe découle du découpage de la vie de l’entreprise en exercice comptable
5. Principe de prudence
En vertu de ce principe :
- Les produits ne sont pris en compte que s’ils sont définitivement acquis à l’entreprise ;
- les charges sont comptabilisées dès qu’elles sont probables.
6. Principe de clarté
Selon le principe de clarté les opérations et informations doivent être inscrites dans les comptes
sous la rubrique adéquate, avec la bonne dénomination et sans compensation entre elles ;
- Les éléments d’actif et de passif doivent être évalués séparément
- Les éléments des états de synthèse doivent être inscrits dans les postes adéquats sans
aucune compensation entre ces postes.
7. Principe d’importance significative
Selon le principe d’importance significative, les états de synthèse doivent révéler tous les
éléments dont l’importance peut affecter les évaluations et les décisions.
Est significative toute information susceptible d’influencer l’opinion que les lecteurs des états
de synthèse peuvent avoir sur le patrimoine, la situation financière et les résultats.
Ce Principe trouve essentiellement son application en matière d’évaluation et en matière de
présentation des états de synthèse
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Chapitre II : saisie et constatation comptable des opérations
L’entreprise étant un agent économique ouvert sur son environnement, ayant pour fonction de
de produire des biens et services pour un marché.
Son activité se traduit ainsi par de multiples opérations qui mettent souvent en relation
l’entreprise avec d’autres agents économiques. Il s’agit dans ce cas des opérations externes. Ces
dernières donnent lieu à des flux économiques.
Les opérations effectuées par une entreprise avec les autres agents ont un caractère bilatéral,
autrement dit, qu’elles font intervenir deux agents économiques ; l’entreprise et un autre agent
économique.
Exemple 1 :
L’entreprise INFOTOP vient de réaliser une vente concernant un ordinateur portable pour
l’entreprise AJILEX. La valeur de l’ordinateur est évaluée à 7500 dh, le paiement est réalisé
par chèque bancaire.
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En effet, cette opération fait intervenir deux types de flux, un flux réel (ordinateur) et un flux
financier (chèque bancaire). On peut schématiser l’opération comme suivant :
INFOTOP AJILEX.
L'observation du schéma nous permet de déduire qu'il existe deux flux en sens contraire. Ainsi,
chaque flux a une origine et une destination, représentant le départ et l'arrivée respectivement.
La vente d'un ordinateur portable constitue une ressource pour l'entreprise INFOTOP et un
emploi pour l'entreprise AJILEX. De même, le chèque reçu par l'entreprise INFOTOPN
correspond à un emploi, tandis que, pour l'entreprise AJILEX, il s'agit d'une ressource consacrée
à l'achat de l'ordinateur
NB : pour chaque opération nous avons une correspondance et une égalité entre ressource et
emploi.
Exemple 2
L’entreprise INFOTOP achète de son fournisseur INFOUNIV des ordinateurs bureau, contre
un montant de 50 000 DH payé par virement bancaire.
INFOTOP INFOUNIV
Cette opération aussi se traduit par deux flux de sens opposés de même valeur. Pour
l’entreprise INFOTOP l’achat des ordinateur bureau correspond à un emploi alors que pour
l’entreprise INFOUNIV il s’agit d’une vente ce qui correspond à une ressource.
Les Ressources :
Les ressources sont les moyens destinés à acquérir les emplois nécessaires à l’activité de
l’entreprise, on distingue deux types de ressources :
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- Ressources de financement ou externe : elles représentent les valeurs acquises
provenant des tiers : des associés ou de l’exploitant sous forme des apports en capital :
des banques sous forme des emprunts et des crédits.
Sur le plan comptable, les ressources externes constituent le passif du bilan
Exemple :
Capital social, emprunt auprès des établissements de crédit. Crédit fournisseurs. Dettes
fiscales et sociales …etc
- Ressources internes : elles représentent les ressources qui proviennent de la production
et de la vente des produits fabriqués par l’entreprise.
Sur le plan comptable, les ressources internes constituent des produits.
Exemple : ventes des marchandises, ventes des biens produits, ventes de produits
accessoires, intérêt perçus … etc.
Les emplois
Sont les utilisations de l’entreprise. Ils peuvent être des emplois récupération (intermédiaire)
ou des emplois définitifs :
Les emplois récupération (intermédiaire) : ils représentent les valeurs que l’entreprise possède
en propriété à un moment et qui sont susceptibles d’être transformer en une ressource par un
flux futur.
Exemple :
Créance sur les clients, disponibilité en banque et en caisse….
Les emplois définitifs : représentent les emplois consommés. Ce sont des valeurs prises en
charge par l’entreprise et qui sont incorporées dans la production c’est-à-dire liée à
l’exploitation. En effet, ces emplois définitifs ne peuvent pas, en principe, constituer une
ressource pour un flux future.
Exemple :
Achat de combustible, impôts, salaires, les cotisations à la CNSS
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Chapitre III : le compte et le principe de la partie double
I. Le compte
a. Définition
Le compte est un élément supplémentaire d’analyse. Il s’agit d’un tableau divisé en deux
parties destinées à enregistrer les différents flux.
Il enregistre les variations des ressources et des emplois. Pour chaque opération il faudra
autant de comptes qu’il y a d’emploi et de ressource.
Les mouvements des flux concertants les emplois sont enregistrés du côté gauche et ceux
relatifs aux ressources sont enregistrés du côté droit du tableau.
Plusieurs présentations du compte sont adoptées en pratique. Mais quelle que soit la
présentation, le compte doit donner les renseignements suivants pour chaque opération :
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Le compte à colonnes mariées se présente comme suit
Cette présentation permet de suivre l’évolution des mouvements de débit et crédit. Ainsi que
la détermination de sommes à la fin de la période lors de la clôture du compte.
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II. Le principe de la partie double
Pour chaque opération enregistrée, on ouvre au moins deux comptes, l’un est débité et l’autre
et crédité. Chaque opération met en jeu au moins un emploi et une ressource.
Ainsi pour chaque opération effectuée par l’entreprise, on constate que, un emploi égal toujours
à une ressource. Certes, pour l’ensemble des opérations le total des emplois est toujours égal
au total des ressources pour chaque compte.
Cette égalité fondamentale caractérise le principe de la Partie double,
Toutes les opérations impliquent au moins deux compte (débit/ crédit). Si l’un est débité
l’autre et crédité pour une valeur égale et vice versa.
En raisonnant en termes des ressources et emplois. Un compte au moins est débité pour le
montant d’emploi et un autre compte est crédité du montant de la ressource.
a. La notion de solde
Les diverses opérations effectuées par l’entreprise entrainent des variations des comptes en
augmentations ou en diminution. Autrement dit, le compte peut recevoir plusieurs montants eu
débit et au crédit.
L’enregistrement de l’ensemble des opérations dans les différents comptes aux quels sont
rattachés peut entrainer un déséquilibre entre le montant débit et le montant crédit d’un compte.
Par la différence entre le débit et crédit en dégage la notion de solde.
Le solde est la somme qu’il faut ajouter au montant inférieur (débit ou crédit) pour avoir
l’égalité entre les deux parties du compte.
Le solde d'un compte à une date donnée est la différence entre le total des sommes inscrites au
débit et le total des sommes inscrites au crédit.
Ainsi on distingue trois cas possibles :
- Solde débiteur : le total de débit est supérieur au total crédit
- Solde créditeur : le total de crédit est supérieur au total débit
- Solde nul : Solde débiteur : le total de débit est égal au total crédit
Pour un exercice comptable on distingue deux types de solde
- Solde initial : c’est le solde de début de période qui n’est que le solde final de la
période précédente.
- Solde final : c'est le solde à la fin de la période, déterminé à la clôture de chaque
période. On le calcule en utilisant la formule suivante
Le bilan est donc un document comptable que chaque entreprise doit produire au moins une
fois par an, il doit obéir à des normes de présentation légales. De ce fait, il reflète juridiquement
le patrimoine de la société
Le bilan se présente sous forme d’un tableau divisé en deux parties :
- La partie droite représente les ressources de financement de l’entreprise Passif
- La partie gauche représente les emplois des ressources (utilisations des ressources) Actif
Le C.G.N.C a retenu une classification fonctionnelle pour le bilan. Celui-ci est présenté en cinq
grandes masses, la cinquième étant en trois rubriques, une au passif et deux à l’actif.
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Classe 1- Les financements permanents
Cette regroupe l’ensemble des ressources stables l’entreprise, et ayant une durée supérieure à
un an. Ces ressources de longue durée permettent de financier les actifs immobilisés, Cette
classe contient six rubriques
11. Capitaux propres : ils regroupent les ressources stables provenant de l’apport initial des
associés et du résultat réalisé par l’entreprise. Les principaux postes pour cette rubrique sont :
111. Capital social ou personnel
1111. Le capital social : Ce compte représente, dans les sociétés, la valeur nominale
des actions ou des parts sociales, c'est-à-dire, le montant des apports effectués par les
associés lors de la constitution de la société, et lors des augmentations successive du
capital par de nouveaux apports
Le compte 1111 est crédité, lors de la constitution ou des augmentations de capital de la
société par le débit des comptes de l’actif
Le compte 1111 est débité par les réductions de capital quelle qu’en soit la cause
(absorption de pertes, remboursement aux associés …) prise à la majorité requise.
Exemple : le 01/10/2022, une entreprise SARL est créée par deux associés AHMED et
BRAHIM. AHMED apporte un véhicule dont la valeur est estimée à 190 000 dh, et
BRAHIM apporte 180 000 dh en espèce. La somme est immédiatement versée en
banque
1112. Fonds de dotation Ce compte est réservé en principe, aux entreprises qui appartiennent
en totalité à l’Etat ou à une autre collectivité publique, et pour lesquelles la notion de capital,
telle qu’elle est définie pour les sociétés commerciales, n’est pas applicable.
1117. Capital personnel Appelé aussi compte de l’exploitant, représente la différence entre la
valeur des éléments actifs et la valeur des éléments passifs que l’entrepreneur individuel a
décidé, à défaut de règle juridique, d’inscrire au bilan de son entreprise, lors de la création de
celle-ci ou au cours de son activité.
Les variations sont constatées dans le compte 1117 qui enregistre à son crédit :
- Le montant des apports de l’entrepreneur au début ou en cours d’activité par le débit des
comptes de l’actif concerné
- Le bénéfice de l’exercice précédent par le débit du compte 1191 résultat net de
l’exercice
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Il enregistre à son débit :
- Les prélèvements et retraits personnel de l’exploitation quelle qu’en soit la nature, le
crédit des comptes d’actif concernés
- La perte de l’exercice précédent par le crédit du compte 1199
1119. Actionnaires, capital souscrit non appelé ; est débité par le crédit du compte «
1111. Capital social » pour constater la fraction promise du capital qui n'est pas encore appelée
à la libération.
13. Capitaux propres assimilés
131. Subventions d’investissement
1311. Subventions d’investissement reçues Ce compte est crédité du montant de la
subvention reçue par le débit du compte d’immobilisations, d’un autre compte de tiers ou d’un
compte de trésorerie.
135. Provisions réglementées ; Les provisions réglementées sont des provisions que
l’entreprise comptabilise en application de dispositions légales ou réglementaires.
14. Dettes de financement
1481. Emprunts auprès des établissements de crédit Ce compte enregistre à son crédit les
emprunts contractés auprès des établissements
1482. Avance de l’Etat Ce compte enregistre à son crédit les avances remboursables que l’Etat
accorde à certaines entreprises sous certaines conditions.
1483. Dettes rattachées à des participations Les opérations de financement autres que celles
liées à des opérations d’exploitation, à l’intérieur des groupes de sociétés, sont protées au crédit
du compte 1483 – « Dettes rattachées à des participations ».17 38 Ces dettes ont pour
contrepartie, dans la comptabilité de la société créancière, le compte 2483 – « Créance
rattachées à des participations ».
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Classe 4 : comptes de passif circulant (hors trésorerie)
44. Dettes du passif circulant
441. Fournisseurs et comptes rattachés
4411. Fournisseurs Ce compte est crédité du montant toutes taxes comprises des
factures d’achats des biens et des services par le débit :
- Des comptes de la classe 6 concernés pour le montant hors taxes légalement récupérables ;
- Du compte 3413 – « Fournisseurs-créances pour emballages et matériel à rendre » (le cas
échéant) ;
- Du compte 3413 – « Fournisseurs-créances pour emballages et matériel à rendre » (le cas
échéant) ;
- Du compte 3455 – « Etat, T.V.A récupérable » pour le montant des taxes légalement
récupérables.
Ce même compte est débité par le crédit :
- D’un compte de trésorerie lors des règlements des factures aux fournisseurs ;
- Du compte 4415 – « Fournisseurs-effets à payer » en cas d’acceptation d’une lettre de
change ou de l’émission d’un billet à ordre par l’entreprise ;
- Du compte 6119, 6129 ou 6149 « Rabais, Remises et Ristournes Obtenus » pour le
montant des réductions obtenues hors factures ;
- Du compte 3411 – « Fournisseurs, avances et acomptes versés sur commandes
d’exploitation » pour solde de ce compte, le cas échéant.
4413. Fournisseurs - retenues de garantie Ce compte est crédité par le débit du compte
fournisseur du montant des retenues effectuées sur le prix convenu jusqu’à l’échéance du terme
de garantie prévu.
442. Clients créditeurs, avances et acomptes
4421. Clients – avances et acomptes reçus sur commandes en cours Ce compte est crédité
par le débit d’un compte de trésorerie lors de l’encaissement par l’entreprise d’avances et
acomptes sur commandes passées par les clients. Il est ensuite débité par le crédit du compte
3421 – « Clients » après établissement de la facture.
4425. Clients – dettes pour emballages et matériel consignés
Ce compte enregistre au crédit, les sommes facturées par l’entreprise à ses clients au titre
des consignations d’emballages ou de matériel, la contrepartie à débiter est le compte « Clients
» concerné.
4427. Rabais, remises et ristournes à accorder - avoirs à établir
Ce compte est crédité par le débit du compte intéressé de la classe 7 et du compte de T.V.A,
à la clôture de l’exercice, du montant TTC des réductions à accorder et des avoirs non encore
établis.
L’entreprise peut opter pour la comptabilisation des dites réductions en hors taxes en
créditant le compte 4427 par le débit des comptes concernés de la classe 7. A l’ouverture de
l’exercice suivant, l’écriture initiale est contrepassée.
4428. Autres clients créditeurs
Ce compte est utilisé pour les clients anormalement créditeurs.
443. Personnel - créditeur
4432. Rémunérations dues au personnel
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Ce compte est crédité par le débit des comptes de charges intéressés du montant des
rémunérations nettes à payer au personnel.
Il est ensuite débité par le crédit d’un compte de trésorerie lors du règlement de
ces rémunérations au personnel.
4433. Dépôts du personnel créditeurs
Ce compte est crédité du montant des sommes confiées en dépôts à l’entreprise par des
membres du personnel par le débit d’un compte de trésorerie ou le débit du compte 4432 – «
Rémunérations dues au personnel ».
Ce compte est à utiliser, par exemple, pour la constatation de la constitution de
« l’apport personnel » du salarié, dans des opérations de prêts au logement.
4434. Oppositions sur salaires
Ce compte est crédité du montant des oppositions obtenues (suite à jugement) par des
tiers à l’encontre des membres du personnel de l’entreprise par le débit du compte 4432 – «
Rémunérations dues au personnel ». Il est débité du même montant lors du versement des
montants en opposition aux tiers bénéficiaires par le crédit d’un compte de trésorerie.
4438. Personnel-autres créditeurs
Ce compte est destiné à enregistrer les autres opérations avec le personnel non
spécifiées dans les comptes ci-dessus.
444. Organismes sociaux
4441. Caisse nationale de sécurité sociale
Ce compte est crédité du montant total (parts patronales et salariales) des sommes dues
par l’entreprise à la C.N.S.S au titre des cotisations d’allocations familiales, de prestations
sociales et de la taxe de formation professionnelle, par le débit des comptes intéressés du poste
617 – « Charges de personnel ».
4443. Caisses de retraite
Ce compte enregistre à son crédit le montant des cotisations dues par l’entreprise aux
caisses de retraites, par le débit des comptes concernés du poste 617.
Il est débité lors du règlement des cotisations en question par le crédit d’un
compte de trésorerie.
4445. Mutuelles
Ce compte est crédité du montant des cotisations aux mutuelles auxquelles
l’entreprise pourrait adhérer en vue de la prise en charge à titre principal ou
complémentaire des remboursements des frais médicaux à son personnel en cas
de maladie par le débit des comptes du poste 617.
Lors des règlements des cotisations à ces mutuelles, le compte 4445 est débité par le
crédit d’un compte de trésorerie.
4448. Autres organismes sociaux
Ce compte peut enregistrer les cotisations à tous organismes sociaux non
compris dans les comptes signalés ci-dessus
445. Etat – créditeur
4452. Etat impôts, taxes assimilées
Ce compte est crédité des impôts, taxes et dettes assimilés. Il s’agit notamment :
- De la taxe urbaine et de la taxe d’édilité
- De l’impôt des patentes
- De l’impôt sur les revenus des salaires et sur rémunérations versées à des non-patentés
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Le compte 4452 est à créditer également de toutes retenues effectuées par l’entreprise pour le
compte de l’Etat sur des sommes dues à des tiers par le débit de leurs comptes appropriés.
4453. Etat, impôt sur les résultats
Ce compte est crédité du montant des impôts sur les résultats dus à l’Etat par le
débit de l’un des comptes formant le poste 670 – « Impôts sur les résultats ».
Il est débité par le crédit du compte 3453 pour les acomptes provisionnels versés
et par le crédit d’un compte de trésorerie pour le reliquat des règlements effectués au Trésor.
4455. Etat, T.V.A facturée
Ce compte est crédité du montant des taxes sur la valeur ajoutée collectées pour le compte de
l’Etat par le débit des comptes de tiers intéressés.
4456. Etat, T.V.A due (suivant déclaration)
Ce compte est débité par le crédit du compte 3455 – « Etat, T.V.A récupérable »
et crédité par le débit du compte 4455.
Lorsque ce compte devient débiteur, son solde est viré au compte 3456 – « Etat - crédit de
T.V.A (suivant déclaration) ».
4457. Etat, impôts et taxes à payer
Ce compte est crédité, à la clôture de l’exercice des dettes relatives aux impôts et taxes
rattachables à cet exercice et dont le montant est connu avec une approximation par le débit des
comptes intéressés de la classe 6.
A l’ouverture de l’exercice suivant, cette écriture est contrepassée.
4458. Etat, autres comptes créditeurs
Ce compte est utilisé lorsqu’il s’agit, par exemple, de comptabiliser des prestations effectuées
mais non encore facturées, on créera alors une subdivision au compte 4458, (44581 – « Etat –
T.V.A à facturer ») pour y comptabiliser le montant de T.V.A correspondant aux factures à
établir en cas de comptabilisation de la créance provisionnée toutes taxes comprises.
4462. Associés, versements reçus sur augmentation de capital
Ce compte est crédité des versements effectués par les associés à la suite d’une
décision d’augmentation du capital dans l’attente de la réalisation des formalités
requises.
Il est débité, à la clôture de la période ouverte pour la réalisation de l’augmentation de capital
par le crédit du compte « Capital ».
4465. Associés, dividendes à payer
Ce compte est crédité du montant des dividendes à distribuer par le débit de l’un des comptes
des capitaux propres (Résultats ou réserves) sur lesquels les bénéfices ont été prélevés.
448. Autres créanciers
4481. Dettes sur acquisition d’immobilisations
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Ce compte est crédité, lors de l’acquisition à crédit à moins d’un an d’immobilisation par le débit :
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Ce compte est débité par le crédit du compte 3425 – « Clients, effet à recevoir » à la date
d’échéance des effets.
553. Crédit de trésorerie
5530. Crédit de trésorerie
Les crédits de trésorerie à court terme accordés par les banques aux entreprises
(Warrants ou crédits de mobilisation des créances nées à l’exportation …) autres que les
découverts bancaires, sont à enregistrer au crédit du compte 5530 – Crédits de trésorerie ».
Il s’agit de crédits dont le remboursement est assuré, non par des marges bénéficiaires comme
pour les crédits à long terme, mais par le dénouement d’opérations concernant les actifs
circulants d’exploitation.
554. Banques (soldes créditeurs)
5541. Banques (soldes créditeurs)
Ce compte est destiné à enregistrer les découverts autorisés auprès des banques.
Ce compte dont le solde est créditeur est débité du montant des entrées et crédités du montant
des sorties de fonds.
Dans la pratique, les entreprises ont la possibilité de n’utiliser, durant l’exercice, que les
subdivisions du compte 5541 pour enregistrer leurs mouvements de trésorerie (un seul compte
par banque). A la clôture de l’exercice, le solde est, suivant son sens, soit maintenu dans son
compte d’origine, soit viré au compte parallèle. A l’ouverture de l’exercice suivant, le solde est
repris dans son compte d’origine.
On notera, que pour chaque compte bancaire dont elle est titulaire, l’entreprise doit utiliser la
subdivision du compte approprié. Il n’est admis aucune compensation entre les comptes à solde
créditeur et ceux à solde débiteur. En effet, la situation réelle de la trésorerie de l’entreprise doit
être apparaître à l’actif du bilan pour les avoirs en banque et au passif du bilan pour les
découverts bancaires.
59. Provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie
590. Provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie
5900. Provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie
Ce compte est crédité lors de la constitution ou de l’ajustement à la hausse de la
provision par le débit du compte 6396 – « Dotations aux provisions pour
dépréciation des comptes de trésorerie ».
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B. L’actif (colonne gauche du Bilan)
CLASSE 2 : COMPTES D’ACTIF IMMOBILISE
21. Immobilisation en non-valeurs
Les immobilisations en non-valeur enregistrent des éléments qui sont par nature des charges.
Qui ne génèrent pas de valeur immédiate ou potentielle, dans le cycle d'exploitation d'une
entreprise.
Il s’agit en fait des charges qui ont contribué à la création ou à la croissance de l’entreprise et
qui vont normalement profiter aux exercices ultérieurs. Par conséquent, elles n’ont aucune
valeur de revente à des tiers.
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Une immobilisation incorporelle est définie donc comme étant un actif non monétaire
identifiable et sans substance physique,
il s’agit d’actifs dématérialisés, mais qui ne sont pas monétaires. On y trouve par exemple les
brevets, licences, fonds de commerce…
22. Immobilisations incorporelles
221. Immobilisations en recherches et développement
2210. Immobilisation en recherche et développement
La norme la définit comme étant des dépenses qui correspondent à l’activité réalisée par
l’entreprise pour son propre compte, en matière de recherche appliquée et de développement.
• Le compte « 2210. Immobilisations en recherche et développement » est débité
• Le compte « 7142. Immobilisations incorporelles produites ». Est crédité
2220. Brevets, marques, droits et valeurs similaires
Ce compte est débité de la valeur d’entrée (valeur d’acquisition ou de création) des brevets,
marques, modèles, dessins, droits et valeurs similaires. Les brevets créés par l’entreprise
figurent dans ce compte pour, au plus, la valeur non amortie transférée du compte 2210 – «
Immobilisation en recherche et développement ».
223. Fonds commercial
2230. Fonds commercial
Constituent le fonds commercial, les éléments incorporels (nom commercial, droit au bail,
clientèle, etc.…) qui ne font pas l’objet d’une évaluation et d’une comptabilisation séparées au
bilan et qui concourent au maintien ou au développement du potentiel d’activité de l’entreprise.
Le droit au bail est le montant versé ou dû au locataire précédent en considération du transfert
à l’acheteur des droits résultant tant des conventions que de la législation sur la propriété
commerciale en vigueur (Droit au renouvellement du bail). Ce droit est parfois appelé « Pas de
Porte ». Sauf dans le cas de réévaluation du bilan de l’entreprise, le fonds commercial
créé par les propres moyens de l’entreprise ne doit pas figurer au bilan.
228. Autres immobilisations incorporelles
2285. Immobilisations incorporelles en cours
Ce compte a pour objets de faire apparaître la valeur des immobilisations incorporelles non
achevées à la fin de chaque exercice (Brevets, logiciels… en cours de production).
23. Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles se définissent comme des actifs physiques détenus, soit pour
être utilisé dans la production ou la fourniture de biens ou de services.
Les immobilisations corporelles correspondent aux actifs physiques utilisés durant plus d’un
exercice comptable. Elles sont utilisées par l’entreprise dans le cadre de son activité, louées à
des tiers ou réservées à des fins de gestion interne.
24
23. Immobilisations corporelles
231. Terrains
2311. Terrains nus
Ce compte est débité de prix d’acquisition ou d’apport des terrains nus sans aucune
construction.
2312. Terrains aménagés
Ce compte est débité de prix d’acquisition ou d’apport des terrains aménagés ou viabilisés.
2313. Terrains bâtis
Ce compte est débité de prix d’acquisition ou d’apport des terrains bâtis sur lesquels sont
édifiées des constructions.
2314. Terrains de gisement
Ce compte est débité de prix d’acquisition ou d’apport de terrains de gisement auxquels peuvent
être rattachés les autres terrains d’exploitation d’où l’entreprise extrait des matières ou
fournitures destinées à la fabrication ou la vente (carrière, sablières, …).
Les terrains fuguant dans ce compte sont amortissables en fonction de la durée
d’épuisement desdits gisement, carrières ou sablières.
232. Constructions
2321. Bâtiment
Ce compte est débité de la valeur des bâtiments dont l’entreprise est propriétaire. L’existence
de ce compte doit nécessairement correspondre à l’existence d’un compte de terrains bâtis.
2323. Constructions sur terrains d’autrui
Ce compte enregistre la valeur des constructions qui sont propriété de l’entreprise mais édifiées
sur des terrains ne lui appartenant pas.
2325. Ouvrages d’infrastructure
Ce compte enregistre les ouvrages d’infrastructure, c’est-à-dire ceux destinés à assurer les
communications sur terre, sous terre, par fer et par mer (barrages, pistes d’aéroports,
canalisations, pipeline) sont enregistrés au débit du compte 2325.
233. Installations techniques, matériel et outillage
2331. Installations techniques
Il s’agit des unités complexes fixes d’usage spécialisé, pouvant comprendre les constructions,
les matériels ou pièces qui, même séparables par nature, sont intimement liés pour leur
fonctionnement, et que cette incorporation de caractère irréversible rend passible du même
rythme d’amortissement.
2332. Matériel et outillage
Le matériel est constitué par l’ensemble des équipements et machines utilisée pour :
25
- L’extraction, la transformation, le façonnage, le conditionnement des matières et
fournitures ;
- Les prestations de service.
L’outillage est constitué par des instruments (outils, machines, matrices etc.) dont l’utilisation,
concurremment avec un matériel, spécialise ce matériel dans un emploi déterminé.
2333. Emballages récupérables identifiables
Ce compte enregistre les emballages identifiables susceptibles d’être provisoirement conservés
par les tiers et que l’entreprise s’engage à reprendre dans des conditions fixées d’un commun
accord.
2338. Autre installations techniques, matériel et outillage
Ce compte peut servir à enregistrer les autres éléments non spécifiés dans les comptes ci-dessus.
234. Matériel de transport
2340. Matériel de transport
Il comprend les véhicules et appareils servant au transport des personnes, des marchandises,
des matières et des produits sous quelque mode que ce soit (par terre, par fer, par air ou par
eau).
235. Mobilier, matériel de bureau et aménagement divers
2351. Mobilier de bureau
Ce compte enregistre le mobilier de bureau qui comprend les meubles et objets tels que, tables,
chaises, classeurs, fauteuils, bureaux utilisés par les services de l’entreprise.
2352. Matériel du bureau
Ce compte se compose des machines et instruments tels que, machines à calculer ou à écrire,
photocopieur etc.… utilisés par les différents services de l’entreprise.
2355. Matériel informatique
Ce compte comprend les unités centrales des ordinateurs, les terminaux, les imprimantes etc.…,
à l’exclusion des logiciels non intégrés au prix d’achat total.
2356. Agencements, installations et aménagements divers (biens n’appartenant pas à
l’entreprise)
Ce compte comprend les agencements, installations et aménagements divers ne concernant pas
les terrains et les constructions pour lesquels de comptes spécifiques ont été prévus par le
C.G.N.C.
On peut y enregistrer notamment les agencements et aménagements des matériels et outillages
des immobilisations dont l’entreprise n’est pas propriétaire.
2358. Autre mobilier, matériel de bureau et aménagements divers
Ce compte est destiné à enregistrer, s’il y a lieu, les autres mobilier, matériel de
bureau et aménagement divers non spécifiés dans les comptes précédents.
26
238. Autres immobilisations corporelles
2380. Autre immobilisations corporelles
Ce compte est à utiliser lorsque les spécificités des immobilisations corporelles ne
permettent pas leur inscription dans les autres comptes d’immobilisations
(Exemples : animaux, arbres…).
239. Immobilisations corporelles en cours
2392. Immobilisations corporelles en cours des terrains et construction
Du point de vue de leur origine, les immobilisations corporelles en cours peuvent
se scinder en deux groupes :
- Immobilisations créées par les moyens propres de l’entreprise ;
- Immobilisations qui résultent des travaux de plus ou moins longue durée,
confiés à des tiers.
• Le coût des immobilisations créées par l’entreprise, calculé en comptabilité
analytique ou par procédés statistique, est débité, selon le cas, à l’un des
comptes cités ci-après, par le crédit du compte approprié du poste
714 – « Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même (au fur et à
mesure de la production de l’immobilisation en question).
• Lorsque les travaux sont confiés à des tiers, le compte 2397 – « Avances et
acomptes versés sur commandes d’immobilisations corporelles » est débité des
avances à la commande et des acomptes représentant les règlements partiels
effectués par l’entreprise au fur et à mesure de l’avancement des travaux.
Dès l’achèvement ou la réception des immobilisations concernées, le compte
approprié du poste 239 – « Immobilisations corporelles en cours » est soldé par le débit du
compte approprié des immobilisations corporelles.
2393. Immobilisations corporelles en cours des installations techniques,
matériel et outillages
Du point de vue de leur origine, les immobilisations corporelles en cours peuvent
se scinder en deux groupes :
- Immobilisations créées par les moyens propres de l’entreprise ;
- Immobilisations qui résultent des travaux de plus ou moins longue durée,
confiés à des tiers.
Le coût des immobilisations créées par l’entreprise, calculé en comptabilité analytique ou par
procédés statistique, est débité, selon le cas, à l’un des comptes cités ci-après, par le crédit du
compte approprié du poste 714 – « Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même
(au fur et à mesure de la production de l’immobilisation en question).
Lorsque les travaux sont confiés à des tiers, le compte 2397 – « Avances et acomptes versés sur
commandes d’immobilisations corporelles » est débité des avances à la commande et des
acomptes représentant les règlements partiels effectués par l’entreprise au fur et à mesure de
l’avancement des travaux.
27
Dès l’achèvement ou la réception des immobilisations concernées, le compte approprié du poste
239 – « Immobilisations corporelles en cours » est soldé par le débit du compte approprié des
immobilisations corporelles.
2397. Avances et acomptes versés sur commandes d’immobilisations corporelles
Du point de vue de leur origine, les immobilisations corporelles en cours peuvent
se scinder en deux groupes :
- Immobilisations créées par les moyens propres de l’entreprise ;
- Immobilisations qui résultent des travaux de plus ou moins longue durée,
confiés à des tiers.
Le coût des immobilisations créées par l’entreprise, calculé en comptabilité analytique ou par
procédés statistique, est débité, selon le cas, à l’un des comptes cités ci-après, par le crédit du
compte approprié du poste 714 – « Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même
(au fur et à mesure de la production de l’immobilisation en question).
Lorsque les travaux sont confiés à des tiers, le compte 2397 – « Avances et acomptes versés sur
commandes d’immobilisations corporelles » est débité des avances à la commande et des
acomptes représentant les règlements partiels effectués par l’entreprise au fur et à mesure de
l’avancement des travaux. Dès l’achèvement ou la réception des immobilisations concernées,
le compte approprié du poste 239 – « Immobilisations corporelles en cours » est soldé par
le débit du compte approprié des immobilisations corporelles.
24/25. Immobilisations financières
241. Prêts immobilisés
2411. Prêts au personnel de l’entreprise
Ce compte enregistre tous les prêts accordés par l’entreprise à son personnel et dont la durée
est supérieure à un an sont enregistrés dans ce compte.
2415. Prêts aux associés
Ce compte peut enregistrer notamment dans ce compte, les prêts octroyés par l’entreprise aux
associés détenteurs de son capital (personnes physique ou morales). Les prêts accordés à la
filiale et autre participation sont à enregistrer au compte 2483 – « créances rattachées à des
participations ».
2416. Billet de fonds
Ce compte est débité du montant des billets à ordre souscrits par l’acheteur d’un
fonds de commerce au profit du vendeur. Le débiteur de ces billets doit, quant à
lui, créditer le compte du passif 1484 – « Billets de fonds ».
2418. Autre prêts
Dans ce compte, on peut enregistrer les autres prêts accordés aux tiers moyennant ou non
rémunération.
248. Autres créances financières
2481. Titres immobilisés (Droits de créance)
28
Il s’agit des titres conférant à l’entreprise des droits de créance tels que les obligations, les bons
du Trésor et les bons de caisse.
Ne sont à enregistrer dans ce compte que les titres dont la durée d’échéance est
supérieure à un exercice.
2483. Créances rattachées à des participations
Ce compte comprend, en particulier, des prêts et avances accordés par l’entreprise à ses filiales,
sous-filiales ou aux entreprises dans lesquelles elle détient une participation.
2486. Dépôts et cautionnements versés
Il s’agit des sommes versées à des tiers à titre de garantie ou de cautionnement et indisponibles
jusqu'à la réalisation d’une condition suspensive.
2487. Créances immobilisées
Ce compte peut être débité des créances, à plus d’un an, sur les ventes d’immobilisations, par
exemple.
2488. Créances financières diverses
Ce compte est à utiliser pour les autres opérations non spécifiées dans les comptes ci-dessus.
251. Titres de participation
2510. Titres de participations
Il s’agit de titres dont la possession durable est estimée utile à l’activité de l’entreprise,
notamment parce qu’elle permet d’exercer une certaine influence sur la société émettrice des
titres ou d’en assurer le contrôle.
27. Ecarts de conversion – Actif
271. Diminution des créances immobilisées
2710. Diminution des créances immobilisées
Contrairement aux comptes d’écarts de conversion-passif, l’existence des comptes de la
rubrique 27 – « Ecarts de conversion- passif » est synonyme d’une perte de change latente.
Ce compte n’est à utiliser que par les entreprises ayant des créances en monnaie étrangères.
Il s’agit de compte transitoire, il est utilisé chaque fois qu’il y a une perte de
change à la clôture de l’exercice.
En effet, les créances immobilisées libellées en monnaie étrangère, sont converties et
comptabilisées en dirhams, sur la base du dernier cours de change connu à la date de clôture de
l’exercice.
La différence de conversion qui se traduisent par des pertes latentes pour l’entreprise, sont
enregistrées au débit du compte 2710 – « Diminution des créances immobilisées », par le crédit
du compte de prêts immobilisés.
A l’ouverture de l’exercice suivant, ces écritures sont contrepassées. La société doit constituer
une « Dotation aux provisions pour perte de change » (compte 6393x), par le crédit du compte
29
1516 – « Provision pour pertes de change » dès que le cours de change à la clôture fait apparaître
une perte latente de change, et ce, par mesure de prudence.
28. Amortissement des immobilisations
281. Amortissements des non-valeurs
2811. Amortissements des frais préliminaires
Ce compte est crédité du montant des amortissements effectués au cours de chaque exercice au
titre des frais préliminaires.
2812. Amortissements des charges à répartir
Ce compte est crédité du montant des amortissements effectués au cours de chaque exercice au
titre des charges à répartir.
2813. Amortissements des primes de remboursement des obligations
Ce compte enregistre l’amortissement des primes de remboursement des obligations.
Rappelons que ces primes peuvent être amorties selon l’une des deux méthodes
suivantes :
- Au prorata des intérêts courus.
- Par fractions égales sur la durée de l’emprunt obligataire qui les a générées.
2823. Amortissements du fonds commercial
Les amortissements du fonds commercial, sont enregistrés, au crédit du compte
2823.
Les éléments des fonds commerciaux qui ne bénéficient pas d’une protection
juridique particulière assurant leur pérennité, sont amortissables.
29. Provisions pour dépréciation des immobilisations
293. Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles
2930. Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles
Ce compte peut être subdivisé, le cas échéant, comme suit :
29301 – « Des terrains nus »
- 29302 – « Des terrains aménagés »
- 29303 – « des terrains construits »
- 29305 – « Des immobilisations mises en concession »
- 29306 – « Des immobilisations en cours »
Dans le cas où la dépréciation des immobilisations résulte de causes dont les
effets ne sont pas jugés irréversibles, on doit constater une provision pour
dépréciation.
Pour pouvoir faire l’objet d’une provision, la dépréciation doit être certaine quant à sa nature,
c’est-à-dire nettement précisée et l’élément d’actif déprécie doit être individualisé.
Les provisions pour dépréciation sont portées en déduction de la valeur brute des
éléments de l’actif qu’elles concernent.
30
Lors de la constitution ou de l’augmentation d’une provision pour dépréciation, les comptes ci-
dessus de provisions sont crédités, selon le cas, par le débit des comptes :
- 6194 s’il s’agit d’une provision d’exploitation
- 6596 s’il s’agit d’une provision non courante
Lors de l’annulation d’une provision devenue sans objet ou de la diminution de
cette provision, les comptes de provisions intéressés sont débités par le crédit
des comptes de reprise suivants :
- 7194 – « Reprises sur provisions pour dépréciation des immobilisations »
- 7596 – « Reprises non courantes sur provisions pour dépréciation »
A la date de cession de l’immobilisation, la provision pour dépréciation
antérieurement constituée, est, en principe, soldée par le crédit des comptes de
reprises sur provisions 7194, 7596 selon le cas.
31
Le compte de stock des biens en cours est :
- Crédité, à l’ouverture de l’exercice, du montant du stock initial par le débit du compte
7134 – « Variation des stocks de services en cours ».
- Débités, à la clôture de l’exercice, du montant du stock final par le crédit
du compte 7134.
Le solde du compte 7134 représente la variation des stocks des biens en cours.
Ce solde peut être, selon le cas, débiteur, créditeur ou nul
3145. Produits résiduels
Les produits résiduels, quant à eux, comprennent les déchets et rebuts de fabrication et par
extension, les produits finis et les produits intermédiaires invendables ou inutilisables en tant
que tel.
Le compte 3145 est crédité, à l’ouverture de l’exercice, du montant du stock initial par le débit
des subdivisions appropriées du compte 7132 – « Variation des stocks des biens produits » et
débités, à la clôture de l’exercice, du montant du stock final par le crédit de ces mêmes
subdivisions de compte.
Le solde du compte 7132 constitue la variation des stocks des produits (produits finis,
intermédiaires ou résiduels) et peut être, selon le cas, débiteur, créditeur ou nul.
315. Produits finis
3151. Produits finis (groupe A)
Il s’agit des biens et services qui ont atteint un stade d’achèvement définitif dans
le cycle de production.
Les comptes de stocks de produits finis sont crédités, à l’ouverture de l’exercice, du montant
du stock initial par le débit du compte 7132 – « Variation des stocks de biens produits » et
débités, à la clôture de l’exercice, du montant du stock final par le crédit de ce même compte
7132.
Le solde de ce compte constitue la variation des stocks et peut être, selon le cas, débiteur,
créditeur ou nul.
34. Créances de l’actif circulant
341. Fournisseurs débiteurs, avances et acomptes
3411. Fournisseurs-avances et acomptes versés sur commandes d’exploitation
Ce compte est débité par le crédit d’un compte de trésorerie lors du paiement d’avances ou
d’acomptes sur commandes à des fournisseurs.
Il est crédité par le débit du compte 4411 – « Fournisseurs », après réception de la facture par
l’entreprise.
Il faut entendre :
- Par avance, les sommes versées avant tout commencement d’exécution des commandes ou en
dépassement de la valeur des fournitures déjà faites ou des travaux déjà exécuté ;
32
- Par acompte, les sommes versées sur justification d’exécution partielle des commandes.
3413. Fournisseurs-créances pour emballages et matériel à rendre
Ce compte est utilisé, en vertu du principe du rattachement des créances et dettes, aux comptes
de tiers concernés.
Il est crédité :
- Par le débit du compte 4411 (ou d’un compte de trésorerie) lorsque les emballages ou le
matériel sont rendu au prix de la consignation ;
- Par le débit du compte 6123 – « Achats d’emballages » ou le compte 2333 – «
Emballages récupérables identifiables » selon le cas, si l’entreprise décide de conserver
les emballages ou le matériel consignés ;
- Par le débit du compte 4411 – « Fournisseurs » et 6131 – « Locations et charges locatives
», (61317 – « Malis sur emballages rendus ») si la reprise est faite à un montant inférieur
à celui de la consignation.
3417. Rabais, remises et ristournes à obtenir-avoirs non encore reçus
Est un compte transitoire de régularisation rattaché au compte « Fournisseurs débiteurs ».
Il est débité à la clôture de l’exercice du montant, taxes comprises, des avoirs non encore reçus
des fournisseurs pour retour de marchandises ou en raison.
Des réductions commerciales à obtenir dont le montant est suffisamment connu est évaluable
par le crédit des comptes concernés de la classe 6 et de la classe 3 en ce qui concerne la T.V.A.
A l’ouverture de l’exercice suivant, l’écriture initiale est contrepassée.
A leur réception, les avoirs sont comptabilisés normalement, et les ajustements
nécessaires sont, s’il y a lieu, enregistrés aux comptes intéressés.
Par ailleurs, il faut entendre :
- Par Rabais, la réduction pratiquée exceptionnellement par le fournisseur au profit du client
sur le prix de vente préalablement convenu pour tenir compte, par exemple, d’un défaut de
qualité ou de non-conformité des objets vendus.
- Par Remise, la réduction pratiquée habituellement sur le prix courant de vente en
considération par exemple, de l’importance de la vente.
Cette remise est généralement calculée par l’application d’un pourcentage au prix courant de
vente.
- Par Ristourne, la réduction du prix calculée sur l’ensemble des opérations faites avec le
même tiers pour une période déterminée (un pourcentage calculé sur le chiffre d’affaires réalisé
avec le tiers pour une période donnée).
342. Clients et comptes rattachés
3421. Clients
Ce compte est débité du montant toutes taxes comprises des factures de vente
de biens ou de prestations de services par le crédit :
33
- De l’un des comptes de la classe 7, relatifs aux ventes de marchandises ou
de biens et services produits pour le montant hors taxes ;
- Du compte 4425 – « Clients-dettes pour emballages et matériel consignés » (le cas
échéant) ;
- Du compte 4455 – « Etat, T.V.A facturée » pour le montant de la T.V.A.
Le compte 3421 est crédité, selon le cas, par le débit :
- D’un compte de trésorerie lors des règlements reçus des clients ;
- Du compte 3425 – « Clients-effets à recevoir » en cas d’acceptation par le
client d’une lettre de change ou de la réception d’un billet à ordre par l’entreprise ;
- Du compte 7119 ou du compte 7129 – « Rabais, remises et ristournes
accordés » pour le montant des réductions sur ventes hors factures accordés aux clients ;
Le montant de la T.V.A correspondante sera comptabilisé au débit du compte 4455 – « Etat,
T.V.A facturée ».
- Du compte 4421 – « Clients-avances et acomptes reçues sur commandes
en cours » pour solde de ce compte (le cas échéant).
343. Personnel – débiteur
3431. Avances et acomptes au personnel
Ce compte est débité par le crédit d’un compte de trésorerie du montant des avances et acomptes
à moins d’un an versé au personnel de l’entreprise. Il est crédité pour solde par le débit du
compte 4432 – « Rémunérations dues au personnel ».
3838. Personnel-autres débiteurs
Ce compte peut être utilisé pour enregistrer les prêts à moins d’un an octroyé
au personnel, par exemple.
345. Etat – Débiteur
3451. Subventions à recevoir
Ce compte enregistre les subventions à recevoir du Trésor Public, en tant que personnification
financière de l’Etat.
Il est débité en fin d’exercice, des subventions accordées par l’Etat et non encore encaissées,
par le crédit :
- Du compte 1311 s’il s’agit de subventions d’investissement ;
- Du compte 7161 s’il s’agit de subventions d’exploitation ;
- Du compte 7561 s’il s’agit de subventions d’équilibre.
A l’encaissement des subventions en question, le compte 3451 est crédité par le
débit d’un compte de trésorerie.
3453. Acomptes sur impôts sur les résultats
Ce compte est débité du montant des versements effectués au Trésor au titre d’acompte
provisionnels afférents aux impôts sur les résultats.
34
Le compte 3453 est crédité à la clôture de l’exercice après la détermination de
l’impôt définitif par le débit des comptes de la rubrique 67 « Impôts sur les résultats ».
3455. Etat - T.V.A récupérable
Ce compte enregistre le montant de la T.V.A récupérable. Il est soldé par le débit du compte
4456 – « Etat – T.V.A due ».
39. Provisions pour dépréciation des comptes de l’actif circulant
391. Provisions pour dépréciation des stocks
3911. Provisions pour dépréciation des marchandises
La norme réserve à ces provisions, le même traitement comptable que celui des autres
provisions pour dépréciation, c’est-à-dire que l’écriture y afférente doit être constaté en
comptabilité.
Les provisions pour dépréciation des stocks sont créées ou augmentées par le débit du compte
6196 – « Dotations d’exploitation aux provisions pour dépréciation de l’actif circulant ». Elles
sont réduites ou annulées par le crédit du compte 7196 – « Reprises sur provisions pour
dépréciation de l’actif circulant », lorsqu’elles deviennent en partie ou en totalité sans objet.
35
5118. Autres valeurs à encaisser
Ce compte peut servir pour enregistrer les coupons échus à l’encaissement, notamment.
514. Banques, Trésorerie Générale et Chèque Postaux débiteurs
5141. Banques (soldes débiteurs)
Ce compte est dans la mesure où l’entreprise utilise les services de plusieurs banques
subdivisées en autant de comptes divisionnaires que de besoin.
5143. Trésorerie Générale
Ce compte est destiné à enregistrer les opérations des comptes ouverts auprès de la trésorerie
générale.
36
Chapitre V : enregistrement comptable des opérations au journal
A. Définition
Le journal est un document ayant un caractère obligatoire juridiquement, et dans lequel les
opérations effectuées par l’entreprise sont enregistrées, sans rature ni blanc, dans un ordre
chronologique opération par opération et jour par jour.
La tenue du journal fournit un élément de contrôle des enregistrements comptables, il est donc
un registre obligatoire de tout système comptable.
Les enregistrements passés dans le journal doivent montrer :
- La date de l'opération
- Les numéros et les intitulés des comptes débités et crédités
- Les sommes ventilées en deux colonnes, une colonne correspond aux débits des
comptes, l'autre colonne correspond aux crédits des comptes
- Le libellé : la référence aux documents de base. Chaque écriture est appuyée
d'une pièce justificative datée et susceptible d'être présentée à toute demande.
À la fin de chaque page, on additionne les montants débits et les montants crédits qui
doivent être égaux. Les totaux sont reportés en haut de la page suivante.
L'article (écriture) au journal peut être simple ou composé. L'article est simple lorsqu'il y
a un seul compte à débiter et un seul compte à créditer, et composé lorsqu'on débite un ou
plusieurs comptes et on crédite un ou plusieurs comptes.
Exemple
Le 01/11/2022, Achat de marchandises 3000 DH facture N°34, TVA 20% paiement par
chèque bancaire N° 1653993
01/11/2022
6111 Achat de marchandises 3000
3455 Etat - TVA récupérable 600
5141 Banque 3600
37
B. Enregistrement comptable des opérations
1. L’enregistrement des factures d’achat/vente : FACTURE ’DOIT’
01/11/2022
6111 Achat de marchandises 3700
01/11/2022
5161 Caisse 3700
- Dans cas où le règlement est par chèque bancaire : Même écritures sauf en
remplaçant le compte 5161 caisse par le compte 5141 banque
- Dans cas où le règlement est à crédit : Même écritures sauf en remplaçant le compte
caisse par le compte 4411 Fournisseur pour M KHALID et 3421 clients pour
l’entreprise INFOTECK.
b. L’enregistrement des factures comportant des réductions
b-1 les réductions à caractères commercial
Les opérations d’achats et de ventes donnent couramment naissance à des réductions de
nature commerciale ou financière. Ces diminutions de prix présentent un intérêt économique
aussi bien pour l’entreprise qui les accorde que pour le client qui en bénéficie. Elles exigent
un traitement comptable particulier puisqu’elles peuvent être consenties au moment de la
facturation initiale ou ultérieurement, ce qui donnera lieu à l’établissement de factures
d’avoir, afin de corriger les droits ou obligations générés par l’opération de départ.
On distingue trois types de réductions commerciales : les rabais, les remises et les
ristournes.
38
- Rabais : ce sont des réductions accordées exceptionnellement à un client pour tenir
compte d’un défaut de la qualité des marchandises livrées ou de la non-conformité
de la livraison.
Exemple : rabais pour irrégularité du coloris d’un tissu.
- Remises : ces sont des réductions habituellement consenties à tous ceux qui
remplissent certaines conditions (achats de grandes quantités).
Exemple : remise de 5% pour les commandes supérieures à 20 000
- Ristournes : ce sont des réductions consenties généralement en fonction du volume
de chiffre d’affaires réalisé avec le client.
Exemple : ristourne de4% sur le chiffre d’affaires annuel réalisé avec le même
client, si le C.A est supérieure à 300 000.
Mode de calcul
Les réductions commerciales se calculent en cascade selon l’ordre établie dans la facture.
Exemple
L’entreprise INFOTECK a reçu de son fournisseur une facture avec le détail suivant :
Montant brut de 3 000 DH, comprenant un rabais de 2%, une remise de 3%, une remise de
2%, ristourne de 1%.
Important : les réductions commerciales accordées sur la facture DOIT initiale ne sont
pas comptabilisées. Le montant à comptabiliser est le dernier NET COMMERCIAL
Exemple : Le client ANOUAR a reçu de son fournisseur la facture N° 1122 concernant une
marchandise d'un montant brut de 70 000 DH.
Le fournisseur a accordé un rabais de 5%, une remise de 3%, et une autre remise de 2%. Le
paiement s'effectuera à crédit
TAF
1- Elaborer la facture
2- Passer l’écriture comptable pour le client
01/11/2022
39
b-2 les réductions à caractère financier
Ce sont des réductions consenties à un client qui règle avant la date de l’échéance
normale. L’escompte est généralement accordé pour le paiement comptant.
Il s’agit d’une diminution du montant à payer accordée par un fournisseur pour
paiement anticipé.
Même portée sur la facture de vente, cette réduction ne doit pas être déduite du prix de
vente, mais portée en "charges financières 6386 escomptes accordés " pour le fournisseur
qui l’accorde et en "produits financiers, 7386 Escomptes obtenus " pour le client qui en
bénéficie.
Exemple
Le 01/11/2022 l’entreprise INFOTECK adresse à son client la facture N°011122 dont le
détail est le suivant
Marchandise 9 000 DH, remise 10%, rabais 2%, escomptes 5% .Paiement à crédit
TAF
1. Elaborer la facture 011122
Facture N°011122
2. Procéder à l’enregistrement pour le client et le fournisseur
Chez le client
01/11/2022
Chez le fournisseur
01/11/2022
40
c. L’enregistrement des factures comportant de majorations
On distingue 3 types de majorations telles que : TVA, frais des transports et les emballages
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est une taxe sur le chiffre d’affaires, s’applique
aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de l’exercice d’une
profession libérale, accomplies au Maroc, ainsi qu’aux opérations d’importation
La comptabilisation des factures comportant de la TVA
Exemple : le 08/04/2022, M ANOUAR a reçu de son fournisseur INFOTECK la facture
N°080422 dont le détail est le suivant
Montant HT est 8000 DH , escompte 3% , 2% , remise 5% , remise 2% , TVA 20 %
Les transports
La comptabilisation des factures comportant les frais de transport
a. Le cas de transport forfaitaire :
Le fournisseur assure le transport par ses propres moyens et récupère les frais de transport
sur le client. Le transport dans ce cas constitue pour le fournisseur un produit accessoire et
la TVA appliquée est toujours 20%.
Étant donné que le transport est considéré comme un produit accessoire pour le fournisseur,
il est crédité en utilisant le compte 71276 "PORTS ET FRAIS ACCESSOIRES FACTURES
Exemple
Le 15/05/2022 l’entreprise INFOTECK a adressé à son client BRAHIM la facture
N°011122 dont le détail est le suivant
Montant HT 12000 DH, remise 10%, escompte 5% TVA 20%, frais de transport 500 DH ht
. Paiement à crédit
L’enregistrement pour le client
15/05/2022
6111 Achat de Marchandises 10 800
61425 Transports sur achats 500
3455 Etat - TVA récupérable 2044
4411 Fournisseurs 12 264
7386 Escomptes obtenus 1 080
Facture N° 011122
41
L’enregistrement pour le Fournisseur
15/05/2022
Facture N° 011122
Exemple
42
L’enregistrement pour le fournisseur
43
Les emballages
A. Définition
Les emballages sont des objets destinés à contenir des produits ou marchandises livrés à la
clientèle. On distingue trois types des emballages
a. Les emballages récupérables identifiables : Ce sont des objets discernables unité par
unité dans lesquels sont livrés les produits ou les marchandises et que les fournisseurs
doivent récupérer ultérieurement. Ce type d’emballages sont considérés comme des
immobilisations quelle que soit leur valeur unitaire (2333 Emballages récupérables
identifiables).
Ce compte enregistre les emballages identifiables susceptibles d’être provisoirement
conservés par les tiers et que l’entreprise s’engage à reprendre dans des conditions fixées
d’un commun accord.
b. Les emballages récupérables non identifiables : Sont des emballages indiscernables
dans lesquels sont livrés aux clients les marchandises ou produits vendus mais que les
fournisseurs doivent les reprendre par la suite. Ils sont alors consignés
c. Les emballages perdus : Sont des objets livrés définitivement aux clients avec leur
contenus, ils ne sont donc pas repris par les fournisseurs, leur prix étant compris dans
celui de la marchandise ou du produit vendu (boite, carton, bidon…) ils ne servent qu’une
seule fois ; on utilise : 61231 achats d’emballages perdus.
44
c. L’achat des emballages perdus
Le 01/11/2022 l’entreprise STORAGETECK a adressé à son client ZIZLAIT la facture N°
00034/B1 concernant des sacs en plastique.
Le prix de vente est de 35 590,00 DH, TVA 20%, paiement en espèce
45
D. La restitution des emballages consignes (la déconsignation)
La déconsignation consiste à restituer par le client des emballages consignés initialement par le
fournisseur. En contrepartie le fournisseur est tenu de restituer la somme retenue lors de la
consignation.
Au moment de la reprise des emballages consignés par le fournisseur, deux cas de figures
peuvent se présenter :
1er cas : Emballages repris au prix de consignation : prix de reprise=prix de consignation
Lorsque le client rend les emballages consignés, dans les délais normaux et en bon état. Le
fournisseur est tenu de lui rembourser le même prix (somme) de consignation, en adressant une
facture d’avoir.
Dans ce cas il s’agit de passer une écriture d’annulation
Exemple : Reprenant l’exemple précèdent (Exemple : l’entreprise PROFOOD)
Le 17/11/2022, M. ANOUAR a retourné 30 caisses au prix unitaire de 7 DH à l'entreprise
PROFOOD. En réponse, PROFOOD lui a émis la facture d'avoir N° 7291R :
Ecriture chez le fournisseur
2ème cas : Emballages repris à un prix inférieur à celui de consignation (Prix de reprise < au
prix de consignation)
Le fournisseur peut constater lors la restitution des emballages par le client que leurs états est
dégradé, ce qui fait pour le fournisseur de ne pas rembourser la totalité de prix de consignation.
Ce qui entraine une différence entre le prix de consignation et le prix de reprise
Cette différence entre le prix de consignation et le prix de reprise constitue pour :
- Le fournisseur : un produit d’exploitation enregistré au crédit du compte :
71275 Bonis sur reprises d'emballages consignés
- Le client une charge d’exploitation enregistrée au débit du compte :
61317 Malis sur emballages rendus
46
Exemple : Reprenant (Exemple : l’entreprise PROFOOD)
Le 05/11/2022, l'entreprise PROFOOD a émis la facture N° 00284 à son client M.
ANOUAR. Le Montant brut 27 000 DH, remise 6%, TVA 20%, emballages consignés 30
caisses au prix unitaire 7 DH.
Le 20/11/2022, M ANOUAR Retourne 30 caisses prix de reprise est de 5 dh . L’entreprise
PROFOOD lui adresse la facture d’avoir N° 0012R12.
TAF
1. Etablir la facture d’avoir N° 0012R12
2. Passer l’écriture comptable correspondante pour les deux parties
Pour le client
pour le fournisseur
47
Exemple
- Le 02/07/2022, l'entreprise FEEDOPS a reçu de son fournisseur M. BRAHIM la facture
N° 020722, concernant la vente de marchandises d'un montant de 25 000 DH avec une
TVA de 20%. emballages consignés 40 caisses au prix unitaire de 6 DH TTC.
- Le 10/07/2022, l'entreprise FEEDOPS a informé son fournisseur M. BRAHIM qu'elle
ne restituera pas les emballages. Le fournisseur a émis la facture N° RM746 pour les
emballages non restitués.
TAF
1. Etablir la facture la facture N° RM746
2. Passer l’écriture comptable correspondante pour le client et le fournisseur
pour le client
pour le fournisseur
Remarque
Les ventes et les achats sont toujours
enregistrés au montant HT. Pour
calculer l’HT à partir de montant TTC
il suffit de diviser le montant TTC par
(1+taux de la TVA)
48
2 -L’enregistrement des factures d’avoir
A. Définition
La facture avoir est une facture élaborée par le fournisseur pour rectifier ou pour annuler la
facture doit initiale.
La facture d’avoir est adressée par le fournisseur à son client à l’occasion d’un retour (partiel
ou total) de marchandises non conformes ou d’une réduction commerciale ou financière hors
facture.
B. Comptabilisation de la facture avoir pour retour de marchandises
Exemple §01/11/2022, l’entreprise INFOTECK a adressé à son client M BTAHIM une
facture doit N° 25 portant sur la vente de marchandises de 25 000 DH, ristourne 5%, remise
2%, escompte 2%, TVA 20%.
Enregistrement pour le client (facture doit)
49
C. Comptabilisation de la facture avoir pour réduction hors facture
Les réductions commerciales accordées hors facture sont comptabilisées en utilisant les
comptes :
Pour le Fournisseur au débit du compte :
- 7119 Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise
- 7129 Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise
Pour le client au crédit du compte :
- 6119 Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats de marchandises
- 6129 Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats consommés de matières et fournitures
- 6149 Rabais, remises et ristournes obtenus sur autres charges externes
50
Chapitre VI : les effets de commerce
I- Définition
Un effet de commerce est un titre négociable représentant une créance payable à court terme
(<1ans). Les principaux effets de commerce sont la lettre de change, le billet à ordre.
2- acceptation et signature
B- Le billet à ordre
Le billet à ordre est un écrit, par lequel une personne appelée souscripteur s’engage à payer
à une certaine échéance une somme déterminée, à une autre personne appelée bénéficiaire.
Fournisseur/ vendeur
Émission, signature et Client / acheteur
( bénéficiaire ) envoie ( souscripteur )
51
II- Traitement comptable
Exemple
- Le 05/10/2023, l’entreprise INDUSUD, envoie à son client ANOUAR la facture 051023
concernant la vente de marchandise, dont la valeur HT est 12 000,00 DH, TVA 20%.
Le paiement est à crédit.
- Le 10/10/2023 : INDUSUD envoie pour acceptation une lettre de change N°23,
échéance 15/12/2023.
- Le 18/10/2023 : ANOUAR retourne à INDUSUD, la lettres de change N°23 acceptée
et domiciliée à sa banque.
TAF : Passer l’écriture comptable pour les deux parties.
52
2. Circulation des effets de commerce
A. Remise à l’encaissement des effets de commerce
A.1. Remise à l’encaissement direct des effets de commerce
Exemple
- 15/12/2023, l’entreprise INDUSUD encaisse directement la traite N°23 auprès de son client
ANOUAR, ce dernier a remis à INDUSUD un chèque N° 1122
Pour le fournisseur INDUSUD
15/12/2023
5161 BANQUE 14 400,00
3421 Clients – effets à recevoir 14 400,00
N°23
15/12/2023
4415 Fournisseurs - effets à payer 14 400,00
5161 BANQUE 14 400,00
N°23
A.2. Remise à l’encaissement indirect des effets de commerce (via les banques)
- 10/12/2023, INDUSUD Remet à la banque pour encaissement la traite N°23 sur
ANOUAR dont l’échéance est 15/12/2023.
- Le 20/12/2023 INDUSUD reçoit l’avis de crédit n°002 relatif à l’encaissement de la traite
N°23. Agios H.T : 110, TVA 10%
10/12/2023
51132 Effets à l’encaissement 14 400,00
3425 Clients – effets à recevoir 14 400,00
LDC N°23 remis à l'encaissement
20/12/2023
5141 Banque 14 279,00
53
Pour le client ANOUAR
20/12/2023
4415 Fournisseurs- effets à payer 14 400,00
5141 Banque 14 400,00
avis débit LDC N°23
01/11/2023
14
4411 Fournisseurs 400,00
14
3425 Clients – effets à recevoir 400,00
MAROC INDU endossement LDC N°23
01/11/2023
3425 Clients – effets à recevoir 14 400,00
3421 Clients 14 400,00
INDUSUD endossement LDC N°23
54
C. Remise à l’escompte
L'escompte est une technique de crédit utilisée avec les effets de commerce. Elle consiste pour
un créancier à se faire régler avant l'échéance grâce à une avance de la banque, moyennant frais.
Par l'escompte, un créancier se voit avancer l'argent du montant de l’effet de commerce
par la banque moyennant des commission et intérêts. Le total des intérêts (L’escompte
commercial,) et commissions retenues par la banque s’appelles l’agio.
D’une manière générale, l’agio se compose de :
L’escompte commercial,
De diverses commissions,
De la taxe sur la valeur ajoutée (TVA 10%).
Avec
- Vn: La valeur nominale de l’effet
- t e : le taux d’escompte négocié avec la banque
- d: la durée séparant la date de présentation de l’effet à l’escompte de sa date
d’échéance
- La valeur actuelle = valeur nominale – total agios : Cette valeur est celle qui
sera débitée sur le compte du bénéficiaire lors de l'escompte d'un effet de commerce
Traitement comptable :
- Les comptes à débiter
- L’escompte commercial est enregistré dans le débit du compte 63115. Intérêts
bancaires et sur opérations de financement.
- Les diverses commissions sont débitées sur le compte 61472. Frais sur effets de commerce
- TVA : débitée sur le compte 3455. Etat - T.V.A récupérable
- Valeur actuelle : débitée sur le compte 5141. Banques
- Le compte à créditer
- La valeur nominale est créditée sur le compte 5520. Crédits d’escompte
55
Exemple
- Le 05/10/2023, l’entreprise INDUSUD, envoie à son client ANOUAR la facture 051023
concernant la vente de marchandise, dont la valeur HT est 12 000,00 DH, TVA 20%. Le
paiement à crédit.
- Le 10/10/2023 : INDUSUD envoie pour acceptation une lettre de change N°23, échéance
15/12/2023.
- Le 18/10/2023 : ANOUAR retourne à INDUSUD, la lettres de change N°23 acceptée et
domiciliée à sa banque.
- 01/11/2023 : INDUSUD a présenté la lettre de change N°23 pour l'escompte auprès de
sa banque avec un taux de 9%, commissions 147 dh, tenir compte un jour de banque.
- Le 05/11/2023, INDUSUD a reçu l’avis de crédit de sa banque
TAF
- Passer l’écriture comptable nécessaire
Pour le fournisseur
Calcul des agios
56
L’écriture à passer le jour de l’échéance 15/12/2023
15/12/2023
5520 Crédits d’escompte 14 400,00
3425 Clie nts - e ffe ts à re ce voir 14 400,00
LDC N°23 payé e
Pour le Client
15/12/2023
4415 Fournisseurs- effets à payer 14 400,00
5161 BANQ UE 14 400,00
LDC N°23 payé e
57
Chapitre VII : la balance des comptes
I. Définition
La balance des comptes est un tableau donnant à une date déterminée, la liste de l’ensemble
des comptes classés, selon le plan comptable marocain, avec pour chacun d’eux :
- Le total des sommes portées à son débit
- Le total des sommes portées à son crédit
- Le solde, débiteur ou créditeur
II. Le rôle de la balance
Elle a un double rôle
- C’est un instrument de contrôle des enregistrements
- C’est un instrument de gestion
III. Présentation de la balance
L’élaboration de la balance est basée sur le grand livre. On distingue la présentation de la
balance à quatre colonnes et la présentation à six colonnes
:
:
:
M8
Totaux Total débit = Total crédit Total crédit
=
Total crédit =
∑ débiteur ∑ créditeur
58
Exemple
Le 30/05/2022 le grand livre d’entreprise INFOTECK se présente comme suit :
59
Solution
Balance à 6 colonnes
Balance à 4 colonnes
60
Chapitre VIII : Les états de synthèses
I. Le bilan de clôture
Le bilan est l’état de synthèse qui donne une photographie de la situation du patrimoine de
l’entreprise à un moment donné
À l’inverse du bilan d’ouverture le bilan de clôture doit faire apparaitre le résultat de l’exercice
comptable. Ce résultat est obtenu ainsi
Résultat= ∑ actif - ∑ passif
Le résultat est bénéficiaire lorsqu’il est positif
Le résultat est déficitaire lorsqu’il est négatif
Le bilan de clôture est élaboré à partir des soldes des comptes de gestion (de classe 1 à la
classe 5)
Les comptes avec solde débiteur Les comptes avec solde débiteur
- Stock Produits finis 23 570 DH
- Matériel et outillage 20 000 DH - Fournisseur 45 000 DH
- Banque 300 000 DH - Capital 750 000 DH
- Matériel de transport 180 000 DH - Emprunt auprès des EC 25 000 DH
- Bâtiment 250 000 DH
- Caisse 13 980 DH
- Stock Marchandises 4 000 DH
- Prêts au personnel 10 000 DH
- Client 45 000 DH
- Cautionnement 25 000 DH
TAF
Elaborer le bilan de clôture 31/12/2021 et préciser le résultat de l’entreprise
- Le total de l’actif est 871 550 DH
- Le total du passif est 820 000 DH
61
II. Le Compte des Produits et Charges (C.P.C.)
A. Définition
Le CPC est un état de synthèse qui décrit en termes de produits et charges les composantes du
résultat final de l’exercice comptable.
B. Les produits et charges
Le CPC se compose des différentes charges supportées par l’entreprise, pendant l’exercice, et
des différents produits réalisés par l’entreprise, relatif à cet exercice
Les produits : on distingue les produits d’exploitation, les produits financiers et les
produits non courants
- Les produits d’exploitation : sont les produits inscrits dans la rubrique 71 du plan
comptable
- Les produits financiers : sont les produits inscrits dans la rubrique 73 du plan
comptable
- Les produits non courants : sont les produits inscrits dans la rubrique 75 du plan
comptable
Les charges : on distingue Les charges d’exploitation, Les charges financières et Les
charges non courantes
- Les charges d’exploitation : sont les charges inscrites dans la rubrique 61 du plan
comptable
- Les charges financières : sont les charges inscrites dans la rubrique 63 du plan
comptable
- Les charges non courantes : sont les charges inscrites dans la rubrique 65 du plan
comptable
62
III. Présentation du CPC
Total I
II Charges d’exploitation
Total II
III Résultat d’exploitation I-II
IV Produits financiers
Total IV
V Charges financières
Total V
VI Résultat financier (IV-V)
VII Résultat courant (III+VI)
VIII Produits non courants
Total VIII
IX Charges non courantes
Total IX
X Résultat non courant VIII-IX
XI Résultat avant impôts VII+X
XII Impôt sur le résultat
XIII Résultat net d’impôts XI-XIII
Exemple
Les comptes de résultat de l’entreprise EVENDECO au 31/12/2021 présentent les
comptes suivants :
N° compte Intitulé Montant
6111 Achats de marchandises 91 000,00
7111 Vente de marchandises 9 500,00
6134 Primes d'assurances 8 000,00
7386 Escomptes obtenus 2 743,00
6386 Escomptes accordés 1 250,00
Stock Mses le 01/01/2021 80 000,00
7161 Subventions d’exploitations reçues 120 000,00
6161 Impôts et taxes directs 3 642,00
7581 Pénalités et dédits reçus 1 870,00
6142 Transports 900,00
Stock Mses le 31/12/2021 81 000,00
6133 Entretien et réparations 15 000,00
63
Correction
Achats revendus de Mses= (Achat de marchandises – LES RRR obtenus) - Variation stock = (91 000-0) – (81 000- 80 000) =
90 000
II Charges d’exploitation
64