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Courant et Conductivité Électrique

Ce document décrit les concepts de courant électrique, densité de courant, intensité de courant et leur relation avec la vitesse de dérive des porteurs de charge. Il introduit également les notions de conductivité et résistivité des matériaux en lien avec les collisions subies par les électrons.

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Courant et Conductivité Électrique

Ce document décrit les concepts de courant électrique, densité de courant, intensité de courant et leur relation avec la vitesse de dérive des porteurs de charge. Il introduit également les notions de conductivité et résistivité des matériaux en lien avec les collisions subies par les électrons.

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Courant électrique et Résistances

P RÉREQUIS
• Loi d’Ohm
• Champ électrique
• Principe fondamental de la dynamique


1 Courant électrique
Si l’on plonge un métal dans un champ électrique, les charges libres qui s’y trouvent vont
amorcer un mouvement du fait de la force électrique F~ = q E.~
Ce mouvement général de charge est appelé "courant électrique".
Une situation gravitationnelle équivalente correspondrait à une conduite horizontale, remplie
d’eau, qui serait soudainement penchée (une différence de potentielle est appliquée entre
chaque extrémités). L’eau se mettrait à couler vers le bas.

1.1 Densité de courant


Tout comme la quantité de mouvement p~ = m~v rend compte d’un transport de masse, on
peut construire un vecteur qui rend compte de la quantité de charge qui se déplace q~v .
Lorsqu’un système contient beaucoup de charges en mouvement 1 dans un volume, on
introduit le vecteur densité de courant. On appelle densité de courant ou courant volumique
la grandeur :
def 1
X
~j = qi~vi
V i
Pour un système qui contient un grand nombre de charges, toutes de même valeur q (par
exemple des électrons), cette densité devient :

~j = q 1
X
~vi
V i

def 1
Si on introduit la vitesse moyenne des porteurs de charge 2 : ~vd =
P
N
~vi , on obtient alors une
réécriture pratique du vecteur densité de courant :

~j = N q~vd
V
N
si le volume V que l’on considère est très petit, on reconnaît ρ = V

Définition 1.1 — Densité de courant.


La définition opérationnelle de la densité de courant en électricité est :

~j =
def
ρ~vd

N
où ρ = V
est la densité de charge libres.
1. On ne s’intéresse donc qu’aux charges mobiles
2. Aussi appelée "vitesse de dérive", d’où l’indice vd
1.2 Courant électrique
Dans le cas d’un cours d’eau, un courant, ou un débit, correspond à la quantité de liquide qui
traverse une section du cours d’eau pendant une durée fixée. De la même façon, un courant
électrique correspond au nombre de charge en train de passer à travers une section de fil
pendant une durée fixée.
On obtient l’intensité du courant à travers une surface en calculant le flux de ~j à travers une
surface (section) :

Z
def
I= dI
Z
I=
def
~
~j · dS
S

Si on prend un cas simple, une vitesse de dérive ~vd homogène et perpendiculaire à S, on


obtient :

I = ρvd × S
I × dt = ρvd S × dt (On multiplie par dt de part et d’autre de l’égalité)

Or S × vd dt est le volume qui contient le nombre de charge qui sont passées à travers la
surface S (voir ci-dessous)
~vd

ρ S

l = vd × dt
Le nombre de particules mobiles, de vitesse moyenne vd qui passe à travers la surface S pendant dt est égal au
nombre de particule qui se trouvent dans un cylindre de base S et de hauteur vd × dt, ici : dq = ρ × (S × vd × dt).

I × dt = ρvd Sdt
I × dt = dq
dq
I=
dt
C’est ce résultat que l’on utilisera le plus souvent pour définition du courant.
Définition 1.2 — Courant électrique.
Le courant qui traverse une surface S est :

def dQ
I=
dt

Son unité est le C.s−1 aussi connu sous le nom de "Ampère".


Exercice 1.1 — Vitesse de dérive dans un fil de cuivre.
On fait circuler un courant de 10A dans un fil de cuivre de section S = 0.05 cm2 . Sachant
que chaque atome de cuivre libère un électron mobile, en déduire la densité de porteurs
de charge et la vitesse de dérive des électrons.
Connaissant la masse volumique du cuivre (ρm = 8900kg.m−3 ) et la masse molaire du
cuivre (M = 63.5g/mol), on détermine la densité d’atomes n :

dN
def
n=
dV
N
n= (On suppose que la densité d’atomes est homogène)
V
m Na
n=
M V
ρm V Na
n=
M V
ρm Na
n=
M
n = 8 × 1028 atomes par m3

La densité de charge mobile est donc :

ρ = n × (−e)

et la vitesse de dérive est :


I
vd =
ρS
vd = 148 µm/s

Cette vitesse est faible, et c’est normal, on rappelle qu’il s’agit d’une vitesse moyenne, et
non de vitesse de chaque électron en particulier.


2 Conductivité/Résistivité
2.1 Modèle de collision
Pourquoi la vitesse moyenne des électrons dans un conducteur est-elle si faible ? Cela est dû
au fait que les électrons sont en permanence ralentis par les chocs thermiques avec le milieu
dans lequel ils circulent.
On peut modéliser cet effet par l’équivalent d’un frottement fluide, appliqué aux électrons. Le
Principe Fondamental de la Dynamique, appliqué à une charge dans un conducteur donne :
~ − α~v
m~a = q E
~
qE
Très vite le régime permanent est atteint, la vitesse devient constante : ~vd = m
La densité de
courant vaut alors :
~j =
def
ρ~vd
2
~j = nq E ~
α
~j = γ E ~
On note γ la conductivité du matériau, par définition, la lien entre la densité de courant et le
champ électrique :

j
def
γ=
E
nq 2
γ=
α
Notons qu’ici, la conductivité γ est inversement proportionnelle au coefficient de frottement
α.
Plus les chocs des électrons dans le matériau sont important/fréquents, plus la conductivité
est faible et plus la résistivité est grande.

2.2 Conductivité et Résistivité


Définition 2.1 — Conductivité.
La densité de courant est proportionnelle au champ électrique et on appelle conductivité
la constante de proportionnalité :
~
~j = γ E
L’inverse de la conductivité est appelée "résistivité" et est noté souvent ρ (ne pas confondre
avec la densité de charge ! !).
def 1
ρ=
γ
Tout comme la conductivité, c’est une grandeur intensive (c’est à dire que c’est une
caractéristique du matériau, et la géométrie n’y change rien). Son unité est le Ω · m

R On remarquera que plus un milieu est conducteur, plus un même champ électrique
mènera à un fort courant.
~ Cette dernière est
Il y a un lien très fort entre la loi d’Ohm (U = RI) et la loi ~j = γ E.
en fait la forme locale de la loi d’Ohm. Ceci signifie qu’il s’agit de l’expression de la loi
d’Ohm dans un tout petit volume. Il faudrait sans doute mieux voir la loi d’Ohm comme
la forme globale (intégrée sur un grand volume) de la loi ~j = γ E. ~

L’ordre de grandeur de la résistivité pour des matériaux courant est la suivante (données
pour un matériau à 25◦ C) :

Matériau Résistivité (Ω · m)
Aluminium 10−8
Silicium pur 103
Caoutchouc 1013
Mica 1018
3 Résistance
Si on s’intéresse au courant traversant un morceau de fil métal-
I
lique, où règne un champ électrique imposé par une différence
S de potentiel |∆V |, on aura :

I =j×S
I = γE × S
|∆V |
l I=γ ×S
l
Le courant et la tension sont proportionnels, on note ici

l
R=
γS
l
R=ρ
S
Définition 3.1 — Résistance.
Et de façon plus générale encore, on appelle résistance la constante de proportionnalité
entre tension et courant a :
def |∆V |
R=
I
C’est presque la fameuse loi d’Ohm U = RI
Pour un fil, la résistance vaut :

l
R=ρ
S
a. Attention, tension et courant ne seront pas toujours proportionnels, c’est seulement dans les cas où
c’est effectivement le cas que l’on peut parler de résistance

R La résistivité d’un matériau dépend particulièrement de la température. Pour les métaux,


la résistivité augmente avec la température. Pour les semi-conducteurs, c’est l’inverse, à
mesure que la température augmente, de plus en plus d’électrons deviennent libres et
peuvent participer à la conduction.

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