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Intégrale et Théorème de Cauchy

Le document présente des définitions et propriétés des fonctions complexes, notamment les notions de disques, de fonction holomorphe et les conditions de Cauchy-Riemann.

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Analyse Complexe

Chapitre 5

Analyse 3

API-2

S. Lazaiz & Y. Joundy

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 1 / 47


Sommaire

1 Définitions et conditions de Cauchy-Riemann

2 Intégrale des fonctions complexes le long d’une courbe

3 Théorème des Résidus

4 Calcul d’intégrales par la méthode des résidus

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 2 / 47


Disques
Définition
Soient z0 ∈ C et r > 0.
1 On appelle disque ouvert de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | < r }

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 3 / 47


Disques
Définition
Soient z0 ∈ C et r > 0.
1 On appelle disque ouvert de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | < r }

2 On appelle disque fermé de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | ≤ r }

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 3 / 47


Disques
Définition
Soient z0 ∈ C et r > 0.
1 On appelle disque ouvert de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | < r }

2 On appelle disque fermé de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | ≤ r }

3 On appelle cercle de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

C (z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | = r }

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 3 / 47


Disques
Définition
Soient z0 ∈ C et r > 0.
1 On appelle disque ouvert de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | < r }

2 On appelle disque fermé de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | ≤ r }

3 On appelle cercle de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

C (z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | = r }

4 On appelle voisinage du point z0 tout ensemble qui contient un disque ouvert


de centre z0 .

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 3 / 47


Disques
Définition
Soient z0 ∈ C et r > 0.
1 On appelle disque ouvert de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | < r }

2 On appelle disque fermé de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

D(z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | ≤ r }

3 On appelle cercle de centre z0 et de rayon r , l’ensemble

C (z0 , r ) = {z ∈ C : |z − z0 | = r }

4 On appelle voisinage du point z0 tout ensemble qui contient un disque ouvert


de centre z0 .
5 Soit Ω ⊂ C, Ω est dit un ouvert si Ω est voisinage de chacun de ses points.
Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 3 / 47
Exemple

Exemple.
Soient z0 = i et r = 1, alors D(i, 1) = {z = a + ib ∈ C : a2 + b 2 < 2b}.
En effet,
a + ib ∈ D(i, 1) ⇔ |a
p+ ib − i| < 1
⇔ a2 + (b − 1)2 < 1 (module d’un nombre complexe)
⇔ a2 + b 2 < 2b

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 4 / 47


Remarque

f : Ω → C, on pose z = x + iy , z0 = x0 + iy0 et
f (z) = P(x , y ) + iQ(x , y ). Alors on a :

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 5 / 47


Remarque

f : Ω → C, on pose z = x + iy , z0 = x0 + iy0 et
f (z) = P(x , y ) + iQ(x , y ). Alors on a :
1


 lim P(x , y ) =α
(x ,y )→(x0 ,y0 )
lim f (z) = α + iβ ⇔
z→z0 
 lim Q(x , y ) =β
(x ,y )→(x0 ,y0 )

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 5 / 47


Remarque

f : Ω → C, on pose z = x + iy , z0 = x0 + iy0 et
f (z) = P(x , y ) + iQ(x , y ). Alors on a :
1


 lim P(x , y ) =α
(x ,y )→(x0 ,y0 )
lim f (z) = α + iβ ⇔
z→z0 
 lim Q(x , y ) =β
(x ,y )→(x0 ,y0 )

2 f est continue au point z0 si lim f (z) = f (z0 ). f est continue au


z→z0
point z0 si et seulement si les fonctions P et Q sont continues en
(x0 , y0 ).

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 5 / 47


Fonction holomorphe

Soit f : Ω → C où Ω est un ouvert de C.


Soit z0 ∈ Ω, on dit que f est holomorphe au point z0 si
f (z) − f (z0 )
lim existe dans C. Dans ce cas on note cette limite
z→z0 z − z0
0
f (z0 ).

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 6 / 47


Fonction holomorphe

Soit f : Ω → C où Ω est un ouvert de C.


On dit que f est holomorphe sur Ω si elle est holomorphe en tout
point de Ω.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 6 / 47


Soit a ∈ C. On pose f (z) = a pour tout z ∈ C. Alors f est
holomorphe sur C, et ∀z ∈ C on a f 0 (z) = 0.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 7 / 47


f (z) = z n avec n ∈ N∗ . Alors, pour tout z0 ∈ C on a

f (z) − f (z0 ) = (z − z0 )(z n−1 + z n−2 z0 + . . . + z0n−1 )

f (z) − f (z0 )
d’où lim = lim z n−1 + z n−2 z0 + . . . + z0n−1 = nz0n−1 .
z→z0 z − z0 z→z0
Ainsi, f 0 (z) = nz n−1 .

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 7 / 47


f (z) = z. Alors f n’est holomorphe en aucun point de C. En effet,

f (z) − f (z0 ) z − z0
lim = lim
z→z0 z − z0 z→z0 z − z0

Or, z → z0 ⇔ (z − z0 ) → 0, donc si z − z0 est un réel alors


z − z0 z − z0
= 1 et si z − z0 est un imaginaire pur alors = −1.
z − z0 z − z0
Ainsi, il n’a donc pas de limite lorsque (z − z0 ) → 0. D’où le résultat.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 7 / 47


Proposition

Proposition
Si f est holomorphe au point z0 alors elle est continue en ce point.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 8 / 47


Opérations sur les fonctions holomorphes

Proposition
1 Soient f et g deux fonctions holomorphes au point z0 , alors :
a) les fonctions f + g et fg sont holomorphes au point z0 et on a :
F (f + g)0 (z0 ) = f 0 (z0 ) + g 0 (z0 ).
F (fg)0 (z0 ) = f 0 (z0 )g(z0 ) + f (z0 )g 0 (z0 ).
f
b) Si en plus g(z0 ) 6= 0, alors la fonction est holomorphe au point z0 , et
g
on a :  0
f f (z0 )g(z0 ) − f (z0 )g 0 (z0 )
0
(z0 ) = .
g g 2 (z0 )
2 Soient Ω et Ω0 deux ouverts de C. Soient z0 ∈ Ω, f : Ω → Ω0
holomorphe au point z0 et g : V → C holomorphe au point f (z0 ),
alors g ◦ f est holomorphe au point z0 , et on a

(g ◦ f )0 (z0 ) = g 0 (f (z0 )).f 0 (z0 )

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Conditions de Cauchy-Riemann
Proposition (Conditions de Cauchy-Riemann)
Soient Ω un ouvert de C, z0 = x0 + iy0 ∈ C, et f (z) = P(x , y ) + iQ(x , y )
une fonction définie sur Ω. Les deux conditions suivantes sont
équivalentes :
1 f est holomorphe au point z0 .
2 Les fonctions P et Q sont différentiables au point (x0 , y0 ) et elles
vérifies les conditions de Cauchy-Riemann (C.C.R en abrégé) :

∂P ∂Q
(x0 , y0 ) = (x0 , y0 )



 ∂x ∂y

∂P ∂Q




 (x0 , y0 ) =− (x0 , y0 ).
∂y ∂x

∂P ∂Q
Dans ce cas on a f 0 (z0 ) = (x0 , y0 ) + i (x0 , y0 ).
∂x ∂x
Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 10 / 47
Exemple
Trouver toutes les fonctions holomorphes sur C dont la partie réelle est
donnée par :
P(x , y ) = x 2 − y 2 + 2xy .

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En effet, on cherche les fonctions f de la forme f (z) = P(x , y ) + iQ(x , y )
avec Q différentiable sur R2 et telle que :

 ∂P (x , y ) ∂Q ∂Q

= (x , y ) = 2y − 2x

 
 (x , y )
 ∂x ∂y  ∂x

 


∂P ∂Q ∂Q

 

(x , y ) = 2x + 2y .
 

 (x , y ) =− (x , y ) 

∂y ∂x ∂y

∂Q
donc (x , y ) = 2y − 2x ⇒ Q(x , y ) = 2xy − x 2 + ϕ(y ) et
∂x
∂Q
(x , y ) = 2x + 2y = 2x + ϕ0 (y ) ⇒ ϕ0 (y ) = 2y .
∂y
Alors, ϕ(y ) = y 2 + c où c ∈ R, d’où Q(x , y ) = 2xy − x 2 + y 2 + c. Ainsi

f (z) = x 2 − y 2 + 2xy + i(2xy − x 2 + y 2 + c), où c ∈ R.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 12 / 47


Fonctions holomorphes élémentaires

Fonctions polynômes sont holomorphes dans C.

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Fonctions holomorphes élémentaires

Fonctions polynômes sont holomorphes dans C.


P(z)
Fonctions rationnelles sont holomorphes en dehors des zéros
Q(z)
de Q où P(z) et Q(z) sont des polynômes en z ∈ C.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 13 / 47


Fonctions holomorphes élémentaires

Fonctions polynômes sont holomorphes dans C.


P(z)
Fonctions rationnelles sont holomorphes en dehors des zéros
Q(z)
de Q où P(z) et Q(z) sont des polynômes en z ∈ C.
f (z) est une somme d’une série entière complexe, f est
holomorphe sur son disque de convergence, de plus ses dérivées sont
aussi holomorphes sur le même disque de convergence.

Remarque
Si f est holomorphe sur un ouvert Ω alors pour tout n ∈ N∗ , f (n) existe
sur Ω et c’est une fonction holomorphe sur Ω.

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Intégrale des fonctions complexes le long
d’une courbe

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Chemins et courbes

Définition (Chemins et courbes)


1 Un chemin est définie comme étant une fonction dérivable d’un
intervalle réel [a, b] ; a < b, vers le plan complexe.

[a, b] −→ C
t 7−→ γ(t) = x (t) + iy (t)

Ses points initial et final sont γ(a) et γ(b).

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 15 / 47


Chemins et courbes

Définition (Chemins et courbes)


1 Un chemin est définie comme étant une fonction dérivable d’un
intervalle réel [a, b] ; a < b, vers le plan complexe.

[a, b] −→ C
t 7−→ γ(t) = x (t) + iy (t)

Ses points initial et final sont γ(a) et γ(b).


2 L’image C = {γ(t) ∈ C : t ∈ [a; b]} s’appelle courbe dans le plan
complexe paramétrée par la fonction t 7→ γ(t).

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 15 / 47


Exemple

Le cercle de centre z0 et de rayon r est une courbe paramétrée par la


fonction γ(t) = z0 + re it avec t ∈ [0, 2π], c’est une courbe simple fermée
orientée dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

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Exemple

Le segment orienté d’extrémités z0 et z1 noté [z0 , z1 ] est une courbe


paramétrée par la fonction

γ(t) = (1 − t)z0 + tz1 , où t ∈ [0, 1].

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 17 / 47


Définition

Définition
1 Si les points initial et final d’un chemin coïncident, il est appelé
chemin fermé ou lacet.
2 On dit qu’un chemin est simple si ne se recoupe pas lui-même i.e. il
n’a pas de points doubles.
3 Toute courbe fermée et simple, est appelée courbe de Jordan.

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Intégrale complexe

Soit f : [a, b] ⊂ R → C une fonction continue. On pose :

f (t) = u(t) + iv (t)

où u et v sont deux fonctions de la variable réelle.

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Intégrale complexe

Soit f : [a, b] ⊂ R → C une fonction continue. On pose :

f (t) = u(t) + iv (t)

où u et v sont deux fonctions de la variable réelle.


Définition
Z b Z b Z b
f (t) dt = u(t) dt + i v (t) dt.
a a a

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 19 / 47


Exemple


Soit f (t) = t 3 + i t sur [0, 1].

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Intégrale complexe

Définition
Soient γ : [a, b] → C un chemin et f une fonction
R
continue.
R
L’intégrale de
f sur la courbe (C ) paramétrée par γ, notée (C ) f ou γ f , est définie par :
Z Z b
f (z) dz = f (γ(t)) γ 0 (t) dt.
(C ) a

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Exemples

Soit (C ) le cercle de centre 0 et de rayon R > 0. Alors


(
x (t) = R cos t
avec t ∈ [0, 2π]
y (t) = R sin t

donc γ(t) = R cos t + Ri sin t = Re it . Alors, γ 0 (t) = iRe it .

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Exemples

Soit (C ) le cercle de centre 0 et de rayon R > 0. Alors


(
x (t) = R cos t
avec t ∈ [0, 2π]
y (t) = R sin t

donc γ(t) = R cos t + Ri sin t = Re it . Alors, γ 0 (t) = iRe it .


R 2
R 1
Calculons I = (C ) z dz et J = (C ) z dz.

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2
R
I = (C ) z dz
R 2π
= 0 (γ(t))2 γ 0 (t) dt
R 2π
= 0 R 2 e 2it iRe it dt
R 2π 3it
= iR 3 0 e dt

iR 3
 3it 2π
= 3i e 0

R 3 6πi
= 3 (e − e0)

= 0.

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R 1
J = (C ) z dz
R 2π 1 0
= 0 γ(t) γ (t) dt

R 2π 1 it
= 0 Re it Rie dt

R 2π
= i 0 dt

= 2iπ.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 23 / 47


Théorème de Cauchy

Théorème of Cauchy.
Soit f une fonction holomorphe sur un ouvert Ω et Γ une courbe fermée
simple incluse dans Ω ainsi que son intérieur, i.e., int(Γ) ⊂ Ω, alors on a :
Z
f (z) dz = 0.
Γ

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 24 / 47


Important
Remarque
R
Si f est holomorphe sur Ω, alors on a ΓR1 f (z) dz = 0. Mais, on ne peut
pas appliquer le théorème pour calculer Γ2 f (z) dz car l’intérieur de Γ2
n’est pas inclus dans Ω.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 25 / 47


Formule intégrale de Cauchy
Proposition (Formule intégrale de Cauchy)
Soit f une fonction holomorphe sur un ouvert Ω et Γ une courbe fermée
simple incluse dans Ω ainsi que son intérieur, alors on a :

n! f (z)
Z
f (n) (a) = dz, ∀a ∈ int(Γ).
2iπ Γ (z − a)n+1

En particulier quand n = 0, cette formule devient :

1 f (z)
Z
f (a) = dz, ∀a ∈ int(Γ).
2iπ Γ z −a

Remarque
La formule intégrale de Cauchy exprime que connaître une fonction
holomorphe sur cette courbe fermée, permet de connaître ses valeurs en
tous points intérieurs à cette courbe.
Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 26 / 47
Théorème des Résidus

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 27 / 47


Holomorphe=DL en série entière

Soit f : Ω ⊂ C → C une fonction holomorphe, soit a ∈ Ω et soit r > 0 tels


que D(a, r ) ⊂ Ω. Alors, il existe une suite (an )n telle que :
+∞
X
f (z) = an (z − a)n , ∀z ∈ D(a, R).
n=0

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 28 / 47


Holomorphe=DL en série entière

Soit f : Ω ⊂ C → C une fonction holomorphe, soit a ∈ Ω et soit r > 0 tels


que D(a, r ) ⊂ Ω. Alors, il existe une suite (an )n telle que :
+∞
X
f (z) = an (z − a)n , ∀z ∈ D(a, R).
n=0

Supposons qu’on a : a0 = a1 = . . . = ap−1 = 0 et ap 6= 0, alors

f (z) = a0 + a1 (z − a) + . . . + ap−1 (z − a)p−1 + ap (z − a)p + . . .


= ap (z − a)p + ap+1 (z − a)p+1 + . . .
= (z − a)p (ap + ap+1 (z − a)) + . . .)

donc f (z) = (a − z)p g(z) avec g(z) = ap + ap+1 (z − a) + . . .. On a


g(a) = ap 6= 0 et g est holomorphe sur D(a, r ).

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 28 / 47


zéro d’une fonction holomorphe

Définition (Zéro)
Le point a est dit un zéro d’ordre p de f si ∃r > 0 tel que ∀z ∈ D(a, r )
on a
f (z) = (z − a)p g(z)
avec g(a) 6= 0 et g holomorphe sur D(a, r ).

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Pôle

Définition (Pôle)
Soit f une fonction holomorphe sur D(a, r ) \ {a}. On dit que a est un
pôle d’ordre p de f si f s’écrit :

h(z)
f (z) = ∀z ∈ D(a, r ) \ {a} (1)
(z − a)p

où h est holomorphe sur D(a, r ) et h(a) 6= 0.

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Pôle

Définition (Pôle)
Soit f une fonction holomorphe sur D(a, r ) \ {a}. On dit que a est un
pôle d’ordre p de f si f s’écrit :

h(z)
f (z) = ∀z ∈ D(a, r ) \ {a} (1)
(z − a)p

où h est holomorphe sur D(a, r ) et h(a) 6= 0.

Si p = 1, on dit que a est un pôle simple de f .


Si p = 2, on dit que a est un pôle double de f .

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Résidu

Soit maintenant a un pôle d’ordre p de f , on a alors :

h(z)
f (z) = avec h(a) 6= 0
(z − a)p

et h une fonction holomorphe sur D(a, r ), donc :

h(z) = α0 + α1 (z − a) + . . . + αp−1 (z − a)p−1 + αp (z − a)p + . . .

alors

α0 α1 αp−1
f (z) = p
+ p−1
+ ... + + αp + αp+1 (z − a) + . . .
(z − a) (z − a) z −a

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Résidu

Définition (Résidu)
1
Le coefficient αp−1 de dans la formule précédente est appelé le
z −a
résidu de f au point a. On le note par Res(f , a) = αp−1 .

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 32 / 47


Méthode pratique pour calculer des résidus

Proposition (Méthode pratique pour calculer des résidus)


Soit f une fonction holomorphe sur D(a, R) \ {a} avec a un pôle d’ordre p
de f .
(i) Si p = 1 alors Res(f , a) = lim (z − a)f (z).
z→a
1
(ii) Si p ≥ 2 alors Res(f , a) = h(p−1) (a) où h(z) = (z − a)p f (z).
(p − 1)!

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Exemple

ez
Soit f (z) = . Il est clair que f admet 3 pôles : z0 = 0 qui est
z(z 2 + 1)2
simple, z1 = i qui est d’ordre 2 et z2 = −i qui est aussi d’ordre 2.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 34 / 47


Exemple

ez
Soit f (z) = . Il est clair que f admet 3 pôles : z0 = 0 qui est
z(z 2 + 1)2
simple, z1 = i qui est d’ordre 2 et z2 = −i qui est aussi d’ordre 2.
ez
Res(f , 0) = lim zf (z) = lim 2 = 1.
z→0 z→0 (z + 1)2

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 34 / 47


Exemple

ez
Soit f (z) = . Il est clair que f admet 3 pôles : z0 = 0 qui est
z(z 2 + 1)2
simple, z1 = i qui est d’ordre 2 et z2 = −i qui est aussi d’ordre 2.
ez
Res(f , 0) = lim zf (z) = lim 2 = 1.
z→0 z→0 (z + 1)2
Pour p = 2, on a
1
Res(f , i) = h(2−1) (a)
(2 − 1)!

avec h(z) = (z − i)2 f (z). Donc :

d ez
  
Res(f , i) = lim
z→i dz z(z + i)2

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Fraction rationnelle

Proposition (Fraction rationnelle)


P(z)
Soient P et Q sont des polynômes. Si f (z) = pour tout
Q(z)
z ∈ D(a, R) \ {a} avec P(a) 6= 0, Q(a) = 0 et Q 0 (a) 6= 0 alors a est un
P(a)
pôle simple de f et Res(f , a) = 0 .
Q (a)

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Forme intégrale du résidu

Théorème of Forme intégrale du résidu.


Soit f une fonction holomorphe sur D(a, R) \ {a} avec a un pôle d’ordre p
de f . On a
1
Z
Res(f , a) = f (z) dz (2)
2πi C +
où C est un cercle de centre a et de rayon r < R.

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Théorème des résidus

Théorème.
Soit Ω un ouvert, soient a1 , a2 , . . . , an ∈ Ω et f une fonction holomorphe
sur Ω \ {a1 , a2 , . . . , an } avec a1 , a2 , . . . , an des pôles de f .
Soit C une courbe fermée simple, incluse dans Ω ainsi que son intérieur et
entourait les points ak , k = 1, 2, . . . , n, alors on a :
Z n
X
f (z) dz = 2πi Res(f , ak ).
C+ k=1

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Exemple

z4 + 2
Soit f (z) = . Calculer
(z − 2)(z − 3)2
Z Z
f (z) dz et f (z) dz
C1+ C+
5
2

où Cr est le cercle de centre 0 et de rayon r , r = 1 et r = 52 ..

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Exemple

f est holomorphe sur C \ {2, 3} et elle admet deux pôles : 2 d’ordre 1


et 3 d’ordre 2.

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Exemple

f est holomorphe sur C \ {2, 3} et elle admet deux pôles : 2 d’ordre 1


et 3 d’ordre 2.
R
D’après le théorème de Cauchy on a C1+ f (z) dz = 0.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 39 / 47


Exemple

f est holomorphe sur C \ {2, 3} et elle admet deux pôles : 2 d’ordre 1


et 3 d’ordre 2.
R
D’après le théorème de Cauchy on a C1+ f (z) dz = 0.
D’après le théorème des résidus on a :
Z
f (z) dz = 2πiRes(f , 2).
C+
5
2

z +2 4
Or, Res(f , 2) = lim (z − 2)f (z) = lim (z−3) 2 = 18. D’où
z→2 z→2
Z
f (z) dz = 36iπ.
C+
5
2

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Calcul d’intégrales par la méthode des
résidus

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R α+2π
α R(cos t, sin t) dt

P(x , y )
Soient α ∈ R et R(x , y ) = avec P et Q deux polynômes à deux
Q(x , y )
variables à coefficients réels et R(x , y ) est définie pour tout (x , y ) ∈ R2
avec x 2 + y 2 = 1, c’est-à-dire R(x , y ) n’admet pas de pôles sur le cercle
trigonométrique.

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R α+2π
α R(cos t, sin t) dt

Pour tout t ∈ [α, α + 2π] on pose z = e it alors z ∈ C = C (0, 1) le


cercle de centre 0 et de rayon 1.

e it − e −it 1 1 e it + e −it 1 1
   
sin t = = z− et cos t = = z+
2i 2i z 2 2 z
dz
avec dz = ie it dt = izdt alors dt = .
iz

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R α+2π
α R(cos t, sin t) dt

Z α+2π
1 1 1 1 1
Z     
I= R (cos t, sin t) dt = R z+ , z− dt.
α C+ iz 2 z 2i z
1 1 1 1 1
    
On pose f (z) = R z+ , z− . On a alors
R iz 2 z 2i z
I = C + f (z) dz et on applique le théorème des résidus, c’est-à-dire :
Z p
X
I= f (z) dz = 2iπ Res(f , zk )
C+ k=1

où zk sont les pôles de f situés à l’intérieur du cercle trigonométrique


C.

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Exemple

R 2π 1
Calculer I = 0 dt.
3 + cos t

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R ∞ P(x )
−∞ Q(x ) dx .

P et Q sont des polynômes tels que deg Q − deg P ≥ 2, Q n’ayant pas de


zéros réels alors :
Z ∞ p
P(x ) X
dx = 2iπ Res(f , zk )
−∞ Q(x ) k=1

P(z)
où zk pôles de f (z) = tels que Im(zk ) > 0, autrement dit on prend
Q(z)
seulement les pôles qui se trouvent dans le demi-plan supérieur ouvert.

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Exemple

R ∞ x (x + 1)
Calculer l’intégrale I = −∞
dx .
(x 2 + 2)2

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R P(x ) iαx
Q(x ) e dx , α ∈ R∗+

Soient P et Q deux polynômes à coefficients réels tels que


P(x )
deg Q − deg P ≥ 2, Q(x ) n’a pas de racines réelles et Q(x ) est irréductible.

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R P(x ) iαx
Q(x ) e dx , α ∈ R∗+

Alors on a : Z +∞ n
X
f (x ) dx = 2iπ Res(f , zk ).
−∞
k=1

où z1 , z2 , . . . , zn les zéros de Q(z) situés dans le demi-plan supérieur.

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 45 / 47


R P(x ) iαx
Q(x ) e dx , α ∈ R∗+

R +∞ P(x ) R +∞ P(x )
Pour calculer I1 = −∞ cos αx dx ou bien I2 = −∞ sin αx dx
Q(x ) Q(x )
on calcule : Z +∞
P(x ) iαx
I = I1 + iI2 = e dx
−∞ Q(x )
et ensuite on peut déduire I1 et I2 comme :
n
!
X
I1 = Re 2iπ Res(f , zk )
k=1

et
n
!
X
I2 = Im 2iπ Res(f , zk ) .
k=1

Analyse 3 (ENSAM-C) Analyse Complexe S. Lazaiz & Y. Joundy 45 / 47


Exemple

R∞ xe ix
Calculer l’intégrale I = −∞ x 2 + 1 dx , puis en déduire les valeurs des
R ∞ x cos x R ∞ x sin x
intégrales −∞ 2 dx et −∞ dx .
x +1 x2 + 1

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Merci pour votre attention

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