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Comprendre la conscience humaine

Ce document aborde le thème de la conscience selon trois aspects : la conscience de soi, les limites et ambiguïtés de ce concept, et la conscience morale. La conscience est ambivalente car elle accompagne nos actes tout en ne contrôlant pas toujours nos pulsions.

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Ce document aborde le thème de la conscience selon trois aspects : la conscience de soi, les limites et ambiguïtés de ce concept, et la conscience morale. La conscience est ambivalente car elle accompagne nos actes tout en ne contrôlant pas toujours nos pulsions.

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La conscience

« Être conscient », « prendre conscience de soi » ou encore « avoir bonne ou


mauvaise conscience » sont toutes des expressions qui comprennent le mot « conscience ».
Mais qu’est-ce que la conscience ? D’aucuns diront que c’est le fait de savoir ce que l’on fait
par opposition à une action faite inconsciemment. Le mot « conscience » vient d’ailleurs du
latin cum scientia qui signifie littéralement accompagné de savoir. La conscience c’est donc
le fait d’agir en connaissance de cause. Pour le moins, c’est l’une de ses conceptions mais
elle se décline sous bien des formes. Dans cette synthèse, le thème de la conscience sera
abordé selon 3 aspects : la conscience de soi, les limite et les ambiguïtés de ce concept et la
conscience morale.

La conscience de soi est commune à tous les humains. Elle se manifeste très tôt,
lorsque chacun commence à dire « je ». Dès lors, chacun pense ; puisque chacun pense, il est
conscient car la conscience permet de penser. Penser fait prendre conscience à tous de son
existence. Dès que quelqu’un pense, il sait qu’il existe : cela certifie et force quiconque à
admettre qu’il existe (« Cogito ergo sum », Descartes). Cette conscience d’exister est en fait
le premier pas vers la pensée et donc la conscience de soi car elle permet de réfléchir au
monde et d’agir sur lui. Elle se pose comme la première différence entre eux et le monde. De
fait, les humains peuvent agir, modifier le monde qui les entoure tout en réfléchissant aux
actions, aux conséquences que cela pourrait avoir ainsi qu’à sa condition dans celui-ci.
Connaitre sa condition dans le monde : c’est ce que certains auteurs considèrent comme la
grandeur de l’homme. Contrairement aux animaux, les humains peuvent prendre du recul
sur ce qui leur arrive. A cause de cela, ils perdent leur innocence, l’ignorance de leur
misérable condition. Ils pensent par opposition à ce à quoi ils pensent ce qui leur permet de
comprendre ce à quoi ils pensent même si ce n’est pas toujours évident, même si ça parait
inintelligible. Pour autant, cette conscience de soi ne les rend pas omniscient : ils peinent
toujours à se comprendre et à comprendre les autres et ce parce qu’être soi est une tache
sans fin. En conclusion, cette conscience de soi est donc ambivalente parce qu’elle est en
même temps leur force mais aussi leur faiblesse : elle est ce qui les libère du monde et en
même temps ce qui les rappelle qu’ils y vivent.

Cependant, si la conscience de soi est amorcée par l’usage de « je », celui-ci ne leur


permet certainement pas de comprendre qui ils sont. C’est dès qu’ils comprennent qui ils
sont que les humains se comparent et dans un processus de comparaison s’identifient à
certaines choses ou non. Ainsi, la conscience est forgée au fil du temps : c’est la synthèse de
toutes leurs expériences. Elle ne se limite pourtant pas à synthétiser ce qu’ils ont vécu mais
aussi à les projeter dans le futur. Cette conscience dite réfléchie par opposition à une
conscience immédiate, apporte aux humains un rapport avec le futur qu’aucun autre animal
n’a tout en lui permettant de vivre à l’instant. En d’autres mots, elle les aide dans leur vie de
tous les jours à prendre des décisions non seulement pour le moment-même mais aussi pour
le futur. Par ailleurs, la conscience offre une approche différente du monde. Elle prend ses
racines dans le regard des Hommes mais grâce à ce point de vue la conscience leur permet
de comprendre le sens. Il en découle aussi qu’elle n’est pas une valeur sure puisqu’elle puise
dans une ressource subjective. Cela amène à penser que la conscience n’est qu’une force de
contrepoids à une autre force : l’inconscient. Parfois, l’homme n’agit pas consciemment. Les
actes refoulés sont des intentions inconscientes qu’ils refoulent au plus profond de leur âme
et qui les pousse à agir sans qu’ils le pensent clairement. La conscience n’est donc pas
omniprésente mais semble plutôt faire défaut à certains moments. La conscience peut
même être réduite à une modératrice de leurs pulsions. Ainsi, elle n’agirait qu’après ces
pulsions et celles-ci détermineraient donc grandement les actions des hommes. C’est
pourquoi la conscience morale est défaillante puisqu’elle a pour fondements leurs instincts
et leurs penchants. Un autre type de conscience s’y oppose donc naturellement : la
conscience intellectuelle. Puisque basée sur la raison, elle questionne les fondements de la
conscience morale et l’affine. Dans le cadre de la politique, cette conscience pousse à se
questionner sur les fondements d’une société et à essayer de la changer soi-même ou avec
les autres (conscience de classe). Mais en réduisant la conscience à la confrontation entre
des pulsions et la raison, une autre de ses dimensions est ignorée : la conscience de la
souffrance. Elle est d’une part, la connaissance du mal et d’autre part la connaissance d’avoir
mal. Elle a donc un effet multiplicateur tellement puissant que lorsqu’elle se manifeste une
quelconque abstraction semble impossible voire surhumaine. Elle envahit même tellement
l’esprit qu’elle empiète parfois sur le corps (somatisation).

En dehors de ces multiples implications dans les rapports entre les humains et le
monde, la conscience est aussi essentielle à la vie en société. Selon Montaigne, elle est le
fruit de l’éducation donnée par les parents. Ainsi, la conscience morale est le premier
jugement presque instinctif que les humains portent sur une situation. Elle leur permet de
déterminer si quelque chose est mal parce qu’agir en contradiction avec sa conscience, se
sent. Si quelqu’un enfreignait les règles de la physique, il en ressentirait les effets
immédiatement. De la même manière, en agissant contrairement à sa conscience, ils sont
pris de remords et leur conscience les torture. Sur cette base, certains la considèrent comme
infaillible et voient le raisonnement comme le levain qui corrompt la conscience. En
raisonnant, on s’accommoderait avec la conscience en essayant de la faire transiger sur ses
principes. En poussant le raisonnement plus loin, d’autres en arrivent à dire que ce qui leur
fait du bien est ce qui est en accord avec leur conscience. Si d’une part, certains pensent que
la conscience morale est naturellement « bonne », D’autres pensent totalement le
contraire : non pas innée, la conscience serait plutôt rationnelle et le fruit d’une réflexion qui
définit nos principes. Elle serait donc basée sur des règles imposées de façon autonome
(autonomie). Enfin, la conscience morale se divise en 2 perspectives : l’éthique et la morale.
L’éthique est le rapport que la conscience a avec le futur et la morale est ce qui s’impose
pour soi-même sur le moment. Elle guide donc les humains dans leur vie quotidienne mais
aussi dans leurs décisions futures.

Cette synthèse a donc tenté d’aborder succinctement les différentes façons


d’appréhender la conscience. L’un des points marquants de ce parcours est le caractère
ambivalent de la conscience. D’une part, elle accompagne chaque acte qu’un humain
effectue. D’autre part, elle n’est pas complétement maitresse de leurs actions puisqu’elle
doit sans cesse affronter les pulsions et l’inconscient qui tendent à lui dérober le
commandement de temps à autres. Imaginer qu’il arrive que tel le mode « pilote
automatique », certaines actions soient effectuées inconsciemment ou à peine
consciemment (subconscient) semble particulièrement compliqué. Voilà pourquoi si, le sujet
de cette synthèse n’était imposé, il aurait été intéressant de s’intéresser plus amplement à la
relation « conscience, inconscient et subconscient ».
1. FOND
1.1 Le paragraphe d’Introduction est rédigé de manière conforme et exacte, comme /3
voulu dans le canevas
1.2 Le contenu du deuxième paragraphe est clairement défini et présenté / 2.5

1.3 Le contenu du troisième paragraphe est clairement défini et présenté /4

1.4 Le contenu du quatrième paragraphe est clairement défini et présenté / 2.5

1.6 La conclusion revêt un caractère personnel et pertinent en regard du /3


développement qui précède.
2. FORME
2.1 Le texte est présenté dans une écriture lisible et de manière soignée. /2

2.2 Le texte respecte les consignes et le canevas. /1

2.3 La langue écrite est correcte du point de vue de l’orthographe et de la syntaxe (/ - /2


0.5 pt par faute)

3. TOTAL / 20

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