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Système Politique Sénégalais

Le document décrit le système politique sénégalais, y compris l'évolution vers l'indépendance et les différents régimes politiques. Il explique la différence entre un régime politique et un système politique.

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Deuxième Semestre

LICENCE 1 : SYSTEME
POLITIQUE SENEGALAIS

INTRODUCTION AU SYSTÈME POLITIQUE SÉNÉGALAIS


Le système politique sénégalais permet d'appréhender les éléments spécifiques du droit
constitutionnel sénégalais et de les comparé avec ce que les professeurs Jean Jicuule appellent
les modèle représentatif du droit constitutionnel, d'ailleurs ce sont ces modèles qui sont
étudiés dans le cours de droit constitutionnel. Cependant, il va plus loin que le droit
constitutionnel car il analyse des aspects et des paramètres en marge du droit et qui exercent
forcément des influences sur le droit, sur l'évolution des institutions constitutionnelles et sur le
fonctionnement. Ces aspects peuvent être politiques, économiques, culturels ou sociaux il est
alors nécessaire pour une compréhension aisée de ces considérations de procéder à des
pressions terminologique avant de préciser les objectifs du cours.

I) ÉLÉMENT DE DÉFINITION

Il s'agira d'essayer d'identifier le système politique par rapport à un notion voisine qu'est le
régime politique.

A) LE RÉGIME POLITIQUE

Il peut être défini comme étant le moyen 《de rendre compte de la manière spécifique dont
sont organisés les pouvoirs publics, c'est à dire leurs mode de désignation, leurs
compétence respectifs et les règles juridiques et politiques qui gouvernent leurs rapports
》Cette définition est de Guy Hermet. A la lumière de cette définition il faut relever que le
régime politique est déterminé par la disposition des différents organe politiques de l'état.
Ainsi que par leur inter action cette détermination se fait au moyen de la constitution et
chaque état en fonction de ces objectifs et de ces réalités déterminent son propre régime
politique. Ce qui permet de noter, une double différenciation de régime politique. Une
différenciation dans le temps car le régime politique d'un état a une période donnée peut être
différent du régime politique du même état a une autre période. Exemple en 1960 le Sénégal
avait un régime parlementaire, en 1963 il avait opté pour un régime présidentiel. Une
différenciation dans l'espace les régimes politiques de deux états différents ne sont jamais
identiques. Ainsi le régime politique du Sénégal est différent de celui des Etats-Unis du Mali
et de d'Afrique du Sud. C'est que la constitution support du régime politique n'est pas
immuable, elle peut faire l'objet d'une révision. En suite deux état n'ont jamais deux
constitution identique. Cependant, tout changements de constitution n’entraîne pas
obligatoirement un changement de régime politique mais on ne peut changer de régime
politique sans réviser la constitution. Le régime politique est alors un élément de droit
constitutionnel. Au total, la lettre d'une constitution permet d'identifier la nature du régime
politique qu'elle organise. Elle ne renseigne pas sur la nature du système politique.

B) LE SYSTÈME POLITIQUE

Guy Hermet définit le système politique comme étant 《un mode de représentation
conceptuelle des interactions politiques et des institutions qui dans un pays donné ou
dans tout autre cadre de pouvoir, détermine les décisions auquel se soumettent la
plupart des personnes ou entités collectives, incluses dans ce pays ou ce cadre》
Le système politique prend alors en considération des aspects occultés pour le régime
politique .il s'agit de paramètres économiques, sociaux, politiques ,culturels, juridiques prient
dans leur réalité complète mais aussi dans leur interrelation.
Le système politique est alors fortement influencé par son environnement avec lequel il
échange par le biais de demande et de décision. Pour étudier le système politique il faudra
insister à la fois sur des considérations juridiques, économiques, sociologiques, historiques,
politiques ou philosophiques. C'est pourquoi le système politique est étudié par la science
politique.

II) LES OBJECTIFS DU COURS

Le système politique est un cours à cheval entre le droit constitutionnel et la science politique.
Il doit amener l'étudiant à appréhendée les principe d'organisation du pouvoir politique au
Sénégal en s'appuyant sur l'ensemble des facteurs qui exercent une quelconque influence sur
cette organisation. Il s'agira alors d'identifier les normes fondamentales juridiques et non
juridiques qui organisent le pouvoir politique sénégalais pour atteindre cet objectif, il faudra
étudier les différents régimes politiques qui se sont succédé au Sénégal en insistant sur
l'influence des différentes forces politiques sur chaque régime dans cette perspective la
démarche historique prouve tout sa pertinence. Dès lors après avoir retracé l'évolution
politique sénégalaise de la veille des indépendances à l'alternance de 2000, le régime de la
3em république fera l'objet d'une analyse spécifique.

Partie 1 : L'ÉVOLUTION POLITIQUE SÉNÉGALAISE DE LA VEILLE DES


INDÉPENDANCES A L'ALTERNANCE DE 2000

En 1895 l'ensemble des colonies françaises, était regrouper au sein de l'AOF après la
deuxième guerre mondiale la France était obligée de faire évoluer cette structure face au
virilité d'émancipation de plus en plus actif de la part des colonies. Elle déclencha alors le
processus qui mènera les différentes colonies dont le Sénégal vers l'indépendance à la suite de
cette indépendance le Sénégal mit en place un régime politique qui connaîtra beaucoup de
fluctuation jusqu'en 2000 années qui coïncide avec la première véritable alternance politique
de son histoire. Auparavant 1981 est intervenue un événement politique majeur et inédit qui
peut servir de pierre pendulaire de l'histoire politique sénégalaise. Une alternative homme à la
tête de l'état.

Chapitre 1: LE PROCESSUS VERS L'INDÉPENDANCE

Ce processus au lendemain de la seconde guerre mondiale a surtout été déclenché par des
facteurs internationaux avec le développement d'un fort courant anticolonialiste qui s'est
appuyé sur le droit des peuples à disposer de même consacré par les nations unies et
soutenues par les Etats-Unis .la défaite française en 1954 en Indochine, le déclenchement de
la guerre d'Algérie en 1955, la conférence de Bandoeng ( Indonésie 1955) qui permet pas aux
états africains et asiatiques déjà indépendants de réclamer celle des colonies et l'indépendance
du Maroc et de la Tunisie en 1956 seront des facteurs déterminants vers l'indépendance. En
effet, ces événements ont eu comme principale conséquence la prise de conscience par les
colonies de la possibilité d'accéder à l'indépendance et elle en profitait pour mettre la pression
sur la France. Celle-ci se mit alors à poser les jalons alors dans ce sens. Il s'agit de l'autonomie
interne et de la communauté franco-africaine. Le dernier acte qui va consacrer définitivement
l'indépendance du Sénégal est l'éclatement de la fédération du Mali.

Section 1 : L'AUTONOMIE INTERNE

La constitution française de 1946 regroupait au sein de l'union française, la France et


différentes colonies. Le Sénégal avait le statu de territoire d’outremer (TOM) dans cette
structure.
Le 23 juin 1956 le ministre des Affaires outre-mer Gaston Deferre fut voté la loi cadre qui
malgré ces accords a fait l'objet de controverse.

Paragraphe 1 : LES ACCORDS DE LA LOI CADRE

La loi-cadre est la première étape concrète vers l'indépendance des colonies. Elle modifie le
statut des territoires d'outremer en autorisant 《le gouvernement à mettre en œuvre et à
prendre les mesures propres à assurer l'évolution des territoires relevant du ministère
de la France d'outremer 》
C'est le début effectif de l'autonomie inter, le statut des colonies pouvaient être modifiées par
défaut l'application de cette loi permet alors la mise en place d'une assemblée territoriale doté
de véritables pouvoirs et dont les membres étaient élus au suffrage universel. L’abandon du
double collège distinguant citoyens et sujets français ainsi que la création de conseils de
gouvernement dans chaque colonie. Ces innovation correspondent à la reconnaissance
d'autorité locale a un début de transfert de pouvoir vers ces autorités et un renforcement de
l'autonomie locale. Elle ont été à la base de beaucoup de divergence.

Paragraphe 2 : L'APPRÉCIATION DE LA LOI CADRE

Dans le processus vers l'indépendance la loi-cadre s'est révélé insuffisante en raison des
exigences des colonies maigres son caractère novateur. Celle-ci voulait des mesures plus
fortes dans le sens d'une autonomie plus poussée. Pour ces raisons la loi cadre a fait l'objet de
controverse, pour ces détracteurs dont Léopold Sédar Senghor, La Loi est un acte qui
aboutirait que la balkanisation de d'Afrique avec la création de micro d'état. Le renforcement
de l'autonomie des colonies et de son point de vue un acte préparant leur indépendance isolées
or il fallait essayer de constituer une entité fédérale avec la France. Pour ces partisans, au
contraire dont le président Houphouët Boigny, la loi cadre est un instrument essentiel pour
l'indépendance car permettant aux colonies d'avoir une existence juridique individuelle
différenciée de la France. Pour ces partisans comme pour ces détracteurs l'unanimité était
parfaitement faite autour du caractère déplacé du loi cadre, d'où l'instauration de la
communauté Franco Africaine par la construction française de 1958.

Section 2 : LA COMMUNAUTÉ FRANCO AFRICAINE

L'aménagement des relations entre la France et les peuples qui lui sont associés était un des
principaux interactifs dont devrait tenir compte le comité consultatif constitutionnel chargé de
préparer la constitution française de 1958. Dans cette optique la constitution mit en place la
comité franco-Africaine, une institution à la nature juridique incertaine.

Paragraphe 1 : LA NATURE DE LA COMMUNAUTÉ FRANCO AFRICAINE

A l'occasion de la présentation du projet de constitution devant le conseil d'état Michel Debré


soutiendra que la communauté franco-Africaine n'est ni un état fédéral, ni une confédération
d'état. Il s'agit en effet d'une institution hybride à mi-chemin entre l'état fédéral et la
confédération d'état. Le fait pour les membres de la communauté de se gérer est de s'organiser
librement sous le contrôle de l'autorité centrale, la rapproche de l'état fédéral. Ce
rapprochement est altéré par la possibilité laissée aux états membres de quitter la communauté
pour donner suite à une résolution de l'assemblée législative locale et à un référendum
d'autodétermination. Ensuite la communauté n'avait pas organisé un système de partage de
compétences entre《 l'état fédéral et les états fédérés 》
L'état français membres de la communauté était chargé de gérer les affaires communes
(politique étrangère, défense, monnaie, politique économique et financière, matière première
et stratégique, justice, enseignement Supérieur et télécommunications) très rapidement les
autre membres de la communauté prirent conscience du caractère vide de leur statut d'état car
n'ayant aucune compétence consistante. La constitution de 1958 avait doté la communauté
franco-Africaine de plusieurs organisations.

Paragraphe 2 : LES ORGANES DE LA COMMUNAUTÉ FRANCO AFRICAINE

Il s'agissait de la présidence, du conseil exécutif, du Sénat et de la cours arbitral.

A) LA PRÉSIDENTE DE LA COMMUNAUTÉ FRANCO AFRICAINE

l'article 80 de la constitution française de 1958 faisait du président de la République française,


le président de la communauté franco-Africaine. Il était élu au suffrage universel indirecte par
un collège électoral métropolitain et un collège électoral d'outremer composé des députés
sénateurs membres des assemblées territoriales et provinciales représentant des communes et
collectivités rurales. Le président était chargé de veiller à l'application des accords de la
communauté et à la conformité des lois au règle de la communauté.

B) LE CONSEIL EXÉCUTIF

C’était un organe essentiel dans la gestion de la communauté. Il était composé des chef de
gouvernement des états membres de la communauté et des ministères chargés des affaires
communes. Seul des Français métropolitain avaient été nommés ministre chargé des affaires
communes. Le conseil exécutif était compétent pour organiser la coopération
gouvernementale et administrative des membres déterminé les questions de politique générale
en ce qui concerne les affaires communes délibérées sur les dépenses des organe et services
de la communauté et la répartition entre les états de ces dépenses et de celles entraîné par les
politiques communes.

C) LE SÉNAT
La composition du Sénat était totalement inégalitaire, déséquilibrée en valeur de la France. En
effet celle ci avait 186 sénateurs soit près du double des autre membres de la communauté
réunie (98). Le Sénat était un organe consultatif qui se superposait au différents parlements
territoriaux à propos des affaires relatives à l’engagement internationaux. Intéressant la
communauté a l'autorisation de déclarer de guerre et à l’affaire commune à ce titre, il ne
pouvait être saisie que par le président de la communauté. Le Sénat avait un véritable pouvoir
de décision concernant le fonctionnement des institutions de la communauté.

D) LA COUR ARBITRALE
Au terme de l'article 84 de la constitution française de 1958, la cour arbitrale était composée
de 7 juge tous nommés par le président de la communauté pour un mandat de 6ans
renouvelable. Elle était compétente pour statuer sur les litiges entre les membres de la
communauté et entre un état membre et communauté, jugé le contentieux de l'élection des
sénateurs et donner un avis consultatif à un membre qui le sollicitait seul les états pouvaient
saisir la cour arbitral. Au sein de la communauté les membres étaient des casi état, ils avaient
alors la possibilité de géré leur propre affaire ce que le Sénégal et le Soudan occidental
essayeront de faire du cadre d'une fédération.

Section 3 : LA FÉDÉRATION DU MALI


S'appuyant sur les dispositions de la constitution de 1958, le Sénégal et la Soudan occidental
vont constituer un état fédéral. En tant qu'état déféré le Sénégal disposera tout les organes et
institutions étatiques. Mais cette état fédéral ne survivra pas à sa première prise.

Paragraphe 1 : LA MISE EN PLACE DE LA FÉDÉRATION DU MALI


4 État d'Afrique occidentale membres de la communauté franco-Africaine avaient pris
l'initiative de mettre en place une fédération. Dahomé (actuel Benin), la haute Volta (actuel
Burkina Faso, le Sénégal et le Soudan occidental (actuel mali) dans cette perspective les
sommets successifs se perd à Bamako en décembre 1958 et à Dakar en janvier 1959 et un
assemblée constituante fut mise sur pied. Elle adoptera une constitution ratifiées par le
Soudan le 21 janvier 1959, le Sénégal le 22 janvier et la haute Volta le 28 janvier. Face à ces
virilité d'union la côte d'ivoire va réagir en exercice des pressions sur le Dahomé qui va céder
en refusant la ratification de la constitution et la haute Volta qui refusera d'intégrer la
fédération malgré son acte de ratification.
Le 13 septembre 1959 le général De Gaulle donnant son accord à St Louis a la demande des
dirigeants de la fédération d'accéder à l'indépendance .en conséquence un accord de transfert
de compétences entre le gouvernement de la république française et les gouvernements du
Sénégal et du Soudan et signé le 4 avril 1960.
L'indépendance sera accordé à la fédération le 20 juin 1960. Elle va alors s'évertuer à
s'organiser.

Paragraphe 2 : LES ORGANES DE LA FÉDÉRATION DU MALI


L'article 7 de la constitution de la fédération du Mali du 17 janvier 1959 avait prévu 4
institutions : le président de la fédération, le gouvernement fédéral, l'assemblée fédérale et
l'autorité judiciaire.

A) LE PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION
le président de la fédération du Mali avait être élu au suffrage universel indirecte par un
collège électoral composé des membres de l'assemblée fédérale et de ceux des assemblées
législatives, des états pour un mandat de 5ans renouvelable. Les membres des assemblées
législatives de l'état qui siégeait à l’assemblée fédérale avaient deux voix.
Le président de la fédération du Mali devrait assurer le respect de la constitution, la continuité
de la fédération et le fonctionnement régulier des institutions. Il devait présider le conseil des
ministres et le conseil Supérieur de la défense. Il était chef des armées et exercé un rôle
d'arbitre entre les états fédérés et entre les états fédérés et la fédération.

B) LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL
Le gouvernement fédéral était composé de président désigné initialement par le bureau de
l'assemblée législative fédérale, d'un vice-président et de 6 ministres nommés par le président
du gouvernement fédéral sur une base paritaire. Le 20 juin 1960 une révision constitutionnelle
est intervenue pour faire désigner le président du gouvernement fédéral par le président de la
fédération. Laquelle désignation devant être designer par l’assemblée fédérale.
Le gouvernement fédéral définit et conduit la politique de la fédération. Sa responsabilité
pouvait être engagée devant l'assemblée fédérale par le biais de la question de confiance ou de
la motion de censure. L'assemblée fédération ne pouvait par contre être dissoute.
C) L'ASSEMBLÉE FÉDÉRALE
Elle était composée de 40 membres élu au suffrage universel indirecte pour 5 ans de manière
paritaire par les assemblées législatives des états fédérés. Elle était compétente pour voter la
loi et le Budget, investir le président du gouvernement fédérale, contrôler l’exécutif et
engagez la responsabilité du gouvernement au moyen d'une notion de censure. Il s'agissait de
la seule chambre du parlement, ce qui est contraire à la pratique dans l'état fédéral ou
bicaméralisme semble être un principe.

D) LA COUR FÉDÉRALE
Elle était composée d'une section constitutionnelle compétente d'une en matière de contrôle de
constitution, d'une section administrative compétente en matière contentieuse administratif et
une section des comptes qui contrôleront les comptes des comptables publics. Ces différentes
institutions étaient prévues pour assurer le fonctionnement de la fédération. Le mise en place
n'était pas encore achevé, une crise éclata entre le Sénégal et le Soudan mettant fin à la
fédération du Mali.

Paragraphe 3 : L'ECHEC DE LA FÉDÉRATION DU MALI


les raisons qui ont entraîné l'éclatement de la fédération de Mali sont essentiellement au
nombre de 3. D'abord la faiblesse des pouvoirs fédéraux en effet les organes prenaient leurs
décisions à l'unanimité, ensuite des divergences sont apparues par rapports à l'élection du
président de la fédération et le Sénégal et le Soudan avaient chacun un candidat qu'il voulait
imposer. En fin dans sa volonté d'imploser son candidat au poste du président de la fédération.
Le soudan par l'intermédiaire du président du gouvernement Modibo Keita essaya de
fragiliser le Sénégal en destituant le vice-président du gouvernement Mamadou Dia le 19 août
1960, en violation de la constitution. Il nommant également un nouveau chef d'état-major des
armes et proclamant l'état d'urgence. Le lendemain le 20 août le Sénégal réagit vivement pour
l'intermédiaire de l'assemblée législative qui se réunit en séance extraordinaire en location de
laquelle elle décida du retrait du Sénégal de la fédération du Mali. Proclamant l'indépendance
du Sénégal ainsi que l'état d'urgence et accord les plein pouvoirs au gouvernement pour faire
face à la crise. Ces actes consacrés la fin de la fédération de Mali. Les autorités soudanaises
sont reconduites à Bamako et l'assemblée législative pris l'assemblée générale. Au sein de la
fédération du Mali, le Sénégal avait sa propre constitution.

Paragraphe 4 : LA CONSTITUTION SÉNÉGALAISE DU 24 JANVIER 1959

Il s'agit de la première constitution, elle a été adoptée le 24 janvier 1959 alors que le Sénégal
était membre de la communauté franco-Africaine par une assemblée constituante. Elle précise
les principe sur lesquelles repose le Sénégal et met en place un régime parlementaire.

A) LES PRINCIPES DE LA CONSTITUTION DU 24 JANVIER 1959

Cette constitution reprend essentiellement des principes dégagés par la constitution française
de 1958. Il en est ainsi de l'attachement du Sénégal au droit fondamentaux au déclaration des
droits de l'homme 1789 et de 1948 au préambule des constitutions françaises de 1946 et de
1958 ainsi que la communauté franco-Africaine. Son originalité découle de l'affirmation de la
volonté du Sénégal devrait pour la réalisation de l'unité africaine.

B) LA NATURE DU RÉGIME

La constitution de 1959 avait prévu 3 institutions, le gouvernement, l'assemblée législative et


les collectivités publiques. Le pouvoir judiciaire était du domaine de la fédération. Le
gouvernement était dirigé par président du conseil de ministres qui nommait les ministres et
déterminé et conduisait la politique de la république du Sénégal disposait de l'administration,
exerçait le pouvoir réglementaire assuré l'exécution des lois et règlements nommés en toute
les fonctions et charges et pouvaient résoudre le parlement en cas d'intervention de deux prise
ministériel en espace de 36 mois. L'assemblée législative qu'en a elle voté la loi dans des
domaines bien précis. Elle pouvait engager la responsabilité du gouvernement par le biais de
la question de confiance ou de la motion de censure. Cette constitution ne survivra pas à la fin
de la fédération du Mali. Elle sera remplacée par la constitution sénégalaise de 26 août 1960.

Chapitre 2 : DE L'INDÉPENDANCE A L'ALTERNANCE DE 1981

Il s'agit d'analyser les 20 premiers années indépendance du Sénégal du point de vue des
phénomènes et des acteurs politiques. La constitution de 1960 sera emportée par la crise de
1962.

Section 1 : DE L'INDÉPENDANCE A LA CRISE DE 1962

A l'écartement de la fédération du Mali, le Sénégal se dira d'une nouvelle constitution (la loi
n°60-045 du 26 août 1960. Rédigé par le gouvernement, elle a été adoptée par l’Assemblée
nationale sans débat et était e suppose à régime parlementaire inédit en Afrique. Elle sera
abrogée en 1962 à la suite d’une crise politique.

Paragraphe 1 : LES INSTITUTIONS MISES EN PLACE PAR LA CONSTITUTION DE


1960

L'article 5 de la constitution du 26 août 1960 prévoyait comme institutions de la république, le


président de la famille. Le gouvernement l’Assemblée nationale et l'autorité judiciaire celle-ci
n'avaient pas de rend de pouvoir elle relevait d'un simple service de publique.

A) LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Son statut et ces compétences seront déterminées tour à tour.

1) LE STATUT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le président de la République était élu au suffrage universel indirecte à trois tours pour un
mandat de 7 ans renouvelable indéfiniment au scrutin secret par un collège électoral composé
des membres de l’Assemblée nationale d'un délégué par assemblée régionale et d'un délégué
par conseil municipal. Ne pouvez être élu au deux premiers tours que le candidat qui avait
obtenu la majorité des deux tiers des membres du collège. Au troisième tour la majorité
absolue était suffisante pour être élu. Le président du conseil devait être remplacé en cas de
vacances du pouvoir. Constater par l’Assemblée nationale et organisé des élections dans les
30 jours.

2) LES COMPÉTENCES DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

le président de la République était le gardien de la constitution, garant de l’indépendance,


arbitre entre les institutions. Il veillait au fonctionnement régulier des institutions à la conduite
de la république, présidait le conseil des ministres, nommait aux haut fonctions et était le chef
des armées. La plupart de ces actes devaient être contre signé par un membre du
gouvernement.
B) LE GOUVERNEMENT

Le président du conseil était le chef du gouvernement, le chef du gouvernement était présenté


par le président de la République et investi par un vote au soutien public à la majorité absolue
des membres composant l’Assemblée nationale après présentation de son programme
politique. Le président de la République devrait nommer les autres membres du gouvernement
sur composition du président du conseil. Il faut préciser qu'il n'avait pas d'incompatibilité
entre les fonctions de ministres et celle de député. Du point de vue de ces compétences. Le
président du conseil déterminé et conduisait la politique de la nation. Il dirigeait l'action du
gouvernement était responsable de la défense nationale et disposait de l'administration et des
forces armées. Il nommait à tous les emplois civil et militaire à l'exclusion de ceux réservés
aux présidents de la république. Le gouvernement pouvait convoquer l’Assemblée nationale
en session extraordinaire prendre des ordonnances suite à une loi d'habilitation et déclenchait
la procédure législative et celle de la révision de la constitution.

C) L'ASSEMBLÉE NATIONALE

C’était la chambre unique du parlement. Elle exerçait le pouvoir législatif, elle était composée
de 80 députés élu au suffrage universel direct au scrutin majoritaire de liste nationale avec
comme conséquence l'exclusion de toute possibilité de représentation politique diversifiée. La
totalité des sièges revenaient au partie politique qui avait remporté la majorité des voix.
L’Assemblée nationale votait la loi, prolongé l'état d'urgence et l'état de siège et autorisait la
guerre. Elle exerçait un contrôle sur l'exécutif au moyen de l'interpellation de la question
écrite, de la question orale avait ou sans débat et de la commission d'enquête. Ce contrôle
pouvait l'amener à renverser le gouvernement, ce qui est un élément essentiel de
détermination de la nature du régime.

Paragraphe 2 : LA NATURE DU RÉGIME POLITIQUE DE 1960


En 1960 le régime présidentiel ou présidentialiste était le régime de droit commun des états
africains nouvellement indépendant de façon inédite le Sénégal avait adopté un régime
parlementaire. Dans la constitution de 1960 on retrouvait les 4 critères traditionnels du régime
parlementaire. L'exécutif était viscéral, un chef d'état président de la République cohabitaient
avec un chef du gouvernement, président du conseil ; le chef d'état était politiquement
irresponsable ; l'engagement de la responsabilité politique collective du gouvernement était
prévu ; le droit de dissolution de l’Assemblée nationale était accordé au chef de l'état. Dans
ces principes, la constitution du 26 août 1960 tentait de réaliser un équilibre entre les
différents pouvoirs. En réalité, elle organisé une cohabitation entre les deux têtes de l'exécutif.
Les fondements de cette cohabitation ne permettaient pas de bâtir un système solide et
pérenne. D'où la crise de 1962 qui anéantira la constitution de 1960.

Paragraphe 3 : LA FIN DE LA CONSTITUTION DE 1960


L'abrogation de la constitution de 1960 est l'une des conséquences majeures de la crise de
1962.

A) LES FACTEURS A L'ORIGINE DE LA CRISE


Ils sont de deux ordres de point de vue institutionnel certains dispositifs de la constitution de
1960 étaient trop équivoque, elle pouvait créer une confusion dans les compétences. Ainsi
l'article 24 de la constitution faisait du chef de l'état le chef des armées et le président du
conseil Supérieur de la défense. Quant au président du conseil, il était au terme de l'article 26
responsable de la défense nationale, en même temps qu'il disposait des forces armées. En
principe un régime parlementaire repose sur l'équilibre des interactions entre le pouvoir
exécutif et le pouvoir législatif. Celui sénégalais de 1960, essayait de réaliser un équilibre
entre les deux têtes de l'exécutif. D'un point de vue politique les facteurs de la crise peuvent
être prouvés d'abord dans les méthodes répressives du président Mamadou Dia, notamment
dans la gestion des crises sociales. Ce qui va lui faire perdre sa popularité. Ensuite à partir de
1962, des rapports conflictuels sont à noter entre les partisans de Senghor et ceux de
Mamadou Dia au sein de UPS (Union Progressiste Sénégalaise) parti dominant. En fin d'un
point de vue idéologique un faussé s'était creusé entre les deux hommes. Senghor pure
produits de la quatrième république française était un partisan de la social-démocratie tant dis
que Mamadou Dia était porté vers l'extrême gauche et le socialisme autogestionnaire. Dès lors
la confrontation était devenue inévitable entre les deux hommes.

B) LA CRISE DE 1962

Le premier acte qu'on fait à l'origine de la crise de 1962 est le fait de Mamadou Dia. En effet
le 12 décembre 1963. Il procéda à un remaniement ministériel à l'occasion duquel il renforça
la présence de ces partisans au gouvernement de détriments de ceux de Senghor et s'arroge le
portefeuille de ministres de la défense. Le 14 décembre, les partisans de Senghor réagissent en
déposant une motion de censure signée par 41 députés contre le gouvernement de Mamadou
Dia. La validité du dépôt de la motion de censure était subordonnée à la signature au moins
du cadre des députés pour éviter le vote de la motion de censure. Le président Mamadou Dia
fit évacuer et occupait l’Assemblée nationale par la gendarmerie. Il estime en effet que la
motion de censure était irrecevable pour deux raisons : d'abord elle n'a pas été examinée par
les instances du parti. Ensuite du fait de l'état d'urgence allant en vigueur parlement ne pouvait
engager la responsabilité du gouvernement. Aucun de ces arguments n'était valable car
aucune disposition de la constitution de 1960 ne prévoyait la prépondérance d'un parti
politique sur les institutions de la république, ni l'impossibilité pour l’Assemblée nationale de
censurer le gouvernement en période d'état d'urgence. Face à l'impossibilité de se réunir au
siège de l’Assemblée nationale. Les députés se retrouvèrent au domicile du président de
l’Assemblée nationale Lamine Gueye et adoptèrent la motion de censure par 51 voix sur 80.
Le lendemain, le 18 décembre le président Senghor fit arrêter le président du conseil
Mamadou Dia et certains de ses partisans par les forces armées, ils seront jugés en mai 1963
par haut cour de justice et Mamadou Dia écopera une condamnation à perpétuité pour
tentation de coup d'état. En 1974, il sera gracié puis amnistié par la loi du 25 mars 1976.
Au sorti de ce conflit Senghor ne voulait plus de l'exécutif viscéral, il fit alors réviser la
constitution le 18 décembre 1962 pour s'octroyer le pouvoir référendaire ainsi que l'ensemble
des pouvoirs qui étaient de la compétence du président du conseil. Il entreprit également de
mettre en place une nouvelle constitution.

Section 2 : DE LA CRISE DE 1962, A L'ALTERNANCE DE 1981

Après la crise de 1962, le président Senghor s'est retrouvé seul chef de l'exécutif. Fort de son
succès il réorganisa la disposition des institutions en faisant adopter par référendum le 3 mars
1963 une nouvelle constitution qui va entrer en vigueur le 7 mars. Des acteurs politiques
diversifiés vont alors s'affirmer au Sénégal en exerçant des influences majeures sur les
fluctuations de la constitution et de la nature du régime que Senghor va essayer d'utiliser pour
conserver le pouvoir finalement, il quittera le pouvoir en 1980.

Paragraphe 1 : LES ACTEURS POLITIQUES


Il faut distinguer entre les institutions politiques et les forces politiques.

A) LES INSTITUTIONS POLITIQUES

Les institutions politiques sont essentiellement le président de la République, le gouvernement


et le parlement.

1) LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le constitution de 7 mars 1963 fait du président de la République le seul chef de l'exécutif, il


est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans indéfiniment renouvelé. En 1967
la durée du mandat sera portée à 5 ans, Le nombre de mandats sera limité à 2 en 1970 avant
de redevenir illimité en 1976. Le président de la République est élu au scrutin majoritaire à
deux tours avec instauration du tiers bloquant au premier tour. En cas de vacances au pouvoir,
il est remplacé par le président de l’Assemblée nationale qui doit organiser des élections dans
les 60 jours. Cette disposition sera modifiée en 1976 par la révision constitutionnelle qui
faisait du premier ministre le successeur désigné du président de la République en cas de
vacances du pouvoir jusqu'à expiration du mandat en cours c'est le dauphinat. Du point de vue
de ces compétences, le président de la République était l'exécutif, il déterminait et conduisait
la politique de la nation, il était chef des armées, nommé à tous les emplois civils et militaires
disposé des forces armées et étaient responsables de la défense nationale. Il disposait du
pouvoir référendaire, du pouvoir de prendre des ordonnances et d'initier des révisions
constitutionnelles. Le gouvernement pouvait être la deuxième composante de l'exécutif.

2) LE GOUVERNEMENT
Avant la révision constitutionnelle de 1970 le gouvernement en tant qu’institution n'était pas
prévu dans la constitution de 1963. C'est cette révision qui l'instaure avec à sa tête un premier
ministre. Tous les membres du gouvernement était choisi et nommé par le président de la
République. Ce gouvernement était responsable à la fois devant le président de la République
et devant l’Assemblée nationale. L'essentiel des pouvoirs du premier ministre d'écouler de la
volonté du chef de l'état. En réalité, l’instauration du poste de premier ministre a était la
concrétisation de la volonté du chef de l'état de déconditionner ces fonctions et de les
renforcer en même temps de celle de mettre en place un exécutif bicéphales.

3) LE PARLEMENT
Il est composé de la seule assemblée nationale initialement les députés étaient élus au suffrage
universel direct pour un mandat de 4ans. La révision constitutionnelle de 1967 va porter la
durée du mandat des députés à 5 ans. L'Assemblée nationale détient le pouvoir législatif et
contrôle le gouvernement. Ces institutions politiques ont cohabité avec des forces politiques.

B) LES FORCES POLITIQUES


Les principales forces politiques qui se sont affirmées au Sénégal entre 1963 et 1981 sont les
partis politiques et les mouvements religieux. Les partis politiques sont des associations d'un
homme 《ayant les mêmes opinions sur la société et qui cherchent à accéder au pouvoir
au moyen d'un soutien populaire afin de réaliser la politique correspondant à leurs idées
》 Claude Leclerc. Au Sénégal, le partie politique consacrée de la constitution de 1963 ont
connu une évolution. On est passé d’une partie unique de fait à un multipartisme limité.
1) LE PARTI UNIQUE DE FAIT
Dès 1963 on remarque un durcissement dans les relations entre l'état et les partis politiques,
l’UPS en essayant de dissoudre l'ensemble des partis politiques existants tendaient à devenir
un parti unifié. Les partis qui avaient refusé la fusion avec l’UPS (Union Progressiste
Sénégalaise) étaient simplement interdit. C'est le cas PAI (Partie Africain de l’Indépendance)
de Majmouth Diop, du BMS de Cheikh Anta Diop qui se reconstituera dans la clandestinité
sous le nom de front national Sénégal en 1964. De 1964 à 1968 aucun partie politique ne
recevra des récépissés de déclaration en violation de la loi sur les partis politiques qui
prévoyaient un simple régime d'enregistrement. En 1968 cette loi sera modifiée dans un sens
plus restrictif et désormais le ministre de l’Intérieur a le pouvoir de refuser l'enregistrement
d'un parti politique. La conséquence de ce passage au régime de l'autorisation s'était de 1964 à
1974 aucun partie politique n'a été créé même si la loi ne l'interdisait pas. L'opposition était
confinée dans la clandestinité au moment où la violence politique faisait rage au sein de l'UPS
(assassinat du député Demba Diop, tentative d'assassinat contre le président Senghor en 1967.

2) LE MULTIPARTISME LIMITÉ
En 1974 Abdoulaye Wade pour donner suite à une ruse politique et réussir à créer et à faire
reconnaître un parti politique le PDS (Parti démocratique sénégalais) dans sa présentation il
l'avait constitué non pas comme une partie d'opposition, mais comme une partie de
contribution à l'UPS. Les partis dans la clandestinité encourageaient par ce fait accentuèrent la
pression. Ce qui eut comme conséquence en 1976 la révision de la constitution et l'adoption
d'un multipartisme limité. En effet la loi mettant en place un multipartisme limité constituait
à la reconnaissance de 3 parties politiques qui devaient obligatoirement s'affilier à un courant
politique. Le courant libéral et démocratique avec le PDS, le courant Socialiste et démocrate
avec le PS et le courant Marxiste-Léniniste avec le PAI.
En 1988 ce dispositif sera élargi avec l'instauration du courant conservateur MRS
(mouvement républicain sénégalais) de Boubacar Gueye. Le multipartisme limité persistera
sous cette forme jusqu'à 1981.

Paragraphe 2 : LES FLUCTUATIONS DANS LA NATURE D'ORIGINE


Le régime présidentiel initialement mis en place en 1963 connaîtra beaucoup de fluctuations
qui finiront par la dénaturer.

A) LE RÉGIME PRÉSIDENTIEL INITIAL


avec la constitution de 1963, le Sénégal avait mis en place un régime présidentiel ainsi
l'exécutif était monosépale et le gouvernement en tant qu'institution n'existe pas. Le président
de la République. Déterminée et conduisait la politique de la nation. Il était le seul titulaire du
pouvoir exécutif et sa responsabilité politique ne pouvait être engagée devant l’Assemblée
nationale. Celle-ci ne pouvait être dissoute et elle détenait seul toutes les compétences
législatives. Ce dispositif connaîtra ces premières fissures à partir de 1967.

B) LA DÉNATURATION DU RÉGIME PRÉSIDENTIEL INITIAL


La révision constitutionnelle de 1967 relève de l’irrationnel et de l'intolérance. En effet on
introduit le droit de dissolution à l’Assemblée nationale au profil du président de la
République critique de.................dans un régime présidentiel dont l'un des traits
fondamentaux et le principe de l'irrévocabilité mutuel.
Certes l'exercice de la dissolution entraînée la démission du chef de l'état, la dénaturation va
se poursuivre avec la révision constitutionnelle de 1970 qui non seulement place à la tête d'un
gouvernement institutionnel, un premier ministre mais introduit la possibilité d'engager de la
responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale par le biais de la motion de
censure. En cas d'adoption de la motion de censure le chef de l'état pouvait dissoudre le
parlement en conservant son mandat, avec ce nouveau dispositif le régime devient hybride et
sera qualifié de présidentialiste. C'est dans ce contexte qu'est intervenue en 1981. Une
alternance douteuse.

Paragraphe 3 : LA SUCCESSION DE 1981


Le 31 décembre 1980 le président Senghor démissionne et transmet le pouvoir a son premier
ministre Abdou Diouf. Il s'agit certes une dévolution du pouvoir mais qui est intervenue dans
des conditions contestables. Initialement la constitution de 1963 travaillait en cas de vacances
du pouvoir c'est le premier de l’Assemblée nationale qui assurait l'intérim pour 60 jours, ce
délai devait lui permettre d'organiser des élections présidentielles. Mais cette disposition a été
modifiée en 1976 et le premier ministre est désigné comme successeur du président de la
République en cas de vacances du pouvoir c'est le dauphin. C'est cette disposition qui a été
mise en œuvre le premier janvier 1981 avec l'investiture du président Abdou Diouf comme
président de la République.
Au lieu d'une alternance politique il ne s'agissait que d'une alternance d'hommes qui s'est faite
à l'exclusion du peuple détenteur de la souveraineté nationale. En effet Abdou Diouf premier
ministre nommé donc ne bénéficiant pas de légitimer du suffrage universel avec réussi à
accéder par la seule volonté du président Senghor au poste du président de la République,
cette procédure est contestable d'un point de vue démocratique. D'ailleurs tout le règne du
président Abdou Diouf sera marqué par cette arbre congénital.

Chapitre 3 : DE L'AVÈNEMENT DE ABDOU DIOUF A L'ALTERNATIVE 2000


De 1981 à 2000 le Sénégal sera dirigé par le président Abdou Diouf pendant son règne autant
les acteurs politiques que la nature du régime connaîtra des évolutions, il sera finalement battu
à l'élection présidentielle de 2000.

Section 1 : LES ACTEURS POLITIQUES


il faut distinguer entre les institutions politiques et les forces politiques.

Paragraphe 1 : LES INSTITUTIONS POLITIQUES


Il s'agit essentiellement du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif.

A) LE POUVOIR EXÉCUTIF
La présidence sera le seul organe de l'exécutif à connaître une continuité dans son existence
après l'accession du pouvoir d'Abdou Diouf. Du point de vue de son statut, la durée du mandat
du président de la République qui était de 5 ans, sera porté à 7 ans en 1972 et nombres de
mandats limités à deux. Cette limitation sera levée en 1998, le tier bloqué est supprimé en
1983 avant d'être réintroduit en 1991 sous la forme du quart bloquant et sur à nouveau en
1998. Le dauphinat est entendu supprimé en 1983 et désormais en cas de vacances du pouvoir
le chef de l'état est remplacé par le président de l’Assemblée nationale qui doit organiser des
élections dans les 60 jours. A partir de 1998, si l’Assemblée nationale est dissoute, c'est le
président du Sénat qui devrait assurer l'intérim du président de la République. Le
gouvernement institutionnel dirigé par un premier ministre et responsable devant le parlement
dont avait hérité Abdou Diouf a son accession du pouvoir en 1981 sera à son tour supprimé
par la révision constitutionnelle de 1983, il sera réintroduit 8 ans plus tard en 1991.

B) LE POUVOIR LÉGISLATIF

En 1981, l’Assemblée nationale était la seule chambre du parlement sénégalais tous les 120
députés la composant étaient élus au suffrage universel direct pour 5 ans. En 1998 un révision
constitutionnelle introduite pour la première fois au Sénégal le bicaméralisme avec
l'instauration d'un Sénat composé de 60 membres dont 48 élus au suffrage universel indirecte
et 12 nommés le président de la République.

C) LE POUVOIR JUDICIAIRE
Il a connu une évolution majeure en 1992. En effet la révision constitutionnelle intervenue
cette année va éclater la cour suprême en trois juridictions, le conseil constitutionnel
compétent en matière de contrôle de constitutionnalité, le conseil d'état compétent en matière
administrative et la Cour de cassation compétent en matière judiciaire.

Paragraphe 2 : LES FORCES POLITIQUES


Il faut insister sur les partis politiques les syndicats et les mouvements religieux.

A) LES PARTIS POLITIQUES


Le premier acte majeur du président Abdou Diouf a son accession au pouvoir a été
l'instauration en mai 1981 du multipartisme intégral à la place du multipartisme limitée et de
l'obligation de s'identifier à un courant idéologie. Plusieurs parties politiques sortir alors de la
clandestinité et d'autres se constituèrent souvent du fait de la cession de parti préexistant,
depuis lors les partis politiques ont connu un accroissement exponentiel. Ce qui est un indice
de vitalité de la démocratie.

B) LES SYNDICATS
Si le mouvement syndical sénégalais date de l'époque colonial et a toujours été dynamique, il
a semblé avoir connu un période de léthargie relativement longue. En effet pendant
longtemps la principale centrale du pays était contrôlée par le parti au pouvoir. Le renouveau
et le pluralisme syndical ont accompagné le pluralisme politique. Et certains leaders
syndicaux sont même jusqu'à se présenté à l'élection présidentielle (Mademba Sock en 2000).

C) LES MOUVEMENTS RELIGIEUX


Ils ont été toujours omniprésents dans la vie politique sénégalaise déjà à l'époque colonial
l'autorité politique avait des relations particulières avec les chefs religieux. Dans son combat
contre Mamadou Dia, le président Senghor s'était essentiellement appuyé sur la confrérie
Mouride. L'influence politique des confréries n'a pas diminué pour Abdou Diouf. En effet
pour être un leader politique crédible il faut être parrainé par un maximum de chefs religieux
influents, ce parrainage n'est pas gratuit. Les chefs religieux tirent des avantages en Termes
matériels et de légitimité de leurs accointances ils deviennent de ce faite une puissance
politique et joue un rôle de régulateur de la vie social. Entre 1983 et 2000 ils ont été
particulièrement actif voire déterminant à l'occasion d'élections. 1988 consignes de vote du
khalife général des mouride en faveur d’Abdou Diouf. 1993 soutien public et massif de
Serigne Moustapha Sy et de son Mouvement de Abdoulaye Wade. Ce rôle a été son
paroxysme en 2000 où l'élection présidentielle c'est transformé à une confrontation entre
différents chefs religieux avec des consignes de vote et de prévision mystique donnant la
victoire à l'un ou à l'autre candidat.

Section 2 : LA NATURE INCERTAINE DU RÉGIME


A l'accession au pouvoir du président Abdou Diouf la nature du régime politique sénégalais
va continuer à connaître des fluctuations au rythme des révisions constitutionnelles
Paragraphe 1 : LE RECOURS AU RÉGIME PRÉSIDENTIEL INITIAL DE 1963

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