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La Collegienne Etude Des Personnages

Le roman raconte l'histoire de Mar Ndiaye, un professeur qui tombe amoureux d'une de ses élèves, Oulimata Thiam. Bien qu'attiré par elle, il hésite à s'engager par scrupule pédagogique. Sa relation avec Ouly est découverte et lui cause des problèmes. Il finit par épouser sa cousine Penda, choisie par sa famille, mais sans amour. Ouly se suicide après avoir appris l'identité de son père biologique.

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La Collegienne Etude Des Personnages

Le roman raconte l'histoire de Mar Ndiaye, un professeur qui tombe amoureux d'une de ses élèves, Oulimata Thiam. Bien qu'attiré par elle, il hésite à s'engager par scrupule pédagogique. Sa relation avec Ouly est découverte et lui cause des problèmes. Il finit par épouser sa cousine Penda, choisie par sa famille, mais sans amour. Ouly se suicide après avoir appris l'identité de son père biologique.

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LA COLLEGIENNE, DE MAROUBA FALL

INTRODUCTION
La Collégienne, écrite en 1983, le premier roman de Marouba Fall. La Collégienne est le
premier roman de Marouba Fall, célèbre pour ses pièces de théâtre. Ce drame, aux
soubresauts frénétiques de fraîcheur, est d’une actualité qui traverse le temps et les
générations. Publié pour la première fois en 1990, ce roman, inscrit dans le programme
scolaire, pose des problèmes qui interpellent aussi bien la jeune génération que l’ancienne. Il
nous montre à quel point ce qui se posait comme principe de vie hier est aléatoire aujourd’hui
sur l’autel de la modernité.

I- BIOGRAPHIE ET BIBLIOGRAPHIE
1. BIOGRAPHIE

Fils d’un maraîcher, Ibra Fall décédé en 2003, et d’une ménagère Nogoye Ndiaye, Marouba
Fall a fait toutes ses études à Dakar .Enseignant de formation, il a d’abord servi en qualité de
professeur de français, de 1973 à 1999,successivement, au CEMT filles devenu Collège
Martin Luther King, puis au lycée Blaise Diagne été en fin au lycée Seydina Limamou Laye.
Ensuite, ayant découvert l’existence d’un établissement secondaire portant le nom de Léopold
Sédar Senghor , malgré son horreur pour l’administration scolaire laborieuse et ingrate, il
demande et obtient, en octobre 1999, le provisorat du lycée de Joal Fadiouth. Ainsi séjourne-t-
il pendant cinq années au bercail du Poète-Président, avant de retourner à Dakar, en 2004,
pour diriger le lycée Galandou Diouf jusqu’en novembre 2006.Marouba Fall est engagé au
niveau social, notamment dans sa ville de Guédiawaye, en donnant des conférences, en
organisant des groupements d'intérêt économique et en assistant les associations sportives et
culturelles. Il a mis en place une structure dénommée « Sunu Waar », mouvement pour le
développement des banlieues, qui assiste les femmes pour l’accès au micro-crédit et à
l'entrepreneuriat individuel ou collectif. De même qu’un Groupe d’initiatives pour la
promotion de la lecture et de l’écriture (GIPROLEC) qui organise des conférences, des
ateliers d’écriture et de mise à niveau littéraire dans les centres culturels, les établissements
scolaires et les universités, en 2010. Enfin, il a créé Ruba Éditions, une maison de publication
de livres pour découvrir et promouvoir des talents de la banlieue, singulièrement de la ville de
Guédiawaye .Toutes les pièces de théâtre de Marouba Fall ont été jouées sur scène. Le
roman La Collégienne a été interprété sur le grand écran. La collégienne, comme son autre
ouvrage dramatique Adja, militante du G.R.A.S sont inscrits au programme officiel
d’enseignement du français dans les collèges et lycées du Sénégal.
Il est déjà l’auteur de trois tomes d’essais intitulés Lis tes ratures, de deux ouvrages sur
le théâtre qui sont des supports pour les cours qu’il dispense à l’École Nationale des Arts
(ENA) de Dakar :

L’écriture dramatique et Théâtre et tradition en Afrique Noire francophone : exemple du


théâtre sénégalais de langue française.

2. BIBLIOGRAPHIE
Marouba Fall a inscrit ses lettres de noblesse dans la littérature sénégalaise dont il a visité les
genres les plus difficiles, toujours avec un égal bonheur et une totale délectation : le théâtre, le
roman, la poésie. Il est un pur produit de la dramaturgie, qu’il a enrichie d’une écriture
novatrice (division des pièces en visions ou tableaux, usage de terminologies inhabituelles
dans le théâtre comme les rétrospectives ou les évocations).
Il est l’un des derniers survivants du théâtre historique sénégalais ; célèbre pour ses hymnes et
ses hommages, surtout à la femme. Chaka ou le Roi visionnaire, Aline Sitoe Jaata, Adja
militante du GRAS, Cri d’un associé de soleil sont autant d’œuvres remarquables à son actif.
Il va publier les œuvres suivants :2022 : Le théâtre négro-africain d’expression française,
d’hier à nos jours : L’exemple du théâtre, au Sénégal (essai), 2022 : Faracini (conte), 2021 :
Lis tes ratures 3 : J’écris donc je suis (essai), 2021 : Lis tes ratures 2 : Cessons de nous
glorifier de la gloire des morts (essai), 2021 : Oratorio d’un verbivore (roman), 2020 :
Blessure d’amour (roman), 2019 : Grappe poétique (recueil de poèmes), 2019 :
II- RESUME DU ROMAN

Mar Ndiaye est un jeune professeur de français très sérieux qui enseigne dans un collège de
jeunes filles. Il ne pense qu'à l'éducation et à la réussite de ses élèves. Mais certaines élèves
n'ont pas forcément cet objectif, notamment Oulimata Thiam, dite Ouly, plus mature que les
autres et qui est amoureuse de lui. Scrupule de pédagogue, faiblesse ou lâcheté ? Malgré son
attirance grandissante, il adopte profil bas et hésite à s’engager. Ses relations avec Ouly sont
cependant bientôt éventées et lui attirent remontrances et railleries de la part de la majorité de
ses collègues. Pris entre l’étau de sa famille, qui veut lui imposer une épouse, et les pressions
de la mère adoptive d’Oulimata, Mère Soukaïna, Mar Ndiaye se débat dans ses propres
contradictions. Mais quand il se décide enfin, c’est désormais Mère Soukaïna qui lui fait
obstacle, refroidie par son attitude. Oulimata, fragilisée, apprend en outre qui est son véritable
père, un homme méprisable à tous points de vue. Dans un accès de désespoir, elle se suicide.
Sa mort libère Mar, qui épouse sa cousine Penda, choisie par sa famille, mais pour qui il ne
ressent qu’indifférence. Elle met au monde une fille à qui il donne le nom d’Ouly.

III- LES PERSONNAGES

1- Les personnages principaux

Mar : Mar est un personnage qui, tout en condamnant les travers de la société traditionnelle,
n’hésite pas à se cacher derrière elle quand il se sent « en danger ». Il n’assume rien. Il fuit
Mlle Ndioro, enseignante comme lui, qu’il trouve trop élevée socialement. Il fuit Ouly,
l’irrésistible, à qui il trouve beaucoup de défauts (trop jeune, son élève, sorcière peut-être à
ses heures perdues, caste…) Tous les moyens sont bons pour se défausser et ne pas assumer,
au vu et au su de tout le monde, son amour : « Quand mon regard croisa à nouveau le sien, je
compris qu’Ouly attendait d’être délivrée. Cet après-midi-là encore, comme toutes les fois
précédentes, je me dérobai ». Il épousera, d’ailleurs, Penda, cette femme imposée par la
société, mais dont il lui arrive d’oublier la présence à ses côtés, l’esprit obnubilé par une Ouly
morte dont il retrouve les yeux sublimes en sa fille, celle de Penda.

Ouly : Elle est celle par qui arrive le scandale. Elle est amoureuse de son enseignant et est
avide de croquer la vie à belles dents, sans égard pour l’avis de la société qui a érigé des
règles strictes sur la formation du couple. Son audace la pousse à aller rendre visite à Mar et à
le provoquer sans arrêt, consciente qu’elle est de son ascendance sur lui. Aux paroles
bredouillées de Mar, elle oppose une grande assurance. Et le maître, « comme un fauve
surpris dans son repaire et à qui ne s’offre qu’une alternative », n’a d’autre choix que de faire
face. Elle incarne cette nouvelle génération d’élèves qui osent regarder leur maître dans les
yeux.
Elle bouscule les principes de Mar, convaincu de la nécessité pour l’enseignant de cultiver et
d’entretenir la crainte révérencieuse de son élève à son égard pour mieux lui transmettre le
savoir.

Mère Soukaïna : L’auteur s’y attarde, car elle symbolise les vertus cardinales de la société
sénégalaise : modestie, d’une fierté innée, prodigue en Téranga (sens de l’accueil), laborieuse,
ne souffrant à aucun moment de décevoir son prochain ou de dévier du chemin de l’honneur.
Pour Mar, elle est comme cet « arbre à palabres séculaire qui abritait les assises au cours
desquelles fleurissaient la sagesse et la sagacité des aînés », un arbre à l’ombre duquel il
apprend beaucoup de choses. Soukaïna, femme stérile, a adopté Oulimata et Abissatou qu’elle
a su éduquer comme deux sœurs de même sang.

Elle ne pardonne pas à Mar les accusations de sorcellerie de sa famille à leur encontre et
refuse dès lors de souscrire à son union avec Oulimata. Aussi, quand elle apprend la
réconciliation des jeunes gens, a-t-elle une violente prise de bec avec sa fille adoptive. Celle-
ci quitte le domicile familial et se réfugie chez Abissatou. Soukaïna ne lui pardonnera pas cet
acte d’ingratitude.
Quand apparaît le père indigne de la jeune fille, venu revendiquer des droits qu’il a, par le
passé, piétinés sans égard, elle se rebiffe comme une tigresse. Elle avoue à la famille sidérée
le secret de la naissance d’Ouly.

2- Les personnages secondaires

Idrissa : Contrairement à son ami Mar, Idrissa est un homme de convictions. « Il n’était point
de ceux dont les croyances s’arrêtent au bout de la langue ». Ses convictions s’étaient toujours
traduites en actes. Il aime Abissatou, une castée, par-dessus le marché enceinte des œuvres
d’un tiers. Il l’épouse envers et contre tous. « Comme tous les lettrés en langue française, il
condamnait les préjugés de caste car, selon lui, de tels préjugés, parce qu’ils érigent de fausses
barrières entre les hommes et les femmes d’un même peuple, doivent être combattus avec la
même énergie que le tribalisme ».
Le père de Mar : Bon musulman, il est aussi un traditionaliste pur fort attaché aux coutumes
ancestrales. Il est venu vivre à la ville, poussé par le vent de l’exode. Pourtant, il a pu garder
son identité de fils d’un terroir arc-bouté sur les traditions pluriséculaires. À ses yeux, il est
inconcevable que son fils se marie en dehors de son sang, et surtout avec une castée. Il croit
fermement à l’existence de la sorcellerie. C’est lui qui abreuve Mar de bains rituels et de gris-
gris quand celui-ci tombe gravement malade, pour avoir bu le verre litigieux chez Ouly. Il est
convaincu que l’école a détourné son fils de lui et de ses enseignements.
Mme Dramé : Elle est la directrice du lycée où enseigne Mar. La cinquantaine, elle est
consciente des responsabilités qui pèsent sur ses épaules. Intellectuelle, elle doit trouver un
juste compromis entre son rôle de proviseur et celui de mère de famille. Exigeante, elle tient
au respect strict de la consigne en vigueur dans l’établissement scolaire et ne tolère pas les
retards, même d’une minute. Elle n’hésite pas à mériter son surnom de « tigresse » quand elle
découvre la liaison entre Mar et Ouly : « je n’apprécie point, mais point du tout, des relations
d’une certaine nature entre les professeurs et nos élèves ».
Moussa : l’ami de Mr Ndiaye
Il y’a aussi Oncle Demba, Penda, Madame Dramé, Abissatou, Matar, mademoiselle Nioro,
Ada, Misaal, Ndoumbé, Serigne Tacko, Serigne Ndiaye Amady Sow, Famara, Madémba
Gaye, Ngilane, Oulimata Séck, Souleye Séck, Nanci, Kodé Koumé

CONCLUSION

L’écriture romanesque sénégalaise a su présenter, au sens théâtral du terme, la dualité de


l'école. Cette dualité s’exprime à travers un désir premier d’appropriation de la chose scolaire
et sa remise en cause La Collégienne a su parfaitement la montrer au travers des visions si
différentes de Mar et d’Ouly. Mar est convaincu de l’importance capitale de cette chose
scolaire dans la réussite de l’élève. L’instruction permet à son bénéficiaire d’appréhender son
environnement immédiat, d’avoir une certaine connaissance du monde et des hommes, et
l’aide à faire le bon choix dans toutes les circonstances de la vie.

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