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La quête de la vérité : défis et perspectives

Ce document traite de la notion de vérité selon différents points de vue philosophiques. Il aborde notamment les définitions logique, métaphysique et linguistique de la vérité, ainsi que la question de l'accès à la vérité et du mensonge. Le document présente plusieurs perspectives sur ces sujets complexes sans prétendre à une réponse définitive.

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La quête de la vérité : défis et perspectives

Ce document traite de la notion de vérité selon différents points de vue philosophiques. Il aborde notamment les définitions logique, métaphysique et linguistique de la vérité, ainsi que la question de l'accès à la vérité et du mensonge. Le document présente plusieurs perspectives sur ces sujets complexes sans prétendre à une réponse définitive.

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La verité

L'homme est confronté au défi d'accéder à la vérité face a sa finitude. Bien que cela puisse
sembler difficile, la position sceptique qui nie cet accès est insoutenable. Il faut donc
reconnaître que l'homme peut atteindre la vérité, mais cela demande du courage, et des
efforts. Cependant, la vérité est influencée par les discours et l'histoire, ce qui remet en
question l'idée d'une vérité unique. La quête de vérité varie selon les principes et les époques,
ce qui montre que la vérité est d’avantage une valeur en laquelle les hommes croient plutôt
qu'un absolu.

1)Les definitions de la verité


Le vrai s'oppose au faux, mais ce couple de contraires peut être envisagé à travers différents
points de vue
A- D’un point de vue logique et empirique
La vérité est atteinte par la réflexion et le jugement, tandis que la réalité est perçue par les
sens. Par exemple, la neige est réelle mais pas vraie en soi. En revanche, la proposition "la neige
est blanche" est vraie car elle correspond à la réalité. Pour qu'une proposition soit vraie, elle
doit être logiquement correcte et en accord avec la réalité. Mais comment pouvons-nous
fonder cet accord entre ce que nous pensons et la réalité ?
B- D’un point de vue metaphysique : verité absolue et verité relative
La vérité peut être considérée comme un jugement conforme à son objet, et possédant à ce
titre une valeur universelle et absolue. C'est le cas d'une vérité scientifique.
À l'inverse, on peut affirmer que ce qui sera vrai pour une personne ne le sera pas pour une
autre.
C- D’un point de vue linguistique
La vérité ou la fausseté d'une proposition peut sembler dépendre des effets de langage. Un
discours bien construit et persuasif peut faire passer quelque chose de faux pour vrai et
inversement. Si l'on approfondit la piste linguistique et que l'on s'intéresse à la construction du
discours, on s'aperçoit qu'un discours répond à un ensemble de normes qui sont celles d'une
époque et d'une société données
D-D’un point de vue morale
D'un point de vue moral, dire la vérité est l'opposé du mensonge. Mentir, c'est volonterement
présenter ce qui est faux comme vrai, même en negligeant la vérité.
Mentir dépend de l'intention du menteur, pas de la précision des faits. Le menteur connaît la
vérité mais choisit de la déformer. En revanche, l'ignorant, pensant dire la vérité, se trompe par
manque de connaissance.

2)Accéder à la vérité
Il est possible de penser que l'humain ne pourra jamais accéder à la vérité, c'est l'idée que
soutient l'attitude sceptique. Cette position ne s'avère cependant pas tenable. L'accès à la vérité
pleine et entière doit être posé comme possible, malgré tous les efforts et toutes les
souffrances qu'il suscite
A- Le scepticisme ou le renoncement à la vérité

 Suspendre son jugement et ériger le doute en système


Le scepticisme considère que l'humain ne peut pas atteindre la vérité à cause des limites de son
intelligence. Il est donc nécessaire qu'il suspende toujours son jugement et ne pas developper

aucune certitude. Seul un entendement divin infini est en mesure de savoir avec certitude si
une chose est vraie ou fausse. L'humain est une créature finie, et cette finitude l'empêche de
parvenir à une certitude .L'humain sage est donc celui qui,reconnaissant que la connaissance de
la vérité et de la fausseté excède les capacités de son entendement
B- Le mythe de la caverne

Dans le mythe de la caverne, Platon met en scène le triple effort qu'un humain doit fournir
dans son accès à la vérité. Il lui faut se libérer de ses préjugés (se délivrer de ses chaînes),
cheminer laborieusement vers la vérité (sortir de la caverne), puis enseigner son savoir aux
autres hommes (retourner dans la caverne).
3)Le discours vrai contre la vérité comme effet de langage

A-- Le sophiste et le philosophe

 Le sophiste prétend posséder une connaissance universelle, se présentant comme


"l'homme qui a la connaissance des choses savantes". Cependant, Platon démontre que ce
savoir des sophistes n'est en réalité pas [Link] sa rhétorique redoutable, le
sophiste est capable de Influencer de larges rassemblements de gens, indépendamment de
la vérité ou de la fausseté de ses parole. La puissance que donne la parfaite maîtrise du
langage est que le sophiste peut faire passer le vrai pour le faux et inversement

 Platon expose la méthode socratique de la maïeutique, qui consiste à faire émerger la vérité
inhérente aux âmes à travers le dialogue. Alors, les âmes possèdent la vérité mais doivent
être guidées pour en prendre conscience . Le philosophe n'impose pas son savoir, mais
dialogue pour conduire son interlocuteur vers la verité .Le langage philosophique permet
d'accéder à une vérité universelle, bien que celle-ci puisse être perçue différemment selon
les époques et les sociétés.
B-Les normes du vrai
Pour être recevable, un discours doit correspondre aux normes d'une époque et d'une société
données. La vérité du discours tient alors moins à la vérité de son objet qu'au respect d'un
cadre reglementer

4)La question du mensonge


La loi morale interdit inconditionnellement de mentir. Cependant, il semble que dans certaines
situations le mensonge soit nécessaire. Plus encore, certains mensonges sans importance ne
semblent pas constituer de véritables fautes morales.
A-Le mensonge comme faute morale
Le mensonge se distingue de l'erreur car il est une dissimulation consciente et voulue de la
vérité. À l'inverse, l'erreur n'est jamais volontaire. C'est cette intentionnalité du mensonge qui
en fait une faute morale

 Le mensonge, l'erreur, la faute et la fausseté


Il est important de différencier le mensonge, l'erreur, la faute et la fausseté, car bien qu'ils se
ressemblent, ce ne sont pas des synonymes. Le menteur est blâmable car il dit ce qui est faux
tout en connaissant la vérité.
Ainsi, mentir consiste à tromper intentionellement les autres, tandis que l'erreur est le fait de
se tromper soi-même. Il ne faut pas confondre le mensonge, basé sur une connaissance
préalable de la vérité, avec l'erreur, résultant de l'ignorance.
le mensonge ne repose pas sur la vérité des paroles, mais sur l'intention du menteur de dire ou
de cacher ce qu'il croit être vrai. Mentir ne consiste pas à dire ce qui est faux, mais à présenter
comme vrai ce que l'on sait être faux

 Le mensonge comme anéantissement de la dignité humaine


Le mensonge peut causer des dommage à la fois à celui qui ment et à celui qui est trompé. En
général, il porte atteinte à la dignité humaine. Le menteur perd ainsi sa qualité d'être humain,
devenant une fausse représentation de lui-même.

B-La réévaluation de la condamnation morale du mensonge


L'homme est, dans certaines situations, confronté à une nécessité de mentir. Dans ce genre de
situation, on pourrait effectivement penser que dans certains cas, il faut mentir.
Cependant, Kant réaffirme l'inconditionnalité de l'obéissance à la loi morale. Kant soutient que
la loi morale ne peut tolérer aucune exception, affirmant ainsi son caractère universel et
absolu. Selon lui, mentir n'est jamais justifiable; seule l'obéissance à la loi morale est
nécessaire. Cette universalité est essentielle pour garantir la loyauter des contrats entre
individus et assurer la sincérité dans la vie politique, favorisant ainsi la stabilité sociale.

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