0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
323 vues7 pages

Erreurs et préconisations en injectables

Ce document traite de la préparation et l'administration des médicaments injectables en milieu hospitalier. Il présente les principaux risques liés à ces médicaments comme les erreurs de dose, de débit ou de produit. Il donne également des recommandations pour réduire ces risques, notamment au niveau de la prescription, de l'hygiène, de l'étiquetage et de l'utilisation des pompes à perfusion.

Transféré par

Nico Jinxy
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
323 vues7 pages

Erreurs et préconisations en injectables

Ce document traite de la préparation et l'administration des médicaments injectables en milieu hospitalier. Il présente les principaux risques liés à ces médicaments comme les erreurs de dose, de débit ou de produit. Il donne également des recommandations pour réduire ces risques, notamment au niveau de la prescription, de l'hygiène, de l'étiquetage et de l'utilisation des pompes à perfusion.

Transféré par

Nico Jinxy
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Fiche 7

Fiche 7. Administration des formes injectables

Les médicaments injectables largement utilisés en établissement de santé, nécessitent une vigilance
plus soutenue lors de la prescription, de la préparation et de l’administration plus soutenue car ils
utilisent une voie d’administration à haut risque.
Suite à une erreur de lecture d’un flacon de morphine ayant entraîné le décès d’un enfant, un plan
d’harmonisation des étiquetages des petits conditionnements de solution injectable de l’Afssaps a abouti
en 2007 à la mise à disposition d’étiquetages harmonisés pour les solutions injectables contenant de
l’adrénaline, de l’atropine, de l’éphédrine ou du chlorure de potassium. En avril 2009, l’harmonisation a
été élargie à une quarantaine de substances actives, dont les électrolytes, les anesthésiques et quelques
molécules considérées prioritaires.
Le Conseil de l’Europe a réalisé une revue de bibliographie complète (34). La National Patient Safety
Agency (NPSA) a reçu environ 800 rapports par mois relatifs aux médicaments injectables entre
janvier 2005 et juin 2006, ce qui représente environ 24 % du nombre total d'incidents médicamenteux (32).

Principaux enjeux
 La bonne dose : les erreurs signalées sur les préparations injectables représentent jusqu’à 62 % des EIG (35)
1 perfusion/10 présente un risque (36).
 Le bon débit : les erreurs de débit représentent jusqu’à 73 % des erreurs sur injectables (37), l’utilisation des
pompes augmente ce risque.
 La bonne voie : les erreurs sont augmentées par la présence de voies multiples mal étiquetées. Des erreurs
fatales sont identifiées entre la voie entérale et la voie parentérale (34).
 Le bon produit : tous les médicaments peuvent être à l’origine d’EIM, il n’existe pas de classe particulière,

d’évènements graves du fait de leur marge thérapeutique étroite (38) ; dans 2/3 des cas, le débit des injectables
néanmoins l’OMS associée à la Joint Commission précise que certaines classes peuvent être à l’origine

n’est pas conforme au RCP (36) et 1/3 des EIM sont des erreurs de produit et/ou diluant (35).
 Les bonnes règles d’hygiène : elles représentent un risque très important bien que rentrant dans les
évènements infectieux nosocomiaux et sont à rapprocher des déviances de pratiques (39)

Éléments contributifs majeurs


Différentes étapes constituent la préparation des formes injectables, ce qui génèrent davantage de risques
potentiels compte tenu :
des produits eux-mêmes,
de la voie d’administration particulièrement à risque (intraveineuse, intrathécale, Intra musculaire, etc.),
de la vitesse de diffusion et de l’irréversibilité de l’effet attendu,
des incompatibilités éventuelles avec le type de solvant et avec d’autres médicaments,
de la durée d’administration (bolus ou perfusion continue),
chaque produit présente des particularités de dilution, des éléments de stabilité et de compatibilités,
la voie d’administration présente un risque élevé d’infection en dehors de l’application stricte des recom-
mandations du CCLIN,
l’acte d’administration par lui-même nécessite une évaluation infirmier(ère) sur la qualité des abords,
la préparation des injectables en salle de soins n’est pas à l’abri d’interférences continues.
À cela s’ajoutent des défaillances humaines et/ou organisationnelles, qui peuvent survenir :
au niveau des prescriptions, des calculs (dose, dilution, programmation de la vitesse de perfusion),
lors des nombreuses manipulations (asepsie, erreurs, oublis et confusions au moment de l’étiquetage…),
en raison d’un environnement peu propice et du niveau de connaissance.

... / ...

49
Préconisations
 La prescription
Le cas échéant, elle précise également : Points clés

la DCI et le nom commercial, Assurer la formation du
personnel
la concentration ou la quantité totale du médicament dans le

contenant (ex : 1mg/ml) , Garantir l’asepsie de la
préparation
la compatibilité avec le diluant et le liquide de perfusion,
le nom et le volume de diluant et/ou du liquide de perfusion,  Ne jamais préparer à l’avance
la durée de la perfusion, Standardiser les règles de

la date de début de la prescription, préparation notamment pour
la perfusion continue en
l’âge et le poids de tous les patients < 16 ans. seringue électrique

 L’hygiène (33) porte sur En cas de graduation, l’éti-



quette est apposée de telle
La désinfection des contenants. sorte que la graduation reste
Ne jamais toucher au cours des manipulations : visuelle


le site d’injection de la poche, Éviter toute interruption du
professionnel qui prépare
le corps du piston de la seringue,
l’embout de la seringue, Double vérification pour
certaines préparations
le bouchon des flacons.

 Les dispositions générales


Confirmer que la voie parentérale est la voie d’administration la plus appropriée en excluant la voie orale ou toute
autre voie – s’assurer par la suite du relais par la voie orale.
Vérifier la mise à disposition d’un protocole d’administration IDE en particulier pour les médicaments à risque.
Fournir des directives supplémentaires sur la façon de prescrire.
Préparer et administrer des médicaments injectables à risque élevé. Les outils
Informer le personnel des documents référencés dans le service
Protocole d'administration
(tables, protocoles, lieux de stockage).
Lire attentivement l'étiquette de l'ampoule ou du flacon et le mode Protocole de dilution et de
d'emploi du médicament (nom, forme, dosage, péremption). reconstitution
Sécuriser l’étape de calcul des doses lors de la préparation :
Protocole d’hygiène
sensibiliser à l’importance de cette étape.
Prescription nominative à disposition pendant la préparation.
Calculatrice
Protocoles, table de conversion et tableaux de correspondance à
disposition lors de la préparation.
Étiquette autocollante
Prélever le contenu d'une ampoule ou une partie de celui-ci,
conformément à la prescription médicale, en respectant le rapport Procédure d’utilisation des
ml / dosage. pompes
Jeter toute ampoule entamée.
Certaines solutions et dissolutions peuvent se conserver quelques heures ou jours dans le réfrigérateur (se référer
aux indications du fabricant).
Restreindre les gammes de pompes dans toute votre organisation pour prévenir les erreurs d’utilisation et les erreurs
de programmation.
Mettre à disposition des professionnels des procédures d’utilisation des pompes.
Mettre en place une double vérification pour les calculs de doses, les programmations de pompes, les produits
injectables à haut risque.

 L’étiquetage des perfusions


Nom du patient, nom du médicament, contenu détaillé concentration, date et heure de la préparation, signature de
l’infirmier(ère).
Étiqueter les seringues (pas sur la graduation).
Étiqueter et identifier les préparations à tout moment de la production.

50
Préconisations selon les dispositifs

 Cas pompes
Les problèmes
Il existe différents types de pompes dans l’établissement – les modes
d’emploi ne sont pas accessibles.
La programmation varie selon les produits : débit, concentration, dose
maximale, dose de charge.
Il n’existe pas toujours d’alerte en cas de dépassement.

Les préconisations
Uniformiser dans la mesure du possible les pompes de l’établissement
Mettre en place des guides pratiques pour l’utilisation des pompes - ne pas dépasser les capacités mécaniques
de l’appareil
Former le personnel à l’utilisation des pompes d’un service
Réaliser une double vérification pour la programmation des pompes
Mettre en place une surveillance régulière du patient

 Cas des lignes multiples

Les problèmes
Il peut coexister plusieurs lignes dont la voie entérale
L’utilisation de prolongateurs
Les pratiques de rinçage et d’héparine-lock, salines-lock ne sont pas homogènes
Certaines lignes sont réservées pour une utilisation spécifique

Les préconisations
Utiliser des détrompeurs (ex robinets de couleur) dès que plusieurs lignes sont installées.
Assurer une connexion Y aussi proche du patient en évitant les prolongateurs.
Réaliser une double vérification des lignes multiples et de la ligne entérale.
Utiliser des valves anti-retours.

Focus sur l’étiquetage des préparations injectables

La préparation doit être identifiable jusqu’à Exemple d’étiquetage


l’administration et l’étiquetage ne doit jamais être
enlevé avant emploi. NOM PATIENT : ................................
► Utiliser de préférence une étiquette pré-imprimée. TRAITEMENT : .................................
dosage/dilution : ................................
Étiquetage des préparations injectables voie ....................................................
H de début : H de fin :
Les étiquettes doivent comporter : Débit : ml/h
les nom et prénom du patient,
Préparé par
la dénomination de la spécialité et le cas échéant la DCI,

► Jamais le N° de LIT.
le dosage exprimé en concentration ou en quantité,
la voie d’administration IM, IV, SC.,
l’heure de préparation, ► Favoriser l’étiquette informatisée.
la durée et le débit si nécessaire,
le nom de l’IDE qui a préparé. Source : Service d’anesthésie-réanimation
Centre Hospitalier Lyon sud

51
Focus sur le calcul de dose

Mesures proposées
Développer des tableaux de correspondance poids/dose pour la morphine, l’héparine.
Double vérification indépendante si besoin.
Privilégier les seringues prêtes à l’emploi.
Abaques de choix de la seringue en fonction du débit en PCA.
Mise en place d’un carnet de traçabilité du calcul de dose.
Achat de smart pompes.
E-learning sur le calcul de dose.
Informatisation du calcul de dose en soins.
Réajuster lors de la mise en route de certains traitements.

Focus sur la notion de détrompeur

« Le principe du détrompage est d’éviter une erreur…le détrompage peut porter sur la prévention, la détection,
la limitation des conséquences des erreurs. »
Exemples :
Connecteurs des prises de gaz médicaux.
Code couleur des seringues d’anesthésie.
Marquage du côté à opérer.
Port d’un bracelet d’identification…
Source : Saint Maurice G, et al. Comprendre la notion de détrompage. Ann fr Anesth Reanim (2010), doi :
10.1016/[Link].2010.10.014.

Focus sur la technologie smart pompes (smart pumps)

Elle a été développée dans le but d’augmenter la sécurité d’administration des médicaments ; elle contient
donc :
une bibliothèque de médicaments avec des limites minimales et maximales de concentration et de débit,
un système d’alerte,
elle permet de supprimer les calculs, de sélectionner le médicament,
d’intégrer des messages à but informatique à l’attention du soignant.

Source : Incidents de perfusion aux soins intensifs de pédiatrie : existe-t-il un lien entre les alarmes
d’occlusion et des incompatibilités médicamenteuses ? travail de recherche, Faculté des Sciences de
l’Université de Genève, Amalys Kiener, 2008

52
Illustration gestion des compétences

Savoirs et compétence pour injectable


1. Connaissance de l’indication thérapeutique du médicament administré, de la dose minimale et maximale,
des effets indésirables et des précautions d’utilisation
2. Bonne prescription
3. Bon moment
4. Capacité à évaluer la pertinence de la forme injectable
5. Aptitude à réaliser les préparations extemporanées de façon aseptique et selon les RCP
6. Injection réalisée au bon patient
7. Connaissance des allergies du patient
8. Bonne voie d’abord
9. Vérification préalable du dispositif d’accès
10. Gestion des complications éventuelles
11. Contrôle du débit de la perfusion et/ou de la quantité du produit à injecter
12. Surveillance de l’état du patient
13. Enregistrer l’ensemble des éléments dans le dossier du patient

Éléments d’information
Solution recommandée (diluant) pour la dilution et la reconstitution d'une
Reconstitution poudre lyophilisée.
Concentration recommandée et le volume de l'administration, indiquant
Concentration de la solution finale une concentration maximale, le cas échéant.
Des exemples de calculs de dose, de préparation et de débit
Exemple de calculs d'administration.
Les informations concernant la compatibilité physique et chimique avec
Dilution / soluté de rinçage des diluants et des liquides de perfusion.

Stabilité de la préparation Expiration recommandée pour la dernière injection ou infusion préparée.

Pour l'administration en bolus et une perfusion pour toutes les voies


Vitesse d’administration d'administration.
Compatibilité (uniquement pour les Mélange dans la même seringue ou par perfusion, lors de l’injection en Y
produits usuels dans les secteurs et en cas de robinets trois voies, où se produit le mélange.
spécialisés)
Si des précautions particulières et des méthodes de manutention doivent
Information spécifique être utilisées au cours de la préparation et lors de l'administration
(exemple : préparation à l’abri de la lumière).
Information technique pH, l'osmolarité du contenu, de sodium et des valeurs de déplacement.
(le cas échéant)

Source : Promoting safer use of injectable medicines, Patient safety alert réf: NPSA/2007/20, 28 mars 2007,
National Patient Safety

53
Références bibliographiques

1. Institute for Safe Medication Practices. The five rights: 13. Doucet J, Caussin M, Jouini C, Adam M, Reynero N,
A destination without a map 2010. Philippe S, et al. Administration non conventionnelle
[Link] des médicaments (écrasement des comprimés
[Link] ouverture des gélules). Etude prospective et proposi-
tions. Saint-Denis La Plaine: HAS; 2009.
2. Collectif national : les cinq médicaments les plus sou- h t t p : / / w w w. h a s - s a n t e. f r / p o r t a i l / u p l o a d / d o c s /
vent associés à des préjudices lors de la déclaration application/pdf/2011-05/14_medicaments_ecrases_
d'accidents/incidents liés à l'utilisation des médica- doucet_valide_-chu_rouen_18.[Link]
ments chez des enfants. Bull ISMP Can 2009;9(6).
14. Caussin M, Jouini C, Adam M, Reynero N, Philippe S,
3. De Giorgi I. Sécurité d'administration et de prépara- Colombier AS, et al. Médicaments écrasés: une
tion des médicaments en pédiatrie [thèse]. Genève: pratique « artisanale » fréquente chez les personnes
Université de Genève Section des sciences pharma- âgées mais avec un risque iatrogène potentiel
ceutiques; 2005. [abstract]. Rev Méd Interne 2009;30(Suppl 4):S346.
[Link]
15. Garnerin P, Piriou V, Dewachter P, Aulagnier G,
4. Joint Commission. Preventing pediatric medication Diemunsch P. Prévention des erreurs médicamen-
errors. Sentinel Event Alert 39. Oakbrook Terrace: teuses en anesthésie. Recommandation. Ann Fr
Joint Commission; 2008. Anesth Réanim 2007;26(3):270-3.

5. Levine S, Cohen MR. Preventing medication errors in 16. Organisation internationale de normalisation. ISO
pediatric and neonatal patients. In: Cohen MR, ed. 26825:2008. Matériel d'anesthésie et de réanimation
Medication Errors. Washington: American Pharma- respiratoire. Étiquettes apposées par l'utilisateur sur
cists Association; 2011. les seringues contenant des médicaments utilisés
pendant l'anesthésie, couleurs, aspect et propriétés.
6. Fontan JE, Mille F, Brion F. L'administration des médi- ISO; 2008.
caments à l'enfant hospitalisé. Arch Pédiatrie
2004;11(10):1173-84. 17. Limats S, Madroszyk-Flandin A, Nallet G, Dessard-
Choupay G, Jacquet M, Woronoff-Lemsi MC. Risque
7. Lenclen R. Les erreurs de prescriptions en néonato- iatrogène lié à la préparation des médicaments
logie: incidences, types d'erreurs, détection et anticancéreux. Oncologie 2002;4(3):203-8.
prévention. Arch Pédiatrie 2007;14(Suppl 1):S71-7. 18. Agence française de sécurité sanitaire des produits de
8. Société française de pharmacie clinique, Brion F, santé. Recommandations destinées à prévenir les
Fontan JE, Aubin F, Naveau-Ploux C. Pediad : obser- risques d'erreur d'administration intrathécale de vinca-
vation du mésusage du médicament en pédiatrie, les alcaloïdes. Lettres aux professionnels de santé.
leçons à en tirer ? Compte-Rendu de l'atelier de Saint-Denis: Afssaps; 2007.
Pharmacie clinique pédiatrique du 26 juin 2002, 19. Grangeasse L, Fagnoni-Legat C, Chaigneau L, Med-
Montpellier, France. Pessac: SFPC; 2002. joub M, Larosa F, Bracco-Nolin CH, et al. Prescription
informatisée et protocolisée des chimiothérapies :
9. Dutheil N, Scheidegger S. Les pathologies des
risque iatrogène résiduel et interventions pharmaceu-
personnes âgées vivant en établissement. Etud Ré-
tiques. J Pharm Clin 2006;25(1):33-8.
sult 2006;(494).
20. Institute for Safe Medication Practices. ISMP 2007
10. Centre de coordination de lutte contre les infections survey on HIGH-ALERT medications. Differences
nosocomiales. Préparation et administration des mé- between nursing and pharmacy perspectives still pre-
dicaments dans les unités de soins. Bonnes pratiques valent. Horsham (PA): ISMP; 2007.
d'hygiène. Bordeaux: CCLIN Sud-Ouest; 2006.
[Link]
[Link]
11. Liévin V, Lorent S, Lhoir C. Administration des
médicaments par sonde d'alimentation entérale : 21. American Society of Clinical Oncology, Oncology
« être ou ne pas être broyé ? ». Bruxelles: AFPHB; Nursing Society Chemotherapy Administration Safety
2007. Standards. ASCO-ONS Standards for safe chemo-
[Link] therapy administration. Alexandria (VA): ASCO; 2009.
istration%20des%20m%C3%A9dicaments%20 [Link]
par%20sonde%20pour%20site%[Link] docs/education/chemo-safety-standards-public-
[Link]
12. National Patient Safety Agency. Promoting safer mea-
surement and administration of liquid medicines via 22. Institute for Safe Medication Practices. ISMP's List of
oral and other enteral routes. London: NPSA; 2007. High-Alert Medications. Horsham (PA): ISMP; 2008.
[Link] [Link]

54
23. Institute for Healthcare Improvement. 5 Million Lives 31. Agence for Healthcare Research and Quality.
Campaign. Getting Started Kit: Preventing Harm from Reducing and preventing adverse drug events to
High-Alert Medications. Cambridge: IHI; 2008. decrease hospital costs. AHRQ: Rockville; 2001.
[Link]
24. Académie nationale de médecine, Hureau J, Queneau
P. Sécurisation du circuit du médicament dans les éta- 32. Miller MR, Clark JS, Lehmann CU. Computer based
blissements de soins. Paris: Académie nationale de medication error reporting: insights and implications.
médecine; 2010. Qual Saf Health Care 2006;15(3):208-13.
[Link]
hureau_queneau_rapp_3nov_2009.doc 33. Joint Commission, Organisation mondiale de la santé.
Solutions pour la sécurité des patients. Préambule.
25. Williams DJP. Medication errors. J R Coll Physicians Oakbrook Terrace: Joint Commission; 2007.
Edinb 2007;37:343-6. [Link]
ICPS/[Link]
26. Federico F. Preventing harm from high-alert medica-
tions. Jt Comm J Qual Patient Saf 2007;33(9):537-42. 34. Conseil de l'Europe. Creation of a better medication
safety culture in Europe. Building up safe medication
27. Pepin J. Les médicaments à haut risque. Pharmactuel practices. Report. Strasbourg: Conseil de l'Europe;
2009;42(2):142-6. 2006.
28. San Diego Patient Safety Consortium. Safe adminis- [Link]
tration of high-risk IV medications intra- and inter- Medication%20safety%20culture%20report%[Link]
hospital standardization: drug concentrations and
35. National Patient Safety Agency. Safety in doses.
dosage units how-to guide. San Diego: Hospital
Improving the use of medicines in the NHS. London:
Association of San Diego and Imperial Counties;
NPSA; 2009.
2006.
[Link] 36. National Patient Safety Agency. Risk assessment tool
Admin_of_High_Risk_IV_Meds.pdf for the preparation and administration of injectable
medicines in clinical areas. London: NPSA; 2007.
29. Agence française de sécurité sanitaire des produits de
37. Shane R. Current status of administration of
santé, Castot A. Hospitalisations dues aux effets
medicines. Am J Health Syst Pharm 2009;66
indésirables des médicaments : résultats d'une étude
(5 Suppl 3):S42-S48.
nationale. Point sur la nouvelle campagne d'informa-
tion sur les traitements anticoagulants antivitamine K. 38. WHO Collaborating Centre for Patient Safety
Les matinées de la presse. Saint-Denis: Afssaps; Solutions. Assuring medication accuracy at transitions
2008. in care. Patient safety solutions 2007;1(6).
[Link]
39. Stucki C. Contribution à la sécurisation du processus
30. Programme de gestion thérapeutique des médica- de préparation des médicaments en anesthésiologie
ments. Revue de littérature et recommandations sur [thèse]. Genève: Université de Genève Section des
la sécurité dans l'utilisation de l'héparine et des hépa- sciences pharmaceutiques; 2010.
rines de faible poids moléculaire. Québec: PGTM; [Link] [Link]/rd/theses/
2007. stucki_cyril_these.pdf

55

Vous aimerez peut-être aussi