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39 Trismus

Ce document décrit le trismus, une limitation de l'ouverture buccale, en détaillant sa définition, son intérêt, son mécanisme et sa démarche diagnostique. Il présente les causes locales et générales du trismus et discute de son diagnostic différentiel.

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39 Trismus

Ce document décrit le trismus, une limitation de l'ouverture buccale, en détaillant sa définition, son intérêt, son mécanisme et sa démarche diagnostique. Il présente les causes locales et générales du trismus et discute de son diagnostic différentiel.

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Le Trismus

Plan :
- Introduction
o Définition
o Intérêt
o Rappel ou mécanisme
- Démarche diagnostique
o Positif
o Gravite
o Différentielle
- Diagnostic
- Conclusion

I. Introduction
A. Définition :
- Il se définit comme une limitation d'ouverture buccale passagère, (récente,
transitoire) par contraction des m élévateurs de la mandibule.
- Autres appellation : constriction temporaire des maxillaires
B. Intérêt :
-C’est un motif de consultation fréquent en stomatologie. Sa gravité est dominée par
le tétanos dont toute suspicion impose le transfert en réanimation.
C. Mécanisme :
- A titre de rappel le trismus est dû à une contraction des muscles élévateurs de la
mandibule qui empêchent l’action des muscles abaisseurs et en rapport avec une
maladie ou une infection en évolution.
[Link] :
- L’ouverture buccale normale, mesurée au pied à coulisse est comprise entre 40 et
54 mm.
- Assure par les contractions des muscles éleveurs et abaisseurs

- Muscles élévateurs
Masséter
 Temporal
 Ptérygoïdiens
- Muscles abaisseurs
 Digastrique
 Mylo-hyoïdiens
 Génio-hyoïdiens

II. Démarche diagnostics


- La démarche diagnostic repose sur l’interrogatoire, l’examen physique et
complémentaire
A. Interrogatoire :
- Age, sexe, le Terrain, profession
- Date de début et son mode évolutif : aigue, continue/paroxystique/progressif
- Circonstances de survenue : traumatisme, plaie, intervention chirurgicale récente,
soin dentaire, accident d’intoxication, prise médicamenteuse
- SFA : hyper salivation, douleur, dysphonie, dysphagie
- SG : AEG (fièvre, asthénie, insomnie)
- Antécédent : personnel et familiaux : notamment les traumatismes et les
vaccinations, ttt médicaux en cours
B. Examen physique :
- Prise des constantes
- SG : AEG ?
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- Examen buccale
 Examen exobucale :
 Mesure de l’ouverture buccale à l’aide d’un pied à coulisse en
prenant deux dents antagonistes comme repère constant.
 Normale : 47±7 mm
 limite : 30 à 40 mm
 certaine : inférieure à 30 mm et < 20 mm enf.
 Trismus léger > 20mm
 Trismus modéré 10-20 mm
 Trismus serré : < 10mm
 Recherche de douleur de l’ATM ou autre point dlr, tuméfaction,
plaie, anomalie de la sensibilité cutanée (nerf trijumeaux et facial)
 Rechercher ADP prétragienne
 Examen endobucale s/Anesthésie
 Vérifie l’aspect de la muqueuse bucco-pharyngé, état dentaire,
glande salivaire.
- Examen général : toujours complet, il comporte un examen neurologique
approfondi.
C. Bilans complémentaire :
1ère intention :
- En présence de tout traumatisme faire un bilan radiographie en fonction du
contexte clinique
- En dehors de tout traumatisme : orthopantomogramme (mordu) ou un
panoramique (état dentaire et osseuse)
2ème intention selon l'orientation clinique :
- TDM centrée sur la région ptérygo-mandibulaire, sous temporale, et les sinus de la
face (excellente lésion traumatique, tumorale)
- Une fibroscopie par voie nasale à la recherche de cause temporale
- En cas de pathologie articulaire d’origine dysfonctionnelle : IRM
- Écho cervicale ou tissus mous : cellulite cerv. volume collection purulente ml, ADP
associées
- Explorations (bilan rhumatologique, prélèvements histologiques,
- Fibroscopie naso-pharyngée.
II. Diagnostics
A. Positif :
- Est essentiellement clinique :
 L’interrogatoire : précise ses caractéristiques et son caractère transitoire
qui est de durée moyenne de30j
 A l’examen clinique objective par la limite réel de l’ouverture buccale /
pied à coulisse :
 Trismus léger > 20mm
 Trismus modéré 10-20 mm
 Trismus serré : < 10mm
 Trismus cède à l’anesthésie générale
B. Gravite :
- Signe de choc septique
- Singe de déshydratations et de dénutrition en cas de trismus serré
- Trismus dans le cadre de tétanos, la rage
C. Différentielle
- Devant le trismus il faut éliminer :
- Pseudo-trismus : pithiatisme ou le faux trismus des simulateurs
 la limitation de l'ouverture de la bouche cède à la provocation du réflexe
nauséeux, qui entraine l’ouverture buccale
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- Constriction permanente mâchoire


 Constante, définitive (trismus passager)
 Ne cède pas à l’anesth.( trismus cède/ anesthésie)
- Luxation TM
 béance ouverture buccale
 Condyle déjeté en avant
 Se réduit par manœuvres orthopédiques
- Constriction psychique ATM
 névrose hystérique
[Link]
- Sont classer en 02 :
 Les trismus de causes locales : 95%
 Les trismus de cause général : 5%
1. Trismus de cause locale :
a. Trismus d’origine infectieuse ou inflammatoire :
- les plus fréquentes, le trismus est d’autant plus serré que le processus
inflammatoire ou infectieux est plus postérieur.
- Causes dentaires :
 Péricoronarite sur dent de sagesse (inférieure surtout) :algie en regard de

la dent de sagesse, fièvre modérée, trismus léger, capuchon muqueux


congestif avec ou sans pus à la pression ;
 Abcès et phlegmon périmaxillaires sur molaires : SF & SG ++, trismus

serré, tuméfaction inflammatoire. Le risque est représenté par la diffusion


de l'infection aux régions cervicales puis thoraciques.
 Ostéites mandibulaires : rares.

- Cause extra-dentaire :
 Buccale : stomatite, gingivites
 Thrombophlébites surtout ptérygoïdiennes .
 Oropharyngée : abcès péri-amygdalien.
 Temporo-mandibulaire : arthrite aiguë, rarissime.
 Ganglionnaire : adénophlegmon sous-angulo-mandibulaire.
 Cutané : infection cutané (furoncle)

 Salivaire : parotidite, sous-maxillite.


b. Trismus d’origine traumatique :
- Fractures de la mandibule située à proximité des muscles élévateurs (angle,
branche montante, coroné), ou agissant par mécanisme réflexe (condyle).
- Fractures du massif facial (os zygomatique, arcade zygomatique, fracture de Le
Fort). traumatismes des muscles temporaux ou masséter.
c. Trismus d’origine tumorale
- Due à l'infiltration des muscles masticateurs par une tumeur maligne et par sa
surinfection associée :
- Evidents en cas de carcinome buccopharyngé évolué
- TDM, IRM et endoscopie avec biopsies sous anesthésie générale permettent le
diagnostic.
d. Trismus d'origine dysfonctionnelle : SADAM:
- F A20-A40, terrain anxio-dépressif et le stress sont des facteurs favorisants.
- Trismus + des douleurs de l’ATM et des bruits articulaires à la mastication ressaut,
tro de l’articule dentaire
- Le bilan paraclinique repose sur : l'orthopantomogramme : N
2. Trismus de cause général

Le Trismus
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a. Tétanos:
- Le trismus au 1er plan : symétrique, Irréductible invincible, dlr, Afébrile , à la phase
d’etat :tétanos géneralise, favorise par moindre exitat (lumière, bruit)
- Clinique recherche : PE et sa topo par% SNC, pas de vaccination
b. Rage « méningo-encéphalomyélite »
- Trismus n’est qu’une partie du tableau clinique
- Manifestation neuro (convulsion, tro conscience), signe neurovegétatif (sueur,
salivation, trouble CR) exacerbation au moidre exitation spasme hydrophobique
- Morsure chien, chat, renard. Mortelle si déclare
c. Méningite aigue :
- Le trismus est souvent noyé au milieu d’autres signes généraux : fièvre, céphalée,
vomissement, hyperesthésie cutanée, un syndrome méningé et une raideur de la
nuque.
- La ponction lombaire établi le diagnostic.
d. Trismus d'origine toxique et médicamenteuse:
- Neuroleptiques (chlorpromazine, Largactil ou halopéridol, Haldol…) : le trismus, peu
intense, s'intègre dans un syndrome extrapyramidal généralisé (par hyperactivité
dopaminergique) : fièvre élevée, paresthésie linguale, tremblements et signe de
Babinski. Ces signes disparaissent après élimination du produit ;
- Strychnine (" mort aux rats ") avec crise tonique de type tétanique, troubles
sensoriels (coloration verte de la vision), et risque d'arrêt respiratoire.
- Curares ou de gaz halogénés (AG) : hyperthermie maligne avec spasme ;
- Barbituriques.
e. Trismus d'origine neurologique :
- le trismus a une valeur localisatrice (lésion du nerf trijumeau) dans certaines
atteintes neurologiques : épilepsie, encéphalites, lésions vasculaires, tumeurs et
malformations ou syndromes parkinsoniens.
f. Trismus d'origine métabolique et carentielle
- Au cours de l'encéphalopathie de Gayet-Wernicke, par carence aiguë en vitamine B1
chez l'alcoolique, caractérisée par des troubles du tonus, des troubles psychiques,
un syndrome cérébelleux et des paralysies oculomotrices qui cèdent à la
vitaminothérapie B1 à forte dose ;
- au cours des crises d'hypoglycémie ;
- au cours des crises de tétanie (signe de Chvostek).
IV. Conclusion :
- Le trismus demeure un symptôme assez révélateur pour de nombreuses
pathologies, il convient avant tout d’en tenir compte et de rechercher l’étiologie,
mais il s’agit également de prévenir son installation par une prise en charge précoce
et adéquate.
- Hantise : éliminer le tétanos +++

Sources :
Diagnostic devant limitation d’ OB Dr Rudolph DIOP
Limitation d’ouverture bucale EMC

Le Trismus
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Qlq mot sur le Traitement :


Le trismus = symptôme = dont le traitement  ttt est étiologique.
Traitement symptomatique :
Les anesthésies :
- ALR du nerf temporo-masséterin avec de la xylocaïne ou de la novacaïne, par vois sous zygomatique
- Anesthésie du ganglion sphéno-palatin par voie endonasale avec la cocaïne à 10% ou plus souvent avec la
Xylocaïne
- Anesthésie extra-orale du nerf alvéolaire inférieur selon la technique de Ciezynski
- L’anesthésie générale qui fait toujours céder un trismus à la différence d’une constriction permanente des
maxillaires. Elle permet de confirmer une éventuelle cause locale et en permet le traitement.
Traitements médicaux :
- Des myorelaxants qui agissent à différents niveau : fibres musculaires ou système nerveux
- Injection de toxine botulique dans un muscle spasmé (particulièrement le ptérygoïdien latéral) dans le cadre
des troubles dysfonctionnels des ATM en rapport avec un trouble de l’articulé dentaire.
Traitement étiologique :
Dans le trismus de cause locale :

- Trismus de cause traumatique :


o Antalgique, ATB
o Traitement des différents foyers de fracture mandibulaires par blocage inter-maxillaire ou
ostéosynthèse par microplaques vissées ou fil d’acier.
o Réduction d’une fracture de l’arcade zygomatique
- Trismus de cause infectieuse :
o Traitement médical ; ATB
o Traitement local de la cause :
 Cause dentaire : extraction ou soins dentaires, extraction d’une DDS en cas de
péricoronarite ou application de l’acide chloracétique, drainage d’une cellulite ou d’un
abcès d’origine dentaire
 Cause non dentaire : incision d’un phlegmon péri-amygdalien et drainage.
L’amygdalectomie sera réalisée quelques semaines plus tard
 Bain de bouche en cas de stomatite
 Evacuation d’une lithiase salivaire par taille du canal de Wharton en cas de lithiase
antérieure.
- Trismus de cause tumorale : le traitement est variable en fonction de la tumeur, mais dans tout les cas, il est
indispensable d’administrer une antibiothérapie associée à des AINS, voire des corticoïdes pendant une
période transitoire
- Une arthrite aigue suppurée de l’ATM nécessite une mise en repos de l’articulation de courte durée suivie
d’une réduction dès que le syndrome infectieux est jugulé.

Dans les trismus de cause générale : mesure de prévention contre la rage +++

Le Trismus

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