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Explication de Texte Version 2019

Ce document explique la méthode pour analyser et expliquer de manière linéaire un texte philosophique. Il détaille les étapes de la lecture, de l'introduction, du développement et de la conclusion, et met en garde contre certains pièges à éviter comme la paraphrase ou la surinterprétation.

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Explication de Texte Version 2019

Ce document explique la méthode pour analyser et expliquer de manière linéaire un texte philosophique. Il détaille les étapes de la lecture, de l'introduction, du développement et de la conclusion, et met en garde contre certains pièges à éviter comme la paraphrase ou la surinterprétation.

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Explication linéaire de texte

I .Lecture : prendre connaissance du texte

Lisez le texte deux fois à blanc, c'est-à-dire sans rien interposer, sans noter. Cela vous permet d’avoir
un regard au plus proche du texte même sans interposer des éléments externes.

Ensuite, il faut d'abord s'attacher à lire le texte attentivement

- en prêtant attention aux mots de liaison (mais, pourtant, néanmoins, toutefois...) afin de
repérer sa construction et les différentes étapes de l'argumentation de l'auteur (les parties...).

- N'hésitez pas à souligner les mots et les expressions essentielles. Cela servira à donner les
concepts-clefs autour duquel le texte est organisé.

L’enjeu :

- Expliquer : déplier, faire sortir ce qui est. L’explication est une explication du texte à partir de
lui-même. Les éléments externes au texte (auteur antérieur avec le texte entretient un
dialogue…) ne peuvent être ramenés que si le texte le justifie. Le texte vise aussi à s’opposer
au préjugé (ce qui est jugé sans réflexion).

Le leitmotiv de l’explication de texte doit être « citer, expliquer ». Vous citez le texte, en
repérant les phrases clefs et concepts clefs (quatrième temps de la lecture).

Surtout prenez votre temps, ne vous précipitez pas, car souvent on croit comprendre mais on risque le
contresens (dire l’inverse du texte en ne voyant pas une nuance) ou le faux sens (incohérence par
rapport au texte).

Méfiez-vous des textes en apparence simples car en réalité ils contiennent souvent des pièges
redoutables générateurs de contresens. Dans ce cas il faut essayer de voir en quoi se texte pose
problème. Il est impératif que vous preniez le temps avant de choisir : le premier quart d’art sert à
cela.

Clarifiez au maximum toutes les négations (attention à l’usage de la double négation, au besoin et
pour simplifier la compréhension du sens convertissez en affirmation).

Enfin, repérez les exemples contenus dans le texte, les images et métaphores afin de les expliquer
soigneusement par la suite. Le sens philosophique de la démarche de l'auteur ne peut souvent être
saisi qu'à travers eux.

Organisation estimative du temps

¼ H de lecture et choix du sujet.

1 H ½ de plan détaillé

2 H de rédaction

¼ H de relecture
II L’introduction

L'introduction de votre explication doit de préférence être constituée des trois (ou quatre) étapes
suivantes, dans l'ordre. Votre propos doit aller droit à l’enjeu, sans vous perdre sur des généralités sur
l’auteur et le thème.

(a) Thème

La première étape consiste à identifier le thème dont il est question, non seulement sous sa
forme générale (thème du désir, du langage, etc.), mais, bien évidemment, sous un angle précis.

- par exemple, le droit du citoyen à l'opposition, à la résistance dans tel texte de philosophie politique
de Rousseau (Du contrat social, liv. IV, 2),

- la spécificité de la connaissance humaine par rapport aux formes qui la préfigurent chez l'animal,
dans tel texte d'Aristote (Métaphysique, Liv. A, § 1, t. 1, Vrin, p. I et sq.).

En bref, il s'agit de comprendre, de manière déterminée, de quoi parlent exactement l'auteur.


En ce domaine, les généralités sont à exclure et il importe de se pencher sur le texte dans sa
configuration précise pour bien circonscrire le thème. Mais ce dernier ne se confond nullement avec la
thèse, c'est-à-dire ce que le penseur veut démontrer dans l'extrait.

Dans la rédaction de votre introduction, vous devez situer le texte (contexte historique et
philosophique) : à qui répond-il ? Par exemple dans le texte sur les Lumières de Kant, il s’adresse aux
gouvernants (donner la liberté de penser) et aux philosophes (leur droit à s’exercer librement à
penser) ainsi que ceux qui pourraient leur contester ce droit.

(b) Problématique

La détermination du problème représente l'élément décisif de la démarche à l'œuvre dans


l'explication. Le problème désigne la difficulté centrale soulevée par un texte, il s'agit de faire
apparaître la question fondamentale que le philosophe a implicitement posée. Vous devrez le poser
de manière interrogative, cela servira de fil directeur à votre explication.

(c) Thèse

Il ne s'agit pas ici de mettre en avant la doctrine générale de l'auteur, comme si, par exemple, tout
texte de Descartes renvoyait nécessairement au cogito. Il s'agit, au contraire, de déterminer la position
du philosophe dans ce texte, ce qu'il a voulu démontrer dans un contexte précis, et qui prend sens
généralement à travers l'idée générale et directrice, c'est-à-dire le contenu philosophique fondamental
du texte. Dans le texte de Kant sur les Lumières, il y a la question de l’émancipation, si on accorde
jamais la liberté, il ne sera jamais possible au peuple de s’émanciper.

(d) Plan du texte : cela découle de (c)

L'introduction se clôt par l'énoncé du plan du texte, qui consiste dans la mise à jour du nombre de
parties qu'il contient et du contenu (à la fois précis, mais bref avec la citation qui se fait ainsi « C’est
lorsque (…) C’est ce qui ne s’y réduit pas »
III. L'explication du texte

(a) Organiser dans les parties les concepts clefs

Pour l’explication il faut suivre l'ordre du texte, l’ordre de lecture et construire les différentes
parties du développement en fonction des parties du texte (sauter une ligne entre chacune d'elles,
de même que vous sautez deux lignes entre introduction et développement et développement et
conclusion). C’est donc une réponse à votre question problématique de l’introduction.

La fin de l'explication de texte philosophique est donc dépourvue d'ambiguïté : il s'agit de


dégager et d'expliciter les concepts fondamentaux du texte, commandant son mouvement et son
organisation. Il faut dégager des concepts de base possédant une signification particulière et
détenant une fonction précise dans le texte (ici le texte sur l’identité personnelle, les différents
types de souvenirs chez Bergson). Il faut ensuite montrer en quoi les concepts s’enchaînent.

(b) Un effort critique

La critique d'un texte ne saurait être réfutation, comme trop d'élèves le croient; la «réfutation»
désignant, à proprement parler, l'action par laquelle on repousse un raisonnement, une
argumentation en prouvant leur fausseté. Il ne s’agit pas de rentrer en opposition avec le texte.

Critiquer, ce n'est pas détruire, mais comprendre. Comprendre de l’intérieur à partir du texte lui-
même, donc en restituer la cohérence interne.

Vous n’êtes donc pas un censeur et devez mettre en relief la force d’un texte.

(c) Pièges à éviter

A) Ne s'occuper que d'une partie du texte.

Expliquer un texte, c'est en déterminer le sens global. Par conséquent, l'approche d'un seul
élément ne convient pas. L'étude analytique ou partielle est proscrite dans le domaine du sujet-
texte philosophique. Le travail du candidat doit porter sur le texte tout entier. La dernière partie du
texte est souvent passée sous silence.

B) Oublier le texte et faire une dissertation

C) Considérer les exemples, images et contenus dans le texte comme secondaires

L’exemple permet d’illustrer, éclairer et éviter des fausses interprétations (chez Bergson la
comparaison du cerveau à un central téléphonique ou plus proche de nous à un ordinateur dans
le cas du souvenir, croire que les souvenirs sont stockés dans la mémoire comme dans une
matière de la même manière qu’un disque dur d’ordinateur). Le central téléphonique illustre le rôle
de l’esprit (mettre en contact différentes sensations avec leur réaction motrice).

Vous pouvez à cette occasion user des connaissances des figures de style en français pour
appuyer l’analyse du texte.

D) La paraphrase

Le piège majeur avec son opposé la surinterprétation. La paraphrase est une sorte de
caricature de l'étude ordonnée et conceptuelle. Vous ne faites que redire en moins bien ce
que le texte dit.

E) Sur-interpréter : dire au-delà de ce que le texte dit.

F) Sous estimer le dernier moment du texte : pourtant il est souvent clef. Passez du temps à bien
travailler ce passage.
IV. La conclusion

La conclusion a pour but, comme dans la dissertation, de faire un bref bilan, en indiquant l'intérêt de la
démonstration du penseur. Elle clôt le débat avec précision : vous devez donc récapituler les phases
de l’explication, montrer leur enchaînement et comment cela vient défendre la thèse dégagée en
introduction. Parfois (mais avec prudence) une question pour interroger ou développer un point peut
être développée sous forme de question.

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