Table des matières
Ville des prodiges
Quand y aller ?
Les bonnes raisons d’y aller
Les 12 mots-clés
Top 10 À VOIR - À FAIRE
Top 10 SE RÉGALER
Top 5 FAIRE UNE PAUSE
Top 5 (SE) FAIRE PLAISIR
Top 5 BOUGER ET BULLER
Top 5 SORTIR
Top 10 SE LOGER
Pratique
Découvrir
Se repérer / se déplacer
À voir / À faire
Organiser sa visite
Barri Gótic et Raval
La Ribera et Born
Eixample
Gràcia
Barceloneta, Vila Olímpica et
Poble Nou
Autres quartiers
Se régaler
Barri Gótic et Raval
La Ribera et Born
Eixample
Gràcia
Barceloneta, Vila Olímpica et
Poble Nou
Autres quartiers
Faire une pause
Barri Gótic et Raval
La Ribera et Born
Eixample
Gràcia
Barceloneta, Vila Olímpica et
Poble Nou
Autres quartiers
(se) faire plaisir
Grands magasins
Cadeaux / Concept store
Gourmands
Fashion victim
Décoration
Mélomanes / Lecteurs
Bouger & Buller
Sports – Loisirs
Détente – Bien-être
Sortir
Clubbing
Spectacles vivants
PROVINCE DE BARCELONE
COSTA BARCELONA
PAISATGES BARCELONA
PIRINEUS BARCELONA
Organiser son séjour
S’y rendre
Séjours & Circuits
Se loger
Se déplacer
S’informer
Rester
Ville des prodiges
Barcelone, « ville des prodiges » selon l’écrivain
Eduardo Mendoza, déploie ses charmes entre mer et
montagne, sur les bords de la côte méditerranéenne.
Fière de ses racines, tout autant qu’elle est tournée vers
l’avenir, la cité catalane surprend à chaque visite.
L’avancée frénétique du chantier de l’incroyable Sagrada
Família, l’émergence de nouveaux quartiers branchés –
du Sant Antoni hipster à l’ancien barri industriel de
Poblenou, devenu le fief de la créativité et des
technologies –, l’ébullition constante de ses hôtels et ses
restaurants, à la pointe du design et des tendances
gastronomiques : cette ville en perpétuel mouvement n’a
de cesse de se réinventer ! Et malgré un essor
touristique fulgurant au cours des dernières années,
Barcelone se bat pour préserver son authenticité et ses
traditions, héritées de siècles d’une histoire
mouvementée. Un héritage culturel foisonnant qui trouve
son expression dans un patrimoine historique et
artistique très riche, des vestiges médiévaux du Barri
Gòtic aux demeures modernistes de l’Eixample, des
toiles de Miró aux folies architecturales de Gaudí ! À
proximité, une échappée belle dans la province de
Barcelone réserve bien des expériences loin des foules :
des plages dorées de Sitges aux sommets insolites de
Montserrat, des vignobles du Penedès aux villages en
pierre de l’arrière-pays constellés de masies (hôtel rural).
Un merveilleux séjour en perspective avec notre
sélection d’adresses et de bons plans… pour vivre
Barcelone comme un Barcelonais !
L’équipe de rédaction
Quand y aller ?
On peut visiter Barcelone tout au long de l’année. Au
printemps (avril-mai) et à l’automne (septembre-
octobre), les températures sont très agréables, et la
foule de visiteurs moins dense. Le début de l’été (juin-
juillet) marque la saison des grands festivals de
musique. Au mois d’août, chaud et humide, les habitants
désertent la ville et beaucoup de commerces sont
fermés. Durant la basse saison (novembre-mars), les
températures restent douces et se prêtent à la
découverte de la ville.
Janvier
Budget :
Météo : 6° / 13°
CAVALCADA DE REIS (BARCELONE)
Impressionnant défilé des Rois mages sur leurs
chars, accompagnés des « facteurs royaux » venus
recueillir les lettres des enfants.
CAVALCADA DE REIS - © Iakov Filimonov - [Link]
Février
Budget :
Météo : 7° / 14°
CARNAVAL DE SITGES (SITGES)
Une semaine hallucinante de fêtes et de parades dans
toute la ville de Sitges, allant du Jeudi gras au mercredi
des Cendres.
FESTES DE SANTA EULÀLIA (BARCELONE)
Gegants et capgrossos prennent d’assaut les rues de
Barcelone à l’occasion des fêtes de Santa Eulàlia, co-
patronne de la ville.
Mars
Budget :
Météo : 9° / 16°
SETMANA SANTA (BARCELONE)
Défilés de cortèges et processions qui commémorent la
mort et la résurrection du Christ.
SETMANA SANTA - © joserpizarro - [Link]
Avril
Budget :
Météo : 11° / 18°
SANT JORDI (BARCELONE)
Fête du Livre et de la Rose. La Sant Jordi met à
l’honneur saint Georges, dont la légende imprègne
l’imaginaire catalan.
SANT JORDI - © 19bProduction - [Link]
Mai
Budget :
Météo : 14° / 21°
FIRA MODERNISTA BARCELONA (BARCELONE)
Foire moderniste dans le quartier de l’Eixample. Au
programme : visites de bâtiments modernistes, ateliers,
marchés…
Juin
Budget :
Météo : 18° / 25°
PRIMAVERA SOUND (BARCELONE)
L’un des grands événements musicaux de l’année. Un
macro festival qui réunit les plus grands artistes de la
scène indé.
Primavera Sound - © Christian Bertrand - [Link]
Juillet
Budget :
Météo : 21° / 28°
FESTIVAL GREC (BARCELONE)
Danse, musique, théâtre et cirque au programme de ce
festival, toujours de qualité. Pistez les spectacles en
version originale !
Août
Budget :
Météo : 21° / 28°
FESTA MAJOR DE GRÀCIA (BARCELONE)
La plus populaire et la plus animée des fêtes des
quartiers barcelonais ! Un rendez-vous immanquable du
mois d’août.
Septembre
Budget :
Météo : 19° / 25°
LA MERCÈ (BARCELONE)
La festa major de Barcelone, célébrée avec de
nombreuses activités : défilé de géants, correfoc,
concours de castells...
Octobre
Budget :
Météo : 15° / 21°
48H OPEN HOUSE BARCELONA (BARCELONE)
Ce festival dédié à l’architecture propose, le temps d’un
week-end, de visiter des bâtiments fermés au public.
Passionnant !
Novembre
Budget :
Météo : 11° / 16°
VOLL-DAMM FESTIVAL JAZZ BARCELONA
(BARCELONE)
Festival international de jazz avec des concerts dans les
salles emblématiques de Barcelone.
TOTS SANTS (BARCELONE)
Pour la Toussaint, on s’offre des panellets (confiseries)
et on participe à une castanyada (feu où l’on fait griller
des châtaignes).
Décembre
Budget :
Météo : 8° / 13°
FIRA DE SANTA LLÚCIA (BARCELONE)
Très joli marché de Noël qui se tient tous les ans sur la
place de la cathédrale. Nombreux stands de santons et
de décorations.
Les bonnes raisons d’y aller
Une architecture unique
Des vestiges romains aux trésors gothiques, en passant
par les chef-d’œuvres modernistes.
Casa Batlló et casa Amatller. - © [Link] photography -
[Link]
Des restaurants à se damner
Tapas, cuisine tradi ou d’avant-garde : un festival de
saveurs en perspective !
BARCELONE - © Visionsi - [Link]
La mode made in spain
Grandes enseignes à petits prix et créateurs locaux : les
tentations sont grandes !
HaShopping à Barcelone. - © praetorianphoto - [Link]
Des musées passionnants
Des collections du MNAC au musée dédié à Miró : un
tour d’horizon de l’art !
Musée national de l’art catalan. - © V_E - [Link]
La plage et le soleil
Bronzette et baignade, paddle, repas dans un xiringuito :
viva la playa !
Plage de Barceloneta. - © Boule - [Link]
Des marchés pleins de vie
Pour faire des réserves de jamón ou déjeuner à un
comptoir.
Tapas a emporter, marché de la Boqueria - © Marcus Morgan -
[Link]
Un agenda culturel bien rempli
Des fêtes patronales aux festivals d’été, la vie bat son
plein toute l’année.
Castell pendant des festivités à Barcelone. - © catwalker -
[Link]
Une vie nocturne imparable
Concerts sur les toits, clubbing sous les étoiles, DJs
stars…
Vie nocturne à Barcelone - © JulieanneBirch - [Link]
Un club de foot légendaire
Émotion garantie lors d’un match du Barça dans le
mythique stade du Camp Nou.
Un arrière-pays de charme
Des forêts du Montseny aux sommets mystiques de
Montserrat, attention les yeux !
Forêt de Montseny. - © Angela Aladro mella - [Link]
Les 12 mots-clés
#Adéu
Ce mot que l’on prononce « adéou » signifie « au revoir
» en catalan. N’hésitez pas à l’utiliser sans modération,
car les Catalans adorent que l’on s’essaie un peu à leur
langue. Vous le verrez, même les gens qui ne parlent
pas le catalan l’utilisent dans les boutiques ou les
restaurants, c’est dire si ce petit mot est important !
#Barça
« Més que un club » (plus qu’un club), telle est la devise
du Barça. Fondé en 1899, ce club est un véritable
symbole du catalanisme : environ 150 000 socios
(membres) portent les couleurs bleu et grenat avec
beaucoup de fierté. Son stade, le Camp Nou, est le plus
grand stade d’Europe, avec une capacité de près de 100
000 spectateurs.
#Caganer
Personnage incontournable des fêtes de Noël, le
caganer est un santon coiffé de la traditionnelle barretina
(béret catalan), penché, les fesses à l’air en train de
déféquer ! À l’origine représenté sous les traits d’un
paysan, il se décline désormais en de multiples
personnages : footballeurs, hommes politiques… sans
oublier la famille royale !
Le caganer. - © nito - [Link]
#Castells
Les castells sont des tours humaines érigées lors des
fêtes patronales en Catalogne. Les participants se
juchent sur les épaules de leurs compagnons pour
former une tour de plusieurs étages, couronnée au
sommet par un enfant (enxaneta). Depuis 2010, les
castells sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de
l’humanité par l’Unesco.
#Català
Le catalan est une langue romane parlée par environ 10
millions de personnes, principalement en Catalogne,
dans la Communauté valencienne, aux Baléares et en
Andorre. Il compte aussi des locuteurs en France. En
Catalogne, c’est la langue co-officielle avec le castillan :
plus de 80 % des habitants le parlent, et près de 95 % le
comprennent !
BARCELONE - © 1001nights - [Link]
#Gaudí
Barcelone sans Gaudí, c’est un peu comme Paris sans
la tour Eiffel : inconcevable ! L’architecte a laissé son
empreinte sur la ville à travers des œuvres aussi
éclectiques que personnelles. Sept sont classées au
patrimoine de l’Unesco : parc Güell, Palau Güell, Casa
Milà, Casa Vicens, Sagrada Familia, Casa Batlló et
Colònia Güell.
Palau de la Música Catalana - © 1001nights - [Link]
#Modernisme
Interprétation locale de l’Art nouveau européen, ce
mouvement artistique s’est développé à Barcelone vers
la fin du XIXe et le début du XXe, en particulier dans
l’Eixample. Les œuvres des architectes modernistes se
caractérisent par leurs références médiévales,
l’exaltation de la Catalogne et la renaissance des arts
décoratifs.
#Rumba catalana
Genre musical inventé dans les années 1950-60 par les
gitans des quartiers du Raval et de Gràcia, en
synthétisant les basses rythmiques afro-cubaines avec
les intonations et l’harmonie du flamenco. Le résultat de
cette alchimie musicale est la rumba catalana. El
Pescaílla, Peret et Gato Pérez en sont les principaux
représentants.
#Sant Jordi
Martyr chrétien au IVe siècle, Saint George est le Patron
de la Catalogne et un symbole du catalanisme.
L’architecture moderniste regorge de références à la
légende de Sant Jordi, selon laquelle le courageux
chevalier aurait sauvé une princesse des griffes du
dragon ! Depuis 1456, on célèbre la Sant Jordi le 23 avril
en s’offrant des roses.
#Sardana
Danse traditionnelle catalane, dont la version actuelle
date du XIXe siècle. Les danseurs forment un cercle
fermé en se tenant par la main, et en effectuant des pas
courts et longs au rythme de la cobla. Des
démonstrations de sardane ont lieu tous les samedis à
18h et le dimanche à 11h15 sur la place de la
Cathédrale de Barcelone.
#Trencadís
Technique de mosaïque utilisant des morceaux cassés
de faïence, de marbre ou de verre, rendue célèbre par
les architectes modernistes. Gaudi fut le premier à
utiliser cette méthode pour couvrir des surfaces
irrégulières. Le dragon et le banc ondulant du Parc Güell
comptent parmi les œuvres les plus emblématiques du
trencadís.
#Vermut
Depuis la fin du XIXe siècle, les Catalans consomment
le vermouth à l’heure de l’apéritif, devenu par extension
l’hora del vermut. Outre les traditionnelles bodegas, de
nombreuses vermuteries ont vu le jour à Barcelone, où
le vermut se déguste accompagné d’anchois, d’olives…
Un rituel à tester de préférence le week-end, vers midi !
Vermouth - © nito - [Link]
Vous êtes d’ici, si…
Vous dites « Adéu » en sortant d’un bar ou d’une
boutique. Même si c’est le seul mot que vous
connaissez en catalan !
Vous avalez un encas vers 12h… car la matinée est
encore longue avant la pause déjeuner de 14h !
Vous commandez un vermut pour l’apéro… et un gin
tonic en digestif ! Mais quoi qu’il arrive, et sous aucun
prétexte, vous ne commandez une sangria !
Vous allez au musée le dimanche après-midi… Jour
où la plupart des musées sont gratuits, pardi !
Vous mangez avec votre sac sur les genoux. Parce
que las d’être victimes des voleurs à la sauvette, les
Barcelonais ont adopté ce système infaillible (bien qu’un
peu inconfortable, avouons-le).
Vous buvez votre café avec des glaçons en été.
Parce que tous les moyens sont bons pour vaincre la
chaleur !
Vous n’allez en boîte que si vous êtes sur une liste
VIP. Parce que payer pour entrer en boîte, c’est bien
pour les touristes. Direction le site [Link]
pour être au courant des soirées.
INTERVIEW
Mon Barcelone
par Serène Delmas, auteure du guide
Après ses études d’histoire de l’art, Serène Delmas a
travaillé pendant quelques années dans le cinéma. Puis
elle a décidé de consacrer sa vie à voyager et à écrire.
C’est donc tout naturellement qu’elle a fini par unir ses
deux passions en rédigeant des guides de voyage. Cela
lui permet de découvrir et de partager les plus belles
créations culinaires de notre planète !
BARCELONE - © DR
Top 10 À VOIR - À FAIRE
Découvrir les chefs-d’œuvre de Gaudí et du
modernisme, flâner entre les étals des marchés
alimentaires, plonger dans l’univers poétique de Miró,
s’imprégner de mysticisme à Montserrat : voilà autant
d’expériences que vous réserve notre top 10 des lieux
incontournables de Barcelone et sa province ! Un
concentré de musées d’art, d’espaces naturels, de
monuments urbains ou religieux pour s’imprégner du
génie catalan. Amateurs d’art ou d’architecture, férus
d’histoire et bons vivants, flâneurs ou marcheurs
aguerris, chacun trouvera son bonheur dans la visite de
Barcelone.
BASÍLICA DE SANTA MARIA
À une heure de Barcelone, cette montagne couronnée
d’un monastère est un lieu de pèlerinage et de
randonnées vertigineuses.
BASÍLICA DE SANTA MARIA - © Vitaly Titov & Maria Sidelnikova -
[Link]
BASILIQUE SANTA MARIA DEL MAR
Chef-d’œuvre du gothique catalan, cette basilique fut
construite en seulement 55 ans par les habitants de la
Ribera. Un record !
La rosette de la basilique Santa Maria del Mar. - © Luciano Mortula -
LGM - [Link]
CATEDRAL DE LA SANTA CREU I SANTA EULÀLIA
La grande cathédrale gothique de Barcelone et son
charmant cloître peuplé de 13 oies. Vues sublimes
depuis le toit-terrasse !
CATEDRAL DE LA SANTA CREU I SANTA EULÀLIA - © jgaunion -
[Link]
FUNDACIÓ JOAN MIRÓ
La collection la plus complète des œuvres de Joan Miró,
réunie dans un bijou du rationalisme dessiné par Josep
Lluís Sert.
FUNDACIÓ JOAN MIRÓ - © Mikhail Zahranichny - [Link]
MERCAT DE SANT JOSEP - LA BOQUERIA
Au cœur des Ramblas, une « cathédrale des sens »
unique en son genre. Bienvenue dans le marché le plus
célèbre d’Espagne !
MERCAT DE SANT JOSEP - LA BOQUERIA - © Roka - [Link]
PALAU DE LA MÚSICA CATALANA
Un bijou du modernisme signé Domènech i Montaner.
Sa coupole inversée dans la salle de concert est une
merveille ornementale !
PALAU DE LA MÚSICA CATALANA - © Marco Rubino - [Link]
PARC GÜELL
Une cité-jardin inachevée, où déambuler dans le monde
féerique de Gaudí… Prenez la pose sur son célèbre
banc en trencadís !
PARC GÜELL - © eli_asenova - [Link]
PASSEIG DE GRÀCIA
L’avenue la plus élégante de la ville ! Plusieurs chefs-
d’œuvre du modernisme s’y concentrent, dont la Casa
Batlló et La Pedrera.
PASSEIG DE GRÀCIA - © Orbon Alija - [Link]
POBLE ESPANYOL
Centre de loisirs, doté d’une musée et de nombreux
ateliers d’artisanat, exposant des œuvres de grands
artistes espagnols
Le Poble Espanyol à Barcelone. - © dem10
SAGRADA FAMÍLIA
Ultime chef-d’œuvre de Gaudí, cette basilique est le
monument le plus visité d’Espagne ! Le chantier devrait
prendre fin en 2026.
SAGRADA FAMÍLIA - © narvikk - [Link]
Top 10 SE RÉGALER
Paella, tapas, cuisine d’auteur ou de marché… Des
traditionnelles recettes catalanes aux créations
novatrices des chefs à la mode, la gastronomie catalane
ne cesse de se réinventer, tout comme ses restaurants !
Ainsi, le va-et-vient est constant dans les quartiers de la
vieille ville et de l’Eixample, où de nouvelles adresses ne
cessent de voir le jour. Une effervescence
gastronomique au diapason des nouvelles tendances :
produits de proximité, tapas et platets à partager, décors
branchés mais informels. Vous l’aurez compris, les
bistrots « gastro » ont le vent en poupe !
BAR PINOTXO
Un classique du Mercat de la Boqueria ! Excellente
cuisine catalane à déguster au comptoir, dans l’ébullition
du marché.
BAR PINOTXO - © BAR PINOTXO
BODEGA LA PALMA
Une bodega de 1937 cachée dans une ruelle du Barri
Gòtic. Spécialités catalanes, vermut et tapas dans un
décor de charme.
BODEGA LA PALMA - © Bodega La Palma
CAL PEP
Un classique du Born, où l’on mange au comptoir
d’excellentes raciones de poissons et fruits de mer.
Incontournable tortilla !
CAL PEP - © CAL PEP
LA COVA FUMADA
Une bodega authentique, repaire d’habitués à l’heure du
vermut. Un classique de la Barceloneta pour sa cuisine
populaire.
GRANJA DULCINEA
Une authentique granja de 1941, où se régaler de
churros et d’un chocolat chaud épais. Un classique de la
rue Petritxol !
LLAMBER
Cuisine inventive du chef Francisco Heras dans un
restaurant gastronomique situé sur la place de l’ancien
marché à Barcelone.
LLAMBER - © LLAMBER
LA PEPITA
À deux pas du Passeig de Gràcia, une taverne dans l’air
du temps appréciée pour ses bonnes tapas et son
ambiance chaleureuse.
QUIMET & QUIMET
Les meilleurs montaditos de Barcelone, dans une
minuscule bodega du Poble Sec. Superbe ambiance et
tapas d’une grande finesse !
TEÒRIC TAVERNA GASTRONÒMICA
Une taverne « gastro » offrant une cuisine actuelle,
servie sous forme de petits plats. Inventivité et bon
rapport qualité-prix !
TEÒRIC TAVERNA GASTRONÒMICA - © @clapes_foto
XIRINGUITO ESCRIBÀ
L’un des meilleurs restaurants du littoral pour se régaler
d’une paella face à la mer. Gardez de la place pour les
desserts !
XIRINGUITO ESCRIBÀ - © 2018 XIRINGUITO ESCRIBÀ
Top 5 FAIRE UNE PAUSE
Oubliez la sangria sur les Ramblas ! À l’heure de l’apéro,
direction les bars à vin ou à bière, les vermuterias, les
bars à cocktail et les terrasses des hôtels chic. Que l’on
aime les vieilles bodegas chargées de tonneaux à vin ou
les spots branchés avec DJ, il y en a pour tous les
goûts !
BODEGA MAESTRAZGO
Un caviste au décor rustique, à découvrir à l’heure de
l’apéro pour ses dégustations de vins, fromages et
charcuteries !
CAN PAIXANO (LA XAMPANYERIA)
Repaire de fêtards et d’étudiants Erasmus, cette bodega
est réputée pour son cava et ses sandwichs à prix
imbattables !
LA CONFITERIA
Un merveilleux bar à cocktails dans un décor moderniste
de 1912. Testez le « Carmen de Mairena », son cocktail
signature.
DR. STRAVINSKY
Un bar à cocktails aux allures de laboratoire. Ici tout est
fait maison, des alcools aux liqueurs… jusqu’aux jus et
sodas !
PARADISO
Ambiance clandestine et cocktails insolites. Un haut lieu
de la mixologie classé parmi les meilleurs bars à
cocktails au monde !
Top 5 (SE) FAIRE PLAISIR
Outre l’incontournable razzia chez Zara et Mango (moins
30 % par rapport à la France), filez dans le Born pour
découvrir les jeunes créateurs locaux. Pour les
gourmands, direction les marchés et les colmados
(épiceries) pour faire le plein de fuet (saucisse), de
botifarra et de cava.
LA CAPELL
Pour les inconditionnels du design, ne manquez pas la
boutique du Col·legi d’Arquitectes : un florilège du design
catalan !
COLMADO MÚRRIA
Une magnifique boutique de queviures (épicerie fine) de
l’époque moderniste. Produits régionaux de grande
qualité !
IVORI
Un espace dédié aux talents « made in Barcelona ». Le
bon endroit pour faire un tour d’horizon de la mode
catalane.
IVORI - © Carola Alexandre
LA MANUAL ALPARGATERA
Ici, on vend des espadrilles faites à la main. La
traditionnelle chaussure de toile n’a pas fini de vous
étonner.
MANUAL ALPARGATERA - © Joan Carles
MERCANTIC
Un authentique village dédié aux antiquités et aux objets
vintage. Divers stands et une grande variété
gastronomique à découvrir.
MERCANTIC - © Pere Rubi - [Link]
Top 5 BOUGER ET BULLER
Beach-volley, yoga sur le sable, baignade, paddle… la
plage sera votre meilleur allié pour profiter des joies du
sport à Barcelone ! À proximité, les sentiers du
Montseny et de Montserrat offrent de merveilleuses
excursions aux randonneurs. Et pour les footeux :
direction le Camp Nou !
CAMP NOU
Le plus grand stade d’Europe, le troisième du monde,
avec une capacité de près de 100 000 places assises !
CAMP NOU - © Iakov Filimonov - [Link]
CLUB PATÍ VELA
Pour tester le traditionnel « patin à voile », un catamaran
sportif en bois. Également des cours de surf et des
sorties en paddle !
PISCINES MUNICIPALS DE MONTJUÏC
Deux immenses bassins et une vue magnifique sur
Barcelone. Une expérience en soi !
PISCINES MUNICIPALS DE MONTJUÏC - © Yevgen Belich -
[Link]
RITUELS D’ORIENT
Ambiance feutrée dans ce centre de bien-être aux rituels
de beauté issus de la tradition orientale.
SILOM SPA
Si vous cherchez à vous détendre et vous faire dorloter,
le Silom Spa est fait pour vous ! Plusieurs types de soin
sont proposés.
Top 5 SORTIR
Les spectacles de flamenco, concerts et DJ sets sont
légion pour débuter la soirée. À la nuit tombée, les
clubbers convergent vers les boîtes du port olympique et
de la zona alta pour enflammer le dancefloor. Très
tendance, les clubs à l’air libre et les soirées itinérantes
se multiplient.
JAZZSÍ CLUB
Un des endroits les plus authentiques de Barcelone pour
retrouver la magie du flamenco.
PALAU DALMASES - TABLAO FLAMENCO
Une salle de spectacle de style baroque, qui présente
tous les soirs des spectacles de flamenco.
RAZZMATAZZ
Temple de l’indie pop, boîte mythique de Barcelone, le
Razzmatazz accueille les meilleurs groupes espagnols
et internationaux.
SALA APOLO
Une salle de concert mythique. Surtout, une boîte de nuit
incontournable, un endroit sans prétention où on aime
terminer la nuit.
SUTTON CLUB
Musique house et commerciale, « gente guapa » et une
bonne dose de glamour : voilà la recette du succès du
Sutton Club !
Top 10 SE LOGER
Pour être au cœur de l’action, direction le Barri Gòtic et
le Raval, où les pensions de charme sont nombreuses,
bien que parfois un peu bruyantes. L’Eixample, plus
calme, est le royaume des boutique-hôtels design et des
palaces de luxe. Dans les quartiers du Born, de Sant
Antoni ou de Gràcia, bon nombre d’hostals chic ont vu le
jour ces dernières années. Le long du littoral se
concentrent des hôtels modernes, voire avant-gardistes.
Les appartements offrent une excellente solution aux
familles et aux groupes d’amis, mais soyez vigilants lors
des réservations : les abus sont courants !
CASA BONAY
Le nouvel hôtel fétiche des hipsters de passage. Mais
aussi le point de rencontre des jeunes talents locaux.
CASA BONAY - © Salva Lopez
CASA GRACIA
Le point de chute fétiche des voyageurs de passage.
Ses atouts ? Différents types de logements et un
emplacement idéal.
CASA GRACIA - © CASA GRACIA
ECO BOUTIQUE HOSTAL GRAU
Un hôtel chic et écolo, une déco dans l’air du temps. Ici,
tout est pensé pour protéger l’environnement.
ECO BOUTIQUE HOSTAL GRAU - © Hostal Grau
H10 CASA MIMOSA
Un vrai coup de cœur pour cet hôtel de l’Eixample. La
magie opère sitôt le hall et le restaurant franchis. On
n’en dira pas plus.
H10 CASA MIMOSA - © H10 Casa Mimosa
HOSTAL ESTRELLA
Une petite institution dans le village de Rupit i Pruit. Fait
à la fois office d’hôtel, de restaurant et… d’épicerie !
HOSTAL POBLENOU
Un hostal plein de charme au cœur du Poblenou. Sols
en mosaïque, hauts plafonds et jolie terrasse dans une
maison de 1930 !
HOTEL BRUMMELL
Une vingtaine de chambres au design impeccable. Avec,
en prime, une petite piscine et de jolies vues sur la ville.
HOTEL BRUMMELL - © HOTEL BRUMMELL
HOTEL W BARCELONA
Véritable monument à lui tout seul, l’hôtel W n’en finit
plus de faire parler. Mérite la visite, rien que pour le
plaisir des yeux.
HOTEL W BARCELONA - © Cortesía de W Barcelona. Todos los
Derechos Reservados
PARADOR DE CARDONA
Dans l’enceinte du château de Cardona, des chambres
décorées dans un style médiéval et équipées de tout le
confort moderne.
PARADOR DE CARDONA - © AXL - [Link]
SANT JORDI HOSTELS GRÀCIA
Un chouette hostal, et une très bonne ambiance ! Avec
une mention spéciale pour sa décoration pop et
acidulée.
SANT JORDI HOSTELS GRÀCIA - © Sant Jordi Hostels
Pratique
Pratique
Vie quotidienne
Allo ?
Pour appeler la France depuis l’Espagne, composez le
+33 suivi du numéro de votre correspondant sans le 0.
Depuis la France vers l’Espagne, composez le +34 puis
le numéro du correspondant à 9 chiffres.
Depuis juin 2017, les utilisateurs paient un prix identique
pour les appels, les SMS et les données mobiles, quel
que soit le pays de l’Union européenne dans lequel ils se
rendent. Concrètement, cela veut dire que vous paierez
exactement le même tarif pour ces services lorsque vous
vous déplacez dans l’UE que lorsque vous êtes dans
votre pays.
Accessibilité
Barcelone, comme les autres grandes villes espagnoles,
dispose d’aménagements spécifiques pour les
personnes handicapées. Rampes, ascenseurs et
toilettes ont été installés pour faciliter les accès aux
édifices publics ou dans la plupart des stations de métro.
N’hésitez pas à consulter le site [Link]
(disponible en français) pour organiser au mieux votre
séjour Vous y trouverez notamment des informations sur
les visites touristiques adaptées, les coordonnées des
taxis adaptés, des informations sur les transports, etc.
Même pour les jeunes parents avec des poussettes ou
pour les personnes âgées, circuler dans Barcelone est
généralement facile, que ce soit sur les larges avenues
de l’Eixample, dans les ruelles (sans trottoirs) de la
vieille ville ou le long du littoral, avec sa longue
promenade maritime.
Santé
Vous ne risquez aucun problème de santé en séjournant
à Barcelone. Cependant, en cas de maladie, n’hésitez
pas à consulter le site du consulat de France à
Barcelone ([Link]) : vous y
trouverez une liste très complète des médecins
francophones (et ils sont nombreux !). En cas de
problème grave, c’est également le consulat qui prévient
la famille et décide du rapatriement.
Si vous devez vous rendre aux urgences, plusieurs
hôpitaux publics sont à votre disposition, notamment
l’Hospital del Mar (Mº Ciutadella - Vila Olímpica) sur le
littoral, et l’Hospital Clínic de Barcelona (Mº Hospital
Clínic), dans le quartier de l’Eixample.
Urgences sur place
En cas d’urgence, le 112 est le numéro d’appel
d’urgence pour contacter une ambulance, les pompiers
ou la police. Ce numéro est gratuit et disponible 24h/24.
Sécurité
A Barcelone, les vols à la sauvette sont un véritable
fléau. Dans les lieux touristiques, bien sûr, mais aussi
dans les bars et les restaurants. Ne laissez jamais votre
sac par terre ou sur la chaise d’à côté, même au
restaurant ! Si vous souhaitez retirer de l’argent dans un
coin touristique, évitez les distributeurs de rue, mieux
vaut entrer à l’intérieur de la banque. Si malgré ces
précautions vous vous faites voler, rendez-vous dans un
commissariat de police pour faire une déclaration
(denuncia). Le commissariat de Plaça Catalunya mettra
à votre disposition un traducteur pour vous aider.
Certaines compagnies d’assurances ou banques
peuvent exiger ce document. S’il s’agit de la perte d’une
pièce d’identité, en plus de la déclaration au
commissariat, il est conseillé de contacter le consulat qui
pourra vous fournir, si nécessaire, un document afin que
vous puissiez prendre l’avion !
Il y a trois types de police en Catalogne : la Guàrdia
Urbana (police municipale), les Mossos d’Esquadra
(police catalane) et la Guardia Civil (police espagnole).
En tant que touriste, vous aurez généralement affaire à
la Guàrdia Urbana, qui patrouille dans les rues, sur les
plages, en uniforme.
LGBTQ
L’Espagne a été l’un des premiers pays européens à
autoriser le mariage homosexuel ainsi que l’adoption en
2005. Barcelone est également l’une des destinations
phares des couples de femmes pour la procréation
médicalement assistée (PMA). Disons-le, Barcelone est
une ville très ouverte et tolérante en matière de
sexualité. D’ailleurs, il existe de nombreux hôtels, bars et
clubs gays qui affichent le drapeau arc-en-ciel de la
communauté. Ils se concentrent principalement dans le
quartier de l’Eixample, surnommé le « Gayxample ». A
quelques kilomètres de Barcelone, la station balnéaire
de Sitges est l’un des fiefs européens de la communauté
gay.
Ambassade et consulats
L’ambassade de France en Espagne est située à
Madrid. À Barcelone se trouve le Consulat Général de
France ([Link]), dans des bureaux
très centraux situés à deux pas de la Plaça Catalunya.
Le consulat vous aidera notamment en cas de perte ou
de vol de vos papiers d’identité et pourra vous fournir la
liste des médecins français ou francophones basés à
Barcelone.
Poste
Le timbre (sello en espagnol) pour l’Europe vous coûtera
1,45 € pour une lettre ou une carte postale. Vous
pourrez l’acheter dans les bureaux de poste et les
bureaux de tabac. Comptez au moins 3 jours pour
l’acheminement d’une lettre vers la France.
Médias locaux
Televisió de Catalunya ([Link]), organisme chargé de
la diffusion des chaînes de télévision publique en
Catalogne, émet uniquement en catalan et dispose de 6
chaînes : TV3, Canal 33, la chaîne d’information 3/24,
Esport3 et le canal Super3. Il existe aussi un réseau de
télévisions locales qui apportent des informations de
proximité. C’est le cas de Betevé ([Link]), la chaîne
de télévision de Barcelone. Concernant la presse écrite,
les principaux titres sont le journal catalaniste de centre-
droit La Vanguardia (éditions en catalan et en espagnol),
le journal de gauche El Periódico (en catalan et en
espagnol) et le journal indépendantiste ARA (en
catalan). Pour être au courant de l’actualité culturelle et
de l’agenda de la ville, consultez le site web de l’édition
barcelonaise de Time Out ([Link]/barcelona).
Les phrases clés
Bonjour, mon téléphone ne fonctionne pas, pouvez-vous
m’aider s’il vous plait ?
Bon dia, el meu telèfon no funciona, ¿pot ajudar-me, si
us plau?
Je ne me sens pas bien, pouvez-vous m’amener à
l’hôpital le plus proche ?
No em trobo bé, ¿podria portar-me a l’hospital més
proper?
Est-ce que vous avez un médecin qui parle français ?
Hi ha cap metge que parli francès?
Je viens de me faire voler mes papiers, où est le poste
de Police le plus proche ?
M’acaben de robar la documentació, ¿on és la
comissaria més propera
Est-ce un quartier dangereux ou je peux y aller sans
crainte ?
És un barri perillós o puc anar-hi sense problemes?
Avez-vous des timbres pour une carte postale à envoyer
en France ? C’est combien ?
Tenen segells per enviar una postal a França? Què
valen?
Découvrir
Soleil, fiesta et Art nouveau : une réalité, certes, pourtant
il serait bien dommage de résumer Barcelone à ces
quelques mots. Cette ville aux multiples facettes vous
réserve bien des surprises, tant par son histoire que par
sa culture, sa cuisine, ses habitants et son énergie
indescriptible. Berceau du génial Gaudí et du peintre
Miró, terre de traditions qu’elle défend sans relâche
depuis des siècles, fief de l’irréductible Barça… la cité
maritime est sans nul doute l’une des villes les plus
fascinantes d’Europe. D’autant que son dynamisme sans
relâche attire les créateurs et artistes de toutes parts, qui
réinventent chaque jour les quartiers et lieux à la mode.
Un eldorado méditerranéen à découvrir le nez à l’air, en
se laissant porter au gré des rencontres et des
aventures, sans jamais oublier de s’intéresser à son
passé, sa culture, ses traditions, bref, tout ce qui fait son
identité si singulière.
Gaudí et le modernisme
À partir de la fin du XIXe siècle, l’Art nouveau fleurit à
Barcelone dans un contexte de prospérité et d’essor
industriel. Soutenus par la bourgeoisie catalane, les
architectes « modernistes » redessinent la ville pour y
laisser leur empreinte. Leurs créations mêlent les
références médiévales, l’exaltation de la Catalogne et la
renaissance des Arts décoratifs. Elles émaillent toute la
ville, et en particulier le quartier de l’Eixample, véritable
musée à ciel ouvert de l’Art nouveau catalan. Lluís
Domènech i Montaner, Josep Puig i Cadafalch et bien
sûr Antoni Gaudí sont les principaux représentants de
l’ère moderniste. Ce dernier va pourtant s’éloigner du
cadre strictement moderniste pour affirmer son style très
singulier, empreint de mysticisme, basé sur l’observation
de la nature. Ses principaux chefs-d’œuvre, dont sept
sont classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, se
trouvent à Barcelone et ses environs.
Parc de la Ciutadella - © trabantos - [Link]
Casa Amatller et Batllo - © Zabotnova Inna - [Link]
Casa Vicens - © Alexandr Vorobev - [Link]
La Pedrera, dessinée par l’architecte Antoni Gaudí. - © Jaroslav
Moravcik - [Link]
Casa Batlló. - © Montipaiton - [Link]
Parc Güell - © Levranii - [Link]
Sagrada Familia - © Nikada - [Link]
Détail de la façade de la Nativité - © Pecold - [Link]
Un élan de modernité
Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, époque
marquée par les progrès techniques et une relative
prospérité économique, plusieurs pays européens voient
émerger un mouvement artistique qui cherchait à rompre
avec l’académisme dominant. Selon les pays, on le
baptisa Art nouveau en France et en Belgique, Modern
Style en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Jugendstil
en Allemagne ou encore Liberty en Italie. En Espagne,
on le nomma Modernismo (Modernisme en catalan).
Associé aux concepts de modernité et de progrès, le
Modernisme se développe en Catalogne grâce aux élites
nées de la Révolution industrielle. Après avoir favorisé la
Renaixença – la renaissance culturelle catalane –, cette
nouvelle bourgeoisie affirme sa volonté de situer
Barcelone dans une modernité d’envergure européenne,
ou selon les mots de l’écrivain Joan Fuster, transformer
« une culture régionale traditionaliste en une culture
nationale moderne ».
Les premières constructions modernistes apparaissent
en 1888 à l’occasion de l’Exposition universelle de
Barcelone. L’Arc de triomf et le château des trois
dragons, à l’intérieur du Parc de la Ciutadella, marquent
les prémices de cette révolution moderniste. Mais c’est
surtout grâce à la création de l’Eixample que le
Modernisme va pouvoir se développer. Ce quartier,
dessiné par l’urbaniste Ildefons Cerdà dans les
années 1860, constituait une « extension » planifiée du
centre-ville, après la destruction des murailles de
Barcelone (1854-1856).
Conçu sur un plan quadrillé, avec des îlots d’habitations
parfaitement identiques, l’Eixample se déploie autour
du Passeig de Gràcia, l’axe principal de la cité nouvelle.
L’élégante promenade devient, à partir de 1890, le cœur
résidentiel de la haute bourgeoisie et la vitrine du
Modernisme catalan. Grâce au mécénat, de splendides
constructions signées Gaudí, Puig i Cadafalch et
Domènech i Montaner y voient le jour entre 1890 et
1920. La confrontation de leur génie est visible sur l’Illa
de la Discòrdia, où se jouxtent la Casa Amatller (nº 41)
et la Casa Batlló (nº 43).
Traits caractéristiques du Modernisme
En partie influencé par l’Arts and Crafts, mouvement
anglo-saxon prônant la renaissance de l’artisanat, le
Modernisme partageait surtout de nombreuses affinités
avec l’Art nouveau et ses différentes variantes
européennes : désir de liberté créative, lignes courbes,
goût pour la richesse ornementale et les formes de la
nature. En Catalogne, la singularité du mouvement et de
ses artistes fut telle que le « Modernisme catalan » fut
rapidement considéré comme un mouvement autonome.
Les références à l’architecture médiévale sont l’un des
traits caractéristiques du premier Modernisme. En
témoignent la Casa de les Punxes, tel un château
gothique s’élevant sur l’avinguda Diagonal, ou la Casa
Martí (1895-1896), reconnaissable à ses lignes
néogothiques. Mais loin de recopier ce langage
médiéval, les architectes modernistes le transcendent en
y associant les méthodes de constructions traditionnelles
catalanes et les matériaux typiques de l’ère industrielle.
Ainsi, la voûte catalane et le fer forgé s’y conjuguent
avec la briquette, la céramique et le verre industriel.
Autre particularité du Modernisme catalan : le recours à
des formes et motifs empruntés au nationalisme. La
présence récurrente de la Senyera (drapeau catalan) et
la représentation de Sant Jordi et du dragon en sont les
meilleurs exemples. Sur la façade de la Casa Amatller,
on distingue facilement le superbe Sant Jordi sculpté par
Eusebi Arnau. Le toit de la Casa Batlló, semblable à
l’échine du dragon, et le Sant Jordi en céramique qui
couronne la Casa de les Punxes, comptent parmi les
plus beaux exemples de la ville.
Les grands architectes modernistes
Parmi les principaux représentants du Modernisme, trois
noms se distinguent dans le panorama catalan : ceux de
Lluís Domènech i Montaner, Josep Puig i Cadafalch et
Antoni Gaudí. De l’historicisme des débuts, chacun va
perfectionner son propre langage et évoluer vers un
style singulier. Leurs œuvres illustrent une profonde
recherche formelle, positionnant la ville de Barcelone à
l’avant-garde de la création artistique.
Lluís Domènech i Montaner (Barcelone 1850-1923)
participa grandement à la diffusion du Modernisme
depuis sa position au sein de l’École technique
supérieure d’architecture de Barcelone, dont il fut le
directeur à partir de 1900. Il est également l’auteur d’un
article publié en 1878 dans la revue La Renaixença, « À
la cherche d’une architecture nationale », dans lequel il
théorisa les prémisses de l’Art nouveau catalan. Ses
œuvres majeures témoignent d’une fantaisie
architecturale qui n’a guère d’équivalent ailleurs. À
Barcelone, il est l’auteur de la maison d’édition Montaner
i Simón (1885), aujourd’hui siège de la Fundació Tàpies,
du café-restaurant de l’Exposition universelle (1888),
véritable château féodal plus connu sous le nom de
Castell dels tres Dragons (château des trois dragons),
ou encore de la Casa Lleó i Morera (1902), ornée de
balcons et chapiteaux aux motifs végétaux, avec à son
sommet, d’élégants créneaux ouvragés surmontés d’une
tourelle.
L’Enceinte moderniste de Sant Pau (1902-1912),
véritable cité-jardin formée de quarante-huit pavillons
reliés par des rues et des souterrains, se pare de
sculptures d’Eusebi Arnau et Pablo Gargallo, sur fond de
briques et de mosaïques. Mais son œuvre la plus
célèbre demeure le Palau de la Música Catalana (1905-
1908), temple de la musique catalane et fleuron du
Modernisme, où l’alliance entre architecture et Arts
décoratifs atteint son apogée. Édifié en brique, le
bâtiment est un enchantement de vitraux, de mosaïques,
et de délicates sculptures conçues par Eusebi Arnau.
Ces deux édifices, classés au Patrimoine mondial de
l’UNESCO, comptent parmi les plus belles contributions
à l’architecture de Barcelone.
Josep Puig i Cadafalch (Mataró, 1867- Barcelone, 1956)
est considéré comme le dernier représentant de l’Art
nouveau catalan. Disciple de Lluís Domènech i
Montaner, il réalisa ses plus grandes œuvres
modernistes durant la première étape de son parcours
d’architecte (1895-1905), avant de s’orienter vers le
rationalisme puis le monumentalisme. Cet historien de
l’art, passionné du Moyen Âge et en particulier de l’art
roman, puisa dans l’imaginaire médiéviste pour réaliser
ses œuvres, tout en accordant une place fondamentale
aux Arts décoratifs.
Il est l’auteur de la Casa Martí (1895-96), fabuleuse
demeure inspirée du gothique nord-européen, devenu le
fief de la bohème artistique avec l’ouverture de la
taverne Els Quatre Gats en 1897. On lui doit également
la Casa de Les Punxes, proche du gothique flamand,
dont les tourelles s’élèvent dans le ciel barcelonais
comme de véritables pointes (punxes). Avec le Palau
Baró de Quadrás, bâti entre 1904 et 1906, Josep Puig i
Cadafalch réinterprète les façades gothiques du nord de
l’Europe. Là encore, la collaboration avec le sculpteur
Eusebi Arnau met en lumière l’importance des Arts
décoratifs dans l’imaginaire moderniste. De l’intérieur du
bâtiment, beaucoup plus éclectique, se dégage une
certaine influence arabe.
La Fàbrica Casaramona, siège du centre
culturel CaixaForum, offre un bel exemple de
l’esthétique moderniste appliquée à l’architecture
industrielle. Cette ancienne usine textile située aux
portes de Montjuïc mêle les influences gothique et
mudéjare, avec ses hautes tours semblables à des
minarets. Autre exemple d’architecture industrielle, les
Caves Codorniu, à Sant Sadurní d’Anoia, intègrent les
techniques innovantes des voûtes catalanes et des arcs
paraboliques. Mais son œuvre la plus remarquable est
sans doute la Casa Amatller, sur le Passeig de Gràcia.
Achevée en 1900, cette merveilleuse demeure évoque le
gothique flamand avec ses pignons à redents ornés de
mosaïques.
Gaudí, le génie mystique
Antoni Gaudí (Reus, 1852-Barcelone, 1926) est le plus
célèbre représentant du Modernisme catalan, et une
figure essentielle de l’histoire de l’architecture
contemporaine. Son œuvre, en grande partie classée au
Patrimoine mondial de l’UNESCO, est le résultat
d’emprunts historiques autant que d’audaces formelles.
Né au sein d’une famille modeste, il suit des études
d’architecture à Barcelone et reçoit sa première
commande importante en 1883 avec la Casa Vicens,
véritable palais d’inspiration orientale, reconnaissable à
sa façade polychrome ornée de carreaux de faïence. La
même année, il prend la direction des travaux de
la Sagrada Familia, chantier pharaonique auquel il
consacra toute sa vie, et point de départ d’une
ascension professionnelle fulgurante.
Sa rencontre avec le riche industriel Eusebi Güell lui
permit de donner libre cours à son génie créatif. Les
deux hommes, qui partagent les mêmes valeurs
nationalistes et catholiques, entament une collaboration
prolifique basée sur une admiration mutuelle. En
témoignent les Pavellons Güell (1884-1887), dont le
portail en forme de dragon est un chef-d’œuvre de la
ferronnerie ; le Palau Güell (1886-1890), demeure d’un
raffinement extrême, imaginée comme résidence
principale du mécène ; la Colonia Güell, dont la crypte
(1908-1915) fut le banc d’essai de plusieurs techniques
innovantes, appliquées par la suite sur le chantier de la
Sagrada Familia ; et bien sûr le parc Güell, merveilleuse
cité-jardin inachevée, dont le petit dragon et le banc
ondulant recouvert de trencadís sont aujourd’hui des
icônes de Barcelone.
Sur le Passeig de Gràcia, Gaudí laissa libre cours à son
imagination pour remodeler la Casa Batlló (1904-1907),
dont l’extraordinaire façade se pare d’éclats de
mosaïques et de balcons aux formes organiques qui lui
valurent le surnom de « maison des os ». Presque en
face, La Casa Milà - La Pedrera (1906-1912) se
distingue par son utilisation du plan libre : grâce à une
structure porteuse faite de piliers et de poutres, la façade
est libérée de toute contrainte structurelle et s’impose,
immense, telle une masse de pierre ondulante. Elle fut la
dernière œuvre publique de Gaudí, qui se consacra
ensuite exclusivement à son chef-d’œuvre inachevé, La
Sagrada Familia.
La visite de la basilique est indispensable pour
comprendre toute la dimension à la fois géniale et
pieuse de l’architecte. De 1914 jusqu’à sa mort en 1926,
il se consacra corps et âme à sa construction, allant
jusqu’à emménager dans son atelier au cours des
derniers mois de sa vie. L’architecte, dont le style fut
souvent qualifié de « naturaliste », s’inspira plus que
jamais de la nature pour penser l’espace et la structure
de ses œuvres. En témoigne l’immense forêt de
colonnes dans la nef de la basilique, qui se ramifient au
sommet, telles des branches d’arbre.
Gaudí meurt le 10 juin 1926 des suites d’un tragique
accident. Le vieil ascète, en chemin vers l’église de Sant
Felip Neri pour assister à une messe, fut renversé par un
tramway. Il était si mal vêtu qu’on le prit pour un indigent.
Seules la crypte – où son corps est inhumé – et la
façade de la Nativité furent achevées de son vivant.
L’éternel chantier de la Sagrada Familia se poursuit et
devrait prendre fin en 2026 pour le centenaire de la mort
de l’architecte.
Pour aller plus loin dans la découverte de l’œuvre de
Gaudí, n’hésitez pas à télécharger l’application « La
Barcelone de Gaudí » sur le site de l’office de tourisme.
Plusieurs agences locales proposent aussi des visites
guidées en français sur le thème de Gaudí et du
Modernisme, notamment Ma Barcelone et son itinéraire
« Barcelona Modernista ». Enfin, n’hésitez pas à
consulter le site web et les publications de la Ruta del
Modernisme ([Link]), précieuse
source d’informations sur l’Art nouveau catalan,
disponible en français. Le site recense quelque 120
monuments à découvrir à Barcelone, ainsi qu’une
sélection d’œuvres à voir aux alentours de la ville.
Le FC Barcelone
« Més que un club » (« Plus qu’un club »), la devise du
mythique FC Barcelone résume tout de ce qu’est
l’institution Barça dans l’histoire de la cité catalane. Elle
est d’ailleurs inscrite en lettres jaunes sur tout un étage
de la Lateral du Camp Nou, la tribune qui fait face aux
loges et aux bancs de touche. Le club est véritablement
la vitrine de la Catalogne aux quatre coins du monde.
Les Blaugrana (bleu et grenat) font partie intégrante de
l’histoire de la ville et sont un symbole de la fierté
régionale. C’est même un symbole du catalanisme. Car
depuis toujours, le Camp Nou a su faire passer ses
messages politiques, qui ont ainsi eu une résonance
immédiate sur toute la planète. Avec plus de
120 000 socios (supporters et actionnaires du club),
alors que le stade ne propose « que » 98 000 places,
l’institution est l’objet d’un véritable culte dans toute la
Catalogne. Instrument politique, machine à gagner (des
titres comme du cash) et à créer du rêve avec les
meilleurs joueurs de la planète depuis des générations,
géant du football mondial et du « foot-business », le
Barça est définitivement « més que un club ». Zoom sur
l’histoire singulière d’un club pas vraiment comme les
autres.
Camp Nou. - © FC Barcelona/Author - Santiago Garcés
Joueurs du FC Barcelone. - © FC BARCELONA : Autor - Sara Gordon
Un symbole de l’indépendantisme catalan
Si le Barça est « plus qu’un club », c’est avant tout parce
qu’il a toujours joué un rôle politique majeur à Barcelone
et dans toute la Catalogne. Fondé en 1899, le petit club
de football de l’époque a mis moins d’une décennie à
entrer en politique. Car dès 1908, Joan Gamper, le
fondateur du club, rapproche le Barça des partis
catalanistes et adopte le catalan à la place du castillan.
Peu à peu, le club blaugrana va devenir une figure de
proue de l’identité régionale jusqu’à ce que Gamper
adhère à la demande d’un statut d’autonomie pour la
Catalogne. Soutenir le Barça est donc depuis cette
époque aussi une question politique. C’est d’ailleurs
pour cela que va se nouer une rivalité avec l’autre club
de la ville, l’Espanyol Barcelone (le Real Club Deportivo
Español de Barcelona pour être exact), un club
d’ouvriers qui, lui, va faire allégeance au roi d’Espagne.
Aujourd’hui, les Pericos de l’Espanyol jouent dans le
stade Cornellà-El Prat (40 500 places), sur la route de
l’aéroport. Une rivalité va également se construire avec
le « club du roi » le Real Madrid et devenir l’un des
sommets du foot mondial. Un sommet qui se dispute à
l’occasion du fameux Clasico, quasiment autant suivi sur
la planète qu’une finale de Ligue des Champions.
Durant toute son histoire, le Barça s’est opposé au
pouvoir central madrilène. Pendant la dictature de Primo
de Rivera (1923-1930), le club a été suspendu six mois
après que l’hymne espagnol a été sifflé dans l’antique
stade des Corts. Sous Franco, le président du club et
nationaliste de gauche Josep Sunyol a été fusillé dès le
début de la guerre civile (1936). Le dictateur imposera
même en 1940 l’un de ses collaborateurs à la
présidence.
Aujourd’hui, la dimension politique du FCB est toujours
aussi forte. En plus de son apparition sur l’écusson du
club, le drapeau catalan figure régulièrement sur les
différentes tuniques bleu et grenat. Surtout, de
nombreux supporters crient « Independencia ! » à la
14e seconde de la 17e minute de chaque rencontre
jouée à domicile, en référence à l’année du siège de la
ville (1714) qui a fait passer Barcelone sous le joug des
Bourbons lors de la guerre de Succession d’Espagne.
Récemment, de nombreuses figures importantes du
club, de Guardiola à Xavi en passant par Piqué et Puyol,
ont publiquement affiché leur soutien à la cause
indépendantiste. Finalement, en 120 ans, rien n’a
vraiment changé sur les Ramblas…
Apôtre du beau jeu
Quoiqu’il en soit, l’activisme politique du Barça n’a pas
empêché le club de remplir son armoire à trophées. En
effet, l’institution blaugrana a possédé les plus grands
manieurs de ballons de l’histoire du jeu (Cruyff,
Maradona, Romario, Ronaldo, Ronaldinho, Messi…) et
peut-être même les deux meilleurs 11 de l’histoire du
foot de clubs. À tout seigneur tout honneur, la fameuse
« Dream Team » du coach Johan Cruyff va conquérir
quatre championnats d’affilée (de 1990 à 1994) et la
première Ligue des Champions de l’histoire catalane
(1992) en pratiquant le fameux « tiki-taka », ce jeu léché
à une touche de balle qui va devenir la marque de
fabrique des sociétaires du Camp Nou. Zubizarreta,
Guardiola, Begiristain, Laudrup, Koeman, Stoichkov,
Romario, Eusebio et les autres vont marquer à jamais
l’histoire du foot en faisant du stade barcelonais la
cathédrale du beau jeu.
Un héritage que l’entraîneur Pep Guardiola va se
charger de le faire revivre lorsqu’il s’installe sur le banc
catalan à l’été 2008. Adulé des socios avant même sa
nomination, l’ancien milieu de terrain ne va pas décevoir
les travées du stade. Dès sa première saison, il va offrir
à la ville un historique… sextuplé ! Chaque titre en jeu,
en Espagne ou en Europe, va tomber dans l’escarcelle
catalane et la bande de Messi, Puyol, Xavi et Iniesta va
aller punir le Real Madrid au Bernabeu… 6 buts à 2 pour
un feu d’artifice apprécié à sa juste valeur autour de la
Sagrada Familia au printemps. Au final, lors de
ses quatre années à la tête des Blaugrana (2008-2012),
le natif de Santpedor aura soulevé 14 trophées sur
19 possibles. Légendaire !
Au Camp Nou ou en ville, « Olé-lé, Ola-la »
L’antre du Camp Nou est donc devenu au fil des années
une attraction touristique majeure de la ville, notamment
depuis que le musée du FCB attenant a ouvert ses
portes en 1984. Avec plus d’un million de visiteurs par
an, le musée du Barça est tout simplement l’un des plus
visités du pays. Photographies, trophées, records et
montages audiovisuels retracent la vie plus que
centenaire de l’institution sur près de 3 550 m².
L’exposition comprend aussi des peintures et des
sculptures réalisées par d’illustres artistes catalans qui
se sont inspirés du sport, comme Dali, Miró ou Tàpies.
Naturellement, cette visite se poursuit avec l’accès aux
gradins du Camp Nou, construit en 1954 à
l’emplacement de l’ancien stade des Corts. Et on en
prend plein les yeux, car il s’agit (excusez du peu) du
plus grand stade d’Europe, le troisième du monde, avec
une capacité de près de 100 000 places assises (98 787
exactement). Pendant le tour, on entre dans les
entrailles du stade, on foule (un peu) la pelouse, on
visite les vestiaires, on admire la salle des trophées et,
en plus de l’audioguide classique, on peut désormais
s’équiper de lunettes de réalité virtuelle pour revivre
depuis la tribune les buts de légende du club, comme si
on y était !
Enfin, à l’heure d’un match du Barça, les endroits ne
manquent pas pour voir les joueurs porter haut les
couleurs blaugrana. Dès le coup de sifflet, on pourra les
voir multiplier les passes dans un petit bar
indépendantiste dans les quartiers périphériques comme
le Sotavent ou dans un pub plus classique vers les
Ramblas. Parmi les plus courus, on retrouve la Taverna
de Barcelona où l’ambiance n’a rien à envier à celle du
plus grand pub irlandais de la ville The George Payne en
plein Barri Gòtic. Mais de manière générale, vous
n’aurez aucun mal à trouver un écran dans les
établissements de la ville. Une chose est sûre, au coup
de sifflet final d’un Clasico ou d’une finale de Ligue des
Champions, direction la Plaça de Catalunya pour
entonner le « Cant du Barça ». Olé-lé, Ola-la (…) Barça,
Barça, Baaarçaaa !
Pour une bouchée de tapas
La tapa vit depuis quelques années sa révolution :
adoptée par les grands chefs, vénérée par les foodies,
elle flirte aujourd’hui allègrement avec la « haute »
cuisine et les dernières tendances gastro. Barcelone,
ville pionnière de cette révolution, essaime les néo-
tavernes et bistrots branchés où s’essayer à ces
bouchées « d’auteur » et autres délices rénovés. De
bars en restaurants, des bodegas jusqu’aux marchés,
c’est parti pour un tour d’horizon des tapas
immanquables de Barcelone ! À l’origine, sa fonction se
limitait à celle de simple couvercle (« tapa » en
espagnol) : on plaçait alors une tranche de pain garnie
de chorizo ou de jambon sur le rebord du verre pour
éviter l’intrusion de mouches et autres insectes. Le
modeste en-cas, longtemps servi gratuitement dans les
bars en accompagnement d’une boisson, a évolué
jusqu’à nos jours vers un concept plus large de cuisine
« miniature ».
Pinxtos et tapas - © MisterStock - [Link]
« Tapas », mode d’emploi
Les pintxos désignent les tapas élaborées sur une
tranche de pain et piquées d’un cure-dent. Ils sont
typiques du nord-ouest de l’Espagne, et en particulier du
Pays Basque. On les mange généralement debout, avec
les doigts, pour accompagner l’apéritif. À Barcelone, les
établissements offrant ce genre de tapas sont
généralement très touristiques, exception faite de
quelques bonnes adresses comme la Cervecería
Catalana ou la Koska Taverna. Cette dernière est une
des adresses phares du carrer Blai, une rue piétonne du
Poble Sec où se concentrent bon nombre de bars à
pintxos et montaditos, parmi les plus authentiques de la
ville. Le montadito ressemble à s’y méprendre à son
cousin le pintxo : à vrai dire, seuls les puristes sauront
faire la différence ! Il se présente sur une tranche de
pain un peu plus large que celle du pintxo, et s’en
distingue par l’absence de cure-dent. La bodega Quimet
& Quimet, temple du montadito à Barcelone, est un arrêt
obligatoire pour tester ces divines bouchées garnies de
moules et caviar, de champignons à l’huile d’olive
truffée, ou encore de foie gras au sel volcanique. Le tout
à déguster debout, accoudé au comptoir ou à une table
haute, comme le veut la tradition. Autre volet
gastronomique incontournable, celui des raciones
(« racions » en catalan), qui font généralement référence
à une cuisine populaire ou maritime : portions de
calamars, chocos (petites seiches), chipirons et bunyols
de bacallà (beignets de morue) sont placées au centre
de la table pour mieux se partager. Ce type de tapas est
vraiment typique de Barcelone, bien plus que ne le sont
les pintxos ou les montaditos. On les mange
généralement avec une fourchette, en guise d’entrée ou
de repas complet, le seul impératif étant celui de
partager son assiette ! Dans les tavernes des quartiers
maritimes, les portions de fritos (fritures de poisson)
s’accompagnent de palourdes, de gambas et de
couteaux frais grillés à la plancha, comme au Jai Ca, à
L’Ostia ou dans l’incontournable Cova Fumada. Cette
dernière est également célèbre pour avoir été le berceau
de la bomba, tapa emblématique de La Barceloneta qui
se présente sous la forme d’une grosse boule garnie de
viande et de pomme de terre. À l’hora del vermut –
comprenez « l’heure de l’apéritif » –, les Catalans sont
friands d’olives farcies, d’anchois marinés, de coques ou
de moules en conserve, que l’on picore à l’aide d’un
cure-dent. Les vieilles bodegas aux murs chargés de
bouteilles et de tonneaux sont bien sûr le cadre idéal
pour un apéritif à la catalane, comme la Bodega
Vasconia dans le Barri Gòtic ou El Xampanyet dans le
Born. Mais l’engouement pour le vermouth, en plein
regain de popularité depuis une dizaine d’années, a
aussi vu la naissance de vermuterías plus « gastro », où
les tapas traditionnelles sont actualisées par de jeunes
chefs dans le vent. Morro Fi, avec plusieurs adresses
dans Barcelone, a été le précurseur de cette tendance.
Les hipsters barcelonais raffolent de ses classiques
revisités, comme l’esqueixada (salade de morue) ou
l’ensaladilla rusa (macédoine de légumes).
La révolution « tapas »
Parmi les classiques des comptoirs barcelonais, il y a
bien entendu les patatas bravas, ces pommes de terre
dorées à l’huile d’olive, accompagnées d’une sauce
rouge piquante et d’une sauce blanche à l’aïoli. Celles
du Bar Tomas sont parmi les plus réputées de la ville.
Les croquetas (garnies de jambon, de champignons,
etc.), la tortilla ou le célèbre pa amb tomàquet (tranche
de pain grillée, frottée à la tomate et assaisonnée d’huile
d’olive) sont aussi des incontournables ! L’escalivada,
constituée de lamelles d’aubergines, oignons et poivrons
rouges braisés au four, accompagne à merveille le pain
à la tomate. Elle sert aussi de garniture à la coca de
recapte, délicieuse pizza catalane coiffée de sardines ou
d’anchois. Outre ces quelques spécialités, les tapas se
déclinent à l’infini au gré de l’imagination des chefs. Car
depuis la fin des années 1990 et la révolution « El Bulli »
– archi célèbre restaurant de Ferran Adriá et berceau de
la cuisine moléculaire –, les chefs catalans se sont
emparés de la tapa pour opérer une véritable révolution
culinaire. Nommées platillos en castillan ou platets en
catalan, ces tapas « créatives » sont omniprésentes sur
les tables de Barcelone, des bodegas pur jus aux gastro-
tavernes branchées, en passant par les néo-bistrots chic
et même les tables étoilées ! Le Gresca Bar ou Teòric
taverna gastronòmica participent au rayonnement de la
tapa d’auteur. La dégustation s’y déroule dans une
atmosphère conviviale et informelle, loin de l’ambiance
guindée de certains restaurants gastronomiques. Car les
tapas, qu’elles soient modestes ou innovantes, sont
avant tout une affaire d’ambiance ! Pour un tour
d’horizon complet, rendez-vous à la Bodega La
Palma ou à La Pepita, autant de valeurs sûres mêlant
classiques de comptoir et tapas créatives. De
nombreuses agences proposent des « tapas tour »
disponibles en français, dont le Food Lover Tour
([Link]) composé de cinq escales
gourmandes. L’agence Ma Barcelone, menée par une
équipe francophone, propose quant à elle un atelier
« créa-tapas » pour les groupes. Enfin, n’hésitez pas à
fréquenter les marchés de la ville, tels La Boqueria ou le
Mercat de Sant Antoni : leurs comptoirs sont un must
pour croquer le terroir catalan sous forme de bouchées !
Balades à vélo et vacances
bien-être dans le Vallès Oriental
Vous aimez musarder sur les chemins à bicyclette, nez
au vent, ouvert à toute rencontre et à la découverte de la
nature et du patrimoine ? Avec vos amis ou en famille,
votre but premier dans vos vacances est de vous
reconnecter à vos proches et vous retrouver vous-
même ? Le Vallès Oriental, dans la belle et riche
Catalogne, vous permettra de réunir tous les plaisirs
simples et fondamentaux de la vie, et de vous reposer
de votre quotidien parfois un peu trop trépidant. Terre de
bien-être par excellence, si proche de Barcelone, et
donc tout à fait facile d’accès depuis la France, mais à
l’écart de l’agitation des grands flux touristiques, le
Vallès Oriental vous accueille à bras ouverts à tout
moment de l’année. Découvrez ses espaces naturels
protégés, ses routes et ses chemins et arrêtez-vous où
et quand vous le souhaitez pour profiter de ce cadre
enchanteur ! Bienvenue dans le Vallès Oriental, la
destination bien-être et vélo idéale !
© Xavier Solanas
© Xavier Solanas
Enfourchez votre vélo et profitez de l’instant
présent !
Il faut bien l’avouer, tout au long de l’année notre
cerveau et notre organisme subissent les effets
désastreux du stress. On arrive vite en surchauffe
malgré toutes les activités équilibrantes que nous
insérons dans notre emploi du temps. Les vacances sont
souvent l’unique occasion de se vider la tête de ses
soucis, de se remplir d’émotions nouvelles et
inspirantes, d’aller dans des lieux inédits, de faire des
petites choses qui brisent notre routine, nos certitudes,
nos réflexes. Et si vous profitiez de vos vacances à
bicyclette dans le Vallès Oriental pour intégrer dans
votre quotidien la pratique de la pleine conscience ? Car
le vélo est un parfait allié pour ceux, de plus en plus
nombreux, qui se sont mis au mindfulness. Cette
discipline, visant à réduire le stress et l’anxiété, est
utilisée en médecine pour soigner les dépressions, et
notamment pour éviter les rechutes. En prévention des
grands maux, elle permet de retrouver de la sérénité
dans une vie quotidienne facilement envahie par toutes
sortes de pressions qui grignotent notre équilibre. Cette
thérapie douce, qui commence par la méditation
quelques minutes par jour, vise à se focaliser totalement
sur l’instant présent, sur ce que l’on est en train de faire.
Ne pas penser à ce qu’il y a eu avant ou ce qu’il y aura
après, sur ce qui pourrait être, mais juste à sa
respiration, à ce qui est autour de soi. A vélo, en
pédalant, il est plus facile d’atteindre cette pleine
conscience, ce plaisir du moment présent, en se
concentrant sur la route et en admirant, lors de vos
vacances, les magnifiques paysages du Vallès Oriental.
Respirer les odeurs de pins, écouter le chant des
oiseaux, emplir ses poumons d’un air pur et frais… En
somme, prendre le temps, contempler, s’ouvrir à ses
émotions, éliminer les mauvaises pensées qui affluent
dans notre cerveau lorsque nous sommes saturés
d’informations, d’injonctions, de compétition… Etre
pleinement à ce que l’on fait, porter son attention
uniquement au moment présent, accepter les choses
telles qu’elles se présentent : tout ceci a des
conséquences réellement positives sur notre vie, dont
les principales sont la capacité accrue de concentration
et l’augmentation de la créativité, dans tous les
domaines de l’existence. Ce que permet le mindfulness,
c’est d’apprendre par la méditation une technique
bienfaisante : à chaque fois que notre esprit divague et
dérive, il faut en prendre conscience et l’arrêter pour le
ramener à l’instant présent. Ce coup de balai mental est
plus aisé à vélo, qui est une activité sollicitant le corps et
l’esprit et qui permet de contrôler plus facilement l’afflux
de pensées parasites et anxiogènes. Il est à présent
bien connu que nombre de douleurs physiques, et
notamment les contractures dans le cou ou dans le dos,
sont provoquées et amplifiées par les émotions
négatives emmagasinées.
Donc, si la pratique du vélo est excellente pour l’esprit,
elle est bien évidemment bénéfique pour le corps, et ce
à tous les âges de la vie, avec notamment l’entretien
doux et régulier de sa masse musculaire, de sa capacité
pulmonaire et cardiaque, sans parler du contrôle de son
poids et de sa tension artérielle. Et bien sûr pédaler en
plein air permet de profiter de tous les bienfaits de
l’exposition à la lumière naturelle et de respirer à pleins
poumons de l’air pur et vivifiant. Une activité physique
quotidienne, même modérée, fait baisser le taux de
cortisol, la fameuse hormone du stress qui nous gâche
la vie, et a contrario elle aide à libérer les endorphines et
la dopamine, plus communément appelées hormones du
bonheur. Oui, c’est prouvé, faire du vélo chaque jour
permet d’être plus résistant aux aléas de la vie et aux
chocs émotionnels ! Alors vite, enfourchez votre deux-
roues et allez visiter les beaux villages du Vallès
Oriental !
Une nature d’exception et un patrimoine à découvrir
Car bien évidemment cette destination est extraordinaire
pour profiter de la nature dans toute sa majesté avec
plusieurs parcs naturels dont celui de Montseny, avec
ses ensembles montagneux spectaculaires, ses forêts
de chênes, de pins, de hêtres, ses sentiers préservés et
ses points de vue époustouflants de beauté. Le Parc
naturel de Montnegre et du Corredor est un cadre tout
aussi superbe pour les amoureux des grands espaces.
Plusieurs itinéraires cyclistes sont aménagés sur le
territoire et promettent des promenades dans les
meilleures conditions de confort et de sécurité, comme
par exemple la Ruta Bici Blanca qui rayonne autour de la
magnifique ville de Santa Maria de Palautordera.
Le plaisir de cette merveilleuse activité à faire en groupe
est décuplé par cette sensation de liberté de pouvoir
s’arrêter où l’on veut et découvrir le petit patrimoine bâti
de la région comme des ponts, des moulins, des tours,
ou faire une pause déjeuner pour découvrir un
restaurant traditionnel ou au contraire la cuisine d’un
chef innovant. Quel plaisir de visiter les villages à son
rythme et d’aller en vélo sur différents lieux d’activités
pour visiter une ferme, une fabrique d’huile d’olive ou
une microbrasserie, ou encore pour aller à une séance
de massage, ou se rendre à un marché pour faire le
plein de produits délicieux…
Pour un tourisme d’avenir
De plus, si vous optez pour le vélo pour circuler dans le
Vallès Oriental, en plus du bénéfice que vous en
retirerez sur votre santé et sur votre moral, vous vous
mettrez à l’unisson avec un mouvement cycliste qui
prend de plus en plus d’ampleur dans cette belle région
de la Catalogne. En effet, depuis 2019, le nombre
d’habitants ayant choisi ce mode de mobilité douce au
quotidien ne cesse d’augmenter. Qu’ils habitent en ville
ou dans des petits villages, des plus jeunes aux plus
âgés, dans ce cas souvent avec des vélos électriques
qui se démocratisent chaque jour davantage, ces
citoyens engagés se battent pour plus d’aménagements
cyclistes et pour que le vélo remplace la voiture dans les
distances courtes. De plus en plus de parents vont
chercher leur enfant à l’école à vélo, partageant ainsi de
belles sensations sur le chemin du retour à la maison.
Ce mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur a
commencé lorsqu’il a fallu tracer l’itinéraire de l’EuroVélo
8, la grande route cycliste longue de près de 6 000
kilomètres qui suit les rives de la Méditerranée, reliant
Cadix à Athènes. La Fédération européenne des
cyclistes évoque à ce moment-là la possibilité de passer
par le Vallès Oriental. Finalement, cette option n’est pas
retenue mais la mobilisation pour faire du Vallès Oriental
une terre de vélo ne retombe pas néanmoins. De
nombreuses associations se montent pour obtenir de
meilleurs aménagements cyclistes et pour étendre le
réseau des pistes cyclables, faisant entendre leur voix
auprès des pouvoirs publics. L’idée, c’est de privilégier
au quotidien un moyen de transport peu onéreux, bon
pour la santé et la planète, tout en évitant le stress des
embouteillages et de la recherche d’une place de
stationnement, et aussi de connecter entre elles la
quarantaine de communes qui composent le Vallès
Oriental. Ce mouvement populaire veut instaurer un
nouveau mode de vie, une alternative réelle et réaliste
de transport, un vrai changement dans les mentalités. Il
impulse aussi une nouvelle idée d’un tourisme calme, de
bien-être, un tourisme durable et respectueux, en bref un
tourisme d’avenir. Un tourisme où l’on prend son temps,
où l’on se reconnecte à soi-même, à la découverte de la
nature et du patrimoine, propice aux échanges culturels,
où la rencontre avec l’autre est au centre de son voyage.
On ne vise plus seulement la satisfaction du voyageur
mais aussi l’enrichissement de celui qui reçoit chez soi,
pour qu’hôtes et invités y trouvent tout autant leur
compte. Un tourisme tranquille, peu envahissant,
constant tout au long de l’année, donc permettant de
répartir les visiteurs et d’éviter les affluences
saisonnières et le tourisme de masse… Le Vallès
Oriental a compris ces enjeux de modification profonde
de notre monde et se place à l’avant-garde de ce
tourisme plus vertueux, proche des aspirations d’une
société responsable.
Le Vallès Oriental met tout en œuvre pour que vous
puissiez allier tourisme et activités de bien-être dans un
cadre relaxant, et que votre être tout entier retrouve
pleinement son harmonie. Et surtout, si vous êtes en
famille ou avec des amis, l’essentiel est de découvrir les
choses ensemble, de s’en émerveiller, et ainsi de se
créer des souvenirs communs. Beauté des paysages,
charme de l’architecture, balades tranquilles à bicyclette,
nuits réparatrices et bons repas sans regarder l’heure…
et si c’était ça, finalement, le vrai dépaysement ? Vous
n’avez pas besoin de partir à l’autre bout du monde : le
Vallès Oriental, tel un joyau à explorer et à savourer, est
une vraie destination bien-être à deux pas de chez
vous ! Alors, qu’attendez-vous pour le découvrir ?
Pour préparer au mieux votre séjour, le site Internet de
l’office de tourisme du Vallès Oriental
([Link]
touristique-virtuel/) est certainement une des meilleures
sources d’informations. Remarquablement bien fait et
mis à jour en permanence, il possède en outre une
version française qui permet de sélectionner les
événements selon les communes, les thématiques, avec
de très nombreuses propositions d’activités pour
satisfaire toutes les générations, tous les goûts et toutes
les envies. Une fois sur place, n’hésitez pas à visiter les
différents offices de tourisme comme le bureau du
tourisme à La Roca Village, si vous vous offrez une
après-midi shopping, ou celui de Caldes de Montbui, par
exemple, si vous décidez de bénéficier de soins
thermaux et de visiter le passionnant musée du
thermalisme. Le réseau d’offices de tourisme de la
région du Parc naturel du Montseny est également très
riche ([Link]
punts-d-informacio).
Balades à vélo et vacances
bien-être dans le Vallès Oriental
Vous aimez musarder sur les chemins à bicyclette, nez
au vent, ouvert à toute rencontre et à la découverte de la
nature et du patrimoine ? Avec vos amis ou en famille,
votre but premier dans vos vacances est de vous
reconnecter à vos proches et vous retrouver vous-
même ? Le Vallès Oriental, dans la belle et riche
Catalogne, vous permettra de réunir tous les plaisirs
simples et fondamentaux de la vie, et de vous reposer
de votre quotidien parfois un peu trop trépidant. Terre de
bien-être par excellence, si proche de Barcelone, et
donc tout à fait facile d’accès depuis la France, mais à
l’écart de l’agitation des grands flux touristiques, le
Vallès Oriental vous accueille à bras ouverts à tout
moment de l’année. Découvrez ses espaces naturels
protégés, ses routes et ses chemins et arrêtez-vous où
et quand vous le souhaitez pour profiter de ce cadre
enchanteur ! Bienvenue dans le Vallès Oriental, la
destination bien-être et vélo idéale !
© Xavier Solanas
© Xavier Solanas
Enfourchez votre vélo et profitez de l’instant
présent !
Il faut bien l’avouer, tout au long de l’année notre
cerveau et notre organisme subissent les effets
désastreux du stress. On arrive vite en surchauffe
malgré toutes les activités équilibrantes que nous
insérons dans notre emploi du temps. Les vacances sont
souvent l’unique occasion de se vider la tête de ses
soucis, de se remplir d’émotions nouvelles et
inspirantes, d’aller dans des lieux inédits, de faire des
petites choses qui brisent notre routine, nos certitudes,
nos réflexes. Et si vous profitiez de vos vacances à
bicyclette dans le Vallès Oriental pour intégrer dans
votre quotidien la pratique de la pleine conscience ? Car
le vélo est un parfait allié pour ceux, de plus en plus
nombreux, qui se sont mis au mindfulness. Cette
discipline, visant à réduire le stress et l’anxiété, est
utilisée en médecine pour soigner les dépressions, et
notamment pour éviter les rechutes. En prévention des
grands maux, elle permet de retrouver de la sérénité
dans une vie quotidienne facilement envahie par toutes
sortes de pressions qui grignotent notre équilibre. Cette
thérapie douce, qui commence par la méditation
quelques minutes par jour, vise à se focaliser totalement
sur l’instant présent, sur ce que l’on est en train de faire.
Ne pas penser à ce qu’il y a eu avant ou ce qu’il y aura
après, sur ce qui pourrait être, mais juste à sa
respiration, à ce qui est autour de soi. A vélo, en
pédalant, il est plus facile d’atteindre cette pleine
conscience, ce plaisir du moment présent, en se
concentrant sur la route et en admirant, lors de vos
vacances, les magnifiques paysages du Vallès Oriental.
Respirer les odeurs de pins, écouter le chant des
oiseaux, emplir ses poumons d’un air pur et frais… En
somme, prendre le temps, contempler, s’ouvrir à ses
émotions, éliminer les mauvaises pensées qui affluent
dans notre cerveau lorsque nous sommes saturés
d’informations, d’injonctions, de compétition… Etre
pleinement à ce que l’on fait, porter son attention
uniquement au moment présent, accepter les choses
telles qu’elles se présentent : tout ceci a des
conséquences réellement positives sur notre vie, dont
les principales sont la capacité accrue de concentration
et l’augmentation de la créativité, dans tous les
domaines de l’existence. Ce que permet le mindfulness,
c’est d’apprendre par la méditation une technique
bienfaisante : à chaque fois que notre esprit divague et
dérive, il faut en prendre conscience et l’arrêter pour le
ramener à l’instant présent. Ce coup de balai mental est
plus aisé à vélo, qui est une activité sollicitant le corps et
l’esprit et qui permet de contrôler plus facilement l’afflux
de pensées parasites et anxiogènes. Il est à présent
bien connu que nombre de douleurs physiques, et
notamment les contractures dans le cou ou dans le dos,
sont provoquées et amplifiées par les émotions
négatives emmagasinées.
Donc, si la pratique du vélo est excellente pour l’esprit,
elle est bien évidemment bénéfique pour le corps, et ce
à tous les âges de la vie, avec notamment l’entretien
doux et régulier de sa masse musculaire, de sa capacité
pulmonaire et cardiaque, sans parler du contrôle de son
poids et de sa tension artérielle. Et bien sûr pédaler en
plein air permet de profiter de tous les bienfaits de
l’exposition à la lumière naturelle et de respirer à pleins
poumons de l’air pur et vivifiant. Une activité physique
quotidienne, même modérée, fait baisser le taux de
cortisol, la fameuse hormone du stress qui nous gâche
la vie, et a contrario elle aide à libérer les endorphines et
la dopamine, plus communément appelées hormones du
bonheur. Oui, c’est prouvé, faire du vélo chaque jour
permet d’être plus résistant aux aléas de la vie et aux
chocs émotionnels ! Alors vite, enfourchez votre deux-
roues et allez visiter les beaux villages du Vallès
Oriental !
Une nature d’exception et un patrimoine à découvrir
Car bien évidemment cette destination est extraordinaire
pour profiter de la nature dans toute sa majesté avec
plusieurs parcs naturels dont celui de Montseny, avec
ses ensembles montagneux spectaculaires, ses forêts
de chênes, de pins, de hêtres, ses sentiers préservés et
ses points de vue époustouflants de beauté. Le Parc
naturel de Montnegre et du Corredor est un cadre tout
aussi superbe pour les amoureux des grands espaces.
Plusieurs itinéraires cyclistes sont aménagés sur le
territoire et promettent des promenades dans les
meilleures conditions de confort et de sécurité, comme
par exemple la Ruta Bici Blanca qui rayonne autour de la
magnifique ville de Santa Maria de Palautordera.
Le plaisir de cette merveilleuse activité à faire en groupe
est décuplé par cette sensation de liberté de pouvoir
s’arrêter où l’on veut et découvrir le petit patrimoine bâti
de la région comme des ponts, des moulins, des tours,
ou faire une pause déjeuner pour découvrir un
restaurant traditionnel ou au contraire la cuisine d’un
chef innovant. Quel plaisir de visiter les villages à son
rythme et d’aller en vélo sur différents lieux d’activités
pour visiter une ferme, une fabrique d’huile d’olive ou
une microbrasserie, ou encore pour aller à une séance
de massage, ou se rendre à un marché pour faire le
plein de produits délicieux…
Pour un tourisme d’avenir
De plus, si vous optez pour le vélo pour circuler dans le
Vallès Oriental, en plus du bénéfice que vous en
retirerez sur votre santé et sur votre moral, vous vous
mettrez à l’unisson avec un mouvement cycliste qui
prend de plus en plus d’ampleur dans cette belle région
de la Catalogne. En effet, depuis 2019, le nombre
d’habitants ayant choisi ce mode de mobilité douce au
quotidien ne cesse d’augmenter. Qu’ils habitent en ville
ou dans des petits villages, des plus jeunes aux plus
âgés, dans ce cas souvent avec des vélos électriques
qui se démocratisent chaque jour davantage, ces
citoyens engagés se battent pour plus d’aménagements
cyclistes et pour que le vélo remplace la voiture dans les
distances courtes. De plus en plus de parents vont
chercher leur enfant à l’école à vélo, partageant ainsi de
belles sensations sur le chemin du retour à la maison.
Ce mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur a
commencé lorsqu’il a fallu tracer l’itinéraire de l’EuroVélo
8, la grande route cycliste longue de près de 6 000
kilomètres qui suit les rives de la Méditerranée, reliant
Cadix à Athènes. La Fédération européenne des
cyclistes évoque à ce moment-là la possibilité de passer
par le Vallès Oriental. Finalement, cette option n’est pas
retenue mais la mobilisation pour faire du Vallès Oriental
une terre de vélo ne retombe pas néanmoins. De
nombreuses associations se montent pour obtenir de
meilleurs aménagements cyclistes et pour étendre le
réseau des pistes cyclables, faisant entendre leur voix
auprès des pouvoirs publics. L’idée, c’est de privilégier
au quotidien un moyen de transport peu onéreux, bon
pour la santé et la planète, tout en évitant le stress des
embouteillages et de la recherche d’une place de
stationnement, et aussi de connecter entre elles la
quarantaine de communes qui composent le Vallès
Oriental. Ce mouvement populaire veut instaurer un
nouveau mode de vie, une alternative réelle et réaliste
de transport, un vrai changement dans les mentalités. Il
impulse aussi une nouvelle idée d’un tourisme calme, de
bien-être, un tourisme durable et respectueux, en bref un
tourisme d’avenir. Un tourisme où l’on prend son temps,
où l’on se reconnecte à soi-même, à la découverte de la
nature et du patrimoine, propice aux échanges culturels,
où la rencontre avec l’autre est au centre de son voyage.
On ne vise plus seulement la satisfaction du voyageur
mais aussi l’enrichissement de celui qui reçoit chez soi,
pour qu’hôtes et invités y trouvent tout autant leur
compte. Un tourisme tranquille, peu envahissant,
constant tout au long de l’année, donc permettant de
répartir les visiteurs et d’éviter les affluences
saisonnières et le tourisme de masse… Le Vallès
Oriental a compris ces enjeux de modification profonde
de notre monde et se place à l’avant-garde de ce
tourisme plus vertueux, proche des aspirations d’une
société responsable.
Le Vallès Oriental met tout en œuvre pour que vous
puissiez allier tourisme et activités de bien-être dans un
cadre relaxant, et que votre être tout entier retrouve
pleinement son harmonie. Et surtout, si vous êtes en
famille ou avec des amis, l’essentiel est de découvrir les
choses ensemble, de s’en émerveiller, et ainsi de se
créer des souvenirs communs. Beauté des paysages,
charme de l’architecture, balades tranquilles à bicyclette,
nuits réparatrices et bons repas sans regarder l’heure…
et si c’était ça, finalement, le vrai dépaysement ? Vous
n’avez pas besoin de partir à l’autre bout du monde : le
Vallès Oriental, tel un joyau à explorer et à savourer, est
une vraie destination bien-être à deux pas de chez
vous ! Alors, qu’attendez-vous pour le découvrir ?
Pour préparer au mieux votre séjour, le site Internet de
l’office de tourisme du Vallès Oriental
([Link]
touristique-virtuel/) est certainement une des meilleures
sources d’informations. Remarquablement bien fait et
mis à jour en permanence, il possède en outre une
version française qui permet de sélectionner les
événements selon les communes, les thématiques, avec
de très nombreuses propositions d’activités pour
satisfaire toutes les générations, tous les goûts et toutes
les envies. Une fois sur place, n’hésitez pas à visiter les
différents offices de tourisme comme le bureau du
tourisme à La Roca Village, si vous vous offrez une
après-midi shopping, ou celui de Caldes de Montbui, par
exemple, si vous décidez de bénéficier de soins
thermaux et de visiter le passionnant musée du
thermalisme. Le réseau d’offices de tourisme de la
région du Parc naturel du Montseny est également très
riche ([Link]
punts-d-informacio).
Histoire
Plus de 2 000 ans d’histoire ont façonné la ville de
Barcelone à travers des vagues successives de luttes et
de conquêtes. Fondée par les Romains, conquise par
les Wisigoths, les Maures puis les Francs, Barcelone
devient au IXe siècle un puissant comté au cœur de la
Catalogne unifiée. De l’expansion en Méditerranée aux
XIIe et XIIIe siècles aux vicissitudes des XVe-XVIIIe
siècles marqués par la domination castillane, la
Catalogne a traversé de nombreux conflits au cours de
son histoire. À partir du XIXe siècle, l’essor industriel
propulse Barcelone dans la modernité. Tandis que le
catalanisme séduit la nouvelle bourgeoisie catalane, la
ville se réinvente sous le regard des architectes
modernistes. De nouveau brimée sous la période
franquiste, la Catalogne a longtemps revendiqué
davantage d’autonomie par rapport à l’Espagne. Ces
dernières années, la question de l’indépendance divise
la société catalane.
230 av. J.-C.
La légende attribue la fondation de Barcino à Hamilcar
Barca, père d’Hannibal, sur la colline de Montjuïc. C’est
lui qui aurait donné son nom à la ville.
Ier siècle av. J.-C.
Sous le règne de l’empereur Auguste, les Romains
fondent la colonie de Barcino au sommet du Mont Tàber,
où se trouve l’actuelle Plaça de Sant Jaume. Des
excavations ont mis à jour des vestiges de cette cité
romaine, exposés au Museu d’Història de Barcelona.
Ve siècle
Les Wisigoths envahissent l’Espagne par le nord. Leur
roi Arthaulf fonde en 415 un royaume dont la capitale est
Barcelone, avant de s’établir à Tolède au début du
XIe siècle.
712
Conquête de la ville par les musulmans, qui la
rebaptisent Barjalonah.
801
Louis le Pieux, fils de Charlemagne, s’empare de
Barcelone et l’intègre à la Marche d’Espagne, une zone
tampon face aux musulmans d’Al-Andalus. Ce territoire
se compose de comtés dépendants des monarques
carolingiens, dont celui de Barcelone est le plus
puissant.
Louis_le_Pieux - © Jean-Joseph Dassy - Wikimedias Commons
878
Profitant du déclin de l’Empire franc, Guifred le Velu,
comte de Barcelone, conquiert la plupart des bastions
voisins et organise la Catalogne en un ensemble
politique. Ses successeurs établissent la séparation
définitive à l’égard de la France.
Guifred le Velu
Guifré el Pilós (840-897), en catalan, est considéré
comme le fondateur de la Catalogne au IXe siècle.
Comte de Barcelone, d’Osona, de Gérone, d’Urgell et de
Cerdagne, il obtient de Charles le Chauve, petit-fils de
Charlemagne, l’indépendance de son comté et le droit
de le transmettre à ses descendants. Ses enfants
poursuivent les dynasties nouvellement créées, forgeant
ainsi l’identité et le territoire catalan.
“La mort de Guifré el Pilós”. - © Claudi Lorenzale - Wikimedia Commons
1137
Le mariage de Raimond-Bérenger IV, comte de
Barcelone, avec Pétronille, héritière du trône d’Aragon,
donne naissance à la Couronne d’Aragon. La Catalogne
entreprend son expansion territoriale face aux
musulmans, avec la reconquête des régions de Tortosa
et de Lleida. Raimond-Bérenger IV promulgue les
Usatges, compilation des us et coutumes qui forment la
base du droit catalan.
XIII-XIVe siècles
Sous le règne de Jacques Ier le Conquérant, la
puissance catalano-aragonaise s’étend en Méditerranée,
avec la conquête des îles Baléares (1235) et du pays
valencien (1238). La Catalogne connaît une période de
grande prospérité grâce à son activité portuaire et aux
échanges commerciaux. À la fin du XIVe siècle se forme
la Generalitat, organisme délégué des Corts
(assemblées).
XV-XVIe siècles
Période de déclin. En 1469, la Catalogne est incorporée
au nouveau royaume unifié des Rois Catholiques
Ferdinand II d’Aragon et Isabelle Ire de Castille. En
1492, la découverte du Nouveau Monde déplace les
échanges commerciaux vers l’Atlantique.
XVIIe siècle
En 1640, les Catalans – appuyés par la France – se
soulèvent contre la monarchie espagnole lors de la
Guerra dels Segadors. Elle prend fin en 1652 avec la
signature du traité des Pyrénées entre l’Espagne et la
France, qui accorde à cette dernière le Roussillon et la
moitié du comté de Cerdagne.
1714
Barcelone capitule le 11 septembre face aux troupes de
Philippe V, dont elle n’avait pas soutenu le
couronnement lors de la guerre de Succession. Ce
dernier abolit la Generalitat et interdit l’usage du catalan.
1778
L’ouverture du commerce avec l’Amérique favorise un
nouvel essor de l’économie catalane. Barcelone devient
le principal centre textile de la péninsule.
XIXe siècle
Tout en poursuivant son développement industriel, la
Catalogne vit au rythme des révoltes ouvrières. Les
conditions de vie sont alors déplorables dans les
quartiers populaires de Barcelone. En 1859, l’urbaniste
Ildefons Cerdà initie son plan d’extension de la ville en
dessinant le nouveau quartier de l’Eixample. La ville
accueille sa première Exposition universelle en 1888,
tandis que la Renaixença ravive la culture et la langue
catalanes.
1900-1920
Plusieurs attentats secouent Barcelone, qui voient
l’apparition des organisations syndicales anarchistes. En
1909, la Setmana Tràgica (semaine tragique) fait une
centaine de morts lors des protestations contre l’envoi
de troupes au Maroc. En 1914, les catalanistes
obtiennent la création de Mancomunitat de Catalunya,
fédération régionale regroupant les quatre provinces
catalanes.
Pabellón de la Compañía Trasatlántica, de Antoni Gaudí_ (1888) - ©
Wikipedia Commons
1920-1935
Coup d’État du général Primo de Rivera en 1923, qui
impose une dictature militaire. À sa chute en 1930, les
nationalistes catalans de gauche (ERC) proclament la
République de Catalogne et instaurent la Generalitat. Ce
gouvernement est de nouveau suspendu après l’échec
de la proclamation d’un État catalan par le président
Lluís Companys, le 6 avril 1934. Cette période est
également marquée par l’organisation de l’Exposition
internationale de Barcelone, célébrée en 1929 sur la
colline de Montjuïc.
1936-1939
La guerre civile éclate après la victoire du Front
populaire aux élections de 1936. Barcelone, capitale des
républicains à partir de 1937, tombe aux mains de
Franco en 1939.
Lluís Companys
Figure fondamentale du nationalisme catalan, Lluís
Companys (1882-1940) a été président de la Generalitat
de Catalunya de 1934 jusqu’à sa mort. Le 6 octobre
1934, il proclame au balcon du palais de la Généralité
« l’État catalan » au sein de la République fédérale
espagnole. Jugé et condamné à 30 ans de réclusion
pour rébellion, il est libéré en 1936 après la victoire du
Front populaire. À partir de 1939, après l’occupation de
la Catalogne par les troupes franquistes, Lluís
Companys est obligé de s’exiler en France. Livré à la
dictature militaire franquiste par la police secrète de
l’Allemagne nazie, il est rapatrié, torturé puis fusillé au
château de Montjuïc le 15 octobre 1940. Au moment de
son exécution, il refuse qu’on lui bande les yeux et meurt
face au peloton en criant « Per Catalunya ! » (Pour la
Catalogne !).
Lluis Companys - © Wikimedias Commons
1940-1975
Franco instaure un régime totalitaire durant plus de
35 ans. La langue catalane est bannie des écoles et de
l’administration. Entre 1960 et 1970, plus de
750 000 immigrants s’installent en Catalogne, la plupart
en provenance des régions pauvres d’Andalousie et
d’Estrémadure.
1975-2000
La mort de Franco en 1975 ouvre la voie vers la
transition démocratique. La Catalogne obtient son statut
d’autonomie en 1979, tandis que le catalan redevient
une langue officielle. Les premières élections du
gouvernement autonome portent le nationaliste Jordi
Pujol au pouvoir ; il y restera jusqu’en 2003. Les Jeux
olympiques de 1992 transforment le littoral de
Barcelone.
Depuis les années 2000
Au tournant du millénaire, Barcelone poursuit sa
transformation au travers de grands projets
urbanistiques, comme le quartier des nouvelles
technologies du 22@. En 2006, les Catalans adoptent
par référendum un nouveau statut d’autonomie,
partiellement amputé par le Tribunal constitutionnel en
2010. C’est le début d’une crise historique en Espagne,
qui culmine le 27 octobre 2017 avec la déclaration
d’indépendance votée par le Parlement catalan, puis
annulée par le Tribunal constitutionnel. Depuis, la
question de l’indépendance de la Catalogne est au cœur
du débat politique.
Manifestation pour l’indépendance de la Catalogne en 2017. - ©
Riderfoot - [Link]
L’indépendance catalane
Après la mort de Franco en 1975, l’Espagne adopte une
organisation quasi fédérale avec la création de
17 communautés autonomes, chacune dotée d’un
gouvernement et de compétences diverses. Dès lors, les
relations entre le pouvoir central et les pouvoirs
régionaux se sont tissées au coup par coup, chaque fois
que les partis majoritaires avaient besoin des partis
nationalistes pour gouverner, ou simplement voter
l’investiture du Premier ministre. C’est ainsi que les
communautés autonomes basques et catalanes ont
obtenu de si larges compétences. Mais comment le
nationalisme catalan a-t-il glissé vers le séparatisme au
cours des dernières années ? Retour sur les faits.
Aux origines de la crise
La mésentente entre la Catalogne et le pouvoir central
espagnol ne date pas d’hier, ni même du siècle dernier !
Leur histoire commune est jalonnée de conflits qui
apparurent au XVe siècle après l’unification castillane
menée par les Rois Catholiques. La crise actuelle,
pourtant, trouve son origine dans un épisode beaucoup
plus récent : le vote par référendum d’un nouveau statut
d’autonomie en 2006, dont le préambule définit la
Catalogne comme une « nation » à l’intérieur de l’État
espagnol. Immédiatement saisie par le Parti Populaire
(PP, droite), la Cour constitutionnelle annule en 2010
plusieurs articles jugés inconstitutionnels et réfute toute
valeur juridique au terme de « nation ». Cette sentence
provoque l’indignation d’une grande partie de la société
catalane et donne lieu à une manifestation monstre le 10
juillet 2010, réunissant plus d’un million de participants
sous le slogan « Nous sommes une nation. Nous
décidons ». La crise économique initiée en 2008 et les
scandales politico-financiers à répétition ont également
contribué à attiser la flamme catalaniste. Dès lors, un
nouveau pan de l’opinion catalane commence à prêter
l’oreille aux discours séparatistes.
Du référendum illégal à la déclaration
d’indépendance
Depuis les évènements de 2010, les manifestations,
chaînes humaines et autres rassemblements se
multiplient en faveur de l’indépendance, s’appuyant sur
une société civile très active. Une première
« consultation » symbolique (jugée anticonstitutionnelle)
est organisée en 2014, mobilisant plus de 2,3 millions
d’électeurs. Plus de 80 % d’entre eux se prononcent
alors pour l’indépendance de la région. En 2015, les
partis indépendantistes deviennent pour la première fois
majoritaires en sièges au Parlement régional. Ensemble,
ils établissent une feuille de route visant au détachement
unilatéral de l’Espagne en dix-huit mois. Carles
Puigdemont, fraîchement désigné à la tête du
gouvernement, annonce la tenue d’un référendum
d’autodétermination pour 2017. Le conflit, latent depuis
plusieurs années, éclate entre le gouvernement central
et le gouvernement catalan. Le 1er octobre 2017, jour du
référendum, les forces de l’ordre interviennent pour
saisir des urnes et empêcher le vote. Les images des
violences policières font le tour du monde. Le « oui »
remporte le référendum avec 90 % des voix et un taux
de participation de 42 %. Après des semaines de
tensions et de manifestations, une déclaration
d’indépendance est finalement prononcée par le
Parlement catalan le 27 octobre 2017.
Mise sous tutelle et procès
La riposte de Madrid est immédiate, avec la mise sous
tutelle de la Catalogne, la dissolution du parlement
régional et l’annonce de nouvelles élections. Plusieurs
leaders régionaux sont emprisonnés ; d’autres, comme
Puigdemont, se réfugient à l’étranger. Les partis
indépendantistes conservent leur majorité absolue lors
des élections du 21 décembre 2017. Malgré les
promesses de dialogues, l’année 2018 se déroule sur
fond d’accusations réciproques et de guerre des rubans
jaunes, symbole de l’incarcération des leaders
indépendantistes. Le procès des douze dirigeants
catalans s’ouvre en février 2019 dans un climat de
grande crispation. Le verdict est rendu le 14 octobre
2019, avec la condamnation de neuf dirigeants à de
lourdes peines de prison allant de 9 à 13 ans. Les
protestations ne se font pas attendre : manifestations,
affrontements avec la police et blocages de routes se
multiplient sur le territoire catalan.
Place au dialogue ?
Selon une enquête d’opinion publiée fin 2019, 68 % des
Espagnols souhaitent trouver une solution au conflit
catalan à travers le dialogue et la négociation. En effet,
si la question de l’indépendance divise la société
catalane, une grande majorité s’accorde pourtant sur le
refus de la violence et le recours à une solution
négociée. Le retour du fameux seny (sagesse, bon sens)
catalan ?
Top 10
Personnages historiques
Martyres chrétiens, comtes et rois, urbanistes,
présidents et dictateurs : ces personnages historiques
ont marqué l’histoire de la Catalogne pour le meilleur ou
pour le pire. Quoi qu’il en soit leur impact est
incontestable. Découvrez ces hommes et femmes au
destin exceptionnel !
Sainte-Eulalie
Martyre chrétienne, victime des persécutions religieuses,
devenue sainte patronne de Barcelone.
Guifré el Pilós
Guifred le Velu est considéré comme le premier comte et
l’unificateur de la Catalogne du IXe siècle.
La_mort_de_Guifré_el_Pilós - © Claudi Lorenzale - Wikimedias
Commons
Raimond-Bérenger IV
Son mariage avec Pétronille en 1137 permit la création
d’un vaste royaume, la Couronne d’Aragon.
Raymond BERENGER - © Antoine de Ruffi
Jacques Ier le Conquérant
Sous son règne, la Catalogne devint une grande
puissance méditerranéenne.
Jacques 1er le Conquérant - © aquatarkus- [Link]
Philippe V
Après le siège de Barcelone et sa chute en 1714, il fit
construire une immense citadelle pour contrôler les
Catalans.
Couronnement_de_Philippe_V_le_Long - © Wikipedias Commons
Ildefons Cerdà
Cet urbaniste est l’auteur du plan d’extension de
Barcelone, l’Eixample.
PortraitI du vieux Cerda - ldefonsCerda - © Ramon Martí Alsina ©
wikimedias commons
Enric Prat de la Riba
Il fut l’un des principaux artisans du renouveau du
catalanisme politique au XXe siècle.
Blanco_y_Negro, _Enric_Prat_de_la_Riba - © Not stated [Public domain]
Francesc Macià
Surnommé l’avi, le « grand-père », il fut le 1er président
de la Generalitat restaurée en 1931-1933.
© 135pixels - [Link]
Lluís Companys
Président de la Generalitat, exilé en France puis livré par
la Gestapo, il est fusillé en 1940.
Lluis Companys - © Wikimedias Commons
Francisco Franco
De 1939 à 1975, il est le chef d’un régime politique
dictatorial. Il abolit la Generalitat et interdit l’usage du
catalan.
La ville verte
À Barcelone, « L’urgence climatique » a été déclarée à
partir du 1er janvier 2020. Une mesure qui n’est pas
seulement symbolique, mais qui acte la nécessité
d’accélérer les actions contre le réchauffement de la
planète. Au programme : instauration de vastes « zones
à faibles émissions permanentes » interdites aux
véhicules les plus polluants, nouvelles voies de bus,
nouvelle voie verte dans le quartier de Besos, nouveaux
jardins dans le quartier de Guinardó, construction de 30
centrales solaires. Mais aussi, amélioration de la qualité
de l’air autour des écoles et lutte contre la pollution
plastique. Les espaces verts sont présents, la volonté
aussi. Mais l’afflux de touristes n’est pas forcément un
atout. De 1,7 million de visiteurs en 1990 à 8 millions
en 2016, forcément, l’impact du tourisme n’est plus le
même. À chacun donc, de prendre ses responsabilités
pour que Barcelone reste une ville agréable à vivre et à
visiter…
Parc naturel de Collserola - © PavlinaGab - [Link]
Posidonie - © Antonio Martin - [Link]
Barri Gòtic, Carrer del Bisbe - © Eva-Katalin - [Link]
Un modèle de ville durable
Barcelone se soucie des questions écologiques depuis
longtemps. Dès le début des années 2000, la ville a
adopté un programme ambitieux en faveur des énergies
renouvelables avec l’installation de panneaux solaires
photovoltaïques ou thermiques sur tous ses nouveaux
bâtiments. Aujourd’hui, elle poursuit ses efforts, avec
l’objectif de devenir complètement « décarbonée » d’ici à
2050. Depuis le 1er janvier 2020, les véhicules à
essence antérieurs à 2000 et diesels antérieurs à 2006
n’ont plus le droit de circuler dans la quasi-totalité de la
comarque (division territoriale) du Barcelonès. Cette
« zone à faible émission » de 95 km² comprend : toute la
commune de Barcelone, excepté les quartiers de
Vallvidrera, el Tibidabo, les Planes et de la Zona Franca
Industrial, ainsi que certains quartiers des communes
alentour : l’Hospitalet de Llobregat, Sant Adrià del
Besòs, Esplugues de Llobregat et Cornellà de Llobregat.
La mairesse Ada Colau n’exclut pas d’instaurer un
péage urbain pour limiter encore plus drastiquement la
circulation. En parallèle, les transports en commun et le
vélo se développent. La ville dispose désormais d’un
réseau de 204 kilomètres de pistes cyclables. Il existe
depuis 2007 un service de vélos en libre-service,
Bincing, mais il n’est malheureusement pas accessible
aux touristes. Il y a 17,71 m² d’espaces verts par
habitant, dont 86 parcs et jardins. Le Parc naturel de
Collserola est l’un des plus grands parcs métropolitains
du monde. Avec la colline de Montjuïc, ils offrent à la
ville de vrais espaces de respiration. Parmi les 235 000
arbres, de 150 espèces différentes, répertoriés dans la
ville, les plus communs sont le chêne vert et le pin
d’Alep. Les parcs et jardins sont entretenus depuis 2001
selon la norme ISO 14001 qui garantit une gestion
durable des espaces. Il y a 75 espèces d’oiseaux et il
n’est pas rare de croiser des chauves-souris et des
hérissons dans la ville.
Une eau turquoise menacée par le plastique
En 2019, six des dix plages de Barcelone ont obtenu le
Pavillon Bleu, label international qui garantit l’excellente
qualité de l’eau. La qualité des autres plages n’en reste
pas moins très bonne. Les rochers sont propices à
l’habitat d’une faune marine en bonne santé : salpes,
dorades, rougets et occasionnellement certaines
espèces de raies s’y épanouissent. Les invertébrés sont
également présents, notamment des étoiles de mer,
oursins, concombres de mer et anémones de mer. Pour
tout savoir sur le littoral, il faut aller à la plage familiale
de Somorrostro. On y trouve un centre de sensibilisation
à l’environnement pour les enfants et adultes, avec des
ateliers, visites et jeux organisés de mars à septembre.
La posidonie, précieuse alliée contre le changement
climatique
Des récifs artificiels ont été installés au large de la plage
de Barceloneta à partir de 2004. Ils s’étendent sur
10 km², avec 360 modules qui imitent les fonds marins
rocheux, afin d’héberger la faune et la flore marines. Le
but est notamment d’attirer des espèces typiques de la
côte de Barcelone, telles que la seiche, le calamar, le
flétan et le bar.
Autre élément à protéger : la posidonie, une plante sous-
marine (et non pas une algue) qui stocke du carbone C.
On en trouve dans la Méditerranée, mais elle n’occupe
qu’un espace de 92 km² dans la mer Catalane. Une
augmentation depuis le début des années 2000, en
raison de l’amélioration de la qualité de l’eau, mais on
pourrait encore faire mieux. La municipalité de
Barcelone s’est engagée pour la protection de la
posidonie est encourage l’élargissement des « prairies »
de posidonie des communes voisines, Garraf et
Maresme, qui la bordent d’est en ouest.
La guerre contre le plastique
Comme d’autres littoraux, les eaux de Barcelone sont
menacées par le mal de notre siècle : les déchets en
plastique. Dans la mer, ces déchets se décomposent en
microplastiques, très dangereux pour la faune marine. Il
s’agit de la région la plus impactée par cette pollution
dans le pourtour méditerranéen. Voilà pourquoi la ville
s’est engagée dans une démarche « Zéro déchet »,
avec le slogan : « le meilleur déchet est celui qu’on ne
produit pas ». Elle invite les plagistes à se passer
d’emballages à usage unique et à utiliser les poubelles.
Les bars de plage servent dorénavant leurs breuvages
dans des gobelets réutilisables et consignés.
Avec seulement 30 % de déchets collectés dans des
poubelles séparées, la métropole de Barcelone est loin
de son objectif de 50 % de déchets recyclés d’ici à 2020.
Cela ne l’a pas empêché d’adopter une nouvelle
stratégie de lutte contre les déchets, avec l’objectif de
55 % de déchets triés d’ici à 2025. Parmi de
nombreuses mesures, les communes peuvent
désormais développer la collecte individualisée et
prévoir des taxes liées au volume de déchets des
ménages, pour inciter la population à trier.
Locaux contre touristes ?
Les bateaux de croisières rejettent dans l’eau des
substances dangereuses pour la santé des humains et
des écosystèmes, notamment du dioxyde de soufre. La
mairesse ne cache pas sa volonté de limiter le nombre
d’autorisations accordées à ces bateaux pour accoster.
Elle devra pour cela convaincre le gouvernement central,
en charge de la gestion des ports.
Une ville « veggie-friendly »
La lutte contre le réchauffement climatique passe aussi
par la réduction de la consommation de viande. La ville
de Barcelone l’a bien compris. La ville s’est déclarée
« veggie-friendly » en 2016 et fait la promotion du
régime végétarien. Les établissements administratifs et
publics de la ville ne servent pas de viande le lundi.
Pour s’approvisionner en fruits et légumes bio, la chaîne
Veritas est la plus répandue en Espagne. Autre bon
plan : l’association Slow Food Barcelona organise tous
les samedis un « marché de la Terre », au Parc des Tres
Xemeneies, dans le quartier de Poble Sec. On y trouve
des produits qui respectent l’environnement, proposés à
« un prix correct pour qui les achète et qui les produit »,
selon les organisateurs.
Architecture
Des vestiges du savoir-faire romain aux sobres édifices
romans, de la flamboyance du quartier gothique aux
éclatantes créations modernistes du génial Gaudí, des
infrastructures olympiques aux innovations
contemporaines, Barcelone offre une architecture à nulle
autre pareille. Rien d’étonnant donc à ce que la ville ait
reçu la médaille d’or royale d’architecture en 1999. À ce
jour, elle est la seule ville à avoir reçu cette distinction
récompensant habituellement un architecte. Voilà qui
confirme l’identité de Barcelone, somme de quartiers et
districts différents, mais formant un tout résolument
catalan. La cité est aussi un incroyable laboratoire
urbain. Depuis le plan Cerdà de 1860, la ville n’a cessé
de mettre en place des politiques d’urbanisme
ingénieuses lui permettant de s’adapter au monde
d’aujourd’hui. Barcelone est aussi devenue une grande
capitale du design accueillant des créateurs du monde
entier. Pas de quoi s’ennuyer donc…
Eglise Santa Maria del Mar - © TomasSereda - [Link]
Pavillon allemand créé par l’architecte Mies van der Rohe - © tichr -
[Link]
Walden 7 créé par Ricardo Bofill - © katiaishere - [Link]
Place de la Catalogne - © nito - [Link]
Projet 22@ - © Ecuadorpostales - [Link]
Aux origines d’une cité antique
L’histoire de Barcelone est celle d’une cité millénaire qui
porte aujourd’hui encore les marques de l’étonnant
savoir-faire de ses différents occupants, à commencer
par les Romains dont on peut encore apercevoir ici et là
les trésors d’inventivité et d’ingénierie. Des vestiges du
premier mur d’enceinte bâti au IVe siècle sont encore
visibles dans le Barri Gόtic. Mais c’est encore dans les
souterrains du Museu d’Historia de la Ciutat que l’on
prend le mieux la mesure du génie romain. Là : un
parcours fait de vestiges authentiques et de
reconstitutions vous offre une plongée dans la Barcelone
antique.
Spiritualité romane
Entre les XIe et XIIIe siècles, Barcelone, comme toute
l’Europe, se fait romane. L’art roman est celui de la
sobriété et de la fonctionnalité et son architecture est
avant tout religieuse. Arc en plein cintre et voûtes en
berceau, murs épais et contreforts caractérisent les
édifices de cette époque. Coïncidant avec l’éclosion de
la société féodale et des ordres monastiques, l’art roman
s’est aussi exprimé dans des châteaux et monastères à
l’élégante mesure. N’hésitez pas à sortir de la ville et
explorer sa province pour découvrir les plus beaux
témoins de cette architecture romane. Le château de
Cardona a conservé sa haute tour, tandis que
l’ensemble monumental Sant Pere-Santa Maria-Sant
Miquel impressionne par l’élégance de son style roman
catalan, lui-même fortement inspiré du style roman
lombard et ses superbes ornementations extérieures.
Splendeurs gothiques
Le Barri Gόtic est le plus vaste quartier gothique
d’Europe, alors ne passez pas à côté d’une balade dans
ses ruelles labyrinthiques. Art de la lumière, de la
hauteur et de l’ornementation, le gothique a donné
naissance à des édifices d’une finesse et d’une élégance
remarquables. Parmi les joyaux de ce style, allez voir le
monastère de Pedralbes et son cloître à trois niveaux,
l’église Santa Maria del Mar avec ses trois nefs d’égale
hauteur et son éblouissante rosace les baignant de
lumière, et bien sûr la cathédrale de Barcelone avec sa
nef haute de 29 mètres, ses 28 chapelles richement
décorées et son cloître. En observant ces trésors
architecturaux, vous pourrez découvrir une spécificité
toute catalane : eh oui, les édifices gothiques catalans
sont moins hauts que la plupart des constructions
gothiques européennes, les Catalans préférant mettre
l’accent sur la largeur, offrant des voûtes étirées d’une
grande beauté. Là où l’art roman était avant tout
religieux, l’art gothique devient urbain. Du XIIIe au XVIe
siècle, la ville connaît une incroyable période de
prospérité et la nouvelle bourgeoisie marchande fournit
l’argent nécessaire à la construction d’édifices
témoignant de cette splendeur. Ne manquez pas les
anciennes Drassanes ou arsenaux royaux, la salle
gothique de la Llotja (la bourse de commerce), l’hôtel de
ville et bien sûr le palais de la Generalitat, superbe
exemple de gothique civil catalan. Les marchands se
dotent de demeures privées reflétant également cette
puissance. Les maisons seigneuriales de la rue
Montcada sont les précieux témoins de cette période…
même si certaines ont aujourd’hui des façades
baroques. Cette étonnante cohabitation s’explique par le
fait que les architectes de la Renaissance, très
influencés par les lignes épurées de l’architecture
antique, ont rejeté massivement le gothique, le jugeant
trop vulgaire, lui préférant un style baroque. Le visage de
ces demeures est baroque, mais leur cœur reste
gothique !
Liberté et éclat du Modernisme
En 1888, Barcelone accueille l’Exposition universelle.
Cet événement majeur coïncide avec la naissance du
mouvement moderniste. Alliant liberté formelle,
nouveaux matériaux et inspiration organique, le
Modernisme est un courant à part, indissociable de l’un
de ses plus célèbres représentants, le génial Antoni
Gaudí, du Parc Güell, son étonnante cité-jardin, à
la Sagrada Familia son chef-d’œuvre inachevé, en
passant par ses superbes créations du quartier de
l’Eixample, Gaudí a marqué la cité catalane de son
empreinte tout en courbes et en couleurs. Pour en savoir
plus sur le modernisme, rendez-vous au dossier
thématique qui lui est consacré !
L’Exposition internationale de 1929
En 1929, Barcelone se transforme sous l’impulsion de
l’Exposition internationale. Cette dernière va totalement
changer le visage du quartier de la colline de Montjuïc,
désormais doté d’un étonnant palais, le Palau Nacional,
pavillon espagnol de l’exposition. En bas des escaliers
qui mènent à ce temple moderne au charme suranné se
trouve un édifice à ne surtout pas manquer : le pavillon
allemand de l’exposition construit par Mies Van der
Rohe. Détruit à la fin de l’exposition, le pavillon est
reconstruit à l’identique, en 1986, par une équipe de
jeunes architectes catalans. Jouant sur les différents
niveaux de lecture comme sur les jeux de reflets et de
miroirs, Mies Van der Rohe offre une transition élégante
entre tradition et modernité.
Jeux olympiques et renouveau contemporain
Écrasée par le franquisme, la ville doit attendre les
années 80 pour retrouver enfin toute son audace et sa
liberté. Elle va être aidée par un nouvel événement de
taille : les Jeux olympiques de 1992. La ville se
transforme alors en laboratoire urbain et architectural,
attirant les grands noms du monde entier qui lui offrent
des édifices devenus points stratégiques de
développement. Non loin du nouveau port olympique, la
sculpture en forme de baleine, tout en courbes et en
dorures, de l’artiste-architecte Frank Gehry est un des
grands symboles de ce renouveau. Tout comme
le musée d’art contemporain conçu par l’américain
Richard Meier, au minimalisme géométrique tout de
blanc et de lumière. Santiago Calatrava, lui, dote
Montjuïc d’une tour de télécommunication aux lignes
courbes et épurées. Mais c’est un enfant du pays qui va
beaucoup faire parler de lui à cette période : Ricardo
Bofill. Architecte du postmodernisme, il renie le
fonctionnalisme et multiplie les références antiques,
comme avec le Théâtre national de Catalogne, véritable
temple grec flanqué de 26 colonnes. Son architecture,
privilégiant souvent le béton, a beaucoup fait débat, mais
cela ne l’a pas empêché d’apposer sa signature un peu
partout dans la ville. Jean Nouvel construit sa Torre
Agbar, aujourd’hui Torre Glories, à l’entrée du quartier de
Poblenou. Dôme de verre de 145 mètres de hauteur aux
formes élancées, cette tour étonnante permet de réduire
l’impact énergétique en utilisant lumière et ventilation
naturelles. Richard Rogers, lui, a transformé les
anciennes arènes de la Plaça d’Espanya en vaste
complexe commercial, tout en conservant la structure
originelle en briques rouges ; tandis que les Suisses
Herzog & de Meuron ont offert au Forum, ancien terrain
vague devenu quartier en vogue, l’Edifici Forum dont les
formes géométriques et le bleu éclatant donnent à
l’ensemble un aspect presque futuriste. Toyo Ito, père de
l’architecture conceptuelle, lui, a doté la Fira Gran Via
Barcelona de deux tours rouges torsadées qui ne sont
pas sans rappeler les courbes modernistes de Gaudí.
Exubérante, foisonnante, Barcelone ne cesse de se
réinventer sous les coups de crayon de ces architectes
de génie.
Design à la catalane
Riche de nombreuses écoles de design et d’arts
appliqués autant que d’ateliers de créateurs, Barcelone
vibre au rythme du design contemporain. Mais pourquoi
ici plus qu’ailleurs le design a-t-il pris autant
d’importance ? Cela remonte au temps de la conquête
de l’Amérique ! Privé par les Castillans de tout
commerce avec le Nouveau Monde, les Catalans ont dû
produire leurs propres richesses. Mais ce n’est pas si
simple lorsque la terre ne produit pas de matières
premières. Les ingénieux Catalans se lancent donc dans
l’industrie de transformation (verre, textile, céramique,
cuir…) et mettent en valeur des savoir-faire artisanaux.
Ajoutez à cela la vision des modernistes et leur concept
d’œuvre totale incluant le contenant et le contenu, et
vous obtenez une ville qui se redessine via des
créateurs de génie, à commencer par Javier Mariscal.
Ce touche-à-tout crée des céramiques, des BD, du
mobilier et a même créé Cobi, le petit chien mutin,
mascotte des JO de 92. Pour découvrir les richesses du
design barcelonais, rendez-vous au Disseny Hub, le
musée du design de Barcelone à l’architecture
spectaculaire, mais surtout écologique et durable ! Ne
manquez pas non plus le Printemps du Design, organisé
tous les deux ans, et qui offre un circuit de galeries et
boutiques inédit. Barcelone a vraiment pris à la lettre
l’ordre lancé par la municipalité dans les années 90 avec
sa campagne « Barcelone, fais-toi belle ». La ville se
pare de nouveaux atouts en n’oubliant jamais de faire
rimer modernité et catalanité.
Petite leçon d’urbanisme
Depuis la présence romaine, Barcelone a toujours été un
laboratoire grandeur nature de recherches en
urbanisme. Il faut dire que bordée d’un côté par la
montagne et de l’autre par la mer, obligée de se
réinventer de l’intérieur, la ville pose des défis réveillant
les esprits les plus brillants.
L’utopisme urbain d’Ildefonso Cerdà. Ildefonso
Cerdà est l’homme qui fit entrer Barcelone dans une
période de réforme d’aménagement urbain sans
précédent. À la fin du XIXe siècle, la situation sanitaire
de la ville est déplorable. La population ne cesse de
croître, mais le mur d’enceinte de la ville empêche son
expansion. Barcelone étant considérée comme une zone
militaire stratégique, toute construction hors de la ville
était interdite, car pouvant empêcher sa protection. Mais
pour Cerdà, il faut détruire la muraille. Il propose alors
d’étendre la ville selon un plan en damier, également
appelé plan hippodamien du nom de son inventeur, le
célèbre ingénieur et géomètre grec Hippodamos de
Milet. Les rues y sont rectilignes et se croisent en angle
droit créant des îlots ou blocs carrés. C’est la naissance
du quartier de l’Eixample, ou extension, dont la reine
Isabelle II posera la première pierre sur l’actuelle Place
de la Catalogne. Pour Cerdà, il faut penser la ville dans
son intégralité. Il imagine ainsi de nouvelles voies de
communication adaptées aux évolutions du monde
moderne, sans oublier toutefois de donner une grande
importance aux espaces verts. Dans son plan originel,
Cerdà tente ainsi de trouver le juste équilibre entre les
avantages du mode de vie rural et les impératifs de la
modernité tels que les nouveaux enjeux de mobilité.
Chez Cerdà, modernité doit rimer avec égalité et
l’humain doit être au cœur de tous les projets. Pourtant,
de nombreuses voix se sont élevées contre ce plan jugé
monotone. Beaucoup de Barcelonais regrettaient
également l’absence de centralité autour de la ville
historique. À ces critiques s’est ajoutée l’accélération de
la spéculation immobilière. Tous ces terrains vierges ont
attisé la soif de profit de nombreux promoteurs qui ont
construit parfois à outrance, supprimant au passage
certains éléments clés du plan de Cerdà comme les
jardins individuels. Cependant, le plan en damier, lui, est
toujours bien visible, alors n’hésitez pas à prendre de la
hauteur pour en apprécier toute la régularité.
Olympisme et renouveau urbain. La seconde période
de bouleversement urbain coïncide avec l’organisation
des JO de 92. La municipalité met en place une équipe
d’architectes et d’urbanistes menée par Oriol Bohigas,
grand représentant de l’architecture catalane, qui se
lance dans des travaux pharaoniques. Plus de 150
architectes travaillent sur 300 projets. De nouveaux axes
routiers, notamment souterrains, sont construits, des
quartiers entiers sont rénovés, à commencer par les
friches du front de mer, de nouveaux égouts et des
collecteurs d’eau pluviale sont aménagés. L’opération
est d’envergure et a malheureusement abouti à la
destruction de certains quartiers et édifices, possédant
pourtant une valeur patrimoniale certaine. Ainsi des voix
ont commencé à se faire entendre pour calmer ce virage
urbanistique, témoignant d’une des grandes
caractéristiques de Barcelone : ici tout se discute et se
débat, y compris l’urbanisme.
Vers un urbanisme durable. Après la frénésie des
JO, les Barcelonais se sont accordés pour souligner
l’importance d’inclure le patrimoine, sans l’opposer à la
modernité, et sans non plus tomber dans une nostalgie
identitaire. Aujourd’hui plus que jamais, la ville conserve
ce précepte tout en s’engageant dans une lutte contre
les effets du tourisme de masse, de la gentrification et
du dérèglement climatique.
À Barcelone s’imagine une ville pour tous et avec tous à
travers de grands projets urbains comme la réhabilitation
de quartiers populaires – tel le Can Peguerra et ses 600
maisons ouvrières repensées aujourd’hui en
collaboration avec les habitants, ou tel le légendaire
quartier industriel du Poblenou, aujourd’hui en passe de
devenir l’épicentre des nouvelles technologies sous
l’impulsion du projet 22@ qui fait cohabiter espaces
verts, friches réhabilitées et nouvelles constructions
pouvant accueillir de nombreux logements et services;
ou bien encore la réhabilitation des marchés couverts
pour favoriser échange et proximité tout en conservant
les richesses patrimoniales de ces lieux de vie – comme
au marché Sainte-Catherine. Enfin, la ville ancre son
héritage urbain et architectural dans une vision d’avenir
durable avec la création de superblocks, chacun
composé de neuf carrés du plan en damier de Cerdà.
Ces nouvelles structures urbaines permettent de
désengorger la ville tout en réintégrant des espaces
verts et en développant des mobilités alternatives.
Transformations urbaines autant que sociales, ces
superblocks replacent les citoyens au cœur de la cité.
Barcelone toujours se transforme, mais sans jamais
renier sa puissante identité catalane.
Beaux-Arts
La Catalogne a écrit un pan de l’histoire du modernisme,
dominant dans les arts de la région au tournant du XIXe
siècle. Si ce mouvement s’applique particulièrement à
l’architecture, les peintres et les sculpteurs s’en inspirent
également. Des artistes du début du XXe siècle se
rebellent, comme ceux du Noucentisme, et d’autres
trouvent des voies plus novatrices comme ceux de
l’avant-garde, Dalí, Miró, ou encore Picasso, marqué par
son expérience dans le Barri Gòtic. Après-guerre, Tàpies
reprend le flambeau avec une peinture aride, abstraite et
radicale, agglomérant à ses toiles des matériaux
pauvres, avant l’Arte Povera. Et un peu plus tard, Jaume
Plensa a fini par couvrir les places des villes de la
planète de ses têtes monumentales. Et pour le street art,
citons le quartier du Raval à Barcelone et le village de
Penelles. Et n’oublions pas le Festival LOOP qui
propose le meilleur de la production vidéo internationale.
Statue de Josep Clara - © Pierre-Olivier - [Link]
Sculpture de Joan Miró dans le Parc Miró - © Solnikov -
[Link]
Théâtre Dali à Figueras - © [Link] photography - [Link]
Détail d’un mural de Btoy - © Inguaribile VIaggiatore - [Link]
La Catalogne, berceau de l’avant-garde
De l’Antiquité grecque et romaine, il reste peu de
vestiges. Les plus anciens témoignages mis à jour en
Catalogne sont les peintures rupestres d’El Perelló, d’El
Cogul et d’Ulldecona. La présence des Grecs ayant été
courte et limitée géographiquement, peu de vestiges
subsistent, à l’exception des sites d’Empúries et Roses
au nord-est de la Catalogne. De la colonisation romaine,
c’est la ville de Tarraco (future Tarragona) qui constitue
le meilleur témoignage de la région. La Catalogne est
plutôt réputée pour son art du XXe siècle.
Le début du XXe siècle
Le Noucentisme. Au début de ce siècle, le
Noucentisme des artistes Josep Clarà, Josep Obiols,
Joaquim Sunyer et Xavier Nogués, qui prônent un retour
aux origines classiques et méditerranéennes des arts,
est important en Catalogne. Ce mouvement s’inspire de
la dénomination des siècles de la Renaissance dans la
tradition italienne qui a ainsi désigné le Quattrocento, le
Cinquecento, etc. « Nou », en catalan, signifie à la fois le
chiffre « neuf » comme l’année 1900, et est synonyme
de renouveau. Le Noucentisme est ainsi censé
révolutionner les siècles passés. Cependant, de grands
noms de l’avant-garde et de la peinture moderne sont
originaires de la région.
La Casa Amattler. On peut toujours visiter la Casa
Amatller, édifiée à Barcelone, où vivait le photographe,
chocolatier et collectionneur Antoni Amatller Costa. Ce
bâtiment moderniste catalan construit par Josep Puig i
Cadafalch en 1898 est en effet une commande de ce
personnage influent en Catalogne.
Salvador Dalí (1904-1989). Salvador Dalí est natif de
Figueras. Excentrique, génie et provocateur, les
qualificatifs ne manquent pas pour cerner la personnalité
du peintre surréaliste, qu’il soit fou de chocolat Lanvin,
de sa muse Gala, ou qu’il érige la gare de Perpignan au
rang de centre du Monde. Visions ironiques de la réalité
ou bien hallucinatoires, ses œuvres sont nées de la
technique d’investigation de l’irrationnel par le délire,
appelée « méthode paranoïaque-critique ». Il fait partie
des précurseurs du surréalisme.
Joan Miró (1893-1983) et Pablo Picasso (1881-1973).
Joan Miró est originaire de Barcelone. Ce dernier vit ses
plus jeunes années dans le Barri Gòtic comme Picasso,
qui, avant son départ à Paris en 1900, y séjourne rue
d’Avinyo, côtoyant les bas-fonds catalans auxquels il
dédiera les Demoiselles d’Avignon. Miró et Picasso
suivent également tous deux, à des époques différentes,
les cours de l’Escola de Belles Arts de la Llotja. Ils se
rencontreront plus tard lors de leurs différents séjours à
Paris. Le musée Picasso de Barcelone inauguré en 1963
témoigne de l’importance de ce passage catalan pour
Picasso qui à cette époque débute sa carrière d’artiste.
Sous Franco, Miró, qui rompt avec le surréalisme
s’installe, quant à lui, à Palma de Majorque puis à
Barcelone où il définit, pendant la Seconde Guerre
mondiale, les bases de son style personnel et les
thèmes définitifs de son travail. Beaucoup de dessins,
dont les traits dénudent la forme de manière sobre,
portent le titre de La Femme Oiseau Étoile. Il peint
également plusieurs séries de toiles et parfois sans
chevalet. L’ambiance de ses tableaux est terne et triste
et l’on peut sentir que la guerre rugit. L’année de la mort
de Franco, en 1975, la fondation Miró est inaugurée à
Montjuïc et celui-ci réalise des œuvres dans l’espace
public, en 1976, une mosaïque sur la Rambla, et les
sculptures du parc Miró, en 1983.
Le fauvisme. Non loin de là, sur la côte, à Collioure, en
Catalogne française, les peintres français Henri Matisse
et André Derain créent le fauvisme en 1905, avec
d’autres artistes. Et en 1911, un autre peintre français
Georges Braque, à qui Picasso rend plusieurs fois visite,
s’installe à Céret dans le Vallespir. Venus de Paris,
l’artiste Juan Gris et le marchand d’art Max Jacob y
séjournent également en 1913. Une véritable
effervescence bouillonne alors dans la ville. Le critique
d’art André Salmon surnomme d’ailleurs cette ville la
« Mecque du cubisme ». À partir de 1916, d’autres
artistes venus de Montparnasse et de La Ruche,
notamment Chaïm Soutine et Marc Chagall, y posent
également leurs valises. La Première Guerre mondiale
éclate et la capitale catalane devient une terre d’exil pour
d’autres artistes de Montparnasse, tels Francis Picabia,
Marie Laurencin, Sonia et Robert Delaunay. Mais en
1936, la guerre civile espagnole contraint de nombreux
artistes à l’exil, comme Dalí, qui voyage en Europe, et le
sculpteur catalan Apel·les Fenosa, sympathisant
anarchiste, qui s’établit à Paris.
La transition avec l’art contemporain catalan
Antoni Tàpies. Après la guerre, en 1948, la revue et le
mouvement néo-dadaïste Dau al Set (en catalan : Dé
sur le sept), fondés par Tàpies, tentent de réveiller
l’Espagne de son inertie intellectuelle. Ce dernier, qui
rompt lui aussi avec le surréalisme, connaîtra une
carrière internationale. En 1949, il rencontre Joan Miró,
qui l’influence beaucoup, à l’instar de Paul Klee pendant
sa première période surréaliste. Tàpies choisit
l’abstraction et, bien avant l’Arte Povera, agglomère des
matériaux organiques végétaux, débris de terre et de
pierre à ses toiles. Ainsi, à partir de 1953, il ajoute de la
poudre d’argile et de marbre à sa peinture, utilisant le
papier déchiré, la corde et des chiffons, par exemple
dans Gris et Vert, 1957. Dalí revient avec Gala en
Catalogne et continue son œuvre. Il édifie un théâtre-
musée à sa propre gloire en 1974 à Figueras.
Le quotidien espagnol des années 1960 a été
largement documenté par Ricard Terré et Ramon
Masats, qui se rencontrent au sein l’agence AFAL en
1958. Ils connaîtront une carrière internationale de
photojournaliste. Ricard Terré reprendra la photo après
une longue période de silence pour continuer sa série
d’images autour des célébrations religieuses de la
région. Quant à Ramon Masats, il sillonnera l’Espagne et
le monde pour en rapporter les meilleurs clichés.
Les années 2000
Jaume Plensa. Né en 1955, le sculpteur Jaume Plensa
est l’un des artistes catalans contemporains les plus
importants. Créant des têtes monumentales, ou
d’immenses personnages assis, réalisés en métal,
marbre, albâtre, verre, bois ou encore ciment, il intègre
parfois des vers de Shakespeare dans les structures de
ses œuvres. Héritier du pop art, il travaille dans le
monde entier, mais même si la ville lui a consacré
plusieurs expositions, il n’a pas réalisé d’œuvre pérenne
dans l’espace public de Barcelone.
Depuis sa création en 2003, le festival LOOP, devenu
un passage obligé pour les amateurs et les
professionnels de l’art vidéo. Tous les ans, au cours de
la deuxième moitié du mois de mai, la ville est
littéralement inondée de créations audiovisuelles. L’art
vidéo s’exhibe dans de nombreuses galeries de la ville,
mais aussi dans des bars, des boutiques, des chambres
d’hôtel, etc. Si bien que Barcelone est aujourd’hui une
référence dans le panorama européen de la création
audiovisuelle.
Le street art et les quartiers arty
À Barcelone, le quartier du Raval, où tous les skateurs
se réunissent pour pratiquer leur sport de glisse, est
investi par les graffeurs locaux et du monde entier,
réalisant de grandes fresques engagées. Les Catalans
Chanoir, Andrea Btoy, Debens, Jafet Blanch, Fasim,
Grito, Mina Hamada, Sawe, Zosen et Eos, font eux aussi
partie du voyage avec leurs logos-graffitis aux pochoirs
en passant par la peinture à l’huile acide. Ils vivent dans
la capitale catalane et sont les ambassadeurs du graffiti
barcelonais à l’étranger. La plupart du temps anonyme,
ils travaillent parfois avec des autorisations ou la nuit
lorsque la ville dort.
Pour vous situer et retrouver les endroits arty de
Barcelone, la plupart des galeries d’art contemporain se
trouvent dans le quartier de l’Eixample, avec une forte
concentration dans la carrer Consell de Cent. La galerie
ProjecteSD dirigée par Silvia Dauder en est un exemple.
Elle est spécialisée dans la photographie et la vidéo
contemporaines. À quelques mètres de là, on trouve la
méga-galerie Marlborough, qui a également des
succursales à Madrid, Monaco, Chelsea et en Floride.
Historiquement centrée sur l’expressionnisme allemand
et à l’origine une enseigne britannique du milieu du XXe
siècle, elle propose des expositions de grands artistes
de la scène internationale. La Galeria Estrany de la Mota
vaut également le détour, pour ses artistes espagnols et
étrangers, aussi bien que pour son espace gigantesque
qui peut faire penser à une caverne.
Pour découvrir de jeunes talents, n’hésitez pas à
parcourir les petites rues du quartier du Born. Enfin, les
bars du quartier de Gracia sont une source inépuisable
de jeunes talents. De nombreux cafés, bars et salles de
concert faisant office de salles d’exposition, soyez
attentif : c’est peut-être l’occasion de rapporter un
souvenir artistique pour pas cher. D’ailleurs de
nombreuses associations artistiques ont vu le jour ces
cinq dernières années. Mais les loyers augmentent dans
le centre-ville, certaines galeries d’art contemporain et
de nombreux artistes déménagent à L’Hospitalet de
Llobregat, une ville post-industrielle limitrophe de
Barcelone, en pleine gentrification. Elle est la deuxième
ville la plus peuplée de la région catalane. La galerie
Nogueras Blanchard présente notamment des artistes
connus, mais aussi de leur propre cru, pour mieux tenter
le visiteur et les collectionneurs. Alors, pourquoi ne pas
aller aussi dans cette province visiter les ateliers et aller
voir des expositions, prendre le pouls de la création ultra
contemporaine. Un équivalent des banlieues de Paris,
comme Pantin et Romainville par exemple, qui regorgent
de vitalité.
Enfin, idéal pour faire des photos de rue, le village de
Penelles est un bourg d’à peine 500 habitants, à deux
heures en voiture de Barcelone. Il devient depuis ces
dernières années, avec ses murs couverts de graffitis,
un véritable temple du street art. À l’origine de ce projet,
la mairie, qui finance depuis 2015 les œuvres de plus
d’une cinquantaine des graffeurs venus du monde entier
pour faire des maisons de véritables tableaux. On y
recense un graffiti par habitant ! Des artistes catalans et
espagnols y ont laissé leur empreinte et également des
artistes venus de toute l’Europe.
Quelques artistes barcelonais contemporains
Antoni Muntadas (1942). En matière de vidéo, Antoni
Muntadas, qui vit à Barcelone, est un des artistes les
plus reconnus à l’international. Il produit des œuvres
détournant les images télévisuelles et critiquant
l’hyperconsommation. Il utilise également la
performance, les installations, la photographie, le
multimédia, le livre, Internet et l’art public pour répondre
aux principaux enjeux politiques et sociaux de notre
temps.
Joan Fontcuberta (1955). Barcelonais de cœur,
l’artiste contemporain Joan Fontcuberta, qui réalise le
portrait officiel du pilote-cosmonaute Iván Istochnikov en
1968, utilise ce médium pour créer de véritables
tableaux hypnotiques. Star de l’art contemporain
aujourd’hui, cet artiste est également théoricien et il est
spécialiste de l’histoire de la photographie et des
sciences de l’information.
Jordi Colomer (1962). Basé entre Barcelone et New
York, Jordi Colomer est aussi un artiste populaire, qui a
connu le succès plutôt dans les années 1990. Il réalise
des maquettes d’architecture d’après de vrais bâtiments
et les photographie dans leur contexte d’origine. Par
ailleurs, il tourne des films de fiction, souvent improvisés
par des acteurs qu’il projette sur plusieurs écrans. Il a
représenté son pays en faisant une installation collective
avec plusieurs artistes avec des dessins d’architecture
sur du carton à la 57e Biennale de Venise en 2017.
Cette manifestation bisannuelle a été une consécration
pour l’artiste.
Musiques et Scènes
Si Manu Chao s’est installé au cœur de Barcelone à la
fin des années 1990, c’est qu’il y a trouvé une vie de
quartier et un brassage culturel qui ne se trouve nulle
part ailleurs. Celui-ci personnifie le mieux l’identité
culturelle de Barcelone. Chantant en espagnol, français,
anglais ou encore en portugais, sa musique est
internationale et va chercher ses origines dans de
multiples styles. Et c’est aussi ce qui caractérise
Barcelone. Que vous aimiez le rock, la musique
classique, le jazz, l’opéra, le hip-hop, la rumba, le
flamenco, la musique latino ou encore l’électro,
Barcelone peut répondre à l’attente des amateurs les
plus exigeants. Et depuis le vingtième siècle, dans un
contexte politique qui s’est tendu, la musique locale
arbore fièrement ses racines. Après les compositeurs
classiques Isaac Albeniz ou Enric Granados au début du
XXe siècle, la festive rumba catalane, la Nova Canço ou
plus récemment le rock catalan ont repris le flambeau.
Isaac Albéniz. - © Prachaya Roekdeethaweesab - [Link]
Palais de la musique catalane - © Murphy1975 - [Link]
Plafond de vitraux du Palais de la musique catalane - © Heracles
Kritikos - [Link]
Palais de la musique catalane - © Sopotnicki - [Link]
Teatre del Liceu - © [Link] - [Link]
La sardane est la danse traditionnelle de Catalogne - © Berna Namoglu
- [Link]
Primavera Sound - © Christian Bertrand - [Link]
La musique classique et les racines catalanes
À la fin du XIXe siècle, la musique espagnole, dominée
depuis plus d’un siècle par la musique italienne, a connu
un nouveau souffle, inspiré des richesses offertes par
son folklore. Pendant que la noblesse et la bourgeoisie
s’intéressaient à l’art lyrique et au bel canto, le peuple
avait conservé ses traditions intactes. Ainsi, les
zarzuelas (de petites comédies musicales) possédaient
toujours leur public, un public bien différent de celui des
conservatoires. Le retour à la tradition va s’affirmer dans
le dernier quart de siècle, au détriment de l’art
académique, trop éloigné de l’âme du pays.
Le nationalisme en musique. La période comprise
entre l’Exposition universelle de Barcelone, en 1888, et
les années 1950 est particulière importante dans
l’histoire musicale de la Catalogne : Le Palais de la
Musique Catalane est achevé, la programmation lyrique
et symphonique du Gran Teatre del Liceu est devenue
une référence et de nouveaux compositeurs
apparaissent tels qu’Enric Granados, Isaac Albéniz,
Miquel Llobet ou encore Pau Casals. Ils seront les
meilleurs représentants d’un nationalisme musical, basé
sur une nouvelle façon de concevoir l’apport de leur terre
natale. À cette époque, la société toute entière se
métamorphosa autour de la musique. Isaac Albéniz va
parvenir à proposer un art raffiné à partir de motifs
d’inspiration populaire, sans en affaiblir le sens et en les
rendant « purifiés musicalement et ennoblis
moralement. » Avec Iberia, Albéniz signe son chef-
d’œuvre. Douze pièces innovantes techniquement et
d’une vitalité et d’une imagination débordante, qui
ouvrent la voie aux futures conquêtes pianistiques du
XXe siècle par Messiaen ou Boulez. Enric Granados est
quant à lui surtout connu comme pianiste. Il écrit de
nombreuses œuvres pour le piano dans un style
postromantique à l’image de Grieg, et ses Danzas
españolas lui confèrent une grande popularité. Il fonde
aussi l’académie Granados, une école de piano
particulièrement renommée. Sans appartenir au registre
des musiciens folkloristes, Frederic Mompou est tout
imprégné de l’ambiance de la musique populaire
catalane, dont il reprend le dépouillement dans ses
œuvres. Sa musique, entre consonance et dissonance,
s’est épurée au fil des années pour retrouver l’esprit des
primitifs de la composition, avec des thèmes d’une
grande simplicité.
Des interprètes de génie. Pianiste émérite, ami de
Ravel, Debussy et de Manuel de Falla, qui lui dédia sa
Nuit dans les jardins d’Espagne, Ricard Viñes fut un
ardent défenseur et diffuseur de cette avant-garde
musicale tant française qu’espagnole. Celui-ci a tenu
pendant une vingtaine d’années son journal, témoignage
important de la vitalité musicale et artistique de son
époque, où la capitale culturelle qu’est alors Paris
s’enivre d’exotisme (japonisme, mais aussi
espagnolisme). Bien après lui, la Barcelonaise Alicia de
Larrocha fera de nombreux enregistrements de ses
aînés, notamment de Granados, Albéniz et Mompou, et
connaîtra une carrière d’interprète internationale maintes
fois récompensée.
Influencé par la musique flamenco et les chansons
populaires, Miquel Llobet est connu pour ses
arrangements sophistiqués à la guitare du répertoire
populaire catalan de chansons et de danses. On lui doit
les premiers enregistrements de guitare classique,
réalisés dès 1925. Francesc Tàrrega est un autre
guitariste de génie qui composa ses plus belles pièces
après son installation à Barcelone en 1885.
Citons encore Pau Casals, un virtuose du violoncelle,
mais aussi grand défenseur de la paix. C’est un
personnage emblématique de la culture catalane et sa
mémoire est perpétuée à la Vil·la Casals (la maison de
l’artiste devenue un musée) à El Vendrell (Costa
Daurada), sa ville natale. Une salle de l’Auditori lui est
également dédiée.
Au registre des interprètes incontournables, citons
encore le concertiste et pédagogue Jordi Savall. Armé
de sa viole de gambe, il a contribué à la revalorisation de
la musique baroque, aidé en cela par le succès du film
Tous les matins du monde d’Alain Corneau, dont il
enregistre la bande originale, et par les interprétations
reconnues de sa femme Montserrat Figueras.
Autre grande diva barcelonaise, Montserrat Caballé,
« La Superba », s’est éteinte en 2018 dans sa ville,
après avoir régné sur la scène lyrique pendant plusieurs
décennies. La soprano était remontée une dernière fois
sur la scène du Gran Teatre del Liceu, là où la elle avait
fait sa première apparition en public en 1962.
Des salles de premier plan. Le Gran Teatre del Liceu,
inauguré en 1847 et dont les portes s’ouvrent sur les
Ramblas est l’un opéras les plus prestigieux du monde.
Il a survécu à deux incendies majeurs, le dernier en
1994, et a vu défiler sur ses planches les plus grands
interprètes de l’art lyrique.
Le Palau de la Música Catalana est trop souvent oublié
des touristes, pourtant c’est un monument magnifique
créé par l’architecte Lluís Domènech i Montaner, un
architecte catalan moderniste. La conception de la salle
a été particulièrement travaillée et le son y est
d’excellente qualité. La salle peut accueillir jusqu’à 2 500
personnes. Elle a vocation à présenter tous les types de
musique, du jazz au flamenco, tout en privilégiant les
belles affiches de musique classique.
Dans le bâtiment de l’Auditori à l’architecture
remarquable et à l’acoustique parfaite, vous trouverez
des concerts de haut niveau dans tous les genres, à
l’écart des circuits touristiques classiques. L’école
supérieure de musique de Catalogne y est aussi
installée.
La sardane : une danse traditionnelle
Autre marqueur de la tradition et de l’identité de tout un
peuple, la Sardane est la danse traditionnelle de la
Catalogne. Interdite par Franco, elle conserve une
dimension politique forte à laquelle tout un peuple se
rattache. Celle-ci se danse en cercle fermé, au rythme
d’un ensemble instrumental appelé cobla. Les danseurs
se donnent la main et effectuent une série de pas assez
simples, d’avant en arrière et de gauche à droite. Ils sont
chaussés d’espadrilles lacées typiques, indispensables
pour la pratique de la Sardane. Pour voir un spectacle,
rendez-vous sur la place de la Cathédrale de Barcelone
les samedis à 18h et les dimanches à 11h15.
Un théâtre accessible
La programmation des théâtres de Catalogne est
particulièrement variée, des auteurs classiques aux
œuvres résolument modernes. Conçu par Ricard Bofill,
le Teatre Nacional de Catalunya est un grand bâtiment
en forme de temple grec. Sa programmation oscille entre
le théâtre classique et la dramaturgie contemporaine,
avec pour ambition de développer la culture auprès du
plus grand nombre et notamment le patrimoine théâtral
catalan. Autre lieu emblématique, la Sala Beckett axe
tout son travail sur la promotion de la dramaturgie
contemporaine avec également une mise en avant des
auteurs catalans. Le lieu est aussi réputé comme centre
de formation. Théâtre populaire, le Teatre Romea a
accueilli les plus grands auteurs classiques comme
Rusiñol, Guimerà ou Sagarra. En dehors de Barcelone
les théâtres de Granollers, de Girona ou de Sabadell
offrent aussi des programmations de qualité.
Au rang des troupes théâtrales de renom, citons la Fura
dels Baus, une compagnie pluridisciplinaire et avant-
gardiste qui mêle depuis les années 1970 le théâtre,
l’opéra, la technologie et l’expérimentation pour des
spectacles grandioses reconnus dans le monde entier.
La Rumba catalane
La musique en Catalogne c’est aussi la rumba catalane,
issue de la fusion du flamenco et de la musique afro-
cubaine. La guitare y tient une place majeure avec des
coups portés, telles des percussions, sur la caisse de
l’instrument tout en bloquant les cordes. Manu Chao a,
depuis quelques années déjà, le projet d’un album de
rumba catalane dont les chansons seraient déjà
composées. Ce qu’on appelle aujourd’hui dans le monde
entier la rumba catalane est un style musical inventé à la
fin des années 1950 par les gitans des quartiers pauvres
de Barcelone. En se familiarisant avec les sons
nouveaux de la salsa et les rythmes des îles des
Caraïbes et d’Amérique latine, ils ont adopté ces
nouveaux sons, tout en conservant la plainte rauque et
les vibratos à l’orientale hérités du flamenco. Le mélange
a donné un nouveau style de chanson, facilement
mémorisable, qui dépasse désormais largement la
sphère gitane et touche le grand public. La consécration
est venue lors de la cérémonie de clôture des Jeux
olympiques de Barcelone en 1992. À cette occasion, le
monde entier a découvert, la version rumba décapante
de All My Loving (des Beatles) par Los Manolos et la
chanson gitane de Peret Barcelona Tiene Poder, traitées
à égale importance que la chanson « Barcelona » du
duo constitué par la soprano Montserrat Caballé et le
chanteur de Queen Freddy Mercury.
La Nova Cançó (nouvelle chanson catalane)
Les Catalans sont très attachés à leur différenciation
culturelle par rapport au reste de l’Espagne et lorsque
les artistes chantent en catalan, il s’agit d’une manière
pour eux de revendiquer leur identité. Dans les années
soixante, la Nova Cançó s’est ainsi appuyée sur
l’utilisation du catalan, malgré le contexte franquiste. De
ce mouvement sont nées de grandes figures de la
chanson catalane, Maria del Mar Bonet, Raimon, mais
surtout Lluís Llach, un auteur et interprète très engagé
au début de sa carrière. Ses chansons ont gagné en
popularité, alors que leurs thèmes devenaient plus
poétiques. Il a ainsi mis en musique de nombreux
poèmes catalans. Son morceau le plus connu est
L’Estaca, devenu l’hymne non officiel du syndicat
polonais Solidarnosc, mais aussi l’hymne officiel du club
de rugby USAP Perpignan. Entre 2015 et 2017, il a aussi
été député au Parlement de Catalogne après s’être
présenté au sein de la coalition indépendantiste Junts
pel Sí.
Autre célébrité, Joan Manuel Serrat, connu en Espagne,
mais aussi dans toute l’Amérique du Sud, ne se
cantonne pas à un style précis : folklore catalan, tango,
boléro ou chansons populaires d’Amérique latine. Sa
popularité va bien au-delà des frontières espagnoles et
des artistes cubains lui ont même dédié un disque.
La scène rock catalane
La plupart des peuples ont vu éclore des groupes de
rock qui ont influencé toute une génération. Ce qui
différencie la Catalogne des autres régions vient du lien
étroit existant entre le développement du rock catalan et
la métamorphose politique du pays à l’œuvre lors de la
sortie du franquisme. Pendant longtemps, le rock s’est
écrit en anglais ou en espagnol, mais pas en catalan.
Lorsque les groupes locaux ont pris le pari de chanter
dans leur propre langue, ils ont immédiatement connu un
formidable succès public, encouragés dans cette voie
par le gouvernement de la Catalogne. Aujourd’hui, la
pop et le rock indie chantés en catalan ont une place de
choix dans le panorama musical, avec la pop-folk de
Manel, la pop du groupe majorquin Antonia Font ou
encore Mishima qui avait commencé en produisant deux
albums en anglais avant d’écrire exclusivement en
catalan. Le rock d’origine catalane a une identité qui lui
est propre et ce, malgré tous les risques qu’implique la
composition artistique dans une langue vernaculaire.
La scène musicale locale est dense et de nombreux
groupes catalans trustent les premières places des
charts locaux. Sopa de Cabra, avait marqué les esprits
avec leur chanson L’Empordà, devenu l’hymne de toute
une région. De même Sau et son morceau Boig per tu a
été repris par toute une génération. Aujourd’hui de
nombreux groupes de pop-rock ont pris le relais, comme
Els amics de les arts, un groupe barcelonais de musique
folk-pop-indie aux réminiscences électroniques, autant
apprécié par le public que par la critique. Quant à la
musique de Txarango, elle est une fusion entre le
reggae, le punk et la musique latine, héritière de la
rumba cubaine. Ils ont déjà reçu deux disques d’or. Dans
la même veine, le groupe Estopa mélange les genres
avec succès, puisant ses sources entre la rumba
catalane, le rock et le flamenco. Le succès de ces
derniers a franchi les frontières puisque le groupe a
énormément de succès en Amérique latine. Kaya
Malayo est un groupe de ska à la musique festive, pleine
de rythme et d’énergie. Le groupe Sangtraït est le
représentant majeur du heavy metal catalan. Les
membres d’Els Pets avaient formé leur groupe dans les
années 1980 pensant que l’aventure ne durerait pas. Ils
sont encore actifs aujourd’hui et leur musique aux
accents pop, séduit toujours un public nombreux.
Le Razzmatazz ou la Sala Apolo sont d’abord des boîtes
de nuit, mais chacune d’entre elles propose aussi de la
musique live. Alors, surveillez leur programmation, vous
y trouverez des artistes internationaux comme des
talents locaux. Pour les amateurs de jazz Jamboree et le
Harlem Jazz Club, deux clubs situés au cœur du Barri
Gòtic, sont des incontournables.
Toute la nouvelle scène catalane trouve aussi à se
produire dans les grands festivals de l’été, au milieu des
plus grandes stars internationales au Primavera Sound
de Barcelone ou lors d’autres propositions artistiques.
Ainsi, tous les ans, en septembre, Vic accueille le Mercat
de Música (marché de musique vivante), qui permet
d’écouter et de découvrir des artistes émergents
pendant cinq jours de concerts. Le VIDA Festival (à
Vilanova i la Geltrú) se distingue d’autres manifestations
du même genre, car le festival n’est pas uniquement
consacré à la musique, mais aussi propose de découvrir
des productions audiovisuelles ou de l’artisanat dans les
plus beaux sites de la ville, comme la Masia d’en
Cabanyes et le Molí de Mar.
Si vous ne disposez pas assez de temps ou si vous
n’avez pas envie de vous rendre à l’un de ces festivals,
faites un détour par le Mariatchi, un bar situé dans la
vieille ville de Barcelone, au coin des Carrer dels Còdols
et Carrer d’en Rull. Une grande guitare colorée décore le
mur, de la musique festive résonne et une banderole de
Che Sudaka est fièrement arborée au mur en l’honneur
du groupe composé de musiciens argentins et
colombiens. Ce petit bar coloré est très fréquenté par les
musiciens de Barcelone, et puis vous aurez peut-être la
chance d’y croiser Manu Chao qui s’y produit
régulièrement lorsqu’il n’est pas en tournée.
Littérature
Cosmopolite, engagée, rayonnante, Barcelone est de
ces villes-mondes que la guerre, l’oppression et la
censure n’ont pas réussi à faire taire. Cette destination si
prisée des touristes a bien des atouts, une population
accueillante, des quartiers chamarrés, une architecture
audacieuse et une cathédrale qui n’en finit plus de
monter vers le ciel. Mais Barcelone est aussi capitale,
celle de la Catalogne, et à travers sa langue qui se
décline depuis des siècles dans une littérature exaltante,
nul ne pourrait en douter. Sa province a vu naître foison
d’écrivains, moisson de poètes, dont les noms nous sont
devenus familiers, tels ceux d’Eduardo Mendoza, Jaume
Cabré, Carlos Ruiz Zafón ou Victor del Árbol, ou ne
manqueront pas de le devenir aux lecteurs les plus
curieux, Jacint Verdaguer, Joan Maragall, Josep Pla, et
encore Juan Goytisolo. Jolies promenades en
perspective dans une ville qui a fait de sa littérature la
force de son identité.
Ramon Llull, et son disciple Thomas le Myesier, présentant trois
traités à Jeanne II de Bourgogne,reine de France et de Navarre.
Enluminure datant de 1325. - © Wikimedia commons
La littérature catalane
Si tout est politique, la langue ne fait pas exception. Ville
espagnole, les rues de Barcelone résonnent en castillan,
mais capitale de la Catalogne, c’est au son du catalan
que vibre son cœur. C’est pourquoi il est impossible
d’évoquer l’histoire de sa littérature sans citer Ramon
LLull, pourtant né à Palma de Majorque, au début du
XIIIe siècle. Page devenu précepteur du fils du Roi,
l’homme débute sa vie en bon vivant, sans se poser la
moindre question existentielle. À l’aube de ses 30 ans,
l’Appel de Dieu se fait entendre, si fort qu’il en
abandonne famille et biens pour s’en aller prêcher, ce
qu’il fit en arabe, qu’il apprit pour l’occasion, mais aussi
en catalan qu’il fut le premier à transcrire à l’écrit de
manière littéraire. Illustre figure du Moyen Âge, Ramon
LLull a laissé à la postérité sa célèbre machine à penser,
de nombreux écrits, théologiques ou scientifiques, mais
également deux romans philosophiques écrits dans son
idiome de prédilection, Blaquerne et Félix ou les
merveilles du monde. Au siècle suivant, le poète Ausiàs
March assure la transition vers la Renaissance,
évoquant l’amour et usant à son tour du catalan. Il était
également le beau-frère de Joanot Martorell, auteur du
phénoménal Tirant lo Blanc, qui ne fut publié, de
manière posthume, qu’en 1490, mais qui fut tant admiré
par Miguel de Cervantès qu’il est cité dans son Don
Quichotte, œuvre culte qui par ailleurs comporte un
épisode barcelonais et offre une vision intéressante de
l’essor de la ville au début du XVIIe siècle.
Le catalan, comme langue littéraire, connaît quant à lui
un certain déclin jusqu’à la Renaixença, au XIXe siècle.
Proche du romantisme à l’européenne, ce mouvement
culturel d’importance est tout particulièrement représenté
par celui qui fut tour à tour surnommé Le Prince des
poètes ou le Dante de Catalogne, Jacint Verdaguer. Né
au joli mois de mai 1845 à Folgueroles, issu d’une
famille de condition modeste, c’est à une carrière
ecclésiastique qu’il se destine, intégrant le séminaire de
Vic dès son plus jeune âge. Se frottant aux auteurs
classiques, grecs, latins et espagnols, une nouvelle
vocation ne tarde pas à émerger, et elle sera littéraire.
Ses vers sont tout d’abord d’obédience religieuse, puis
viennent en 1865 et 1866 les premiers prix qu’il remporte
aux Jeux Floraux de Barcelone, joutes poétiques en
langue catalane qui font alors fureur. Pour raisons de
santé, il doit s’exiler, et c’est sur le bateau qui le ramène
de Cuba en 1876 qu’il achève son chef-d’œuvre,
L’Atlantide, à découvrir dans sa version française aux
éditions de la BNF. Ce poème de dix chants narre le
naufrage de Christophe Colomb et sa rencontre avec un
ermite qui lui dévoile tous les secrets de l’île engloutie.
Prix spécial des Jeux Floraux de 1877, cette épopée
vaudra à son auteur la consécration.
Quasiment à la même époque, le 10 octobre 1860, naît
à Barcelone un autre poète, Joan Maragall. Les très
beaux jardins qui portent son nom, nichés au cœur de la
colline de Montjuïc, démontrent toute la tendresse que
les Barcelonais éprouvent pour cette figure tutélaire du
Modernisme catalan. Issu d’une famille fortunée, ayant
suivi des études de droit, c’est vers le journalisme qu’il
se tourne à la trentaine, après avoir goûté au plaisir de la
traduction d’auteurs aussi illustres que Goethe ou
Nietzsche. Bourgeois, mais bohème, engagé, mais
refusant d’entrer en politique, croyant, mais proche de la
nature, ses multiples facettes le poussent à vouloir
restituer la « paraula viva », la parole vivante, celle que
l’on trouve chez le peuple et que le poète se doit de
mettre en forme. Joan Maragall est l’auteur d’une œuvre
riche et novatrice, mais aussi du Cant de la Senyera
(Chant du drapeau) qui, mis en musique, deviendra l’un
des principaux hymnes nationaux catalans.
Novateurs, Josep Pla (1897-1981), Salvador Espriu
(1913-1985) et Josep Maria de Sagarra (1894-1961)
l’étaient également. À eux trois, ils ont poursuivi ce
véritable renouvellement de la littérature catalane et
témoigné de la réalité historique du XXe siècle naissant.
Le premier s’est confié dans Le Cahier gris que les
éditions Jacqueline Chambon ont offert en traduction en
1992, le second a produit une œuvre remarquée dont La
Peau du taureau et Le Cimetière de Sinera. Josep Maria
de Sagarra, pour sa part, a publié ce qui est considéré
comme l’un des plus grands romans sur sa ville,
Barcelone. Écrit en seulement deux mois, l’imposant
Vies privées a subi la censure lors de sa parution en
1932 puis n’a été disponible en français qu’en 2015, à
l’initiative des éditions Bourgois. Peinture sans
concession de la haute société catalane dans les
sombres années qui précèdent la prise de pouvoir par
Franco, l’écrivain Juan Marsé, Prix Cervantès 2008, dira
de ce livre qu’il est une « référence obligée ».
Le début de siècle est favorable à l’expansion de la
culture catalane et le Modernisme laisse place au
Noucentisme. Esthétique, ce mouvement devient
rapidement politique et s’affirme dans la victoire du parti
Solidaritat catalana en 1907. Le collectif est de mise,
tous convergent vers un objectif unique, la création
d’une culture commune qui s’inscrira dans l’éternité. En
poésie, Josep Carner s’inspire des maîtres catalans,
Jacint Verdaguer et Joan Maragall, mais aussi des
influences européennes pour faire évoluer son art. Son
recueil Els fruits saborosos le propulse comme tête de
file du Noucentisme, à l’égal d’Eugeni d’Ors dont les
Gloses, billets littéraires qu’il publie dans la presse
quotidienne, mettent en lumière « les palpitations du
temps ». La Première Guerre mondiale n’arrivera pas à
éteindre ce militantisme culturel, il n’en sera
malheureusement pas de même du coup d’État
orchestré par Miguel Primo de Rivera en 1923.
L’époque contemporaine
À la Génération de 14 succède la Génération de 50,
celle des « enfants de la guerre ». À l’instar de Juan
Goytisolo qui a perdu sa mère pendant les
bombardements franquistes de 1938, ces écrivains ont
vécu la guerre civile puis la dictature, cela se ressent
dans leur écriture qui tend vers le réalisme social et une
vraie critique politique de l’Espagne. Après s’être
impliqué clandestinement aux côtés du Parti
communiste, Juan Goytisolo choisira l’exil vers la France
où il entrera aux éditions Gallimard, d’abord comme
lecteur puis comme responsable éditorial de la littérature
hispanophone, avant de quitter la maison mère, dans
laquelle il continuera de publier, pour voguer vers de
nouveaux rivages. Bien qu’ayant beaucoup voyagé, son
pays natal restera sa principale source d’inspiration,
mâtinant son point de vue acéré d’une certaine ironie,
par exemple dans Deuil au Paradis ou Pièces d’identité.
Couronné par de nombreuses récompenses, dont le Prix
national des lettres espagnoles en 2008, il décédera à
peine 10 ans plus tard à Marrakech. Jaime Gil de
Biedma (1929-1990) quittera lui aussi quelque temps le
pays, mais finira par revenir à Barcelone qui l’a vu naître.
Cela ne l’empêchera pas de publier en 1959
Compañeros de viaje qui, comme Moralités en 1966,
évoque l’oppression du peuple par le régime en place, le
faisant entrer dans la lignée des poètes sociaux. Dans
son journal intime, publié en 1974 sous le titre Diaro del
artista seriamente enfermo, il offre un panorama
intéressant de cette Génération de 50 à laquelle se
rattache de loin Juan Marsé, dont le roman Adieu la vie,
adieu l’amour ne put paraître qu’au Mexique, souffrant
de la censure franquiste de ces années 70. À découvrir
en prime son opus Teresa l’après-midi, publié en
français aux éditions Bourgois en 1993, qui mêle
intelligemment histoires d’amour et de politique, castillan
et catalan.
Un autre nom nous est devenu familier, même si on
ignore généralement que c’est à Barcelone que vit le
jour Eduardo Mendoza en 1943. Fils de magistrat, il
étudie le droit puis la sociologie. Il quitte néanmoins son
métier d’avocat pour rejoindre New York où il exercera
comme traducteur pour le compte de l’ONU. Son
premier roman paraît l’année de la mort de Franco et est
récompensé par le Prix de la Critique. Dans La Vérité
sur l’affaire Savolta, disponible en poche chez Points,
c’est une Catalogne en proie aux grèves ouvrières et
aux attentats anarchistes qui est décrite, sous couvert
d’enquête policière. Si Mendoza use d’une forme plus
classique que ses prédécesseurs, il sait aussi faire
preuve d’humour comme il le démontre dans Le Mystère
de la crypte ensorcelée en 1979. Mais c’est avec La Ville
des prodiges (1986) qu’il franchit une étape, et
s’affirme – de son vivant – comme un auteur déjà
classique. Son héros, ou anti-héros, Onofre Bouvilla,
peine à trouver sa place dans la bouillonnante Barcelone
qui s’apprête à accueillir l’Exposition universelle de
1887, son destin cocasse, mais précaire a séduit
foultitude de lecteurs. Une œuvre foisonnante et
détonante lardée de prix internationaux, dont le Franz
Kafka en 2015 et le Cervantes l’année suivante.
Son contemporain et compatriote Jaume Cabré a
également séduit le public français, bien qu’il lui fallût
consacrer huit années à l’écriture d’un monument de la
littérature catalane : Confiteor. Publié en 2013 par Actes
Sud, le succès est immédiat, à tel point que certains ne
jurent que par cet imposant roman de plus de 800
pages. Le résumer tient d’une impossible mission, il y
est question d’un petit garçon, Adrià, qui ne semble pas
né dans la bonne famille, mais aussi d’un violon et d’un
amour contrarié, d’une maladie qui ronge la mémoire et
précipite l’écriture, de philosophie et d’érudition. Hors-
norme, cette œuvre supporte sans faillir les multiples
relectures et semble parfaite pour accompagner le
voyageur en goguette. Du même tenant, la trilogie Le
Cimetière des livres oubliés, dont le premier tome
L’Ombre du vent a été traduit par Grasset en 2004, a fait
du Barcelonais Carlos Ruiz Zafón l’un des auteurs les
plus vendus au monde. Best-seller aux millions
d’exemplaires vendus, cette fresque historique qui prend
place dans la Barcelone d’après-guerre raconte la quête
éperdue de Daniel Sempere qui s’entiche d’un
mystérieux écrivain méconnu, Julián Carax. Pour les
fanatiques de policiers, impossible de faire l’impasse sur
Victor del Árbol, sa Tristesse du samouraï, paru chez
Actes Sud Noir en 2011, lui a valu une notoriété
immédiate.
Top 10
Lecture
La foisonnante et chamarrée Barcelone fourmille
d’histoires et de rencontres, qu’elles s’écrivent en
catalan ou en castillan, s’adressent aux grands ou aux
plus petits, plaisent aux poètes ou aux amoureux, aux
férus d’histoire ou de bandes dessinées, chacune
découvre une facette de la ville monde.
Un beau livre
Gaudí, l’œuvre complet, Isabel Artigas – Éditions Place
des Victoires. Que serait Barcelone sans Gaudí, la ville
sans la Sagrada Familia ? Découverte d’un architecte
virtuose.
Un album jeunesse
La Ville des animaux, Joan Negrescolor – Éditions
Hélium. L’auteur barcelonais né en 1978 a un talent fou
et livre de superbes illustrations aussi chatoyantes que
sa ville natale.
LAVILLESAUVAGE - © hélium Actes Sud, 2018
Une anthologie
Barcelone, petite anthologie d’escapades littéraires,
collectif – Éditions Robert Lafont. Retrouver les plus
illustres auteurs, de Stendhal à Lorca, et découvrir à
quoi ressemblait leur propre Barcelone.
BARCELONE, PETITE ANTHOLOGIE - © Éditions Robert Lafont
Une fresque historique
Les voix du Pamano, Jaume Cabré – Éditions 10-18.
L’auteur du remarquable Confiteor fait ici découvrir la
Guerre civile qui trouve toujours écho dans notre
présent.
Les Voix du Pamano - © éditions 10-18
BD Adultes
Le Vampire de Barcelone, Ivan Ledesma, Miguel Angel
Parra et Jandro Gonzalez – Éditions du Long bec. Une
petite fille disparaît dans les rues barcelonaises du début
du XXe siècle, se pourrait-il que rôde un croque-
mitaine ?
LaVampireDeBarcelone - © Éditions du Long bec
BD Ados
F.C. Barcelone, La Masia, l’école des rêves, Torrents
Eduard et Cesc – Éditions Dupuis. Quim de Vilanova et
Manu de Douala font partie de l’académie du Barça, une
histoire de football, et d’amitié.
FC Barcelone - © Éditions Dupuis
Un roman choral
Barcelona !, Grégoire Polet ̶ Éditions Folio. L’auteur
belge entrelace mille histoires, boucle le tout à la
perfection et offre une magnifique vision de la ville.
Barcelona ! - © éditions Gallimard - Folio
Roman noir
Tatouage, Manuel Vázquez Montalbán – Éditions Points.
Un cadavre tatoué et sans visage ? L’une des premières
enquêtes du détective fin gourmet Pepe Carvalho.
Tatouage - © Editions Points
Récit initiatique
Nada, Carmen Laforet ̶ Éditions Le Livre de Poche.
Dans les années 40, la jeune Andréa débarque dans
une Barcelone brisée par le franquisme. Un roman
emblématique.
Laforet - © Le Livre de Poche
Anthologie poétique
Huit siècles de poésie catalane, Jean-Claude Morera –
Éditions L’Harmattan. Soixante-quatre poèmes catalans
trop méconnus, à découvrir pour apprécier la richesse
d’une langue vivante.
Littérature
Cosmopolite, engagée, rayonnante, Barcelone est de
ces villes-mondes que la guerre, l’oppression et la
censure n’ont pas réussi à faire taire. Cette destination si
prisée des touristes a bien des atouts, une population
accueillante, des quartiers chamarrés, une architecture
audacieuse et une cathédrale qui n’en finit plus de
monter vers le ciel. Mais Barcelone est aussi capitale,
celle de la Catalogne, et à travers sa langue qui se
décline depuis des siècles dans une littérature exaltante,
nul ne pourrait en douter. Sa province a vu naître foison
d’écrivains, moisson de poètes, dont les noms nous sont
devenus familiers, tels ceux d’Eduardo Mendoza, Jaume
Cabré, Carlos Ruiz Zafón ou Victor del Árbol, ou ne
manqueront pas de le devenir aux lecteurs les plus
curieux, Jacint Verdaguer, Joan Maragall, Josep Pla, et
encore Juan Goytisolo. Jolies promenades en
perspective dans une ville qui a fait de sa littérature la
force de son identité.
Ramon Llull, et son disciple Thomas le Myesier, présentant trois
traités à Jeanne II de Bourgogne,reine de France et de Navarre.
Enluminure datant de 1325. - © Wikimedia commons
La littérature catalane
Si tout est politique, la langue ne fait pas exception. Ville
espagnole, les rues de Barcelone résonnent en castillan,
mais capitale de la Catalogne, c’est au son du catalan
que vibre son cœur. C’est pourquoi il est impossible
d’évoquer l’histoire de sa littérature sans citer Ramon
LLull, pourtant né à Palma de Majorque, au début du
XIIIe siècle. Page devenu précepteur du fils du Roi,
l’homme débute sa vie en bon vivant, sans se poser la
moindre question existentielle. À l’aube de ses 30 ans,
l’Appel de Dieu se fait entendre, si fort qu’il en
abandonne famille et biens pour s’en aller prêcher, ce
qu’il fit en arabe, qu’il apprit pour l’occasion, mais aussi
en catalan qu’il fut le premier à transcrire à l’écrit de
manière littéraire. Illustre figure du Moyen Âge, Ramon
LLull a laissé à la postérité sa célèbre machine à penser,
de nombreux écrits, théologiques ou scientifiques, mais
également deux romans philosophiques écrits dans son
idiome de prédilection, Blaquerne et Félix ou les
merveilles du monde. Au siècle suivant, le poète Ausiàs
March assure la transition vers la Renaissance,
évoquant l’amour et usant à son tour du catalan. Il était
également le beau-frère de Joanot Martorell, auteur du
phénoménal Tirant lo Blanc, qui ne fut publié, de
manière posthume, qu’en 1490, mais qui fut tant admiré
par Miguel de Cervantès qu’il est cité dans son Don
Quichotte, œuvre culte qui par ailleurs comporte un
épisode barcelonais et offre une vision intéressante de
l’essor de la ville au début du XVIIe siècle.
Le catalan, comme langue littéraire, connaît quant à lui
un certain déclin jusqu’à la Renaixença, au XIXe siècle.
Proche du romantisme à l’européenne, ce mouvement
culturel d’importance est tout particulièrement représenté
par celui qui fut tour à tour surnommé Le Prince des
poètes ou le Dante de Catalogne, Jacint Verdaguer. Né
au joli mois de mai 1845 à Folgueroles, issu d’une
famille de condition modeste, c’est à une carrière
ecclésiastique qu’il se destine, intégrant le séminaire de
Vic dès son plus jeune âge. Se frottant aux auteurs
classiques, grecs, latins et espagnols, une nouvelle
vocation ne tarde pas à émerger, et elle sera littéraire.
Ses vers sont tout d’abord d’obédience religieuse, puis
viennent en 1865 et 1866 les premiers prix qu’il remporte
aux Jeux Floraux de Barcelone, joutes poétiques en
langue catalane qui font alors fureur. Pour raisons de
santé, il doit s’exiler, et c’est sur le bateau qui le ramène
de Cuba en 1876 qu’il achève son chef-d’œuvre,
L’Atlantide, à découvrir dans sa version française aux
éditions de la BNF. Ce poème de dix chants narre le
naufrage de Christophe Colomb et sa rencontre avec un
ermite qui lui dévoile tous les secrets de l’île engloutie.
Prix spécial des Jeux Floraux de 1877, cette épopée
vaudra à son auteur la consécration.
Quasiment à la même époque, le 10 octobre 1860, naît
à Barcelone un autre poète, Joan Maragall. Les très
beaux jardins qui portent son nom, nichés au cœur de la
colline de Montjuïc, démontrent toute la tendresse que
les Barcelonais éprouvent pour cette figure tutélaire du
Modernisme catalan. Issu d’une famille fortunée, ayant
suivi des études de droit, c’est vers le journalisme qu’il
se tourne à la trentaine, après avoir goûté au plaisir de la
traduction d’auteurs aussi illustres que Goethe ou
Nietzsche. Bourgeois, mais bohème, engagé, mais
refusant d’entrer en politique, croyant, mais proche de la
nature, ses multiples facettes le poussent à vouloir
restituer la « paraula viva », la parole vivante, celle que
l’on trouve chez le peuple et que le poète se doit de
mettre en forme. Joan Maragall est l’auteur d’une œuvre
riche et novatrice, mais aussi du Cant de la Senyera
(Chant du drapeau) qui, mis en musique, deviendra l’un
des principaux hymnes nationaux catalans.
Novateurs, Josep Pla (1897-1981), Salvador Espriu
(1913-1985) et Josep Maria de Sagarra (1894-1961)
l’étaient également. À eux trois, ils ont poursuivi ce
véritable renouvellement de la littérature catalane et
témoigné de la réalité historique du XXe siècle naissant.
Le premier s’est confié dans Le Cahier gris que les
éditions Jacqueline Chambon ont offert en traduction en
1992, le second a produit une œuvre remarquée dont La
Peau du taureau et Le Cimetière de Sinera. Josep Maria
de Sagarra, pour sa part, a publié ce qui est considéré
comme l’un des plus grands romans sur sa ville,
Barcelone. Écrit en seulement deux mois, l’imposant
Vies privées a subi la censure lors de sa parution en
1932 puis n’a été disponible en français qu’en 2015, à
l’initiative des éditions Bourgois. Peinture sans
concession de la haute société catalane dans les
sombres années qui précèdent la prise de pouvoir par
Franco, l’écrivain Juan Marsé, Prix Cervantès 2008, dira
de ce livre qu’il est une « référence obligée ».
Le début de siècle est favorable à l’expansion de la
culture catalane et le Modernisme laisse place au
Noucentisme. Esthétique, ce mouvement devient
rapidement politique et s’affirme dans la victoire du parti
Solidaritat catalana en 1907. Le collectif est de mise,
tous convergent vers un objectif unique, la création
d’une culture commune qui s’inscrira dans l’éternité. En
poésie, Josep Carner s’inspire des maîtres catalans,
Jacint Verdaguer et Joan Maragall, mais aussi des
influences européennes pour faire évoluer son art. Son
recueil Els fruits saborosos le propulse comme tête de
file du Noucentisme, à l’égal d’Eugeni d’Ors dont les
Gloses, billets littéraires qu’il publie dans la presse
quotidienne, mettent en lumière « les palpitations du
temps ». La Première Guerre mondiale n’arrivera pas à
éteindre ce militantisme culturel, il n’en sera
malheureusement pas de même du coup d’État
orchestré par Miguel Primo de Rivera en 1923.
L’époque contemporaine
À la Génération de 14 succède la Génération de 50,
celle des « enfants de la guerre ». À l’instar de Juan
Goytisolo qui a perdu sa mère pendant les
bombardements franquistes de 1938, ces écrivains ont
vécu la guerre civile puis la dictature, cela se ressent
dans leur écriture qui tend vers le réalisme social et une
vraie critique politique de l’Espagne. Après s’être
impliqué clandestinement aux côtés du Parti
communiste, Juan Goytisolo choisira l’exil vers la France
où il entrera aux éditions Gallimard, d’abord comme
lecteur puis comme responsable éditorial de la littérature
hispanophone, avant de quitter la maison mère, dans
laquelle il continuera de publier, pour voguer vers de
nouveaux rivages. Bien qu’ayant beaucoup voyagé, son
pays natal restera sa principale source d’inspiration,
mâtinant son point de vue acéré d’une certaine ironie,
par exemple dans Deuil au Paradis ou Pièces d’identité.
Couronné par de nombreuses récompenses, dont le Prix
national des lettres espagnoles en 2008, il décédera à
peine 10 ans plus tard à Marrakech. Jaime Gil de
Biedma (1929-1990) quittera lui aussi quelque temps le
pays, mais finira par revenir à Barcelone qui l’a vu naître.
Cela ne l’empêchera pas de publier en 1959
Compañeros de viaje qui, comme Moralités en 1966,
évoque l’oppression du peuple par le régime en place, le
faisant entrer dans la lignée des poètes sociaux. Dans
son journal intime, publié en 1974 sous le titre Diaro del
artista seriamente enfermo, il offre un panorama
intéressant de cette Génération de 50 à laquelle se
rattache de loin Juan Marsé, dont le roman Adieu la vie,
adieu l’amour ne put paraître qu’au Mexique, souffrant
de la censure franquiste de ces années 70. À découvrir
en prime son opus Teresa l’après-midi, publié en
français aux éditions Bourgois en 1993, qui mêle
intelligemment histoires d’amour et de politique, castillan
et catalan.
Un autre nom nous est devenu familier, même si on
ignore généralement que c’est à Barcelone que vit le
jour Eduardo Mendoza en 1943. Fils de magistrat, il
étudie le droit puis la sociologie. Il quitte néanmoins son
métier d’avocat pour rejoindre New York où il exercera
comme traducteur pour le compte de l’ONU. Son
premier roman paraît l’année de la mort de Franco et est
récompensé par le Prix de la Critique. Dans La Vérité
sur l’affaire Savolta, disponible en poche chez Points,
c’est une Catalogne en proie aux grèves ouvrières et
aux attentats anarchistes qui est décrite, sous couvert
d’enquête policière. Si Mendoza use d’une forme plus
classique que ses prédécesseurs, il sait aussi faire
preuve d’humour comme il le démontre dans Le Mystère
de la crypte ensorcelée en 1979. Mais c’est avec La Ville
des prodiges (1986) qu’il franchit une étape, et
s’affirme – de son vivant – comme un auteur déjà
classique. Son héros, ou anti-héros, Onofre Bouvilla,
peine à trouver sa place dans la bouillonnante Barcelone
qui s’apprête à accueillir l’Exposition universelle de
1887, son destin cocasse, mais précaire a séduit
foultitude de lecteurs. Une œuvre foisonnante et
détonante lardée de prix internationaux, dont le Franz
Kafka en 2015 et le Cervantes l’année suivante.
Son contemporain et compatriote Jaume Cabré a
également séduit le public français, bien qu’il lui fallût
consacrer huit années à l’écriture d’un monument de la
littérature catalane : Confiteor. Publié en 2013 par Actes
Sud, le succès est immédiat, à tel point que certains ne
jurent que par cet imposant roman de plus de 800
pages. Le résumer tient d’une impossible mission, il y
est question d’un petit garçon, Adrià, qui ne semble pas
né dans la bonne famille, mais aussi d’un violon et d’un
amour contrarié, d’une maladie qui ronge la mémoire et
précipite l’écriture, de philosophie et d’érudition. Hors-
norme, cette œuvre supporte sans faillir les multiples
relectures et semble parfaite pour accompagner le
voyageur en goguette. Du même tenant, la trilogie Le
Cimetière des livres oubliés, dont le premier tome
L’Ombre du vent a été traduit par Grasset en 2004, a fait
du Barcelonais Carlos Ruiz Zafón l’un des auteurs les
plus vendus au monde. Best-seller aux millions
d’exemplaires vendus, cette fresque historique qui prend
place dans la Barcelone d’après-guerre raconte la quête
éperdue de Daniel Sempere qui s’entiche d’un
mystérieux écrivain méconnu, Julián Carax. Pour les
fanatiques de policiers, impossible de faire l’impasse sur
Victor del Árbol, sa Tristesse du samouraï, paru chez
Actes Sud Noir en 2011, lui a valu une notoriété
immédiate.
Top 10
Lecture
La foisonnante et chamarrée Barcelone fourmille
d’histoires et de rencontres, qu’elles s’écrivent en
catalan ou en castillan, s’adressent aux grands ou aux
plus petits, plaisent aux poètes ou aux amoureux, aux
férus d’histoire ou de bandes dessinées, chacune
découvre une facette de la ville monde.
Un beau livre
Gaudí, l’œuvre complet, Isabel Artigas – Éditions Place
des Victoires. Que serait Barcelone sans Gaudí, la ville
sans la Sagrada Familia ? Découverte d’un architecte
virtuose.
Un album jeunesse
La Ville des animaux, Joan Negrescolor – Éditions
Hélium. L’auteur barcelonais né en 1978 a un talent fou
et livre de superbes illustrations aussi chatoyantes que
sa ville natale.
LAVILLESAUVAGE - © hélium Actes Sud, 2018
Une anthologie
Barcelone, petite anthologie d’escapades littéraires,
collectif – Éditions Robert Lafont. Retrouver les plus
illustres auteurs, de Stendhal à Lorca, et découvrir à
quoi ressemblait leur propre Barcelone.
BARCELONE, PETITE ANTHOLOGIE - © Éditions Robert Lafont
Une fresque historique
Les voix du Pamano, Jaume Cabré – Éditions 10-18.
L’auteur du remarquable Confiteor fait ici découvrir la
Guerre civile qui trouve toujours écho dans notre
présent.
Les Voix du Pamano - © éditions 10-18
BD Adultes
Le Vampire de Barcelone, Ivan Ledesma, Miguel Angel
Parra et Jandro Gonzalez – Éditions du Long bec. Une
petite fille disparaît dans les rues barcelonaises du début
du XXe siècle, se pourrait-il que rôde un croque-
mitaine ?
LaVampireDeBarcelone - © Éditions du Long bec
BD Ados
F.C. Barcelone, La Masia, l’école des rêves, Torrents
Eduard et Cesc – Éditions Dupuis. Quim de Vilanova et
Manu de Douala font partie de l’académie du Barça, une
histoire de football, et d’amitié.
FC Barcelone - © Éditions Dupuis
Un roman choral
Barcelona !, Grégoire Polet ̶ Éditions Folio. L’auteur
belge entrelace mille histoires, boucle le tout à la
perfection et offre une magnifique vision de la ville.
Barcelona ! - © éditions Gallimard - Folio
Roman noir
Tatouage, Manuel Vázquez Montalbán – Éditions Points.
Un cadavre tatoué et sans visage ? L’une des premières
enquêtes du détective fin gourmet Pepe Carvalho.
Tatouage - © Editions Points
Récit initiatique
Nada, Carmen Laforet ̶ Éditions Le Livre de Poche.
Dans les années 40, la jeune Andréa débarque dans
une Barcelone brisée par le franquisme. Un roman
emblématique.
Laforet - © Le Livre de Poche
Anthologie poétique
Huit siècles de poésie catalane, Jean-Claude Morera –
Éditions L’Harmattan. Soixante-quatre poèmes catalans
trop méconnus, à découvrir pour apprécier la richesse
d’une langue vivante.
A l’écran
Barcelone est le berceau du cinéma espagnol. Le
premier film local y a vu le jour en 1897, Riña en un café
de Fructuós Gelabert que son prénom prédestinait à une
œuvre prolifique. Une terrasse du quartier de Camps à
la tranquillité soudainement troublée par une bagarre
entre deux clients. L’affaire se termine par une poignée
de main, comme un symbole d’une ville qu’on associe
habituellement à l’indolence et à l’été, mais qui est en
même temps la proie de troubles identitaires profonds,
entre velléités d’indépendance et relation ombrageuse
avec sa rivale madrilène. Plus proche de nous, dans les
films de Cédric Klapisch ou de Woody Allen, c’est une
Barcelone estivale et touristique qui triomphe : une
jeunesse insouciante y pose provisoirement l’ancre.
Mais le cinéma nous invite également à sortir de ses
sentiers battus, quitte à en découvrir des aspects plus
sombres ou moins reluisants. Le cinéma catalan a connu
un bref âge d’or au début du XXe siècle auquel la
dictature de Franco et la centralisation de l’industrie du
film à Madrid ont mis un terme.
Le cinéaste Alejandro Gonzalez Iñárritu. - © Matteo Chinellato -
[Link]
L’équipe du film Vicky Cristina Barcelona - © Tinseltown -
[Link]
Renaissance du cinéma catalan et désirs
d’émancipation
Il faut attendre les années 1960 pour que le cinéma
reprenne son essor en Catalogne. Comme ailleurs en
Europe, un vent de modernité se met à souffler, qui
s’incarne en particulier dans l’école de Barcelone, dont
le cinéma inspiré de la Nouvelle Vague, volontiers
expérimental et abstrait à cause de la censure, perpétue
un esprit intellectuel et avant-gardiste caractéristique de
la ville. Fata Morgana (1965) de Vicente Aranda donne à
voir une Barcelone étrangement vide, qui vaut comme
une métaphore de la dictature, où sévit un tueur en
série. L’un des membres de cette école, Ricardo Bofill
deviendra un architecte célèbre dont les constructions
seront à leur tour appréciées des cinéastes. Plus léger,
mais avec une semblable tendance à l’abstraction,
Ditirambo (Gonzalo Suárez, 1969), est une sorte de
comédie d’action dont une scène se passe par exemple
au pied de la statue de Christophe Colomb, érigée sur la
plaça Portal de la Pau, sur le port. En 1975,
Michelangelo Antonioni pose ses caméras dans la ville
pour tourner Profession Reporter. Barcelone, ainsi que
les constructions d’Antoni Gaudí y figurent
abondamment et c’est sur le toit de la Casa Milà que
Jack Nicholson rencontre Maria Schneider. Que cette
histoire d’un homme qui voudrait changer d’identité et
repartir se passe dans la capitale catalane tombe
presque sous le sens. Les angoisses existentielles vont
de pair dans cette ville avec les questionnements
politiques. Les passionnés d’architecture jetteront un œil
sur un documentaire consacré à Gaudí par Hiroshi
Teshigahara en 1984, qui explore non seulement les
constructions emblématiques de la ville, mais aussi les
influences qui les ont nourries, tels les monastères ou
les églises romanes de la région, ou encore les coves de
Montserrat à proximité. La transition démocratique a
pour effet l’apparition d’un cinéma plus politique, tel La
Ville brûlée (Antoni Ribas, 1976) qui relate la répression
sanglante qui eut lieu lors de la Semaine tragique en
1909, symbole d’une Catalogne meurtrie par la
monarchie.
Une nouvelle jeunesse
Les années 1970 voient l’arrivée d’une nouvelle
génération de cinéastes catalans, Ventura Pons, Bigas
Luna, Josep Anton Salgon, qui coïncide avec
l’avènement de la démocratie. Pons signe Ocaña,
portrait par intermittence (1978), portrait d’une figure
connue de Las Ramblas et de la Plaça Reial, un peintre
gay, adepte du travestissement. À travers sa
filmographie, il n’aura de cesse d’explorer les versants
intimes de sa ville natale. Le troisième film de Bigas
Luna, Bilbao (1978), qui révélera plus tard Penelope
Cruz ou Javier Bardem, fit scandale à sa sortie à cause
d’un érotisme marqué qui deviendra sa marque de
fabrique et, contrairement à ce que son titre pourrait
laisser penser, se passe bien à Barcelone. La ville
s’ouvre progressivement, les étrangers commencent à y
affluer. Whit Stillman, avant Klapisch et Woody Allen,
signe avec Barcelona (1994) une délicieuse comédie de
mœurs contant les aventures sentimentales d’un
expatrié américain, nous promenant du Palais de la
musique catalane jusqu’au cloître de la cathédrale Santa
Creu, avec les obligatoires escales dans les bars dont la
ville abonde. Land of Freedom de Ken Loach, qui sort en
1995, rend compte de la fascination que continue
d’exercer la guerre civile espagnole, pendant laquelle
Barcelone fut l’un des bastions de la résistance au
putsch franquiste. Caresses (Ventura Pons, 1998) est un
film choral qui fait s’entrecroiser les destins de ses
personnages le temps d’une nuit. Pedro Almodovar y
tourne l’essentiel du bouleversant Tout sur ma mère
(1999), où l’on voit la Sagrada familia de nuit ou la carrer
Allada Vermell, une rue que le réalisateur a décrite
comme un mélange de La Havane, Marseille et Naples
en raison de sa vitalité débordante. Mais c’est L’Auberge
espagnole (2002) qui signe l’entrée de la ville catalane
dans le nouveau siècle, dont Cédric Klapisch fait
l’emblème de la tout juste naissante génération
Erasmus. Le talent du réalisateur pour attraper l’esprit du
temps, dans un savant mélange de clichés et de naturel,
lui a valu un grand succès populaire. Le Parc Güell et
ses palmiers, le téléphérique, la Rambla del Mar, la
carrer de les Caputxes dessinent une Barcelone à la fois
touristique et authentique. Un an auparavant, Gaudi
Afternoon (Susan Seidelmann), film méconnu, farfelu,
mais tout à fait charmant, rejouait cette indémodable
comédie de l’expatriation, avant que Woody Allen à son
tour ne surfe sur cette même vague en tournant Vicky
Cristina Barcelona (2008) qui renforce l’idée d’une ville
de vacances et d’intermittences du cœur, et réserve une
nouvelle fois une place toute particulière aux œuvres de
Gaudí. Il semble donc qu’il faille se tourner vers les
réalisateurs du cru pour avoir une image un peu plus
contrastée, comme dans le cinéma d’horreur espagnol
qui régénère le genre avec Rec (Jaume Balagueró, Paco
Plaza, 2007), dont l’immeuble se trouve Rambla de
Catalunya, ou avec Malveillance (Jaume Balagueró,
2011), sur un gardien d’immeuble pervers qui n’hésite
pas à s’introduire chez les différents locataires. Cinéma
de genre aussi, le récent Les Derniers jours (Alex
Pastor, David Pastor, 2013) qui présente la vision post-
apocalyptique d’une ville ravagée par un virus. Biutiful
(2010) du réalisateur mexicain Alejandro González
Iñárritu lève le voile sur une Barcelone qu’on a rarement
l’habitude de voir au cinéma, celle des périphéries et des
déshérités. La vague des séries s’est pour le moment
tenue à l’écart de la ville (La Casa de Papel, énorme
succès mondial, est tourné majoritairement à Madrid),
mais la Basilique Santa Maria del Mar, de Barcelone a
servi d’inspiration et de toile de fond à une série
historique espagnole, La Catedral del Mar (2018)
adaptée d’un best-seller, qui se passe au XIVe siècle
quand la ville régnait sur le commerce en Méditerranée.
Par ailleurs, Game of Thrones, dont de nombreuses
scènes ont été tournées en Espagne, s’est servi comme
décor de la Cathédrale Santa Maria de Gérone ou du
monastère Sant Pere de Galligants.
Gastronomie
Situées entre les premiers versants des Pyrénées et la
Méditerranée, Barcelone et sa région peuvent
s’enorgueillir d’une gastronomie variée mêlant produits
de la mer et du terroir. La cuisine catalane se caractérise
par l’abondance de légumes frais, de poissons et de
fruits de mer alors que le porc, comme dans le reste de
l’Espagne, reste très utilisé, tant sous forme de plats
cuisinés que de charcuterie. Les sauces sont enrichies
grâce à la picada, un produit typiquement catalan à base
de purée de pignons de pin, d’amande ou de noisettes
ou même de pain. Côté sucré, la région possède de
nombreuses spécialités d’entremets, de flans et autres
viennoiseries, souvent garnies de crème catalane. À
déguster sur le pouce dans l’un des nombreux marchés
de la ville. Si la cuisine de la région est empreinte de
traditions, Barcelone est aussi une ville innovante où des
chefs de renom ont su valoriser avec modernité la
richesse des produits du terroir catalan.
Jamon iberico - © Petrut Romeo Paul - [Link]
Sarsuela - © hlphoto - [Link]
Crème catalane, un grand classique de la région de Barcelone. - ©
martiapunts - [Link]
Mercado de la Boqueria - © Tupungato - [Link]
Immanquables tapas
Les tapas sont indissociables de la cuisine de la ville et
comme dans le reste de l’Espagne elles ne sont pas
uniquement de simples en-cas, mais de véritables
moments de partage. Il existe une quantité
invraisemblable de tapas et certaines recettes
dépendent souvent de la créativité du chef, néanmoins
on compte aussi des recettes emblématiques de la
région. Pour commencer pourquoi ne pas se laisser
tenter par un simplissime pa amb tomàquet, fait de pain
frotté à l’ail et à la tomate, généreusement arrosé d’huile
d’olive. Aussi basique que délicieux. Un peu plus
sophistiqué, l’escalivada consiste en un mélange de
légumes longuement grillés au four, souvent servi sur du
pain et décoré d’anchois. Les cargols a la llauna sont
aussi appréciés, généralement accompagné d’aïoli. Ces
escargots cuits au barbecue avec un mélange de
saindoux, d’herbes et d’épices se font très communs.
Autre tapa préparée au-dessus des braises, les calçots,
des oignons verts très doux grillés et servis avec une
salsa romesco, à savoir une sauce crémeuse à base de
tomate, de piments, d’amande et d’huile d’olive. Ces
oignons longs ressemblant à de petits poireaux sont
emblématiques de la ville de Valls, près de Barcelone et
sont dégustés lors de la calçotada. Beaucoup de tapas
sont plus simplement de la charcuterie, la Catalogne
comme le reste de l’Espagne étant experte en la
matière. Le terme embotit décrit différents types de
saucisses et de saucissons dont la garniture peut varier
énormément avec par exemple la botifarra, une variété
de saucisse servie grillée, alors que le fuet et le paltruc
se montrent plus proches d’un saucisson. Le paltruc
negre est par ailleurs fait avec du sang de porc à la
manière d’un boudin noir. Le jamón ibérico, bien que très
consommé à Barcelone et dans sa province, n’est pas
propre à la Catalogne, mais est produit dans une grande
partie de l’Espagne et du Portugal. Toutefois les variétés
locales portent le nom de pernil ibèric. Plus légère, la
salade appelée esqueixada se prépare très fraîche à
base de poivron, de tomate et de morue, cuite et
effilochée, très appréciée durant les chaudes journées
estivales. Plus copieuse, l’amanida catalana est une
salade de laitue et de tomate richement garnie de
charcuterie et d’olives. Autre en-cas, le coca de recapte
est un type de tarte salée garnie principalement de
légumes cuits et de poissons comme des sardines ou
des anchois. Le terme « recapte » désigne tout ce que
l’on peut trouver dans ses placards, la coca est donc très
versatile, et c’est aussi un plat populaire par excellence.
Les classiques catalans
Au-delà des entrées et des tapas, il existe bien d’autres
spécialités plus copieuses, dont de nombreux plats de
poisson. Très raffinée, la sarsuela est un mets de fête à
base de fruits de mer cuits dans une sauce sofregit,
constituée de tomate et d’oignon, parfumée au safran.
C’est un plat généralement consommé par les classes
bourgeoises, contrairement au suquet de peix, plus
simple, qui mélange poissons et pommes de terre dans
une sauce à la tomate, parfois servi avec de l’aïoli. On
retrouve un plat similaire à base de morue appelé
bacallà amb samfaina. Si beaucoup de plats espagnols
à base de riz comme la paella sont originaires de la
région de Valence, on apprécie à Barcelone certaines
spécialités comme le arroz a la cazuela, un riz en sauce
généralement garni de viande de lapin et du porc, mais
plutôt préparé avec des fruits de mer dans les régions
côtières. Plus connu, le arròs negre est coloré à l’encre
de seiche et garni de calamar et de crevettes.
Il existe également de nombreux plats de viande dont
certains sont des recettes hivernales robustes comme le
faves ofegades, à base de fèves et de saucisses. Plus
surprenant le conill amb xocolata est un ragoût de lapin
dans une sauce au chocolat. Le conill amb cargols, ce
plat en sauce à base de lapin et d’escargots, s’impose
comme la spécialité paysanne par excellence. Un
mélange qui peut paraître étrange, même si ces deux
ingrédients se retrouvent couramment dans la
gastronomie espagnole comme dans la paella
valenciana traditionnelle. Enfin la escudella i carn d’olla
se présente sous la forme d’une soupe richement garnie
de légumes d’hiver et de boulettes de viande.
Pour finir sur une touche de douceur, impossible de ne
pas évoquer la crème catalane, délicatement parfumée
au citron et à la cannelle. Cet entremets est
emblématique de la cuisine de Barcelone. Elle est
généralement servie sous forme d’une crème brûlée
couverte d’une fine couche de caramel croquant, mais
elle peut être utilisée telle quelle pour garnir des
viennoiseries comme le xuixo, un croissant frit et
généreusement saupoudré de sucre. Plus simple le mel i
mató, un fromage frais de brebis qui s’accompagne de
miel et de noix. Pour grignoter un en-cas sucré, rien ne
vaut les panellets. Ces petites bouchées à base de pâte
d’amande et de pignons sont traditionnellement servies
avec un verre de vin doux lors de la Toussaint. Enfin le
xocolata desfeta, à mi-chemin entre boisson et dessert,
se révèle être un chocolat chaud si épais qu’on pourrait
y planter une cuillère dedans, même si normalement on
y plante surtout des churros (xurros en catalan) que l’on
dévore surtout au petit déjeuner.
Le marché de la Boqueria
Pour déguster toutes ces spécialités, il existe de
nombreuses adresses, mais rien ne vaut un détour au
Mercat de Sant Josep ou Mercado de La Boqueria. Les
plus vieilles mentions de ce marché, l’un des plus
célèbres d’Europe, remontent au XIIIe siècle.
Néanmoins, il s’agit encore à cette époque d’une
structure informelle où les marchands venaient proposer
leurs produits à même la rue. Au XVe siècle il sert de
marché aux cochons. Il faudra attendre 1826 pour que
La Boqueria acquière enfin un statut légal. Ce n’est
qu’en 1840 que les infrastructures que nous
connaissons aujourd’hui sont bâties : même si les plans
seront modifiés de nombreuses fois, en 1911 le marché
se dote enfin d’un toit toujours en place de nos jours qui
permet de faire de ce lieu le marché couvert que l’on
connaît aujourd’hui. Situé sur l’avenue de Las Ramblas,
il possède une grande variété de produits frais ainsi
qu’un nombre incalculable de spécialités catalanes. La
Boqueria compte de nombreux restaurants où goûter la
cuisine locale. En plus des en-cas à déguster
directement sur place, ce marché est l’occasion de
rapporter quelques spécialités dans ses valises. La
Catalogne possède de nombreux produits bénéficiant
d’une indication géographique protégée (IGP) comme la
llonganissa de Vic, un saucisson très apprécié en tapas,
originaire de la région d’Osona, au nord de Barcelone.
Côté sucré, le torró d’Agramunt, est un nougat à base
d’amande ou de noisette, parfumé au miel. Il est
également possible de découvrir d’autres produits frais
plus difficilement transportables comme les pommes de
Girone ou encore les volailles de Penedès et de Prat. Il
existe également de nombreux cépages en Catalogne
dont une douzaine possède une denominación de origen
(DO), l’équivalent espagnol de notre appellation d’origine
contrôlée (AOC). Blancs, rouges ou rosés, parmi les plus
connus on retrouve les vins de Penedès, de Terra Alta et
de Tarragona. L’Espagne étant le premier producteur
d’huile d’olive au monde, il est bien sûr évident que la
Catalogne n’est pas en reste. Pour les aficionados, il faut
savoir que la plupart des oliviers dans la région de
Barcelone viennent de la variété arbequina permettant
de produire plusieurs huiles d’olive de grande qualité
détenant des IGP telles que l’huile des Garrigues, de
Siurana ou de Terra Alta.
Une gastronomie de prestige international
Avec une cuisine aussi riche et unique, Barcelone et la
Catalogne dans son ensemble se sont érigées
rapidement comme l’épicentre d’une gastronomie
inventive mêlant modernité et traditions. Dans le sillage
du plus iconique des chefs catalans, Ferran Adrià, pape
de la cuisine moléculaire – qui pourrait bien rouvrir
prochainement son restaurant ElBulli sous la forme d’un
laboratoire gastronomique –, une nouvelle vague de
chefs s’est démarquée, au rang de laquelle le talentueux
enfant du pays de Manresa, Jordi Cruz, tire son épingle
du jeu. Auréolé de trois étoiles au Michelin depuis 2017
pour son restaurant de l’hôtel ABaC, ce chef méticuleux
et esthète du bon produit est connu du grand public pour
avoir été jury de l’émission Master Chef. Citons
également parmi les Catalans novateurs et installés à
Barcelone, Albert Adrià qui parvient, malgré la célébrité
de son frère le même Ferran, à se faire un prénom grâce
son habile maîtrise de la cuisine nikkei (cuisine fusion
mêlant influences péruviennes et japonaises), mais
aussi Carles Abellán qui réinvente les tapas dans son
populaire Tapas 24 ou Albert Raurich qui marie cuisine
catalane et cuisine asiatique à sa table 1-étoile Dos
Palillos. Si son chef n’est pas Catalan, mais Basque, une
adresse barcelonaise témoigne aussi de la vitalité
culinaire de la ville : le restaurant Lasarte, couronné de
trois étoiles par le Michelin (C/ Mallorca, 259) est tenu
par le chef espagnol le plus étoilé, l’infatigable Martin
Berasateguy, apprécié pour son esthétisme jusqu’au-
boutiste. Après la France, la gastronomie catalane
pourrait bien faire son entrée au patrimoine culturel
immatériel de l’UNESCO. C’est en tout cas la volonté
des autorités locales, qui ont déposé un dossier de
candidature en 2014 ([Link]). La qualité
des produits, les singularités du terroir et l’innovation
dans les techniques sont autant d’éléments qui devraient
jouer en faveur de sa candidature.
Agenda
Il se passe toujours quelque chose à Barcelone. Il y a
même des moments où l’on souhaiterait avoir le don
d’ubiquité, pour pouvoir être à plusieurs endroits en
même temps. Ce serait une gageure de devoir donner
une liste exhaustive des multiples fêtes que proposent
Barcelone et sa province. Pensez à consulter le
calendrier des activités sur le site Internet des lieux
visités au moment où vous vous y rendez. Ainsi, vous ne
manquerez pas un seul de leurs rendez-vous. En plus
des nombreux fêtes et festivals, il convient d’ajouter les
journées consacrées à un produit (le vin, les
champignons…), sans oublier les foires (fires) qui
viennent aussi ponctuer l’année.
[Link] est le site de référence,
disponible en français, qui répertorie toutes les
manifestations culturelles de la province (musique,
cirque, magie, théâtre, cinéma…). Alors oui, il est
impossible de s’ennuyer à Barcelone !
CAVALCADA DE REIS
BARCELONE
Le 5 janvier, de 18h à 21h.
FESTIVAL GUITAR BCN
BARCELONE
[Link]
Entre janvier et juin.
FESTES DE SANTA EULÀLIA
BARCELONE
[Link]/santaeulalia
Autour du 12 février.
CARNAVAL DE SITGES
SITGES
[Link]/carnaval
ajuntament@[Link]
En février ou en mars, selon les années.
LLUM BCN
BARCELONE
[Link]/santaeulalia/es/llumbcn
Autour du 15 février.
MARATÓ DE BARCELONA
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Vers mi-mars.
MECAL
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Fin mars/ début avril
SETMANA SANTA
BARCELONE
Entre mars et avril, variable selon les années.
SANT JORDI
BARCELONE
Le 23 avril.
FIRA MODERNISTA BARCELONA
BARCELONE
[Link]
coreixample@[Link]
Vers fin mai ou début juin (dates variables).
SÓNAR
BARCELONE
[Link]
sonar@[Link]
3 jours en juin.
LA PEDRERA JAZZ
92, Passeig de Gràcia
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Les vendredis et samedis soir, de début juin à mi-
septembre.
PRIMAVERA SOUND
BARCELONE
[Link]
Début juin (dates variables).
SANT JOAN
BARCELONE
Dans la nuit du 23 au 24 juin.
PRIDE BARCELONA
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Vers la fin juin, début juillet (dates variables).
FESTIVAL DE PEDRALBES
BARCELONE
[Link]
En juin et juillet (dates variables).
FESTIVAL GREC
BARCELONE
[Link]
Pendant tout le mois de juillet.
CRUÏLLA
BARCELONE
[Link]
festival@[Link]
Pendant 3 jours en juillet.
FESTA MAJOR DE GRÀCIA
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Dates variables dans la seconde moitié du mois d’août.
LA DIADA
BARCELONE
Le 11 septembre.
LA MERCÈ
BARCELONE
[Link]/lamerce/ca
Autour du 24 septembre.
48H OPEN HOUSE BARCELONA
BARCELONE
[Link]
Dernier ou avant-dernier week-end d’octobre.
TOTS SANTS
BARCELONE
Le 1er novembre.
VOLL-DAMM FESTIVAL JAZZ BARCELONA
BARCELONE
Entre octobre et décembre.
FIRA DE SANTA LLÚCIA
BARCELONE
[Link]
web@[Link]
Pendant tout le mois de décembre, jusqu’à Noël.
Agenda
Il se passe toujours quelque chose à Barcelone. Il y a
même des moments où l’on souhaiterait avoir le don
d’ubiquité, pour pouvoir être à plusieurs endroits en
même temps. Ce serait une gageure de devoir donner
une liste exhaustive des multiples fêtes que proposent
Barcelone et sa province. Pensez à consulter le
calendrier des activités sur le site Internet des lieux
visités au moment où vous vous y rendez. Ainsi, vous ne
manquerez pas un seul de leurs rendez-vous. En plus
des nombreux fêtes et festivals, il convient d’ajouter les
journées consacrées à un produit (le vin, les
champignons…), sans oublier les foires (fires) qui
viennent aussi ponctuer l’année.
[Link] est le site de référence,
disponible en français, qui répertorie toutes les
manifestations culturelles de la province (musique,
cirque, magie, théâtre, cinéma…). Alors oui, il est
impossible de s’ennuyer à Barcelone !
CAVALCADA DE REIS
BARCELONE
Le 5 janvier, de 18h à 21h.
FESTIVAL GUITAR BCN
BARCELONE
[Link]
Entre janvier et juin.
FESTES DE SANTA EULÀLIA
BARCELONE
[Link]/santaeulalia
Autour du 12 février.
CARNAVAL DE SITGES
SITGES
[Link]/carnaval
ajuntament@[Link]
En février ou en mars, selon les années.
LLUM BCN
BARCELONE
[Link]/santaeulalia/es/llumbcn
Autour du 15 février.
MARATÓ DE BARCELONA
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Vers mi-mars.
MECAL
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Fin mars/ début avril
SETMANA SANTA
BARCELONE
Entre mars et avril, variable selon les années.
SANT JORDI
BARCELONE
Le 23 avril.
FIRA MODERNISTA BARCELONA
BARCELONE
[Link]
coreixample@[Link]
Vers fin mai ou début juin (dates variables).
SÓNAR
BARCELONE
[Link]
sonar@[Link]
3 jours en juin.
LA PEDRERA JAZZ
92, Passeig de Gràcia
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Les vendredis et samedis soir, de début juin à mi-
septembre.
PRIMAVERA SOUND
BARCELONE
[Link]
Début juin (dates variables).
SANT JOAN
BARCELONE
Dans la nuit du 23 au 24 juin.
PRIDE BARCELONA
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Vers la fin juin, début juillet (dates variables).
FESTIVAL DE PEDRALBES
BARCELONE
[Link]
En juin et juillet (dates variables).
FESTIVAL GREC
BARCELONE
[Link]
Pendant tout le mois de juillet.
CRUÏLLA
BARCELONE
[Link]
festival@[Link]
Pendant 3 jours en juillet.
FESTA MAJOR DE GRÀCIA
BARCELONE
[Link]
info@[Link]
Dates variables dans la seconde moitié du mois d’août.
LA DIADA
BARCELONE
Le 11 septembre.
LA MERCÈ
BARCELONE
[Link]/lamerce/ca
Autour du 24 septembre.
48H OPEN HOUSE BARCELONA
BARCELONE
[Link]
Dernier ou avant-dernier week-end d’octobre.
TOTS SANTS
BARCELONE
Le 1er novembre.
VOLL-DAMM FESTIVAL JAZZ BARCELONA
BARCELONE
Entre octobre et décembre.
FIRA DE SANTA LLÚCIA
BARCELONE
[Link]
web@[Link]
Pendant tout le mois de décembre, jusqu’à Noël.
Se repérer / se déplacer
Avec ses ruelles médiévales, sa belle façade maritime et
son climat doux été comme hiver, Barcelone est une ville
qui invite à la balade. Dans votre valise, pensez donc à
prendre vos chaussures de marche les plus
confortables, car ici, on enchaîne les kilomètres sans
s’en rendre compte ! Vous n’aurez aucun mal à vous
repérer dans les rues quadrillées de l’Eixample. En
revanche, les venelles du Barri Gòtic et du Born sont un
vrai labyrinthe… Si vos pieds commencent à chauffer,
c’est qu’il est temps de vous rabattre sur les autres
modes de transport disponibles. Le duo métro-bus est
l’option la plus pratique pour passer d’un quartier à
l’autre. Plus écolo, le vélo est une excellente option pour
explorer le littoral… mais attention pour rejoindre les
hauteurs de la ville : ça grimpe ! Dans ce cas, les
nombreux scooters électriques et trottinettes en libre-
service peuvent s’avérer très commodes !
Barri Gotic et Raval
Zoom Barri Gotic et Raval
La Ribera et Born
Sant Antoni
Eixample
Barceloneta, Vila Olimpica et Poble Nou
Quartiers
Barcelone est composée de nombreux quartiers
possédant chacun une histoire, une ambiance et une
âme bien distinctes. Ces anciens villages ont été
absorbés dans le ventre de la ville au milieu du XIXe
siècle, à l’occasion d’un ambitieux plan
d’agrandissement dirigé par l’urbaniste Cerdà. Visiter
ces quartiers, c’est découvrir les origines de la cité avec
la Ciutat Vella et ses monuments médiévaux et
gothiques, prendre un bol d’air sur la colline de Montjuïc,
s’émerveiller devant l’exubérance de l’architecture
moderniste de l’Eixample et se laisser emporter par
l’ambiance populaire de Gràcia.
Barri Gòtic, Carrer del Bisbe - © Eva-Katalin - [Link]
Castell de Montjuïc. - © VitalyEdush
Barri Gòtic et Raval
La Plaça Catalunya est le centre névralgique de
Barcelone, la frontière entre le vieux quartier et
l’Eixample. La place est entourée d’imposants bâtiments.
Si vous recherchez une vue panoramique de la zone,
montez tout en haut du bâtiment du Corte Inglés : le
dernier étage s’ouvre sur une immense cafétéria
restaurant avec terrasse couverte. La vue est magnifique
et s’étend sur les deux tissus urbains qui se rejoignent
sur la place : la Ciutat Vella, fouillis inextricable de
ruelles, et l’Eixample, avec le Passeig de Gràcia,
majestueux, arboré et rectiligne. De la Plaça de
Catalunya, les Ramblas traversent la vieille ville jusqu’au
vieux port où Christophe Colomb pointe le doigt en
direction de la mer. Cette longue promenade bordée
d’arbres est l’artère principale de la ville, vous ne pouvez
pas y échapper ! Las Ramblas (au pluriel puisqu’il y en a
sept) offrent un étonnant spectacle où se mêlent
marchés aux fleurs, kiosques à journaux, terrasses de
café, mimes et statues humaines…
Non loin, se trouve le Barri Gòtic qui coïncide avec
l’ancienne cité romaine, et les vestiges témoignent de
son passé. Il abrite, entre autres trésors architecturaux,
la cathédrale ainsi que les représentations politiques et
administratives de Barcelone et de Catalogne,
respectivement la Casa de la Ciutat (l’hôtel de ville) et le
Palau de la Generalitat (le Parlement catalan).
Aujourd’hui, le quartier reste très animé.
Le quartier du Raval s’étend quant à lui à l’ouest des
Ramblas. Ici, il y a de tout. L’effervescence de la zone
attire la crème de la société contemporaine, séduite par
ses offres culinaires, ses galeries d’art, ses studios
d’artistes et ses boutiques de mode. Mais si vous
décidez de vous balader vers la Calle Joaquin Costa ou
depuis la Calle Hospital vers le bas, vous découvrirez
l’autre visage du Raval, avec ses ruelles obscures et ses
influences marocaines, pakistanaises, philippines, sud-
américaines et nord-africaines.
Eixample
Au milieu du XIXe siècle, Barcelone étouffe dans ses
murailles érigées au Moyen Age. En 1854, elles sont
abattues et un appel d’offres est lancé afin de
réorganiser l’espace. Le choix se porte sur le projet de
l’ingénieur Ildefons Cerdà, qui impose sa vision futuriste
de la cité en prévoyant un quadrillage rigoureux des rues
et des avenues délimitant des pâtés de maisons
identiques, destiné à relier Barcelone aux villages
environnants : Gràcia, Sarrià, Les Corts, Sant Andreu,
etc.
Ainsi est né l’Eixample (« l’élargissement » en catalan),
un modèle d’aménagement urbain, qui permet à
Barcelone de répartir de façon plus homogène ses
habitants, de rendre plus fluide la circulation et de
quintupler sa superficie en 50 ans seulement. La
construction de l’Eixample coïncide avec une brillante
période pour les Barcelonais. La bourgeoisie locale, née
du développement économique et industriel, veut que
Barcelone devienne une grande métropole et finance
donc de nombreux projets architecturaux. De plus, cette
croissance sociale s’accompagne d’une nouvelle
approche artistique, spécifique à la Catalogne : le
modernisme. On trouve une multitude d’exemples de ce
style dans ce quartier.
Gràcia
Du Port Vell jusqu’au village olympique en passant par le
quartier populaire de la Barceloneta, le front de mer a
subi au cours des dernières années des modifications
urbanistiques importantes. Les Jeux olympiques de 1992
ont été un élément déclencheur de la remise en état du
littoral. De profondes transformations ont favorisé la
valorisation des plages naturelles ou créées : Barcelone
a de quoi s’enorgueillir de ses quatre kilomètres de sable
!
La Barceloneta est plus que jamais un quartier populaire
auprès des Barcelonais. Son marché, ses petits
restaurants de poisson et fruits de mer et ses tavernes
attirent une clientèle à la recherche d’authenticité.
Construits pour les Jeux de 1992, les plages et les quais
ont été envahis par les restaurants et bars en tous
genres.
PobleNou ou le « Manchester catalan », ancien quartier
ouvrier, est quant à lui devenu le fief des start-up,
agences de design et boîtes de production. Sa Rambla,
restée très populaire, attire les familles au retour de la
plage.
Autres quartiers
La colline de Montjuïc, alliant les plaisirs de la nature et
de la culture, est une invitation à des balades dans la
verdure environnante, mais aussi à la visite de ses
musées et autres édifices. Sans oublier qu’elle offre de
magnifiques panoramas de Barcelone. L’origine du nom
reste incertaine. Certains affirment que les Romains
l’auraient baptisée ainsi après avoir construit sur le Mons
Jovis un temple en l’honneur de Jupiter. Selon d’autres,
c’est l’installation, au Moyen Age, d’une communauté
juive qui aurait valu à la colline son surnom de « mont
Juif ». Malgré la construction d’une citadelle en 1640,
Montjuïc ne s’est développé qu’en 1929, à l’occasion de
l’Exposition internationale. La plupart de ses bâtiments
datent de cette époque. Puis il faut attendre les années
1990 et les Jeux olympiques pour que le quartier se
modernise.
Le quartier de Poble Sec, situé aux pieds de Montjuïc,
est très apprécié des jeunes Barcelonais. Principalement
habité par les communautés pakistanaises et sud-
américaines, on y trouve d’excellents bars à tapas, des
salles de concert, des bodegas, etc. Un bon endroit pour
faire la fête hors des sentiers battus. Au nord de la ville,
plusieurs quartiers disparates constituent un périmètre
résidentiel appelé Zona Alta. Les Corts est un quartier
populaire où ont été construits de nombreux immeubles,
en particulier à proximité de la Diagonal. Ce quartier
abrite le temple du football barcelonais, le Camp Nou,
ainsi que le campus universitaire. De l’autre côté de la
Diagonal, se trouvent les quartiers chics et très
résidentiels de Pedralbes et de Sarrià. On peut y visiter
plusieurs bâtiments historiques et des musées. Sur les
hauteurs, Sarrià abrite de belles villas, anciennes
résidences d’été des riches familles d’industriels du XIXe
siècle. Aujourd’hui, c’est une zone paisible avec
d’élégants restaurants. Au-dessus de Sarrià se profilent
la montagne de Collserola et le Tibidabo.
Pratique
Se repérer / Se déplacer
De l’aéroport au centre-ville
Plusieurs options sont disponibles pour rejoindre le
centre-ville depuis l’aéroport : l’aerobús, le métro, le
train, et bien sûr le taxi. Le trajet est relativement court et
bon marché : comptez en moyenne 30 minutes jusqu’au
centre-ville, quel que soit le moyen de transport utilisé.
Pour le métro, il faut acheter un ticket spécial (4,60 €)
pour l’aéroport. La ligne 9 Sud, actuellement en cours de
prolongation, relie pour le moment les terminaux T1 et
T2 de l’aéroport avec 3 stations du centre de Barcelone :
Torrassa (L1), Collblanc (L5) et Zona Universitària (L3).
Concernant le train (4,20 €), c’est une bonne option pour
ceux qui arrivent au terminal 2. D’une manière générale,
l’aerobús (5,90 €) est l’option la plus commode pour
rejoindre la Plaça Catalunya. En taxi, vous devrez
débourser environ 30 €.
Arrivée en train
Les trains provenant de France arrivent à la gare de
Sants, au cœur de Barcelone. La ligne de métro L3
(verte) vous permettra de rejoindre directement la vieille
ville, tandis que la ligne L5 (bleue) vous conduira jusqu’à
la station Diagonal en seulement quelques arrêts.
Transports en commun
Le réseau de transports en commun de Barcelone est
moderne et relativement bon marché. En semaine, les
métros circulent généralement de 5h à 0h, jusqu’à 2h le
vendredi et sans interruption le samedi et les veilles de
jours fériés. Les bus urbains fonctionnent en moyenne
de 6h à 22h, puis les Nitbus (bus de nuit) prennent le
relais de 23h à 5h. Les abonnements de transport illimité
« Hola Barcelona » ([Link]) sont une
option économique pour un séjour dans la ville. Ils
donnent accès au métro, bus, tram et trains FGC et
Rodalies de la zone 1.
Vélo, trottinette & co
Avec près de 200 km de pistes cyclables, Barcelone est
une ville très agréable à découvrir à vélo. Le centre
historique et les plages sont des zones plates et donc
parfaitement adaptées pour la circulation à vélo. Comme
toutes les grandes villes d’Europe, Barcelone dispose
d’un système de vélos en libre-service, le Bicing
([Link]), disponible uniquement pour les
abonnements à l’année. Pour les courts séjours, le
moyen le plus simple et le plus économique reste la
location à la journée. De nombreuses enseignes
proposent des tarifs intéressants (en moyenne 15 € la
journée). L’usage de trottinettes électriques se
développe à la vitesse grand V auprès des particuliers.
Elles peuvent circuler à une vitesse de 25 km/h
maximum, mais jamais sur les trottoirs et autres lieux
réservés aux piétons. La location de trottinettes en libre-
service connait également un grand succès.
Avec un chauffeur
De couleur jaune et noir, avec une petite lampe verte
lorsqu’ils sont libres (lliure), les taxis sont moins chers
qu’en France, mais pas beaucoup moins : comptez 10 €
pour parcourir une distance de 3 ou 4 stations de métro.
Le grand nom des VTC, Uber, ne fonctionne plus à
Barcelone depuis le début de l’année 2019 en raison
d’une législation trop contraignante qui oblige les
usagers des véhicules de transport avec chauffeur à
réserver leur trajet quinze minutes à l’avance au
minimum. Seul Cabify semble résister pour le moment…
En voiture
Comme toute grande métropole, Barcelone n’échappe
pas aux embouteillages. Vous aurez des difficultés à
vous garer dans le centre-ville et autour des sites
touristiques. Mieux vaut prendre un abonnement dans
un parking pour y laisser votre voiture et privilégier les
transports en commun durant votre séjour.
Accessibilité
Transports, lieux de visite, hébergements : Barcelone est
une ville bien adaptée aux personnes à mobilité réduite.
Le site [Link] (disponible en français)
recense de nombreuses informations utiles sur les
visites touristiques adaptées, les coordonnées de taxis
adaptés, des informations sur les transports, etc. Le site
[Link]/accessible est également utile
pour consulter les plages accessibles, les agences de
voyage spécialisés et différentes ressources
numériques.
Les attrape-touristes
Attention aux vélo-taxis qui arpentent les principaux sites
touristiques et le littoral : la plupart d’entre eux ne
possèdent pas de licence et circulent donc dans
l’illégalité !
Les phrases clés
Bonjour, comment puis-je me rendre à…
Hola, ¿com puc arribar a…?
Est-ce loin à pied ? Y a-t-il le métro ou un bus… pour y
aller ?
És lluny si hi vaig a peu? Hi ha metro, autobús… per
arribar-hi?
Pouvez-vous me montrer cet endroit sur la carte s’il vous
plait ?
Pot ensenyar-me el lloc al mapa, ¿si us plau?
Où puis-je acheter les tickets de transport ? Est-ce que
je peux payer en carte de crédit ?
On puc comprar els bitllets de transport? Puc pagar amb
targeta de crèdit?
Où est la sortie ? A gauche, à droite ou tout droit ?
On és la sortida? A l’esquerra, dreta o tot dret?
Je suis perdu et je suis en retard, s’il vous plait, aidez-
moi ! Merci beaucoup !
Estic perdut i faig tard; ajudeu-me, si us plau!
Moltíssimes gràcies.
AEROBÚS
Arrêts aux terminaux 1 et 2.
✆ +34 900 929 692
[Link]
info@[Link]
Tarif aller simple : 5,90 €. Aller-retour : 10,20 €.
Depuis le terminal 1, comptez 35 minutes en moyenne
pour rejoindre la Plaça Catalunya. Depuis le terminal 2,
comptez 55 minutes. Pour vous rendre à l’aéroport,
arrêts à : Plaça Catalunya (face à l’entrée du Corte
Ingles), Sepúlveda-Urgell et Plaça Espanya. De
l’aéroport vers le centre, arrêts à Plaça Espanya, Gran
Via-Urgell, Plaça Universitat et Plaça Catalunya.
Ligne A1. Pl. Catalunya–Terminal T1 : de 5h à 22h30.
Terminal T1–Pl. Catalunya : de 5h45 à 23h.
Ligne A2. Pl. Catalunya–Terminal T2 : de 5h à 22h30.
Terminal T2–Pl. Catalunya : de 5h50 à 23h10.
É
AÉROPORT BARCELONA-EL PRAT
A 18 km au sud de Barcelone, dans la commune
d’El Prat de Llobregat.
✆ +34 91 321 10 00
[Link]
Situé à une quinzaine de kilomètres du centre de
Barcelone, l’aéroport dispose de deux terminaux, T1 et
T2. Il est desservi par de nombreuses compagnies
aériennes, notamment Ryanair (vols depuis Paris
Beauvais), Easyjet (depuis Paris CDG, Bordeaux, Lyon,
etc.), Air France, Transavia (depuis Paris Orly), et bien
sûr les compagnies espagnoles Vueling et Iberia. Pour
les achats de dernière minute, sachez que le T1 abrite
une multitude de boutiques de mode !
IBERIA
✆ +34 901 111 500
[Link]
A destination de Barcelone, la compagnie espagnole
propose plusieurs vols directs, opérés par les
compagnies Vueling et Air Nostrum, depuis/vers, entre
autres, Paris, Bordeaux, Bruxelles, Nantes, Rennes,
Lyon, Marseille, Nice, Genève. Compter en moyenne
1h40 pour relier Paris à Barcelone. Certains tarifs, à
certaines dates, sont très intéressants. Plusieurs options
disponibles au moment de la réservation : possibilité de
choisir son siège, d’ajouter des bagages, de réserver un
hôtel, de louer une voiture, ou d’accéder à un billet de
classe supérieure.
TRAIN AÉROPORT
[Link]
Ligne R2 depuis/vers l’aéroport, arrêts à Passeig de
Gràcia et Sants Estació. Prix du trajet : 4,60 €.
Le trajet pour rejoindre le centre-ville dure environ 25
minutes. Départs toutes les 30 minutes environ depuis
l’aéroport entre 5h42 et 23h38. Départs de Passeig de
Gràcia en direction de l’aéroport entre 5h08 et 23h07
(depuis Sants, entre 5h13 et 23h14). Depuis le Terminal
1 : vous devrez prendre une navette gratuite (10 minutes
de trajet environ) pour rejoindre la station. Cette option
n’est pas très pratique, mieux vaut opter pour le bus si
vous arrivez au Terminal 1. Depuis le Terminal 2 : l’accès
à la station se fait par une passerelle couverte.
ESTACIÓ DE FRANÇA
Av. Marquès de l’Argentera, s/n
Inaugurée en 1929, cette belle gare moderniste a perdu
de son importance au profit de la gare de Sants. Elle fut
à l’origine construite au XIXe siècle pour accueillir les
trains en provenance de France, avant d’être remodelée
pour l’Exposition internationale de 1929. Magnifiquement
décorée avec ses motifs Art déco, elle se trouve
sur l’avenue del Marquès de l’Argentera, à mi-chemin
entre le quartier du Born et la façade maritime.
Aujourd’hui, seules quelques lignes régionales des
trains Rodalies et Media Distancia continuent de s’y
arrêter.
ESTACIÓ DE SANTS
Plaça Paisos Catalans, s/n
Il s’agit de la gare centrale de Barcelone, inaugurée en
1979 après plus de 10 ans de travaux. Située au nord-
ouest de la ville, dans le quartier de Sants, elle
s’organise sur deux niveaux : le rez-de-chaussée dédié
à l’accueil des voyageurs, et le sous-sol, où se trouvent
les quais et les voies. Sur place : trains à destination de
l’aéroport, AVE (grande vitesse) en provenance des
grandes villes espagnoles, TGV en provenance de Paris,
nombreuses lignes régionales et trains de banlieue !
Consignes, office de tourisme et toilettes publiques.
GARE DE PASSEIG DE GRÀCIA
Passeig de Gràcia - Aragó, s/n
Cette gare est desservie principalement par des trains
de banlieue et des trains régionaux, notamment la ligne
R2 de Rodalies (vers Castelldefels, l’aéroport, Sitges) et
plusieurs trains régionaux en direction de LLeida,
Valence et Girona. C’est aussi un nœud important
regroupant 3 lignes du métro de Barcelone (L2, L3,
L4). La gare se trouve sous le Passeig de Gràcia, entre
la Gran Via de les Corts Catalanes et le Carrer Aragó :
plusieurs accès permettent de la rejoindre.
GARE SOUTERRAINE DE LA PLAÇA DE
CATALUNYA
Plaça de Catalunya
Cette gare souterraine est un nœud de communication
entre le métro de Barcelone, les Ferrocarrils de la
Generalitat et les Cercanías. Vous pourrez notamment
prendre le train R1 en direction des plages de Badalona
et du littoral du Maresme, avec des arrêts dans les
stations balnéaires de El Masnou, Premià de Mar… Le
métro est quant à lui desservi par les lignes L1 (rouge) et
L3 (verte), tandis que les lignes FGC vous permettront
de rejoindre Sarrià ou l’avenue Tibidabo.
LOCKER BARCELONA
Carrer d’Estruc, 36
✆ +34 933 028 796
[Link]
info@[Link]
Consigne à partir de 4 €.
Locker Barcelona se situe juste à côté de la Plaça de
Catalunya, à proximité de l’arrivée des navettes de
l’aéroport et des différents transports en commun
menant notamment à la gare et au port. Leurs consignes
fonctionnent à l’aide d’un code électronique qui, toute la
journée, vous assure un accès sécurisé à vos objets
personnels. Le lieu est surveillé par des caméras de
sécurité et vous offre un accès gratuit à des vestiaires. Il
est possible de faire une réservation en ligne. L’espace
est adapté aux personnes handicapées.
RENFE
✆ + 34 912 320 320
[Link]
Créée en 1941, la Renfe (Réseau national des chemins
de fer espagnols) exploite un réseau de plus de 12 000
kilomètres de lignes à voie large. Infrastructure gérée
depuis 2005 par l’Adif (administrateur des structures).
Sur le site web, vous trouverez tous les types de trains
circulant : les AVE (trains à grande vitesse, équivalent de
nos TGV) mais aussi les trains longues distances, les
intercités ou les AVANT (assez rapides) ainsi que
les Rodalies (entre nos RER et nos TER). Vous pouvez
acheter vos billets en ligne, parfois moins chers qu’au
guichet.
TRAINS RODALIES DE CATALUNYA
✆ 900 41 00 41
[Link]/rodalies
Service de trains opéré par Renfe. Départs depuis les
gares de Plaça Catalunya, Sants, Passeig de Gràcia,
etc. Le réseau est notamment composé de six lignes
régionales et de sept lignes de trains de banlieue. Ces
trains de banlieue vous permettront par exemple de
rejoindre l’aéroport, Castelldefels ou encore Sitges. Le
réseau régional, dont les trains partent de l’Estació de
França, couvre plusieurs lignes en direction de Lleida,
Tarragone et Gérone.
Ó
ESTACIÓ D’AUTOBUSOS BARCELONA NORD
Carrer d’Alí Bei, 80
✆ +34 937 065 366
bcnnord@[Link]
Ouvert 7j/7 de 7h à 21h.
La gare routière de Barcelone Nord se trouve dans le
quartier de l’Eixample, à environ 15 minutes à pied de la
Plaça Catalunya. Elle occupe l’emplacement d’une
ancienne gare ferroviaire de 1862, dont le bâtiment
principal de style néoclassique est l’œuvre de Pere
Andrés. C’est la principale gare routière de Barcelone,
avec des bus qui relient Barcelone aux principales villes
du reste de l’Espagne et de l’Europe. Jouxtant sa façade
sud, s’étend un parc de trois hectares.
ESTACIÓ D’AUTOBUSOS DE SANTS
C/ Viriat, s/n
Située juste à côté de la gare ferroviaire de Barcelona-
Sants (en sortant côté Plaça de los Països Catalans, elle
se trouve sur la gauche), cette gare routière rassemble
les bureaux de plusieurs compagnies de bus réalisant
des trajets nationaux et internationaux. C’est le cas
notamment de la compagnie Eurolines, qui relie les
grandes villes de France avec Barcelone, mais aussi des
villes plus petites comme Béziers, Dijon, Poitiers,
Perpignan, Carcassonne, Avignon, La Rochelle, etc.
PORT DE BARCELONE
Métro : Drassanes.
✆ +34 932 986 000
[Link]
Premier port de croisières d’Europe et de Méditerranée,
le port de Barcelone se situe au pied de la colline de
Montjuïc, tout au bout des Ramblas. Chaque année, une
centaine de paquebots font escale dans le port,
déversant quelque trois millions de croisiéristes. Dans la
partie industrielle du port transitent également plus
de trois millions de conteneurs par an ! Les départs de
ferries et bateaux de croisière ont lieu sur le Moll de
Barcelona (au niveau du World Trade Center). C’est de
là que partent les bateaux pour les Baléares notamment.
APARCAMENTS BSM
✆ +34 934 092 021
[Link]
Abonnements : la journée à 13 €, 2 jours à 26 €, 3 jours
à 37 €, 4 jours à 42 €…
Vaste réseau de 40 parkings situés dans des lieux
stratégiques de la ville (La Rambla, Sagrada Familia,
Park Güell, Port Vell, Vila Olimpica, Montjuïc, etc.). Il
propose des abonnements de 1 à 7 jours permettant
d’entrer et de sortir librement du parking et d’accéder à
tous ceux du réseau. Avec plus de 13 000 places
réparties aux quatre coins de la ville, Aparcaments BSM
est le plus grand réseau de parkings de Barcelone : une
option pratique pour ceux qui viennent à Barcelone en
voiture et souhaitent l’utiliser durant leur séjour.
BARCELONA MOTO RENT
Calle Roger de Lluria, 31
✆ +34 935 325 925
[Link]
info@[Link]
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h. Location de
scooters à partir de 25 €.
Barcelona Moto Rent vous propose des locations de
scooters 50 cc, 125 cc et 250 cc de bonne qualité et à
prix avantageux. Il vous donne également la possibilité
de réserver en ligne ou de se rendre directement à
l’agence qui se situe en plein cœur de Barcelone. La
location de la moto inclut deux casques, le kilométrage
illimité, l’assurance au tiers et le cadenas. Pratiques : les
services de livraison de votre scooter dans le lieu de
votre choix, ainsi que le service gratuit de consigne pour
les bagages vous permettant de laisser vos valises à
l’agence.
BUS BARCELONA
✆ +34 902 075 027
[Link]
En moyenne, le service commence à 6h et termine à
22h. Entre 23h et 5h, service de bus nocturne. Ticket à
2,40 €.
Plus de cent lignes desservent Barcelone. Les titres de
transport sont compatibles avec le métro, le tramway, les
FGC et trains Rodalies de la zone 1. Le système tarifaire
en vigueur permet d’accéder à différents moyens de
transport avec le même billet pendant 1 heure et 15
minutes. La nuit, une vingtaine de lignes nocturnes
urbaines (Nitbus) et quelques lignes interurbaines
desservent les principaux quartiers de la ville. La plupart
de ces bus partent de la plaça Catalunya. Ils ont une
fréquence moyenne de 20 minutes le week-end, et 30
minutes en semaine.
COOLTRA
Carrer del Consell de Cent, 181
✆ +34 664 41 53 44
[Link]
Agence ouverte de lundi à vendredi de 9h à 14h et de
16h à 19h. Prix à la minute, location pour un ou plusieurs
jours…
Agence de location de vélos et de scooters électriques,
qu’il est aussi possible d’utiliser en libre-service. Depuis
l’application, il vous suffit de repérer le vélo ou le scooter
le plus proche ou autour de l’adresse de votre choix,
puis de réserver en seulement quelques clics. Dans ce
cas, vous ne payez que vos minutes de location, et tout
est compris dans le prix (dont l’assurance) ! Une option
économique, écolo et très pratique pour découvrir la ville
à son rythme. L’agence permet les locations pour une
plus longue durée.
DONKEY REPUBLIC BARCELONA
[Link]
La startup danoise Donkey Republic dispose à
Barcelone d’une flotte de vélos en libre service, que
vous pourrez réserver à travers son application mobile.
Ses vélos orange avec cadenas électronique sont très
commodes pour sillonner la ville à votre rythme. Il suffit
de localiser le vélo le plus proche grâce à son appli, et
de le débloquer en pressant un simple bouton. Si vous
souhaitez faire une pause durant votre balade, vous
pourrez bloquer facilement le vélo.
FERROCARRILS DE LA GENERALITAT DE
CATALUNYA (FGC)
✆ 012
[Link]
rrpp@[Link]
Prix du ticket selon les zones : de 2,40 à 11,50 €.
FGC exploite un réseau de plus de 300 km de lignes de
chemin de fer dans toute la Catalogne. Lors d’un séjour
à Barcelone, vous utiliserez le FGC pour rejoindre Sant
Cugat, Montserrat ou encore Manresa. Le FGC possède
aussi 3 lignes urbaines (L6, L7 et L8) qui complètent le
réseau de métro de Barcelone. Ces lignes sont très
pratiques pour rejoindre les hauteurs de Barcelone
(Gràcia, Sarria, Tibidabo) depuis Plaça Catalunya, avec
un simple ticket de métro.
FUNICULAR DE MONTJUÏC
[Link]
L’hiver de 7h30 à 20h en semaine et 9h-20h le week-
end. L’été de 7h30 à 22h en semaine et 9h-20h le week-
end. 2,40 €.
Le funiculaire de Montjuïc est un moyen de transport qui
permet d’accéder à la colline de Montjuïc. La ligne,
inaugurée en 1928 pour l’Exposition internationale, a été
presque entièrement rénovée en 1992 pour faciliter
l’accès au stade olympique Lluís-Companys lors des
Jeux olympiques. Le départ a lieu depuis la station de
métro Paral·lel et l’arrivée au niveau de la station
inférieure du téléphérique, sur l’Avinguda
Miramar. C’est le moyen de transport le plus pratique
pour rejoindre la Fundació Joan Miró. Les tarifs sont les
mêmes que pour le métro !
HOLA BARCELONA TRAVEL CARD
✆ +34 93 465 53 13
[Link]
A partir de 16,40 € pour 48h.
Hola Barcelona est une carte d’abonnement pour 2, 3, 4
et 5 jours, offrant un nombre illimité de voyages dans les
transports en commun. Vous pourrez monter et
descendre autant de fois que vous le souhaitez du
tramway, du bus (sauf les bus de nuit), du métro TMB,
du funiculaire de Montjuïc, en plus des lignes urbaines
des Ferrocarrils de la Generalitat (FGC) et des lignes de
proche banlieue de Renfe. La carte fonctionne aussi
pour les trajets jusqu’à l’aéroport d’El Prat.
TELEFÈRIC DE MONTJUÏC
Avinguda de Miramar, 30
[Link]
Ouvert de 10h à 18h de novembre à février, jusqu’à 19h
de mars à mai et en octobre et jusqu’à 21h en été. Trajet
9,40 €.
Inauguré en 1970 pour faciliter l’accès au sommet de
Montjuïc, le téléphérique a été entièrement reconstruit
en 2007 pour améliorer son confort. Les cabines
possèdent désormais 8 places assises et des vitres
fermées, contrairement aux anciennes cabines qui
n’avaient pas de vitres. La ligne possède une longueur
totale de 750 mètres, avec un faible dénivelé de
seulement 85 mètres. Elle effectue trois arrêts : parc de
Montjuïc, Miramar et Château de Montjuïc. C’est un
moyen de transport insolite pour découvrir Montjuïc et
ses belles vues sur Barcelone.
METRO BARCELONA
✆ +34 902 075 027
[Link]
tmb@[Link]
2,40 € pour le centre de la ville.
Propre, pratique, climatisé et rénové à l’occasion des
Jeux olympiques, le métro barcelonais vous permet de
découvrir facilement la ville grâce à ses huit lignes. Elles
fonctionnent en semaine de 5h à 0h, le vendredi de 5h à
2h, et toute la nuit le samedi. Contrairement au métro
parisien, ici on composte à gauche. Vous utiliserez
essentiellement la ligne verte (L3) pour visiter la ville :
elle dessert les Ramblas, le Raval, la Plaça Catalunya,
le Passeig de Gràcia… La ligne jaune (L4) permet de
rejoindre les plages et le quartier du Born !
Station de métro. - © Author’s Image
Station de métro. - © Author’s Image
TELEFÈRIC DEL PORT
✆ +34 934 304 716
[Link]
tebarsa@[Link]
Tous les jours de 10h30 à 19h (jusqu’à 20h l’été, 17h30
l’hiver). Aller simple 11 €.
Le téléphérique du port de Barcelone relie les plages du
quartier de La Barceloneta à la colline de Montjuïc en
survolant le port. Conçu à l’origine pour l’Exposition
internationale de 1929, il n’est finalement inauguré qu’en
1931 en raison de la complexité des travaux. Il est
constitué de deux tronçons et de trois stations : Sant
Sebastià, Jaume I et Miramar. La ligne est longue de 1
300 mètres, parcourus en moins de dix minutes ; le trajet
culmine à 107 mètres d’altitude au niveau de la tour
Jaime I, offrant un panorama sublime sur la ville et la
mer.
TRAM DE BARCELONA
✆ +34 900 701 181
[Link]
Tous les jours de 5h à minuit, jusqu’à 2h les week-ends.
Même tarifs que pour le métro, 2,40 €.
Ecologique, rapide et confortable, le tram circule sur une
trentaine de kilomètres et effectue un total de 56
arrêts. Il existe deux lignes de tramway à Barcelone : le
Trambaix (T1, T2, T3), qui relie la place Francesc Macià
et les villes résidentielles de Sant Just Desvern, Sant
Joan Despí, Sant Feliu de Llobregat et Cornellà ; et le
Trambesòs (T4, T5, T6), qui effectue le trajet entre la
Vila Olímpica et le port de Badalona, en passant par
Glòries et le quartier du Fòrum. Un projet municipal
prévoit de relier ces deux lignes par l’avenue Diagonal.
VESPING
Passatge de Simó, 24
✆ +34 93 66 77 877
[Link]
info@[Link]
Location d’une Vespa 50cc à partir de 50 €.
Vesping vous propose des locations d’authentiques
Vespa 50cc, 125cc et 300cc en parfait état ! Toutes les
Vespa sont équipées d’un GPS, permettant de suivre
des tours pré-enregistrés ou même de créer des tours
sur mesure. Le prix comprend un très chaleureux accueil
dans un espace moderne où, outre l’assurance au tiers
incluse, deux casques et le premier plein d’essence, on
vous donnera de très utiles suggestions pour découvrir
Barcelone. Enfin, Vesping propose des tours guidés pour
explorer la ville selon les exigences et les désirs des
clients.
À voir / À faire
Barcelone regorge de musées, d’églises et de
cathédrales, de monuments et de parcs. Chaque ruelle
invite à la flânerie, chaque quartier est un appel à la
contemplation. D’autant que l’air marin et les terrasses
ensoleillées de la ville ont tendance à facilement
détourner l’attention du visiteur… On conclut donc très
vite que visiter Barcelone nécessite de faire des choix !
Mais, si vous disposez de quelques bonnes journées,
vous pourrez voir un certain nombre de lieux culturels :
la capitale catalane n’étant pas si étendue que cela si on
sait bien gérer son temps. Nous vous présenterons ici
les monuments et musées d’importance, il vous faudra
faire une sélection selon vos intérêts et miser sur les
incontournables si vous n’avez que peu de temps ! Nous
avons également sélectionné un florilège de visites
guidées et d’expériences insolites. De quoi découvrir la
ville hors des sentiers battus !
Pratique
A voir / A faire
Horaires
Les musées municipaux ouvrent généralement du mardi
au dimanche de 10h à 19h et sont fermés le lundi. Ces
horaires varient en fonction du lieu et de la saison,
n’hésitez donc pas à vérifier les informations pratiques
sur les sites Internet des musées. Les monuments
modernistes, pour la plupart de gestion privée, affichent
quant à eux des horaires beaucoup plus larges. Ils sont
généralement ouverts tous les jours de l’année, certains
même en soirée.
A réserver
Pour les monuments les plus visités de la ville, il est
fortement conseillé – voire indispensable – d’acheter vos
tickets à l’avance en choisissant un créneau horaire pour
la visite. Cela concerne principalement la Sagrada
Familia, le Parc Guëll, et dans une moindre mesure la
Pedrera et la Casa Batlló. Pour certains musées et
monuments, il est indispensable de télécharger les
invitations en ligne lors des journées de gratuité. C’est le
cas au Museu Picasso et au Palau Güell.
Budget / Bons plans
Dans les musées et autres lieux de visite municipaux,
l’entrée coûte aux alentours de 6-12 € pour les adultes,
et elle est gratuite pour les moins de 16 ans. Dans les
institutions privées, les prix sont plus élevés : à partir de
17 € pour la Sagrada Familia, jusqu’à 25 € pour la Casa
Batlló.
De nombreux musées et centres culturels offrent un
accès gratuit à certains jours ou horaires. Le jeudi à
partir de 18h, c’est le cas du Museu Picasso. Le samedi
après-midi, l’entrée est gratuite au Museu Nacional d’Art
de Catalunya et au MACBA. Enfin, le dimanche à partir
de 15h, vous pourrez visiter gratuitement le Museu
Frederic Marès, le Museu d’Història de la Ciutat de
Barcelona, le Jardí Botànic de Barcelona, El Born Centre
de Cultura i Memòria, le Museu Blau, le Museu del
Disseny, le Castell de Montjuïc et le CCCB.
En dehors de ces périodes gratuites, plusieurs pass
vous permettront de faire les visites à moindre prix. La
Barcelona Card ([Link]) permet d’avoir un
accès gratuit dans les transports publics et dans de
nombreux musées de la ville (MNAC, Fundació Joan
Miró, etc.). Elle coûte à partir de 20 € pour 48h. L’Art
Ticket ([Link]) vous permet quant à lui de
découvrir six musées et fondations culturelles avec un
seul ticket au prix de 35 €. Il vous donnera notamment
accès au musée Picasso et au Macba. Enfin,
l’Arqueoticket (14,50 € sur
[Link]) permet d’accéder à 4
musées de la ville : le Museu d’Arqueologia de
Catalunya (MAC), le Museu Egipci, le Museu d’Història
de Barcelona (MUHBA) et le Born Centre de Cultura i
Memòria.
Les événements
A l’arrivée des beaux jours, les musées et institutions de
la ville rivalisent d’inventivité pour attirer un public
souvent plus enclin à bronzer sur la plage qu’à parfaire
sa culture générale ! Résultat : la nuit devient le meilleur
moment pour attirer la foule. En juillet et août, ne
manquez pas la Pedrera Jazz, des concerts de jazz
organisés tous les week-ends sur la spectaculaire
terrasse imaginée par Gaudí. Ou encore les Nits
Màgiques de la Casa Batlló et les Nits del Palau Güell,
avec concert et coupe de cava. Perché sur les hauteurs
du Tibidabo, l’observatoire Fabra a trouvé une bonne
idée pour attirer les visiteurs : organiser des dîners sur
sa grande terrasse, accompagnés d’une visite nocturne
de son musée et la possibilité d’observer la lune depuis
un télescope centenaire ! Réservations sur
[Link]/ca/sopars-amb-estrelles
Visites guidées
Sur son site Internet ([Link]),
l’office de tourisme propose les classiques visites
guidées sur les thèmes de Gaudí et du modernisme, la
Barcelone médiévale, ou encore la Barcelone maritime.
Plus originales, les virées gastronomiques dans les
marchés de la ville, les tournées des bars à tapas en
compagnie d’un guide ou les dégustations de vins
catalans. De nombreuses agences proposent aussi des
parcours à vélo le long du littoral. Pour sortir des sentiers
battus, optez pour une visite dans les nouveaux
quartiers à la mode (Sant Antoni, Gràcia, Poblenou). Le
collectif Barcelona Street Style Tour
([Link]) offre des visites gratuites
à la découverte des plus beaux graffitis de la ville.
Pensez aussi aux visites guidées gratuites, en particulier
celles proposées par Jean-Pierre
([Link]) en français.
Les phrases clés
Bonjour, puis-je avoir deux entrées adultes et un enfant
s’il vous plait ?
Hola, voldria dues entrades d’adult i una d’infantil, si us
plau.
Le tarif enfant est jusqu’à quel âge ? Et pour les seniors,
est-ce qu’il y a une réduction ?
Fins quina edat arriba la tarifa infantil? I, ¿hi ha
descompte per a la gent gran?
Est-ce qu’il y a des visites guidées en français ou un
audioguide ?
Hi ha visites guiades en francès o una audioguia?
Combien de temps faut-il pour faire la visite ?
Quant de temps es triga en visitar-ho?
J’ai du mal à monter les escaliers, avez-vous un
ascenseur ?
Tinc problemes per pujar les escales, ¿hi ha ascensor?
Excusez-moi, pouvez-vous me dire où sont les toilettes ?
Merci beaucoup.
Disculpi, ¿podria dir-me on és el lavabo? Moltíssimes
gràcies.
ORGANISER SA VISITE
OFFICE DE TOURISME DE CATALOGNE
Passeig de Gràcia, 107
Palau Robert
✆ +34 932 388 091
[Link]
[Link]@[Link], [Link]@[Link]
Du lundi au samedi de 9h à 20h, dimanche de 9h à
14h30.
L’office de tourisme de Catalogne est situé au 1er étage
du Palau Robert, tout en haut du Passeig de Gràcia. Ce
beau bâtiment néoclassique du début du XXe siècle
s’ouvre sur des jardins agréables, où il fait bon faire une
pause au soleil. Plusieurs salles accueillent des
expositions. L’office de tourisme vous proposera
diverses informations sur la Catalogne : documentation
sur le patrimoine, les logements, les activités à faire
dans la région, etc.
OFFICE DE TOURISME PLAÇA DE CATALUNYA
Plaça de Catalunya, 17
✆ +34 932 853 834
[Link]
info@[Link]
Ouvert tous les jours de 8h30 à 20h30.
Il s’agit du principal office de tourisme de Barcelone. Il
est situé au sous-sol de la plaça Catalunya. Dans ces
locaux de 700 mètres carrés, des informations
touristiques et culturelles sont mises à votre disposition
en plusieurs langues. Des réservations d’hôtels de
dernière minute sont également proposées. Vous
trouverez d’autres offices de tourisme sur la Plaça Sant
Jaume, à l’Estació de Sants, près de la cathédrale, ou
dans le Mirador de Colom.
BARCELONA SPECIAL TRAVELER
C/ Escoles Pies, 28
✆ +34 937 637 347
[Link]
contact@[Link]
Cette agence de voyages réceptive à Barcelone est
spécialisée dans le tourisme accessible. Elle propose
des séjours sur mesure aux personnes à mobilité réduite
comprenant l’hôtel, les transports, mais aussi de
nombreuses expériences dans la ville adaptées aux
possibilités physiques de chaque client. L’agence
organise tout ce dont un touriste handicapé peut avoir
besoin à Barcelone, afin que rien ne puisse entraver le
parfait déroulement de son séjour.
EVG BARCELONE
Ronda Universitat, 20
✆ +34 693 765 033
[Link]
contact@[Link]
Cette agence française, basée à Barcelone, est
spécialisée dans les enterrements de vie de garçon et
de jeune fille. Au programme, des séjours 100 %
personnalisés pour faire la fête et vivre des expériences
insolites : fiesta sur un catamaran navigant au large de
Barcelone, tour en limousine, tournée des bars et
parcours de défis (réalisation d’empanadas, karaoké en
catalan ou autres challenges piquants), sortie en voilier
avec skipper, pack restaurant et club… De nombreuses
expériences vous sont proposées pour profiter au mieux
de votre séjour !
BALLOONING
Av. Francesc Cambó, 21
✆ +34 666 424 177
[Link]
info@[Link]
160 € par personne pour un vol de 1 heure 30, prix
dégressif en fonction du nombre de personnes.
Cette agence propose des balades en montgolfière à
proximité du parc naturel du Montseny pour admirer
depuis les airs de splendides paysages. Vous
participerez au montage de votre montgolfière, puis vous
partirez en balade d’une heure à une heure et demie
environ. Les départs sont prévus à l’aube, prévoyez
votre matinée entière… Les conditions exceptionnelles
de la Costa Brava permettent de voler toute l’année. En
hiver, vous pouvez aussi voler au-dessus de la chaîne
pyrénéenne. Vous aurez la possibilité d’être pris en
charge depuis Barcelone.
BARCELONA BUS TURISTIC
✆ +34 934 65 53 13
[Link]
turistic@[Link]
Tous les jours de 9h à 19h. Tarif : 27 € pour un jour et
36 € pour deux jours consécutifs en plein tarif.
Un grand classique pour découvrir Barcelone avec trois
itinéraires. Le premier (bleu) dessert la partie nord de la
ville, de la plaça Catalunya au MACBA, en passant par
la Sagrada Família, le Park Güell et le Camp Nou. Le
deuxième (rouge) circule de la plaça Catalunya au parc
de la Ciutadella, en passant par Montjuïc et Port Vell.
Enfin, le troisième (vert) dessert la zone des plages. Les
trois itinéraires comptent 45 stations et 5 points de
connexion entre les lignes. Vous pourrez emprunter les
trois lignes et effectuer autant d’arrêts que vous le
souhaitez.
BARCELONA EBIKES
Pl. Sant Agusti Vell, 16
✆ +34 935 480 457
[Link]
hola@[Link]
Visite guidée à partir de 39 €.
Comme son nom l’indique, cette agence propose des
visites guidées de la ville en vélo électrique. Tous les
jours, c’est l’occasion de découvrir la vie et l’œuvre de
Gaudí à travers un parcours passionnant de 3 heures,
ou d’explorer la Barcelone bohème lors d’un itinéraire le
long de la plage et à travers le Born, le Raval et le Barri
Gòtic. Le soir, profitez d’une balade à travers Montjuïc
pour admirer le spectacle des « fontaines
magiques ». Presque tous les itinéraires s’effectuent sur
des pistes cyclables ou dans des zones piétonnes.
BARCELONA GUIDE BUREAU
Carrer de Sant Antoni Maria Claret, 25-27
✆ +34 610 442 052
[Link]
info@[Link]
A partir de 200 € le tour ou le transfert.
Cette agence propose quantité de circuits et d’activités
dans Barcelone et ses environs, à composer selon vos
envies ou vos humeurs : shopping, art contemporain,
modernisme, excursion à Montserrat et les caves de
Codorníu, visite de Girona et du musée Dalí, etc. Vous
pouvez également composer vos tours privatifs ainsi
qu’organiser vos transferts depuis et vers l’aéroport. Par
ailleurs, l’agence propose une visite « Easy Gòtic » pour
les personnes à mobilité réduite. Possibilité de réserver
en ligne directement sur son site Internet.
MA BARCELONE
✆ +34 678 154 642
[Link]
contact@[Link]
Contact du lundi au vendredi 8h30-19h. Visite en groupe
environ 30 €/personne, privée à partir de 100 € pour 4
pers.
Ilona et Bénédicte, installées à Barcelone depuis de
nombreuses années, proposent avec le reste de leur
équipe des visites guidées en français à des petits
groupes. Au programme : « Barcelone ville des
merveilles », « Raval, quartier de la Mala vida »… En
tout, une dizaine d’itinéraires bien ficelés pour découvrir
la ville à travers le regard de ces expatriées. Ma
Barcelone offre un tourisme culturel de qualité et de
proximité. Egalement de nombreuses activités en
groupe : ateliers créa-tapas, jeux de piste EVG/EVJF,
cours de flamenco, chasse au trésor…
BARCELONE À VÉLO
C/ de Guatemala, 9
✆ +34 666 53 15 36
[Link]
info@[Link]
24 € par adulte pour une visite de 3 heures, 18 € pour
étudiants et ados (14-18 ans), 14 € pour les enfants (6-
13 ans).
Cette agence propose de vous faire découvrir la capitale
catalane de façon ludique et sportive en vous baladant à
vélo. Le parcours classique dure environ 3 heures et
vous permet d’explorer la ville en petit groupe d’une
dizaine de personnes. Il vous conduira notamment à
travers le parc de la Ciutadella, le marché aux puces des
Encants et le long du littoral. La visite de 4 heures vous
permettra de faire un crochet vers le Raval et découvrir
le Moll de la Fusta et les anciens arsenaux
royaux. Possibilité également de visites privées ou en
famille.
CATALUNYA BUS TURISTIC
[Link]
La Roca Village : 20 €. Le reste des excursions va de 52
à 82 €, 10 % de réduction en réservant sur le site
Internet.
Service d’excursions en bus au départ de Barcelone
pour découvrir les incontournables de la Catalogne :
Montserrat et la Colònia Güell de Gaudí ; le musée Dalí
et la ville de Girona ; les grandes bodegas du Penedès,
à la rencontre des producteurs de vins et cavas ; la vall
de Núria et le monastère de Santa Maria de Ripoll, l’un
des plus beaux exemples de l’art roman catalan ; ou
encore La Roca Village, pour une journée shopping à
prix dégriffés ! Les départs ont lieu depuis la plaça de
Catalunya, juste en face du Corte Inglés.
CHARTERS BCN
Port Olímpic
Amarre 1544
✆ +34 633 562 011
[Link]
sales@[Link]
Cette agence basée dans le port olympique propose des
excursions en catamaran ou en voilier le long du littoral,
une façon originale de découvrir Barcelone depuis la
mer ! Plusieurs types de sorties vous sont proposées,
notamment le classique coucher de soleil en catamaran
(1h30) pour admirer le skyline entre amis lors d’une
excursion privée, ou en groupe de 20 personnes
maximum. Les sorties à la pleine lune, l’apéro vermouth
à bord d’un voilier, les démonstrations de pêche ou
l’excursion vers la Costa Brava comptent parmi les
nombreuses options proposées.
CULTRUTA
Carrer d’Estruc, 10
✆ +34 634 534 333
[Link]
info@[Link]
18 € par personne.
Une agence de tourisme responsable, qui propose des
visites guidées plutôt orientées vers les locaux : c’est
dire si son programme de visites est passionnant et hors
des sentiers battus ! Quelques exemples : « Gràcia,
bourgeoise et révolutionnaire », « La Chine à
Barcelone », « Barcelone et Carlos Ruiz Zafón »,
« Barcelone nocturne et criminelle »… Autant de
parcours surprenants pour découvrir un autre visage de
la ville, loin des hordes de touristes. Les guides, tous
diplômés en histoire de l’art, ne manquent pas
d’anecdotes pour surprendre leur public !
EURO SEGWAY BARCELONA
Carrer del Correu Vell, 6
✆ +34 60 33 555 33
[Link]
friends@[Link]
Tous les jours de 9h à 20h. A partir de 29 € par
personne.
Située au cœur du Barri Gòtic, l’agence Eurosegway
Barcelona propose plusieurs types de tours en individuel
ou en groupe. Avant chaque tour, vous aurez un petit
cours pour apprendre à manipuler le Segway, on vous
fournit un casque, une bouteille d’eau et on prend même
des photos ! Plusieurs types de visites guidées vous
seront proposées : grand tour de Barcelone en 3h, le
tour Gaudí en 3h, les miradors de Montjuïc (2h), ou
encore un tour de 2h très complet à travers le parc de la
Ciutadella, le littoral et le vieux port de Barcelone.
GOCAR BARCELONA
Passeig de Pujades, 7
✆ +34 932 691 792
[Link]
info@[Link]
Tous les jours 10h-18h. A partir de 35 € par personne
(une heure).
Voilà une façon originale de découvrir Barcelone : à bord
d’une mini-voiture à 3 roues jaune poussin ! D’accord,
vous ne passez pas inaperçu, mais l’expérience est
plutôt amusante. Ces petites voitures sont équipées d’un
GPS qui organise la visite pour vous, avec
commentaires audio sur les principaux sites de la ville.
Choisissez votre itinéraire et suivez le guide : « Express
Tour » pour un tour d’horizon de la ville, spécial Camp
Nou pour les fans de foot, ou encore une virée
spécialement conçue pour les enterrements de vie de
garçon et de jeune fille !
ICONO SERVEIS CULTURALS
Calle de Montsió, 10
✆ +34 722 135 799
[Link]
info@[Link]
Visites thématiques à partir de 12 € par personne.
Une agence catalane très sérieuse, qui propose depuis
plus de 25 ans des circuits thématiques, visites guidées
et activités diverses à travers la ville. Parmi les tours
régulièrement proposés, « Les fantômes de Barcelone »,
une visite nocturne qui explore les légendes de la ville ;
des circuits littéraires, sur les traces des personnages de
L’Ombre du Vent ou La Cathédrale de la mer ; une visite
« slow » du Barri Gòtic, pour percer le moindre de ses
mystères ; ou encore des circuits plus classiques autour
du modernisme, des balades à vélo, etc.
LAS GOLONDRINAS
Moll de les Drassanes, s/n
✆ +34 934 423 106
[Link]
Tous les jours 11h-20h. Port et littoral : 40 minutes 8 € et
60 minutes 10 €.
Pour découvrir le port au ras de l’eau, montez à bord de
l’une des embarcations appelées Golondrinas. Depuis
1888, date de l’Exposition universelle de Barcelone, ces
petits bateaux touristiques promènent les visiteurs sur le
littoral barcelonais. La visite « Port et littoral » de 60
minutes vous mènera du vieux port jusqu’à la gare
maritime, où font escale des bateaux de croisière venus
du monde entier, puis le long du littoral jusqu’au Port
Olimpic en passant par la plage de la Barceloneta, pour
admirer la skyline de Barcelone.
SKY TOUR BCN
Moll Adossat
✆ +34 930 130 952
[Link]
A partir de 85 € par personne.
Cette entreprise propose des vols touristiques en
hélicoptère. Le « Sky Tour Barcelona » vous permet
d’explorer le littoral, avant de vous diriger vers la Tour
Agbar, la Sagrada Familia et le Camp Nou, puis de
redescendre vers la plaça España et Montjuïc. Ce trajet
très complet dure environ 10-12 minutes. Autre option
plus économique, le « Costa Tour Barcelona » propose
un vol de 5-6 minutes le long du littoral, d’où vous
pourrez observer le vieux port, le quartier de La
Barceloneta et le port olympique. Egalement une formule
qui vous conduira jusqu’à Montserrat.
BARRI GÓTIC ET RAVAL
ANTIC HOSPITAL SANTA CREU
56, Carrer de l’Hospital
Raval
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 14h30, samedi et
dimanche de 10h à 17h.
Cet immense complexe a servi d’hôpital à la ville jusque
dans les années 1920. Sa construction a commencé au
XVe siècle, mais elle n’a été achevée qu’au XVIIIe
siècle. Elle mêle donc les styles gothique, Renaissance
et baroque. Aujourd’hui, on y trouve la bibliothèque de
Catalogne et d’autres institutions culturelles de la région.
A l’étage supérieur du complexe, vous verrez les
anciennes salles de soins de l’hôpital, un grand espace
aujourd’hui couvert de livres !
ARTS SANTA MÒNICA
7, La Rambla
✆ +34 935 67 11 10
[Link]
info_artssantamonica@[Link]
Du mardi au dimanche de 10h à 20h (11h-20h30 d’avril à
octobre). Entrée gratuite.
Dans l’enceinte sobre de l’ancien couvent de Santa
Mónica, construit en 1636, se trouvent aujourd’hui les
majestueuses galeries d’Arts Santa Mónica. Ce
magnifique bâtiment est devenu un espace consacré au
plaisir d’admirer des œuvres d’art contemporain. Cette
adresse met à l’honneur la créativité et l’innovation de
nouveaux artistes et cherche à présenter au public des
expériences artistiques et culturelles enrichissantes dans
différentes disciplines. Avant de partir, pensez à vous
arrêter sur l’impressionnante terrasse donnant sur les
Ramblas.
CASA DE LA CIUTAT
1, Pl. de Sant Jaume
Barri Gótic
✆ +34 934 027 000
Ouvert au public le dimanche de 10h à 13h30. Entrée
libre.
La Casa de la Ciutat, bâtiment de styles néoclassique et
gothique qui abrite la mairie, se dresse de manière
imposante sur la place Sant Jaume. La façade de 1847,
créé par l’artiste Josep Bover, est un véritable joyau
architectural, dont vous pourrez admirer la salle des
Quatre Saisons, l’escalier d’honneur et le patio gothique
notamment. N’oubliez donc pas de vous promener dans
ses allées, qui regorgent de trésors à découvrir, comme
les œuvres d’artistes tels que Gargallo, Llimona et
Navarro Subirachs. Remarquez que le Saló de Cent
date du XIVe siècle.
CASA DE L’ARCADIA
1, C/ Santa Llúcia
Barri Gótic
✆ +34 932 562 255
arxiuhistoric@[Link]
Du lundi au vendredi de 9h à 19h30, samedi de 10h à
19h30.
Cette demeure, qui abrite les archives historiques
municipales, est connue pour sa cour centrale, du début
du XVIe siècle. C’est alors que des décorations de style
Renaissance ont été ajoutées à la structure gothique
flamboyante du bâtiment. Les balcons vous rappelleront
l’histoire de Roméo et Juliette ! En 1895, l’architecte
moderniste, Lluís Domènech Montaner, a été chargé de
concevoir la boîte aux lettres du Barreau des avocats.
Alors que la tortue représente la lenteur de la
bureaucratie, les hirondelles sont le symbole de la liberté
de la justice.
Casa de l’Arcadia. - © Irène ALASTRUEY - Author’s Image
CCCB
5, C/ Montalegre
Raval
✆ +34 933 064 100
[Link]
info@[Link]
Du mardi au dimanche de 11h à 20h. Entrée : 8 €.
Gratuit le dimanche de 15h à 20h.
Cet espace culturel municipal offre un regard
contemplatif sur le monde contemporain à travers des
expositions d’art aux différents supports et formats. Le
bâtiment lui-même, une église du Moyen Age, possède
une longue histoire qui remonte au XIIe siècle. Elle a
depuis servi de couvent, de séminaire, de caserne et
d’hospice. Ce n’est que dans les années 1980 que
l’édifice a été transformé en centre culturel pour
revitaliser le quartier. Sa surface de 4 500 m² accueille
des expositions d’art, des filmographies ainsi que des
événements autour de sujets actuels.
À
CATEDRAL DE LA SANTA CREU I SANTA EULÀLIA
Pla de la Seu, s/n
Barri Gótic
✆ +34 933 15 15 54
[Link]
Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h30, samedi de 9h30
à 17h15, et dimanche de 14h à 17h. Visite touristique 9
€.
La cathédrale de la Santa Creu i Santa Eulàlia, qui abrite
l’archevêché de Barcelone, a été construite sur
l’emplacement d’un temple paléochrétien du IVe siècle,
dont les vestiges sont visibles au Musée d’Histoire de la
ville. Plus tard, c’est une église wisigothe qui y a été
érigée et finalement, une cathédrale romane. En 1298, le
roi Jacques II a ordonné la construction de la cathédrale,
l’un des monuments les plus anciens de Barcelone. Elle
est consacrée à trois saintes en particulier : sainte
Hélène, dont l’image est visible sous la coupole, sainte
Lucie, à qui était dédiée la chapelle romane et,
finalement, sainte Eulalie, patronne de la ville, dont la
tombe se situe dans la crypte. Ce joyau de l’architecture
gothique mêle en son sein différents styles dus aux
constantes modifications qui lui ont été apportées au fil
des siècles. Les tours et la coupole ont, par exemple, été
ajoutées entre les années 1906 et 1913, sur une
initiative de l’industriel Manuel Girona, qui décida
d’assumer financièrement les travaux, tout en respectant
les plans d’origine. Il est vrai que si le cloître a bien été
terminé en 1448, le projet concernant la façade était
resté sans suite. Avec trois nefs, un déambulatoire et un
transept, vous serez surpris par les neuf chapelles, aux
vitraux magnifiques. Parmi les cinq portes de la
cathédrale, celle de San Ivo, la plus ancienne, est restée
l’entrée principale pendant 500 ans. Vous remarquerez
l’autel en marbre, consacré en 1337, dont les
chapiteaux, du VIe siècle, sont certainement un héritage
du temple paléochrétien. Admirez un moment les stalles
du chœur, qui ont reçu les chevaliers de la Toison d’or
en 1519, sur l’initiative de Charles Quint. Vous pourrez
d’ailleurs observer les armoiries peintes par Juan de
Borgoña pour l’occasion. Le cloître, attenant à la
cathédrale, est particulièrement apprécié. On y accède
par la porte de la Pietat ou celle de Santa Eulàlia. Le
jardin, avec ses palmiers et sa fontaine, est un véritable
havre de paix où il fait bon se reposer un instant. Vous y
croiserez peut-être les treize oies qui symbolisent l’âge
de sainte Eulalie lors de sa mort. Autre anecdote : l’une
des 21 cloches de la cathédrale n’existe plus
aujourd’hui. Chacune d’entre elles portait un nom de
femme, mais Honorata, rebelle dans l’âme, sonna
plusieurs fois pour inciter le peuple à se révolter sous
Philippe V. Ce dernier, comme symbole de sa
vengeance, la fit fondre et l’empêcha ainsi de sonner le
glas…
CATEDRAL DE LA SANTA CREU I SANTA EULÀLIA - © 101cats
HASH MARIHUANA & HEMP MUSEUM
35 Carrer Ample
✆ +34 933 197 539
[Link]
barcelona@[Link]
Tous les jours de 11h à 20h. Entrée 9 €.
Plus de deux millions de personnes ont déjà visité le
plus ancien musée consacré au cannabis et à son
histoire. Le musée est d’abord né à Amsterdam puis il a
ouvert ses portes à Barcelone en 2012, avec la
présence de personnalités telles que Sir Richard
Branson. Le siège de Barcelone est situé dans le palais
moderniste Mornau. Il abrite des centaines de peintures,
de photographies et des objets uniques en lien avec la
culture du cannabis. Un audioguide accompagne votre
visite.
MIRADOR DE COLOM
Plaça Portal de la Pau
✆ +34 933 025 224
Tous les jours de 8h30 à 19h30 et jusqu’à 20h30 en été.
Entrée 6 €. Tarif réduit 4 €.
Face au port choisi par Christophe Colomb pour
désembarquer à son retour des Amériques, se dresse le
monument en son honneur, érigé par Gaietà Buïgas.
Huit lions en bronze montent la garde au pied de
la colonne de style corinthien. D’une hauteur de 51
mètres, elle est inaugurée à l’occasion de l’exposition
universelle de 1888. Prenez le temps d’observer les bas-
reliefs : ils illustrent les moments clés de la vie de
l’explorateur. Les figures des Rois Catholiques et
d’autres personnages fondamentaux dans la découverte
du Nouveau Monde enveloppent le piédestal. Sculptées
dans la partie basse de la colonne, vous remarquerez
les armes de la Catalogne, qui encadrent des caravelles.
Au sommet du monument, la figure de Colomb,
sculpture de sept mètres de haut réalisée par Rafael
Atché, émerge de la couronne du Comté de Barcelone.
Le navigateur tient une carte dans la main gauche et
pointe vers la mer de l’autre. Contre toute attente, alors
qu’on serait tenté de penser qu’il signale l’Amérique,
c’est l’Italie, sa terre natale, et plus particulièrement
Gênes qui est montrée. Un ascenseur permet l’accès au
mirador. Rassurez-vous : l’ascension, de quatre minutes
avec l’ancien système hydraulique, ne dure plus que
quelques secondes ! Une fois en haut, vous profiterez
d’une vue vertigineuse sur l’ensemble de la ville où se
découpent les silhouettes de la Sagrada Familia, la Tour
Agbar et le château de Montjuïc, au sud. Dans la mesure
du possible, évitez les heures de pointe : il n’est pas
toujours aisé de s’approcher des vitres !
MUHBA - MUSEU D’HISTÒRIA DE BARCELONA
s/n Plaça del Rei
Barri Gótic
✆ +34 932 562 122
[Link]
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h, dimanche de
10h à 20h. Entrée : 7 € (valable pour tous les centres du
MUHBA).
Le Musée d’Histoire de Barcelone comporte plusieurs
sites. L’ensemble de la Plaça del Rei rassemble les
vestiges archéologiques de la ville romaine au sous-sol,
le Palais Royal du XIVe siècle, où vous admirerez le
salon de Tinell, et la chapelle Sainte-Agathe. Diverses
collections d’objets du Moyen Age sont exposées dans
les salles de la Casa Padellàs, demeure gothique du
XVe siècle, déplacée pierre par pierre, suite à la
construction de la Via Laietana, en 1931.
MUSEU DE L’ERÒTICA
96 bis, Rambla
✆ +34 933 189 865
[Link]
info@[Link]
Ouvert tous les jours de 10h à minuit. Entrée : 10 €.
Situé en face du marché de La Boqueria, ce musée vous
propose un parcours à travers l’histoire de l’érotisme
dans les différentes cultures. Premier musée de
l’érotisme d’Espagne, il dispose d’une collection de plus
de 900 œuvres ! Tout au long des quatorze salles
d’exposition permanente, le visiteur appréciera à quel
point la sexualité humaine a été source d’inspiration
artistique. Outre les pièces consacrées à l’érotisme
oriental, au Kama-sutra et aux génies de la peinture,
vous pourrez observer de nouveaux objets, comme les
corsets ou les machines à plaisir.
MUHBA - TEMPLE D’AUGUST
C/ Paradís, 10
Barri Gótic
✆ +34 932 562 122
[Link]
Lundi de 10h à 14h, du mardi au samedi de 10h à 19h,
dimanche de 10h à 20h. Entrée libre.
Vous doutiez-vous que le numéro 10, carrer Paradís, à
côté de la cathédrale, est en réalité le point central du
Mont Tàber, sur lequel a été érigé le temple dédié au
culte de l’empereur Auguste ? Lors de travaux de
rénovation d’un patio médiéval, l’architecte Domènech i
Montaner a découvert trois colonnes de 9 mètres de
hauteur, datant du 1er siècle av. J.-C. Une quatrième
colonne de la Barcino romaine, exposée sur la Plaça del
Rei, est aujourd’hui de retour à son emplacement
d’origine. Les vestiges de cet ancien forum témoignent
de plus de 2 000 ans d’histoire.
MERCAT DE SANT JOSEP - LA BOQUERIA
91, Rambla
✆ +34 934 13 23 03
Ouvert du lundi au samedi de 8h à 20h30.
C’est probablement l’un des marchés les plus connus du
monde ! Devenu très touristique, il est plus visité que la
Sagrada Familia elle-même, rendez-vous compte !
L’origine du marché de Sant Josep, appelé
communément Mercat de la Boqueria, remonte au XIIe
siècle. En effet, à cette époque, les agriculteurs et petits
commerçants des environs de Barcelone montaient un
marché à l’air libre, à proximité des halles actuelles, sur
l’esplanade Pla de la Boqueria. Il s’agissait d’un choix
stratégique car l’endroit était alors situé en dehors des
murailles médiévales, raison pour laquelle ils
économisaient la taxe d’entrée des marchandises.
Malins, n’est-ce pas ? Sur l’emplacement actuel du
marché avait été érigé, en 1586, le couvent carmélite de
San José. Détruit par un incendie lors de la Première
Guerre carliste, il était question d’y construire la place la
plus grande d’Europe. En attendant, le marché s’y est
installé… et il y est encore ! En 1914, sur la demande
des commerçants, le marché a été fermé et couvert. Son
architecture hybride se caractérise principalement par
une structure métallique et des panneaux en verre.
Passez-y en prenant votre temps, vous trouverez toutes
les denrées qui vous intéressent, des plus locales aux
plus exotiques, mais aussi des bars pour faire une pause
et des activités, comme des dégustations et des ateliers.
Visite incontournable de la ville, vous garderez en
mémoire les couleurs chaudes et les effluves alléchants
du premier marché de Barcelone !
MERCAT DE SANT JOSEP - LA BOQUERIA - © holgs
MUSEU D’ART CONTEMPORANI DE BARCELONA -
MACBA
1, Plaça dels Àngels
Raval
✆ +34 934 120 810
[Link]
comunicacio@[Link]
Du lundi au vendredi de 11h à 19h30, samedi de 10h à
20h, dimanche de 10h à 15h. Fermé le mardi. Entrée
11 €.
Le Macba constitue un contraste poignant avec la
sobriété gothique du quartier historique du Raval. Ce
bâtiment lumineux et moderne, de l’architecte américain
Richard Meier, éblouit par son mélange de verre, de
métal et de blanc. A côté, le couvent dels Angels, au
dépouillement architectural ravissant, date du XVIe
siècle. Il accueille les activités culturelles menées par le
Macba et certaines expositions temporaires sont
organisées dans La Capella, son ancienne chapelle. Sur
la place dels Angels, point de rencontre des skaters de
Barcelone, se trouve le bâtiment principal du musée,
inauguré en 1995. L’objectif était de concevoir un espace
similaire à celui du Musée d’Art Moderne de New York.
Influencé par les travaux de Le Corbusier et offrant sa
propre interprétation du rationalisme, Meier a su créer de
remarquables jeux de lumière grâce aux larges parois en
verre et aux structures métalliques situées à l’extérieur
de l’édifice. Au premier étage, la collection permanente,
composée de plus de 5 000 œuvres, est une véritable
fresque de l’art du XXe siècle. Allant de l’abstraction
matérialiste des années 1950 jusqu’à l’époque
contemporaine, en passant par le pop art, vous aurez
l’occasion de contempler, entre autres, les Miró, Tàpies,
Warhol et Basquiat. La figuration photographique et la
sculpture anti-minimaliste sont également mises à
l’honneur. Créé en 1995, le Centre d’Etudes et de
Documentation du Macba dispose d’un fonds
bibliographique d’environ 64 000 documents.
MUSEU FREDERIC MARÈS
Plaça de Sant Iu, 5
✆ +34 932 563 500
[Link]
museumares@[Link]
Du mardi au samedi de 10h à 19h, dimanche de 11h à
20h. Entrée : 4,20 €. Gratuit le dimanche à partir de 15h.
Ce musée conserve les œuvres et les collections
rassemblées par le sculpteur Frédéric Marès, offertes à
la ville en 1946. Il est situé dans une aile de l’ancien
palais des comtes de Barcelone, un imposant complexe
du IXe siècle dont il ne reste aujourd’hui que quelques
bâtiments. Le musée présente une vaste collection de
sculptures hispaniques, de l’Antiquité au XIXe siècle,
dans laquelle prédominent les sculptures religieuses
polychromes. Des milliers d’objets tels que des
reliquaires, des bijoux et des artefacts du XIXe siècle
sont également exposés.
MUSEU DE CERA
Ptge de la Banca, 7
✆ +34 933 172 649
[Link]
info@[Link]
Tous les jours de 10h30 à 20h (accès fermé à partir de
19h). Entrée 21 €.
Ce musée, récemment remodelé pour y inclure les
dernières technologies, ne fait pas partie des lieux
visités en masse. Si vous vous y rendez, vous pourrez
donc y prendre votre temps, sans être gêné par la foule.
Situé dans l’ancien siège de la Banque de Barcelone, le
bâtiment lui-même vaut le coup d’œil. Le musée est
divisé par thématiques, avec des salles dédiées aux
artistes, aux écrivains, aux figures du cinéma, tous
extrêmement réalistes et exposés dans leur
environnement quotidien. Parfait pour une visite en
famille avec de jeunes enfants.
© Museu de Cera
MUSEU MARÍTIM BARCELONA
Av. de les Drassanes s/n
Raval
✆ +34 933 429 920
[Link]
Tous les jours de 10h à 20h. Entrée : 10 €. Gratuit le
dimanche à partir de 15h.
Le musée a été aménagé dans les arsenaux de la
couronne d’Aragon, construits au XIIIe siècle sur ordre
de Pierre le Grand. Modifiés jusqu’au XVIIIe siècle, les
Drassanes sont un joyau de l’ingénierie civile et
constituent l’un des rares exemplaires d’infrastructure
navale de style gothique. Le musée retrace l’histoire
maritime catalane à travers une importante collection de
cartes, maquettes et tableaux. N’hésitez pas à visiter la
goélette Santa Eulàlia, datant de 1918, l’une des
premières embarcations restaurées et remises à flot par
le musée.
PALAU DE LA GENERALITAT
4, Plaça de Sant Jaume
Barri Gótic
✆ +34 934 02 46 00
[Link]
Visites sur réservation les 2e et 4e week-ends de
chaque mois. Gratuit.
Un élégant bâtiment d’origine médiévale abrite le
principal siège du gouvernement catalan sur la Plaça
Sant Jaume. Sa façade est de style Renaissance, mais
la construction de l’édifice a débuté plus tôt, au XIIIe
siècle. Certains week-ends, des visites guidées gratuites
sont organisées. Pendant une heure environ, vous
découvrirez les magnifiques salles cachées à l’intérieur
du palais. A ne pas manquer : le pavillon de Saint-
Georges avec de belles œuvres d’art, la galerie gothique
dans la cour centrale et la chapelle de Saint-Georges, de
style gothique flamboyant.
PALAU DE LA VIRREINA
99, La Rambla
✆ +34 933 161 000
[Link]/lavirreina
Du mardi au dimanche de 11h à 20h. Entrée libre.
On raconte que Manuel de Amat, vice-roi du Pérou,
aurait amassé une telle fortune qu’il a ordonné la
construction d’un somptueux palais à Barcelone.
Cependant, après sa mort prématurée, le bâtiment a été
occupé par sa veuve, Maria Francesca de Fiveller, ce
qui a donné au complexe le surnom de Palau de la
Virreina. En 1941, déclaré monument national espagnol,
il a depuis lors accueilli divers musées et expositions
temporaires. Aujourd’hui, il appartient au conseil
municipal et sert toujours de centre culturel où sont
organisées diverses expositions.
PALAU GÜELL
3-5 Carrer Nou de la Rambla
Raval
✆ +34 934 72 57 75
[Link]
palauguell@[Link]
Entre novembre et mars, du mardi au dimanche de 10h
à 17h30. Entre avril et octobre, de 10h à 20h. Entrée
12 €.
Cette œuvre d’Antoni Gaudí est le fruit de la longue
amitié qui l’unissait à Eusebio Güell, important industriel
et homme politique de la ville, également mécène de
l’artiste. Le palais a été construit entre 1886 et 1890 et
constitue une synthèse de l’architecture de Gaudí. Sur
une surface de plus de 2 000 mètres carrés, cet
immense palais, qui comprend un garage et des écuries,
est devenu un véritable symbole du modernisme
catalan. Outre les visites ordinaires, qu’elles soient libres
ou guidées, vous pouvez aussi faire une visite virtuelle
sur le site web.
PLAÇA DE CATALUNYA
Plaça de Catalunya
Avec une superficie de trois hectares, la Plaça de
Catalunya, reliant le centre historique à l’Eixample, est le
point de départ des principales artères de la ville. La
première étape d’urbanisation de la place date de 1902,
puis différents projets se succèdent, comme celui de
Josep Puig i Cadafalch en 1923. Finalement,
l’inauguration par Alphonse XIII n’aura lieu qu’en 1927.
Considérée comme l’épicentre social et culturel de la
ville, cette place est un véritable musée à l’air libre où
sont exposées des sculptures de Clarà, Marès, Gargallo
et Llimona, notamment.
Fontaine de la plaça de Catalunya. - © Author’s Image
PLAÇA DEL REI
Pl. del Rei, s/n
La Plaça del Rei est représentative du passé médiéval
de Barcelone. Sur cette charmante place, se situe le
Palau Reial Major, résidence de la couronne d’Aragon.
La chapelle royale de Santa Agata, du XIVe siècle, est
adossée à l’ancienne muraille romaine. A gauche, le
Palau de Lloctinent, datant du XVIe siècle, dispose d’un
patio Renaissance particulièrement ravissant. La Casa
Padellàs, palais de style gothique tardif, érigé entre 1497
et 1515, accueille le Museu d’Història de la Ciutat. Au
sous-sol, les vestiges de la ville romaine peuvent être
visités.
SANTA MARIA DEL PI
7, Plaça del Pi
Barri Gótic
✆ +34 933 184 743
[Link]
info@[Link]
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 18h. Entrée 5 € (10
€ avec la visite du clocher).
Entre la cathédrale et les Ramblas s’élève l’église de
Santa María del Pi, de style gothique. Longtemps en
construction, elle est consacrée en 1453 par l’évêque
Llorens de Terranova. Un hameau aurait déjà existé à
cet endroit au Ve siècle. Situé en dehors de l’enceinte de
la ville romaine, il était connu sous le nom de Vila Nova
del Pi (« la nouvelle ville du pin »). De la pinède
d’autrefois, il ne reste plus qu’un seul arbre aujourd’hui.
La basilique possède une merveilleuse collection
d’orfèvrerie catalane et le clocher offre une jolie vue sur
la ville.
SANTA MARIA DEL PI - © alionabirukova - [Link]
LA RAMBLA
La Rambla
La Rambla, qui relie la Plaça Catalunya et le Port Vell,
est sans aucun doute l’avenue la plus emblématique de
la ville. Il serait impensable de partir de Barcelone sans
vous être promené dans cette rue piétonne de plus d’un
kilomètre de long, bordée d’arbres (plantés en 1836) et
emplie de magasins, de restaurants et d’animations de
rue. Saviez-vous que La Rambla était à l’origine le lit
d’un cours d’eau temporaire, le Sant Miquel, qui longeait
la ville à l’époque romaine ? Au Moyen Age, la
construction des murailles a été entreprise et l’eau de La
Rambla a été déviée afin de pouvoir l’utiliser
constamment comme voie de passage. Dès le XVe
siècle, La Rambla est devenue lieu de promenade où
aimaient flâner les habitants de la ville. Si on parle
souvent des Ramblas, au pluriel, c’est parce que cette
avenue est divisée en six tronçons. Proche de la Rambla
de Canaletes, vous pourrez visiter le MACBA et le
Centro de Cultura Contemporània de Barcelona ; sur la
Rambla de los Pájaros, aussi appelée dels Estudis, vous
verrez l’église de Belén et le Palau Moja, ancienne
demeure du poète Jacint Verdaguer ; la Rambla Sant
Josep ou de las Flores accueille le Palau de la Virreina,
le Palau Nou de la Rambla et le Musée érotique ; sur la
Rambla dels Caputxins se trouve le Gran Teatre del
Liceu, datant de 1847 et non loin, la Plaça Reial et le
Palau Güell ; sur la Rambla de Santa Mònica, vous
pourrez voir le musée de la cire mais aussi les arsenaux
royaux. La partie moderne, la Rambla de Mar, est un
espace consacré aux loisirs.
PLAÇA REIAL
Plaça Reial
Barri Gótic
Cette élégante place de style néoclassique est l’une des
plus appréciées de Barcelone. Ancienne propriété des
capucins, elle a été aménagée par l’architecte Francesc
Molina entre 1848 et 1860. Encadrée par des arcades et
ornée de palmiers, la place est éclairée par des
réverbères modernistes de Gaudí, alors que la fontaine
des Trois Grâces, de 1876, en embellit la partie centrale.
L’ambiance luxueuse qu’elle affectionnait autrefois est
maintenant teintée d’une touche bohème qui incite à la
détente. Le soir, ses nombreux bars et restaurants
affichent complet.
PLAÇA REIAL - © Nikada
LA RIBERA ET BORN
ARC DE TRIOMF
Passeig de Lluís Companys
La perspective monumentale qu’offrent l’Arc de Triomf,
le Passeig Lluís Companys et le parc de la Ciutadella
constitue le cadre choisi pour accueillir l’Exposition
universelle de 1888. L’Arc en figure la porte d’accès
symbolique. Son auteur, Josep Vilaseca i Casanovas,
s’est inspiré de l’art mudéjar pour sa construction. D’une
hauteur de 30 mètres, cet arc en brique rouge possède
une riche ornementation, en particulier des frises
allégoriques sculptées dans la pierre,
représentant l’agriculture, l’industrie et le commerce, les
arts et les sciences.
ARC DE TRIOMF - © LUNAMARINA
CARRER MONTCADA
Carrer de Montcada
Artère historique qui connut son apogée aux XVe et
XVIe siècles, à l’époque où les nobles et les marchands
enrichis par le commerce maritime y firent construire de
somptueux palais médiévaux. Remarquez le Palau dels
Marquesos de Llió, au no 12, et son magnifique patio
gothique ; les Palau Berenguer d’Aguilar (no 15), Baró
de Castellet (no 17) et Meca (no 19), qui composent le
musée Picasso ; le Palau Dalmases au no 20, palais
baroque du XVIIe siècle qui accueille à présent des
concerts de flamenco ; et, au no 25, la Casa Cervelló-
Guidice à la façade Renaissance.
BASILIQUE SANTA MARIA DEL MAR
Pl. Santa Maria, 1
✆ +34 933 102 390
[Link]
parroquia@[Link]
Tous les jours 10h-20h30. Visite à partir de 5 € par
personne du lundi au samedi de 10h à 18h, dimanche de
13h30 à 17h.
Chef-d’œuvre du gothique catalan, cette superbe
basilique bâtie entre 1329 et 1383 par l’architecte
Berenguer de Montagut va très vite devenir le symbole
de l’empire maritime catalan. Dédiée à la patronne des
marins, elle fut édifiée « pour le peuple et par le peuple »
selon le récit d’Ildefonso Falcones dans son best-
seller La Cathédrale de la Mer, qui raconte par le biais
de la fiction la construction de cette basilique
monumentale. Par opposition à la cathédrale de La Seu,
tenue par la monarchie et le haut clergé, Santa Maria del
Mar fut principalement financée par les commerçants et
armateurs du quartier. Tous les habitants de la Ribera
participèrent à sa construction, en particulier les
bastaixos, transportant les blocs de pierre sur leur dos,
un à un, de la carrière de Montjuïc jusqu’au chantier de
l’église. Ils sont représentés sur la porte principale de la
basilique.
Santa Maria del Mar sera construite en un temps
record : 55 ans ! Elle est composée de trois nefs
séparées par des piliers. La grande élégance et
l’harmonie qu’on lui reconnaît tiennent pour beaucoup au
dépouillement de sa décoration. La qualité de son
acoustique lui a valu d’accueillir de nombreux concerts.
L’église a perdu un grand nombre de ses œuvres d’art,
détruites au cours d’un incendie en 1936, pendant la
guerre civile. A l’extérieur, elle présente une belle façade
principale avec une superbe rosace de style gothique
flamand. L’ensemble est encadré par deux tours
octogonales.
Basilique de Santa Maria del Mar (église Sainte-Marie-de-la-Mer). - ©
Author’s Image
CASA DE LA SEDA
Sant Pere Més Alt, 1
Principal
[Link]
info@[Link]
Visites guidées 12 € (sur réservation).
Construite au XVIIIe siècle, l’élégante Casa de la Seda
était autrefois le siège de la confrérie (« gremi » en
catalan) des tisseurs de soie. Le bâtiment, édifié entre
1759 et 1763, possède une façade ornée de sgraffites.
Avec ses murs tapissés de soie et son mobilier
d’époque, c’est un site de grande valeur artistique et
historique. La visite guidée permet de découvrir
l’impressionnante « sala gremial » (salle de la confrérie),
la bibliothèque, qui réunit plus de 3 000 documents
historiques, le bureau présidentiel et la salle des
réunions.
EL BORN CENTRE DE CULTURA I MEMÒRIA
Plaça Comercial, 12
✆ +34 932 566 851
[Link]
Du mardi au samedi de 10h à 19h (20h l’été), dimanche
de 10h à 20h. Accès aux expositions ou visites guidées
3 à 4 €.
L’ancien marché du Born, que l’on connaît également
sous le nom de « Cathédrale de fer et de verre », était
autrefois le principal marché du quartier. Sous son
emblématique structure en fer forgé du XIXe siècle, une
exposition commémore la Barcelone du XVIIIe siècle à
travers les différents objets et vestiges découverts lors
de fouilles. Le centre accueille également une salle
d’expositions temporaires et programme de nombreuses
activités tout au long de l’année.
EL BORN CENTRE DE CULTURA I MEMÒRIA - © saiko3p -
[Link]
MUSEU DE LA XOCOLATA
Carrer del Comerç, 36
✆ +34 932 687 878
[Link]
Du lundi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 10h à
15h. Entrée : 6 €.
Tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur le
chocolat est exposé ici, et de surcroît sous toutes ses
formes. Après quelques données historiques et
gastronomiques, on entre dans le vif du sujet avec les
très nombreuses sculptures en chocolat des monuments
de Barcelone comme la Sagrada Família ou la casa
Batlò, ses figures emblématiques comme le gorille
albinos (décédé en 2003) du jardin zoologique, ou les
héros de la littérature comme Don Quichotte. Un régal…
pour les yeux ! Et ne manquez pas la boutique en fin de
parcours.
PASSEIG DEL BORN
M° Jaume I ou Barceloneta.
Entre les XIIIe et XVIIe siècles, le Passeig del Born était
un lieu de festivités, où l’on célébrait des foires
d’artisanat et des tournois de chevalerie. Le nom actuel
du quartier, Born, signifie d’ailleurs « tournoi » en
catalan. En 1874, on édifie, à l’une des extrémités du
passage, le marché couvert du même nom. Cette
construction métallique, symbole du XIXe siècle
industriel, compte parmi les premières réalisées en
Espagne. L’ensemble de la zone a gardé une ambiance
populaire, avec ses bistrots et ses commerces de
quartier.
MUSEU ETNOLÒGIC I DE CULTURES DEL MÓN
Carrer de Montcada, 12-14
✆ +34 932 562 300
[Link]/museu-etnologic-culturesmon/ca
reservesmeb@[Link]
Du mardi au samedi de 10h à 19h, dimanche jusqu’à
20h. Entrée 5 €. Gratuit le dimanche de 15h à 19h30.
Inauguré en 2015, le Musée des Cultures du Monde met
à l’honneur l’héritage artistique et culturel de quatre
continents : l’Afrique, l’Asie, l’Amérique et l’Océanie.
Diversité et coexistence sont les maîtres mots de ce
musée au contenu mondial. L’exposition permanente
compte plus de 30 000 pièces à découvrir. Ce fonds
incroyable a été rassemblé depuis les années 1940 par
les institutions publiques de Barcelone et des
collectionneurs privés.
Le musée occupe deux splendides palais médiévaux du
carrer de Montcada : le Palau Nadal, autrefois siège du
musée Barbier-Mueller d’Art précolombien (aujourd’hui
fermé), et le Palau del Marquès de Lió, où se trouvait
une partie des collections du Museu del Disseny (à
présent réunies dans le nouveau siège de la Plaça
Glòries).
Parmi les nombreuses œuvres exposées, il ne faut pas
manquer la salle des masques rituels africains, les
statues aripa du continent océanique, les marionnettes
d’ombres asiatiques, et les cuchimilcos, ces figurines
péruviennes symboliques déposées dans les tombes.
Remarquez également les curieuses collections venues
d’Indonésie, dont un livre de divination du XIXe siècle et
autres objets mystérieux. Des expositions temporaires
sur des thèmes transversaux sont aussi organisées tout
au long de l’année. Depuis 2018, le musée des cultures
du monde a été associé au musée ethnologique de
Barcelone, situé sur la colline de Montjuïc, pour former
une seule entité : le Museu Etnològic i de Cultures del
Món.
ZOO DE BARCELONE
Parc de la Ciutadella
✆ +34 937 06 56 56
[Link]
Tous les jours de 10h à 18h. Adultes : 21,40 €. Enfants
de 3 à 12 ans 12,95 €, + 65 ans 10,50 €.
Fondé en 1892, ce zoo s’étend sur une superficie de 14
hectares dans le parc de la Ciutadella et accueille des
milliers d’animaux. Le célèbre Copita de Nieve (Flocon
de Neige), le seul gorille albinos en captivité, y vécut
jusqu’à sa mort en 2003. Cet événement a
profondément marqué et attristé les Barcelonais, qui
avaient fait du gorille leur mascotte. Parmi les plus de
300 espèces présentes dans le zoo, on pourra aller
rendre visite aux mandrills, aux ouistitis, aux éléphants,
aux girafes, aux hippopotames, aux lions, etc.
MUSEU PICASSO
Carrer de Montcada, 15-23
✆ +34 932 563 000
[Link]
museupicasso@[Link]
Du mardi au dimanche 10h-19h. Entrée 12 €, gratuite le
premier dimanche de chaque mois et le jeudi à partir de
17h.
Installé dans un ensemble de cinq palais des XIIIe et
XIVe siècles, emblématiques du gothique catalan, le
musée Picasso illustre la relation étroite entre le peintre
et la ville de Barcelone. Si la collection est splendide,
l’ensemble architectural participe également à une unité
artistique de toute beauté. La collection permanente
abrite un fonds de plus de 4 200 œuvres, constitué en
grande partie grâce au legs de Jaume Sabartés, ami et
secrétaire de Picasso, mais aussi grâce à des
donations de l’artiste lui-même et de son
épouse Jacqueline Picasso. De quoi plonger dans le
monde vibrant de ses débuts, mais également observer
avec ferveur le lien de l’artiste avec cette ville
foisonnante. En effet, le jeune Picasso s’installa à
Barcelone avec sa famille en 1895, où il suivit les cours
de l’académie de La Llotja. Cette période de formation
artistique prendra fin en 1904, date de son installation à
Paris, bien qu’il continuera de séjourner régulièrement à
Barcelone.
La visite du musée permet d’admirer des œuvres de
jeunesse du peintre, des toiles intéressantes de la
période bleue (1901-1904), ainsi qu’une série de
variations libres autour des Ménines de Velásquez, dont
il réalisa 58 variantes ! Le tout est complété par des
pièces maîtresses comme Science et Charité (1897),
L’Arlequin (1917), et le Portrait de Jaume Sabartés
(1939). L’entrée au musée est gratuite tous les jeudis en
fin d’après-midi : pour en bénéficier, pensez à réserver
un créneau horaire sur le site au moins 4 jours à
l’avance.
Museu Picasso. - © Author’s Image
PALAU DE LA MÚSICA CATALANA
C/ Palau de la Música, 4-6
✆ +34 93 855 57 31
[Link]
Visites guidées et audioguidées du lundi au dimanche de
9h à 15h30, à partir de 15 €.
Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du
modernisme catalan, le Palau de la Música Catalana fut
réalisé par Domènech i Muntaner entre 1905 et 1908 sur
une commande de l’Orfeó Català, ensemble choral de
référence de la musique catalane du XXe siècle.
Imprégné d’un fort sentiment nationaliste, l’édifice
présente une façade spectaculaire de brique rouge et de
mosaïques. A l’angle du bâtiment, un groupe sculpté par
l’artiste Miguel Blay rend hommage à la chanson
populaire catalane. Il représente une femme, telle une
figure de proue, comme allégorie de la musique. Elle est
entourée d’enfants, d’agriculteurs et de pêcheurs, sous
la protection de saint Georges. Au deuxième étage,
observez les bustes de musiciens qui ornent les
colonnes, œuvres du sculpteur Eusebi Arnau, qui
représentent Palestrina, Bach, Beethoven et Wagner.
La décoration intérieure est encore plus
impressionnante. La salle de concert présente une
coupole inversée en vitrail qui, tel un véritable soleil,
permet un éclairage naturel (unique en Europe) vers
laquelle s’inclinent les lustres ouvragés. Au fond de la
scène, les silhouettes des muses en mosaïque, œuvre
d’Eusebi Arnau, complètent cet espace surprenant,
coloré et insolite. Un décodage des symboles
omniprésents s’impose pour lire toute la richesse du
Palais, véritable illustration de l’imagination débordante
des artistes issus du modernisme, qui est classé parmi
les sites culturels de la liste du patrimoine mondial de
l’Unesco.
Palais de la musique catalane. - © 1001nights
INTERVIEW
Le Palau de la Música Catalana
De grandes festivités sont
organisées en 2023 !
En 2022 et 2023 deux anniversaires d’importance sont
célébrés à Barcelone : les 25 ans du classement du
Palau de la Música Catalana au Patrimoine mondial de
l’humanité de l’Unesco et le centenaire de la mort de
l’architecte Lluís Domènech i Montaner, avec l’hospital
de la Santa Creu i Sant Pau. Des manifestations
grandioses auront lieu tout au long de l’année dans ces
lieux extraordinaires.
Les commémorations ont commencé au moment de
Noël 2022, avec un concert, la Missa solemnis de
Beethoven, le 21 décembre, donné par l’Orchestre des
Champs-Elysées et le Collegium Vocale Gent sous la
direction de Philippe Herreweghe. C’est un concert
historique puisque l’Orfeó Català avait enregistré ici
même, et pour la première fois dans le monde, cette
œuvre majeure en 1927, qui était d’ailleurs la préférée
de son auteur dont le buste trône sur la scène de la salle
de concert.
Perle architecturale, chef-d’œuvre incontournable du
modernisme catalan, le Palau de la Música Catalana
accueille plus de 600 concerts et plus de 200 000
visiteurs chaque année. Alors pour fêter à la fois son
créateur génial et rappeler son classement à l’Unesco, il
propose un programme de grande ampleur. Ainsi, le
catalogue des activités, accessibles pour tous les
publics, comprend des conférences sur l’architecture,
sur son lien avec la composition musicale, une
exposition créative, ludique et virtuelle avec des
interventions d’artistes. Lluís Domènech Girbau, Òscar
Tusquets, Juan de Rubia, Jonathan Brown, Sara Fontán,
Eduard Escoffet ou Maria Arnal sont quelques-uns des
grands noms qui ont accepté d’être associés à ces
festivités extraordinaires.
Des billets couplés avec l’enceinte moderniste de
l’hospital de la Santa Creu i Sant Pau, autre chef-
d’œuvre classé de Lluís Domènech i Montaner, et qui
célèbre également cet anniversaire marquant de l’année
2023 à Barcelone, sont proposés à des prix avantageux.
© Palau de la Musica Catalana
© Palau de la Musica Catalana
© Sopotnicki - [Link]
PARC DE LA CIUTADELLA
M° Arc de Triomf ou Barceloneta.
Tous les jours de 10h à 22h30.
En 1715, Philippe V décide la construction d’une
citadelle afin d’enfermer et de contrôler la ville. Cette
décision de répression des Catalans s’explique par leur
longue résistance au siège de Philippe V. Celui-ci ferme
aussi les universités pour chasser les intellectuels, et
interdit l’expansion de la ville pour en augmenter la
population. L’édification de la citadelle entraîne la
démolition de plus de mille maisons du quartier de la
Ribera. Détestée par les Barcelonais, la citadelle est
finalement détruite au XIXe siècle. Parmi ses rares
vestiges, l’ancien arsenal est le siège du Parlement de
Catalogne depuis 1932. L’architecte Josep Fontserè
dessina un parc de 17 hectares, doté d’un lac artificiel où
se promener en barque. S’inspirant du Jardin des
plantes de Paris, il construit le Museu Martorell (1882)
pour accueillir les collections du musée des sciences
naturelles (désormais exposées dans le Museu Blau),
ainsi que l’Umbracle (1883) pour abriter des plantes
tropicales. Le jeune Antoni Gaudí participa, quant à lui, à
la construction d’une Cascade monumentale. Le parc est
inauguré en 1881 et accueille, quelques années plus
tard, l’Exposition universelle de 1888. Plusieurs
constructions modernistes datent de cette époque, dont
le Castell dels Tres Dragons de Lluís Domènech i
Montaner (ancien musée de Zoologie), l’Hivernacle de
Josep Amargós, et le monumental Arc de Triomf,
d’inspiration néo-mudéjar. Le terrain laissé libre après
l’exposition permit la création du Zoo de Barcelone en
1892.
EIXAMPLE
CASA AMATLLER
41, Passeig de Gràcia
✆ +34 932 160 175
[Link]
casa@[Link]
Du jeudi au dimanche de 11h à 13h et de 17h à 19h.
Visite guidée à partir de 17 €.
Cette belle maison Art nouveau, conçue par Josep Puig i
Cadafalch pour le chocolatier Antoni Amattler, abrite
l’Instituto de Arte Hispánico, célèbre dans toute l’Europe
pour ses recherches sur l’art de la péninsule. L’édifice
accueille une collection de plus de 300 000
photographies, 30 000 livres d’art et d’autres collections
exquises de verre et de peintures. Attention, les visites
sont possibles sur rendez-vous uniquement. Vous
pourrez alors choisir entre un audioguide ou une visite
plus familiale, qui comprend même une délicieuse tasse
de chocolat !
CASA CALVET
48, Carrer de Casp
Ne se visite pas.
C’est la première maison conçue par Gaudí dans
l’Eixample et la seule à remporter un prix alors qu’il était
encore en vie : celui du concours annuel des bâtiments
artistiques de la ville. La demeure, conçue pour
l’industriel Pere Mártir Calvet, semble être l’une de ses
œuvres les plus conservatrices. Mais, elle appartient en
fait à la période naturaliste de l’architecte, lorsqu’il
s’inspirait des formes géométriques de la nature. Bien
qu’elle ne soit pas ouverte au public, sa façade mérite
d’être admirée et le rez-de-chaussée abrite quelques
magasins.
CASA DE LES PUNXES
420, Avinguda Diagonal
✆ +34 930 18 09 59
[Link]
comercial@[Link]
Du lundi au vendredi de 9h à 18h.
Voici un palais moderniste conçu par Josep Puig i
Cadafalch, dont l’histoire est intéressante. La « maison
des pics », appelée ainsi en raison des sommets pointus
de ses tours, s’inspire des châteaux médiévaux.
L’industriel Bartomeu Terradas i Mont souhaitait que
l’architecte construise une maison pour chacune de ses
trois filles, sur un terrain rectangulaire. Josep Puig a
donc érigé ce complexe, qui est en fait constitué de trois
bâtiments très bien harmonisés. Aujourd’hui, la Casa de
les Punxes est une propriété privée, louée comme
espace de coworking.
CASA MILÀ – LA PEDRERA
92, Passeig de Gràcia
✆ +34 932 14 25 76
[Link]
Tous les jours de 9h à 20h30. Visites nocturnes de 21h à
23h. Prix : 25 €.
La Casa Milà, plus connue sous le nom de La Pedrera,
est une véritable révolution de l’architecture civile,
réalisée par le moderniste catalan Antoni Gaudí entre
1906 et 1910. Il s’agit de deux bâtiments de 16
appartements, organisés autour de deux grandes cours
qui sont connectées entre elles à travers des rampes
d’accès. L’une des innovations de Gaudi, c’est que la
façade ne sert plus de mur porteur, grâce à une structure
métallique qui unit les 6 000 blocs de pierre utilisés.
Cette technique a permis d’ouvrir de grandes baies
vitrées et de faire entrer la lumière à l’intérieur de
l’édifice. Auriez-vous pensé que le fer forgé des 32
balcons vient en fait d’éléments métalliques recyclés ?
Gaudí a également imaginé une grande structure
métallique, rappelant des éléments végétaux pour unir
les différentes vitres de la porte d’entrée. Le garage,
pour les calèches et les automobiles de l’époque, est
une autre particularité de ce bâtiment résidentiel. En
effet, c’est le premier du genre ! La décoration intérieure
est de toute beauté avec des jeux de couleurs et de
formes typiques du style de Gaudí. Aucun détail n’est
d’ailleurs laissé au hasard. Conseil futé : prenez le
temps d’admirer les cheminées et les tours de
ventilation, qui permettent de renouveler l’air du
bâtiment, et qui sont inspirées du monde marin.
Casa Milà (surnommée « La Pedrera »). - © Author’s Image
ENCEINTE MODERNISTE DE SANT PAU
167, C/ Sant Antoni Maria Claret
✆ +34 935 53 71 45
[Link]
[Link]@[Link]
Tous les jours de 10h à 18h30. Entrée générale 16 €.
L’enceinte moderniste de Sant Pau est l’une des œuvres
les plus impressionnantes de l’architecte Lluís
Domènech i Montaner. Vous constaterez tout d’abord
que sa valeur artistique et architecturale est
incontestable, ce à quoi il faut ajouter la portée sociale
de l’édifice. En effet, à la fin du XIXe siècle, un projet est
mis en place pour remplacer l’hôpital de la Santa Creu,
devenu vétuste. L’objectif est alors de créer une
structure moderne, à la pointe du progrès, qui pourrait
accueillir les plus démunis. Domènech épouse cette
grande cause et imagine un magnifique jardin, dans
lequel les patients pourraient trouver une certaine
sérénité, qui leur ferait oublier un temps, la
maladie. Admirez le bâtiment de l’entrée, tout en briques
apparentes, avec ses merveilleuses mosaïques ! La tour
qui se trouve au sommet, dotée d’une horloge, domine
l’ensemble de l’enceinte et semble veiller sur les
pensionnaires. Vous observerez certains anges en
pierre, sculptés par la main de Pau Gargallo. Domènech
et son fils ont conçu l’ensemble des bâtiments, comme
autant d’îlots dans un océan de végétation, reliés entre
eux par un réseau de galeries. Commencez par visiter le
pavillon de Sant Salvador, qui présente l’histoire de la
médecine à Barcelone, pour vous diriger au pavillon de
Sant Rafael, dont vous pourrez voir l’intérieur, tel qu’il
existait après sa construction. En 1997, l’enceinte de
Sant Pau, emblème du modernisme catalan, a été
classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
INTERVIEW
Enceinte Moderniste Sant Pau
2023 : une année de
commémorations festives !
En 2023, deux anniversaires d’importance sont célébrés
à Barcelone : le centenaire de la mort de l’architecte
Lluís Domènech i Montaner et les 25 ans du classement
de l’hospital de la Santa Creu i Sant Pau au patrimoine
mondial de l’humanité de l’Unesco, avec le Palau de la
Música Catalana. Ces anniversaires sont l’occasion
d’organiser une foule d’événements dans ces deux lieux
extraordinaires, qui offrent une visite combinée à prix
réduit.
L’enceinte moderniste de Sant Pau est l’une des œuvres
les plus importantes de Domènech i Montaner, un joyau
de l’Art nouveau Catalan. Après avoir hébergé pendant
près d’un siècle un hôpital, les différents pavillons
accueillent aujourd’hui des fonds d’archives, des salles
de réunion et des expositions, comme celle qui a lieu du
1er décembre 2022 au 26 mars 2023 et qui donne à voir
au public des photographies des premières étapes de la
restauration de l’hôpital, à partir de la prise de
conscience de son caractère unique et de sa valeur
patrimoniale à la fin des années 1970, avec en
aboutissement son classement au patrimoine mondial de
l’Unesco. C’est le premier hôpital actif classé, car il est
resté un service de soins jusqu’en 2009.
La Fondation de l’hospital de la Santa Creu i Sant Pau a
publié un magnifique livre qui retrace les trente années
de construction de l’hôpital, avec plus de 2 000 plans,
des documents et des dessins. Quelques-uns de ces
documents précieux seront également installés pour les
visiteurs, avec plein de petites expositions réparties dans
l’enceinte. Le programme des commémorations
comprend aussi des concerts, des ateliers, des lectures
de poésie et deux cycles de conférences en
collaboration avec la Fondation Domènech i Montaner,
sans oublier le Lluís Domènech i Montaner Congress
2023 et le IVe Congrès international coupDefouet sur
l’Art nouveau organisé par le conseil municipal et
l’université de Barcelone.
© Medialog
© Medialog
© Medialog
JARDINS DE L’UNIVERSITÉ DE BARCELONE
585, Gran Via de les Corts Catalanes
Ouvert du lundi au vendredi de 8h à 21h, samedi et
dimanche de 10h à 19h. Entrée gratuite.
C’est un bel espace qui permet de s’isoler de l’agitation
de la ville. Inauguré en même temps que le bâtiment
historique de l’université en 1871, c’est aujourd’hui un
lieu de grand intérêt, puisqu’il compte plus de quatre-
vingts espèces naturelles du monde entier et même
certains des arbres les plus anciens de Barcelone.
Faites-vous plaisir avec son étang central tout en
contemplant les orangers, les cèdres de l’Himalaya et
d’autres espèces endémiques et mondiales.
MANZANA DE LA DISCORDIA
35- 43, Passeig de Gràcia
Situé sur le Passeig de Gràcia, cet ensemble de trois
maisons a été conçu par les meilleurs architectes du
modernisme catalan. Il s’agit de la Casa Lleò Morera, de
Domènech i Montaner, la Casa Amatller, de Puig i
Cadafalch et la dernière construite, la Casa Batlló de
Gaudí. Le nom donné à ce complexe vient d’un jeu de
mots faisant allusion au mythe grec de la pomme de la
discorde pour récompenser la plus belle déesse. En
espagnol, manzana signifie « pomme », mais aussi
« pâté de maisons ». Alors, qu’en dites-vous ? Quelle
est la plus belle des trois ?
MUSEU EGIPCI DE BARCELONA
284, Carrer de València
✆ +34 934 880 188
[Link]
info@[Link]
Du lundi au samedi de 10h à 14h et de 16h à 19h30,
dimanche de 10h à 14h. Entrée 12 €.
Voici plus de 2 000 mètres carrés, sur trois étages,
dédiés à la promotion et à la diffusion de l’art et de la
culture de l’Egypte ancienne. Ce musée, propriété de la
Fondation Clos, est considéré comme l’une des plus
importantes collections privées d’art égyptien en Europe,
avec plus de 1 200 pièces. Les prix sont abordables et
c’est un musée assez calme par rapport aux autres lieux
d’intérêt de la ville. Si vous êtes passionné par l’Egypte
ancienne, allez le visiter sans hésitation !
PALAU BARÓ DE QUADRAS
373, Av. Diagonal
✆ +34 934 67 80 00
[Link]
casessingulars@[Link]
Visites guidées les vendredis. Tarif : 10 €.
Le palais du Baron de Quadras est l’un des bâtiments
les plus représentatifs du style moderniste catalan,
construit par l’architecte Josep Puig i Cadafalch. Cet
immense palais néo-gothique, de trois étages, dispose
de deux tours crénelées de chaque côté, ainsi que de
deux façades à l’ornementation distincte. Après avoir
accueilli différentes institutions depuis les années 1970,
il abrite actuellement le siège de l’Institut Ramon Llull,
qui se consacre à la diffusion et à la promotion de la
culture et de la langue catalanes. Ce dernier organise
des visites guidées.
PALAU ROBERT
107, Passeig de Gràcia
✆ +34 932 92 12 60
[Link]
palaurobert@[Link]
Du lundi au samedi de 9h à 20h, le dimanche de 9h à
14h30. Entrée libre.
Ce palais néoclassique du début du XXe siècle a été
conçu par l’architecte français Henri Grandpierre et
construit par Joan Martorell pour le financier et homme
politique Robert i Surís, marquis de Robert. Il appartient
à la Generalitat et abrite l’office du tourisme de
Catalogne et un centre culturel proposant diverses
expositions, des concerts et des événements gratuits.
Recommandé si vous souhaitez assister à des
événements culturels tout en profitant de votre séjour en
ville. Vous pouvez également visiter son jardin avec
accès public.
PARC DE JOAN MIRÓ
2 carrer d’Aragó
Ouvert tous les jours de 10h jusqu’au coucher du soleil.
Situé en plein centre-ville et près de l’avenue d’Aragó, ce
parc était connu jusqu’aux années 1980 comme le Parc
del Escorxador (Parc des Abattoirs), moment auquel il a
été aménagé. On lui a alors donné le nom du célèbre
artiste catalan. En effet, on y peut regarder l’une de ses
sculptures, la « dona i ocell » (femme et oiseaux) qui est
recouverte de mosaïques colorées et qui s’élève
majestueusement à 22 mètres au-dessus du sol. Les
allées du parc, plantées de pins et de palmiers,
permettent aux familles qui se promènent de profiter
d’un peu d’air frais.
PASSEIG DE GRÀCIA
Passeig de Gràcia
Le Passeig de Gràcia est l’une des artères les plus
importantes de Barcelone. De part et d’autre de cette
avenue se trouvent les boutiques des marques les plus
luxueuses. Mais, le Passeig de Gràcia n’a pas toujours
été le boulevard animé que nous connaissons
aujourd’hui. A la fin du XIXe siècle, les familles aisées
aimaient s’y promener et ont acquis des terrains dans
l’objectif d’y faire construire, plus tard, une demeure.
Mais, le plan d’urbanisme Cerdà, du début du XXe
siècle, qui cherchait entre autres à relier la Plaça
Catalunya à Gràcia ‒ qui ne faisait pas encore partie de
Barcelone ‒, a bouleversé la vie de ces bourgeois. La
rue s’étant tout d’un coup revalorisée, ils se sont
engagés à faire du Passeig de Gràcia le symbole de
l’élégance et du modernisme catalan, pour notre plus
grand bonheur. En effet, ils ont fait appel à des
architectes comme Gaudí, Puig i Cadafalch et
Domènech i Montaner, créateurs des bâtiments les plus
emblématiques de la ville. Nous leur devons, la Casa
Batlló, la Casa Amatller, la Casa Lleó i Morera ‒ qui
malheureusement ne se visite plus ‒, la Casa Mulleras
et, bien évidemment, la Casa Milà, plus connue comme
La Pedrera. Mais, au-delà de ces magnifiques
demeures, vous pourrez admirer les splendides pavés,
aux motifs végétaux, conçus par Gaudí ainsi que les
fameux bancs-lampadaires, dessinés par l’architecte
Pere Falqués. Vous reconnaîtrez la mosaïque trencadís,
typique du modernisme catalan, qui recouvre les bancs,
au-dessus desquels s’élève une belle structure en fer
forgé.
Passeig de Gràcia, quartier de l’Eixample. - © Author’s Image
FUNDACIÓ ANTONI TÀPIES
255, Carrer d’Aragó
✆ +34 934 870 315
[Link]
espais@[Link]
Du mardi au samedi de 10h à 19h, dimanche de 10h à
15h. Entrée : 8 €.
La fondation, qui se consacre à l’étude de l’art et de la
culture contemporains, a été créée en 1984 par l’artiste
Antoni Tàpies. Le bâtiment, conçu par l’architecte
moderniste Lluís Domènech i Montaner en 1882, a tout
d’abord abrité la maison d’édition Montaner i Simón,
pour ensuite accueillir la fondation. On y reconnaît la
signature de l’architecture rationaliste de Domènech,
grâce au métal et aux briques apparentes de la façade.
Celle-ci comporte également une immense sculpture
appelée « nuage et chaise », créée en 1990 par Antoni
Tàpies.
© Fundació Antoni Tàpies
© Fundació Antoni Tàpies
© Fundació Antoni Tàpies
© Fundació Antoni Tàpies
© Fundació Antoni Tàpies
SAGRADA FAMÍLIA
401, Mallorca
✆ +34 932 080 414
[Link]
reserves@[Link]
Tous les jours de 9h à 20h (18h entre novembre et
février, 19h de mars à octobre). Entrée à partir de 26 €.
La Sagrada Família, patrimoine de l’humanité de
l’UNESCO, est une église exceptionnelle, œuvre du
génial architecte Antoni Gaudí. Aujourd’hui, plus de 140
ans après la pose de la première pierre, la basilique est
toujours en construction. C’est un temple exceptionnel
qu’il vous faut absolument visiter ! Gaudí a en effet mis
en place un chef-d’œuvre grandiose, composé de 18
tours, s’élevant à différentes hauteurs et trois façades
principales, véritables représentations de la Bible
sculptée dans la pierre, à ciel ouvert. Celle de la Nativité,
dédiée au Christ, jouit d’une décoration exubérante,
alors que celle de Passion, qui représente la souffrance
du Christ est bien plus simple. Finalement, la façade de
la Gloire révèle une représentation monumentale du
Jugement dernier, de la Gloire mais aussi de l’Enfer.
Mais il faut savoir que c’est l’architecte Francisco de
Paula del Villar qui, en 1882, a entrepris le projet de
construction de la Sagrada Familia. Il propose un style
néo-gothique avec des fenêtres en ogive, des contreforts
et un clocher élancé. Après des désaccords d’ordre
technique, c’est Gaudí qui prend la suite. Il présente
alors un projet d’une grande ambition. Le 19 mars de
cette même année marque un événement important : la
première pierre de l’édifice est posée par l’évêque
Urquinaona. Les travaux avancent plutôt bien puisqu’en
1885, les premières messes peuvent être données dans
la chapelle de Saint-Joseph, située dans la crypte, où
repose actuellement le corps de Gaudí. A partir de 1914,
Gaudí se consacre exclusivement à cette œuvre
architecturale et ce, jusqu’à sa mort accidentelle, en
1926, lorsqu’il est fauché par un autobus. Alors que la
Sagrada Familia était véritablement le chef-d’œuvre de
sa vie et occupait toutes ses pensées et son énergie
(sachez qu’il dormait même sur place, son travail frôlant
l’obsession), le clocher de l’apôtre Bernabé est
malheureusement le seul qu’il ait pu voir terminé. Suite à
la mort de l’architecte, le parcours est encore semé
d’embûches et la guerre civile espagnole, de 1936 à
1939 n’a pas épargné le projet de construction de
l’édifice. En effet, la Sagrada Familia fait l’objet d’actes
de vandalisme, les maquettes sont détruites, les plans et
photographies brûlés. Malgré tout, après la guerre,
l’architecte Francesc de Paula Quintana décide de
reprendre la direction de travaux, malgré l’ampleur de la
tâche. Il s’attelle à reconstituer le projet grâce au peu de
matériel épargné. Ses efforts ne restent pas vains
puisqu’en 1952, la façade de la Nativité s’illumine pour la
première fois. Plusieurs architectes prennent la suite,
respectant tous le projet de Gaudí. Nous leur devons, en
2010, la construction des nefs, des colonnes, des
voûtes, les transepts, la croisée, l’abside et la façade
principale. Cette même année, le pape Benoît XVI
consacre la basilique mineure et la nef reçoit le Prix de
la Ville de Barcelone. Au fil des ans, les tours s’élèvent
petit à petit, l’une après l’autre, de telle façon qu’en
2021, la tour de la Vierge Marie, ornée des fameuses
mosaïques trencadís, est inaugurée et l’étoile qui la
couronne est posée lors d’une émouvante célébration.
Avec 138 mètres de haut, c’est la deuxième tour la plus
grande de l’édifice, après celle de Jésus, qui s’élève à
172,50 mètres. La ville de Barcelone espère inaugurer
l’ensemble architectural de la Sagrada Familia, chef-
d’œuvre titanesque s’il en est, en 2026, lors du
centenaire de la mort de Gaudí, architecte de génie à la
sensibilité artistique impressionnante. L’histoire de cette
interminable construction mérite d’être connue mais rien
ne vaut une visite pour se rendre compte de la splendeur
du bâtiment. L’entrée est chère, car une partie de
l’argent est reversée aux travaux, et il vous faudra
réserver à l’avance pour éviter les longues heures de
queue à l’entrée. Mais, une fois à l’intérieur, vous serez
subjugué, n’ayant certainement rien vu de tel
auparavant, peu importe d’ailleurs vos croyances
religieuses. La première impression qui vient à l’esprit en
entrant dans la Sagrada Familia est sa majestuosité : la
taille du temple lui-même mais aussi la hauteur des
voûtes des colonnes, les innombrables jeux de lumière
créés par les vitraux, etc. La Sagrada Familia, c’est un
monde féerique, une véritable forêt de palmiers ‒ la
nature ayant toujours été la principale source
d’inspiration de Gaudí ‒. Les colonnes qui jalonnent la
nef, comme vous le verrez, sont les troncs au milieu
desquels vous vous promènerez, qui vous invitent au
calme de la réflexion et de la contemplation. Parmi les
éléments les plus remarquables, regardez le triangle
doré du presbytère, visible depuis la porte de la Gloire.
Encadré par un grand hyperboloïde, il symbolise le Père
Eternel et a été créé par Jordi Bonet. Sculpté sur la porte
de la Gloire, vous lisez le Notre Père en grandes lettres,
qui se décline en 50 langues. A hauteur de mains,
comme pour ouvrir la porte, le « A » d’Antoni et le « G »
de Gaudi se dévoilent devant vos yeux. Finalement, il
vous faut absolument admirer les vitraux. D’une grande
beauté, dans la matinée, ils illuminent de couleurs pâles
et plutôt froides l’intérieur du temple. Mais, au fur et à
mesure de la journée, la lumière passe à travers des
vitraux aux tons plus chauds, rayonnant sur les
immenses colonnes. Vous l’aurez compris, chaque visite
de la Sagrada Familia est unique. Gaudí, dont les
professeurs ne savaient s’il s’agissait d’un fou ou d’un
génie, vous offre une expérience transcendante de
beauté.
SAGRADA FAMÍLIA - © Photo Italia LLC - [Link]
CASA BATLLÓ
43, Passeig de Gràcia
✆ +34 932 160 306
[Link]
Ouvert tous les jours de 9h à 20h15. Entrée : 35 €.
La Casa Batlló est l’un des emblèmes de Barcelone.
Avec La Pedrera, ce sont les deux demeures les plus
connues de l’architecte moderniste Antoni Gaudí. Situé
sur le Passeig de Gràcia, l’édifice n’est pas une
construction de Gaudí lui-même. Il faut savoir que la
maison a été conçue en 1877, par l’un des professeurs
d’architecture de Gaudí, Emili Sala Cortés. Le Passeig
de Gràcia était alors une rue piétonne où les familles
aisées aimaient se promener. Au début du XXe siècle,
un projet d’urbanisme planifiait d’en faire l’une des
principales artères de la ville. C’est alors que la demeure
a été acquise par Josep Batlló i Casanovas, grand
industriel du textile. Souhaitant démolir la maison pour
en construire une nouvelle, il a fait appel à Gaudí.
Faisant totalement confiance à l’artiste, il lui a donné
carte blanche. Gaudí a décidé de conserver la façade
érigée par son professeur mais il a remodelé tout
l’intérieur, créant ainsi une demeure moderne digne de
notre siècle. En effet, toutes les cloisons ont été
déplacées et la cour intérieure a été agrandie de
manière à gagner en luminosité. Les parois de celle-ci
sont couvertes de céramiques aux différentes teintes de
bleu, simulant les eaux de la Méditerranée. Ces
« vagues » de couleurs entrent par les fenêtres de
l’immeuble et donnent l’impression de vivre dans les
fonds marins. Les formes curvilignes et asymétriques,
caractéristiques de Gaudí sont bien entendu présentes
dans la décoration intérieure du bâtiment. Prenez bien le
temps d’observer les détails, car ils vous surprendront
tous ! Dans les appartements de la famille Batlló, vous
découvrirez une curieuse cheminée en forme de
champignon. Mais, admirez aussi les magnifiques portes
en chêne en haut desquelles sont incrustés des vitraux
colorés, ou bien les poignées de porte au design
ergonomique. Les grandes baies vitrées donnent
directement sur le Passeig de Gràcia, où vous pourrez
regarder les passants. Il vous faudra, bien entendu, lever
les yeux pour voir le plafond aux formes ondulées, qui
simulent les courants marins. De l’extérieur vous
apprécierez facilement les deux thèmes qui ont inspiré
Gaudí : le monde marin, avec la toiture en écailles et les
couleurs rappelant le corail, puis l’ossature humaine de
l’édifice, avec des fémurs et des bassins en guise de
piliers et d’arcs, sans oublier les crânes qui forment les
balcons.
La propriété, inscrite au Patrimoine mondial de
l’UNESCO, appartient actuellement à la famille Bernat
qui, après avoir entrepris des travaux de rénovation, a
ouvert la maison au public en 1995.
GRÀCIA
CASA FUSTER
132, Passeig de Gràcia
[Link]
reservas@[Link]
Cette jolie maison de style Art nouveau fut l’un des
derniers projets de Domènech i Montaner. Elle a été
construite entre 1908 et 1911 pour l’industriel et peintre,
Mariano Fuster. La demeure, qui est une synthèse de
l’architecture de Domènech, révèle une sobriété
élégante et esthétique. Sa façade en marbre blanc se
détache des bâtiments environnants. Depuis 2004, elle
abrite un hôtel de luxe 5 étoiles. Mais, si vous souhaitez
en admirer l’intérieur sans y loger, rendez-vous le jeudi
soir aux rencontres de jazz du Café Vienés.
CASA MUSEU GAUDÍ
Ctra. del Carmel, 23A
Park Güell
✆ +34 932 19 38 11
[Link]
Entre octobre et mars, tous les jours de 10h à 18h. Entre
avril et septembre de 9h30 à 20h. Entrée : 7,50 €.
L’héritage de Gaudí est présent dans toute la ville, mais
si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de ce brillant
architecte, vous devriez visiter la maison où il a passé
ses dernières années. La Casa-Museu Gaudí, conçue
par le bras droit de l’architecte, Francesc d’Assís
Berenguer, était alors le modèle du projet de
développement du Parc Güell. Vous pourrez voir les
meubles et autres éléments imaginés par Gaudí, et
même visiter le studio qui a donné naissance à tant de
conceptions extraordinaires. Un must pour les adeptes
de cette figure universelle !
Í
CASA VICENS GAUDÍ
20-26, Carolines
✆ +34 93 271 10 64
[Link]
reserves@[Link]
D’avril à octobre, tous les jours 10h-20h. De novembre à
mars, lundi 10h-15h, du mardi au dimanche 10h-19h.
Entrée 18 €.
La Casa Vicens, ouverte au public depuis 2017 comme
une maison-musée, permet au visiteur de pénétrer dans
le monde de l’architecte. Située sur le Carrer de les
Carolines, cette demeure constitue la première
commande d’envergure reçue par le jeune Gaudí en
1878. Après avoir longuement étudié le projet, les
travaux n’ont commencé qu’en 1883 et se sont
prolongés jusqu’en 1888. Le résultat est considéré
aujourd’hui comme le premier chef-d’œuvre de
l’architecte, qui préfigure le reste de sa carrière. En effet,
ce projet moderne et novateur révèle déjà de nombreux
éléments, tant dans la structure que dans le style,
décoratif et symbolique, qui ont ensuite caractérisé les
travaux de l’artiste moderniste catalan. Gaudí décide de
construire une maison aux petites dimensions lui
permettant alors de créer un jardin dont la cascade
garantirait un peu d’air frais, si agréable sous le soleil de
la Méditerranée. Ce choix oblige l’artiste à dresser la
demeure sur quatre niveaux : un sous-sol, un rez-de-
chaussée et deux étages. De prime abord, la façade
peut vous surprendre car nous sommes encore loin des
lignes courbes caractéristiques du style de Gaudí. Mais,
vous remarquerez que les colonnes verticales mises en
avant, ainsi que les lignes horizontales, qui se
distinguent par des frises en céramiques, confèrent un
certain mouvement à l’ensemble de la façade.
Finalement, les motifs floraux sont présents tant à
l’extérieur qu’à l’intérieur de la maison, la nature ayant
toujours été source d’inspiration pour l’architecte.
CASA VICENS GAUDÍ - © engineervoshkin - [Link]
PARC GÜELL
C/ Olot, s/n
✆ +34 934 09 18 31
[Link]
parkguell@[Link]
Tous les jours de 9h30 à 19h30. Entrée 10 €.
Véritable emblème de Barcelone, le Parc Güell a été
déclaré patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO en
1984. Cet impressionnant jardin, ponctué de différentes
structures réalisées par Gaudí, était destiné à recevoir
une urbanisation de luxe. En effet, Eusebi Güell, homme
de grande culture, s’était installé dans une ancienne
bâtisse du XVIIe siècle, situé sur le mont El Carmel,
alors surnommé « montagne pelée ». Il imagine avec
Gaudí une ville-jardin pour peupler cet endroit où la
nature refusait de proliférer. Le projet est finalement
abandonné mais Gaudí souhaite créer un parc, sur ce
terrain de 17 hectares, dans lequel l’architecture,
inspirée des formes de la nature, accompagnerait de
merveilleux jardins. Vous remarquerez que le Parc Güell
est empreint d’un symbolisme religieux extrêmement
fort. Ainsi, le dénivelé de 60 mètres a permis à l’artiste
de tracer un chemin spirituel permettant aux visiteurs de
s’élever jusqu’à la chapelle qui allait se trouver au
sommet. Finalement c’est la sculpture du calvaire qui
existe aujourd’hui à cet emplacement et offre une vue
imprenable sur la ville. Plusieurs monuments vous
accompagnent lors de votre promenade. Vous serez
accueilli par la mosaïque du dragon et vous pourrez
rejoindre ensuite la salle hypostyle, le jardin d’Autriche,
la place de la nature ou le portique de la lavandière,
toutes en harmonie avec la nature environnante, que ce
soit dans les couleurs des mosaïques ou dans les
formes sorties de l’imagination de l’artiste.
PARC GÜELL - © Luciano Mortula
BARCELONETA, VILA
OLÍMPICA ET POBLE NOU
AQUARIUM DE BARCELONA
Moll d’Espanya del Port Vell, s/n
✆ +34 932 217 474
[Link]
info@[Link]
L’été, tous les jours de 10h à 21h. Jusqu’à 19h l’hiver et
20h le reste de l’année. Adultes 24 €, enfants de 10 à 17
€.
Aménagé en 1995 dans la zone du Port Vell, cet
aquarium, bien que vieillissant, possède la plus
importante collection de faune marine méditerranéenne
au monde. Plus de 450 espèces y sont réunies parmi un
total de 35 aquariums, dont 14 sont consacrés aux
espèces autochtones, notamment aux écosystèmes du
delta de l’Ebre et des îles Medes. Mais les stars des
lieux sont évidemment les requins ! On les observe à
travers un long tunnel en verre de 80 mètres de long qui
traverse le bassin. Ne manquez pas non plus les
adorables petits manchots en fin de parcours !
CAN FRAMIS
C/ de Roc Boronat, 116-126
✆ +34 933 208 736
[Link]
canframis@[Link]
Du mardi au samedi de 11h à 18h, dimanche de 11h à
14h. Fermé en août. Entrée 8 €.
Ce musée dédié à la peinture contemporaine occupe
une ancienne usine textile de la fin du XVIIIe siècle au
cœur du 22@, quartier des nouvelles technologies dans
le Poblenou. Propriété de la Fundació Vila Casas, le
musée présente une collection d’environ 300 œuvres
d’artistes catalans ou résidents en Catalogne, des
années 1960 jusqu’à nos jours, sur environ 3 400 m²
d’espace d’exposition. Sur la place du musée, ne
manquez pas la sculpture Dell’Arte (1990) de Jaume
Plensa, qui représente les péchés de l’enfer dans la
Divine Comédie de Dante.
MERCAT DEL ENCANTS
Plaça de les Glòries Catalanes
Carrer de los Castillejos, 158
✆ +34 93 245 22 99
[Link]
info@[Link]
Ouvert lundi, mercredi, vendredi et samedi de 9h à 20h.
Connu aussi sous le nom de Fira de Bellcaire, le vieux
marché aux puces de Barcelone occupe depuis 2013 un
bâtiment flambant neuf sur la plaça de les Glòries
Catalanes, juste en face du musée du design. On y
trouvera tout et rien selon les jours, mais le plaisir de
chiner entre ses étals mérite déjà la visite. Si vous
cherchez du beau vintage et des meubles de brocante,
préférez le Mercantic à Sant Cugat. Sur place, profitez
des stands de restauration, dont le fameux Can Paixano,
prisé pour ses sandwichs et son cava bon marché.
MIRADOR TORRE GLÒRIES
Av. Diagonal, 211
✆ +34 935 478 982
[Link]
help@[Link]
Ouvert 7j/7 de 10h à 19h (jusqu’à 21h du 1er avril au 31
octobre). Entrée 15 €, tarif réduit (mineurs et seniors) 12
€.
Inaugurée en 2005, cette tour imaginée par l’architecte
français Jean Nouvel, haute de 142 mètres, est l’une des
icônes de Barcelone. La façade entièrement en verre
s’illumine la nuit. Jusqu’à présent on ne la contemplait
que de l’extérieur, mais depuis le printemps 2022 on
peut monter à son mirador au 30e étage et admirer la
ville dans un panorama spectaculaire ! Au sous-sol, une
exposition éducative présente le microcosme de
Barcelone, son climat, ses habitants, son urbanisme…
MUSEU BLAU
Plaça Leonardo da Vinci, 4-5
Parc del Fòrum
✆ +34 932 566 002
[Link]
museuciencies@[Link]
Du mardi au samedi de 10h à 19h (17h l’hiver en
semaine), dimanche 10h-20h. Entrée 6 € (7 € avec le
jardin botanique).
Situé dans la zone très moderne du Parc del Fórum, ce
musée abrite les collections de sciences naturelles
autrefois exposées dans le parc de la Ciutadella. Elles
sont articulées autour d’une grande exposition
permanente, « Planeta Vida », qui expose plus de
4 500 pièces (minéraux, roches, fossiles, faune et flore).
La collection d’animaux naturalisés est particulièrement
intéressante. Dans l’espace « Niu de ciència » (nid de
science), les petits peuvent faire des expériences
scientifiques. A l’entrée, ne manquez pas d’observer
l’immense squelette de baleine !
MUSEU BLAU - © joan_bautista - [Link]
MUSEU D’HISTÒRIA DE CATALUNYA
Plaça de Pau Vila, 3
✆ +34 932 254 700
[Link]
De mardi à samedi 10h-19h (mercredi 20h), dim 10h-
14h30. 6 € l’expo permanente, 4 € l’expo temporaire, 8 €
les deux.
A l’entrée de La Barceloneta, ce musée occupe un vaste
bâtiment en brique connu sous le nom de Palau del Mar.
Jadis, le lieu était occupé par des entrepôts et accueillait
les marchandises des bateaux venus mouiller dans le
port. Sur cinq étages, on découvre l’histoire et la
mémoire catalane, de la Préhistoire à nos jours, à
travers des objets, documents et reconstitutions
historiques. En plus de l’exposition permanente, des
expositions thématiques y sont régulièrement
organisées.
PARC DEL CENTRE DEL POBLENOU
Av. Diagonal, 130
Ouvert de 10h à 21h du 1er avril au 31 octobre, jusqu’à
19h le reste de l’année.
Sur l’avenue Diagonal, non loin de la Plaça de les
Glòries, ce parc urbain offre plus de cinq hectares de
jardins aménagés par l’incontournable Jean Nouvel.
Inauguré en 2008, il renferme une riche végétation et
une conception esthétique où l’empreinte de l’architecte
est bien visible. Passé ses murs ondulants couverts de
bougainvilliers, une curieuse balade s’offre aux visiteurs
parmi le « cratère du monde » en forme de spirale, ou
les « puits du ciel » couverts de fleurs et de lianes.
MUSEU DEL DISSENY DE BARCELONA
Plaça de les Glòries Catalanes, 37-38
✆ +34 932 566 800
[Link]
museudeldisseny@[Link]
Du mardi au dimanche 10h-20h. Entrée 6 €. Gratuit
dimanche 15h-20h et toute la journée chaque premier
dimanche du mois.
Afin de réunir les collections dispersées du musée des
Arts décoratifs, de la céramique, du textile et du cabinet
des Arts graphiques, un bâtiment avant-gardiste a vu le
jour en 2014 sur la plaça de Glòries. Comparé à une
agrafeuse en raison de sa silhouette, ce bâtiment signé
MBM Arquitectes réunit 3 500 m² dédiés à l’exposition
permanente et plusieurs salles pour accueillir des
expositions temporaires. La section des Arts décoratifs
retrace neuf siècles de création et d’évolution, des
pièces conçues par les Arabes aux réalisations des
artistes contemporains, en passant par les objets de
l’époque baroque. On peut y voir aussi de belles
collections de meubles, d’objets d’art et de tapisseries
provenant de plusieurs maisons de la noblesse
barcelonaise. On ne manquera pas non plus la section
dédiée au textile, qui expose tissus du XIIIe au
XXe siècle, instruments utilisés dans l’industrie textile
catalane, vêtements, costumes, chapeaux et bas. A
noter également, une très belle collection de pièces
exotiques (péruviennes, incas, indiennes, etc.). Dans la
section dédiée aux arts graphiques, ne manquez pas
les caractères typographiques de l’Imprimerie Royale
(XVIIIe et XIXe siècles). La collection de design
graphique réunit quant à elle une intéressante sélection
d’affiches catalanes, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à
nos jours. Bon à savoir : la cafétéria du musée est
excellente ! Profitez-en pour faire une pause café
accompagnée d’une pâtisserie.
PLAGES
Le littoral de Barcelone est constitué de dix plages
aménagées pour les baigneurs, qui couvrent plus de 4
kilomètres.
Sant Sebastià (Mº Barceloneta). La partie la plus
agréable de cette plage se trouve au pied de l’hôtel W.
L’ambiance est assez chic et cosmopolite en été car elle
est fréquentée par les clients de l’hôtel.
Sant Miquel et Barceloneta (Mº Barceloneta). Ces
deux plages sont très fréquentées en raison de leur
proximité au métro, mais aussi très sales en fin de
journée ! Ambiance jeune et internationale.
Somorrostro (Mº Ciutadella Vila Olímpica). Difficile de
croire que cet endroit était jusque dans les années 1960
l’un des plus pauvres de la ville. Aujourd’hui, ce sont des
restaurants branchés et des discothèques qui s’alignent
le long de la plage.
Nova Icària (Mº Ciutadella Vila Olímpica), territoire des
étudiants Erasmus, des vacanciers et des sportifs, avec
ses terrains de volley.
Bogatell (Mº Poblenou), plus tranquille et moins
touristique, elle est surtout fréquentée par les familles.
Sur la promenade le long de la plage, bon nombre de
restaurants proposent paellas et fruits de mer.
Mar Bella (Mº Poblenou), la plage la plus branchée,
territoire des gays et des nudistes.
Nova Mar Bella (Mº Selva de Mar), généralement
tranquille et fréquentée par les locaux.
Llevant (Mº Selva de Mar) : cette plage a la
particularité de disposer d’un espace réservé pour les
chiens.
Banys del Fòrum (Mº El Maresme Fòrum) : dernière
zone de baignade, mais attention ici il n’y a pas de
plage, on accède à la mer par des passerelles.
Plage de la Barceloneta avec au loin la baleine en bronze de Frank
Gehry. - © Author’s Image
PORT OLÍMPIC
Pg. Marítim del Port Olímpic
Situé entre les plages de la Barceloneta et Nova Icària,
ce port a été construit en 1991 afin de pouvoir accueillir
les compétitions de voile des Jeux olympiques de 1992.
Plusieurs architectes participèrent à sa conception,
notamment Oriol Bohigas, Josep Martorell et David
Mackay à travers l’agence MBM Arquitectes. Au pied
des tours de Mapfre et de l’hôtel Arts, le port accueille
une forte concentration de restaurants, bars et boîtes de
nuit. Ici se dresse la sculpture du Peix d’or de Frank
Gehry, icône de la Vila Olímpica représentant un poisson
doré.
Port Olympique de Barcelone. - © Artur Bogacki - [Link]
PORT VELL
Port Vell
[Link]
La réhabilitation de la zone portuaire a débuté avec le
projet du Moll de la Fusta (quai en Bois) à l’occasion des
Jeux olympiques de 1992. Cette agréable promenade
bordée de palmiers relie la statue de Christophe Colomb
jusqu’aux portes de la Barceloneta. Longeant les
bateaux, elle est ponctuée de sculptures dont la
sympathique Gamba de Javier Mariscal et la
fameuse Barcelona’s Head (tête de Barcelone) de Roy
Lichtenstein. Une passerelle flottante, la Rambla del
Mar, permet d’accéder au centre
commercial Maremagnum et aux installations de
l’Aquarium.
Port Vell, la Rambla de Mar et le front de mer. - © Author’s Image
Í
VILA OLÍMPICA
M° Ciutadella–Vila Olímpica.
Le village olympique constitue l’aménagement
urbanistique le plus spectaculaire entrepris pour les Jeux
olympiques de 1992. Il a été construit sur l’ancien front
de mer du Poble Nou pour accueillir les 15 000 athlètes
venus participer aux Jeux. Aujourd’hui, cet ensemble de
logements forme une zone aérée, avec de nombreux
espaces verts et des sculptures modernes. C’est une
zone où il fait bon se balader le week-end en famille ou
entre amis. Avec ses clubs et ses restaurants, le port de
plaisance est l’un des secteurs les plus animés et
touristiques de la ville.
AUTRES QUARTIERS
ANELLA OLIMPICA
Parc de Montjuïc
Montjuic
Situé dans la partie haute de Montjuïc, l’Anneau
olympique a servi de cadre aux principales épreuves
sportives de 1992. Construit pour accueillir les Jeux de
1936, le stade n’a jamais servi en raison du
déclenchement de la guerre civile. Le stade n’entre donc
en fonction qu’en 1992, date à laquelle il est remanié
pour accueillir 60 000 spectateurs. Face au stade, le
Palau Sant Jordi, construit pour les épreuves de
gymnastique, accueille aujourd’hui des concerts. La tour
des télécommunications de Calatrava et les piscines
Picornell complètent ces installations.
CAIXA FORUM
Avinguda de Francesc Ferrer i Guàrdia, 6-8
Montjuïc
✆ +34 934 768 600
[Link]
Ouvert tous les jours de 10h à 20h. Entrée aux
expositions 6 €.
Ce centre culturel occupe l’ancienne Fábrica
Casaramona, une usine de textile construite entre 1909
et 1912 par l’architecte Josep Puig i Cadafalch. Bel
exemple du modernisme industriel, ce bâtiment en
brique rouge s’inspire de l’art mudéjar, avec ses hautes
tours semblables à des minarets. En plus des
expositions temporaires consacrées à l’art
contemporain, à la photographie ou à la sculpture, le
Caixa Forum organise des activités très populaires
auprès des Barcelonais : cycles de concerts, de cinéma,
débats, conférences, cycles de littérature et de
philosophie…
CAIXA FORUM - © EQRoy - [Link]
CASTELL DE MONTJUÏC
Carretera de Montjuïc, 66
Montjuïc
✆ +34 932 564 440
[Link]
castell@[Link]
Entre mars et octobre tous les jours 10h-20h. Le reste
de l’année jusqu’à 18h. Entrée 9 €. Gratuit dimanche
après-midi.
Autrefois symbole de répression, le château de Montjuïc
est chargé d’une histoire mouvementée. Construit en
1640, il sert à l’époque de tour de défense grâce à sa
vue panoramique sur toute la ville. En 1842, la ville est
bombardée depuis le château pour empêcher les
soulèvements révolutionnaires. Pendant la guerre civile,
le château sert de prison militaire, avant d’être
transformé en 1963 en musée militaire. C’est aujourd’hui
un centre d’interprétation dédié à l’histoire de Montjuïc,
offrant de très belles vues sur Barcelone.
COSMOCAIXA
Isaac Newton, 26
Tibidabo
✆ +34 932 126 050
[Link]
icosmocaixa@[Link]
Tous les jours de 10h à 20h. Entrée 6 €. Gratuit pour les
moins de 16 ans.
Inauguré en 2004, ce musée des sciences occupe un
bâtiment moderniste conçu par Josep Domènech i
Estapà (1904-1909). Une monumentale rampe
hélicoïdale permet d’accéder aux différentes salles
d’exposition et d’activités. Parmi les espaces les plus
intéressants du musée se trouvent la « forêt inondée »,
qui recrée un écosystème amazonien, et le planétarium,
qui offre un voyage à la découverte des étoiles et des
planètes. À la fois ludique et pédagogique, ce musée
permet aux plus jeunes de participer à des expériences
et surtout de toucher au matériel exposé !
FONT MÀGICA
Pl. Carles Buïgas
Montjuïc
[Link]/ca/que-pots-fer-a-bcn/font-magica
L’été et à Noël du mercredi au dimanche le soir. Le reste
de l’année, voir horaires. Maintenance d’octobre à
décembre.
Construite pour l’Exposition universelle de 1929, cette
« fontaine magique », œuvre de Carles Buïgas, trône sur
l’Eix de Maria Cristina, large promenade qui relie la
plaça d’Espanya au Palau Nacional. Tous les soirs, la
fontaine s’illumine lors d’un spectacle de jets d’eau et de
lumières, accompagné de musique, allant du répertoire
classique jusqu’aux tubes des années 1980 ! C’est l’une
des attractions les plus populaires de Barcelone, attirant
chaque année plus de 2,5 millions de spectateurs.
Sessions toutes les 30 minutes !
FONT MÀGICA - © Alexey Broslavets - [Link]
JARDÍ BOTÀNIC
Carrer del Doctor Font i Quer, 2
Montjuïc
✆ +34 932 56 41 60
[Link]
Tous les jours de 10h à 19h (17h l’hiver, 20h l’été).
Entrée : 5 €.
Créé en 1999, le jardin botanique de Barcelone s’étend
sur plus de 14 hectares au cœur de la colline de
Montjuïc. Il présente une végétation apte pour le climat
méditerranéen originaire des quatre coins du monde.
C’est pour cette raison que le jardin est divisé en zones
géographiques : Australie, Californie, Chili, Afrique du
Sud et bassin méditerranéen (îles Canaries, Afrique du
Nord, îles Baléares, etc.). Des expositions temporaires
sont présentées régulièrement dans l’Institut Botànic.
Préférez le printemps pour faire cette visite, c’est la plus
belle saison.
FUNDACIÓ JOAN MIRÓ
Parc de Montjuïc
Montjuïc
✆ +34 934 439 470
[Link]
info@[Link]
Du mardi au samedi de 10h à 18h (20h l’été), dimanche
de 10h à 15h (18h l’été). Entrée 13 €.
Les plus grandes œuvres du peintre catalan sont réunies
dans cette fondation inaugurée en 1975 sur la colline de
Montjuïc. Installée dans un bâtiment rationaliste imaginé
et conçu par Josep Lluís Sert, la fondation accueille la
collection la plus complète de l’œuvre de Joan Miró,
composée de tableaux, sculptures, gravures et dessins.
La construction est très ouverte, multiplie les matériaux
en conservant une simplicité qui permet non seulement
d’ouvrir des espaces très lumineux, mais également de
mettre en valeur les créations de Miró. Ces lignes
épurées laissent toute la place à la recherche innovante
du peintre, et ce dans toutes sortes de disciplines.
Parmi un fonds immense de plus de 14 000 œuvres,
seule une petite sélection est exposée dans le musée.
Les collections s’organisent autour de plusieurs sections
thématiques, des premières œuvres de jeunesse dans le
village de Mont-roig jusqu’aux créations des années
1940-1970 où Miró affirme son goût pour l’imaginaire et
la simplification du sujet. Vous pourrez ainsi voir certains
chefs-d’œuvre de l’artiste comme Homme et femme
devant un tas d’excréments (1935) ou la Femme rêvant
de l’évasion (1945). Sur le toit-terrasse du musée sont
également exposées de superbes sculptures de Miró,
dont l’emblématique Caresse d’un oiseau (1967) formée
de plusieurs objets assemblés.
Dans le reste des salles, la Fondation organise
également des expositions temporaires d’art
contemporain, tandis qu’un espace d’expérimentation
est réservé aux jeunes artistes (Espai 13).
Fundació Joan Miró. - © Author’s Image
MUSEU D’ARQUEOLÒGIA DE CATALUNYA (MAC)
Passeig de Santa Madrona, 39
Montjuïc
✆ +34 934 232 149
[Link]
infomac@[Link]
Ouvert du mardi au samedi de 9h30 à 19h. Dimanche et
jours fériés de 10h à 14h30. Entrée 6 €.
Situé à l’entrée du parc de Montjuïc, dans l’ancien Palais
des Arts graphiques construit à l’occasion de l’Exposition
universelle de 1929, ce musée abrite une belle collection
de vestiges archéologiques. Le MAC propose un
véritable voyage jusqu’aux origines de Barcelone, avec
des vestiges allant du paléolithique jusqu’à l’époque
médiévale. Sa collection permanente, composée de plus
de 50 000 objets, présente des pièces remarquables
comme la Mosaïque des Trois Grâces (IIIe siècle).
Ó
MUSEU ETNOLOGIC I DE CULTURES DEL MÓN
Passeig de Santa Madrona, 16-22
Montjuïc
✆ +34 93 256 34 84
[Link]/museu-etnologic-culturesmon/ca
De mardi à samedi 10h-19h (été 20h), dim. 10h-20h. 5 €.
Gratuit dim. après-midi et toute la journée 1er dim. du
mois.
Blotti contre les Jardins Laribal, ce musée occupe un
singulier bâtiment en béton construit en 1973. Il
s’organise autour des traditions, des fêtes et des
coutumes catalanes. Il expose notamment des objets
agricoles traditionnels, mais aussi des santons et des
gegants, ces personnages en carton-pâte typiques des
fêtes catalanes. Les six sections de la collection
permanente s’organisent autour d’un objet ; citons par
exemple le bateau, la cabane du berger, le métier à
tisser…
MUSEU MONESTIR DE PEDRALBES
Baixada del Monestir, 9
Pedralbes
✆ +34 932 563 434
monestirpedralbes@[Link]
Du mardi au vendredi de 10h à 17h (14h l’hiver), samedi
de 10h à 19h, dimanche jusqu’à 20h (17h l’hiver).
Entrée : 5 €.
Le monastère Santa Maria de Pedralbes a été fondé en
1327 sur ordre de la reine Elisenda de Montcada,
épouse de Jaume II d’Aragon. Il était à l’origine ceint par
une muraille dont ne subsistent que deux tours de guet
et deux des portes d’accès. L’édifice est divisé en deux
parties, l’une ouverte au public, l’autre réservée à la
communauté religieuse des clarisses qui s’y sont
établies depuis le XIVe siècle. Son vaste cloître à trois
étages est un magnifique exemple du gothique catalan
avec ses arcs brisés soutenus par de délicates
colonnes. Il encadre une charmante fontaine entourée
de cyprès, d’orangers et un jardin de plantes
médicinales. Le cloître donne accès aux cellules, à
l’ancien réfectoire, à la pharmacie et à la salle
capitulaire. Dans l’ancien dortoir des sœurs, l’exposition
dédiée aux « trésors du monastère » réunit une sélection
d’œuvres d’art, de mobilier et d’objets liturgiques acquis
par la communauté au fil des siècles. A côté se trouve la
Capella de Sant Miquel, récemment rénovée, ornée de
superbes peintures murales de Ferrer Bassa datant de
1346 et inspirées des primitifs italiens. Une exposition
retrace le passionnant travail de restauration des
peintures. Près du presbytère, dans un tombeau flanqué
de deux statues, repose la reine Elisenda, qui mourut
dans le monastère en 1364. Elle est représentée en
habit de reine côté église, et en pénitente côté
cloître. Dans l’église, on remarquera les vitraux du XIVe
siècle et divers tombeaux de familles nobles.
MUSEU MONESTIR DE PEDRALBES - © MUSEU MONESTIR DE
PEDRALBES
MUSEU NACIONAL D’ART DE CATALUNYA (MNAC)
Palau Nacional – parc de Montjuïc
Montjuïc
✆ +34 936 220 376
[Link]
info@[Link]
De mardi à samedi 10h-18h (20h l’été), dim. 10h-15h.
Entrée 12 €. Gratuit samedi à p. de 15h et le 1er
dimanche du mois.
Le musée national d’Art de Catalogne occupe le Palau
national, construit pour l’Exposition internationale de
1929, puis remanié dans les années 1990 par
l’architecte italienne Gae Aulenti. Le musée
est renommé pour sa collection d’art roman, considérée
comme l’une des plus belles au monde. Elle rassemble
des fresques murales datant des XIe-XIVe siècles
provenant de petites églises romanes de Pyrénées
catalanes. La technique du strappo fut utilisée à partir
des années 1920 pour transférer ces œuvres jusqu’alors
dispersées. Remarquez notamment le Christ en majesté
provenant de l’abside de Sant Climent de Taüll, l’une des
pièces phares de la collection. Le reste des collections
du musée rassemble des peintures et sculptures
gothiques qui correspondent aux moments les plus
importants de l’histoire catalane, avec des œuvres
d’artistes catalans (Ferrer Bassa, Dalmau, Huguet,
Bonassá, Martorell), valenciens, aragonais et castillans.
Les œuvres capitales de la Renaissance et du baroque,
époque de décadence pour la Catalogne. Egalement,
quelques pièces du siècle d’or espagnol (Zurbarán,
Berruguete, Ribera, Velázquez, El Greco). Pour terminer,
une superbe collection d’art moderne catalan avec des
pièces modernistes et noucentistes, dont une section
dédiée aux arts décoratifs. Vous y verrez notamment des
toiles de Ramon Casas, Santiago Rusiñol et Joaquín
Sunyer. Plusieurs salles du musée sont aussi
consacrées à recevoir des expositions temporaires.
PALAU REIAL DE PEDRALBES
Avinguda Diagonal, 686
Pedralbes
Accès uniquement aux jardins, tous les jours de 10h à
18h.
Entre 1919 et 1931, le Palau Reial de Pedralbes était la
résidence de la famille royale espagnole lors de ses
déplacements à Barcelone. C’est aujourd’hui le siège de
l’Union pour la Méditerranée. A l’origine, Eusebi Güell
avait cédé ce terrain à la Couronne en signe de
reconnaissance pour son anoblissement. Dans les
jardins du Palau, vous pourrez voir deux œuvres de
Gaudí : une pergola en fer forgé noyée sous la
végétation, et un banc-fontaine dédié à Hercule. En été,
un grand festival de musique est célébré dans ces
jardins.
Palau Reial de Pedralbes. - © Author’s Image
PARC DEL LABERINT D’HORTA
Passeig dels Castanyers
Horta
✆ +34 931 53 70 10
Parc ouvert tous les jours de 10h à 18h, jusqu’à 20h
d’avril à octobre. Entrée 2,23 €. Gratuit mercredi et
dimanche.
Ce parc néoclassique est le plus ancien de la ville ; un
labyrinthe de cyprès lui a donné son nom. Il occupe
l’ancien domaine de la famille Desvalls, dont le
somptueux palais se trouve malheureusement à l’état
d’abandon. Etalé sur trois niveaux, le parc comporte un
jardin néoclassique du XVIIIe siècle, et un jardin
romantique de XIXe siècle. Il fut autrefois le cadre de
somptueuses représentations théâtrales auxquelles
participèrent divers monarques.
PARC DU TIBIDABO
Plaza del Tibidabo, 3-4
✆ +34 932 117 942
[Link]
L’été du mercredi au dimanche, sinon week-ends et
vacances scolaires. Fermé janvier et février. Adulte 22 €,
enfant 9 €.
Installé sur le mont Tibidabo, ce parc d’attractions
centenaire est une véritable institution à Barcelone.
Depuis des générations, on profite de la vue
panoramique sur la ville et des attractions. Si ces
dernières viennent d’une autre époque, elles ne
manquent pas de charme et promettent quelques
émotions fortes, en particulier la Talaia qui soulève ses
visiteurs à 550 m de hauteur. Ne ratez pas le musée des
Automates et sa collection de marionnettes et de jouets
mécaniques. L’Embruixabruixes offre, quant à lui, un
voyage magique sur les hauteurs de la ville !
PAVELLÓ MIES VAN DER ROHE
Avinguda de Francesc Ferrer i Guàrdia, 7
Montjuïc
✆ +34 93 215 10 11
[Link]
pavellomies@[Link]
Tous les jours de 10h à 20h (de novembre à mars 18h),
jusqu’à 16h le lundi. Entrée : 8 €.
Les lignes pures et rationalistes du pavillon représentant
l’Allemagne pour l’Exposition universelle de 1929 n’ont
rien perdu de leur modernité. Démonté après
l’Exposition universelle, le pavillon a été reconstruit en
1986, en raison de son influence considérable sur
l’architecture contemporaine. Vous pouvez y admirer la
fameuse Silla Barcelona, imaginée par Mies van der
Rohe. Un paradis pour les amateurs d’architecture qui
apprécieront l’élégance de ses lignes.
PAVELLONS GÜELL
Avigunda de Pedralbes, 7
Pedralbes
✆ +34 933 177 652
[Link]
Tous les jours de 10h à 16h. Entrée 6 € (comprenant
une visite guidée de 45 minutes en anglais, espagnol ou
catalan).
En 1884, Eusebi Güell confie à Gaudí la rénovation de
l’une de ses propriétés dans le quartier de Pedralbes,
avec la création d’un portail et de deux pavillons
destinés aux écuries et à la conciergerie. L’architecte
s’inspira du poème épique l’Atlàntida (1877), de Jacint
Verdaguer, pour dessiner le splendide dragon du portail
en fer forgé. Ce chef-d’œuvre de la ferronnerie
moderniste représente en effet Ladon, gardien du jardin
des Hespérides. La visite guidée du site, menée par la
Ruta del Modernisme, permet de visiter les écuries
d’influence mudéjare.
POBLE ESPANYOL
Avinguda Francesc Ferrer i Guardia, 13
Montjuïc
✆ +34 935 086 300
[Link]
Ouvert tous les jours de l’année. Entrée à réserver en
ligne à l’avance, nombreuses offres.
Construit en 1929, le Poble Espanyol reconstitue
l’architecture des différentes régions d’Espagne : des
façades du nord, des places castillanes, un monastère
catalan ou bien encore des maisons blanchies à la
chaux d’Andalousie. Le Poble Espanyol est devenu un
centre de loisirs pour toute la famille avec ses nombreux
ateliers d’artisanat, ses boutiques ainsi que des
installations audiovisuelles présentant les traditions, les
paysages et les fêtes populaires du pays. Ne manquez
pas la visite du Musée Fran Daurel et l’exposition sur la
construction du Poble Espanyol.
© Poble Espanyol
© Poble Espanyol
PLAÇA D’ESPANYA
Plaça d’Espanya
La monumentale Plaça d’Espanya s’ouvre sur la colline
de Montjuïc par deux tours inspirées du campanile de la
basilique Saint-Marc de Venise. Au centre de la place,
une fontaine allégorique représente les fleuves de la
Péninsule. A proximité, se trouvent les arènes de style
néomauresque, transformées en centre commercial et
de loisirs par l’architecte Richard Roger. On accède à
Montjuïc par l’Avinguda de la Reina Marià Cristina, lieu
des foires et salons professionnels, qui monte jusqu’à la
Fontaine magique et au Musée national.
PLAÇA D’ESPANYA - © TomasSereda
TEMPLE DEL SAGRAT COR
Plaça del Tibidabo
Tibidabo
✆ +34 934 175 686
[Link]
Tous les jours de 9h à 20h. Entrée libre. Accès aux
terrasses par ascenseur 5 €.
Le temple expiatoire du Sacré-Cœur domine la colline
du Tibidabo à 532 mètres. Le nom reprend la traduction
latine des paroles de Satan, qui voulait corrompre le
Christ en lui présentant le monde à ses pieds : « tibi
dabo » (« je te le donnerai »). Le temple, commencé en
1902 par Enric Sagnier, n’a été achevé qu’en 1961, avec
la pose de la statue du Christ sur son sommet.
Remarquez le portail de la crypte, d’inspiration
moderniste, orné de mosaïques. L’accès aux terrasses
se fait par ascenseur. Au pied du temple se trouve le
parc d’attractions centenaire.
TORRE BELLESGUARD
Carrer de Bellesguard, 20
Tibidabo
✆ +34 93 250 40 93
[Link]
reserva@[Link]
Du mardi au dimanche de 10h à 15h. Visite avec
audioguide 9 €, visite guidée (anglais, espagnol, catalan)
16 €.
Située au pied de la sierra de Collserola, cette fabuleuse
maison aux allures de château médiéval est l’œuvre
d’Antoni Gaudí. Elle fut construite entre 1900 et 1909 sur
les ruines d’un vieux château du XIVe siècle, offrant une
curieuse synthèse entre le modernisme et le style
gothique. Elle doit son nom de Bellesguard (« belle
vue » en catalan) au très beau panorama qu’elle offre
sur la ville. Propriété privée, elle accueille depuis 2013
les inconditionnels de Gaudí pour des visites libres avec
audioguide ou des visites guidées.
TOUR DE COLLSEROLA
Ctra. de Vallvidrera al Tibidabo, s/n
Tibidabo
✆ +34 93 211 79 42
[Link]
Visites les week-ends de 12h à 14h. Entrée 5,60 € (3,10
€ pour les plus de 60 ans).
Cette immense aiguille d’acier perchée sur le Turó de la
Vilana a été conçue par l’architecte américain Norman
Foster pour les Jeux olympiques de 1992. Il s’agit d’une
tour de télécommunications haute de 288 mètres qui
domine Barcelone et le Vallès occidental. On accède au
dernier étage en moins de 2 minutes chrono ; là se
trouve un observatoire doté d’un puissant télescope et
d’une plateforme panoramique. A 560 mètres au-dessus
du niveau de la mer, c’est le point d’observation le plus
haut de la ville. Ames sujettes au vertige s’abstenir !
Se régaler
Véritable destination épicurienne, Barcelone se distingue
par la qualité de ses restaurants et la richesse de sa
cuisine. Bars à tapas, restaurants de poissons et fruits
de mer, bistrots branchés et tables étoilées occupent le
devant de la scène gastronomique. Du simple menu del
dia aux créations avant-gardistes des chefs catalans,
vous apprécierez au quotidien cette cuisine de mar i
muntanya (mer et montagne) mêlant d’excellents
produits du terroir aux saveurs de la Méditerranée.
Arrossos (riz), pa amb tomàquet (pain à la
tomate), escalivada (légumes grillés) et patatas
bravas comptent parmi les incontournables. Les bonnes
tables étant rapidement prises d’assaut, il est conseillé
de réserver à l’avance dans les lieux à la mode. Mais
surtout, oubliez vos habitudes et adoptez la coutume
locale des platets (petits plats) à partager : une façon
conviviale et locale de découvrir la cuisine catalane !
Pratique
Se régaler
Horaires
En général, les Catalans déjeunent vers 14h en
semaine, et dînent le soir à partir de 21h. Le dimanche,
ils optent pour le service de 15h30 pour partager une
paella… et pas avant ! Évidemment, Barcelone étant
une ville très internationale, les restaurants offrent des
horaires assez amples. En semaine, vous pourrez
déjeuner à partir de 13h, et le week-end opter pour le
service de 13h30 dans les restaurants de poissons. Le
soir, le service commence aux alentours de 20h30.
Attention, beaucoup de restaurants ferment le dimanche
soir, pensez à vérifier les horaires ! Soyez aussi
prévoyants au mois d’août : la plupart des restaurants
(non touristiques) prennent des congés durant cette
période. C’est le cas aussi durant les premiers jours de
janvier. Enfin, pour les tables les plus à la mode, pensez
à réserver au moins 24h à l’avance !
Budget / Bons plans
Les restaurants sont un peu moins chers qu’en France,
mais pas beaucoup moins ! La différence se fait surtout
sur les boissons : alors qu’en France le budget pour une
bouteille de vin tourne facilement autour des 30 €, à
Barcelone, vous débourserez moins de 15 €. Quoi qu’il
en soit, il faut compter environ 25 € par personne pour
des tapas à partager dans les tavernes à la mode, 40 €
pour un restaurant de poisson et plus de 70 € pour une
table gastronomique.
Le midi, beaucoup de restaurants servent un menu del
dia aux alentours de 15 €, une formule économique qui
inclue généralement une entrée, un plat, un dessert et
une boisson. C’est une excellente option pour découvrir
les bonnes tables de la ville à moindre prix.
Au niveau des moyens de paiement, vous pourrez payer
en carte bleue dans la plupart des restaurants de la ville.
Cependant, il n’est pas impossible que l’on vous
demande de payer en liquide dans certains bouis-bouis
ou vieilles bodegas de la ville : il est donc plus prudent
d’avoir un peu de cash sur vous.
En supplément
En général, les taxes sont incluses dans les prix
annoncés sur la carte. Si ce n’est pas le cas, il sera
indiqué +IVA. À Barcelone, vous ne devriez pas être
confronté à ce cas de figure ; en revanche, dans les
villages de la province de Barcelone, encore beaucoup
de restaurants facturent la TVA à part. Elle correspond à
10 % de la note.
Concernant les pourboires, il est de coutume de laisser
5-10 % de la note si vous avez apprécié le service. Mais
cela n’est en rien obligatoire. Enfin, notez que l’eau n’est
jamais incluse dans les restaurants espagnols ! Inutile
de tenter d’expliquer que vous voulez simplement une
carafe d’eau, cela ne se fait pas ! Il vous faudra
commander une bouteille d’eau plate (agua sin gas) ou
gazeuse (agua con gas), fraîche (fría) ou à température
ambiante (natural), qui vous sera facturée en fin de
repas.
C’est très local
Que l’on déguste des tapas, des platets (petits plats) ou
même un plat du jour, à Barcelone, il est de coutume de
partager son assiette ! Évidemment, les typiques patatas
bravas, croquetas et calamars frits sont directement
placés au centre de la table par le serveur. Mais même
dans les bistrots à la mode et les tavernes
gastronomiques, il est tout à fait normal de commander
3-4 petits plats différents pour les partager.
A éviter
Au risque de passer pour un touriste de première,
oubliez vos couverts pour déguster pinchos (tapas sur
du pain), pescaditos (petits poissons frits), croquetas, et
autres tapas de comptoir. Elles se dégustent avec les
doigts, tout simplement ! Évitez aussi la sangria, boisson
pour touristes par excellence. Préférez le vermut, la
bière locale, et bien sûr les vins catalans.
Enfants
En Espagne, les enfants sont les bienvenus dans tous
les restaurants. D’ailleurs, les week-ends, la plupart des
restaurants de poissons et fruits de mer du littoral sont
remplis de niños ! Même dans les restaurants
gastronomiques, il est rare que l’on vous refuse l’accès
avec des enfants : à vous de voir si vos chérubins
pourront tenir en place ou non !
Fumeurs
Les Espagnols se sont pliés en janvier 2011 à
l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Après une
période de transition durant laquelle il était permis de
fumer dans certains établissements, en fonction de
certains critères, désormais il est tout simplement interdit
de fumer dans tous les bars et restaurants du
pays. Cette interdiction devrait s’étendre prochainement
aux terrasses de cafés et restaurants.
Les attrape-touristes
La plupart des restaurants situés sur les Ramblas et
le Passeig de Joan de Borbó sont d’authentiques
attrape-touristes. Pour les repérer, c’est facile : la carte,
affichée en dix langues à l’extérieur du restaurant, est
illustrée par des photos de paella, sangria et tapas des
années 1990. En prime, un rabatteur super sympa vous
vantera les mérites de son restaurant. Si c’est le cas :
fuyez !
Les phrases clés
Bonjour, je voudrais réserver une table pour deux
personnes pour ce midi ou ce soir.
Hola, m’agradaria reservar una taula per a dues
persones per a aquest migdia o aquesta nit.
Avez-vous un menu en français ou en anglais ?
Té una carta en francès o en anglès?
Je suis végétarien, y a t-il des plats sans viande ?
Soc vegetarià, que hi ha plats sense carn?
Je n’ai vraiment plus faim mais avez-vous une carte des
desserts ?
No tinc més gana, però tenen carta de postres?
Puis-je avoir l’addition s’il vous plait ? Je peux payer par
carte ou en espèces ?
Em passa el compte, si us plau? Puc pagar amb targeta
o en efectiu?
C’était très bon, nous reviendrons. Merci et à bientôt.
Era tot molt bo, tornarem. Gràcies i fins una altra.
BARRI GÓTIC ET RAVAL
AMAYA
20-29, Las Ramblas
✆ +34 933 021 037
[Link]
info@[Link]
Tous les jours et toute l’année, ouvert de midi à minuit.
Entre 10 et 30 € à la carte, 30 € le menu.
« El Amaya de toda la vida » a fêté ses 81 ans en 2022 ;
une longue vie dans l’ébullition de la Rambla. Spécialité
de cuisine basque. Au fond du restaurant les plats sont
plus sophistiqués. Les mojitos et la paella (avec viande
ou végétarienne) sont excellents. Les serveurs sont
agréables, tout comme le cadre qui a su garder son
charme d’antan. Les boissons sont un peu chères mais
tout est de qualité, ce qui justifie un peu le prix. Outre la
paella, on apprécie leur mousse au chocolat à l’orange
et leurs snacks à grignoter avec un verre. Tout est frais !
BACARO
C/ Jerusalem, 6
Raval
✆ +34 931 156 679
[Link]
[Link]@[Link]
Du lundi au samedi de 13h30 à 16h et de 20h à 23h.
Comptez 30 €.
En plein cœur du quartier de la Boqueria, cette jolie
« taverne vénitienne », comme la surnomme le
propriétaire, offre aux visiteurs le meilleur de la cuisine
italienne. Dans une atmosphère intime et simple sur
deux étages, le rez-de-chaussée et la mezzanine, cet
établissement se situe hors des clichés de la cuisine
italienne. Les sardines al saor, la lingua tonata et la
fregola caldosa sont vraiment réputées. Gardez un peu
de place pour le tiramisu ! Conseil futé : laissez-vous
guider par le personnel, vous aimerez leurs suggestions.
BAR FIDEL
24, Carrer de Ferlandina
✆ +34 933 04 14 39
Du lundi au mercredi de 19h30 à 23h, du jeudi au
samedi de 19h30 à 23h30, dimanche de 20h à 23h.
Environ 15 €.
Situé dans le quartier Raval, le bar Fidel est devenu une
véritable institution de la ville, notamment grâce à sa
carte réputée pour sa longueur. Ne vous fiez pas à son
décor familial et un peu simple, qui n’a pratiquement pas
changé depuis 1978. Cet établissement est devenu
célèbre pour ses sandwichs, et aussi pour ses patatas
bravas au thym et à la sauce piquante. On vous
recommanderait bien tous les plats, mais sachez que les
sandwichs aux filets de porc sont une valeur sûre. Les
tapas et les salades sont délicieuses également.
Portions généreuses.
BAR LA PLATA
28, Carrer de la Mercè
Barri Gòtic
✆ +34 611 64 76 88
[Link]
barlaplata@[Link]
Du lundi au samedi de 10h à 15h15 et de 18h15 à 23h.
Fermé le dimanche. Comptez 10 €.
Ce bar à tapas, datant de 1945, est tout à fait curieux : il
ne dispose que de quatre types de tapas ! Rassurez-
vous, elles sont délicieuses et vous pourrez aussi
demander leurs fameuses fritures de poissons. Situé à
l’angle de la rue, cet établissement possède une
décoration chaleureuse et traditionnelle, avec des
photographies sur tous les murs et quelques tonneaux
de vin. Les incontournables : la tapa de chorizo et bien
évidemment, le poisson frit. Si vous avez la chance
d’être servi par le propriétaire, il vous racontera à coup
sûr tout un tas d’anecdotes !
BAR LOBO
3, Carrer del Pintor Fortuny
Raval
✆ +34 934 815 346
[Link]
barlobo@[Link]
Ouvert tous les jours de 9h à 1h. A la carte, comptez 30
€.
Un choix vaste et varié de tapas, fajitas, tataki, etc., voilà
ce que vous trouverez dans ce restaurant avec terrasse
situé au cœur de la vieille ville et tout près des Ramblas.
On vous recommande vivement les aubergines grillées
au miel et le roast-beef. La clientèle est chic et discrète,
tandis que la décoration est tendance mais sobre. En
outre, le personnel est agréable et multiculturel, ce qui
est un atout pour cet établissement qui joue la carte de
la cuisine du monde. Les serveurs sauront vous orienter
sur les spécialités à choisir.
BAR PINOTXO
Marché de la Boqueria
85, La Rambla
Barri Gòtic
✆ +34 933 171 731
[Link]
info@[Link]
Du mardi au samedi de 7h à 16h30. Comptez 25 €.
Ce restaurant, situé dans l’enceinte du marché de La
Boqueria, est réputé dans toute la ville. Les Barcelonais
vous diront qu’ils ne s’y rendent plus guère, car
l’affluence touristique est telle qu’il est difficile de trouver
une place. Malgré tout, vous serez conquis par sa
cuisine traditionnelle, notamment le cap i pota ‒ tête et
jarret de veau cuits à l’étouffée ‒, les pois chiches à la
catalane, ou les calamars aux haricots de Sant Pau.
Toujours sympathiques, les serveurs n’hésiteront pas à
vous raconter l’histoire de ce marché frénétique.
LE BISTRO SENSI
4, Regomir
Barri Gòtic
✆ +34 932 50 61 49
[Link]
bistro@[Link]
Du dimanche au jeudi, de 18h30 à 23h30, vendredi et
samedi de 18h30 à minuit. Comptez 40 €.
Ce restaurant, ouvert en 2013, s’inspire de la cuisine
française, qu’il marie avec brio aux saveurs espagnoles.
Dans un décor confortable, dont le style traditionnel est
rehaussé par le rouge vif des murs, vous dégusterez tout
un éventail de tapas gastronomiques. Le Sensi Bistro a
choisi de revisiter les tapas classiques, qui font partie du
quotidien des Espagnols, pour le plus grand plaisir de sa
clientèle. L’omelette aux truffes, la tapa au merlu, le
saumon à la sauce aigre-douce et les délicieuses
tomates farcies en sont les meilleurs exemples.
BISTROT LEVANTE
1 Placeta de Manuel Ribé
✆ +34 938 582 679
[Link]
info@[Link]
Tous les jours de midi à 23h. Comptez 25 €.
Voici un bistrot du quartier Gòtic qui joue la carte de la
simplicité, avec une décoration aux tons neutres avec de
jolies plantes vertes. Ce restaurant, qui dispose d’une
terrasse, propose une grande variété de plats typiques
de la cuisine traditionnelle, une belle sélection de vins
écologiques et des desserts à couper le souffle, le tout
aux accents de la Méditerranée, du Liban et d’Israël.
Essayez les aubergines au tahini, le houmous à l’avocat,
les toasts au raisin et le shawarma d’agneau : un vrai
régal ! A noter que ce restaurant accepte les animaux.
BODEGA LA PALMA
7, Carrer de la Palma de Sant Just
Barri Gótic
✆ +34 933 150 656
[Link]
bodega@[Link]
Du lundi au samedi de midi à 17h et de 19h à 23h. Menu
du jour : 15 €. Environ 20 € à la carte.
Ambiance conviviale et effluves grisants dans cette
bodega authentique, avec ses tonneaux à vin marqués à
la craie et quelques tables très convoitées ! Au cours de
ses 80 ans d’histoire, l’établissement a servi plus d’un
verre de vin aux artistes bohèmes de Barcelone. C’est
une adresse incontournable du quartier Gòtic pour boire
un vermouth à l’heure de l’apéritif. Parmi les plats les
plus demandés : les fameuses croquetas, le boudin de
riz accompagné de compote de pomme et, en dessert, le
pain perdu de brioche au praliné de noisette et glace au
kéfir. Un régal !
BAR MUY BUENAS
63, Carrer del Carme
Raval
✆ +34 938 07 28 57
[Link]
info@[Link]
Du mercredi au dimanche de midi à minuit. Compter 25-
30 €.
Situé à deux pas des Ramblas, ce joli bar de style
moderniste, datant de 1924, est réputé pour ses vins,
ses liqueurs et sa cuisine catalane. L’endroit, bien qu’un
peu exigu, est agréable et décoré avec goût : dès
l’entrée, vous aurez l’impression d’avoir été transporté à
une autre époque. Les plats incontournables de la carte
sont les calamars aux artichauts, les mandonguilles
(boulettes de viande), les cannellonis et les croquetas au
jambon. Côté verre, pourquoi ne pas siroter un délicieux
vermouth ou un cocktail ? Belle sélection de vins
catalans.
© Grup Confiteria
BODEGA VASCONIA
13, Carrer d’En Gignàs
✆ +34 934 88 68 82
Du mercredi au dimanche de 12h30 à minuit. Environ 20
€.
La faïence des murs de ce restaurant est un classique
qui vous rappellera que vous êtes dans une bodega de
1905 ! Prenez une bière, accompagnée d’une tortilla ou
de croquetas Barcelona, ou si vous le préférez, un peu
de paella ou des tapas à partager. Les assiettes
généreuses feront la joie des grands appétits.
L’établissement, comme la plupart des bodegas, est un
peu exigu et il ne dispose que du comptoir et de
quelques tables. Ne vous étonnez donc pas si vous
voyez des clients faire la queue sur le trottoir en
attendant qu’une place se libère.
BUENAS MIGAS
6, Plaça Bonsuccés
Raval
✆ +34 933 183 708
[Link]
buenasmigas@[Link]
Tous les jours de 8h à minuit (jusqu’à 1h le vendredi et le
samedi). Environ 10 €.
Les propriétaires de cet établissement, une Anglaise et
un Italien, ont fini par trouver l’endroit idéal pour ouvrir
une focacceria à Barcelone. Leur spécialité, c’est la
focaccia sous toutes ses formes. Le chef ose même
marier les cuisines catalane et génoise, avec la focaccia
à la butifarra ! Commencez votre repas en Italie, avec
une pasqualina ou une melanzane pour finir au
Royaume-Uni, avec les irrésistibles desserts comme le
crumble aux pommes et le chocolate cake. Outre une
carte variée, on apprécie les prix abordables ! Ambiance
agréable.
GREENCO
Plaça Reial, 8
✆ +34 934 12 45 36
[Link]
info@[Link]
Du dimanche au mercredi de 11h à minuit, du jeudi au
samedi de 11h à 1h. Compter environ 20-25 € par
personne.
Greenco vous reçoit en plein centre-ville avec une offre
différente, constituée de plats savoureux, sains et
biologiques. Ce restaurant cherche un équilibre entre ce
qui est bon pour vous et ce qui l’est pour
l’environnement, tout en misant sur la saveur. Dans la
limite du possible, leurs produits sont donc bio, locaux,
sains et de saison. De même, Greenco pense à tous
avec un choix végan, végétarien, céto et paléo. Le
hamburger au saumon et le poulet mariné sont un
véritable régal ! Surtout, ne vous privez pas : les
assiettes sont généreuses mais équilibrées !
CA L’ISIDRE
12, Carrer Les Flors
Raval
✆ +34 934 411 139
[Link]
info@[Link]
Du lundi au vendredi de 13h à 15h30 et de 20h à 22h30.
A la carte : 75 € environ.
Ce restaurant du centre-ville a bien mérité sa clientèle
depuis 1970. Dans une atmosphère élégante, cette
adresse sait associer la truffe à toutes leurs recettes. Ca
l’Isidre, qui a vu le jour avec Isidre Gironès et sa femme,
est aujourd’hui dirigé par leur fille, Núria. Ils offrent une
cuisine mettant à l’honneur les produits locaux, mais
avec des techniques contemporaines. N’hésitez pas à
goûter la casserole de vermicelles, calamars et botifarra
et, pour le petit déjeuner, les œufs à la truffe noire. Côté
sucré, nous vous recommandons le coulant au chocolat.
CAFE DE CASA DE LES LLETRES
6 Plaza de Correos
Barri Gòtic
✆ +34 933 193 723
[Link]/web/es/
info@[Link]
Ouvert tous les jours. Petit déjeuner servi de 9h à midi.
Cuisine ouverte jusqu’à minuit. Comptez entre 20 € et 30
€.
Il s’agit d’un café-restaurant situé dans un bâtiment
historique datant de 1830. Sa philosophie est de
proposer de délicieux produits avec des ingrédients
biologiques, qui proviennent d’une ferme appartenant à
l’établissement ! Le restaurant dispose d’une carte
longue et variée. La spécialité est certainement le
chevreau blanc de Rasquera, une race locale, préparé
de différentes façons, que ce soit rôti ou en hamburger.
Les desserts sont exquis également et le service est
imbattable.
CAPET
5 Carrer del Cometa
✆ +34 937 204 421
[Link]
hola@[Link]
Du mardi au samedi de 13h à 15h30 et de 20h à 23h.
Comptez 45 €.
Situé dans une zone piétonne, voici un petit restaurant
qui a pour philosophie de proposer des produits de
marché en utilisant des méthodes d’avant-garde. La
cuisine est visible depuis la salle, ce qui vous permet
d’observer la préparation des menus dégustation de six
et huit plats, dont raffole la clientèle. Parmi les
spécialités culinaires traditionnelles, goûtez les ris de
veau grillés et une terrine de lapin de garenne. On
adore ! Pour finir sur une note sucrée, osez le baba au
rhum rôti dans du beurre. Très belle carte des vins.
CASA GUINART
95, La Rambla
✆ +34 933 17 88 87
[Link]/restaurantes/casaguinart/
eventos@[Link]
Tous les jours de 10h à 23h30. Comptez 35 €.
Cet établissement charmant, situé au cœur de
Barcelone, est né il y a plus de 100 ans ! Il offre à sa
clientèle les meilleurs plats méditerranéens, espagnols
et catalans en particulier, et il est également adapté aux
végétariens. Situé à l’entrée du marché de la Boqueria, il
dispose de deux étages ; la salle du haut étant très
confortable et lumineuse. Parmi les points forts du menu,
citons les crevettes grillées, la casserole de moules et la
paella aux fruits de mer. A souligner, le service fourni par
le personnel et la possibilité de voir travailler le chef.
LA CERERÍA
3, Baixada de Sant Miquel
Barri Gòtic
✆ +34 933 018 510
Du mardi au samedi de 13h à 23h, dimanche de 13h à
17h. Environ 25 €.
Curieux établissement disposant d’une charmante
terrasse décorée avec des disques et autres objets
vintages. Situé dans une zone touristique, sa clientèle
est constituée d’habitants du quartier et d’étrangers,
attirés par les plats végétariens. Les lasagnes sont
délicieuses et les portions, généreuses. Vous pouvez
également essayer le délicieux hamburger et les
desserts : on vous recommande la galette Piccolo Manu
et les pâtisseries artisanales, ainsi que le savoureux
tiramisu fait maison. Voilà une cuisine végétarienne qui
saura mettre tout le monde d’accord !
CERVECERÍA MORITZ
Ronda Sant Antoni, 41
✆ +34 934 260 050
[Link]
info@[Link]
Tous les jours de midi à 1h. Comptez 25 €.
Ici, nous ne parlons pas tant d’un lieu que d’une bière :
la bière Moritz, toute première de la ville, avec plus de
160 ans d’histoire, qui est devenue une institution à
Barcelone. L’ancienne usine de la marque a été
remodelée afin de vous accueillir. Elle vous offre une
expérience gastronomique complète qui met à l’honneur
la cuisine catalane et celle d’Alsace, d’où était originaire
le fondateur. Sans oublier la culture de la bière, bien
évidemment ! Le poulet rôti sur une cannette de
bière vous surprendra à coup sûr ! L’adresse organise
aussi des dégustations.
LOS CARACOLES
14, Carrer dels Escudellers
✆ +34 933 012 041
[Link]
loscaracoles@[Link]
Du mercredi au lundi de 13h à 16h et de 19h30 à 23h.
Environ 40-50 €.
Un restaurant vieux de 187 ans a forcément une ou deux
anecdotes à raconter ! Los Caracoles n’est pas
l’exception : des artistes tels que Lenny Kravitz et Robert
de Niro, ainsi que quelques industriels de renom, ont
franchi ses portes. Côté assiette, difficile de ne pas
recommander toute la carte ! Les escargots, qui donnent
leur nom au restaurant, le chevreau, la paella et la
crème catalane font la joie de la clientèle. Alors,
asseyez-vous et laissez parler les photos qui tapissent
les murs de l’établissement. Pour en savoir plus,
demandez aux serveurs !
CAN CULLERETES
5, Carrer d’En Quitana
Barri Gòtic
✆ +34 933 17 30 22
[Link]
info@[Link]
Du mardi au dimanche de 13h à 15h45 et de 20h à
22h30 le jeudi, vendredi et samedi. Fermé le lundi.
Comptez 25 €.
Cuisine traditionnelle de rigueur dans ce restaurant
fondé en 1786 à deux pas de la Plaça Reial. Il suffit de
regarder les innombrables photos d’artistes, politiciens et
autres personnalités pour se rendre compte que ce lieu
est resté incontournable pendant de longues années.
Dans le grand comedor aux murs couverts de
céramique, on vous sert de bonnes spécialités
catalanes : escudella (soupe garnie de viande, pois
chiche…), le poulet a la catalana aux pommes de terre
et samfaina, ou encore la botifarra (saucisse) aux
haricots blancs. Typique… et touristique !
DIREKTE BOQUERIA
Carrer de les Cabres, 13
✆ +34 931 14 69 39
[Link]
reserves@[Link]
Du mardi au vendredi de 20h à 22h15, samedi de 13h à
15h15. Menus 60-74 €.
Petit, mais tellement bon ! En effet, ce resto-bar, d’une
superficie tout à fait modeste, propose deux menus
dégustation du chef Arnau Múñío, fusionnant les
gastronomies méditerranéenne et asiatique. Le menu de
10 plats est succulent et vous réserve bien des
surprises, comme le gyoza à l’huître et capipota de porc,
le lait d’amandes caillé et maquereau fumé et salé au
wasabi, le gâteau braisé au fromage et thé matcha et la
glace kakigori à la tomate. Malgré son apparence
discrète, cet établissement n’a rien à envier aux plus
grands restaurants de la ville !
DOS PALILLOS
9, Carrer d’Elisabets
Raval
✆ +34 933 040 513
[Link]
dospalillos@[Link]
Ouvert mardi et mercredi de 19h30 à 22h, du jeudi au
samedi de 13h30 à 15h et de 19h30 à 22h. Menu 110-
130 €.
On a aimé Dos palillos dès le premier regard ! Sachez
tout d’abord qu’il est divisé en deux espaces : le
restaurant et le bar à saké. Mais, curieusement, pour
déguster le menu dégustation au complet, il faut se
rendre au bar. Dos palillos propose des plats asiatiques
qui se mêlent harmonieusement à la gastronomie
espagnole. Comme vous le constaterez, l’Asie et
l’Espagne se rencontrent avec délicatesse dans le panko
age de kokotxa de colin et le nigiri de bœuf Wagyu à la
vapeur de saké. Cette cuisine de haute volée vaut bien
son étoile Michelin !
DOS PEBROTS
Carrer Doctor Dou, 19
✆ +34 938 539 598
[Link]
amb@[Link]
Ouvert tous les jours de 13h à 15h et de 20h à 22h.
Menus 65-110 €.
Cette petite oasis chaleureuse, située sur les Ramblas,
est l’héritière directe d’El Bulli et de Dos palillos. Dos
Pebrots vous racontera l’histoire de la gastronomie à
travers ses plats. Trois menus dégustation différents
sont proposés, mais vous pouvez également choisir à la
carte. On a aimé les œufs de cabillaud en entrée, suivis
de gnocchis et brochette d’agneau au vin libanais, ainsi
que le steak d’aloyau. En dessert, les figues en tempura
sont un vrai régal ! Attention si vous souhaitez prendre le
temps de savourer, car le service est parfois un peu
rapide.
ELS QUATRE GATS
3 Carrer de Montsió
Barri Gòtic
✆ +34 933 024 140
[Link]
4gats@[Link]
Du mardi au samedi de 11h à 0h30, dimanche de 11h à
17h30. Menu de midi à 19 €.
Dès l’entrée, vous adorerez cet établissement qui a su
marier tradition catalane, modernisme et élégance. Rien
de surprenant si ce restaurant, situé dans un magnifique
bâtiment moderniste, signé Josep Puig i Cadafalch a été
choisi pour tourner dans le fameux film de Woody Allen,
Cristina Barcelona. Goûtez les raviolis au fromage et aux
oignons caramélisés et le poulet rôti aux prunes, raisins,
pignons et miettes de foie gras. Bien qu’il affiche
toujours complet, le service est excellent. Sachez que la
couverture de la carte a été conçue par Picasso lui-
même !
LAS FERNÁNDEZ
11, Carrer de les Carretes
Raval
✆ +34 934 432 043
[Link]
info@[Link]
Ouvert jeudi de 20h à minuit, vendredi de 20h à 0h30,
samedi de 13h à 0h30 et dimanche de 13h à 17h30.
Environ 35 €.
Cet établissement convivial est à l’image des trois sœurs
qui le dirigent. Vous reconnaîtrez les accents
méditerranéens, espagnols et latinos, disséminés dans
tout ce qui vous entoure : le comptoir, la décoration et la
nourriture. Les Fernandez tiennent à offrir une cuisine de
grande qualité, sans pour autant renoncer aux délicates
saveurs qui font le charme d’un restaurant familial.
Faites votre choix parmi les hamburgers, la paella, les
tacos et les plats végétariens. Le restaurant organise
des activités culturelles, telles que des expositions
d’artistes locaux.
FONDA ESPAÑA
9-11, Carrer de Sant Pau
✆ +34 93 550 00 10
[Link]
fonda@[Link]
Du jeudi au samedi de 13h à 15h et de 20h à 22h30,
dimanche de 13h à 15h. Plusieurs menus à partir de 32
€.
Le magnifique édifice moderniste de l’Hôtel España
abrite ce restaurant qui dispose d’une belle salle
décorée par l’architecte Domènech i Montaner, dont
vous aurez pu admirer les œuvres au cours de vos
visites. Martín Berasategui, chef à la renommée
mondiale, dirige la cuisine d’une main de maître. Depuis
160 ans, la Fonda España fait vibrer vos papilles avec
une cuisine espagnole, aujourd’hui revisitée avec brio et
élégance. Outre les deux menus dégustation, un menu
du jour est également proposé. Alors, pourquoi attendre
une occasion spéciale pour en profiter ?
GATS
Xuclà
✆ +34 931 440 044
[Link]/gats
Ouvert du lundi au dimanche de 12h30 à 1h. Environ 30
€.
Des tapas traditionnelles dans un local à la décoration
singulière, à proximité du marché de la Boqueria. Il s’agit
d’un restaurant du groupe « En compañía de lobos », qui
cherche à faire revivre l’esprit des fameux bars de
quartier, mais avec un design recherché et de caractère.
Vous le reconnaîtrez immédiatement à sa façade, où des
chats se promènent dans les étages. C’est un bar-
restaurant bien éclairé, élégant, mais convivial
également. Goûtez ses différents plats de riz ou son
exquise fideuà, ainsi que ses salades et ses desserts.
GOURMET SENSI
4 Milans
✆ +34 936 73 62 65
[Link]
gourmet@[Link]
Du dimanche au jeudi de 18h30 à 23h30, vendredi et
samedi jusqu’a minuit. Comptez 40 €.
Ce charmant restaurant du centre-ville jouit de plus de
dix ans d’expérience dans la préparation de tapas, qui
mêlent savamment les gastronomies espagnole et
française. Son ambiance chaleureuse, avec certains
clins d’œil à la France, en fait l’endroit idéal pour passer
un moment entre amis ou en amoureux. Le tataki de
thon, les croquetas et le poulet à la latine sont
absolument délicieux. Quant aux desserts, le
cheesecake, le fondant au chocolat et la crème brûlée
sont en tête de la liste. Le service est réputé pour son
efficacité. Adresse vivement recommandée.
JULÍVERT MEU
7, Carrer de Bonsuccés
✆ +34 932 46 42 62
[Link]
julivert@[Link]
Ouvert tous les jours, de 12h30 à 1h30. Compter 25 à
35 €.
Au cœur du centre-ville, vous trouverez ce restaurant,
décoré dans le style traditionnel des fermes catalanes
d’antan. Vous vous sentirez à l’aise en dînant dans un
établissement où les murs en pierres, les plafonds en
bois et une bonne ambiance sont les éléments
prédominants. Ce restaurant sert des plats traditionnels
catalans depuis plus de cinquante ans, parmi lesquels
sont servis une morue a la llauna, des paellas, de la
butifarra et une entrecôte aux pommes de terre. Vous
pouvez aussi prendre quelques verres le soir en toute
simplicité.
KOY SHUNKA
Carrer Copons, 7
Barri Gótic
✆ +34 934 127 939
[Link]
info@[Link]
Du mercredi au samedi de 13h à 14h et de 20h à 21h.
Menu dégustation à partir de 110 €.
Ce restaurant japonais, situé au cœur du centre-ville, a
reçu une étoile Michelin grâce à sa cuisine de grande
qualité. L’établissement ne propose que des menus
dégustation, que vous pourrez savourer au bar ou à
l’une des tables. Ici, on prend le temps de déguster : le
service complet dure environ deux heures. Certes, les
portions sont un peu petites, mais ce n’est pas un
problème, car un délicieux surimi est servi entre chaque
plat. La longue carte des vins est très appréciée. Si vous
réservez au bar, vous pourrez observer en direct la
préparation des sushis.
PETIT TAPAS
Carrer Ample, 26
✆ +34 935 848 476
[Link]
info@[Link]
Ouvert tous les jours de 18h à 1h. Compter environ 35 €
par personne.
Un tout nouveau resto de tapas gastronomiques à
découvrir dans le quartier gothique ! Le Petit Tapas vous
accueille dans une atmosphère tamisée pour une soirée
des plus divertissantes, que vous soyez dans l’intimité
de la salle du restaurant ou aux premières loges
animées du bar. D’inspiration méditerranéenne, la carte
propose une variété de tapas des plus créatives, ainsi
qu’une belle sélection de vins locaux. Testez par
exemple les aubergines fumées de proximité, de la
dorade façon ceviche, le filet mignon de porc fumé ou
encore les raviolis frais à la truffe.
SILENUS
8 C/ Àngels
Raval
✆ +34 933 022 680
[Link]
bcn@[Link]
Du lundi au mercredi de 10h à 19h, jeudi et vendredi de
10h à 1h, samedi de midi à 1h. Menu du jour 14 €.
Ce restaurant relativement moderne, puisqu’il a été créé
en 1997, a été conçu comme un projet artistique par ses
deux fondateurs : une philologue et un artiste. En effet,
cet endroit confortable, à l’ambiance tranquille et
apaisante, fait aussi office de galerie d’art. Prenez donc
le temps de faire une pause entre deux visites et
dégustez un bon verre de vin ! Goûtez la fideuà, le
hamburger italien, le mille-feuille à la morue et ses
pommes de terre gratinées, ou tout simplement, laissez-
vous tenter par un café accompagné d’un de ses
délicieux gâteaux.
© Silenus
QUIM DE LA BOQUERIA
Marché de la Boquería
91, La Rambla
✆ +34 933 019 810
[Link]
quim@[Link]
Du mardi au jeudi de 9h à 16h, vendredi de 9h à 16h30
et samedi de 8h à 16h30. Comptez 35 €.
Cet établissement, situé dans l’enceinte du fameux
marché de la Boqueria, achète bien évidemment les
matières premières utilisées dans les échoppes alentour.
La qualité et la fraîcheur des produits sont garanties !
Les tacos au crabe assaisonnés de mayonnaise au
wasabi : un vrai régal ! On vous recommande aussi le
risotto à la queue de bœuf et le poulpe braisé, sans
oublier les patatas bravas à la sauce piquante,
évidemment. Le Quim est généralement pris d’assaut
par une clientèle du coin et des étrangers, mais ça vaut
vraiment la peine d’attendre pour y manger.
RESTAURANTE BIOCENTER
25, Carrer del Pintor Fortuny
Raval
✆ +34 933 014 583
[Link]
info@[Link]
Du lundi au samedi de 13h à 23h, dimanche de 13h à
16h30. Comptez 15-25 €.
Rien qu’en voyant le nom de cet établissement et son
logo, on sait qu’on se trouve devant un restaurant
végétarien. Il s’agit en effet d’une proposition différente
dans le centre-ville, dont l’ambiance conviviale et
chaleureuse rappelle celle d’un restaurant familial. En
outre, il propose une carte très complète, dans laquelle
les empanadillas, les burgers aux lentilles et les bowls
sont les vedettes. Le Biocenter fonctionne comme un
centre culturel, qui organise notamment des expositions
d’œuvres d’art. Pourquoi ne pas prendre un cours de
danse avant de manger ?
EL SALÓN
6 Carrer del Hostal d’en Sol
Barri Gòtic
✆ +34 933 152 159
[Link]
restaurantelsalon@[Link]
Du lundi au samedi de 17h à minuit. Comptez 35 €.
Si vous cherchez un restaurant avec de la personnalité
dans le quartier Gòtic, vous avez trouvé la bonne
adresse ! Ce restaurant, confortable et simple, se trouve
juste à côté de la muraille romaine de Barcelone. Il
propose une cuisine méditerranéenne qui vous séduira,
comme le filet de bar de Donostia avec ses pommes de
terre et ses tomates confites et, pour le dessert, le sorbet
au citron vert et au cava. En soirée, sa jolie terrasse est
parfaite pour déguster quelques verres, choisis parmi la
belle sélection de vins. Service excellent.
SENSI TAPAS
Carrer Ample 24
✆ +34 932 52 88 41
[Link]
info@[Link]
Tous les jours de 18h30 à 23h30, vendredi et samedi
jusqu’à minuit. Comptez environ 40 €.
Voici un restaurant accueillant au cœur de la zone
touristique ! Il propose un menu dégustation de 16 tapas
minimum, rien que ça ! Les tapas classiques, comme le
jambon, les petits chorizos et les croquetas, ne vous
décevront pas. Mais les tapas végétariennes sont
délicieuses également, notamment les patatas bravas
bio avec une sauce piquante végétarienne et une autre
aux petits poivrons de Padrón. La carte des vins et des
cocktails est étoffée et variée. Le restaurant n’est certes
pas très grand, mais il dispose d’une belle terrasse à
l’ambiance conviviale.
SUCULENT
Rambla del Raval, 45
✆ +34 934 436 579
[Link]
suculent@[Link]
Du lundi au vendredi de 13h à 16h et de 20h à 23h30.
Menus : 60-80 €.
La philosophie du Suculent n’est pas d’innover, mais de
rénover ! Voici le maître-mot de ce restaurant, qui offre le
meilleur de la cuisine méditerranéenne tout en utilisant
des techniques innovantes. Dans un décor rétro chic,
aux murs sombres et avec un mobilier en bois recyclé,
vous pouvez choisir l’un des menus dégustation,
élaborés à partir de produits de saison. A la carte, on a
aimé le rouget au fenouil et en bouillabaisse et le tartare
de seiche et lard ibérique au lait d’amande. Faites-vous
un petit plaisir avec l’une des spécialités à base de
caviar.
TERESA CARLES
2, Jovellanos
✆ +34 933 171 829
[Link]
info@[Link]
Tous les jours de midi à 16h et de 19h à minuit. Comptez
20 €.
Délicieux, sain et durable. Fidèle à ces objectifs depuis
1979, la chef Teresa Carles Borràs nous ravit avec une
offre culinaire visant une alimentation équilibrée. La
carte variée nou