0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
86 vues26 pages

Introduction à l'Optoélectronique

Ce document décrit les principes de base de l'optoélectronique, y compris les effets photoélectriques, les photorésistances, les photodiodes, les phototransistors et les cellules photovoltaïques. Il fournit des détails techniques sur les caractéristiques et applications de ces composants optoélectroniques.

Transféré par

boarder01
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
86 vues26 pages

Introduction à l'Optoélectronique

Ce document décrit les principes de base de l'optoélectronique, y compris les effets photoélectriques, les photorésistances, les photodiodes, les phototransistors et les cellules photovoltaïques. Il fournit des détails techniques sur les caractéristiques et applications de ces composants optoélectroniques.

Transféré par

boarder01
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ETML L'optoélectronique : 13

13. L'OPTOELECTRONIQUE
13.1 Introduction
La lumière est considérée comme une onde électromagnétique de fréquence élevée.
Ainsi, le domaine visible pour l'oeil humain se situe dans les longueurs d'ondes comprises entre
780 nm (385 · 1012 Hz = 385 THz) pour le rouge et 380 nm (790 ·10 12 Hz = 790 THz) pour le
violet.

 Les fréquences inférieures sont dans le domaine de l'infrarouge.


 Les fréquences supérieures sont dans le domaine de l'ultraviolet.
A cette notion d'onde radioélectrique, les physiciens ont ajouté la notion de particule ou grain de
lumière (physique quantique). En effet, on s'aperçoit que la lumière peut céder de l'énergie, cette
énergie provient d'une particule appelée PHOTON (de là sont issus des noms tels:
photovoltaïque, photoélectrique). Ceci donne à l'électronicien une explication sur deux
phénomènes distincts.

13.1.1 L'effet photoélectrique


Lorsqu'un atome est bombardé par des photons, il peut en absorber et de ce fait il emmagasine
leur énergie. Si cette énergie est suffisante, des électrons peuvent passer dans la bande de
conduction de l'atome, devenir électrons libres et donner naissance à un courant électrique. C'est
la transformation Lumière  Electricité.

13.1.2 L'effet photoémissif


Un électron d'un atome peut quitter la bande de conduction pour descendre dans une bande plus
proche du noyau. Dans ce cas il cède de l'énergie. Cette énergie peut apparaître sous forme de
lumière: il y a alors photoémission (émission de photons).
Ce phénomène peut apparaître lors du passage d'un courant électrique. La couleur émise n'est
pas due au hasard, la longueur d'onde dépend étroitement des atomes libérant les photons.
C'est la transformation Electricité  Lumière.

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 1


ETML L'optoélectronique : 13

13.1.3 Flux lumineux


L’unité photométrique de base est le flux lumineux V qui se mesure en lumen [lm]. Par flux
lumineux on entend la puissance totale émise par une source de lumière sous forme de
rayonnement lumineux. La puissance irradiée, est aussi fréquemment indiquée comme puissance
rayonnante e en W. Elle comprend l’ensemble du rayonnement (y compris le non-visible). Les
grandeurs nécessaires à la description des photoémetteurs et récepteurs dérivent du flux
lumineux.

13.1.4 L’éclairement
L’unité d’éclairement est le lux (lx) qui est le rapport du flux lumineux V en lm sur la surface
A en m2 qui reçoit le flux lumineux.

Les valeurs usuelles de l’éclairement moyen :

L’éclairement peut également être exprimé en kW/m2. 1 kW/m2 = 112500 lx.

13.1.5 L’intensité lumineuse


Les photoémetteurs sont généralement définis par l’intensité lumineuse I V dont l’unité est la
candela (cd). L’intensité lumineuse est le flux lumineux V émis par la source par angle solide 
(unité = stéradian = sr).

13.1.6 La luminance
Il s'agit de l'intensité lumineuse par unité de surface.

13.2 Les photorésistances (LDR)


Ce sont des éléments passifs qui modifient leur résistance au passage du courant en fonction de
la quantité de photons reçus.
Page 2 [Link] / 12 AOÛT 2002
ETML L'optoélectronique : 13
LDR est l'abréviation américaine pour: Light Dependent Resistor.
13.2.1 Symbole

13.2.2 Caractéristiques
On trouve principalement:
 Les photorésistances à base de sulfure de Cadmium (CdS)
 Passe de quelques centaines d'ohms en pleine lumière à plus de 100 M en obscurité.
 Variations linéaires à température constante.
 Réactions lentes limitant l'utilisation à une fréquence de 100 Hz.
 Par mise en obscurité, on obtient 1,5 M après 3 sec. et 100 M après 60 sec.
 Tension max. aux bornes: 100 à 300 V.
 Puissance max. admissible: 50 à 300 mW
 Les photorésistances à base de séléniure de Cadmium (CdSe)
 Leurs caractéristiques sont très proches des cellules CdS à l'exception de leur vitesse
de réaction qui est environ dix fois supérieure.

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 3


ETML L'optoélectronique : 13

13.2.3 Application (détecteur crépusculaire)

Lorsque la lumière est présente, R2 prend une faible valeur et descend la tension de base en
dessous de 0,4 V. Le transistor est bloqué. La lampe est éteinte.
En l'absence de lumière, R2 prend une très forte valeur, la tension de base est à 0,7 V. Le
transistor Q1 conduit à saturation et la lampe est allumée.
P1 permet de régler la sensibilité.
R1 évite de relier la base de Q1 directement à VCC par fausse manipulation de P1.

Page 4 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13

13.3 La photodiode
C'est le premier composant actif de l'optoélectronique que nous allons étudier. Il fonctionne
comme une source de courant commandée par la lumière.
C'est une diode sur laquelle la lumière peut arriver jusqu'à la surface du silicium à travers une
lentille (verre ou plastique).

13.3.1 Symbole

Attention: Cette diode se branche toujours en inverse, soit + du côté cathode (Zone N).

 Sans lumière: la diode est bloquée.


 Avec lumière: Les photons qui ont une énergie suffisante font passer des électrons en
bande de conduction. Cet effet photoélectrique donne naissance à un courant qui va de la
cathode à l'anode.
Le courant photoélectrique ou photovoltaïque est compris entre 10 et 30 nA/lx (lx = lux).
Une lumière ambiante extérieure se situe à environ 2000 lx, ce qui donne un courant entre 20 et
60 A selon les modèles de diodes.
Ces courants restent faibles et doivent être amplifiés par transistor ou mieux par un montage
avec JFET ou amplificateur opérationnel.

13.3.2 Caractéristiques
La tension inverse max. applicable varie entre 5 V et 50 V selon les modèles.
La sensibilité max. se situe entre 800 et 950 nm (domaine rouge et infrarouge proche).
Fréquence de fonctionnement pouvant atteindre 500 MHz.

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 5


ETML L'optoélectronique : 13

13.3.3 Application

Lorsque la diode est soumise à la lumière, elle fournit un courant au transistor Darlington qui, en
conduisant, peut allumer la lampe de signalisation.

On trouve des photodiodes dans les applications suivantes:


 Barrières lumineuses (Sécurité dans les banques)
 Comptage (Capteurs incrémentaux)
 Récepteurs à fibre optique
 Télécommande: radio-TV, verrouillage central des portes (récepteur)
 Transmission du son (récepteur)
 etc...

13.4 Le phototransistor
Comme pour la photodiode, son boîtier est transparent. La surface de la base est augmentée par
rapport au transistor normal. La base est rendue aussi accessible que possible à la lumière
incidente.
Les photons atteignent la jonction base-collecteur. Une tension positive apparaît à la base et le
courant base-émetteur peut s'établir.
Le transistor devient conducteur sous l'influence de la lumière (infrarouge). Il peut donc être
perturbé par la lumière du soleil selon la longueur d’onde à laquelle il travaille.
On peut trouver sur certains modèles une patte de base. On peut la raccorder électriquement pour
ajuster la sensibilité du transistor.

Page 6 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.4.1 Symbole

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 7


ETML L'optoélectronique : 13

13.4.2 Caractéristiques
 Courant IC en obscurité: 100 nA

 Temps de commutation: 1 à 5 ms

13.4.3 Applications

Circuit équivalent à un relais à un contact de travail.

13.5 Les cellules photovoltaïques au silicium


13.5.1 Principe
Le fonctionnement de ces cellules est exactement le même que celui des photodiodes.
Ce sont des diodes à jonction qui, par suite de leur grande surface, peuvent convertir une énergie
solaire importante en courant électrique. Il se pose donc des problèmes de rendement et de
refroidissement.

13.5.2 Symbole

Page 8 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.5.3 Domaine d'application
Malgré une évolution favorable des prix, l'obstacle majeur à l'élargissement de l'utilisation des
systèmes photovoltaïques pour l'alimentation en électricité est le prix élevé des panneaux. Plus le
prix du watt installé baisse, plus cette énergie devient compétitive.
Les domaines d'application principaux sont:
 Télécommunications: faisceaux hertziens, émetteurs et réémetteurs radio et TV, relais
radiotéléphone, balises radio, satellites.
 Signalisation: balises lumineuses d'aéroport, balises en mer, passages à niveau, etc...
 Télémesure: météorologie, détection d'incendie de forêt, surveillance des crues en
rivières, des volcans, des oléoducs.
 Pompage: profond (forages) ou en surface (lacs, rivières), irrigation.
 Electrification rurale: éclairage, réfrigération, ventilation, TV, recharge de batteries,
centrales de villages, centrales connectées au réseau.
 Divers: navigation de compétition et de plaisance, refuges de montagne, etc...
 Automobile: divers prototypes sont équipés de panneaux solaires fournissant l'énergie
pour la ventilation de l'habitacle lorsque le véhicule est en stationnement. Un fabricant
d'accessoires propose même sur le marché un toit ouvrant équipé de cette technologie
(cellules photovoltaïques et ventilateur).
Les puissances utilisées vont du W (montres) au MW (centrales photovoltaïques) selon tableau
ci-dessous.

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 9


ETML L'optoélectronique : 13

13.5.4 Courbe caractéristique

Courbe 1: Courbe de la diode normale, c'est la courbe de la cellule solaire en obscurité.


Courbe 2: Courbe de la cellule solaire éclairée, il y a eu translation de la courbe 1.
Zone A: La courbe 1 montre le courant de fuite inverse en obscurité.
La courbe 2 montre le même courant de fuite avec éclairement.
Zone B: La diode fonctionne en générateur d'énergie. C'est la zone d'utilisation normale de
la cellule photovoltaïque. Il existe une tension à vide (pour courant nul) aux
bornes de la cellule (environ 0,5 V). C'est la tension photovoltaïque à ne pas
confondre avec la tension de seuil.
Zone C: La diode est en polarisation directe. La caractéristique de la diode éclairée (courbe
2) ne passe plus par zéro.

Attention: Les cellules solaires ne sont pas conçues pour travailler en photodiode (zone A) car, à
cause de leur grande surface, elles entrent en avalanche pour des tensions inverses faibles, ce qui
entraîne un échauffement dangereux. Elles sont protégées par diode pour éviter les tensions
inverses accidentelles.

Remarque: Dans la zone B, la puissance fournie passe par un optimum Im-Um pour une
valeur déterminée de la résistance de charge.

Page 10 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.5.5 Caractéristiques
Le choix dépend de l'application et du prix.
 ICC: Courant de court-circuit, courant max. que peut débiter une cellule pour un
éclairement donné.
 VCO: Tension à vide, tension mesurée aux bornes de la cellule en l'absence de débit pour
un éclairement et une température donnée.
 : rendement: rapport entre énergie lumineuse reçue et énergie électrique fournie (variant
de 5 à 16 %, pouvant théoriquement atteindre 22 %). Par ciel très clair, dans les
meilleures conditions, la terre reçoit 1 kW/m2.
 Tmax: Température limite de fonctionnement (environ 100° C).
 La puissance diminue quand la température augmente (surtout par rayonnement solaire).
 Pour maintenir un bon rendement, il faut refroidir les cellules (radiateur).
 Les caractéristiques sont stables dans le temps, s'améliorent plutôt les premières années.
 Les modules sont prévus pour une durée de vie de 20 ans, de -40°C à +100°C, avec vents
violents entraînant sable et gravier, pluies orageuses ou embruns marins.
Il est à noter qu'il existe 3 grandes familles de technologies pour les cellules photovoltaïques:
 Cellules au silicium monocristallin
Rendement jusqu'à 16 %
Les cristaux de silicium sont arrangés de façon à avoir la même orientation.
 Cellules au silicium polycristallin
Rendement jusqu'à 12 %
Les cristaux de silicium sont empilés sans arrangement précis. Utilise moins de silicium
que les cellules monocristallines, donc coût plus faible.
 Cellules à couche mince au silicium amorphe
Rendement jusqu'à 7 %

On estime de 8 à 13 ans la durée de vie nécessaire pour restituer l'énergie de fabrication par
éclairement solaire.

13.5.6 Utilisation
Dans un module, les cellules sont groupées en série/parallèle en fonction de l'application.
 Le groupement série permet d'augmenter la tension de sortie.
 Le groupement parallèle permet d'augmenter le courant de sortie.
Les modules peuvent se coupler entre eux en série, en parallèle ou en série/parallèle.
Respecter les indications du fournisseur pour le raccordement dans la boîte de jonction.
Dans de nombreuses applications, les modules fournissent l'énergie électrique, assurent en même
temps la recharge d'une batterie d'accumulateurs qui va stocker l'énergie puis la restituer pendant
les périodes d'obscurité.
Dans cette situation, on aura le raccordement suivant:

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 11


ETML L'optoélectronique : 13

 Tous les panneaux d'un groupe doivent être soumis aux mêmes conditions d'éclairement,
sinon tout le groupe en subit les conséquences.
 Les diodes V1 et V2 sont si possible de type Schottky (UF < 0.4V). Elles sont là pour
éviter de consommer du courant dans l'obscurité. Elles évitent aussi au courant d'un
groupe d'aller dans un autre en cas d'éclairement différents d'un groupe à l'autre.
 Le convertisseur DC/DC permet de faire travailler les cellules à une tension qui permet le
meilleur rendement possible. Il sert aussi à charger les batteries correctement.
 Le module "surveillance UBat." interrompt la décharge de la batterie lorsque UBat. < 11 V.
 V3 et V4 sont des diodes de protection contre les surtensions (foudre).
 Le câblage doit être correctement dimensionné pour avoir le moins de pertes possible.

Page 12 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.5.7 Exemples de modules commercialisés
Source: Spörle Suisse romande - Yverdon-les-Bains

Type Puissance Courant à court circuit courant (1) tension (1) Cellules Ah/jour (2) Remarques

M 25 22 W 1.65 A 1.55 A 14.5 V 30 7

M 55 55 W 3.5 A 3.17 A 17.4 V 36 15 M 25, M 65 :


réglage automatique
avec Delco 2000
M 65 (3) 45 W 3.3 A 3.11 A 14.5 V 30 13

M 75 50 W 3.5 A 3.13 A 16 V 33 14

M 78 40 W 3.0 A 2.55 A 15.7 V 33 11


(1) Valeurs nom. à 1kW/m2/25°C (3) Cadre : noir
(2) Valeurs moyennes par moid d'été, tension de la batterie 13.8V, pente 65°

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 13


ETML L'optoélectronique : 13

13.6 La diode électroluminescente (LED)


Ce composant est un émetteur de lumière, il transforme le courant électrique en lumière
(émission de photons). Son appellation courante LED vient de la contraction de la dénomination
américaine Light Emitting Diode.
Le silicium et le germanium ne sont pas en mesure de produire des fréquences du domaine de la
lumière visible. On utilise alors l'arséniure de Gallium (Ga As) et le phosphure de Gallium
(Ga P). Par un dopage approprié de ces composés intermétalliques, on peut obtenir différentes
couleurs.

13.6.1 Symbole

13.6.2 Caractéristiques
 Cette diode se connecte en direct.

 Courant direct: 10 à 50 mA selon modèles


 La chute de tension directe n'est plus de 0,7 V, les composés intermétalliques n'ayant pas
le même seuil de tension que le silicium, on va donc trouver en fonction des couleurs:

Infrarouge: Ga As Seuil 1 ... 1,2 V


Rouge: Ga As P Seuil 1,5 ... 2 V
Vert: Ga P Seuil 2 V
 Les LEDs n'aiment pas les tensions inverses. En cas de risque de polarisation inverse,
protéger la LED par une diode en inverse et en parallèle.

Page 14 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.6.3 Application
La luminosité d'une LED dépend du courant qui la traverse.

Soit une LED rouge montée en voyant, elle est alimentée par V CC = 12 V et on veut lui imposer
un courant de 20 mA

On aura

On prendra toujours en première approximation ULED égal à 2 V valable aussi pour l'analyse et le
dépannage

Dans les valeurs normalisées E12, on peut prendre 470  ou 560 .

13.6.4 La LED utilisée en tant que voyant comparée à la lampe à incandescence:


 Avantages: Longue durée de vie
Résistance aux chocs
Faible puissance consommée
Compatible avec les circuits logiques
Gain de place
 Inconvénient: Peu visible par forte lumière ambiante

13.6.5 Utilisation en affichage


La LED est souvent utilisée pour l'affichage par segments, prenons l'exemple de l'affichage sept
segments + point décimal

Les LEDs à infrarouge sont surtout utilisées pour les systèmes de surveillance, alarme etc...

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 15


ETML L'optoélectronique : 13

13.7 Les photocoupleurs ou optocoupleurs


13.7.1 Principe
C'est la combinaison d'une LED et d'un photodétecteur dans le même boîtier.
Alors que dans le transformateur, on transmet l'énergie par couplage magnétique sans couplage
galvanique (pas de contact électrique entre primaire et secondaire), l'optocoupleur va transmettre
l'information (LED allumée ou éteinte) sur le récepteur sans aucun contact électrique.
C'est pourquoi on les appelle aussi isolants optoélectroniques. L'isolation est généralement de
5000 V.

13.7.2 Exemple d'application


Commande d'un thyristor

L'unité de commande peut être un système informatique. En cas de défaut du thyristor, la tension
alternative peut détruire les composants reliés à la gâchette, mais elle ne peut pas remonter
jusqu'à l'unité de commande.

13.7.3 Différents types

LED + Photodiode

Transmissions rapides jusqu'à 10 Mhz

Page 16 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
LED + Phototransistor

Transmissions jusqu'à 500 kHz

LED + Photodarlington

Transmissions lentes jusqu'à 30 kHz

Photocoupleur à fente

Le passage d'un disque à fente dans la zone du faisceau permet de connaître et de régler la
vitesse de rotation ou de définir la position angulaire.

LED + Phototriac

Associé à un triac de puissance, permet de commander des tensions alternatives 230 V par
exemple.

13.7.4 Exemple d'application

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 17


ETML L'optoélectronique : 13

Page 18 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13

13.8 La fibre optique


13.8.1 Définition
La fibre optique est destinée au transport d'informations au moyen d'ondes lumineuses se
propageant dans une fibre de verre (longues distances) ou de matière plastique (distances
courtes).
Elle est en train de s'imposer dans les domaines suivants:
 Téléphonie publique et privée
 Réseaux informatiques
 Télédistribution
 Contrôle, télécommande, télésignalisation
 Surveillance vidéo
 Communications militaires
Par exemple, une fibre dont le coeur a un diamètre de 8 mm peut transporter 8000 conversations.
Un câble de 15 mm de diamètre peut contenir plusieurs dizaines de fibres.

13.8.2 Symbole

13.8.3 Fabrication de la fibre de verre


On part d'un tube en verre de silice pure à 99,5 % de Si O 2 (dioxyde de silicium) de 1 m de long,
25 mm de diamètre et 3 mm de paroi. En comparaison, le verre de vitrage n'a que 70 % de Si O2.
On dope ce verre avec le dioxyde de germanium (Ge O 2) et on forme un barreau de verre plein
appelé préforme.
On porte cette préforme à la température de ramollissement du verre, soit à 2100°C et par étirage
on obtient la fibre de verre avec un diamètre extérieur d'environ 250 m.

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 19


ETML L'optoélectronique : 13

13.8.4 Structure de la fibre optique

 Le coeur: partie centrale de la fibre conduisant la lumière. Selon le type de fibre, ce


diamètre peut varier de 8 m à 200 m.
 Le manteau (cladding): ses caractéristiques différentes de celle du coeur imposent à la
lumière de rester dans le coeur dans les conditions normales de transmission. Aussi
appelé "gaine optique".
 Revêtement de protection: afin de rendre la fibre souple et manipulable, une ou plusieurs
gaines en silicone ou en acrylate sont appliquées directement sur le manteau. Sans cela,
la fibre serait cassante "comme du verre".

13.8.5 Transmission de la lumière


La vitesse de la lumière dans le vide est de dans un milieu transparent tel le verre
de silice ou quartz, cette vitesse va diminuer d'un facteur n appelé:
 indice de réfraction du milieu considéré. Pour le quartz n = 1,5 ce qui a pour
conséquence de réduire la vitesse de la lumière à
Lorsqu'un rayon lumineux passe d'un milieu d'indice n 1 à un milieu d'indice n 2 inférieur, sa
vitesse ainsi que sa direction vont être modifiées.

Dans le cas de la fibre optique, nous aurons réflexion totale, le rayon lumineux restera enfermé
dans le milieu d'indice n1 qui est le coeur de la fibre.

Page 20 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.8.6 Les catégories de fibres
La lumière peut être injectée dans la fibre sous un seul angle, ou un seul mode. Cette méthode
sera utilisée pour les fibres monomodes. Lorsque la lumière est injectée sous différents angles,
elle va parcourir des chemins de différentes longueurs. Les signaux lumineux aboutissent à
l'extrémité de la fibre à des instants différents. Ceci entraîne en sortie un élargissement de
l'impulsion lumineuse et limite la longueur de transmission. Cette méthode est utilisée dans les
fibres multimodes.
L'atténuation des signaux est d'environ 0,5 à 1 dB/km en fibres monomodes et jusqu'à 5 dB/km
pour les fibres multimodes.

 Les fibres plastiques

Ces fibres sont utilisées pour des liaisons de quelques dizaines (voir centaines) de mètres
ainsi que pour les câbles d'intérieurs. Elles conviennent pour les applications suivantes:
transmission d'informations, mais aussi illumination de cadrans, d'indicateurs et de
tableaux.
Elles se composent d'un coeur ainsi que d'une gaine optique en plastique, leurs
dimensions sont importantes. Le diamètre du coeur peut atteindre 1 mm.
Elles sont multimodes, l'affaiblissement est important: de 150 à 300 dB/km.
Elles sont bon marché et très faciles à mettre en oeuvre.

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 21


ETML L'optoélectronique : 13

13.8.7 Transmission par fibre optique

Connecteurs
Information numérique Information numérique
à transmettre restituée et régénérée
Codeur Module Emetteur Récepteur Module Décodeur
émission réception
Fibre optique

Synoptique d'une liaison par fibre optique

 Le codeur adapte l'information numérique à la transmission


 Le module d'émission transforme les signaux à émettre en impulsions de courant pour
l'émetteur
 L'émetteur transforme les impulsions de courant en impulsions de lumière qu'il injecte à
l'entrée de la fibre optique. Il s'agit de LEDs spéciales pour des fibres multimodes ou de
diodes laser pour les fibres monomodes.
 La fibre optique transporte la lumière d'un point à un autre
 Le récepteur reçoit la lumière en bout de fibre et la transforme en impulsion de courant,
il s'agit généralement de photodiodes
 Le module de réception transforme les impulsions de courant en code numérique
 Le décodeur restitue l'information dans sa forme de départ en la remettant en forme.
La fibre optique par elle-même est un composant très économique mais ce sont les éléments
émetteurs-récepteurs (~100.-) et les connecteurs qui sont coûteux (~15.-).
Les connecteurs relient la fibre à l'émetteur et au récepteur. Ce sont des composants de haute
précision nécessaire pour aligner la diode émissive avec le coeur de la fibre et l'inverse à la
réception.
Des pertes importantes peuvent êtres causées par les connecteurs s'ils sont montés sans
précautions.
Les principaux avantages d'une transmission par fibre optique sont les suivants:
 Forte capacité de transmissions simultanées
 Câbles de faible diamètre, légers, souples et robustes
 Insensibles aux parasites, foudre, champs magnétiques
 Pas d'interférences entre liaisons parallèles
 Interception des informations (piratage) impossible
 Très faible atténuation du signal permettant de poser des lignes de plusieurs dizaines de
kilomètres sans amplificateurs
Inconvénient: Les câbles supportent mal la traction (pose) et doivent être armés pour éviter les
dommages dus à une trop forte contrainte. Cette armature limite également le rayon de courbure.

Page 22 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.9 Les afficheurs à cristaux liquides: LCD (Liquid Crystal Display)
13.9.1 Généralités
En considérant les cristaux liquides, l'affichage ne se fait plus par émission lumineuse mais
simplement en laissant passer ou en ne laissant pas passer la lumière. Ce sont les propriétés
électro-optiques (propriétés optiques de l'élément variant sous l'effet d'un champ électrique).

13.9.2 Les cristaux liquides


Ce sont des substances qui se caractérisent par un état particulier de la matière. Cet état est
intermédiaire entre la phase solide cristalline ordonnée et l'état liquide totalement désordonné.
On est en présence d'un liquide ordonné !
Les cristaux liquides ont un aspect huileux. Les molécules de formes allongées (fil ou cigare)
malgré leur grande liberté de mouvement s'alignent parallèlement entre elles. Si elles sont
soumises à un champ électrique, elles vont s'aligner perpendiculairement à ce champ. L'état de
cristaux liquides existe entre deux limites de température (par exemple -20°C à +100°C).

Certains cristaux liquides (cholestériques) modifient leur coloration lors de changements de


température (restitution des images infrarouges en images visibles, détection des tumeurs
cancéreuses).

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 23


ETML L'optoélectronique : 13

13.9.3 Principe de l'affichage


On disperse dans le cristal une petite impureté ionique (atomes pouvant être attirés ou repoussés
par un champ électrique)
 Au repos
En l'absence de champ électrique, les molécules sont orientées parallèlement aux plaques
de verre (elles sont aidées en cela par le traitement des surfaces internes des plaques de
verre)

La lumière arrivant perpendiculairement aux plaques de verre peut passer. Le système


apparaît comme transparent.
 En présence d'un champ électrique on obtient:
 Rotation des molécules d'environ 90°. Elles ont tendance à se placer
perpendiculairement au champ électrique. Le passage de la lumière est perturbé.
 Mise en mouvement des ions vers les électrodes. Sur leur passage, ils bousculent les
molécules. Il en résulte une forte turbulence et la solution se trouble. La lumière ne
passe plus.

Si le champ électrique est interrompu, les molécules reprennent leur alignement, la perturbation
disparaît et la transparence revient.
Attention: La polarisation par une tension continue provoque l'électrolyse du
système et la destruction des électrodes. On appliquera alors une tension
alternative (signaux carrés) de faible fréquence (moins de 100 Hz). Ceci
entraîne une rotation des molécules qui perturbe le passage de la lumière.

En ajoutant d'autres impuretés, on obtient des modifications de couleur réfléchie par le cristal en
fonction du champ.

Page 24 [Link] / 12 AOÛT 2002


ETML L'optoélectronique : 13
13.9.4 Les trois types d'éclairement

a b c

a) Type transmissif
La cellule d'affichage est éclairée depuis l'arrière, la lumière traverse la cellule. Utilisé
pour les afficheurs qui doivent être bien lisibles dans l'obscurité.
b) Type réflectif
La face arrière de l'afficheur est un réflecteur. Il renvoie la lumière qui tombe sur la face
avant de l'afficheur. Utilisé pour les afficheurs qui ne doivent être lus qu'à lumière
ambiante.
c) Type translectif
La face arrière est partiellement transparente. C'est la combinaison des 2 méthodes
précédentes. Utilisé pour les afficheurs qui doivent être lus à la fois dans l'obscurité et à la
lumière du jour (autoradio).

[Link]/ 12 AOÛT 2002 Page 25


ETML L'optoélectronique : 13

13.10Exercices
13.10.1 Exercice
Soit l'ensemble d'afficheur ci-dessous:

5 4 3 2 1

Les sorties des "driver" indiquent:

1a 1b 1c 1d 1e 1f 1g
0 1 1 0 0 0 0
2a 2b 2c 1d 2e 2f 2g
0 1 0 0 1 0 0
3a 3b 3c 3d 3e 3f 3g
1 0 0 0 0 0 1
4a 4b 4c 4d 4e 4f 4g
0 0 0 1 0 0 0
5a 5b 5c 5d 5e 5g 5g
0 0 1 1 0 0 0

Qu'est-il inscrit sur l'afficheur ?


13.10.2 Exercice

A la sortie du secondaire U = 12,6 Veff.


En tenant compte des chutes de tension dans les diodes du redresseur, calculer R1 pour avoir 20
mA maximum (valeur de crête) parcourant la LED.
13.10.3 Exercice

Expliquer le montage ci-dessus, et représenter la tension de sortie en fonction du temps.

Page 26 [Link] / 12 AOÛT 2002

Vous aimerez peut-être aussi