Deuxième principe de la
thermodynamique
1) Insuffisances du premier principe :
Le premier principe (principe de conservation
de l’énergie) n’explique pas pour quoi les
transformations naturelles se déroulent dans
un sens bien déterminé.
Exemple 1
Détente de Joule ∆𝑈 = 0
On ouvre le robinet
GAZ VIDE GAZ GAZ
Etat initial 1 Etat final 2
La transformation 1 2 est irréversible
2 1 n’a jamais été observée (non naturelle)
Exemple 2
La réaction C(s) + O2(g) CO2(g) est spontanée
Alors que la réaction inverse ne se fera pas spontanément
C’est le second principe (principe d’évolution) qui permet de prévoir que :
1 2 est spontanée alors que 2 1 est impossible
Exemple 3
Spontanée
+
Eau Eau Mélange eau
Froide Chaude Chaude + Froide
On défini une fonction d’état S, L’entropie S est une mesure
du désordre moléculaire au cours d’une transformation.
La variation du désordre est mesurée donc par la variation
d’entropie entre les états initial et final (fonction d’état).
2)Enoncé du second principe.
Toute transformation d'un système thermodynamique
s'effectue avec augmentation de son entropie globale ∆𝑆𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 .
∆𝑆𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = ∆𝑆𝑢𝑛𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠
∆𝑆𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = ∆𝑆𝑠𝑦𝑠𝑡 + ∆𝑆𝑒𝑥𝑡
Frontière
Système
Séchange
Scrée
ME
∆𝑺𝒈𝒍𝒐𝒃𝒂𝒍 = ∆𝑺𝒔𝒚𝒔𝒕 + ∆𝑺𝒆𝒙𝒕
∆𝑺𝒈𝒍𝒐𝒃𝒂𝒍 = 𝑺𝒄𝒓é𝒆 et ∆𝑺𝒆𝒙𝒕 = −𝑺é𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈é𝒆
∆𝑺𝒔𝒚𝒔𝒕 = 𝑺𝒄𝒓é𝒆 + 𝑺é𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈é𝒆
𝑓
𝛿𝑄
𝑆é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒 =
𝑖 𝑇𝑓𝑟𝑜𝑛𝑡
𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑒 𝑑 ′ é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙 ′ 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟
𝛿𝑄 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟
𝑇𝑓𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑚𝑝é𝑟𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 à 𝑙𝑎 𝑓𝑟𝑜𝑛𝑡𝑖è𝑟𝑒
En résumé
∆𝑆𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = 𝑆𝑐𝑟é𝑒 ≥ 0 ∶ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑐𝑜𝑛𝑞𝑢𝑒 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑒
𝑠𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒.
∆𝑆𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = 𝑆𝑐𝑟é𝑒 = 0 ∶ 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 é𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟é
∆𝑆𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = 𝑆𝑐𝑟é𝑒 > 0 ∶ 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑟𝑟𝑒𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 (𝑠𝑝𝑜𝑛𝑡𝑎𝑛é)
∆𝑆𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙 = 𝑆𝑐𝑟é𝑒 < 0 ∶ 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 (𝑛𝑒 𝑠𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠)
3) Entropie des systèmes
Système non isolé
Transformation réversible
𝛿𝑄𝑟𝑒𝑣
la variation d’entropie est : 𝑑𝑆 =
𝑇
𝑓 𝑓
𝛿𝑄𝑟𝑒𝑣 𝑄𝑟𝑒𝑣
∆𝑆 = 𝑆𝑓 − 𝑆𝑖 = 𝑑𝑆 = 𝑠𝑖 𝑇 = 𝐶𝑡𝑒 ∆𝑆 =
𝑖 𝑖 𝑇 𝑇
•Transformation irréversible
𝛿𝑄𝑟𝑒𝑣 𝛿𝑄𝑖𝑟𝑟𝑒𝑣
𝑑𝑆 > ∆𝑆 >
𝑇 𝑇
Variation d’entropie d’une masse d’eau
Exercice 1 :
Calculer la variation d’entropie de 400g d’eau passant de
20°C à 60°C.
capacité thermique massique de l’eau Ce=4180 J.kg-1.K-1.
𝛿𝑄
Correction : 𝑑𝑆 =
𝑇
𝑇2 𝑇2
𝛿𝑄 𝑑𝑇
∆𝑆 = = 𝑚𝐶𝑒
𝑇1 𝑇 𝑇1 𝑇
𝑇2 333
∆𝑆 = 𝑚𝐶𝑒 𝑙𝑛 = 0,4 × 4180 × 𝑙𝑛 = 214 𝐽. 𝐾 −1
𝑇1 293
Exercice 2 :
Calculer la variation d’entropie qui correspond à
la fusion de 400g d’eau à 0°C.
Chaleur la tente de fusion de l'eau :
Lfus = 334 kJ/kg
Correction: 𝛿𝑄
𝑑𝑆 =
𝑇
La fusion de la glace est à 0°C =273K
∆𝐻𝑓𝑢𝑠 𝑚 × 𝐿𝑓𝑢𝑠 0,4 × 334
∆𝑆 = = =
𝑇𝑓𝑢𝑠 𝑇𝑓𝑢𝑠 273
∆𝑆 = 0,489𝑘𝐽. 𝐾 −1 ∆𝑆 = 489 𝐽. 𝐾 −1
Variation d’entropie d’un gaz
Exercice 1 :
1 mole d'éthane passe de 10 °C à 50 °C sous la
pression atmosphérique. Calculer ∆S.
(Cp=52,49 J·mol-1·K-1 (25 °C, gaz))
Correction
1 mole d'éthane passe de 10 °C à 50 °C à P=cst
𝛿𝑄 𝑑𝑇 𝑇2
∆𝑆 = 𝑆2 − 𝑆1 = = 𝑛𝐶𝑃 = 𝑛𝐶𝑃 𝑙𝑛
𝑇 𝑇 𝑇1
323
∆𝑆 == 1 × 52,49𝑙𝑛 = 84,48 𝐽. 𝐾 −1
283
Exercice 2 :
Calculer la variation d’entropie, Lorsque 2 moles
de gaz parfait CO2 subit une détente isotherme
(réversible) sachant que le volume varie de 4L à 8L.
Correction :
variation d’entropie
𝑑𝑈 = 𝛿𝑄 + 𝛿𝑊 = 0 𝛿𝑄 = − 𝛿𝑊 = 𝑃𝑑𝑉
𝑉2
𝛿𝑄 𝑃𝑑𝑉 𝑛𝑅𝑇 𝑑𝑉 𝑉2
𝑑𝑆 = = ∆𝑆 = × = 𝑛𝑅𝑙𝑛
𝑇 𝑇 𝑉1 𝑇 𝑉 𝑉1
8
∆𝑆 = 2 × 8,314𝑙𝑛 ∆𝑆 = 11,52 𝐽. 𝐾 −1
4
4) Signification physique de l’entropie :
L'entropie S = f(état microscopique) = mesure du
désordre à l’échelle moléculaire.
Ordonné désordonné très désordonnée
S (solide) < S (liquide) << S (gaz)
prédire le signe de ∆𝑆𝑟° 𝛥𝑆𝑟° 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑜𝑢 𝛥𝑆𝑟° 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 ,
pour les réactions suivantes et justifier votre réponse.
A- 2 N2O(g) → 2 N2(g) + O2(g)
∆ng=ng(produits)-ng(réactifs)
∆ng=(1+2)-2=1>0 ∆𝑺°𝒓 >0 positive
B- CaCO3(s) → CaO(s) + CO2(g)
∆ng=(1+0)-0=1>0 ∆𝑺°𝒓 >0 positive
C- N2(g) + 3H2(g) 2NH3(g)
∆ng=2- (1+3)=-2>0 ∆𝑺°𝒓 <0 négative
D- Ag+(aq)+ Cl-(aq) AgCl(s) ∆𝑺°𝒓 <0 négative
°
Car 𝐒𝐚𝐪 > 𝐒𝐬° ∆𝐒 = 𝐒𝐬° − 𝐒𝐚𝐪
°
<𝟎
prédire le signe de ∆𝑆𝑟° 𝛥𝑆𝑟° 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑜𝑢 𝛥𝑆𝑟° 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 ,
pour les réactions suivantes et justifier votre réponse.
a) 𝑪𝒐𝒏𝒅𝒆𝒏𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍’𝒆𝒂𝒖 𝑯𝟐 𝑶 𝒈 → 𝑯𝟐 𝑶 𝒍
∆𝑺 < 𝟎 𝒄𝒂𝒓 𝑺°𝒈 > 𝑺°𝒍 ∆𝑺 = 𝑺°𝒍 -𝑺°𝒈 < 𝟎
b) L’eau liquide est chauffée de 25°C à 50°C.
∆𝑺 > 𝟎 car l’agitation des particules augmente avec T
c) 𝒇𝒖𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍′ 𝒆𝒂𝒖 𝑯𝟐 𝑶 𝒔 → 𝑯𝟐 𝑶 𝒍
∆𝑺 > 𝟎 𝒄𝒂𝒓 𝑺°𝒍 > 𝑺°𝒔 ∆𝑺 = 𝑺°𝒍 -𝑺°𝒔 > 𝟎
d) Augmenter la pression de CO2
CO2(g,1atm) CO2(g,10atm)
P AUGMENTE S 𝑫𝑰𝑴𝑰𝑵𝑼𝑬 ∆𝑺 < 𝟎
5) L’entropie d’une réaction chimique
température et pression constantes :
𝑎𝐴 + 𝑏𝐵 𝑐𝐶 + 𝑑𝐷
∆𝑆𝑅 = 𝑆(𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠) − 𝑆(𝑟é𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠)
∆𝑆𝑅 = 𝑆𝑓 − 𝑆𝑖 = 𝑐𝑆𝐶 + 𝑑𝑆𝐷 − 𝑎𝑆𝐴 + 𝑏𝑆𝐵
Dans les conditions standards à T = 298 K
° ° °
∆𝑆298 = 𝑆298 (𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠) − 𝑆298 (𝑟é𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠)
Calculer l’entropie de la réaction à 25°C
2 SO2(g) + O2(g) 2 SO3(g)
°
Données 𝑆298
SO2(g) 248.1 J/K mol
O2(g) 205.3 J/Kmol
SO3(g) 256.6 J/K mol
Correction :
∆𝑆𝑅° = °
2 𝑆298 °
𝑆𝑂2(𝑔) − 2 𝑆298 °
𝑆𝑂2(𝑔) − 𝑆298 (𝑂2(𝑔) )
∆𝑆𝑅° = −188,3𝐽. 𝐾 −1 . 𝑚𝑜𝑙−1 < 0
• Calculer la variation d’entropie ∆𝑆𝑓° mise en jeu
lors de la formation des composés suivants :
N2O(g).
N2O(g) N2(g) O2(g)
S° J(K mol)-1 239.9 191.5 205.0
Correction : 1/2O2(g) + N2(g) N2O(g)
1 °
∆𝑆𝑓° = 𝑆𝑁° 2 𝑂 − 𝑆𝑁° 2 − 𝑆𝑂2 = −54,1 𝐽. 𝐾 −1 . 𝑚𝑜𝑙−1
2
La fonction de Gibbs G
le deuxième principe nous dit que pour une réaction spontanée
Sunivers=Ssyst + Sext > 0 Sext = -Q/T
cependant, on veut juste se concentrer sur le système qu'on
étudie Q
ΔS 0
T
à pression constante, Q = H , donc
ΔH
ΔS 0
T
T ΔS ΔH 0 ΔG ΔH T ΔS 0
ΔH T ΔS 0
La fonction de Gibbs
La fonction entropie permet de prévenir le sens de
la transformation mais son utilisation n’est pas
évidente pour les réactions chimiques.
On définit une nouvelle fonction d’état, la variation
d'enthalpie libre (G) à température et pression
constante
G = H - T S
G : Enthalpie libre, est une fonction d'état
En conclusion, à température et à pression constantes :
si G < 0 : la réaction est spontanée
si G > 0 : la réaction est non-spontanée (
imposible)
si G = 0 : le système est en équilibre
on peut prédire si une réaction est spontanée ou non-
spontanée en considérant seulement le système
Evolution des réactions
• L’enthalpie et l’entropie de réaction sont le
« moteur » des réactions.
Donc :
H S : Conséquence
Réaction Totale (spontanée)
+ + Réaction en équilibre
- - Réaction en équilibre
Réaction Impossible
ΔH ΔS ΔG
(-) (+) Spontanée Ɐ T
favorable favorable
(+) (-) non spontanée Ɐ T
impossible
défavorable défavorable
(-) ( -) Equilibrée - la
spontanéité dépend de T
favorable défavorable
(+) (+) Equilibrée - la
spontanéité dépend de T
défavorable favorable
Prévoir la spontanéité des réactions suivante :
𝑎− 4𝐹𝑒 𝑠 + 3𝑂2 𝑔 ↔ 2𝐹𝑒2 𝑂3 𝑠 ∆𝐻° = −824,2kJ
∆H° < 0 réaction exothermique, favorable au niveau
enthalpique.
∆ng = -3mole < 0 donc
∆S° <0 défavorable au niveau entropique
∆𝐻° < 0 ∆𝑆 ° < 0 La réaction n’est pas totale
favorable défavorable (réaction équilibrée, incomplète)
la spontanéité dépend de T
𝒃− 𝑪𝒂𝑪𝑶𝟑 𝒔 ↔ 𝑪𝒂𝑶 𝒔 + 𝑪𝑶𝟐 𝒈 ∆𝑯° = 𝟏𝟕𝟖 KJ
∆H° > 0 réaction endothermique, défavorable au niveau
enthalpique.
∆ng=1- 0 =1mole > 0 donc
∆S° > 0 favorable au niveau entropique
∆𝐻° > 0 ∆𝑆 ° > 0 La réaction n’est pas totale
défavorable favorable (réaction équilibrée, incomplète)
la spontanéité dépend de T
𝟏
C- 𝑪 𝒈𝒓 + 𝑶𝟐 𝒈 ↔ 𝑪𝑶 𝒈 ∆𝑯° = −𝟏𝟏𝟎𝒌 𝒋Τ𝒎 𝒐𝒍
𝟐
∆H° < 0 réaction endothermique, favorable au niveau
enthalpique.
∆ng=1-1/2 =1/2 mole > 0 donc
∆S° > 0 favorable au niveau entropique
∆𝐻° < 0 ∆𝑆 ° > 0 La réaction est spontanée Ɐ T
favorable favorable (réaction totale, complète).
méthodes pour calculer ∆Go
Trois méthodes pour calculer ∆Go
1. G° = npGf(Produits) nrGf(Réactifs)
2. Loi de Hess ( Algébrique )
3. ΔGo = ΔHo – TΔSo
Première Méthode aA+bB cC+dD
∆GR° = ∆Gf° produits − ∆Gf° réactifs Loi de Hess
°
Exemple : calculons ∆G298 de la réaction suivante :
𝐹2(𝑔) + 2𝐻𝐶𝑙(𝑔) 2𝐻𝐹(𝑔) + 𝐶𝑙2(𝑔)
∆Gf° 𝐻𝐶𝑙 𝑔 = −95,18KJ. mol−1 ; ∆Gf° 𝐻𝐹
𝑔 = −276,21KJ. mol−1
…………………………………………………………………………….
∆GR° = 2∆Gf° 𝐻𝐹 𝑔 + ∆Gf° 𝐶𝑙2(𝑔) − 2 ∆Gf° 𝐻𝐹 𝑔 − ∆Gf° 𝐹2(𝑔)
∆GR° = −362,06KJ < 0
la réaction est spontanée à 298K
Deuxième Méthode [Loi de Hess]
Calculer de la réaction :
CS2(l) + 3 O2(g) → CO2(g) + 2 SO2(g) ∆𝐺𝑅0 ?
À partir des équations
(1) C(s) + O2(g) → CO2(g) ; ∆𝑮°𝒇 = −𝟑𝟗𝟒𝐤𝐉. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
(2) S(s) + O2(g) → SO2(g) ; ∆𝑮°𝒇 = −𝟑𝟎𝟎𝐤𝐉. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
(3) C(s) + 2 S(s) → CS2(l) ; ∆𝑮°𝒇 = 𝟔𝟕 𝐤𝐉. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
………………………………………………………….
(1) C(s) + O2(g) → CO2(g) ; ∆𝑮°𝒇 𝟏 = −𝟑𝟗𝟒𝐤𝐉. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
(2) 2[S(s) + O2(g) → SO2(g)] ; 𝟐∆𝑮°𝒇 𝟐 = −𝟔𝟎𝟎𝐤𝐉. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
(3) CS2(l) → C(s) + 2 S(s) ; − ∆𝑮°𝒇 𝟑 = −𝟔𝟕𝐤𝐉. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
………………………………………………………….
CS2(l) + 3 O2(g) → CO2(g) + 2 SO2(g)
∆𝐺 0 = ∆𝐺 ° 1 + 2∆𝐺 ° 2 − ∆𝐺 ° 3 =−1061kJ
Troisième Méthode ∆Go = ∆Ho - T.∆So
Calculer ∆Go connaissant ∆Ho et ∆So
Combustion de l’acetylene à 298K
C2H2(g) + 5/2 O2(g) --> 2 CO2(g) + H2O(g)
∆𝐻𝑅° = −1238𝑘𝐽
∆𝑆𝑅° = −97,4𝐽. 𝐾 −1 = −0,0974𝑘𝐽. 𝐾 −1
Calculer ∆𝐺𝑅° à 298K ∆Go = ∆Ho - T.∆So
∆𝐺𝑅° = −1238 − 298 × −0,0974 = −1209𝑘𝐽
∆𝐺𝑅° = −1209𝑘𝐽 < 0
Réaction spontanée car la variation d’enthalpie
libre est négative
Etude de la spontanéité d’une réaction
Soit la réaction chimique suivante :
1
2𝑁𝑂 𝑔 + 𝐶𝑙2 𝑔 2𝑁𝑂𝐶𝑙 𝑔
2
Données thermochimiques : T = 298K
Espèce chimique 𝑁𝑂 𝑔 𝐶𝑙2 𝑔 𝑁𝑂𝐶𝑙 𝑔
∆𝐻𝑓° (J.mol-1) 90,2 0 51,7
S°(JK-1mol-1) 210,8 223,1 261,7
Calculer :
Corrigé
1. la variation de l’enthalpie ∆𝐻𝑅° à 298K et
commenter son signe
1.Calcule de l’enthalpie de réaction ∆𝐻𝑟° :
∆𝐻𝑟° = 2∆𝐻𝑓° 𝑁𝑂𝐶𝑙 𝑔 − 2∆𝐻𝑓° 𝑁𝑂 𝑔 − ∆𝐻𝑓° 𝐶𝑙2 𝑔
∆𝐻𝑟° = 2∆𝐻𝑓° 𝑁𝑂𝐶𝑙 𝑔 − 2∆𝐻𝑓° 𝑁𝑂 𝑔
∆𝐻𝑟° = 2 51,7 − 2 90,2 = −77𝑘𝐽
∆𝑯°𝒓 < 𝟎 La réaction est exothermique, favorable
au niveau enthalpique
2. la variation de l‘énergie interne ∆𝑈𝑅° à 298K.
2. la variation de l‘énergie interne ∆𝑼°𝑹 à 298K.
∆𝐻𝑟° = ∆𝑈𝑟° + 𝑅𝑇∆𝑛𝑔
∆𝑈𝑟° = ∆𝐻𝑟° − 𝑅𝑇∆𝑛𝑔 ∆𝑛𝑔 = 2 − 2 − 1 = −1 𝑚𝑜𝑙𝑒
∆𝑈𝑟° = −77000 − 298 × 8,31 × −1 = −74,523 𝑘𝐽
∆𝑈𝑟° = −74,523 𝑘𝐽
3. la variation de l’entropie ∆𝑆𝑅° à 298K et
commenter son signe.
3. Calcule de l’entropie de réaction ∆𝑆𝑟° :
∆𝑆𝑟° = 2𝑆 ° 𝑁𝑂𝐶𝑙 𝑔 − 2𝑆 ° 𝑁𝑂 𝑔 − 𝑆 ° 𝐶𝑙2 𝑔
∆𝑆𝑟° = 2 261,7 − 2 210,8 − 223,1
= −121,3𝐽. 𝑚𝑜𝑙 −1 . 𝐾 −1
∆𝑆𝑟° = −0,1213 𝑘𝐽. 𝐾 −1
∆𝑺°𝒓 < 𝟎 La réaction est défavorable au niveau
entropique. La réaction crée de l’ordre.
4- Etudier la spontanéité de la réaction
4- Etude de la spontanéité de la réaction
∆𝐺𝑅° = ∆𝐻𝑅° − 𝑇. ∆𝑆𝑅°
∆𝐺𝑅° = - 77 000 -T (−121,3 =0 T=634,8 K ou T=635K
Si T <635K ∆𝐺𝑅° < O la réaction est spontanée
Si T=635K ∆𝐺𝑅° = O la réaction est en équilibre
Si T>635K ∆𝐺𝑅° >O la réaction est impossible
∆𝐺𝑅°
T
la réaction est impossible
T=635K
- 77kJ la réaction est spontanée
Théorème de Nernst (ou 3ème principe)
L’entropie des corps purs, parfaitement cristallisés, est
nulle au zéro absolu : S = 0 à zèro Kelvin (0 K).
Ce principe également appelé « hypothèse de Nernst »
affirme qu’au 0 K, il règne un ordre parfait c-à-d : il n’y a
aucune agitation thermique à cette température et le cristal
est parfait.
A 0K S=0 Existence d’un ordre parfait à
cette température.