Le Bonheur Et La Vie Morale
Le Bonheur Et La Vie Morale
Septembre 2023
Introduction :
Pourquoi les philosophes ont-ils toujours réfléchi au bonheur et à la morale ?
Bien
Mal
2) Mœurs
3) L’individu lui-même
Le relatif devient l’arbitraire, le discutable, l’injustifiable.
Suffit-il d’obéir aux coutumes de notre pays ou de notre religion pour être mal ?
La problématique centrale de ce cours : La vertu suffit-elle à nous rendre heureux ou bien le
bonheur et la moralité sont-ils deux expériences distinctes ?
Bonheur et morale sont-ils deux expériences disjointes ?
Vertu : qualité morale qui peut être considérée comme une éducation à intérioriser pour
pratiquer l’ensemble des vertus.
On pourrait considérer que le véritable bonheur se ramènerait à une vie vertueuse. Il suffirait de
pratiquer les vertus pour obtenir le plus grand bonheur possible. On pourrait manquer de chance
mais si on était vertueux, on pourrait quand même être heureux. On appelle condition suffisante
si à elle seule, lorsqu’elle est réalisée, produit l’effet dont elle est la condition.
Ex : la condition suffisante pour avoir son baccalauréat est d’avoir 10 de moyenne
Une condition nécessaire, si elle n’est pas réalisée, elle ne produit pas d’effet, elle n’est pas
suffisante.
Ex : il est nécessaire pour conduire une voiture en autonomie d’avoir 18 ans, mais il ne suffit
pas d’avoir 18 ans, il faut avoir son permis.
Pour aller au bonheur, il faudra forcément passer par la réflexion. Le bien véritable = souverain
bien.
Souverain : au-delà duquel il n’y a pas de bien supérieur.
Est-ce que le bonheur est intermittent (suite de plaisirs ou moments) ou est-ce qu’il dure dans le
temps (continu) ? Le bonheur est-il issu du plaisir ?
Plaisir : un état de satisfaction mais qui ne dure pas dans le temps
Toute action va coïncider avec le hasard. Si le hasard n’est pas favorable, l’action ne pourra pas
être réalisée. Peut-on être heureux malgré l’échec de l’action ? Ainsi, le bonheur ne résiderait pas
dans la réussite de l’action mais l’action elle-même ? Est-ce que tous les choix de vie mènent au
bonheur ? Peut-on être heureux dans le vice ?
Les textes philosophiques ont plusieurs fonctions. Ici, les fonctions de ce texte sont :
- Le bonheur
- La morale
- La connaissance
Thèse :
« Il n’y a donc pas à cet égard d’impératif qui puisse commander, au sens strict du mot, de faire
ce qui rend heureux, parce que le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination. »
Kant nous dit que le bonheur ne vient pas d’une connaissance rationnelle et la seule manière
de savoir ce que le bonheur représente réellement, c’est par l’expérience.
A B BB = AA + CC
(Théorème de Pythagore)
Cette démonstration nous dit que c’est vrai pour tous les triangles rectangles (universel) alors que
la simple expérience d’une mesure c’est sur un cas particulier. Donc, comme on ne peut pas
mesurer sur la totalité des triangles, on ne pourra démontrer ce théorème par l’expérience. De
plus, aucun instrument de mesure ne donne de mesures exactes (mesures approchées).
Axiome (relation d’idées) -> théorème (s’applique à tout – raison – absolument nécessaire)
Démonstration : raisonnement déductif qui déduit la verte d’un énoncé à partir d’un énoncé
antérieur selon des liens nécessaires.
Dieu
« croyance »
Prophète
bonheur est subjective. Ce qui fonctionne pour l’un ne va pas forcément fonctionner pour l’autre.
Notre imagination reproduit une image qui nous a été donnée par la perception.
Ex contraire : surréalisme de Dali avec ‘Les Montres Molles’ (imagination créatrice)
Idéal de perfection : création de son imagination
Ex : la publicité (si on achète ça, on sera heureux) -> Coca Cola, chewing-gums…
Kant ne veut pas dire que le bonheur n’existe pas. Il dit que le bonheur est une expérience
individuelle et non collective. Il ne dit pas que c’est une illusion mais seulement que le bonheur
étant produit par l’imagination, on ne trouvera jamais dans la réalité un imaginaire. Il ne dit pas
que le bonheur ne peut se réaliser, parfois on peut y arriver, mais en général on finit déçu.
Des moments brefs et intermittents ne sont pas du bonheur mais du plaisir
Principes déterminés pour être heureux, l’impératif n’existe pas pour atteindre le bonheur
Il n’y a pas de devoir d’être heureux. Il y a deux types de devoirs : le devoir envers soi-même et
le devoir envers autrui (ex : tu dois entretenir en bonne santé ton corps OU tu ne dois pas tuer).
Le devoir est une obligation absolue, partielle ou relative. Il y a des ordres, des commandements
de types conditionnels, et avec Kant des impératifs hypothétiques. Les seuls devoirs qui
commandent absolument sont les devoirs moraux.
Dans le texte, Kant parle d’un « impératif hypothétique » (règle) qui est un devoir
civique/politique/religieux et d’un « impératif catégorique » qui relève d’un devoir moral (« tu
dois x parce que tu dois »). L’impératif catégorique signifie agir par principe. Y’a-t-il un
impératif hypothétique de bonheur ? -> « Si tu veux x alors tu dois y »
Tous les hommes recherchent le bonheur mais aucun n’est capable de le définir.
Conclusion
1. Il n’y a pas de devoir de bonheur, ni envers soi-même, ni envers les autres. Il n’y a pas
d’énoncé « fais ceci pour être heureux » qui soit acceptable.
2. Il ne peut pas y avoir de technique pour être heureux car on ne peut définir le bonheur.
3. Kant veut nous montrer que les sociétés dans lesquelles nous vivons nous proposent des
images du bonheur qui sont contradictoires entre elles.
Ex : pour être heureux il faut être consommateur, mais pour être heureux il ne faut pas
consommer
4. Puisque le bonheur est une expérience qu’il faut vivre, nul n’est légitime à m’imposer un
mode de vie pour être heureux :
- Le bonheur n’est pas une question de politique (l’État n’est pas fait pour faire le bonheur
d’un individu à leur place) -> totalitarisme : dogme sur le bonheur
- Le bonheur n’est pas une question de religion (aucun clergé n’est légitime à ses croyants
une manière de vivre ou de se comporter pour atteindre le bonheur) -> secte
Ex : illusion – Le consentement de Vanessa Springora
- Le bonheur n’est pas une question parentale
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Hédonisme : doctrine selon laquelle le plaisir constitue le bien essentiel et le but ultime de
l’existence, ainsi que la motivation principale de toutes les actions humaines. Autrement dit, dans
cette doctrine :
1. Le souverain bien est le plaisir.
2. Cause principale qui fait agir les hommes (ils agissent en vue pour rechercher le plaisir).
3. Comme ils veulent tous le bonheur, bonheur = plaisir.
La vie la plus vertueuse -> laisser ses passions aboutir au plaisir (aussi grandes/violentes soient-
elles). C’est par l’hédonisme et le plaisir seul qu’un individu obtiendra une vie vertueuse.
Pour Calliclès, le beau est l’équivalent du bien du sens moral (vie vertueuse). La passion est le
désir dont l’énergie est la plus grande (parmi tous les désirs).
Patior = passivité (nous subissons un désir que nous ne pouvons plus contrôler OU l’objet de la
passion).
Si on est passif dans la passion, on ne peut pas être actif. La passion et le désir sont les
antonymes de la volonté. Dans la passion amoureuse par exemple, nous sommes l’illusion de la
volonté. Il ne faut pas « réprimer » ou combattre ses passions.
Tempérance : vertu morale. Elle consiste à être capable, par sa volonté et sa raison, de
modérer/limiter ses passions, ses désirs et ses tendances qui seraient excessives => vertu.
Lorsque l’on n’est pas capable de faire cela, on est dans l’intempérance.
Intempérance : celui qui n’est pas cabale de modérer ses passions (≠ tempérance) => vice.
Fin du texte : bonheur qui vient contrer nos désirs (bonheur = jouissance – selon Calliclès)
« La liberté de faire ce qu’on veut » (ce qu’il plait). Il faut que l’on puisse jouir sans enfreinte, en
franchissant les barrières morales. La sanction morale envers quelqu’un qui a fait le mal c’est le
blâme. Il y a une différence entre la morale écrite et le droit (l’emprisonnement et les peines).
Thèse de Calliclès :
Hédoniste : le jouisseur (pense que le bonheur obtenu par la jouissance = but de nos actions)
Tyran : user la force, exercer et abuser de son pouvoir
Si on respecte les lois et règles morales, on sera malheureux. L’usage de la force les lie.
On verra plus tard que la thèse de Socrate est validée mais pas celle de Calliclès. Calliclès
proclame qu’il vaut mieux être un tyran ou faire partie d’une oligarchie (origine de Poutine).
1) La « sociologie » de Calliclès :
On utilise la nature pour justifier le pouvoir de certains hommes sur d’autres (incontestable).
C’est une ruse, une justification. Ex : domination patriarchale masculine (des hommes sur les
femmes).
Racisme : classer une race selon une hiérarchie
Ex : Goebbels, « On ne fait pas un bon Allemand avec un Juif »
Ex : le commerce triangulaire avec l’esclavagisme
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Une réalité ne peut être à la fois naturelle et conventionnelle. Un mâle ne pourra jamais porter
d’enfant (réalité naturelle). Le père ne peut être la femme (réalité culturelle).
2) Morale :
Calliclès critique la morale des faibles et revendique la morale des forts. Il opère un
renversement total de la morale ordinaire dont il dit qu’elle a une origine de la morale des
hommes.
Hybris : perte de la raison, être l’esclave de ses passions
3) Justice :
Inversion des valeurs
Pour distinguer le bien du mal, il faut connaître leurs significations. Or, pour cela, il faudrait
avoir le langage. Seul un être de langage, comme l’Homme, peut donner une signification aux
mots (expression de ses idées). Nous sommes éduqués dans une langue que nous comprenons les
valeurs et idéaux du bien et du mal. Mais, les animaux n’ont pas le langage, ni de justice, ni
d’éducation. La nature c’est une réalité où il n’y a pas de valeurs morales ni de justice.
Le jouisseur ne connaît que la force de sa jouissance.
4) Objections :
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Résumé de la thèse de Calliclès : Pour être heureux il faut savoir exercer son pouvoir sur tous les
membres qui lui sont semblables.
Le tyran qui fait tout ce qui lui plaît est-il véritablement heureux ?
1. L’impossibilité du contentement :
Allégorie : histoire que l’on raconte avec des images, comme toute histoire, mais où toutes les
caractéristiques concrètes ont une signification abstraite.
Calliclès utilise 3 allégories :
- Écumoir
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- Tonneau percé
- Pluvier (échassier qui mange et chie en même temps)
Il dit que la vie que tu te proposes c’est de passer ton temps à te gaver de plaisir mais aucun
plaisir ne te satisfait, ne te remplit. Tu ne peux te contenter de rien. À chaque fois que tu
obtiens un nouveau plaisir ou une variation, tu veux toujours plus, donc tu annules le plaisir.
Plaisir agréable : qui va mobiliser mon corps par le biais d’organes sensoriels. Il est momentané
et localisé. Ceci rend impossible de nous conduire au bonheur car :
S’il existe un état de bonheur, il n’est pas localisé et momentané dans notre corps, c’est
un état de la totalité de notre être (état psychosomatique).
Être en conflit avec soi-même c’est être dans la souffrance (plutôt dans le malheur que le
bonheur).
Mythe : premier récit qu’on trouve dans l’humanité, sur l’origine de toute chose (Dieu,
Hommes…).
Celui-ci donne du sens à l’existence des Hommes,
d’imaginer ce qu’ils font et où ils vont.
Nous avons dans notre psychisme une partie désirante qui se moque de la raison pouvant nous
entraîner dans des désirs sensoriels pouvant nous être nuisibles. Cependant nous avons
également de bonnes tendances (altruisme, créativité, intelligence). Il y a un conflit entre
nous.
Désir ≠ pulsion
- Pulsions de vie -> sexuelles, pulsions de mort (s’exprimant contre les autres et nous-
même)
2. Notre psychisme est également constitué par le Moi – das ich (conscient) :
- Désirs conscients
3. Notre psychisme est enfin constitué par le Sur Moi – überich (inconscients) :
- Intériorisation des interdits de la culture, moraux, parentaux
- Si on fait quelque chose de mal, même si personne ne nous a vu, on se sent coupable
Si l’on suit la thèse de Calliclès, on vivrait dans le conflit permanent. Calliclès se contredit car il
est toujours en conflit avec ce qu’il méprise (les lois), il veut uniquement dominer les autres pour
satisfaire ses propres intérêts. Or, il ne comprend pas que l’on peut avoir le pouvoir sur les autres
mais être impuissant au niveau de la modération de ses passions, à être sage et altruiste. Il n’est
pas conscient de son impuissance (pouvoir ≠ puissance). De plus, lorsque l’on gouverne, c’est
pour les autres et pas seulement pour ses propres désirs et intérêts égoïstes. Le bonheur sera
plutôt lié à la vertu, à un effort que nous faisons. Les méchants sont malheureux et c’est
réconfortant car on trouve de la valeur dans les moraux et les idéaux de la raison, de la justice et
de la religion.
Platon et Freud se rejoignent dans le fait que nous sommes en conflit avec nous-même.
Nous avons trois combats à mener pour dépasser ces trois conflits en nous. On ne peut être
heureux sinon.
Premier conflit : il faut qu’on concilie les deux tendances antagonistes en nous. On a une
tendance qui tend à aller vers les plaisirs rapides et faciles (le « désirer ») et une autre tendance
qui est la volonté (le « vouloir ») -> éléments rationnels. Donc d’un côté on a des éléments
rationnels en nous et d’un autre des éléments qui nous poussent à aller vers les excès et les
plaisirs.
Deuxième conflit : il existe en nous plusieurs visions du monde différentes mais qui ne sont pas
cohérentes entre elles. On ne pourra pas être heureux sans concilier ses visions et les conflits
qu’elles abritent. La vision du monde que nous avons vient tout d’abord de nos parents. Or, la
vision du monde de nos parents peut être en décalage avec la vision dominante d’une société en
une période donnée. Au fur et à mesure qu’on va faire notre expérience, on va surement se
décaler de la vision du monde de nos parents. Hillary Puttnam, un philosophe américain, était
mathématicien et fut confronté à la spiritualité juive avec sa femme et ses enfants. Une partie de
lui était athée et l’autre religieuse : il était séparé en deux parties non conciliées, contradictoires.
Il s’agit ici d’un conflit.
Troisième conflit : le conflit entre ce que je peux penser (théorie) et ce qui me fait agir
(pratique). En général, ce que nous faisons sont contraires à ce que nous disons. Il s’agit du
confit entre la théorie et la pratique. Par exemple, on comprend la crise environnementale et les
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risques mais je continue de prendre l’avion souvent, manger des produits hors-saisons et faire
beaucoup de shopping. Je suis intellectuellement conscient mais dans ma pratique je n’arrive pas
à me réformer.
Les Métamorphoses d’Ovide : « Je vois le bien, je l’approuve et pourtant je fais le mal ». Il tire
cette citation de Médée.
Eudémonisme : doctrine qui affirme que le bonheur est le souverain bien de l’existence
humaine.
Hédonisme : doctrine selon laquelle le plaisir est le souverain bien de l‘existence humaine.
Morale (philosophie) : réflexion sur nos pratiques, nos comportements et répond à une question
que pose le philosophe Kant : « Que dois-je faire ? ». Elle permet de distinguer la morale et les
mœurs (manière d’agir, coutumes d’une société). La morale est une réflexion qui mous réfléchir
sur nos pratiques – réflexion sur la condition humaine, liée à une valeur fondamentale.
Non-naturel
Des désirs non naturels pouvant nous troubler sont par exemple des objets qui vont nous procurer
du plaisir, mais qui peut toujours être augmenté ou varié (plaisir cinétique/en mouvement). Le
problème des plaisirs en mouvement est qu’ils ne nous apporteront jamais la stabilité ou la
tranquillité. Le plaisir en mouvement n’a pas de mesure, il est illimité. On ne sera jamais satisfait
de ce qu’on a et de ce qu’on est, on sera toujours en recherche de ce qui nous manque.
Ex : j’aime le chocolat donc je peux varier en quantité le plaisir que j’ai à manger du chocolat
(2x plus) ou varier le type de chocolat où la forme sous laquelle il se trouve.
Amour : attachement affectif (émotions, sentiments) puissant qui me lie à une personne.
Philia : amitié, non sexué
Eros : amour sexué, conjugal (pas de possibilité de vie heureuse car l’amour est toujours électif
donc il peut me couper de mes relations avec les autres individus et le défaut de cet amour
érotique est qu’il peut se transformer rapidement et devenir possessif -> jalousie et le rend
malheureux)
Agapé : (inventé par le Christ) amour original, désintéressé, universel du prochain
Désirs naturels -> plaisirs catastématiques : à l’image de nos besoins vitaux (boire, manger,
dormir). Pour les épicuriens, il suffit de faire cesser la souffrance pour que le plaisir apparaisse.
Frugalité : qui consiste à ne pas s’encombrer de tous les désirs illimités. Il faut choisir le peu
pour s’encombrer du peu. Si le beaucoup nous manque, cela n’a aucune importance car on est
habitué au peu. Vivre sur une notion de frugalité signifie s’alléger et se libérer de la tyrannie de
consommation.
Plaisir de l’esprit > plaisir du corps -> il faut apprendre à les hiérarchiser (privilégier ceux de
l’esprit)
Plaisirs de l’esprit : développer notre culture, notre raffinerie, notre sensibilité et nous
rattache notre l’humanité
Plaisirs du corps : développer l’instinct animal
On sera plus heureux par la connaissance car elle apportera une satisfaction à notre désir de
vérité.
Faire le deuil, pour les psychanalystes, c’est arriver à se détacher de cette affection que nous
avions pour les morts. Pour lutter contre cette tristesse, on peut faire de la remémoration affective
(se remémorer des jours heureux avec les morts). Cela nous permet de mieux accepter leur mort
car ce qui a été vécu fut heureux. On obtient un nouveau plaisir dans le présent. La mort n’est
pas une fin absolue, on peut rester heureux avec les souvenirs de ceux qui sont morts même s’ils
ne sont plus là. Le bonheur ne sera possible que lorsqu’on accepte la nécessité, pour ne pas
la subir.
Premier argument logique : les hommes craignent de mourir mais, ou bien on est vivant (la
mort ne nous concerne pas) ou bien on est mort (dissolution/désintégration de l’unité de notre
moi et de la conscience -> pas de mort). Dans les deux cas, la mort ne nous concerne pas.
Deuxième argument : les gens pensent que la mort est liée à la fin de la vie (quand on est très
vieux). Les philosophes antiques ne sont pas d’accord car pour eux, il n’y a rien de plus familier
et habituel que la mort. Dès que nous naissons, nous sommes exposés de la mort. La vie est
mortelle et la mort est la vie. La mort fait partie du vivant, n’est pas extérieure au vivant.
La mort est une nécessité donc : soit on la refuse (mais c’est une nécessité donc on sera
malheureux), soit on l’accepte (et à ce moment-là on se ‘libère’ de la mort).
Conclusion
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C’est une morale qui associe le bonheur et la vertu. C’est une morale qui est une réflexion
rationnelle sur nos désirs et qui nous permet de sélectionner les désirs qui nous conterait, nous
mèneraient à un plaisir stable. Ce sont des activités qui nous donnent une satisfaction d’esprit.
C’est une morale eudémoniste qui posent que le bonheur est le souverain bien. C’est aussi une
morale téléologique car elle énonce un souverain bien (le but qu’il faut viser). L’acquisition de
vertus est inséparable de la vie bienheureuse. Ce qui rend heureux les philosophes épicuriens
c’est de cultiver les plaisirs de l’esprit. Il y a une transformation de la notion du bonheur, on est
passé vers la sagesse. La notion de sagesse remplace la notion de bonheur ordinaire. Il faut
chercher à se gouverner par la raison et à être sage.
V. La morale déontologique :
1) Préambule
Problème : Comment peut-on justifier rationnellement que telle valeur/règle justifie un devoir
moral ? Qu’est-ce qui fonde un devoir moral ? On cherche à justifier sa légitimité et en
déterminer sa source (fondement + source = origine).
S’il existe un devoir moral, il sera un énoncé normatif qui énonce une norme et nous demande de
nous conformer à cette norme (« tu dois faire ceci »). Les énoncés normatifs posent un problème
si on les compare avec des énoncés descriptifs. Tous les énoncés descriptifs ne posent aucun
problème, on peut toujours les vérifier. Cependant, l’énoncé normatif (ex : « tu ne dois pas
tuer ») n’énoncent pas ce qui est mais ce qui doit être. On ne peut pas les vérifier, dire s’ils sont
vrais ou pas. Ainsi, quelle est la valeur de cet énoncé ? Comme on ne peut pas les vérifier par
les faits, ces énoncés normatifs sont fragiles. Ils énoncent un idéal non vérifiable dans la
réalité.
relatives. Ce qui est absolu ne dépend de rien de ce qui est extérieur à soi. Ce qui est relatif est
ce qui est en relation avec telle ou telle condition. Les vérités pour le relativisme moral ne sont
pas universelles mais particulières. Ce qui est particulier est commun à un groupe d’hommes.
Ce qui est universel est reconnu comme étant vrai par la totalité des êtres humains. Existe-t-il
des valeurs universelles ?
Premier problème : Si toutes les valeurs morales sont relatives, comment savoir celles qui
seraient les plus proches du bien et du mal en soit ?
Deuxième problème : Il n’y a ni bien ni mal en soi, tout est une convention.
Kant essaie de fonder le devoir moral et de montrer qu’il y a bien des principes moraux
universels qu’importe leur société ou l’époque à laquelle ils vivent.
Déontologique : cette réflexion sur la morale va nous dire que l’acte moral est lié au devoir
moral. La première distinction est celle entre une action qui est conforme au devoir mais qui
n’est pas moral et une action morale faite par devoir.
volonté, a pour source la capacité humaine qui est la raison. La morale est rationnelle. Ainsi,
pourquoi il assigne à la raison al seule source d’être le devoir moral ? Kant répond au problème
du relativisme.
Benjamin Constant nous fait réfléchir au danger qu’il peut y avoir à agir par principe
inconditionnel sans prendre en compte les circonstances autour de nous.
Fanatisme : une attitude de l’esprit qui prétend détenir une vérité absolue toujours liée à un
critère qui est celui de la pureté de la religion. Un fanatique préfère, au nom de la pureté de ses
principes, détruire le monde impur (tuer des gens car ils ne sont pas conformes aux principes que
mous avons).
Ex : révolution française en 1793 – régime de la terreur avec Robespierre
Équité
Science de la morale
3) L’impératif pratique
« Personne fin en soi » : Kant fait une distinction entre les personnes et les choses. Nous n’avons
de devoir moraux qu’envers les personnes. Nous avons aussi des devoir stricts, envers nous-
mêmes.
Personne/personnalité/personnage : 3 mots qui ont la même étymologie mais des sens
différents.
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Personnalité : manière de percevoir, d’agir qui différencie une personne d’une autre
(caractéristiques morales et psychologique. C’est l’ensemble des manières de penser, de se
comporter et de se sentir. Cet ensemble forme un tout relativement homogène et cohérent. Cette
personnalité se développe au cours des expériences qui nous changent sans cesse.
Personnage : rôle que l’acteur joue. Il est étroitement lié au rôle social.
Ex : Gérard Depardieu est un personnage.
Personne : ensemble des critères qui définissent nôtre humanité.
1) Identité biologique
2) Cultures => PAS particulière (+ variables) -> mœurs
Doctrine du Relativisme
3) Anthropologie philosophique
1) Raison
2) Volonté libre
présence humaine, ils ont perdu leur instinct sauvage, ils sont humanisés. L’animal est une
catégorie ‘fourre-tout’. On n’a pas besoin d’avoir moraux mais légaux envers les animaux (pas le
droit de les torturer).
Cf. document sur Pronote : « L’homme et l’animal »