0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues4 pages

CH 5 Stés Sans PM 2024 Étudiants

Ce document décrit les différents types de sociétés sans personnalité morale, notamment les sociétés créées de fait, les sociétés de fait et les sociétés en participation. Il explique leurs caractéristiques, leur organisation et leur fonctionnement.

Transféré par

Mouni Amr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues4 pages

CH 5 Stés Sans PM 2024 Étudiants

Ce document décrit les différents types de sociétés sans personnalité morale, notamment les sociétés créées de fait, les sociétés de fait et les sociétés en participation. Il explique leurs caractéristiques, leur organisation et leur fonctionnement.

Transféré par

Mouni Amr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPITRE V- LES SOCIETES SANS PERSONNE MORALE

L'écrit n'est pas nécessaire à la validité d'une société car les tribunaux peuvent décider qu'il y
a société créée de fait même sans écrit quand les personnes se comportent comme des
associés.
Quant à la société en participation elle est une société volontairement non immatriculée.

I. LES SOCIETES CREEES DE FAIT

L'écrit n'est pas nécessaire à la validité d'une société car les tribunaux peuvent décider qu'il y
a société créée de fait même sans écrit quand les personnes se comportent comme des
associés.

La définition donnée par la JP et la doctrine : La société créée de fait résulte du


comportement de personnes, qui, sans en avoir pleinement conscience, se traitent entrent elles
et agissent à l’égard des tiers comme de véritables associés.

Des « associés » ou leurs héritiers et des tiers peuvent avoir intérêt à faire reconnaître
l’existence d’une telle société. Celui qui invoque une telle société doit apporter la preuve par
tous les moyens l’existence des éléments du contrat de société :
- les apports,
- l’affectio societatis : les juges doivent constater si il y a eu participation à une activité
commune ou si le comportement des associés présumés laissait penser qu’ils
poursuivaient un objectif en commun
- et la participation au résultat de l’exploitation et surtout à ce niveau la contribution
aux pertes.

Le juge va à posteriori rechercher les éléments spécifiques au contrat de société. Elles n'ont
jamais la personne morale et lorsque le juge décide qu'il y a eu ou qu'il y a une telle société
les associés sont soit responsables indéfiniment et solidairement responsables des dettes si la
société a une activité commerciale soit indéfiniment et conjointement si l'activité est civile.

Dans de très rares cas les tribunaux peuvent déclarer l'existence d'une société fondée sur la
seule apparence pour protéger des tiers contre ceux qui l’ont induit en erreur en créant « une
apparence trompeuse de société ». Dans ce cas le tiers n’a pas à prouver de façon distincte les
éléments du contrat de société il n’a qu’à démontrer de façon globale ce qui l’a conduit à
considérer qu’il était face à une société.

II. LA SOCIETE DE FAIT

Elle a été voulue par les associés et elle a fonctionné, la Cour de cassation note d’ailleurs dans
ses arrêts qu’une de ses caractéristiques est l’exercice de manière durable et importante de
l’activité sociale. Mais dans ce type de société le contrat est atteint d’une irrégularité de fond
ou de forme.

1
Il existe plusieurs cas :
- La société est en cours de formation mais les associés ont commencé l’exploitation
avant son immatriculation. Même chose si pendant la liquidation la société continue à
fonctionner alors qu’elle n’a qu’une capacité limitée
- La société a été annulée mais continue à fonctionner

Dans ce cas les associés seront déclarés responsables indéfiniment et solidairement des actes
si l’objet est commercial.
Dans ce cas les associés seront déclarés responsables indéfiniment et conjointement des actes
si l’objet est civil.

III. LES SOCIETES EN PARTICIPATION

La société en participation est une société qui n’a pas de personne morale et qui n’est soumise
à aucune condition de publicité : elle n’est pas immatriculée au RCS. Elle n’existe que dans
les rapports entre associés, elle est purement à usage interne. Article 1871 du code civil « Les
associés peuvent convenir que la société ne sera point immatriculée. Elle n’a pas la
personnalité morale et n’est pas soumise à publicité. Elle peut être prouvée par tous moyens.
Les associés conviennent librement de l’objet, du fonctionnement et des conditions de la
société en participation ».

A. Caractères d’une société en participation

Société dispensée de formalités : Elle peut se constituer sans que les statuts soient dressés
par écrit, son existence se prouve alors par tous moyens

 Caractère civil ou commercial : elle sera civile si son objet est civil et dans ce cas les
rapports entre associés des sociétés en participation sont régis par les dispositions applicables
aux sociétés civiles.
Les participations à caractère commercial sont plus nombreuses et dans ce cas, sauf
disposition contraire du pacte, on applique le droit commun des SNC.

 Absence de personnalité morale : Comme il s’agit d’une société les associés doivent
réaliser des apports mais ils ne sont jamais translatifs de propriété. Le gérant en a simplement
la jouissance et à la dissolution le bien est repris par l’associé qui l’a apporté. S’il existe une
plus-value il faut se rapporter aux termes du contrat. Dans le silence de ce dernier la
jurisprudence considère que la reprise de l’apport ne peut se faire qu’après déduction des plus
values dues à l’activité des autres associés et aux investissements sociaux ; il y a donc reprise
avec indemnisation des coassociés.
Puisque la société n’a pas de patrimoine les biens acquis en cours de vie sociale sont réputés
indivis entre les associés.

B. Organisation et fonctionnement

1) La gérance

2
Elle est organisée librement entre associés si rien n’est précisé les pouvoirs du gérant sont
ceux d’un gérant de SNC si la société est commerciale ou ceux d’un gérant de société civile si
l’objet est civil.
2) Les droits des associés

Droits individuels :

 Théoriquement chacun a le droit de gérer la société, mais en pratique un gérant associé ou


tiers est désigné. Dans ce cas les associés contrôlent la gestion

 Droit à une fraction des bénéfices réalisés par la société : cf.chap1

 Droit de céder leurs parts soit avec l’accord de tous les associés, soit dans les conditions
statutaires donc on peut avoir le consentement de la majorité ou l’accord des gérants.

Droit d’information : dans le silence des statuts, le droit d’information est le même que
dans les sociétés civiles ou SNC.

Droits collectifs :

Si la société doit durer longtemps il est utile que les statuts prévoient une AG annuelle ou des
décisions par correspondance. Les modalités de vote sont fixés dans les statuts, à défaut
chaque associé a une voix et les décisions sont prises à l’unanimité.

3) Les obligations

Dans l’ordre interne : Ils doivent libérer leurs apports, contribuer aux pertes conformément
aux statuts ou à défaut proportionnellement à leurs apports.

 Vis à vis des tiers : Il faut ici distinguer deux cas :


- Si la société n’est pas révélée aux tiers (occulte) : Dans cette situation les tiers ne sont en
rapport qu’avec le gérant qui agit alors en son nom personnel et les actes qu’il accomplit ne
produisent d’effets que dans son propre patrimoine.
D’autre part les tiers n’ont pas d’action contre les participants puisque le gérant fait
totalement écran (il agit en son nom personnel). Quand bien même les tiers connaissaient la
société en participation ils n’ont pas d’action du moment qu’aucune initiative du gérant ou
des associés ne leur ont permis de croire que ces derniers répondaient de l’exécution du
contrat.

- Si la société est révélée aux tiers : dans trois cas les tiers ont une action contre les associés :
- quand les associés se sont immiscés dans la gestion
- quand ils ont profité de l’opération faite par le gérant, application du principe « qui profite,
paie ».
- quand ils ont agi en cette qualité au vu et au su des tiers.
Si tous les associés ont agi il n’y a pas de problème ils sont tous tenus envers les tiers
solidairement et indéfiniment si elle est commerciale, conjointement et indéfiniment si elle est
civile.
Le problème apparaît quand ils n’ont pas tous révélé leur qualité d’associé. La jurisprudence
décide que la révélation des noms des associés ne peut pas les engager si elle a été faite sans
leur accord.

3
Conclusion : La dissolution peut être provoquée à tout moment par un associé lorsque la
société a été conclue sans limitation de durée sinon on a les causes de dissolution de la SNC si
l’activité est commerciale et ceux de la société civile si elle est civile
Avantages et inconvénients :
 Elles sont simples : la constitution n’est ni longue, ni onéreuse
 Elles sont discrètes
 Elles sont souples : les associés échappent aux règles qui s’imposeraient à eux s’ils
constituaient une personne morale. Ici ils conviennent librement de l’objet, des modalités de
répartition ou des pertes, de l’organisation de la gestion ou de la direction
Mais elles ont l’inconvénient d’une efficacité limitée, car par exemple le gérant doit présenter
une solvabilité indiscutable pour attirer la confiance des tiers. Ce système fonctionne
difficilement si l’exploitation se prolonge.

Vous aimerez peut-être aussi