Chapitre 4 – LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET LES DÉBUTS D’UN
NOUVEL ORDRE MONDIAL
Avec les capitulations allemandes et japonaises, la guerre prend fin et les alliés cherchent à
fixer des règles économiques, politiques et juridiques pour fonder un nouvel ordre mondial.
Cependant la dégradation rapide des relations entre les Etats-Unis et l’URSS débouche sur un
nouveau type de conflit : la guerre froide.
PB – Entre volonté de reconstruction pacifique et tensions nouvelles, comment
s’élabore l’ordre international après 1945 ?
I) LE MONDE EN 1945 : L’ESPOIR D’UN NOUVEL ORDRE MONDIAL
1. BILAN DES CONSEQUENCES NEGATIVES DE LA GUERRE
Conflit le + meurtrier de l’histoire = c’est près de 60 M de morts = chiffre qui varie
selon les sources → les pertes humaines sont incalculables = on ne connait pas le
décompte exact et pour certains pays, on est réduit à avancer des chiffres qui ne
représentent que des ordres de grandeur.
* Une catastrophe humaine.
L’ampleur du conflit, la radicalité idéologique des affrontements expliquent les pertes
humaines effroyables. Plus de la moitié des décès ( 30 millions) sont des civils, cibles de la
guerre aériennes, victimes de déportations et de massacres. Les génocides ont provoqué la
disparition de près de la moitié des Tsiganes et des deux tiers des Juifs d’Europe.
En 1945, on évalue à 50 millions le nombre d’Européens sur les routes, déportés survivants,
prisonniers libérés et civils ayant fui les combats ou l’avancée de l’armée soviétique. Il faut
également prendre en charge les populations allemandes et polonaises, déplacées de force à
la suite des changements de frontières en Europe Orientale.
Les populations meurtries par les années de guerre sont parfois confrontées à de nouvelles
violences : viols de masse en Allemagne, pogroms antisémites en Pologne, règlements de
compte et parfois même des guerres civiles entre résistants communistes et non
communistes ( En Grèce).
*. Des destructions matérielles massives.
En Europe et en Asie, les destructions sont colossales : sur les lieux de combat, les villes, les
réseaux de transport, les industries sont dévastées. L’Allemagne, le Japon, la Pologne sont en
ruine et de nombreuses villes sont entièrement détruites.
Ces destructions provoquent la désorganisation et l’effondrement des productions
industrielles et agricoles, tandis que les pénuries de nourriture et de logements affectent
durablement les populations.
A l’exception des Etats-Unis, épargnés par les destructions, les pays vainqueurs ou vaincus
manquent de moyens humains, matériels et financiers pour répondre aux urgences
humanitaires et entamer la reconstruction.
* Des opinions ébranlées.
En avril 1945, l’ouverture des camps relayés par les médias est un choc pour l’opinion
publique. Les photos et les témoignages de survivants ainsi que les images filmées par les
Américains et les Britanniques suscitent l’horreur et la prise de conscience de la singularité
de cette guerre.
Shoah: comment le monde a découvert l'existence des camps I AFP Photo
En outre, les bombardements atomiques de l’été 1945 font surgir la perspective terrifiante de
la destruction nucléaire, bien que les condamnations publiques soient alors rares.
La guerre a jeté un doute sur les valeurs de la civilisation = elle provoque une crise de civilisation
particulièrement en Occident et est une rupture dans la conscience mondiale.En 1945, la fin du
conflit s’accompagne d’un profond désir de rénovation politique, économique et sociale avec la
volonté de construire un monde meilleur.
2. LES BASES D’UN NOUVEL ORDRE POLITIQUE.
*. Organiser l’après-guerre et la reconstruction.
A la conférence de Yalta en février 1945, les Alliés ( Franklin D.Roosevelt, Joseph Staline,
Winston Churchill) s’accordent sur la nécessité d’organiser des élections démocratiques dans
une Europe libérée et sur la fondation d’une Organisation des Nations Unies.
A la conférence de Potsdam en juillet-aoû t 1945, Harry S.Truman, Clement Attlee et Joseph
Staline fixent les principes de l’après-guerre en Allemagne : occupation quadripartite,
démilitarisation, dénazification, jugement des criminels et paiement des réparations.
Des changements de frontières sont discutées et s’opèrent surtout au profit de l’URSS qui
s’étend vers l’Ouest dans les Pays Baltes, les Balkans et la Pologne. En Asie, le Japon perd
toutes ses annexions acquises depuis 1931, dont la Corée qui est coupée en deux zones
d’occupation, américaine et soviétique.
*. Organiser la paix
Esquissée dès aoû t 1941 avec la Charte de l’Atlantique, l’ONU est officiellement fondée
le 26 juin 1945 à la conférence de San Francisco. Sa charte de fondation énonce ses
objectifs : maintenir la paix et étendre la démocratie.
Ne pas refaire l’erreur de la SDN. La SDN fonctionnait à l’unanimité et était donc souvent
paralysée. Pour éviter cela, il est décidé que les 4 gds vainqueurs de la guerre ( URSS, Etats-
Unis, Royaume Uni et Chine) sont membres permanents du Conseil de sécurité et ont droit de
véto. La France obtient ce droit de justesse grâ ce à Churchill.
En 1948 sont adoptées les Déclaration des Droits de l’Homme et la Convention sur le
génocide. L’ONU suscite beaucoup d’espoirs et d’attentes dès sa fondation même si les défis
auxquels elle doit faire face sont immenses.
* Organiser une justice pénale internationale : les procès de Nuremberg et de Tokyo.
1/ Copier l’introduction et la problématique p 120.
2/ Citez l’objectif lors de la Déclaration de Moscou. Document 1. ( date et lieu) p 120
Le 1er novembre 1943, le président américain Franklin D. Roosevelt, le Premier ministre
britannique Winston Churchill et le leader soviétique Joseph Staline font
une déclaration commune dans laquelle ils dénoncent les crimes de guerre perpétrés par les
nazis.
3/ Nommez les pays signataires de l’accord de Londres et son objectif. Document 2 p 120.
/Recopiez les définitions p 128 et 129 de crime de guerre, crime contre l’humanité.
L’accord de Londres , dit statut de Nuremberg, a été scellé le 8 aoû t 1945 à l'issue d'une
conférence qui s'est ouverte entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Union soviétique et la
France, le 26 juin 1945 à la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Il décide de mettre
en place un Tribunal militaire international afin de traduire en justice les « grands criminels,
dont les crimes sont sans localisation géographique précise »
Manuel p.120-121 + https://www.youtube.com/watch?v=yZ2-nmo5938 ou
https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-la-guerre-froide/episode-7-le-
proces-de-nuremberg
Questions :
1. Présentez les inculpés des deux procès internationaux. De quoi sont-ils accusés.
Par qui sont-ils jugés ?
Hauts responsables des régimes vaincus : civils et militaires.
- A Nuremberg = 21 présents + Martin Bormann par contumace (absence du condamné
– en fuite)
- A Tokyo = 28 inculpés dont 19 militaires et 9 civils (responsables politiques) ainsi que
Tojo, le Premier ministre et chef des armées au moment de Pearl Harbor.
- A Nuremberg sont aussi jugées les organisations nazies (SS, gestapo + SA) – pas à
Tokyo
Les trois principaux chefs d’accusation :
- Les crimes contre la paix
- Les crimes de guerre
- Les crimes contre l’humanité
Ils sont jugés par les puissances victorieuses et aussi par les pays victimes en Asie pour Tokyo.
2. Qu’est-ce qui distingue les trois types de crimes ?
- Les crimes contre la paix concernent la décision d’entreprendre une guerre
d’agression.
- Les crimes de guerre sont les crimes et mauvais traitements sur les civils ou les
prisonniers de guerre.
- Les crimes contre l’humanité́ sont des crimes « inhumains » contre les civils qui sont
ainsi définis : assassinats, extermination, esclavage, déportation. Il s’agit aussi des
persécutions pour des raisons politiques, raciales ou religieuses. Notion récente,
définie lors de l’accord de Londres (doc 4) = ce crime est universel et imprescriptible.
-
3. Montrez que ces deux procès se veulent exemplaires dans leur organisation mais
qu’ils comportent cependant des limites.
Le procès suit des règles juridiques : les accusés ont tous droit à un avocat, un traducteur,
le droit d’examiner les preuves …ils ont la possibilité de s’exprimer, nombreux témoignages et
documents écrits. Il ne s’agit pas d’un jugement arbitraire puisque trois accusés sont acquittés
à Nuremberg. Les juges st plus sévères à Nuremberg car les crimes contre l’humanité ont été
+ nbx qu’en Asie = 12 condamnés à mort.
A Tokyo, aucun criminel japonais n’est jugé pour crime contre l’humanité. L’empereur Hiro
Hito (idem pr famille impériale) est épargné par le procès sur décision de MacArthur =
bénéficie de l’immunité car il est rendu « irresponsable » des actes du gvt japonais → ne pas
créer un sentiment de vengeance chez les vaincus et intégrer le pays dans le camp américain.
C’est donc à Tojo que revient l’entière responsabilité de la guerre. Hideki Tojo était le dictateur
fasciste et le dirigeant du Japon pendant la deuxième guerre mondiale, de 1941 à 1944. Hideki
Tojo était issu d'une famille de militaires et était dévoué au service de l'empereur. Hideki Tojo
a ordonné l'attaque de Pearl Harbour et la déclaration de guerre.
Les membres de l’Unité 731 ne furent pas non plus inquiétés en échange d’information sur
les résultats de leurs « travaux ».
Ces procès apparaissent comme une justice des vainqueurs = les juges et les procureurs
étaient ts des représentants des puissances alliés, de + ces dernières ne sont pas jugées pour
leurs « crimes » = massacres de Katyn, viols des femmes allemandes ou bombardements
systématiques des villes allemandes ou encore bombardements atomiques.
Malgré leurs limites, ces deux tribunaux ont essayé tant bien que mal de juger des crimes
d’une grande atrocité et d’une importante ampleur.
Ces deux procès sont l’occasion de définir juridiquement les crimes de masse perpétrés
pdt la 2GM et notamment la notion de crime contre l’humanité = crime qui dépasse le cadre
national car déclaré « contre l’humanité » et dc jugé à l’échelle internationale.
Ils participent donc à l’effort pour l’établissement d’une justice pénale
internationale : les juges appartiennent à des nations différentes, ces deux tribunaux posent
les bases d’un droit pénal international
Ces procès reconnaissent, devant les victimes et l’ensemble des sociétés,
l’exceptionnelle gravité des violences commises. Les condamnations sont la reconnaissance
des violences subies et un aspect de leur réparation.
Ces témoignages et ces preuves sont donc des éléments essentiels de la sortie de
guerre et de la reconstruction morale des sociétés. Mais la tenue de ces tribunaux n'a été
possible que parce qu'en 1945-1946 le monde n'a pas encore sombré dans la guerre froide :
les É tats-Unis et l'URSS sont alors d'accord pour siéger ensemble dans le même tribunal.
Il faudra attendre les années 1990 pour qu'une justice internationale soit de nouveau
en vigueur (cour de La Haye jugeant les crimes en ex-Yougoslavie, d'Arusha pour le génocide
rwandais, CPI).
III MAIS UN ORDRE INTERNATIONAL MARQUE PAR DE NOUVELLES TENSIONS.
Les relations entre les Alliés se dégradent pourtant dès 1946. L’ancien premier ministre
britannique Winston Churchill dénonce dans un discours très remarqué une Europe de l’Est
opprimée derrière « un rideau de fer ». Le président des Etats-Unis et ses conseillers sont
désormais persuadés que la politique soviétique est marquée par une volonté d’expansion et
non de sécurité.
A. L’émergence des tensions Est-Ouest.
1. De la confiance à la défiance.
En Occident, l’idée d’une Europe menacée par le communisme a un très fort retentissement.
La doctrine du Containment ( appliquée par les EU dès 1947 visant à s’opposer à toute
nouvelle extension du communisme dans le monde) est complétée par l’annonce d’une aide
économique massive à l’Europe dévastée. Le plan Marshall de 13 milliards de dollars est
adressé à tous les pays d’Europe, mais sous la pression de Moscou, les pays situés dans la
sphère soviétique le refusent.
2. Le Coup de Prague. ( 25 février 1948)
A l’Est, la mainmise des partis communistes se renforce en 1947 dans un climat
d’intimidation et de fraudes électorales. En septembre 1947, pour consolider les liens entre
les partis communistes de différents pays est fondé le Komintern, un organe de coordination
politique. Andreï Jdanov un des dirigeants soviétiques déclare dans un discours très violent
que le monde se divise désormais en deux camps, l’un « impérialiste » et agressif derrière les
É tats-Unis, l’autre « anti-impérialiste » et formé de « démocraties nouvelles » derrière
l’URSS.
En février 1948, le Coup de Prague montre que les communistes peuvent s’emparer du
pouvoir sans heurt dans un pays de tradition démocratique comme la Tchécoslovaquie. C’est
un choc pour les Occidentaux qui redoutent de voir ressurgir le spectre de la guerre.
1/ Lire la chronologie p122.
2/ Expliquez pourquoi les ministres non communistes démissionnent en février 1948.
Chronologie.
3/ Expliquez comment les communistes s’emparent du pouvoir. Document 3 p 123
4/ Montrez pourquoi les puissances occidentales protestent devant cette situation.
Document 5 p 123.
Partout en Europe, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les communistes jouissent d’une
popularité sans pareille, grâ ce au rô le fondamental joué par l’URSS pour terrasser
l’Allemagne nazie et à leur participation dans les diverses résistances nationales. C’est
particulièrement vrai en Tchécoslovaquie, où les communistes remportent les législatives
organisées en mai 1946. Ils sont en tête en pays tchèques, plus industrialisés, et obtiennent
près d’un tiers des voix en Slovaquie, derrière le Parti démocratique.
Le "coup de Prague" regroupe l'ensemble des opérations par lesquelles le parti communiste
tchécoslovaque prend le pouvoir le 25 février 1948. Edouard Benes a démissionné de son
poste de président en octobre 1938 pour protester contre les accords de Munich. Il s'est
réfugié aux Etats-Unis puis à Londres pendant la Guerre afin d'échapper aux nazis. Il y est
président du gouvernement tchécoslovaque en exil. Il signe avec Moscou dès 1943 un accord
sur l'administration des territoires libérés afin de préserver l'indépendance nationale de la
Tchécoslovaquie.
Ce printemps de Prague suscite un immense enthousiasme, mais l'armée rouge et les troupes
du Pacte de Varsovie envahissent la Tchécoslovaquie avec 300 000 hommes. Ils se heurtent à
la résistance passive de la population et dans la nuit du 20 au 21 aoû t, les dirigeants
tchécoslovaques sont emprisonnés puis libérés, mais soumis à la tutelle soviétique. L'armée
soviétique reste en Tchécoslovaquie.
Dès lors, les pays d’Europe Occidentale se lient par un accord militaire défensif, le pacte de
Bruxelles en mars 1948. S’amorce ainsi la formation d’un camp occidental lié aux Etats-Unis
face aux démocraties populaires d’Europe de l’Est alliées de l’URSS. Le rêve d’une sécurité
collective sous l’égide de l’ONU s’effondre.
B. LE PROCHE-ORIENT : NOUVEAU FOYER DE TENSIONS.
1. La proclamation de l’État d’Israël.
Depuis la fin du XIXe siècle s’est développé le sionisme, un mouvement réclamant la création
d’un Etat juif afin de protéger les Juifs de l’antisémitisme européen. En 1947, dans un
contexte tendu marqué par de nombreuses violences, alors que le mandat anglais sur la
Palestine se termine bientô t, l’ONU propose un plan de partage du territoire entre
populations juives et arabes. La guerre civile éclate immédiatement entre ces deux
populations. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’É tat d’Israël.
2. Les enjeux de la création.
1/ Expliquez la position des pays arabes concernant la Palestine britannique. Document 1 p
126.
2/ Analysez ce qui rend nécessaire l’existence d’ un É tat Juif selon David Ben Gourion.
Document 3 p 126
3/ Recherchez qui est David Ben Gourion
4/ Citez les conséquences de la 1ère guerre israélo-arabe. Internet et documents 4 et 5 p 127.
5/ Recopiez les dates de la chronologie ( mai 1948, 11 décembre 1948) et les définitions :
Ligue arabe, Palestinien, Sionisme p 126.
LA MONTÉ E DE LA HAINE ET LA CRÉ ATION DU SIONISME
Le sionisme est un mouvement politique juif, visant à vouloir créer un état juif en Palestine. Ce
mouvement a émergé à la fin du XIXe siècle suite aux nombreux pogroms dont ils étaient la
cible car accusé de beaucoup de maux (notamment d’avoir tué le tsar…). Un pogrom consiste
en des attaques, pillages, assassinat envers les juifs de façon prémédité. Un fond national juif a
ainsi été créé par Theodor Herzl, père du sionisme, afin d’acheter des terres en Palestine. La
grande majorité des palestiniens a dès le départ refusé la création d’un Etat juif, considérant
qu’on les dépossédait de leurs terres. De nombreuses actes de violences ont ainsi émergé chez
les palestiniens, contre les juifs.
LES PRÉ MICES DE LA CRÉ ATION
En 1917, la déclaration de Balfour établie par les anglais, alors colonisateurs du pays, autorise
les juifs à immigrer en Palestine. Elle envisage ainsi l'établissement en Palestine d'un Foyer
national juif. C’est donc à cette période que les juifs commencent à immigrer en Palestine.
Mais les actes de violences s’intensifient et un « livre blanc » est mis en place en 1939 par les
anglais, devant la communauté arabe de Palestine qui craint de se voir totalement occupée
par les juifs.
CRÉ ATION DE L’ETAT D’ISRAË L
Après la seconde guerre mondiale, beaucoup de juifs essayent d’entrer clandestinement en
Palestine pou chercher refuge, les anglais empêchent ces derniers d’arriver. Les conflits ne
cessant pas, l’ONU organise en 1947 une assemblée extraordinaire afin de régler le sort des
juifs et de la Palestine. Un texte a ainsi été voté à 33 voix pour (dont la France et l’URSS), 10
abstentions et 13 contre pour la formation de l’état d’Israël, créant ainsi un découpage de la
Palestine. C’est ainsi qu’un Etat juif est créé en 1948, alors que la Palestine a rejeté en masse la
mise en place de la résolution de l’ONU, et que la tutelle américaine prend fin. Les conflits
s’intensifient alors et les territoires d’Israël vont ainsi évoluer au fil de ceux-ci. Israël va ainsi
accroitre son territoire sur celui de la Palestine.
Les arguments.
- Des arguments religieux
Les Juifs s’appuient sur la volonté divine (la Bible). Israël est la Terre promise par Dieu au
peuple hébreu quand il était nomade sous la direction d’Abraham « lieu où naquit le peuple
juif »
- Des arguments historiques
Pour les Juifs, la Palestine est la terre de leurs ancêtres. Dans l’Antiquité s’est formé un É tat juif
sous le nom d’Israël avec pour capitale Jérusalem. Depuis, les juifs de la diaspora espèrent
« retourner au pays de leurs ancêtres pr reconstituer leur État »
Les Conséquences.
Les pays voisins regroupés dans la Ligue arabe refusent et déclarent la guerre à
Israël = Le Tsahal repousse les coalisés et remporte la victoire. Israël s’affirme comme 1
puissance militaire de la région
- Conséquences territoriales : Israël élargit son territoire (superficie est > de 40% à
celle que prévoyait l’ONU). Le reste est annexé par l’É gypte et la Jordanie
Le projet d’un É tat palestinien est abandonné
- Conséquences démographiques /humaines : fuite de nombreux palestiniens, entre
700 000 et 800 000 des territoires occupés par Israël, vont se réfugier ds pays voisins :
Jordanie, bande Gaza, Syrie et Liban : c’est pour les Palestiniens la Nakba + exode
massif des Juifs des pays arabes (victimes de pogrom + expulsion).
Ressource supplémentaire :
- https://www.franceculture.fr/geopolitique/la-nakba-la-grande-catastrophe-du-
peuple- palestinien
- https://www.franceculture.fr/histoire/14-mai-1948-letat-disrael-est-ne
Malgré une série d’armistice aucun accord de paix n’est signé entre Israël et ses voisins, et
jusqu’aux années 1970, ces pays vont s’affronter lors de trois autres guerres avant de laisser
place au conflit israélo-palestinien.
Conclusion chapitre
La 2GM a confirmé le déclin de l’Europe qui n’est plus le centre du monde, les
puissances dominantes sont désormais des « géants » extra-européens : les États-Unis et
l’URSS.
Le consensus d’après-guerre autour des principes de paix, de démocratie et de
respect des droits de l’Homme se fissure rapidement face aux réalités du terrain : mainmise
unilatérale de l’URSS sur l’Europe de l’Est (coup de Prague), création de l’É tat d’Israël de
manière unilatérale, et un monde bipolaire se constitue avec l’entrée dans la Guerre
froide.