Table des matières
1. Introduction au SCSI
2. Standards SCSI de l'ANSI
2.1 Tableau des caractéristiques des standards SCSI
3. SCSI asymétrique ou différentiel
4. SCSI-1 et SCSI-2
4.1 Le Fast SCSI
4.2 Le Wide SCSI
4.3. File d'attente des commandes SCSI
4.4. Résistance terminale
4.5. Câbles et connecteurs SCSI
5. Nouvelles commandes SCSI
6. Description des câbles SCSI
6.1 Brochage du connecteur SCSI 50 et 68 broches interne
6.2 Brochage du connecteur SCSI 68 broches externe
6.3 Brochage du connecteur SCSI 50 broches externe
6.4 Brochage du connecteur SCSI mini sub 50 broches externe
6.5 Brochage du connecteur SCSI parralèlle externe
7. Type de résistance terminale
8. Configuration des disques durs SCSI
8.1 Paramétrage des cavaliers d'ID SCSI
8.2 Résistance terminale externe
9. Autres paramétrages
9.1 Commande de démarrage retardé.
9.2 Parité SCSI
9.3 Alimentation des résistances terminales
9.4 Négociation SCSI synchrone
10. Le SCAM ou SCSI Plug-and-Play
11. Les pilotes SCSI
12. Astuces pour configurer des périphériques SCSI
13. Comparaison entre le SCSI et l'IDE
13.1 Performances
13.2 Les avantages et limites du SCSI et de l'IDE
14. Tableau des principales caractéristiques des interfaces
15. Les Interfaces SCSI Série
15.1 L'interface FC-AL
15.2 L'interface SSA
15.3 L'interface IEEE 1394 ou Fire Wire
15.4 Caractéristiques des principales interfaces SCSI-3
1. Introduction au SCSI
L'interface SCSI (Small Computer System Interface) est en fait bus permettant de gérer plusieurs
périphériques. Parmi ces périphériques on doit avoir une carte adaptateur hôte qui fait office de pont de liaison
entre le bus SCSI et le bus du PC. Le bus SCSI ne communique pas directement avec des périphériques tels que
le disque dur mais avec le contrôleur intégré à ce disque dur.Un seul bus SCSI peut accepter de 8 à 15 unités
physiques. L'une de ces unités est la carte adaptateur contenue dans le PC, les autres peuvent être des disques
durs, des dérouleurs de bande, des lecteurs de CD-ROM, des scanners graphiques ou d'autres périphériques.
Tous ces périphériques sont reliés à une seule et même carte adaptateur hôte SCSI.
La plupart des ordinateurs acceptent jusqu'à 4 adaptateurs hôtes acceptant chacun 7 ou 14 périphériques, ce qui
peut représenter un total de 56 périphériques.La plupart des disques durs SCSI sont en fait des disques IDE
intégrant un circuit adaptateur de bus SCSI. Il n'est pas utile de connaître le type de contrôleur intégré au disque
SCSI puisque l'ordinateur ne peut pas communiquer directement avec le contrôleur comme st il était branché
sur le bus de l'ordinateur, à l'instar d'un contrôleur standard. La communication s'effectue par le biais de
l'adaptateur hôte SCSI installé sur le bus de l'ordinateur. II n'est possible d'accéder au disque dur qu'en utilisant
les protocoles SCSI.Le SCSI est un standard au même titre que le RS-232. Il ne définit, tout comme le standard
RS-232, que les connexions matérielles et non les spécifications requises pour faire communiquer le pilote avec
les périphériques. Le sous-système est relié à l'ordinateur par l'intermédiaire du logiciel, mais la plupart des
pilotes ne fonctionnent malheureusement qu'avec un périphérique ou un adaptateur hôte particulier.
Ainsi un scanner graphique sera-t-il livré avec son propre adaptateur hôte SCSI qui permettra de le relier à
l'ordinateur; un lecteur de CD-ROM sera livré avec un autre adaptateur hôte SCSI et des pilotes fonctionnant
exclusivement avec cet adaptateur SCSI. Sur un ordinateur équipé de ces deux adaptateurs SCSI, il faudrait un
troisième adaptateur hôte SCSI pour faire fonctionner des disques durs SCSI puisque les adaptateurs hôtes
fournis avec le scanner et le lecteur de CD-ROM ne comportent pas de BIOS intégré auto-initialisable capable
de faire fonctionner des disques durs.
2. Standards SCSI de l'ANSI
Le standard SCSI définit les paramètres physiques et électriques du bus d'E/S utilisé pour connecter des
ordinateurs et des périphériques selon une architecture en chaîne. II est compatible avec des périphériques tels
que des disques durs, des dérouleurs de bande et des lecteurs de CD-ROM. Le standard SCSI original (ANSI
X3.131-1986) a été adopté en 1986; le SCSI-2 a été adopté en janvier 1994 et une version SCSI-3 est
actuellement à finalisée.L'interface SCSI 1 est définie comme une norme par l'ANSI (Institut National
Americain des Normes). L'un des problèmes posés par la norme SCSI-1 est que nombre de commandes et de
fonctions étaient optionnelles et qu'il était donc impossible d'être certain qu'un périphérique particulier
accepterait les commandes prévues.
Ce problème a amené l'ensemble des fabricants de matériel informatique à définir une série de 18 commandes
SCSI de base qui allait devenir la série minimale de commandes reconnues par tous les périphériques SCSI.
Cette série de commandes constitue les fondements de ce qui est aujourd'hui la norme SCSI-2.Le standard
SCSI-2, définit, outre cette série de commandes, un certain nombre de commandes permettant d'accéder aux
lecteurs de CD-ROM (et à leurs fonctions audio), aux dérouleurs de bandes, aux disques durs amovibles, aux
lecteurs optiques et plusieurs autres types de périphériques. Un standard Fast SCSI- 2 (SCSI-2 rapide) et une
version 16 bits appelée Wide SCSI-2 ont également été définis. Le standard SCSI-2 est aussi capable de placer
les commandes en file d'attente, ce qui permet aux périphériques d'accepter plusieurs commandes et de les
traiter dans l'ordre qui leur paraît le plus judicieux. Cette fonction est extrêmement appréciable lorsque le
système d'exploitation utilisé est multitâche et pourrait envoyer plusieurs requêtes simultanément au bus
SCSI.La plupart des fabricants indiquent que leurs adaptateurs sont conformes tant au standard SCSI-1 qu'au
standard SCSI-2. Il faut souligner que la majorité des fonctions des caractéristiques SCSI-1 sont également
valables pour le SCSI-2 et que la plupart des périphériques SCSI-1 sont considérés comme des SCSI-2 par
défaut. La majeure partie des fabricants présentent aujourd'hui leurs périphériques comme étant de type SCSI-2
mais cela ne signifie pas qu'ils intègrent la totalité des fonctions prévues par la version révisée du standard
SCSI-2.Ainsi le standard SCSI-2 prévoit en option un mode synchronisé rapide qui permet de doubler le taux
de transfert de données, le portant de 5 à 10 Mo/s. Ce mode de transfert rapide Fast SCSI peut être combiné
avec une interface Wide SCSI 16 bits pour obtenir un taux de transfert atteignant 20 Mo.
Le standard SCSI-3 à été adopté et beaucoup de produits actuellement sur le marché en intègrent déjà ses
fonctions . C'est le cas des périphériques Fast-20 SCSI, également appelés Ultra-SCSI. Ce sont en fait des
périphériques SCSI quadruple vitesse caractérisés par un taux de transfert de données de 20 Mo/s avec un bus
SCSI standard 8 bits et de 40 Mo/s avec un bus Wide SCSI 16 bits. Une nouvelle évolution du SCSI-3 appelée
Ultra 2 SCSI autorise un débit de 80 Mo/s. En fait pour atteindre ce débit les fabricants on simplement doublés
la fréquence du bus SCSI qui passe de 20 Mhz à 40 Mhz.
2.1 Tableau des caractéristiques des standards SCSI
SCSI 1 SCSI 2 SCSI 3
Fast Fast Wide Ultra Ultra Wide Ultra 2
Type de standard SCSI
SCSI SCSI SCSI SCSI SCSI
Largeur de bande 8 bits 8 bits 16 bits 8 bits 16 bits 16 bits
10 20
Taux de transfert maxi en synchrone 5 Mo/s 20 Mo/s 40 Mo/s 80 Mo/s
Mo/s Mo/s
10 20
Fréquence du bus 4 Mhz 10 Mhz 20 Mhz 40 Mhz
Mhz Mhz
Nombre maxi de périphériques 7 7 7 7 15 15
Longueur maxi des câble ( connexion
6 6 6 3 3 12
simple)
Longueur maxi des câble ( connexion
25 25 25 25 25 25
différentielle)
Les adaptateurs SCSI-1 fonctionnent sans problèmes avec des périphériques SCSI-2. En fait, comme cela a été
indiqué précédemment, la majorité des périphériques SCSI-1 peuvent également être considérés comme des
périphériques SCSI-2 (et même SCSI-3).
Ils ne permettent pas de bénéficier des performances de transfert des interfaces Fast, Fast-20 et Wide SCSI,
mais les commandes supplémentaires prévues par le standard SCSI-2 peuvent être envoyées par l'intermédiaire
d'un contrôleur SCSI-1. En d'autres termes, rien ne distingue un périphérique SCSI-1 d'un périphérique SCSI-2.
Ainsi un disque dur Seagate Barracuda Fast SCSI-2 de 4 GO fonctionnera-t-il parfaitement avec un adaptateur
hôte SCSI-1 IBM. La plupart des adaptateurs sont similaires dans la mesure où ils sont compatibles avec le
SCSI-2, même si le fabricant ne mentionne que le standard SCSI-1.
3. SCSI asymétrique ou différentiel
Le SCSI "normal" est également appelé SCSI asymétrique. A chaque signal qui doit être envoyé à travers le bus
correspond un fil unique.
Dans le cas du SCSI différentiel, chaque signal est véhiculé par deux fils. Le premier fil véhicule le même
signal que dans le cas du SCSI asymétrique. Le second, en revanche, véhicule le signal logique inverse. Le
récepteur de signaux traite la différence entre ces deux signaux (d'où le terme "différentiel"), ce qui réduit le
risque de perturbation du transfert par du bruit et permet d'utiliser un câble plus long.
Ainsi le SCSI différentiel permet d'utiliser des câbles mesurant jusqu'à 25 m de long, alors que le SCSI
asymétrique ne permet d'utiliser que des câbles mesurant jusqu'à 12 m maximum pour des transferts synchrones
ou asynchrones.
II n'est pas possible de mélanger des périphériques SCSI asymétrique et SCSI différentiel sur un même bus
SCSI sous peine de provoquer une catastrophe. (Concrètement, l'ordinateur se mettra vraisemblablement à
fumer ! ).
Il faut souligner que les câbles et connecteurs utilisés sont identiques et que ce type d'erreur est par conséquent
parfaitement possible. Dans la pratique, toutefois, ces erreurs sont rares car le SCSI différentiel est très peu
répandu, surtout sur le marché du PC. Si, toutefois, vous rencontrez un périphérique qui semble utiliser le mode
différentiel, vous disposez de plusieurs moyens pour vous en assurer. Le premier consiste à chercher un
symbole spécial sur ce périphérique. Les fabricants ont en effet adopté différents symboles universels pour
permettre d'identifier le SCSI asymétrique et le SCSI différentiel (voir schéma suivant)
Si vous ne voyez aucun de ces symboles, il existe un second moyen d'identifier le type de SCSI utilisé en
utilisant un ohm-mètre pour mesurer la résistance existent entre les bornes 21 et 22 du périphérique. Sur un
périphérique asymétrique, ces deux broches doivent être reliées entre elles ainsi qu'à la masse. Sur un
périphérique différentiel, ces broches doivent être ouvertes ou présenter une résistante importante entre elles.
Une fois encore, le type de SCSI utilisé ne devrait pas être source de problèmes dans la mesure ou la majorité
des périphériques SCSI utilisés sur des PC sont de type asymétrique.
4. SCSI-1 et SCSI-2
Le standard SCSI-2 est une version améliorée du standard SCSI-1, dont certains points ont été renforcés et à
laquelle certaines caractéristiques et options ont été ajoutées. Les périphériques SCSI-1 et SCSI-2 sont en
principe compatibles mais les périphériques SCSI-1 ne répondent pas aux commandes pour lequel le SCSI-2 a
été conçu. Certaines des modifications apportées par le SCSI-2 sont mineures. Ainsi la parité de bus était-elle
facultative sur le standard SCSI-1 alors qu'elle est obligatoire sur le standard SCSI-2. De même les
périphériques d'initialisation tels que les cartes hôtes doivent fournir une résistance terminale à l'interface, ce
qui était déjà le cas.
Le SCSI-2 peut également présenter un certain nombre de caractéristiques:
Fast SCSI,
Wide SCSI,
File d'attente des commandes SCSI,
Résistance terminale active,
Câble et Connecteurs SCSI.
Ces caractéristiques ne sont pas impératives; elles ne sont qu'optionnelles dans le cadre du standard SCSI-2.
Ainsi, si vous connectez un adaptateur hôte SCSI standard à un disque dur Fast SCSI, l'interface fonctionnera
mais uniquement à une vitesse standard.
4.1 Le Fast SCSI
Le terme "Fast SCSI" ("SCSI rapide", en français) fait référence à la capacité de transfert synchrone haute
vitesse des périphériques. Le Fast SCSI permet d'obtenir un taux de transfert de 10 Mo/s sur un câblage
SCSI 8 bits standard et de respectivement 20 et 40 Mo lorsqu'il est couplé à une interface Wide SCSI de 16
ou 32 bits.
4.2 Le Wide SCSI
Le Wide SCSI ("SCSI large", en français) permet d'effectuer des transferts de données parallèles avec des
largeurs de bus de 16 et 32 bits. Ces connexions plus larges nécessitent des câbles spéciaux. Le câble
standard 8 bits à 50 broches est appelé câble A. Le standard SCSI-2 avait initialement prévu un câble B
spécial à 68 broches à utiliser avec ce câble A pour opérer des transferts larges mais les fabricants ne l'ont
jamais adopté, lui préférant le câble P à 68 broches, plus récent, prévu pour le standard SCSI-3. Le câble P
s'est imposé au détriment de la paire de câbles A-B car il peut être utilisé seul (sans câble A) avec les
interfaces Wide SCSI.L'interface Wide SCSI 32 bits n'a jamais eu de succès et elle n'en aura probablement
jamais sur les PC. Théoriquement, toutes les formes de SCSI 32 bits nécessitent deux câbles: un câble P et
un câble Q comportant chacun 68 connecteurs.
4.3. File d'attente des commandes SCSI
Avec le standard SCSI-1, les périphériques d'initialisation tels que les adaptateurs hôtes ne pouvaient
envoyer qu'une commande par périphérique. Avec le SCSI-2, l'adaptateur hôte peut envoyer jusqu'à 256
commandes à un périphérique donné, qui les stockera et les traitera en interne avant de répondre au niveau
du bus SCSI. Le périphérique cible peut même modifier l'ordre de ces commandes pour en optimiser
l'exécution et les performances. Cette fonction est particulièrement utile lorsque l'ordinateur travaille sous
un environnement multitâche, tel OS/2 ou Windows NT, capable d'en tirer parti.
4.4. Résistance terminale
Le bus SCSI asymétrique ne peut supporter que des fluctuations de résistance très faibles pour fonctionner
correctement. Malheureusement, la résistance terminale de 132 ohms prévue par le standard SCSI-1 n'était
pas prévue pour être utilisée avec les vitesses synchrones élevées qu'il est aujourd'hui possible d'obtenir.
Ces résistances terminales peuvent provoquer des réverbérations de signaux provoquant des erreurs lorsque
la vitesse de transfert croit ou lorsque des périphériques sont ajoutés au bus. Le SCSI-2 prévoit une
résistance terminale active (régulée par tension) qui abaisse la résistance terminale à 110 ohms et accroît
l'intégrité du système.
4.5. Câbles et connecteurs SCSI
Les standards SCSI utilisent des câbles et des connecteurs très particuliers. Le connecteur le plus courant
est le connecteur femelle à 50 broches non blindé pour connexions SCSI interne et le connecteur blindé
Centronics à 50 broches à attaches métalliques utilisé pour les connexions externes. Le connecteur blindé
Centronics est officiellement appelé Alternative 2. Chaque bus doit comporter une résistance active ou
passive (active de préférence), qu'il soit asymétrique ou différentiel. La configuration de bus à 50
connecteurs telle que définie par le standard SCSI-2 porte le nom de câble A.La version révisée du standard
SCSI-2 a en outre prévu la possibilité d'utiliser sur le câble A un connecteur en forme de D haute densité à
50 broches, aujourd'hui appelé Alternative 1. Le connecteur Centronics à attaches métalliques Alternative 2
est identique à celui prévu par le standard SCSI-1. Il a par ailleurs été ajouté un câble B à 68 fils au
standard SCSI-2 pour permettre des transferts 16 et 32 bits mais ce connecteur devait être utilisé en
parallèle avec un câble A. Ce connecteur n'ayant pas connu de franc succès auprès des fabricants, il n'a pas
été retenu pour le standard SCSI-3.
Pour le remplacer, un nouveau câble a été mis au point pour le standard SCSI-3. Il s'agit du câble P à 68
fils. Les câbles A et P peuvent utiliser des connecteurs haute densité en forme de "D" blindés ou non. Les
connecteurs haute densité blindés sont des connecteurs à fixation par pression et non à attaches métalliques
comme celles utilisées sur le connecteur Centronics. Les bus asymétriques doivent comporter une
résistance terminale pour assurer des signaux de haute qualité. Voir le chapitre 6 pour plus de détails.
5. Nouvelles commandes SCSI
Le standard SCSI-2 a adopté la série de commandes déjà utilisée par les fabricants et l'a intégrée à ses
caractéristiques officielles. Cette série de commandes était conçue principalement pour des disques durs et
n'incluait pas de commandes prévues spécifiquement pour d'autres périphériques. Avec le SCSI-2, nombre de
commandes anciennes ont été modifiées et plusieurs ont été ajoutées pour les lecteurs de CD-ROM, les lecteurs
optiques, les scanners, les périphériques de communication et les changeurs de supports d'enregistrement
(jukeboxes).
6. Brochage des câbles et des connecteurs SCSI
D'un point de vue électrique, il existe deux types de SCSI. Le SCSI asymétrique et le SCSI différentiel. Ces
deux types sont incompatibles électriquement et ne doivent pas être connectés l'un à l'autre sous peine
d'endommager l'ordinateur. Le SCSI différentiel est fort heureusement extrêmement rare dans l'univers du PC et
vous n'aurez guère l'occasion de rencontrer des périphériques qui l'utilisent.
A chaque type électrique (asymétrique et différentiel) correspondent trois types de câbles SCSI :
câble A (SCSI standard 50 broches, 8 bits),
câble P (Wide SCSI 68 broches, 16 et 32 bits),
câble Q (Wide SCSI 68 broches, 32 bits).
Le câble A, 50 broches, est utilisé sur la plupart des configurations SCSI-1 et SCSI-2, c'est celui que l'on
rencontre le plus fréquemment.
Le câble P est utilisé par le Wide SCSI-2. Il remplace intégralement le câble A.
Vous pouvez mélanger des périphériques SCSI standard et Wide SCSI sur un même bus en reliant les câbles A
et P à l'aide d'adaptateurs spéciaux.
Le Wide SCSI-3 32 bits utilisait au début un seul câble de type B mais il à très rapidement été abandonné. Le
cable B à été remplacé par deux câbles. Le câble P et le câble Q. Ils sont montés en parallèle pour relier chaque
périphérique. Le Wide SCSI-3 n'étant guère utilisé dans le monde du PC et nécessitant deux câbles, il est peu
probable qu'il rencontre un franc succès.
Les câbles A peuvent être pourvus de connecteurs à broches femelles (montage interne) ou de connecteurs
externes blindés, chacun de ces connecteurs présentant un brochage différent. Les connecteurs du câble P et du
câble Q utilisent le même brochage et permettent de réaliser des connexions internes ou externes. Les
impédances des câbles doivent être comprisent entre 90 ohms et 140 ohms.
6.1 Brochage du connecteur SCSI 50 et 68 broches interne
6.2 Brochage du connecteur SCSI 68 broches externe
6.3 Brochage du connecteur SCSI 50 broches externe
6.4 Brochage du connecteur SCSI mini sub 50 broches
externe
6.5 Brochage du connecteur SCSI parallèle externe
7. Type de résistance terminale
Tous les bus doivent comporter une résistance terminale à chaque extrémité, le bus SCSI n'échappe pas à la
règle. Les configurations de résistance terminale incorrectes sont les problèmes les plus courants sur les
ordinateurs utilisant le standard SCSI. Il existe trois types de résistances terminales pour bus SCSI :
Les résistances passives,
Les résistances actives (ou Alternative 2),
Les résistances parfaites forcées.
Les résistances passives classiques (constituées d'une chaîne de résistances) permettent aux signaux de fluctuer
en même temps que le signal d'alimentation du bus. Elles sont généralement suffisantes pour les courses
distances (de 5 à 8 cm) mais pour les distances plus longues, il est généralement préférable d'utiliser une
résistance active. II est impératif d'utiliser une résistance active avec les interfaces Fast SCSI. Les résistances
terminales actives utilisent plusieurs régulateurs de tension et non des diviseurs de tension pour générer leur
résistance terminale. Ce procédé permet d'assurer des tensions de terminaison de signaux SCSI correctes.
L'utilisation de résistances terminales actives à chaque extrémité du bus est recommandée avec l'interface SCSI-
2 et impérative avec l'interface Wide SCSI.II existe une variante de la résistance terminale active: la résistance
terminale parfaite forcée, sorte de résistance active plus performante à laquelle ont été ajoutés des serre-fils à
diodes pour éliminer les hausses et les baisses de signal, surtout lorsque la vitesse du signal est élevée ou que la
distance qu'il doit parcourir est importante. L'astuce consiste à relier ces diodes non pas à la tension de +5 V et à
la masse mais à deux tensions de sorties régulées.
8. Configuration des disques durs SCSI
Les disques durs SCSI ne sont guère difficiles à configurer, surtout comparés aux disques IDE. Le standard
SCSI détermine le moyen dont les disques durs doivent être configurés. Deux ou trois éléments doivent être
configurés lors de l'installation d'un disque dur SCSI :
Le cavalier ID SCSI (O à 7),
La résistance terminale
Le BIOS de la carte hôte
8.1 Paramétrage des cavaliers d'ID SCSI
Le cavalier ID SCSI est très simple à configurer. II est possible de connecter jusqu'à 8 périphériques SCSI
sur un même bus SCSI et chaque périphérique doit avoir sa propre adresse d'ID SCSI. L'adaptateur hôte
utilise une adresse; les autres adresses peuvent être utilisées par un maximum de 7 périphériques.
La plupart des adaptateurs hôtes SCSI sont réglés en usine sur l'adresse d'ID 7, qui est celle qui bénéficie du
degré de priorité le plus élevé. Tous les autres périphériques doivent avoir leur propre adresse d'ID de
manière à ce qu'il ne se produise aucun conflit. Certains adaptateurs hôtes ne peuvent s'initialiser que
depuis un disque dur paramétré sur une adresse d'ID donnée. Ainsi certains adaptateurs SCSI IBM
impliquent-ils que le disque dur de démarrage soit paramétré sur l'adresse
d'ID 6. Les nouveaux adaptateurs hôtes IBM, en revanche, permettent de démarrer depuis un disque dur
paramétré sur toute adresse d'ID SCSI.
De même, les adaptateurs Adaptec, qui impliquaient que le disque dur de démarrage soit paramétré sur
l'adresse d'ID 0, permettent aujourd'hui d'utiliser toute adresse d'ID.Pour paramétrer l'adresse d'ID, il faut
en général déplacer un cavalier situé sur le disque dur même. Si le disque dur est installé sur un châssis
externe, il peut comporter un sélecteur d'ID accessible par l'arrière. Cet interrupteur permet de sélectionner
une adresse d'ID en appuyant sur un interrupteur ou en faisant tourner une molette jusqu'à ce que le numéro
d'ID désiré apparaisse. Si aucun sélecteur n'est accessible de l'extérieur, il faut ouvrir le châssis externe du
périphérique et paramétrer son adresse d'ID à l'aide de ses cavaliers.Le paramétrage d'une adresse ID SCSI
s'effectue à l'aide de trois cavaliers. Le périphérique sélectionné est déterminé par la représentation binaire
des cavaliers. Lorsque les 3 cavaliers d'ID sont ôtés, le nombre binaire généré est 000b, ce qui correspond à
une adresse d'ID de 0. Un paramétrage en binaire de 00lb correspond à l'adresse d'ID 1.
Ces cavaliers peuvent malheureusement être situés à l'avant ou à l'arrière du disque dur, selon la façon dont
le fabricant les a montés. Pour simplifier les choses, les tableaux ci-après présentent tous les paramétrages
de cavaliers d'ID. Le premier concerne les disques durs dont le bit de poids le plus fort est situé à gauche; le
second concerne les disques durs dont le bit de poids le plus fort est situé à droite.Positions des cavaliers
d'ID SCSI dont le bit de poids le plus fort est situé à gauche
SCSI ID Cavalier Position
0 0 0 0
1 0 0 1
2 0 1 0
3 0 1 1
4 1 0 0
5 1 0 1
6 1 1 0
7 1 1 1
1 = Cavalier en place; 0 = Cavalier ôté
Positions des cavaliers d'ID SCSI dont le bit de poids le plus fort est situé à droite
SCSI ID Cavalier Position
0 0 0 0
1 1 0 0
2 0 1 0
3 1 1 0
4 0 0 1
5 1 0 1
6 0 1 1
7 1 1 1
1 = Cavalier en place; 0 = Cavalier ôté
8.2 Résistance terminale externe
Le dispositif de résistance terminale des périphériques SCSI est très simple. Les deux extrémités du bus
doivent dans tous les cas comporter une résistance terminale.
Si l'adaptateur hôte est situé à une extrémité ou à l'autre, sa résistance terminale doit être activée.
Si l'adaptateur est situé au milieu du bus et s'il comporte tant des connexions internes qu'externes, sa
résistance terminale doit être désactivée et celle des périphériques connectés à chaque extrémité du bus doit
être activée.
Il existe plusieurs types de résistances terminales de qualité et d'aspect différents. Les résistances actives
terminales sont les moins conseillées; les résistances terminales parfaites forcées sont au contraire les plus
performantes.Les règles à suivre sont simples: utilisez des résistances terminales de la meilleure qualité
possible et veillez à ce que seules les extrémités du bus SCSI comportent une résistance terminale. La
plupart des dysfonctionnements que présentent les ordinateurs équipés d'une interface SCSI sont provoqués
par des résistances terminales mal configurées. Certains périphériques comportent une résistance terminale
intégrée activable et désactivable à l'aide d'un cavalier amovible. Si votre périphérique ne comporte pas de
résistance terminale intégrée, vous devrez utiliser un bouchon de résistance terminale externe.Les
périphériques SCSI externes sont généralement conditionnés dans un boîtier comportant à la fois un
connecteur SCSI d'entrée et un connecteur SCSI de sortie, ce qui permet de les utiliser sur un câble en
chaîne. Si ce boîtier est situé à l'extrémité du bus SCSI, vous devrez vraisemblablement installer une
résistance terminale sur le second port SCSI (connecteur de sortie) pour que la résistance terminale du bus
soit correcte (voir Figure suivante).
Il existe différents types de résistances terminales et notamment des modules intercalaires pour les cas où
un seul port est libre. Les modules intercalaires sont également fréquemment utilisés sur les configurations
internes lorsque le périphérique ne comporte pas de résistance terminale intégrée. Nombre de disques durs
internes utilisent des modules de résistance terminale intercalaires car ils permettent de gagner de la place
sur leur carte logique (voir Figure suivante).
II est nécessaire d'utiliser un module intercalaire lorsque le périphérique SCSI est situé à l'extrémité du bus
et qu'un seul connecteur SCSI est disponible. N'oubliez pas qu'en n'utilisant que des résistances terminales
de haute qualité ou des résistances parfaites forcées, vous éviterez les problèmes de résistance terminale les
plus courants.
9. Autres paramétrages
Les disques durs SCSI peuvent présenter d'autres éléments configurables à l'aide de cavaliers et notamment:
La commande de démarrage retardé,
La parité SCSI,
L'alimentation des résistances terminales,
La négociation synchrone.
Ces éléments sont présentés dans les parties ci-après.
9.1 Commande de démarrage retardé.
Si votre ordinateur comporte plusieurs disques durs, il est recommandé de configurer ces disques durs de
telle manière qu'ils ne se mettent pas à tourner immédiatement lorsque l'ordinateur est mis sous tension. Un
disque dur peut consommer de trois à quatre fois plus d'électricité pendant les premières secondes qui
suivent la mise sous tension qu'en mode de fonctionnement normal, ce surplus d'électricité correspondant à
l'énergie dont le moteur a besoin pour faire tourner les plateaux rapidement. Si plusieurs disques
consomment autant d'électricité simultanément, l' alimentation risque d'être surchargée, ce qui peut faire
"planter" l'ordinateur ou provoquer des problèmes de démarrage intermittents (c'est à dire survenant de
façon aléatoire).Presque tous les disques durs SCSI offrent un moyen de retarder leur démarrage pour éviter
ce problème. Lorsqu'un adaptateur hôte SCSI initialise un bus SCSI, il envoie généralement successivement
la commande Démarrer l'unité à chacune des adresses d'ID. Vous pouvez paramétrer un cavalier du disque
dur pour qu'il ne se mette pas à tourner tant qu'il n'a pas reçu cette commande Démarrer l'unité de
l'adaptateur hôte.
L'adaptateur hôte envoyant successivement cette commande à toutes les adresses d'ID, de l'adresse au plus
haut degré de priorité (ID 7) à celle qui a le plus faible degré de priorité (ID 0), le disque dur ayant le degré
de priorité le plus élevé sera celui qui démarrera le premier, les disques de degré de priorité inférieur se
mettant à tourner à tour de rôle. Certains adaptateurs hôtes n'envoyant pas de commande Démarrer l'unité,
certains disques durs peuvent simplement retarder leur démarrage d'un nombre de secondes fixe au lieu
d'attendre une commande qui n'arrivera jamais.Si les disques durs sont installés sur des châssis externes et
alimentés par une alimentation distincte, il est inutile de paramétrer la commande de démarrage retardé.
Cette fonction agit en effet beaucoup mieux avec les lecteurs internes alimentés par l'énergie qui fait
fonctionner l'ordinateur.
Lorsque le disque dur est installé en configuration interne, il est recommandé de configurer la commande
Démarrer l'unité même si l'ordinateur ne comporte qu'un disque dur.
Ce paramétrage permet en effet d'alléger la charge induite sur l'alimentation en ne faisant tourner le disque
dur que lorsque tous les autres éléments de l'ordinateur sont sous tension. Cette méthode est
particulièrement adaptée aux portables et aux autres ordinateurs équipés d'une alimentation de puissance
limitée.
9.2 Parité SCSI
La parité SCSI est une sorte de vérification d'erreurs sommaire qui permet de veiller à ce que les transferts
de données soient systématiquement fiables. La plupart des adaptateurs hôtes intègrent cette fonction, elle
doit par conséquent être disponible pour chaque périphérique. La raison qui explique qu'elle ne soit
qu'optionnelle est que certains anciens modèles d'adaptateurs hôtes ne peuvent pas fonctionner lorsqu'elle
est activée et qu'il faut donc la désactiver.
9.3 Alimentation des résistances terminales
Les résistances terminales situées à chaque extrémité du bus SCSI ont besoin de recevoir du courant
électrique d'au moins un périphérique connecté au bus. La plupart du temps, c'est l'adaptateur hôte qui
génère ce courant électrique mais il se peut également qu'il n'en génère pas. Ainsi les adaptateurs hôtes
branchés de port SCSI parallèle n'en génèrent-ils d'une manière générale pas. Il n'est en aucun cas gênant
que plusieurs périphériques délivrent du courant électrique à la résistance terminale dans la mesure où
chaque source est protégée par diode. Par mesure de simplicité, la plupart des techniciens configurent tous
les périphériques de telle sorte qu'ils délivrent un courant électrique à la résistance terminale. Si aucun
périphérique ne délivre d'électricité à la résistance terminale, la résistance terminale du bus ne sera pas
correcte et ce bus ne fonctionnera pas convenablement.
9.4 Négociation SCSI synchrone
Les bus SCSI peuvent fonctionner en deux modes: asynchrone (par défaut) et synchrone.
Dans la pratique, le bus change de mode durant les transferts grâce à un protocole dit "de négociation
synchrone". Avant que les données soient transférées par l'intermédiaire du bus, l'émetteur; (appelé
"initiateur") et le récepteur (appelé "cible") négocient les conditions dans lesquelles le transfert va
s'effectuer. Si l'initiateur et la cible sont tous deux capables d'effectuer des transferts synchrones, ils en
seront informés grâce à cette phase de négociation et le transfert se fera donc en mode synchrone, qui est le
plus rapide.
Certains modèles de périphériques anciens ne répondent malheureusement pas aux requêtes de transfert
synchrone et risquent d'être désactivés lorsqu'une telle requête leur parvient. Aussi les adaptateurs hôtes
ainsi que les périphériques acceptant les négociations synchrones comportent-ils souvent un cavalier qui
permet à l'utilisateur de désactiver ce mode de négociation pour qu'ils puissent fonctionner avec des
périphériques plus anciens. Par défaut, tous les périphériques actuels doivent accepter le mode de
négociation synchrone et ce mode doit être activé.
10. Le SCAM ou SCSI Plug-and-Play
Les spécifications du standard SCSI Plug-and-Play ont été rendues publiques en avril 1994. Elles permettent
aux fabricants de périphériques SCSI de proposer des périphériques qui se, configurent automatiquement
lorsqu'ils sont utilisés avec un système d'exploitation Plug-and-Play, ce qui permet de connecter et de configurer
très facilement des périphériques externes tels que des disques durs, des dérouleurs de bandes et des lecteurs de
CD-ROM.Pour pouvoir connecter un périphérique SCSI au PC hôte, le PC doit comporter un adaptateur hôte tel
que les modèles Plug-and-Play ISA ou PCI. Les cartes d'extension Plug-and-Play permettent au système
d'exploitation Plug-and-Play de configurer automatiquement les pilotes de périphériques logiciels et les
ressources systèmes en fonction de l'interface de bus hôte.
La version 1.0 du SCSI Plug-and-Play prévoit un certain nombre d'éléments techniques:
un seul dispositif câble - connecteurs,
une résistance terminale de bus SCSI automatique,
un système d'attribution d'adresses ID automatique (SCAM, ou SCSI Configured Automatically),
une compatibilité descendante totale des périphériques SCSI Plug-and-Play avec les éléments SCSI
déjà en place sur les ordinateurs.
Ces caractéristiques devraient simplifier grandement l'utilisation du SCSI par le grand public.
11. Les pilotes SCSI
Chaque périphérique SCSI (autre qu'un disque dur) ajouté à un bus SCSI requiert un pilote externe pour le faire
fonctionner. Les disques durs échappent à cette règle car le pilote de compatibilité fait en principe partie du
BIOS de l'adaptateur hôte SCSI. Ces pilotes externes sont propres non seulement aux périphériques mais aussi
aux adaptateurs hôtes. Deux types de pilotes d'interfaces hôtes standards se sont imposés récemment et ont
grandement contribué à limiter les problèmes de ce type. Les fabricants disposent en effet désormais de pilotes
d'adaptateurs sur lesquels ils peuvent s'appuyer et par conséquent concevoir rapidement de nouveaux pilotes
permettant de faire fonctionner leurs périphériques et de communiquer avec le pilote d'adaptateur hôte
universel. Ces pilotes primaires ou universels leur permettent de ne plus être tributaires d'un type d'adaptateur
hôte donné puisqu'ils lient l'adaptateur hôte au système d'exploitation.L'interface SCSI ASPI (Advanced SCSI
Programming Interface) est actuellement l'interface universelle la plus répandue, la plupart des fabricants de
périphériques concevant leurs périphériques pour qu'ils communiquent avec l'ASPI. Le "A" de "ASPI"
correspondait autrefois à celui d'Adaptec, la société qui l'a lancé, mais d'autres fabricants de périphériques SCSI
ont depuis acquis le droit d'utiliser l'interface ASPI avec leurs produits.
DOS n'est pas directement compatible avec cette interface mais il le devient lorsque le pilote ASPI est chargé.
La version 2.1 et les versions ultérieures d'OS/2 sont automatiquement compatibles avec l'interface ASPI
lorsqu'elles sont utilisées avec un certain nombre d'adaptateurs hôtes SCSI.
Furtur Domain et NCR ont créé un autre pilote d'interface: le pilote CAM (Common Access Method). Le pilote
CAM est un protocole approuvé par l'ANSI qui permet à un seul pilote de commander plusieurs adaptateurs
hôtes. La version 2.1 et les versions ultérieures d'OS/2 sont également automatiquement compatibles avec ce
pilote. Future Domain propose en outre un convertisseur CAM-ASPI qui accompagne ses adaptateurs hôtes.
12. Astuces pour configurer des périphériques SCSI
L'installation d'une chaîne de périphériques sur un même bus SCSI peut devenir rapidement compliquée. Les
astuces ci-après vous permettront de rendre votre configuration opérationnelle rapidement et efficacement.
Installez toujours les périphériques un par un. Au lieu de connecter un grand nombre de
périphériques à la carte SCSI et d'essayer de les configurer simultanément, commencez par n'installer
que l'adaptateur hôte et un disque dur. Vous pourrez ensuite continuer à installer les périphériques un
par un en vérifiant à chaque fois qu'ils fonctionnent avant de passer au suivant.
Notez sur une feuille de papier les paramètres que vous choisissez. Lorsque vous ajoutez un
périphérique SCSI, notez sur une feuille de papier son adresse d'ID ainsi que les réglages
d'interrupteurs et de cavaliers que vous effectuez, tels ceux de la parité SCSI, de la résistance terminale
et de la commande Démarrer l'unité. Notez par ailleurs les adresses de BIOS de l'adaptateur hôte, son
interruption, son canal DMA, ses adresses d'E/S ainsi que tous les paramétrages de configuration
(telles que celui de la résistance terminale) susceptibles d'être utiles par la suite.
Utilisez une résistance terminale adaptée. Chaque extrémité de bus doit comporter une résistance
terminale, active ou parfaite forcée de préférence. Si vous utilisez un périphérique SCSI-2, vous devez
impérativement utiliser une résistance terminale active et non une résistance passive bon marché.
Même si vous n'utilisez que des périphériques SCSI standard (lents), il est préférable d'utiliser une
résistance terminale active. Si le bus ne comporte que des périphériques externes ou internes, veillez à
ce que l'adaptateur hôte et le dernier périphérique de la chaîne comportent une résistance terminale
activée.
Si le bus est relié à la fois à des périphériques externes et internes, vous devrez en principe placer une
résistance terminale sur le premier et le dernier périphérique mais pas sur l'adaptateur hôte SCSI lui-même
(situé au centre du bus).
Utilisez des câbles SCSI haute qualité blindés. Veillez à ce que vos câbles soient adaptés à vos
périphériques. Utilisez des câbles haute qualité blindés et ne dépassez pas les longueurs de bus SCSI
acceptées. Utilisez des câbles conçus pour le standard SCSI et veillez, dans la mesure du possible, à
toujours utiliser la même marque de câble sur un même bus SCSI. Les câbles de marques différentes
ont une impédance différente, ce qui peut provoquer des problèmes, surtout si vous travaillez avec des
câbles longs ou des périphériques haute vitesse.
En respectant ces règles simples, vous minimiserez les risques de problèmes et parviendrez à une installation
SCSI parfaitement opérationnelle.
13. Comparaison entre le SCSI et l'IDE
Pour comparer les performances et les possibilités de disques durs IDE (Integrated Drive Electronics) et SCSI
(Small Computer System Interface ), vous devez prendre en considération un certain nombre de facteurs. Ces
deux types de disques durs sont les plus répandus sur les PC et un même fabricant peut fort bien fabriquer deux
disques durs identiques pour chaque interface. Il n'est pas facile de déterminer le type de disque dur le plus
adapté à un ordinateur donné car ce choix est fonction d'un grand nombre de facteurs. Dans la plupart des cas,
les disques durs IDE se révéleront non seulement plus performants ou au moins aussi performants que des
disques durs SCSI équivalents pour une tâche ou des tests donnés mais aussi meilleur marché, ils offrent un
excellent rapport qualité - prix. Dans certains cas, toutefois, les disques durs SCSI offrent des performances et
un rapport qualité - prix sensiblement plus intéressants que les disques durs IDE.
13.1 Performances
La majorité des disques durs SCSI sont en fait des disques durs IDE ATA auxquels a été ajoutée une puce
de contrôleur d'interface pour bus SCSI, l'utilisateur peut lire un certain nombre de conclusions.
La première est qu'un disque dur ne peut en aucun cas assurer des transferts de données longs à
une vitesse supérieure à celle à laquelle il est capable de lire les données sur les plateaux. En
d'autres termes, le module d'assemblage des têtes du disque dur limite dans tous les cas ses
performances.
Les disques durs SCSI peuvent transmettre des petits paquets de données à une vitesse très élevée
car ils intègrent souvent de la mémoire cache ou des zones tampon à lecture anticipée qui stockent
les données. Ainsi beaucoup de nouveaux modèles de disques durs SCSI et ATA comportent-ils
une mémoire intégrée de 1 Mo, voire davantage, sur leur carte logique. Aussi importante ou
intelligente cette mémoire cache puisse-t-elle être, le taux de transfert de données sera limité par le
module d'assemblage des têtes.
Les données issues du module d'assemblage des têtes doivent transiter par les circuits du
contrôleur de disque qui, comme cela a été expliqué, sont quasiment identiques sur un disque dur
IDE ATA et un disque dur SCSI de même type. Dans le cas du disque dur SCSI, toutefois, ces
données doivent transiter par l'adaptateur d'interface pour bus SCSI du disque puis traverser le bus
SCSI lui-même avant de passer dans un autre adaptateur d'interface pour bus SCSI situé sur la
carte mère. L'itinéraire suivi étant plus long dans le cas du disque dur SCSI, le temps
supplémentaire rend le transfert plus lent que dans le cas du disque dur IDE ATA, qui utilise un
itinéraire plus direct.
II est courant de dire que le SCSI est toujours beaucoup plus rapide que l'IDE mais cette affirmation est
erronée. Elle se fonde sur les performances des bus SCSI et ISA considérés isolément. Les bus Fast SCSI-2
en 8 bits sont capables de transférer des données à un débit de 10 Mo/s (millions d'octets par seconde),
tandis que la vitesse de transfert de données des bus ISA 16 bits, que les disques durs IDE utilisent sans
intermédiaire, n'est que de 2 à 8 Mo. Sur la base de ces données brutes, le SCSI semble effectivement le
plus rapide, mais ce taux de transfert brut n'est pas celui qui détermine les performances maximales du
disque, qui sont fonction du module d'assemblage des têtes. Par ailleurs, n'oubliez jamais que si vous
n'utilisez pas d'adaptateur PCI, VLB, EISA ou SCSI MCA 32 bits, le taux de transfert de données sera
limité par les performances du bus hôte et du disque dur lui-même.
Les disques durs IDE (AT Attachment) sont actuellement les plus répandus sur les PC car ils sont bon
marché et offrent des performances élevées. Pour comparer les performances d'un disque dur IDE et d'un
disque dur SCSI, vous devez comparer celles de leur module d'assemblage de têtes respectif.Le moyen le
plus simple de minimiser le nombre de variables pour effectuer une comparaison de ce type est de
comparer des disques durs IDE et SCSI de même marque utilisant le même module d'assemblage de têtes.
Vous vous apercevrez en effet que les fabricants produisent généralement le même disque dur en version
IDE et en version SCSI. Ainsi les disques durs ST-3600 A (IDE ATA) et ST-3600N (Fast SCSI-2)
fabriqués par Seagate utilisent-ils le même module d'assemblage de têtes, ils ne diffèrent que par leur carte
logique.
La version IDE utilise une carte logique comportant un contrôleur de disque dur intégré et une interface de
bus directe. La version SCSI comporte la même carte logique à contrôleur de disque dur intégré et les
mêmes circuits d'interface de bus, elle comporte en outre une puce de contrôleur d'interface de bus SCSI.
Cette puce est un adaptateur SCSI qui permet de connecter le disque dur à un bus SCSI. Vous pourrez
observer que les disques durs SCSI ne sont généralement rien de plus que des disques durs IDE auxquels a
été ajoutée une puce de ce type.
Le module d'assemblage des têtes de ces exemples est capable de transférer des données pendant une durée
prolongée à un débit de 2,38 Mo à 4 Mo/s. Les modèles SCSI induisant généralement un retard
correspondent au temps qu'il faut au signal pour parcourir le bus SCSI, les disques durs IDE sont presque
toujours plus rapides puisqu'ils sont reliés directement à la carte mère.
13.2 Les avantages et limites du SCSI et de l'IDE
Le délai induit par les commandes lors d'un transfert de secteur est beaucoup moins important dans le cas
des disques durs IDE que dans celui des disques durs SCSI. Outre le délai correspondant au trajet disque
dur-contrôleur parcouru par les commandes dans le cas de l'IDE comme dans celui du SCSI, les transferts
SCSI induisent un retard correspondent au temps qu'il faut accorder au bus SCSI pour qu'il négocie,
réclame les données, les transfère par l'intermédiaire du bus et finalement les convertisse en adresses de
données logiques et les envoie aux adresses en cylindres, têtes et secteurs requises.Cette configuration
confère un avantage à l'interface IDE lorsqu'il s'agit d'effectuer des transferts séquentiels à l'aide d'un
système d'exploitation mono-tâche. Avec un système d'exploitation multitâche capable de tirer parti de
l'intelligence du bus SCSI, en revanche, l'avantage peut revenir à l'interface SCSI.En termes d'architecture,
l'interface SCSI est beaucoup plus intéressante que l'interface IDE et les autres types d'interfaces.
Chaque disque dur SCSI comportant son propre contrôleur capable de fonctionner indépendamment du
processeur principal, l'ordinateur peut envoyer simultanément plusieurs commandes à chacun de ses
disques durs, qui peut les stocker en file d'attente et les exécuter en même temps que d'autres disques durs
de l'ordinateur. Les données peuvent être stockées dans une zone tampon sur le disque dur et être
transférées à grande vitesse par l'intermédiaire du bus commun dès lors qu'une plage de cadençage est
libre.Bien que les disques durs IDE possèdent également leur propre contrôleur intégré, ils ne fonctionnent
pas simultanément et ne sont pas capables de stocker des commandes en file d'attente. Dans la pratique, les
deux contrôleurs d'une configuration à deux disques durs IDE fonctionnent à tour de rôle de manière à ne
pas empiéter l'un sur l'autre.Bien que les disques durs SCSI requièrent une carte adaptateur hôte qui ajoute
au coût de l'ordinateur, de plus en plus de PC ont besoin d'un dérouleur de bande, d'un lecteur de CDROM
ou d'un lecteur optique et doivent donc être configurés avec une carte adaptateur hôte SCSI. Le surcoût
induit par les disques durs SCSI est donc négligeable puisque la carte adaptateur de bus hôte est également
utilisée par d'autres périphériques. De surcroît, tous les systèmes d'exploitation importants intègrent
aujourd'hui des logiciels de compatibilité avec un large éventail de périphériques SCSI.L'interface IDE
présente donc trois limites importantes :
Elle n'est pas compatible avec les E/S multitâches se chevauchant.
Elle n'est pas capable de placer les commandes en file d'attente.
Les opérations ne peuvent pas être contrôlées par le bus.
Comme vous pouvez le constater, l'interface SCSI offre un certain nombre d'avantages par rapport à
l'interface IDE, surtout lorsqu'il s'agit d'ajouter des extensions à l'ordinateur et de travailler avec des
systèmes d'exploitation multitâches. Il coûte malheureusement plus cher à installer.
14. Comparaison des caractéristiques des interfaces IDE et
SCSI
E-IDE SCSI 1 SCSI 2 SCSI 3
Fas Ultr
PI Fast Ultra Ultra
PIO t a
Type de standard O- SCSI Wide Wide 2
-4 SC SC
3 SCSI SCSI SCSI
SI SI
16 16 8 16 8 16
Largeur de bande 8 bits 16 bits
bits bits bits bits bits bits
11, 16.6
10 20
1 7 20 40 80
Taux de transfert maxi en synchrone 5 Mo/s Mo Mo/
Mo Mo/ Mo/s Mo/s Mo/s
/s s
/s s
10 20
8.3 10 20 40
Fréquence du bus 8.33 5 Mhz Mh Mh
3 Mhz Mhz Mhz
z z
Nombre maxi de périphériques 4 4 7 7 7 7 15 15
Longueur maxi des câble 46 46
6 6 6 3 3 12
Pour une connexion simple cm cm
Longueur maxi des câble
25 25 25 25 25 25
Pour une connexion différentielle
Attention :
Les périphériques à 20 Mhz ne peuvent gérer que 4 périphériques sur un câble de 3 m ! Si on veux gérer les
7 périphériques il faut alors utiliser un câble de 1,5 m.
Même chose pour les périphériques à 10 Mhz, pour gérer les 7 périphériques, il est recommandé de ne pas
dépasser une longueur de 3 m.
En théorie le Wide SCSI 3 à une largeur de bande de 32 bits. En 32 bits on peut gérer 31 périphériques.
15. Les Interfaces SCSI Série
L'avenir du SCSI passe par les interfaces série. La transmission parallèle SCSI avec une largeur de bande de 8 à
16 bits, entraîne en effet des restrictions en termes de longueur de câble. En effet plus le taux de transfert est
important, plus le câble doit être court, notamment en raison des parasites et des problèmes d'interférence. La
longueur maximale d'un câble SCSI est par exemple, passée de 6 mètres (Fast Wide SCSI-2) à 3 mètres avec le
nouveau standard Ultra Wide SCSI.
Rappelons que l'Ultra Wide SCSI offre un taux de transfert en synchrone de 40 Mb/s ( Mb/s = Mega Bits ) qui
est deux fois supérieur à celui du Fast Wide SCSI-2.
Afin de satisfaire les nouveaux serveurs qui réclament des taux de transfert supérieurs à 40 Mb/s, il est donc
nécessaire d'étudier de nouvelles interfaces.
Parmi elles, les Interfaces Série SSA, Fibre Channel, ou IEEE 1394. Elles permettent aux signaux de données
et de commandes de transiter par une seule voie plutôt que d'être transmis en parallèle via des conducteurs
multiples. Les signaux de commandes, d'états et de données sont encapsulées en paquets pour la transmission.
Tous les protocoles SCSI série tentent de conserver la compatibilité des jeux de commandes avec les SCSI
parallèles, mais le protocole matériel est différent. Le type d'interface choisi par un client (intégrateur de
système ou OEM) est fonction des objectifs à atteindre. Par rapport aux interfaces SCSI parallèles classiques,
les nouvelles interfaces série offrent de nombreux avantages.
Par exemple, elles possèdent généralement des interconnexions point à point qui permettent à la fois
d'augmenter la fiabilité et de réduire la complexité du câblage. En effet, dans une interconnexion point à point,
deux dispositifs sont reliés à un seul fil, contrairement aux interfaces parallèles dans un environnement bus
classique, où les sollicitations des pilotes peuvent varier selon le nombre de dispositifs connectés sur le bus et
selon la longueur des câbles. Par ailleurs, les interfaces série offrent la possibilité du "double accès" qui permet
de transmettre les données par deux voies indépendantes, ce qui augmente la fiabilité. Pour satisfaire les clients
qui désirent des performances importantes, les interfaces série présentent des vitesses de transmission allant
jusqu'à 400 Mb/s pour l'interface FC-AL (Fibre Channel Arbitrated Loop), et jusqu'à 80 Mb/s pour l'interface
SSA (Serial Storage Architecture).
Leur câblage est plus simple, leur connectivité accrue ( facteur particulièrement important dans les
environnements multidisques ) et leur terminaison simplifiée, autant d'éléments qui contribuent à la simplicité
d'emploi de ces interfaces.
Par ailleurs, grâce aux interfaces SCSI série, il est désormais facile de mettre en place des solutions RAID
comportant un grand nombre de disques durs (plus de cent pour SSA et Fibre Channel). Avec l'interface SCSI
parallèle classique, on ne peut guère dépasser cinq disques durs ( à cause des problèmes de saturation du bus
SCSI), à moins de rajouter plusieurs contrôleurs dans la machine... Mais rajouter des contrôleurs entraîne un
surcroît de fils considérable. Enfin, signalons qu'il existe un troisième projet d'interface SCSI série (IEEE 1394),
pour la connectique des ordinateurs multimédias et périphériques associés (caméras vidéo numériques,
imprimantes, scanners, etc.). Cette interface offrira une vitesse de transmission allant jusqu'à 153 Mb/s.
15.1 L'interface FC-AL
Fibre Channel est traditionnellement considéré comme une méthode de communication optique point à
point. Les améliorations récentes intégrées au standard incluent le support du câblage cuivre et la mise en
œuvre de boucles sur lesquelles peuvent être connectées des unités multiples. Ces progrès permettent
d'utiliser Fibre Channel comme interface de stockage, offrant ainsi de nouveaux niveaux de performance et
de fonctionnalité aux sous-systèmes de stockage sur disque.
La définition technique de ces améliorations est Fibre Channel Arbitrated Loop (FC-AL). Il s'agit d'une
interface à haut débit, le taux de transfert peut atteindre 400 Mb/s. L'interface FC-AL est particulièrement
appropriée pour toutes les applications qui requièrent des bandes passantes élevées, par exemple le
traitement d'images haute résolution ou les serveurs de vidéo à la demande. Fibre Channel peut en effet
transférer sans problème du son de qualité CD et des séquences vidéo en 30 images par seconde ayant une
résolution de 1024 x 768 et codées en 16 millions de couleurs. Tout comme SSA, Fibre Channel peut aussi
être utilisé pour les solutions de serveurs RAID. Mais Fibre Channel est beaucoup plus qu'une interface de
disque. Cette technologie peut être employée pour la connexion en réseau et à des liaisons WAN. De plus,
tous les protocoles supportés sont utilisables sur la même installation en même temps. Par conséquent, une
station de travail installée sur une boucle d'unités Fibre Channel peut parler à des unités de stockage en
utilisant le protocole SCSI, et à d'autres systèmes en utilisant TCP/IP, en partageant une voie de
communication aussi rapide que la plupart des cartes mères des systèmes informations. Les applications et
protocoles supportés par Fibre Channel sont :
SCSI-3 (disque),
HIPPI (interconnexion),
SCSI-3 et IPI-3 ( bande ),
IP ( réseau local ),
ATM en cours ( vidéo, WAN ).
Le FC-AL supporte les topologies en Bus en Anneau et en Arbre. Un anneau peut avoir 126 nœuds.
L'indentificateur est codé sur 24 bits. Donc en théorie on pourrait adresser 16 Million de nœuds.
L'interface FC-AL est l'interface série qui offre le taux de transfert le plus élevé. Il est de 400 Mb/s avec 2
boucles. Elle est recommandée pour les solutions de serveurs RAID ou pour les solutions de serveurs de
vidéo numérique.
L'interface FC-AL présente toutefois quelques désagréments. En effet, du fait de la notion de boucle
arbitrée (Fibre Channel Arbitrated Loop ), un et un seul disque dur - ou contrôleur - dans une boucle peut
être actif à un moment donné. Une cassure dans une boucle entraîne par conséquent l'inefficacité totale du
système. Bien sûr, il est possible de doubler la boucle pour pallier ce problème, mais le coût serait selon
certains constructeurs nettement plus conséquent. De nombreux fabricants de cartes contrôleurs (Emulex,
Adaptec, BusLogic, Western Digital, QLogic) proposent des produits supportant la norme Fibre Channel.
De leur côté, Seagate et Quantum ont déjà des disques durs Fibre Channel à leur catalogue...
15.2 L'interface SSA
Mise au point par IBM, l'interface SSA ( ou Serial Storage Architecture ) bénéficie d'une longueur
d'avance sur Fibre Channel, il est d'ores et déjà possible d'acheter des disques, des contrôleurs, et même des
lecteurs de CD-ROM SSA (modèle Mitsumi quadruple vitesse ). Parmi les contrôleurs SSA disponibles,
citons la carte StreamLine PCI de PathLight Technology, la carte PCI SSA de Symbios Logic et la carte
PCI PNS4-20 d'IBM. Moins coûteux sur le papier que FC-AL, SSA utilise une technologie électronique
CMOS 3,3 volts. SSA est moins véloce que Fibre Channel : 80 Mb/s, contre 400 Mb/s, mais des vitesses
supérieures ( 160 Mb/s ) sont à l'étude. Le taux de 80 Mb/s est obtenu en Full Duplex
Par ailleurs, l'interface SSA viserait le marché des serveurs de stockage d'entrée de gamme, alors que Fibre
Channel serait plus spécialement destiné aux serveurs vidéo/graphiques haut de gamme. A terme toutefois,
certains prédisent la fusion entre SSA et Fibre Channel. D'un point de vue technique, les périphériques SSA
présentent deux ports, ce qui autorise une connexion en chaîne. Comme SSA est bidirectionnel, le
contrôleur - ou initiateur du système - peut accéder à tous les périphériques dans n'importe quelle direction.
Dès lors, une éventuelle rupture d'un câble n'entraîne pas l'inefficacité du système, à la différence de la
solution FC-AL simple boucle. Une autre caractéristique importante du SSA est la réutilisation spatiale qui
améliore la bande passante effective. Par exemple, lors d'une transaction de données, les liens qui ne sont
pas utilisés pourront servir pour une autre transaction. Ainsi, des périphériques éloignés dans la boucle
peuvent communiquer entre eux.
L'avantage de cette solution est qu'avec une topologie en double boucle si une boucle est rompue le
système continu à fonctionner. Avec une topologie en Bus on peut avoir 129 noeuds et avec une topologie
en Anneau on peut avoir 128 noeuds
15.3 L'interface IEEE 1394 ou Fire Wire
Voir le cours sur l'interface IEEE 1394.
15.4 Caractéristiques des principales interfaces SCSI-3
SCSI 3
Interface parralèle Interface Serie
Ultra SCSI FC-AL SSA IEEE P 1394
Serial Bus
SCSI Interlock Protocol Fibre Chanel Protocol Serial Storage Protocol
Protocole Protocol
- SIP - - FCP - - SSP -
- SBP -
Vitesse 12,5 à 50
5 à 80 Mo/s 100 à 400 Mo/s 20 à 80 Mo/s
maximale Mo/s
Connectivité
7 à 15 unités 126 unités 128 unités 63
typique
de 20 m à 100 m
12 m en connexion standard 20 m ( cuivre )
( cuivre )
Distance 25 mètres en connexion 680 m avec de la fibre 72 m
10 Km avec de la fibre
différentielle optique
optique