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Propriétés mécaniques des métaux

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2.

5 Le comportement mécanique des métaux

Le comportement mécanique d’un matériau reflété sa r ́eponse (d ́eformation) `a une ou `a

une force appliqu ́ee. Les principales propri ́et ́es m ́ecaniques sont la r ́esistance, la duret ́e, la

r ́esilience ; la ductilit ́e et la rigidit ́e. On d ́etermine les propri ́et ́es m ́ecaniques des mat ́eriaux

par des exp ́eriences minutieuses en laboratoire aussi proches que possible des conditions

d’utilisation. Les facteurs `a consid ́erer comprennent la nature de la charge appliqu ́ee, la

dur ́ee de l’application et les conditions du milieu. La charge peut exercer une traction,

une compression ou une cession, et sa valeur peut ˆetre constante ou varier continˆument.

L’application peut ne durer qu’une fraction de seconde ou durer plusieurs ann ́ees.

2.5.1 la duret ́e

Si la notion de duret ́e est l’une des plus intuitives, sa mesure correspond en pratique

`a celle de la r ́esistance `a la p ́en ́etration locale du mat ́eriau consid ́er ́e. La duret ́e est alors

une propri ́et ́e physique complexe et difficile `a interpr ́eter, qui d ́epend non seulement des

caract ́eristiques de ce mat ́eriau, mais aussi de la nature et de la forme du p ́en ́etrateur et

du mode de p ́en ́etration. Les essais habituels de duret ́e sont simples, rapides, et g ́en ́era-

lement non destructifs, ils offrent donc un moyen tr`es commode, et tr`es utilis ́e dans les

ateliers, pour v ́erifier l’ ́evolution des propri ́et ́es d’une pi`ece m ́etallique. La duret ́e permet

d’appr ́ecier, dans une certaine mesure, la r ́esistance m ́ecanique, la r ́esistance `a l’abrasion,

la conservation du poli, la difficult ́e d’usinage, etc. Elle permet d’appr ́ecier la r ́esistance

des corps fragiles (carbures, compos ́es interm ́etalliques, etc.)[9].

2.5.2 Essais de duret ́e par p ́en ́etration


C’est `a cette cat ́egorie d’essais qu’appartiennent la plupart des appareils employ ́es in-

dustriellement. Un p ́en ́etrateur suffisamment dur pour ne pas ˆetre d ́eform ́e par le mat ́eriau

`a essayer, et de forme variable, est enfonc ́e dans le m ́etal par l’action d’une force constante

appliqu ́ee dans des conditions bien d ́efinies ;on mesure soit les dimensions transversales,

soit la profondeur de l’empreinte [10]. Et parmi les essais les plus utilis ́es on distingue

trois types d’essais :

15

CHAPITRE 2. ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE ́

1. Essai de duret ́e Brinell : Dans l’essai propos ́e par Brinell, le p ́en ́etrateur est

une bille polie en acier tremp ́e ou en carbure de tungst`ene. Son diam`etre D vaut

normalement 10 mm, mais aussi 5 mm, 2,5 mm et 1 mm. Elle est appliqu ́ee sur le

m ́etal avec une charge F (normalement 3000 kgf). Apr`es suppression de la charge,

elle laisse dans le m ́etal une empreinte circulaire permanente dont on mesure le

diam`etre d, d’autant plus grand que la bille a p ́en ́etr ́e plus profond ́ement dans le

m ́etal, donc que celui-ci est moins dur. La duret ́e s’exprime par le rapport de la

charge F `a la surface S de la calotte sph ́erique imprim ́ee dans le m ́etal :

HB =

2 ∗ 0.102F

ΠD(D−


D2 −d

2)

L’ex ́ecution de l’essai Brinell demande une surface plane, usin ́ee ou meul ́ee. Son

́etat de surface doit permettre une lecture ais ́ee du diam`etre de l’empreinte : plus

ses dimensions seront faibles, plus l’ ́etat de surface devra ˆetre soign ́e [9].

2. D ́eroulement de l’essai de brinell : On applique la charge normalement `a la

surface et sans choc, en la faisant croˆıtre progressivement de mani`ere `a atteindre en

15 s la charge fix ́ee. On la maintient pendant 10 `a 30s, on d ́echarge et on mesure le

diam`etre de l’empreinte. Des pr ́ecautions sont ́egalement `a prendre pour ́eviter une

d ́eformation de la pi`ece :

La distance du centre de l’empreinte au bord de la pi`ece ne doit pas ˆetre inf ́erieure

`a 2.5 d.

La distance entre les centres de deux empreintes voisines doit d ́epasser quatre fois

leur diam`etre.

L’ ́epaisseur de la pi`ece doit ˆetre d’au moins huit fois la profondeur de l’empreinte

pour ́eviter aucune d ́eformation visible sur la face oppos ́eez[11].

D : diam`etre de la bille (mm).

d : diam`etre de l’empreinte (mm).

2.5.3 Essais de duret ́e Rockwell


L’essai consiste `a mesurer la profondeur de l’empreinte d’indenteur de forme g ́eom ́e-

trique conique Figure 2.7, ou bien sph ́erique figure 2.8 appuy ́e sous faible charge, sur la

surface `a essayer et dans des conditions bien pr ́ecis ́ees. Le p ́en ́etrateur conique est de dia-

mant de section circulaire, d’angle au sommet 120 ̊, `a pointe arrondie sph ́erique (rayon

0,2 mm) [12].

Le p ́en ́etrateur sph ́erique est une bille d’acier tremp ́e polie de diam`etre 1,588 mm ou

3.175 mm (figure II.7). La valeur de duret ́e est donn ́ee par la formule suivante :

. Echelle B, E et F : HRB= 130- r.

. Echelle C : HRC = 100 -r.

Des pr ́ecautions op ́eratoires sont ́egalement `a prendre, tel que ; le fini superficiel de la

pi`ece doit ˆetre satisfaisant et la pi`ece doit bien reposer sur son support pour ́eviter le

d ́eplacement du m ́etal dans la r ́egion o`u se forme l’empreinte . Les chocs et les vibrations

doivent ˆetre ́evit ́es. L’essai se d ́eroule en trois phases :

1. Application sur le p ́en ́etrateur d’une charge initiale F0= 98 N (soit 10 kgf). Le

p ́en ́etrateur s’enfonce d’une profondeur initiale I. Cette profondeur ́etant l’origine

qui sera utilis ́ee pour mesure la duret ́e Rockwell ;

17

CHAPITRE 2. ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE ́

2. Application d’une force suppl ́ementaire F1. Le p ́en ́etrateur s’enfonce d’une profon-

deur de p ;
3. Relˆachement de la force F1 et lecture de l’indicateur d’enfoncement (Figure 2.8)

[13].

Figure 2.7 – Principe de la duret ́e Rockwell ( ́echelle B, bille en acier).

– I : p ́en ́etration initiale avant charge additionnelle ;

– P : p ́en ́etration avec charge additionnelle ;

– R : p ́en ́etration r ́emanente sans la charge additionnelle.

Figure 2.8 – M ́ethode de Rockwell (cˆone).

2.5.4 Essai de duret ́e Vickers

[Link] Essai de la macroduret ́e vickers

Il consiste `a imprimer dans le m ́etal test ́e un p ́en ́etrateur en diamant de forme g ́eo-

m ́etrique pyramidal `a base carr ́ee, d’angle au sommet entre deux faces oppos ́ees de 136 ̊,
18

CHAPITRE 2. ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE ́

sous l’action d’une force connue (Figure 2.9). On mesure la diagonale de l’empreinte carr ́ee

laiss ́ee par le p ́en ́etrateur[14].

L’avantage d’un p ́en ́etrateur pyramidal (comme d’un p ́en ́etrateur conique) est quand

on fait varier la charge, on obtient des empreintes g ́eom ́etriquement semblables entre elles,

donc des valeurs identiques pour la duret ́e. G ́en ́eralement la gamme des forces utilisables

(5 `a 100 kgf) permet d’appliquer cette m ́ethode avec toutes les dimensions d’ ́echantillons.

En choisissant la force donnant une empreinte telle que la diagonale d doit ˆetre inf ́erieure

aux deux tiers de l’ ́epaisseur [15].

Figure 2.9 – Principe de duret ́e Vickers.

Dans l’essai Vickers, une pyramide `a base carr ́ee en diamant est utilis ́ee comme p ́en ́e-

trateur. La duret ́e Vickers HV est d ́efinie par [16] :

HV = [Link]

[Link] f [Link].l0empreinte

HV =2F sin 68

gd2 = 1.5844
d

2 = 0.189

avec :

d=

d1 +d2

19

CHAPITRE 2. ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE ́

F : La charge appliqu ́ee au p ́en ́etrateur en (N) ;

d : Le diagonale moyen de l’empreinte en (mm). Des pr ́ecautions op ́eratoires n ́ecessaire de

l’essai Vickers tel que : Les empreintes ́etant petites, les irr ́egularit ́es de la surface prennent

une importance plus grande encore que dans les essais pr ́ec ́edents, particuli`erement pour

les fortes duret ́es et les faibles charges aussi parfait. La distance entre le centre d’une

empreinte et le bord de la pi`ece ou les cˆotes d’une autre empreinte ne doit pas ˆetre

inf ́erieure `a 2,5 fois la diagonale. L’ ́epaisseur de la pi`ece doit ˆetre sup ́erieure `a 1,5 fois

la diagonale de l’empreinte. La pi`ece doit reposer sur le support de fa ̧con r ́eguli`ere et

uniforme. L’ ́etat du diamant doit ˆetre fr ́equemment v ́erifi ́e [17].

[Link] Essai de la microduret ́e vickers


Cette m ́ethode permette de se lib ́erer de la dispersion et de l’impr ́ecision des d ́etermi-

nations des duret ́es des mat ́eriaux rencontr ́ees avec les mesures classiques de duret ́e. Elle

a le mˆeme principe de la m ́ethode statique, mais avec une charge appliqu ́ee `a l’indenteur

inf ́erieur `a (1kg), et la taille de l’empreinte laiss ́ee par la pointe sur la surface peut varier

de quelques centaines de microm`etres. Elle permet de r ́esoudre de nombreux probl`emes

tels que : la mesure de la duret ́e des couches minces, ́evaluation de l’ ́ecrouissage local,

exploration d’alliages `a phases multiples, etc. [18][19]. Des ph ́enom`enes influen ̧cant les

mesures des microduret ́es n ́ecessitent certaines pr ́ecautions op ́eratoires tels que :

◦ L’empreinte doit ˆetre suffisamment nette pour permettre une lecture pr ́ecise, ce qui

exige un bon ́etat de surface de la pi`ece test ́ee.

◦ La l ́eg`ere croissance de duret ́e jusqu’`a `a la charge de 1kg, montre la n ́ecessit ́e de sp ́ecifier

la charge sous laquelle la mesure a ́et ́e fait pour obtenir des r ́esultats comparables.

◦ Prendre en consid ́eration la charge maximale `a appliquer de mani`ere que la duret ́e du

m ́etal support n’intervienne pas dans les mesures [19].

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