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Analyse de "Une Charogne" de Baudelaire

Le poème décrit de manière crue et provocante la décomposition d'un cadavre. Il contraste habilement beauté et laideur à travers des images choquantes. Le poète compare ensuite de manière ironique le corps en décomposition à l'aimée, questionnant ainsi la nature éphémère de l'amour et de la beauté.

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Analyse de "Une Charogne" de Baudelaire

Le poème décrit de manière crue et provocante la décomposition d'un cadavre. Il contraste habilement beauté et laideur à travers des images choquantes. Le poète compare ensuite de manière ironique le corps en décomposition à l'aimée, questionnant ainsi la nature éphémère de l'amour et de la beauté.

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LL7 : « Une Charogne », les fleurs du mal, CB

28ème poème du recueil Les Fleurs du Mal, issu de la sect° « Spleen et Idéal », le poème « une
charogne » est composé de 12 quatrains alternant alexandrins et octosyllabes en rimes croisées. Ce
poème a pour sujet un cadavre en décomposit°. CB fait ici le choix d’un thème nouveau : l’horrible.
Le poète remet en question une concept° importante de l’art : ne doit-il évoquer que la beauté ?

LECTURE + PROBLEMATIQUE APRES

1er mouvement : v.1-16 : la descript° du cadavre, une peinture méliorative de l’horrible

2ème mouvement : v.37-48 : la comparaison à la fé aimée

1.

 Le titre interpelle dès le départ car la descript° d’un cadavre en décomposit° n’est pas un
sujet que l’on traite en poésie. De plus, CB utilise des sonorités désagréables [ch]/[r]/[gn]. CB
fait le choix d’un thème novateur pour le genre de l’époque : c’est l’horreur et la laideur qui
sont annoncés mais aussi la destruct° causée par la fuite du temps
 V.1 : le poète s’adresse à une personne à travers l’impératif et l’emploi dela 2 ème pers du plr
(valeur de politesse ici). L’apostrophe « mon âme » a une connotat° amoureuse, on peut
donc supposer qu’il s’agit de la fé aimée.
 V.2-3 : le cadre présenté est plutôt bucolique : « ce beau matin si doux (=> expression
hyperbolique)/ un sentier/ le soleil rayonnait ». Dès le début et avec ironie, CB fait fusionner
le beau et le lait. Ce qui est également souligné par les antithèses dans les
rimes : « âme/infâme et doux/cailloux ».
 V.5-6 : la 2ème strophe débute la descript° de la charogne à l’aide d’une comparaison
dégradante et sexuelle. Le cadavre est personnifié par les termes « jambes/suant/ventre ».
 V.7-8 : métaphore provocante, image très crue, le ventre étant le siège de la sexualité. Le
terme « exhalaisons » rappelle le parfum de la fé mais prend une dimension négative et se
transforme en « puanteur ».
 V.9 :CB débute l’évocat° de la décomposit° par l’effet du « soleil » sur la charogne. Cet
élément vient contraster avec le terme « pourriture ». Par cette antithèse il associe vie et
mort et l’allitérat° en [R] vient durcir l’image.
 V.10 : CB se fait ici très provocateur avec le terme « cuir » comme si l’on pouvait imaginer
manger la charogne.
 V.11-12 : La nature devient ici unificatrice et reprend ici son dû de façon démultipliée
« rendre au centuple ». Par cette idée CB évoque le passage du temps, le côté éphémère de
l’homme et de l’animal ainsi que le cycle de la nature.
 V.13 : CB continu à marquer les opposit°, notamment à travers l’oxymore « carcasse
superbe », qui évoque l’horreur dans toute sa splendeur. L’adj « superbe »est hyperbolique
et souligne encore une fois l’ironie de l’auteur. Par ailleurs, l’évocat° du « ciel » peut avoir
une connotat° divine, notamment par la personnificat° « regardait ».
 V.14-16 : le laid et le beau se mêle de nouveau à travers les antithèses des mots à la rime :
« s’épanouir/s’évanouir ET fleur/puanteur »

2.
 V.37 : La 10ème strophe permet un retour su la fé aimée qui avait disparu progressivement au
profite de la descript° de la charogne. CB s’adresse directement à la fé, la comparant
ouvertement au cadavre en décomposit° à travers la formulat° « vous serez semblable ». Le futur
de certitude se fait ironique et horrible : il évoque explicitement sa finitude. Cette comparaison
provocatrice est totalement en décalage avec les mots d’amour traditionnels.
 V.38 : CB insiste sur la laideur comme en témoigne les groupes nominaux : « cette ordure/ cette
horrible infect° ».
 V.39-40 : Cb multiplie les hyperboles lyriques comme pour se moquer de la poésie traditionnelle
qui fait de la fé un objet de perfect°. La ponctuat° devient également plus expressive jusqu’à la
fin du texte.
 V.43-44 : L’indicateur spatial montre que la fé appartiendra au domaine du bas/ de la terre mais
en même temps CB montre que sa décomposit° nourrira la vie. Le poète marque encore son
ironie en faisant rimer les homonymes « grâces/ grasses » détournant les codes de l’amour
courtois.
 V.45-46 : l’apostrophe lyrique reprend celle du v.41 et insiste ainsi sur la beauté présente de la
fé. L’enjambement et l’expression employée au sens propre relie de nouveau vie et mort.
 V.47-48 : les antithèses et les contrastes perdurent dans cette dernière strophe par les termes
rimant : « vermine/divine » et atteignent leur paroxysme.

CONCLUSION :

Ce poème sonne comme un memento mori (=> souviens toi que tu vas mourir), montre le
pouvoir de la poésie qui arrache les êtres à l’horreur de la mort et à la réalité de la décomposit°.
La sensibilité de l’artiste consiste à ressusciter les êtres sous une forme sublimée, avec l’aide
notamment de comparaisons. Il métamorphose la mort en vie, et transforme le banal/vulgaire/
l’horreur en une chef d’œuvre. Ce poème se montre très novateur car les codes de la poésie
traditionnelle sont complètement brisés. CB propose donc une réécriture de la poésie
traditionnelle avec dérision et cynisme.

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