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Construction Courbes IDF

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‫الجمهىريت الجسائريت الديمقراطيت الشعبيت‬

‫وزارة التـعليم العالي والبحث العلم‬


République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Mémoire de Master
Présenté à l’Université de Guelma
Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de : Génie Civil & Hydraulique
Spécialité : Hydraulique
Option : Hydraulique Urbaine et techniques des eaux

Présenté par : BENZAID BARIZA

Thème : ETABLISSEMENT DES COURBES IDF


ET DE LA PLUIE DE PROJET POUR LE BASSIN
DE GUELMA

Sous la direction : MENSOURI RACHID

Juin 2015
Remerciement

Avant de commencer la présentation de ce travail, je profite de l’occasion pour

remercier toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à la

réalisation de ce projet de fin d’études.

Je tiens à exprimer mes vifs remerciements pour mon encadreur DR

MENSOURI RACHID qui ma fait bénéficier de ses expériences et ses précieux

conseils.

Je tiens aussi à remercier les enseignants de l’hydraulique et génie civil.

Je tiens aussi à remercier la directrice de DREG pour le bon accueil.

Je tiens aussi à remercier monsieur MAIZI TAHAR mon encadreur de stage qui

ma fait bénéficier de ses conseils.

Je tiens aussi à remercier les services de la mobilisation et d’assainissement

(DREG)

BENZAID BARIZA
Dédicaces

Que ce travail témoigne de mes respects :

A mes parents:

Grâce à leurs tendres encouragements et leurs grands sacrifices, ils ont pu créer le climat

affectueux et propice à la poursuite de mes études .Aucune dédicace ne pourrait exprimer mon

respect, ma considération et mes profonds sentiments envers eux. Je prie le bon Dieu de les

bénir, de veiller sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers de moi.

A zouzou qui ma fait beaucoup de chose et sa famille

A mon grand père Zidane omar abda

A mes sœurs : DALEL et son mari Saad, LINDA et son mari MEHDI et MALEK

A mes frères : RAFIK et sa femme SABRINA, FATEH et sa femme NEDJWA

AUX petits anges de mon cœur : YARA, ARWA INESSE, RAFIF, DADI,

LOUDJI, ANISSE et ROEYA

A NOUR ELHASSENE et MONDER et KARIM et Abdou

A mes tantes et mes oncles

A mes cousins et mes cousines.

A mes amies et mes voisines.

A toute la famille BENZAID ET OMAR ABDA

BENZAID BARIZA
Sommaire :

Résumé.

1- introduction et objectifs.

1.1 Approche de type rationnel.

1.2 Approche "pluie de projet.

Chapitre I : Description de la Zone de Guelma :

I.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE………………………………………page(1)

I .2 CARACTERES PHYSIQUES GENERAUX ……………................page(2)

I.2.1 OROGRAPHIE……………………………………………….………..page(2)

I.2.2 HYDROGRAPHIE………………………………………………….…page(2)

I.2.3 Hydrogéologie ……………………………………………………….....page(3)

I.2.4 Hydrologique ……………………………………………………….…..page(4)

I.3 Principaux Oueds…………………………………………………………..page(5)

I.4 Barrages existants …………………………………………………………page(5)

I.5 le Climat ……………………………………………………………………..page(5)

Chapitre II: Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

INTRODUCTION……………………………………………………………….page(7)

II .1. Acquisition, traitement et valorisation des données

pluviométriques à faible pas de temps……………………………………....page(7)

II .1.1 Aperçu historique sur la mesure de la pluie …………………………..page(7)


II.1.2 Acquisition des données pluviométriques ……………………………...page(10)

II .1.2.1 Principe de mesure …………………………………………….page(10)

II 1.2.2 Pluviomètres…………………………………………………….page(10)

II .1.2.3 Installation d’un pluviomètre ………………………………….page(13)

II 1.2.4 Le pluviographe ……………………………………………….page(14)

II 1.2.4.1 Incertitude, sensibilité du capteur ……………………....page(17)

II 1.2.4.2 Autres types de pluviographes ……………………….....page(19)

II.1.2.4.3 Variabilité spatiales de la pluie et densité

des pluviographes ……………………………………...page(23)

II.1.2.5 Dépouillement des pluviogrammes ……………………………page(25)

II.1.2.6 Hyétogramme…………………………………………………...page(26)

II.1.2.7 L'intensité maximale ……………………………………….......page(27)

II.1.3 Traitement statistique des données pluviométriques ……………………page(28)

II.1.3.1. Définitions de l'intensité maximale par événement ……….....page(28)

II.1.3.2 Présentation des analyses des données pluviométrique ……....page(29)

II.1.3.3 Analyse analytique des pluies ………………………………...page(30)

Chapitre III : Les Courbes IDF

Introduction ………………………………………………………………………..page(32)

III.1 définition des courbes IDF ……………………………………………….page(32)

III.2 La période de retour ……………………………………………………..page(36)

III.3 Les données analysées pour construire une courbe IDF …..…….page(40)

III.4 Etablissement des courbes IDF………………………………………….page(41)


III.5 Application pour l’établissement des courbes IDF …………………page(45)

III.5.1 Transformation des données 24 heures en données

de courtes durées……………………………………………………….page(45)

III.5 2 Test d’homogénéité…………………………………………………….page(47)

III.5.2.1 Tests graphiques……………………………………………….page(47)

III.5.2.2 Tests numériques ……………………………………………...page(48)


III.5.3 choix du test ……………………………………………………………page(51)
III.5.3.1 Erreur du test statistique ………………………………………page(51)
III.5.3.2 Robustesse du test statistique …………………………………page(51)
III.5.3.3 Puissance du test statistique …………………………………..page(52)
III.5.4 Application ……………………………………………………………...page(54)
III.5.4.1 Calcul des moments et des paramètres de la loi de Gumbel…..page(56)

III.5.4.2 Calcul des hauteurs maximales de pluie……………………….page(57)

III.5.4.3 Détermination des logarithmes de la durée (D) et de la


hauteur de pluie hmax …………………………………………………..…………...page(57)

III.5.4.4 Ajustement de la loi de Gumbel……………………………….page(58)

Chapitre IV: Les hyétogrammes synthétiques des pluies de projet.

Introduction …………………………………………………………………………page(66)

IV.1 La pluie de projet ……………………………………………………………page(66)

IV.2 Types de pluie de projet …………………………………………………...page(67)

IV.2.1 PLUIE DE TYPE BLOC……………………………………………….page(68)

IV.2.2 LA PLUIE DE PROJET DOUBLE TRIANGLE………………………page(68)

IV.2.3 pluie type chicago………………………………………………………..page(71)

IV.3 Application ………………………………………………………………..….page(77)

IV.3.1 Paramètres du modèle…………………………………………………..page(83)


Conclusion…………………………………………………………………………..page(87)

Références bibliographiques
Liste des tableaux

Tableau II.1 : mesures de pluie annuelle selon Mishnah en Palestine…………………page(8)

Tableau II.2: résolution des pluviographes en fonction de la surface de

réception et de la masse nominale de l’auget…………………………………………..page(16)

Tableau II.3 : Relation entre intensité et qualificatif pour la pluie et la bruine………..page(18)

Tableau II.4: critères de choix des appareils de mesures de la pluie…………………..page(22)

Tableau II.5: densités de pluviographes d’après Paturel et al. (1986)………………...page(24)

Tableau II.6: la lame d'eau tombée par unité de temps et caractérise une énergie

provoquée par la hauteur de pluie Δ h de durée, Δt …………………………………..page(26)

Tableau III.1: relation entre période de retour T (en années), probabilité

De dépassement………………………………………………………………….........page(38)

Tableau.III.2 : Détermination des coefficients a et b………………………………….page(43)

Tableau .III.3: Pluies annuelles maximales de 24 heures……………………………...page(45)

Tableau.III.4: Pluies pour différentes durées………………………………………….page(46)

Tableau.III.5 : test d’hypothèses………………………………………………………page(50)

Tableau.III.6 : Moments des hauteurs maximales de pluie (mm)…………………..…page(56)

Tableau.III.7 : Paramètres de la loi de Gumbel………………………………………..page(56)


Tableau.III.8: Hauteurs maximales de pluie pour des durées

allant de 1 à 24 heures………………………………………………………………….page(57)

Tableau .III.9 Logarithmes de la durée (D) et de la hauteur de pluie hmax…………...page(57)

Tableau.III.10 Paramètres de la fonction IDF………………………………………...page(58)

Tableau.III.11: Hauteurs de pluie pour des durées allant de 0.5 à 10 heures………………page(63)


Liste des figures
Figure I. 1 : Réseau hydrographique…………………………………………………page(1)

Figure I.2 : communes limitrophes de Guelma…………………………………...…..page(2)

Figure II.1 : principe du pluviomètre…………………………………………………..page(11)

Figure II.2 : Le pluviomètre……………………………………………………………page(12)

Figure II.3 : Détermination de la hauteur des précipitations,………………………….page(13)

Figure II.4 : Schéma illustrant la classe 1 du pluviomètre (installation idéale)………..page(14)

Figure II.5.6.7.8: principe de fonctionnement d’un pluviographe

à augets basculants…………………………………………………………………….page(15)

Figure II.9: Schéma d’un transducteur…………………………………………………page(17)

Figure II.10 : Schéma illustrant les perturbations dues au vent………………………..page(18)

Figure II.11 : Pluviographe à siphon (boitier ouvert)…………………………………page(20)

Figure II.12: pluviographe à bascule…………………………………………………..page(21)

Figure II.13: L'enregistrement d’un pluviogramme…………………………………..page(26)

Figure II.14 : hyétogramme incrémental……………………………………………...page(27)

Figure II.15: Définition des épisodes et des averses selon les principes

d’aménagement………………………………………………………………………...page(29)

Figure. III.1: Détermination de la période de retour…………………………………...page(37)

Figure.III.2 : Courbes IDF (Avec T1<T2<…< Tk)……………………………..……..page(39)


Figure.III.3 : Abaque pour des durées inferieure à 5 minutes…………………………page(42)

figure.III.4: Ajustement des échantillons à la loi de Gumbel……………………….....page(63)

figure.III.5 : Les équations reliant les intensités aux durées et fréquences……………page(64)

figure.III.6: courbes IDF pour la zone d’étude (Guelma)…………………………….page(65)

Figure. IV.1: Pluie de type bloc………………………………………………………..page(68)

Figure. IV.2: Exemple de pluie de projet double triangle……………………………...page(70)

Figure. IV.3 : la pluie Chicago………………………………………………………...page(72)

Figure. IV.4: Courbe i(t) de type Chicago obtenue à partir de la courbe IDF…………page(76)

Figure. IV.5: Pluie de type Chicago centrée et discrétisée au pas de temps 15 ………page(77)

Figure. IV.6: la capacité d’infiltration ruisselle et tout ce qui

se trouve en dessous s’infiltre dans le sol…………………………………………….page(83)


‫الملخص‬

‫اٌّطش ٘‪ ٛ‬ظا٘شة عش‪ٛ‬ائ‪١‬ت ف‪ ٟ‬طب‪١‬عخ‪ٙ‬ا ‪.‬عٍ‪ ٝ‬اٌشغُ ِٓ أْ األسصاد اٌد‪٠ٛ‬ت حخٕبأ بحذ‪ٚ‬ثٗ عٍ‪ ٝ‬اٌّذ‪ ٜ‬اٌمص‪١‬ش‪ ،‬فئٔٗ ال ‪٠‬زاي‬

‫ِٓ اٌّسخح‪ِ ً١‬عشفت ِمذِا عّك ‪ٚ‬حدُ ‪ٚ‬وثافت ٘زٖ األِطاس‪.‬‬

‫حسد‪ ً١‬اٌّطش باسخخذاَ ِم‪١‬اس اٌّطش ‪ٛ٠‬فش وً ٘زٖ اٌب‪١‬أاث ‪ٚ‬إٔشاء ِا ‪٠‬سّ‪ ٝ‬بإٌّحٕ‪١‬اث ‪ٚ‬اٌخّث‪١‬الث اٌب‪١‬أ‪١‬ت اٌخ‪ ٟ‬حعخبش‬

‫ضش‪ٚ‬س‪٠‬ت ٌف‪ ُٙ‬ظ‪ٛ‬ا٘ش اٌدش‪٠‬اْ اٌسطح‪ .ٟ‬أحذاد األِطاس األوثش أّ٘‪١‬ت ف‪ِ ٟ‬داي اٌش‪ٌ ٞ‬شبىاث اٌصشف اٌصح‪ ٟ٘ ٟ‬ف‪ٟ‬‬

‫األساس ٔ‪ٛ‬ع ِٓ األحذاد اٌعاصفت‪ ،‬اٌخ‪ ٟ٘ ٟ‬بطب‪١‬عخ‪ٙ‬ا ِحٍ‪١‬ت خذا‪ٚ ،‬باٌخاٌ‪٠ ٟ‬ى‪ ْٛ‬احخّاي ضع‪١‬ف خذا اْ ححذد عٕذِا ‪٠‬ى‪ْٛ‬‬

‫ٕ٘ان ِم‪١‬اس اٌّطش ‪٠ٚ‬سخٕخح أٔٗ ف‪ ٟ‬وث‪١‬ش ِٓ اٌحاالث باْ ب‪١‬أاث ٘ط‪ٛ‬ي األِطاس اٌّحٍ‪١‬ت عٍ‪ ٝ‬شبىت اٌصشف اٌصح‪ٔ ٟ‬ادسا‬

‫ِا حى‪ ْٛ‬واف‪١‬ت ف‪ٚ ٟ‬لج اٌخسد‪ ً١‬ف‪ ٟ‬اٌّ‪ٛ‬ث‪ٛ‬ل‪١‬ت ‪ٚ‬اٌذلت ٌخى‪ ْٛ‬لادسة عٍ‪ ٝ‬اٌعًّ ‪ٚ‬ضبط إٌّارج‪ٌٚ .‬زٌه واْ ِٓ اٌضش‪ٚ‬س‪ٞ‬‬

‫إٔشاء أِطاس ‪١ّ٘ٚ‬ت‪ٚ ،‬حذع‪ "ٝ‬أِطاس اٌّشش‪ٚ‬ع "اٌّعشفت ِٓ لبً اٌخّث‪١‬الث اٌب‪١‬أ‪١‬ت االصطٕاع‪١‬ت ‪٠ٚ‬عادي إحصائ‪١‬ا ٌألِطاس‬

‫اٌحم‪١‬م‪١‬ت‪ ،‬عٍ‪ ٝ‬اٌشغُ ِٓ أٔ‪ٙ‬ا ٌُ حالحظ أبذا‪ٚ .‬ح‪ٙ‬ذف ٌٍخّث‪ ِٓ ً١‬طشف حذد فش‪٠‬ذ ِٓ ٔ‪ٛ‬عٗ‪ ،‬بذسس خصائص األِطاس‬

‫اٌّحٍ‪١‬ت اٌخ‪ ٟ‬حؤثش عٍ‪ٔ ٝ‬ظاَ اٌصشف اٌصح‪.ٟ‬‬

‫ٕ٘ان طشق ِخخٍفت ٌخط‪٠ٛ‬شاِطاس اٌّشش‪ٚ‬ع ‪ٚ‬وٍ‪ٙ‬ا حشحىز عٍ‪ ٝ‬اٌخحٍ‪ ً١‬اإلحصائ‪ ٟ‬ألحذاد األِطاس اٌفعٍ‪١‬ت‪.‬‬

‫اٌب‪١‬أاث األساس‪١‬ت ٘‪ِٕ ٟ‬حٕ‪١‬اث (اٌشذة ‪-‬اٌّذة ‪-‬اٌخشدد) ‪ ِٓٚ‬اٌّ‪ ُٙ‬أْ ‪٠‬خُ حط‪٠ٛ‬ش ٘زٖ إٌّحٕ‪١‬اث ِٓ اٌب‪١‬أاث اٌّخاحت عٍ‪ٝ‬‬

‫ِذ‪ ٜ‬فخشاث ط‪ٍ٠ٛ‬ت‪ٚ.‬ف‪٘ ٟ‬زا اٌصذد س‪ٛ‬ف ٔم‪ َٛ‬بئٔشاء ِٕحٕ‪١‬اث (اٌشذة ‪-‬اٌّذة ‪-‬اٌخشدد) ٌّٕطمت لاٌّت ‪ٚ‬دساست" أِطاس‬

‫اٌّشش‪ٚ‬ع"‬
Résumé :

La pluie est un phénomène aléatoire par nature. Bien que la météorologie sache en prévoir
l’occurrence à plus ou moins brève échéance, il demeure impossible d'en connaître à l'avance
la durée, le volume et l'intensité. L'enregistrement d'une pluie par un pluviographe permet
d'obtenir l'ensemble de ces données et le hyétogramme i(t). Un tel hyétogramme est
indispensable pour appréhender les phénomènes de ruissellement pluvial : il servira comme
valeur d'entrée dans les modèles.
Les événements pluvieux les plus critiques du point de vue hydraulique pour les réseaux
d'assainissement sont essentiellement les événements de type orageux, qui sont par nature très
localisés et qui ont donc une probabilité très faible de se produire là où se trouve un
pluviographe. Il résulte de ces deux constatations que, bien souvent, les données
pluviométriques locales sur un réseau d'assainissement sont rarement suffisantes, tant en
durée d'enregistrement qu'en fiabilité et en précision pour pouvoir faire fonctionner et ajuster
des modèles. On a donc été amené à établir des pluies fictives, appelées « pluies de projet »,
définies par un hyétogramme synthétique et statistiquement équivalentes aux pluies réelles,
bien que jamais observées. La pluie de projet vise ainsi à représenter, par un événement
unique, les caractéristiques d'une pluviométrie locale qui affecte le réseau d'assainissement
étudié.
Il existe différentes méthodes d'élaboration des pluies de projet, toutes fondées sur une
analyse statistique des événements pluvieux réels. Les données de base sont les courbes IDF
(Intensité - Durée - Fréquence). Il importe pour cela que les courbes IDF soient établies à
partir de données disponibles sur de longues périodes. C’est dans cette optique que s’inscrit ce
travail. Il s’agit dans un premier temps de construire les courbes IDF pour le bassin de
Guelma, et par la suite établir les pluies de projets correspondantes.
ABSTRACT:
The rain is a random phenomenon in its nature. Although meteorology knows predict the
occurrence in more or less short term, it remains impossible to know in advance its depth , t
volume and intensity. The registration of a rain by using a rain gauge provides all of these
data and the establishment of so-called hyétogramme i (t). Such hyétogramme is essential to
understand the runoff phenomena: it will serve as an input value in the models.
Hydraulically the most critical rainfall events for the design of sanitation sewer are essentially
the type of storm events, which are by nature very localized and therefore have a very low
probability to occur where there is a rain gauge.
It follows from these findings that in many cases, that local rainfall data on a sewerage system
are rarely sufficient regarding their recording time, reliability and accuracy to operate and
adjust the models. So it has been necessary to establish fictitious rains, called "Design storm,"
defined by a synthetic hyétogramme and statistically equivalent to the actual rainfall, and
which although never observed. The Design storm aims to represent, for a unique rainfall
event, the characteristics of the local rainfall that affects the studied sewer system.
There are several methods for the establishment and construction of the Design storm; all
these methods are based on a statistical analysis of actual rainfall events. The basic data are
IDF curves (Intensity - Duration - Frequency). It is that the construction of the IDF curves
should be made from data available over long periods. It is in this context that this work is to
be carried out. For the Guelma catchment, in a first step the IDF curve are constructed, and
then in a second step set the corresponding Design storm is developed.
Introduction générale

1. Introduction et Objectifs

Les enjeux économiques que représente la gestion de l'eau en milieu urbain nécessitent une
meilleure connaissance de l'hydrosystème urbain particulièrement vulnérable aux aléas
climatiques. L'hydrologie urbaine liée à l'assainissement pluvial a pour but la connaissance du
fonctionnement d'un réseau d'assainissement et de ses ouvrages annexés (bassins de rétention,
stations d'épuration, déversoirs d'orage, etc.) afin d'assurer une bonne gestion de l'ensemble.
Atteindre cet objectif nécessite l'étude d'un grand nombre de thèmes et surtout la connaissance
ou une bonne représentation des trois phénomènes suivants:
-La pluie.
- Le ruissellement.
- Les écoulements dans le réseau

La pluie est un phénomène par essence mal connu, il dépend d'un nombre important de
paramètres qui dépassent l'échelle de l'hydrologie urbaine. Le ruissellement est fonction des
éléments constituant le bassin versant et de divers autres facteurs (rétention, évaporation,
imperméabilisation, etc.). Les écoulements dans le réseau sont directement liés à la structure
et à la taille du réseau. Il est important de souligner ici la nécessaire homogénéité qu'il faut
respecter entre le niveau de connaissance requis pour ces trois phénomènes. En effet, a quoi
sert une modélisation hypersophistiquée de l'écoulement hydraulique dans le réseau si à
l'amont la pluie est très mal représentée.

L'optimisation de la gestion des eaux pluviales est une réponse aux préoccupations actuelles
des gestionnaires des réseaux d'assainissement. Cette optimisation nécessite une connaissance
plus fine du phénomène des précipitations à des faibles échelles de temps et d'espace.
S'agissant du dimensionnement d'un collecteur à l'exutoire d'un bassin versant, l'information
la plus importante à estimer est le débit à évacuer, variable fortement corrélée avec l'intensité
moyenne maximale sur une durée caractéristique du bassin versant pour une période de retour
donnée. Les courbes intensité-durée-fréquence sont bien adaptées à ce genre d'application.
Les mesures pluviométriques adaptées aux exigences de l'hydrologie urbaine (densité des
réseaux, pas de temps d'intégration, etc.), permettant une vraie connaissance du phénomène,
sont encore très rares et les séries de mesures dépassent rarement dix ans. Ainsi, pendant très
longtemps et jusqu'à ces dernières années, l'intégration de l'information pluviométrique locale

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA


Introduction générale

dans le schéma général de l'assainissement pluvial était réalisée par l'intermédiaire d'une
modélisation souvent très simplificatrice.

La modélisation de la pluie a évolué au fil des ans en fonction des besoins formulés par les
gestionnaires de l'eau en milieu urbain et des données disponibles. On a toujours cherché à
extraire, à partir des séries ponctuelles, les éléments supposés caractéristiques de la
pluviométrie locale, susceptibles d'interpréter les comportements des unités hydrologiques. La
modélisation de la pluviométrie en un point j d'une surface donnée vise à caractériser la pluie
en ce point. Cette caractérisation peut être étendue à une zone plus au moins grande autour du
point j. Cette zone détermine la surface d'influence de la mesure ponctuelle, elle dépend
essentiellement de l'hétérogénéité du phénomène des précipitations.

Les modèles utilisés pour caractériser la pluviométrie sont multiples et très variés, ils sont de
type déterministe, probabiliste ou conceptuel. Une classification de ces modèles en fonction
de leurs modes d'élaboration a été donnée par Desborde, (1987). Nous opérons ici une
classification suivant le type d'approche utilisé, nous essayerons de dégager comment ces
types d'approche ont évolué en fonction des besoins de l'hydrologie urbaine et des données
disponibles.

1.1 Approche de type rationnel


En hydrologie urbaine les courbes intensité-durée-fréquence ont été jusqu'aux années soixante
les seuls modèles d'intégration des caractéristiques de la pluviométrie locale dans les modèles
de calcul des débits de pointes. En effet, à cette époque, en raison de la faible extension des
agglomérations urbaines et du surdimensionnement des organes d'évacuation des eaux
pluviales, les problèmes d'inondation ou de débordements étaient presque inexistants et la
gestion de l'eau pluviale en milieu urbain se limitait à l'estimation du seul débit maximal à
l'exutoire du bassin versant rattaché à une période de retour. Ainsi les modèles de calcul des
pointes de débit représentent la pluie par la seule valeur de l'intensité moyenne maximale
mesurable à partir des courbes intensité-durée-fréquence. C'est le développement des modèles
de type rationnel avec le modèle de Caquot particulièrement utilisé en France.

1.2 Approche "pluie de projet" :

Depuis 1970, l'assainissement doit faire face à de nouveaux problèmes liés au développement
incessant des villes et à l'insuffisance des réseaux existants. La formule de Caquot devient

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA


Introduction générale

inopérante vis-à-vis des ces nouveaux problèmes. En effet, l'intensité moyenne maximale est
insuffisante pour caractériser la pluie et si l'on veut par exemple dimensionner un bassin de
rétention ou faire un diagnostic de réseaux complexe; il faudrait au moins disposer d'un
hyétogramme (intensité en fonction du temps) complet qui soit représentatif de l'ensemble de
la pluviométrie pour l'objectif poursuivi. Une première réponse à ces nouveaux besoins fut
l'élaboration de pluies de projet.

Une pluie de projet est constituée par un hyétogramme fictif ou parfois réel qui est censé
représenter la pluviométrie locale. On lui affecte une période de retour qui est celle d'un ou
plusieurs de ses éléments constitutifs (hauteur total précipitée, intensité moyenne maximale,
etc.). On admet que la période de retour des caractéristiques du ruissellement (débit maxi,
volume, etc.) soit égale à celle de la pluie de projet qui lui a donné naissance.

Le développement du concept de pluie de projet est rendu possible grâce au développement


des modèles de ruissellement capables de reproduire la transformation complète d'un
hyétogramme en hydrogramme. Cette évolution des modèles de ruissellement, adaptée aux
nouveaux besoins des gestionnaires des réseaux d'assainissement, n'a pas été suivie par l'effort
nécessaire au niveau de la mesure pluviométrique. Pendant longtemps, les mêmes séries de
mesures pluviométriques utilisées pour la détermination des courbes intensité-durée-
fréquence, pour les besoins des modèles rationnels, ont été utilisées pour la construction des
pluies de projet. Ainsi, la majorité des pluies de projet repose sur une transformation des
courbes intensité-durée-fréquence en hyétogrammes.

On peut distinguer dans cette catégorie:


- les pluies de projet synthétiques
- les pluies de projet réelles ou historiques

Les données utilisées dans cette étude proviennent de la banque pluviométrique de la direction
des ressources en eaux Guelma (DREG).
Ainsi en utilisant ces données les courbes IDF seront construites et les pluies de projet seront
établies.
Dans un premier temps il sera question de contrôler la qualité des données utilisées. Il sera
question, e, particulier de les vérifier quant a leur homogénéité. Par la suite les données de 24
heures seront converties en pluies de courtes durées. Ces dernières seront soumises à une

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA


Introduction générale

étude statistique, dans laquelle elles seront ajustées à la loi de Gumbel. Les résultats de
l’analyse statistiques seront exploités pour établir les courbes IDF en utilisant la loi de
Montana.
Enfin les pluies de projet seront établies, te ce a l’aide de la pluie de type Chicago.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA


Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA

I.1 Situation Géographique

La ville Guelma se situe au Nord – Est algérien, à environ 60 km au sud de la ville de


Annaba, au cœur d'une grande région agricole à 290 m d'altitude, formant une cuvette
entourée par les monts Constantinois (Aouara, Debbagh, Mahouna); elle s’étend le long de la
vallée de l’oued Seybouse orienté sensiblement Est- Ouest dans le bassin de Guelma. La
plaine alluviale est limitée au Nord-ouest par les reliefs du djebel Debbagh (1408m); au Nord
par les massifs boisés de l’Aouara (932m) et de Béni- Mazzeline; au Sud par le djebel
Mahouna (1411m) et à l’Est par un resserrement de la vallée prés de la station de Nador.
Le bassin de Guelma est localisé dans la zone tellienne de la chaîne alpine de l'Algérie du
nord-orientale. Il a une forme allongée d'Est en Ouest sur 20 km de long et de 3 à 10 km de
large. Cette zone est constituée d'un ensemble de terrasses emboîtées les unes aux autres
correspondant à une dépression de 50 km2 de surface (Gaud, 1988), traversée d'Ouest en Est
par la Seybouse qui constitue le principal cours d'eau superficiel de la région et où viennent se
jeter des petits oueds du bassin versant secondaire (Figure I.1).

.
Figure I. 1 : Réseau hydrographique

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 1
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA

Localisation :

Communes limitrophes de Guelma


El Fedjoudj Heliopolis

Medjez Amar Belkheir

Ben Djerrah Belkheir

Figure I.2 : communes limitrophes de Guelma

I .2 Caractères Physiques Généraux

I.2.1 Orographie
Cette contrée correspond à peu près au réseau hydrographique de L'OUED SEYBOUSE. Elle
est bordée au Nord par cet oued important à l'ouest par le massif des BENI HADDI, au sud
est par L'OUED MAÏZ qui la sépare de l'important massif de la MAHOUNA.
MEDJEZ-AMAR, qui en arabe signifie le gué d’Amar, un peu au sud de Guelma. De ce point
l'oued coule d'abord dans un pays montagneux et richement boisé, puis dans la plaine de Bône
qu'elle traverse du nord au sud.

I.2.2 Hydrographie

La principale particularité des cours d'eau de cette région consiste dans l'irrégularité de leur
débit, caractère commun de la plupart des oueds algériens. Le seul cours d'eau important, est
L'OUED SEYBOUSE, formé, peu avant son entrée dans la commune de Guelma, de L'OUED
CHERF et de L'OUED BOUHAMDANE. Il franchit alors un défilé assez étroit et pénètre
dans le vaste bassin de Guelma qu'il traverse de toute sa longueur en direction nettement
Ouest-Est.
Durant ce parcours, le lit de la Seybouse forme de nombreux méandres, et cette rivière se
trouve alimentée par un important réseau hydrographique compris entre la chaîne atlasique du
tell au Sud et le prolongement de la chaîne numidique du TAYA-DEBBAR au Nord, 1100

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 2
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA

mètres d'altitude. Sur la rive droite, la Seybouse reçoit L'OUED SKHOUN, qui passe au pied
de la ville de Guelma, l'oued Maïz qui forme limite entre cette commune et celles de L'OUED
HARRID et de Millesimo, puis en aval L'OUED ZIMBA et L'OUED BOUSSORRA
descendant du versant oriental du massif de la Mahouna. Nous citerons sur la rive gauche, à
titre d'indication seulement, puisque la Seybouse forme la limite Nord de la commune de
Guelma.
L'OUED BOUFAR, L'OUED TOUTA venus du DJEBEL DEBBAR, et L'OUED BREDAA
recueillant les eaux du Fedjoudj et arrosant les villages de GUELAAT BOUSBAA et
D'HELIOPOLIS.

Il est bon de signaler enfin que la nappe de calcaires travertin aux sur laquelle est construite la
ville de Guelma renferme quelques sources qui alimentent partiellement la ville, mais ces
dernières n'ont généralement qu'un débit assez faible.

I.2.3 Hydrogéologie

Le territoire de la Wilaya de Guelma comporte globalement 04 zones (ou sous bassins


versants) hydrogéologiques distincts :

A/ Zones des plaines de Guelma et Bouchegouf (Moyenne et basse Seybouse) :

Les nappes captives du champ de Guelma s’étendent sur près de 40 Km le long de la vallée
de la Seybouse et sont alimentées par les infiltrations et les ruissellements qui déversent dans
l’Oued Seybouse. Elles enregistrent un débit exploitable de (385) l/s. Elles constituent les plus
importantes nappes de la Wilaya.

Au niveau de la nappe de Bouchegouf, les alluvions paraissent moins perméables que ceux de
la plaine de Guelma. Elle peut contenir une nappe alluviale moins importante.

B/ Zone des Djebels au Nord et Nord-ouest :

Elle s’étend sur toute la partie Nord de la région du territoire de la Wilaya. Elle regroupe toute
la partie de l’Oued Zénati et la partie Nord de la région de Guelma. En dehors de la plaine,
une grande partie de cette zone est constituée d’argiles rouges Numidiennes sur lesquelles
reposent des grés peu perméables. Les sources y sont nombreuses mais tarissent en été. Cette
zone connaît une faible perméabilité en dépit d’une pluviométrie relativement importante.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 3
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA

Cependant, sur les calcaires crétacés inférieurs des Djebels Debagh et Taya, l’infiltration est
probablement importante. Dans l’ensemble et malgré une importante pluviométrie,
notamment dans sa partie Nord, la zone a des potentialités en eaux souterraines assez faibles.

C/ La zone des plaines et collines de Tamlouka :

Il est à remarquer, pour cette région que les structures synclinales du crétacé supérieur
peuvent contenir des nappes actives alimentées par des infiltrations sur les calcaires qui n’ont
pas une bonne perméabilité quand ils sont profonds. Des nappes phréatiques s’établissent dans
les formations quaternaires reposant sur des argiles miocènes. Elles sont drainées par les
différents affluents de l’Oued Charef, mais une partie de leurs eaux s’évapore dans les zones
marécageuses.

D/ La zone des Djebels surplombant les Oueds Sedrata et Hélia :

Cette zone s’étend sur les parties Nord de la région de Tamlouka et Sud de la région de
Guelma et Bouchegouf. Sa partie Sud est certainement la mieux fournie en eau. Elle se
caractérise par la présence de hautes dalles calcaires du crétacé supérieur qui sont perchées
sur des marnes. Des sources assez importantes jalonnent à leur contact. Sur l’autre partie de la
zone (la plus étendue), les dalles calcaires sont plus redressées et fractionnées, et des sources
parfois relativement importantes, jaillissent des calcaires en contact des marnes.

En général, les eaux superficielles constituent les principales ressources (Oued Sedrata et
Oued Hélia).

I.2.4 Hydrologique

Le territoire de la Wilaya de Guelma comporte globalement 06 sous bassins versants


hydrologiques distincts :

a) Oued seybousse moyenne

b) Oued seybousse maritime

c) Oued bouhamdane

d) Oued maleh

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 4
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA

e) Oued charef amont

f) Oued charef aval

I.3 Principaux Oueds

 Oued Seybouse : Il prend sa source à Medjez Amar (point de rencontre entre Oued
Charef et Oued Bouhamdane). Il traverse la plaine Guelma - Bouchegouf sur plus de
45 Km du Sud au Nord. Son apport total est estimé à 408 millions m3/an à la station
de Bouderoua (commune d’Ain Ben Beida).

 Oued Bouhamdane : qui prend sa source dans la Commune de Bouhamdane à l’Ouest


de la Wilaya. Son apport est de 96 millions m3/an à la station de Medjez Amar II.
 Oued Mellah : provenant du Sud-Est, ce cour d’eau enregistre un apport total de 151
millions m3/an à la station de Bouchegouf.
 Oued Charef : Prend sa source au Sud de la Wilaya et son apport est estimé à 107
millions m3/an à la station de Medjez Amar I.

I.4 Barrages Existants

Le barrage de Hammam Debagh sur Oued Bouhamdane d’une capacité de 184 HM3 est
destiné à :

 L’irrigation des plaines de : Guelma, Bouchegouf sur 9.600 ha


 L’AEP de Guelma, Hammam Debagh, Roknia

Le barrage de Medjez Beggar (Ain-Makhlouf) d’une capacité de 2,786 HM3 est destiné à :

 L‘irrigation de 317 ha.

I.5 Le Climat

Le territoire de la Wilaya se caractérise par un climat subhumide au centre et au Nord et semi-


aride vers le Sud. Ce climat est doux et pluvieux en hiver et chaud en été. La température qui
varie de 4° C en hiver à plus de 35° C en été est en moyenne de 17,3° C.

Quant à la pluviométrie, on enregistre :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 5
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA

o 654 mm / an à la station de Guelma


o 627 mm / an à la station de Ain-Larbi
o 526 mm / an à la station de Medjez-Ammar

Cette pluviométrie varie de 400 à 500 mm/an au Sud jusqu’à près de 1000 mm/an au Nord.
Près de 57 % de cette pluviométrie est enregistrée pendant la saison humide (Octobre –Mai).

Pour ce qui est de l’enneigement, on enregistre 12,7 j/an à la station d’Ain-Larbi, et s’il neige
sur les principaux sommets, les risques sur les plaines sont minimes.

Quant au nombre de jours de gelées blanches, il est de l’ordre de :

 11 j/an à la station de Guelma,


 33,5 j/an à la station d’Ain-Larbi ;

Par ailleurs, on ne relève que 2,2 j/an de grêle à la station de Guelma et 3,6 j/an à la station
d’Ain-Larbi,

Mais on enregistre 36,2 j/an de Sirocco, ce qui affecte parfois les productions agricoles,

Ce climat dont jouit la Wilaya de Guelma est assez favorable à l’activité agricole et
d’élevage.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 6
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Introduction

La connaissance des précipitations constitue un élément fondamental pour l’étude et la


compréhension du fonctionnement des systèmes d’assainissement :
 elle est indispensable pour dimensionner un système d’assainissement ;
 elle permet d’évaluer le fonctionnement du système par rapport à des valeurs de
référence, notamment les périodes de retour ou la notion d’événement pluvieux
exceptionnel ;
 elle constitue un paramètre explicatif des débits et des volumes observés sur le
système, et pour partie des masses polluantes transférées dans les réseaux et rejetées
dans les milieux aquatiques ;
 elle permet de caler des modèles de simulation et/ou de dimensionnement ;
 elle permet, à moyen terme, d’établir des statistiques pluviométriques locales
spécifiques d’une agglomération ou d’un bassin versant.

La modélisation du processus pluviométrique aboutit à la définition d'une averse type (signal


d'entrée du système) pour le bassin versant étudié (système). La valeur de ce signal est
généralement approchée par des modèles probabilistes mettant en relation l’intensité, la durée
et la fréquence de l’événement. La notion d'averse type ou de hyétogramme de projet est la
plus ancienne et la plus classique. Cette approche implique qu’une averse de fréquence
donnée se transforme, dans le système, en un débit de même fréquence.

II .1. Acquisition, Traitement et Valorisation des Données Pluviométriques


à Faible Pas de Temps

II .1.1 Aperçu historique sur la mesure de la pluie

Les premières mesures des pluies remontent au IVème siècle avant notre ère et sont liées aux
préoccupations agricoles de différentes civilisations indiennes [CHOCAT & al. 1997].
D’après un manuscrit rédigé en sanscrit (langue Indo-aryenne), la quantité de pluie est
mesurée dans plusieurs régions de l’Inde dès le quatrième siècle avant Jésus-Christ.

En Palestine, à partir du IIème siècle av J.-C. des écrits religieux mentionnent la mesure des
Pluies pour des besoins agricoles.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 7
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

La première référence à des mesures quantitatives lie la pluie est due à Kautilya, célèbre
Ministre du fondateur de la dynastie des Maurya (-382- 184), en Inde. Dans son traité «Des
sciences politiques et administratives», estimé de la fin du quatrième siècle, on trouve la
première citation sur l’utilisation du pluviomètre. Chronologiquement après le livre de
Kautilya, la mention la plus ancienne d'une mesure de pluie apparaît dans un livre d'écrits
religieux palestiniens, connu sous le nom de Mishnah (ou Michna) dans lequel il est relaté
environ 400 années d'activités culturelles et religieuse en Palestine.
Il a été mis en évidence que des pluviomètres avaient été utilisés à "époque correspondant à la
Mishnah, La pluie était enregistrée pendant une année complète, et l’année était divisée en
trois périodes:
 Celle des premières pluies d’automne qui mouillent la terre et l’accommodent pour
recevoir les semences ; c’est le signal pour commencer les labours
 La seconde période des pluies importantes d’hiver qui saturent le sol, remplissent les
citernes et les étangs et réalimentent les sources (de mi-décembre à mi /fin mars)
 Enfin les pluies de printemps (de mi-mars à avril/mai) qui sont a l’origine de
l’accroissement des épis de mais, permettant au blé et a l’orge de supporter le coup de
chaleur de l’été, et sans lesquelles la récolte serait perdue.

Sans qu'il soir possible de déterminer si les chiffres qui sont fournis correspondent à des
mesures d'une année donnée, ou s'il s'agit de moyennes, les valeurs indiquées pour ces
différentes périodes sont les suivantes:

Tableau II.1 : mesures de pluie annuelle selon Mishnah en Palestine

Période Désignation
Première période 1 tefah
Deuxième période 2 tefahs
Troisième période 3 tefahs

Pluie annuelle 6 tefahs= 540 mm

Il est intéressant de noter que la pluie annuelle de 540 mm s'inscrit assez bien parmi les
valeurs publiées dans un document de synthèse américain (1969) fournissant les moyennes
interannuelles à deux stations palestiniennes :
Haïfa : 665 mm

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 8
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Jérusalem : 500 mm
Le premier pluviomètre connu date de 1441 et a été trouvé en Corée. Il était en bronze. Un
réseau de mesures des précipitations couvrait alors toute la Corée et les résultats étaient
collectés pour le roi Sejo de Corée.
En 1639, Benedetto Castelli (1577-1644) effectue sa première mesure de précipitations,
souhaitant connaître l’apport en eau d’un épisode pluvieux pour le lac de Trasimène. Il met un
peu d’eau dans un récipient en verre cylindrique et repère le niveau correspondant ; il expose
ensuite le récipient à la pluie et marque toutes les heures d’un repère le niveau atteint par
l’eau.
En 1663, l’Anglais Christopher Wren (1632-1723) construit le premier météographe. Cet
appareil enregistre plusieurs paramètres météorologiques tels que la température de l’air, la
direction du vent et les précipitations. Son pluviomètre était constitué d’un entonnoir
récepteur et de trois compartiments qui récupèrent chaque heure à tour de rôle les
précipitations. Dans le même temps, Wren présente le principe des augets à basculement, dont
le mécanisme est encore présent dans les pluviomètres actuels. Le pluviomètre à augets est
repris par Hooke en 1670, dans une invention complexe mesurant divers paramètres
météorologiques.
Au fil des années, les mesures de pluie se généralisent et les pluviomètres se perfectionnent,
bien que les principes de construction n’aient pas beaucoup évolué depuis les premiers. Seules
la forme et la dimension du cône de réception (et du récipient de stockage quand celui-ci est
distinct) ont changé selon les pays et les époques.
Divers pluviomètres enregistreurs ont été inventés : les pluviomètres à augets basculants
connus dès le XVIIème Siècle, les pluviomètres enregistreurs à flotteurs, utilisés à partir du
XIXème siècle et les pluviomètres à balance.

En Europe, les premières mesures des pluies sont plus récentes. Elles ont débuté dans les
grandes villes aux alentours du XVIIème siècle. Ces observations anciennes ne permettaient
de connaître les précipitations qu'à l'échelle de la journée ou au mieux de l'heure.

De plus, la faible densité spatiale des observations ne permettait pas de comprendre et de


modéliser la dynamique des phénomènes.
L’application de l’hydrologie dans le domaine urbain nécessite de connaître les
caractéristiques des précipitations à des échelles de temps courtes, inférieures à l'heure et sur

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 9
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

des pas d'espace fins, de l'ordre de l'hectare. Ces contraintes expliquent l'évolution des
appareils de mesure et la création de réseaux. Dans un premier temps, ces réseaux de mesure
ont permis de définir des pluies de projet.
Plus récemment, la philosophie en matière d'analyse pluviométrique a évolué. Les recherches
actuelles s'orientent de plus en plus vers l'utilisation non plus d'averses types, mais de
générateurs stochastiques d'averses permettant de simuler une multitude d'averses dans des
conditions de variabilités spatiales et temporelles très diverses.

II.1.2 Acquisition des données pluviométriques

II .1.2.1 Principe de mesure

Il existe deux catégories principales d’appareils de mesure des précipitations : les


pluviomètres et les pluviographes. Les pluviomètres indiquent la hauteur d’eau totale
précipitée, en mm (1 mm = 1 L/m2 = 10 m 3/ha), sur des durées généralement égales à 24
heures. Les pluviographes permettent de déterminer le cumul de la hauteur de pluie précipitée
au cours du temps, et donc de déterminer l’intensité de la pluie, en mm/h, sur des pas de
temps courts de l’ordre de 1 à 6 minutes en général, les pas de temps étant fixes ou variables.
Il existe plusieurs types de pluviographes, avec des technologies différentes.

II 1.2.2 Pluviomètres
Les pluviomètres, dont les modèles sont très divers, indiquent la hauteur d’eau précipitée
pendant un intervalle de temps donné, en général 24 heures (Figure II.1). L’eau collectée par
la surface réceptrice est conservée dans un récipient gradué directement en millimètres d’eau.
La lecture du volume permet de connaître la hauteur de pluie précipitée. Après lecture, le
récipient est vidé et remis en place.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 10
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Figure II.1 : principe du pluviomètre

Pour réaliser une mesure de la hauteur des précipitations, il faut :


 un collecteur, pour rassembler la quantité de précipitation,
 une surface définie, traversée par les précipitations,
 un système de mesure pour comptabiliser la hauteur d’eau.

L’intérieur du pluviomètre est constitué d’un revêtement particulier pour limiter le mouillage.
De plus, pour rassembler l’eau et lui permettre de s’écouler sans risque de rejaillissement, le
cône doit être en forme d’entonnoir suffisamment profond. Une crépine effectue un filtrage et
évite que le pluviomètre ne se bouche. Le collecteur est relevé jusqu’à une hauteur de 1 m
afin d’éviter le rejaillissement de l’eau de l’extérieur vers l’intérieur du pluviomètre. Enfin,
les bords de la bague (partie supérieure du collecteur) sont biseautés sur l’extérieur pour
assurer une meilleure captation des gouttes de pluie ; on limite ainsi l’incertitude de mesure
causée par un bord arrondi (voir figure II.2).

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 11
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Figure II.2 : Le pluviomètre

Grâce à un pluviomètre, on mesure la quantité de précipitation atteignant le sol, aussi appelée


lame d’eau et s’exprimant en millimètre. La hauteur de précipitation est définie comme
l’épaisseur d’eau liquide couvrant le sol, un millimètre de pluie représentant un litre d’eau au
mètre carré. Elle s’exprime comme le quotient d’un volume d’eau précipitant par une section,
soit la formule :

( )
( )
( )

Et le schéma suivant :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 12
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Figure II.3 : Détermination de la hauteur des précipitations,

II .1.2.3 Installation d’un pluviomètre

Afin de limiter au maximum les erreurs de mesure citées précédemment, quelques précautions
sont à prendre lors de l’installation d’un pluviomètre.
D’après une recommandation de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale), la surface
de la bague réceptrice du pluviomètre doit se situer entre 0,5 et 2 m du sol. D’autre part, il
faut veiller lors de son installation à ce que la surface réceptrice du pluviomètre soit bien
horizontale. Le pluviomètre doit être installé dans un endroit plat ; la pente du terrain
environnant le pluviomètre doit être inférieur à 19°. A l’idéal, la distance entre le pluviomètre
et un obstacle (un arbre par exemple) devrait être supérieure à quatre fois la hauteur de cet
obstacle. Par exemple, si un arbre de 2 m de haut se situe sur le site où doit être installé un
pluviomètre, il faudra le positionner à au moins 8 m de l’arbre. Le pluviomètre doit être

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 13
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

dégagé de tout obstacle afin de limiter la turbulence autour de l’instrument. Un obstacle est un
objet donc la largeur angulaire est de 10° ou plus.

Figure II.4 : Schéma illustrant la classe 1 du pluviomètre (installation idéale)

II 1.2.4 Le pluviographe

L'appareil de base, le plus répandu, est le pluviographe à augets basculeurs. Cet appareil capte
les précipitations à travers une surface horizontale de façon analogue aux pluviomètres
traditionnels.
Le principe de cet appareil est très simple (Figure. II .5 à II .8) L’eau de pluie est recueillie
dans un cône de réception appelé impluvium et s’écoule à travers un ajutage calibré vers un
auget. Lorsque cet auget est rempli, il bascule sous l’effet du déplacement de son centre de
gravité : l’eau s’écoule à l’extérieur de l’appareil et l’auget opposé se remplit à son tour
jusqu’au prochain basculement. Lors de chaque basculement, un dispositif couplé aux augets
permet de fermer un contact électrique. Les impulsions électriques sont horodatées et
enregistrées sur une centrale d’acquisition de données.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 14
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Figure II.5: principe de fonctionnement d’un pluviographe à augets basculants

Figure II.6

Figure II.7 Figure II.8

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 15
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Le choix de la surface de réception du cône (de 400 à 2000 cm2) et de la masse d’eau pour
laquelle l’auget bascule (de 4 à 20 g) permet de faire correspondre un basculement au passage
d’une quantité de pluie donnée et détermine donc la résolution du pluviographe. Pour les
besoins de l’hydrologie urbaine, une résolution de 0,2 mm ou 0,1 mm dans certains cas est
nécessaire et suffisante (voir Tableau II.2).

Tableau II.2: résolution des pluviographes en fonction de la surface de réception et de la


masse nominale de l’auget

Surface de Diamètre de la Masse nominale de Résolution du


réception (cm2) surface de réception l’auget (g) pluviographe (mm)
1000 35.7 20 0.2
400 22.6 20 0.5
400 22.6 8 0.2
400 22.6 4 0.1
200 15.9 2 0.1

L’auget bascule pour une masse d’eau de 20 grammes (soit une hauteur de 0,2 mm) dans le
cas d’une bague de 1000 cm² de surface.
Lorsque la contenance de l’auget est atteinte, celui-ci bascule brusquement, ce qui provoque
la fermeture brève d’un circuit électronique et le déversement de son contenu d’eau (voir fig.
II.9 schéma de gauche).
Le second auget se place en position de remplissage, et puis bascule lorsque la masse d’eau
requise est atteinte en produisant la fermeture de contact et en se vidant à son tour
(voir fig. II .9 schéma de droite).
Les impulsions sont enregistrées par une station d’acquisition automatique et l’enregistrement
continu permet de déterminer les hauteurs d’eau et l’intensité des précipitations.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 16
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Figure II.9: Schéma d’un transducteur

II 1.2.4.1 Incertitude, sensibilité du capteur


La résolution de la mesure correspond à un basculement. Elle dépend de la surface de collecte
et de la masse nominale de basculement de l’auget, pour une surface de 1000 cm² et une
masse de 20 g, elle est de 0,2 mm de hauteur d’eau.
L’appareil est réglé pour minimiser l’erreur aux faibles intensités de précipitations ;
l'exactitude de mesure, hors erreurs de captation, est de + ou - 4% pour les faibles intensités
les plus courantes. Avec des intensités très fortes (> 150 mm/h), l'erreur maximale peut
atteindre - 10% (erreur négative car la mesure est toujours sous estimée). Elle est corrigée
numériquement par les systèmes d’acquisition récents.

Les erreurs de mesure sont dues essentiellement :


 Aux grandeurs d’influences comme le vent (Figure II.10) et la température,
 Aux caractéristiques et à l’état du cône de réception (mouillage),
 A l’implantation du pluviomètre (proximité d’obstacles),
 Au transducteur (erreur de surremplissage, mauvais basculements des augets,
débordement, résolution temporelle).
Le vent dévie la trajectoire des précipitations et engendre donc un déficit de captation. Ce
déficit est d’autant plus élevé que les précipitations sont constituées de particules légères
comme les flocons de neige. Le vent crée de plus des turbulences autour du cône de réception
qui perturbent la collecte.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 17
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Figure II.10 : Schéma illustrant les perturbations dues au vent

Les pluviographes à augets sont très répandus et leur coût est modique. La technologie en est
bien connue et de nombreux équipements d'enregistrement numériques et logiciels de
traitement des données existent sur le marché. Par contre, ce sont des appareils fragiles qui
nécessitent une surveillance et une maintenance régulières pour éviter toute dérive. Le réglage
mécanique de l'équilibre des augets doit être réalisé avec soin. Ils sont par ailleurs sujets à
plusieurs incertitudes de mesure qui conduisent généralement à une sous-estimation des
précipitations réelles. D’où la nécessité d’un étalonnage
Lorsque la mesure est effectuée par un pluviomètre enregistreur (à augets, par exemple), on
peut déduire de la fréquence des basculements et de la contenance des augets l’intensité des
précipitations. Elle est fixée par des seuils communs et s’exprime en mm/h. Le tableau suivant
donne la correspondance entre intensité et qualificatif pour la pluie et la bruine.

Tableau II.3 : Relation entre intensité et qualificatif pour la pluie et la bruine

Intensité/type de Bruine Pluie


précipitations
Faible <0.4 mm/h 1 à 3 mm/h
Modérée <0.9 mm/h 4 à 7 mm/h
Forte >1 mm/h > 8 mm/h

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Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

II 1.2.4.2 Autres types de pluviographes

Il existe d’autres types de pluviographes plus anciens ou plus rares tels que :
- pluviographe à siphon ;
- pluviographe à flotteur ;
- pluviographe à bascule.

 Enregistreur à flotteur

Dans ce type d'appareil, les précipitations passent dans un récipient contenant un flotteur
léger; le mouvement vertical du flotteur lorsque s'élève le niveau de l'eau, est transmis par un
mécanisme approprié qui actionne un stylet sur un diagramme. En ajustant les dimensions de
l'entonnoir récepteur, du flotteur et du récipient qui le contient, on peut obtenir sur le
diagramme toutes les échelles souhaitées. Pour que l'appareil fournisse un enregistrement
pour une période utile (au moins 24 heures), il faut que le récipient dans lequel plonge le
flotteur ait un volume important (auquel cas l'enregistrement est comprimé sur le diagramme)
ou qu'on ait prévu une vidange rapide et automatique de ce récipient lorsqu'il est plein, le
stylet revenant alors au bas du diagramme. Pour ce faire, on utilise en général un siphon. Le
siphonnage doit démarrer totalement à un instant donné pour éviter tout risque de
débordement, soit au début, soit à la fin de l'opération, laquelle ne doit pas excéder 15
secondes. Dans certains instruments, le récipient contenant le flotteur est monté sur des
couteaux de balance et bascule lorsqu'il est plein; la poussée de l'eau amorce le siphonnage et
lorsque le récipient est vide, il revient dans sa position originale. D'autres appareils ont un
siphonnage forcé qui assure la vidange en moins de cinq secondes.
D'autres encore comportent un petit récipient auxiliaire, qui récupère la pluie tombée pendant
l'opération de vidange, et se vide dans le récipient principal lorsque le siphonnage est terminé,
assurant un enregistrement correct de la pluie totale (Figure II.11).
Un dispositif de chauffage doit être installé dans le pluviomètre s'il y a des risques de gel
pendant l'hiver. Il empêchera l'eau de causer, en gelant, des détériorations au flotteur et à son
récipient et permettra d'enregistrer la pluie pendant cette période. Si on dispose du courant
électrique, un petit élément chauffant ou une petite lampe électrique de faible puissance peut
suffire; autrement, on fera appel à d'autres sources d'énergie. Un système pratique consiste à
entourer le récipient d'une bande chauffante branchée sur un accumulateur à grande capacité.
La quantité de chaleur fournie devrait être maintenue au strict nécessaire pour empêcher

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 19
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

le gel, car la chaleur dégagée peut avoir des répercussions sur l’exactitude des observations en
modifiant le mouvement vertical de l'air au-dessus du pluviomètre et en augmentant les pertes
par évaporation.

Figure II.11 : Pluviographe à siphon (boitier ouvert

 pluviographes à bascule

Dans ces appareils, le poids du récipient plus la quantité de pluie recueillie depuis le début de
l'enregistrement, sont enregistrés en continu, soit au moyen d'un mécanisme à ressort, soit par
un système de balance (Figure II.12). Toutes les précipitations sont ainsi enregistrées au fur et
à mesure qu'elles sont recueillies. Ce type de pluviomètre n'est habituellement équipé d'aucun
dispositif automatique de vidange mais, grâce à un système de leviers, le stylet peut parcourir
la largeur du diagramme autant de fois que l'on veut. Ces pluviomètres doivent être conçus de
façon à éviter des pertes excessives par évaporation, celle-ci pouvant être réduite en ajoutant
dans le récipient une quantité d'huile suffisante ou tout autre produit évitant l'évaporation, afin
de former une pellicule à la surface de l'eau. Les inconvénients dus aux oscillations de la
balance par vent fort peuvent être surmontés, au moins partiellement, par l'adjonction d'un
amortisseur hydraulique. Ce type d'appareil est particulièrement indiqué pour mesurer les
chutes de neige, de grêle, et de neige mélangée à de la pluie. Il enregistre en effet les
précipitations solides sans attendre qu'elles aient fondu.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 20
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Figure II.12: pluviographe à bascule.

Ces pluviographes sont peu utilisés en hydrologie urbaine, le pluviographe à siphon est par
exemple le modèle le plus utilisé en Allemagne.

De nouveaux pluviographes à pesée sont apparus sur le marché depuis les années 1980, qui
devraient à terme supplanter les pluviographes à augets car ils sont moins sujets aux dérives
mécaniques. En dehors des pluviographes classiques précédemment présentés, d’autres
instruments « non captant » ont été développés, qui permettent de mesurer les spectres de
taille des gouttes d’eau:

spectropluviomètre optique (mesurage de la variation d’atténuation ou de scintillement


optique provoquée par des gouttes de pluie traversant un volume d’échantillonnage de
quelques cm3) ;
disdromètre (mesurage de la quantité de mouvement des gouttes de pluie, et donc
évaluation indirecte de leur taille).

Les spectropluviomètres optiques les plus récents mesurent également la vitesse des gouttes,
ce qui permet une évaluation directe de leur énergie cinétique, alors que les disdromètres
classiques déterminent la vitesse des gouttes à partir de leur taille et d’une relation empirique
entre cette taille et la vitesse de chute. Ces pluviomètres non captant ne seront pas décrits en
détail dans ce document.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 21
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Chacun des appareils présentés précédemment présente des avantages mais aussi des
inconvénients. Le tableau suivant donne les critères, qui peuvent assister les opérateurs dans
le choix de l’appareil le plus approprié.

Tableau II.4: critères de choix des appareils de mesures de la pluie

Avantages inconvénients

Pluviomètre -simplicité. -Trop simple pour des études en


totalisateur hydrologie.

-Le pas de temps trop longs.

- pas d’information sur l’intensité


des précipitations.

-cout relativement simple. -obstruction de l’ajutage.


Pluviographe à
augets -très utilisé. - Sous -estimation des fortes
intensités.
-Forme en verre à pied
moins sensible aux -étalonnage complexe.
turbulences.
-acquisition des données à pas de
temps variable/ risque de problème
pour l’utilisation des données.

-mesure en continu de -Cout plus important à l’achat.


l’événement pluvieux.
Pluviographe à -consommation électrique.
pesées Forme cylindrique plus sensible
-risque réduit d’obstruction aux turbulences.
de l’ajutage.

-mesure des intensités très


élevée.

-étalonnage, vérification et
réglage relativement
simples.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 22
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

La pluie constitue l'entrée du système de l'assainissement pluvial et donc la donnée principale


nécessaire à la compréhension de son fonctionnement et de sa gestion. Avec l'évolution des
besoins des gestionnaires des réseaux d'assainissement au cours de ces dernières années, la
connaissance fine du phénomène des précipitations est devenue indispensable à l'élaboration
du schéma général de l'assainissement pluvial dans les agglomérations urbaines.

Les données expérimentales choisies pour cette étude proviennent de la banque de données
pluviométriques de la direction des ressources en eaux (Guelma). Nous avons détaillé dans
un chapitre précèdent le système d'acquisition et de contrôle de la qualité de ces données.
Nous insistons sur l'importance de la qualité des données pour toute étude de spatialisation
des données pluviométriques enregistrées à partir d'un réseau de pluviographes à des faibles
pas de temps.
L’événement pluvieux le plus intense de chaque année est retenu pour la durée t choisie. Un
échantillon de n valeurs pour n années d'observations peut alors être constitué. Cette
procédure est la plus simple et c'est celle qui était la plus généralement employée.
Nous avons sélectionné un échantillon regroupant les 22 plus fortes événements pluvieux
enregistrés sur l'agglomération nancéienne de 1988 à 2009.
Les pluies de projet qui peuvent être adoptées pour élaborer le diagnostic du fonctionnement
hydraulique du réseau pluvial de la ville de Guelma sont des pluies de durée 4 heures et de
période intense 30 minutes, de type double-triangle centré. De tels types de pluies sont
préconisés par le Laboratoire d'Hydrologie Mathématique de Montpellier (Guide de
construction et d'utilisation des pluies de projet, 1983) car ils offrent une bonne
représentativité de la structure réelle des précipitations intenses qui ont lieu en été dans le
bassin méditerranéen.

II.1.2.4.3 Variabilité spatiales de la pluie et densité des pluviographes

Pour des bassins versants étendus (plus de quelques dizaines d’hectares), il est nécessaire de
disposer de plusieurs pluviographes pour obtenir une incertitude acceptable sur les lames
d’eau précipitées, en raison de la variabilité spatiale et temporelle des phénomènes pluvieux.
En effet, la pluie n’est pas homogène sur toute la surface du bassin versant, elle varie dans le
temps et se déplace. Ces phénomènes jouent un rôle important dans l’estimation des débits et
des volumes ruisselés. De nombreuses études ont été réalisées sur cette question et fixer une
densité idéale de pluviographes est difficile : cette densité dépend des objectifs fixés (que

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 23
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

veut-on connaître ?), du pas de temps d’acquisition des données et de la taille du bassin
versant. Dans tous les cas, il faut tenir compte des particularités locales : relief, microclimat,
vents dominants, urbanisation, etc.
Pour assurer dans 75 % des cas une incertitude sur la lame d’eau précipitée sur le bassin
versant inférieure à 20 %, Paturel et al. (1986) proposent les densités indiquées (Tableau II.5)
déterminées à partir de plus de 270 000 simulations de répartition des pluviographes sur les
bassins versants.

Tableau II.5: densités de pluviographes d’après Paturel et al. (1986)

Aire du bassin versant Nombre de pluviographe


(ha)
≤ 50 1-2
50-100 2-3
100-500 4-5
500-1000 6-7
1000-2000 7-10
2000-3000 10-12
3000-4000 12-14
4000-5000 14-16
5000-10000 16-20
10000-20000 20-50

Dans un rapport à l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) la règle empirique


suivante pour l’implantation des pluviographes en zone urbaine est proposée : 1 – 1 – 0,1.
Cela correspond à 1 pluviographe pour 1 km2, avec un pas de temps d’observation de 1
minute et un pas de hauteur de pluie de 0,1 mm. Ces recommandations sont généralement
considérées comme une densité idéale.

L'utilisation des pluviographes est donc très fréquente. La généralisation de ces appareils
s'explique par leur robustesse et leur coût relativement faible. En contrepartie, l'information
recueillie n'est que ponctuelle. La mise en place d’un réseau d’appareil doit être élaborée pour
que les observations permettent d’avoir une idée de l'extension spatiale des précipitations.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 24
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Ce type de réseau doit, dans la mesure du possible, avoir une forte densité spatiale, de l'ordre
de un pluviographe par km2. La mesure des précipitations peut également être effectuée par
mesure radar. On obtient une vision spatiale détaillée des zones de précipitations. Toutefois,
en un point donné, la mesure par un pluviomètre reste plus précise que celle effectuée par un
radar

II.1.2.5 Dépouillement des pluviogrammes

Le dépouillement d'une série de mesures pluviométriques doit répondre à un objectif bien


précis. En effet, si la conception d'un déversoir d'orage ou le dimensionnement d'un bassin de
rétention nécessitent la connaissance des fréquences des pluies extrêmes sur des pas de temps
très courts de l'ordre de quelques minutes, la hauteur de la pluie annuelle est largement
suffisante pour étudier l'alimentation d'une nappe phréatique. Pour l'exploitation des données
pluviométriques en milieu urbain ce sont les hauteurs des pluies extrêmes à des faibles pas de
temps qui sont les plus utilisées.
L'enregistrement permet de représenter un pluviogramme (figure II.13). C'est une suite de
"marches d'escaliers" de hauteur correspondant au volume fixe.
Les pluviogrammes enregistres sont dépouillés pour en extraire des informations
pluviométriques exploitables. Le dépouillement se fait pour un intervalle de temps donne, dit
de référence, pouvant aller de quelques minutes (5 à 10) à quelques heures.
On appelle dépouillement l’opération de lecture des enregistrements pluviographiques. Il
permet d’obtenir des pluies partielles Δ h, de durée allant de 5mn, 10mn, 20mn, 30mn, 1h a
plusieurs heures selon la durée du pluviogramme (horaire, hebdomadaire ou mensuel) et la
durée Δt de dépouillement. Ces pluies partielles permettent de tracer les hyetogrammes et de
définir l’intensité de pluie. En effet, dans l’analyse des données de pluie, la notion du temps
est importante, celle de la hauteur est insuffisante. Une pluie de 10mm tombée dans un bassin
sur une durée de 24 h ne provoquera pas la même réponse de ce bassin que si elle est tombée
en une durée plus petite ou plus grande. On définit alors l’intensité de pluie au temps t. Elle
représente la lame d'eau tombée par unité de temps et caractérise une énergie provoquée par la
hauteur de pluie Δ h de durée, Δt (Voir tableau II.6).

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 25
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

Tableau II.6: la lame d'eau tombée par unité de temps et caractérise une énergie provoquée
par la hauteur de pluie Δ h de durée, Δt

Temps Hauteur Δt Δh Intensité


(min) (h) (min) (mm) (mm/h)
to ho Δ t 1 =t 1 - t o Δ h 1 =h 1 - h o i 1 = (Δ h1 /Δ t 1)/60
t1 h1
t2 h2 Δ t 2 =t 2 - t 1 Δ h 2 =h 2 - h 1 i 2 = (Δ h2 /Δ t 2)/60
. .
. .
t n-1 h n–1
Δ t n =t n - t n -
tn hn 1 Δ h n =h n - h n - 1 i n = (Δ h n / Δ t n)/60

En particulier, dans l'étude et dimensionnement de certains ouvrages hydrauliques tel que les
réseaux d'assainissement des eaux pluviales en hydrologie urbaine, on considère plutôt la
notion d'intensité de la pluie.

Figure II.13: L'enregistrement d’un pluviogramme

 L'intensité de précipitation :

II.1.2.6 Hyétogramme
L’ hyetogramme est la représentation, sous la forme d'un histogramme, de la variation de la
pluie dans le temps tel que présenté a la (figure II.14) ci-dessous. C'est donc un graphique

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 26
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

chronologique ou l'on porte en ordonnée les pluies partielles en mm et en abscisse la période


de temps du dépouillement.

Figure II.14 : hyétogramme incrémental

II.1.2.7 L'intensité maximale

L'analyse de l'intensité moyenne maximale de la pluie à une station (pluie ponctuelle) a fait
l'objet de nombreux travaux, surtout quand il s'agit d'étudier les courtes pluies orageuses qui
conditionnent le dimensionnement des ouvrages d'assainissement. Pour urie durée Δt prise en
compte au cours d'un événement pluvieux, le rapport

de la hauteur de la pluie recueillie Δh à cette durée est une fonction de Δt dont la valeur
diminue lorsque Δt augmente. A égalité d'intensité, les pluies qui occasionnent le débit
maximum en un point du réseau d'écoulement sont celles dont la durée des précipitations est
au moins égale au temps nécessaire à l'eau pour s'écouler depuis l'élément hydrologiquement
le plus éloigné (en amont ) du bassin versant en cause jusqu'au point considéré. Ce temps est
appelé temps de concentration du bassin ; il peut varier de quelques minutes à une ou deux
heures suivant l'étendue et la topographie du bassin. En partant de cette notion de temps de
concentration, le débit maximum à l'exutoire est obtenu pour une intensité maximale qui a une
durée égale à ce temps. Ce concept de temps de concentration est à la base de nombreux

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 27
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

modèles d'estimation de la valeur du débit maximum. Il est donc indispensable pour toute
étude hydrologique de connaître l'intensité moyenne maximale correspondant à un intervalle
de temps Δt égal au temps de concentration des différents points du réseau, et qui sera atteinte
ou dépassée une fois en 5, 10, 20 ans ...

On relève aussi les intervalles pour lesquels on aura enregistre la plus grande hauteur de pluie.
Le rapport de cette hauteur Δh max a la durée Δt considérée est l'intensité maximale de durée
Δt.

II.1.3 Traitement statistique des données pluviométriques

Les résultats de mesure fournis par les pluviographes à augets basculants ou à pesée
requièrent des traitements pour en dégager les informations pertinentes en vue d’une
exploitation ultérieure.
Les données enregistrées par les pluviographes correspondent aux temps écoulés au cours
desquels une quantité définie de pluie (0,1 mm, 0,2 mm ou 0,5 mm) s’est précipitée. Bien
évidemment, durant cet intervalle de temps, l'intensité de la pluie est par défaut considérée
comme constante. Pour des raisons pratiques de traitement et d'archivage des données, les
observations des pluviographes sont transformées arbitrairement en quantité de pluie par pas
de temps fixe (en général 6 mn). L’intensité des averses peut alors être caractérisée soit par
leur fréquence (probabilité) soit par leur durée.

II.1.3.1. Définitions de l'intensité maximale par événement


Les chroniques de précipitations sont constituées d'alternances de périodes de pluies et de
non-pluie (durées sèches). Bien que le vocabulaire change d'un auteur à l'autre, deux notions
élémentaires peuvent être distinguées :

 L'épisode pluvieux couvre généralement une durée allant de la journée à plusieurs


semaines au cours desquelles des précipitations sont enregistrées. Suivant les points de
vue, le changement d'épisode intervient lorsque la situation météorologique se modifie
(climatologue) ou lorsqu’une période sèche est suffisamment longue pour que le
réseau de drainage retrouve une situation de période sèche (aménageurs) ;

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 28
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

 L'averse qui est une période pendant laquelle les intensités de pluie présentent un seul
et unique maximum.
La figure suivante (II.15) illustre la façon traditionnelle de travailler dans une optique
d'aménageur.

Figure II.15: Définition des épisodes et des averses selon les principes d’aménagement

Traditionnellement, deux approches permettent de constituer l'échantillon de précipitations


extrêmes :

• Selon la première approche, l'événement pluvieux le plus intense de chaque année est retenu
pour la durée t choisie. Un échantillon de n valeurs pour n années d'observations peut alors
être constitué. Cette procédure est la plus simple et c'est celle qui était la plus généralement
employée. Notons bien sur qu'il est préférable dans ce cas de travailler par saison.

• Selon la seconde approche, les intensités maximales de tous les épisodes ayant dépassé un
seuil sont retenues. Dans ce cas et selon le seuil choisi, la taille de l'échantillon peut être
étoffée en retenant les 2n à 4n plus forts événements en n années. Cette méthode préconisée
par Miquel est connue sous le nom de méthode des "supseuil" [MIQUEL 1984].

II.1.3.2 Présentation des analyses des données pluviométrique :

L’ensemble des données pluviométriques journalières mensuelles ou annuelles forme une


vaste série de chiffres assez peut facile à utiliser à l’état brute.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 29
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

 Données à échelle journalière :

Cette étude n’implique aucune réduction préalable des données. On peut seulement
estimer la pluie moyenne journalière.

( )

 Données à échelle mensuelle :


A fin de réduire les données pluviométrique journalière on calcule en peut aussi pour
caractériser le régime des précipitations tracer la courbe des hauteurs moyennes
mensuelles pour chaque moins et la courbe des hauteurs maximale ou minimale
mensuelle.

( )

 Données à échelle annuelle


C’est le module pluviométrique moyen ou la hauteur moyenne des pluies tombées annuelles
pris sur une série d’années. Statistiquement cela revient à calculer la moyenne arithmétique
comme valeur centrale de la série d’observation ce paramètre varie avec la longueur de la
période d’observation.

( )

II.1.3.3 Analyse analytique des pluies

L’intensité, la durée et la fréquence sont les caractéristiques essentielles d’une pluie.

Durée :C’est l’intervalle de temps " Δt " qui s’écoule entre le début et la fin d’une
pluie, elle est souvent mesurée en minute.

Fréquence :Soit une averse (pluie) de durée " t " et de hauteur " h " si au cours d’une
période de " n " années on a enregistré " N " fois cette averse, on dira que la
fréquence de cette averse est :

( )

Où :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 30
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données

N : nombre d’enregistrement.
n : nombre d’année d’observation.
On appelle aussi période de retour " T " ou intervalle de récurrence d’une pluie l’inverse
de la fréquence.

( )

C’est à dire la période de retour est le nombre d’années au cours duquel, en moyenne l’averse
considérée surviendra seulement une fois.

Intensité : c’est la hauteur de pluie tombée dans l’unité de temps, comme l’intensité d’une
pluie n’est pas constante pendant toute sa durée, on peut ainsi définir l’intensité instantanées,
l’intensité maximal et l’intensité moyenne.

En réalité l’intensité varie à chaque instant, on représente cette variation en pratique par
deux courbes que l’on déduit des informations données par les pluviographes.

( )

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 31
Chapitre III Les Courbes IDF

Introduction

Les pluies servent entre autre à estimer le débit de projet pour tout aménagement hydraulique.
Elles sont caractérisées par une grande variabilité dans le temps et dans l’espace. On définit
une averse comme un épisode pluvieux continu dont la durée peut être courte ; de l’ordre de
quelques minutes ou longue ; de l’ordre de quelques heures à quelques jours. Elles peuvent
aussi intéresser une superficie variable allant de quelques kilomètres carrés (orage) à quelques
milliers (pluies cycloniques). Une averse est caractérisée par sa hauteur, sa durée, son
intensité moyenne, sa période de retour,….

L’averse est une précipitation dont l’intensité varie rapidement et qui s’accompagne
d’éclaircies

Pluie = Phénomène variable :

• dans le temps
• une averse peut durer de quelques minutes à quelques 100 heures
• on peut s’intéresser à la valeur de cette variable sur 10 heures (analyse d’un
événement) sur l’année (analyse climatologique)
• et dans l’espace
• la superficie touchée par un orage peut être de quelques km2, par une pluie cyclonique
de quelques 1000 km2
• on peut s’intéresser à la valeur de cette variable à l’échelle d’un petit bassin versant
(quelques km2) et à l’échelle d’un continent (analyse climatologique)

III.1 Définition des Courbes IDF

La courbe IDF (Réméniéras, 1980) est une relation entre l'intensité moyenne maximale i de
pluie (mesurée en mm/h), la durée de référence ou résolution (ou durée d’agrégation) d de
cette pluie (mesurée en minutes) et la période de retour de l'événement pluvieux T (mesurée
en années) (T=1/p) :

Où p est la probabilité de dépassement annuelle.

Les relations entre l’intensité, la durée et la fréquence d'apparition des pluies sont étudiées

statistiquement et reportées selon des courbes caractéristiques appelées les courbes IDF.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 32
Chapitre III Les Courbes IDF

En pratique, on remplace généralement la fréquence de dépassement F par la période de


retour T associée, définie comme l’intervalle de temps moyen séparant deux événements dont
l’intensité moyenne ou la hauteur atteint ou dépasse un seuil donné. La période de retour T est
généralement exprimée en années.

 la transformation des valeurs brutes en une série de valeurs maximales annuelles sur
différentes durées, puis

 l’ajustement consolidé ou non des lois de probabilité à ces séries de valeurs extrêmes.
Cette dernière étape a un impact majeur sur la validité des estimations des occurrences
des extrêmes.

L’information sur la pluviométrie est de première importance pour la vie quotidienne. Plus
spécifiquement les ingénieurs ont besoin de connaître les paramètres de la pluie probable afin
de dimensionner les ouvrages qu’ils projettent ou qu’ils entretiennent. Les autorités ont, elles,
besoins de ces mêmes paramètres pour décider des objectifs de protection. A titre d’exemple
on peut citer:

• Dimensionnement de drainages agricoles ;


• Dimensionnement de canalisations d’évacuation des eaux pluviales ;
• Corrections de cours d’eau ;
• Dispositifs d’infiltration des eaux pluviales ;
• Dispositifs de rétention des eaux pluviales ;
• Etc.

L’exemple le plus courant d’utilisation de l’information que l’on obtient de courbes IDF est la
méthode rationnelle ou méthode du temps de parcours : Dès lors que l’on a pu estimer le
temps de concentration d’un bassin versant et que l’on s’est fixé la probabilité de défaillance
acceptable (exprimée en temps de retour généralement d’entente avec une autorité de
surveillance ou en suivant une norme), on peut obtenir l’intensité de la pluie à considérer. Le
débit à traiter s’obtient alors très facilement en multipliant l’intensité par la surface du bassin
versant et par un coefficient de ruissellement. Généralement les courbes IDF sont établies sur
la base de l'analyse fréquentielle des précipitations enregistrées à une station au cours d'une
longue période. Elles sont estimées en utilisant les maxima annuels de la série ou les valeurs
excédant un seuil suffisamment haut pour les différentes durées étudiées séparément. Une loi

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 33
Chapitre III Les Courbes IDF

de distribution statistique théorique est ajustée à la loi de distribution empirique déduite de la


série d’observations. La procédure repose sur 3 étapes qui sont rappelées dans (Hingray et al.
2009). Pour chaque durée de référence on détermine :

- la série des valeurs de la variable à analyser,

- le modèle fréquentiel (loi GEV, …) le plus approprié pour modéliser les valeurs obtenues,

- les paramètres du modèle (estimés par maximum par vraisemblance, méthode des moments
ou autres)

Les courbes IDF sont ensuite élaborées en déterminant les quantiles correspondants aux
différentes périodes de retour pour chacune des durées de référence et en synthétisant ces
résultats.

En 1975, suite à la recommandation du ‘National Environmental Research Council’ (NERC),


la loi GEV, introduite par Fisher et Tippett en 1928, et généralisée par Jenkinson en 1955, a
été recommandée pour réaliser l’ajustement statistique des séries d’intensités maximales pour
différents pas de temps.

On trouve un historique de l’élaboration des courbes IDF dans (Goel et Sarkar, 2007) selon
lequel l’établissement des courbes IDF remonte aux années 1930. En effet, Sherman en 1931
a développé une relation empirique de la forme suivante (Goel et Sarkar, 2007):

( )
( )

Où K, c, b, et θ sont des constantes dépendant de la situation géographique, I est l’intensité


sur la durée de référence d et de période de retour T. Il s'agit de la forme la plus commune de
relation IDF, qui est encore largement utilisée. Juste après, en 1932, Bernard a développé une
relation empirique de la forme suivante (Goel et Sarkar, 2007):

( )
( )

Où K, c et b sont des constantes qui dépendent de la situation géographique. Selon (Goel et


Sarkar, 2007), Bilham (1935) a établi les relations IDF pour le Royaume Uni. Ce dernier
travail a été modifié par (Holland, 1967) qui a montré que l’équation de Bilham surestime les
pluies de forte intensité. Depuis les années 1960, différentes formes de relations ont été

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 34
Chapitre III Les Courbes IDF

construites dans plusieurs régions du monde. Bell (1969) et Chen (1983) ont obtenu une
formulation d'IDF pour les Etats-Unis. Baghirathan et Shaw (1978), Gert et al. (1987) et
Niemczynowicz (1982) ont développé des formules IDF pour les sites non jaugés. Plus
récemment, Sivapalan et Blöeschl (1998) ont proposé une méthode de construction de
courbes IDF caractéristique du bassin versant, appelé ‘catchment IDF’, basée sur la structure
de corrélation spatiale des précipitations. La méthodologie consiste à l’agrégation surfacique
des précipitations ponctuelle et la transformation de la distribution des précipitations
surfaciques moyennes selon la distribution des valeurs extrêmes correspondantes suivant la loi
de Gumbel. Pour appliquer cette méthodologie les éléments d'information suivants sont
nécessaires à savoir :

a) Les courbes IDF ponctuelles du régime des précipitations étudié qui suivent une
distribution de Gumbel,
b) La structure de corrélation spatiale du processus de précipitations
c) La superficie du bassin versant.

Koutsoyiannis et al. (1998) a proposé une formulation empirique généralisée des courbes
IDF après avoir étudié plusieurs fonctions de distributions statistiques appropriées (Gumbel,
Gamma, GEV, Log-Pearson III, Log-normale, exponentielle, Pareto, etc.)

( )
( )
( )

Où θ et b sont des paramètres à estimer (θ > 0, 0 < b < 1) et a(T) peut prendre une des deux
formes suivantes :

( ) ( ) Ou ( )

La dernière relation correspond à (Bernard, 1932). Cette relation facilite la description de la


variabilité géographique lors de la régionalisation des courbes IDF. D’après (Koutsoyiannis
et al. 1998) la relation IDF peut être complètement déterminée à partir de la fonction de
répartition des intensités maximales.

Les courbes IDF peuvent être décrites par des formules de calcul plus simples
particulièrement la formule de Montana et la formule Américaine que nous utiliserons

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 35
Chapitre III Les Courbes IDF

ultérieurement et qui sont un cas particulier de l’Équation (18) (θ=0). La formule de Montana
est la plus utilisée. Elle est de la forme :

( )

Avec a et b des coefficients locaux (dépendant du site d’observation).

D’après Arnaud et Lavabre (2010), le coefficient a est ‘absolu’, il permet de situer les lois
de Montana en valeurs absolues ; b est un paramètre de pente. D’après (Zahar, 1997), b décrit
la variation des averses en fonction des durées et il est faible pour les brèves averses.

La formule Américaine introduit un paramètre supplémentaire par rapport à la formule de


Montana. Elle s’écrit sous la forme d’une fonction à deux variables séparés, une fonction de la
durée et une fonction de la période de retour :

( )

Où a, b et c sont des constantes.

La littérature propose plusieurs expressions analytiques des courbes IDF caractérisées par un
nombre variable de paramètres (Cunnane, 1988 ; Haktanir, 1992 ; Pandey et al.. 1998 ;
García-Marín et al., 2012). D’après Di Baldassarre et al. (2006 a, b), l’augmentation du
nombre de paramètres de la loi de probabilité nous permet de mieux ajuster les quantiles de
pluie mais au détriment de la précision.

III.2 La Période de Retour

La période de retour est une durée théorique moyenne, exprimée en année, qui sépare deux
occurrences d'un phénomène donné (Fig. III.1), si l'on considère une période de temps
suffisamment longue.

[ ] ∑ ( )

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 36
Chapitre III Les Courbes IDF

Figure. III.1: Détermination de la période de retour

La période de retour est la valeur inverse de la probabilité annuelle qu’un événement se


produise ou soit dépassé. Or, un événement d'une période de retour de 50 ans a 1 chance sur
50, ou une probabilité de 2 %, d’être égalé ou dépassé au cours d’une année donnée. La
période de retour est également connue sous le nom d’intervalle de récurrence parce qu'elle
représente le délai moyen entre les occurrences d’un événement donné. Les périodes de retour
sont calculées en ajoutant les taux annuels maximums de précipitations liquides pour la durée
correspondante à la distribution de valeurs extrêmes de Gumbel en utilisant la méthode des
moments.

 La probabilité F (xi) pour qu’une intensité i ne soit pas atteinte ou dépassée (i.e. soit
inférieure ou égale à une valeur xi) sera donnée par F  xi   P  i  xi 

 La fréquence d’apparition, autrement dit la probabilité qu’elle soit atteinte ou dépassée


sera donnée par l’inverse de F’ (xi)=1-F (xi)

 La période de retour (T) sera donnée par :

( )
( )

P  P Q Q t  
1
T

P  X  T    P  X T   x   1  P  X T  x  1
1
T
P  Q  Q T    P  Q Q T    1

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 37
Chapitre III Les Courbes IDF

P  P Q Q T  100 ans   
1
 0, 01
100

Fiabilité  P  Q  Q T    1 
1
T
L’avantage de la période de retour est de rendre plus « parlante » la notion de probabilité
d’occurrence. Les phénomènes extrêmes sont en effet associés à des probabilités d’occurrence
très petites et pour le commun des mortels, il y a peu de différence entre 0,01 et 0,001, alors
qu’en termes de probabilité des phénomènes extrêmes, c’est une différence colossale. Le
tableau (III.1) donne les correspondances entre périodes de retour et probabilité de
dépassement et non-dépassement.

Tableau III.1: relation entre période de retour


T (en années), probabilité de dépassement

P = 1/T et de non-dépassement P′ = 1 − P.

T (ans) P P′
1 1 0
10 0,1 0,9
100 0,01 0,99
1000 0,001 0,999

On appelle pluie Décennale, la pluie de débit (Q10) ayant une chance sur dix d'être atteinte
(dépassée) pendant une année prise au hasard. On dit aussi : pluie de temps de retour 10 ans.
Une crue centennale (Q100) est une crue théorique calculée à partir de l'analyse des crues
passées et qui a une chance sur cent de se produire chaque année (une pluie qui se produit en
moyenne tous les cent ans). Il y a en moyenne chaque année une probabilité de 1 % qu’une
crue centennale ou plus rare se produise. On peut aussi dire que la crue centennale se produit
en moyenne dix fois par millénaire. De même : pluie cinquantennnale pour T = 50 ans, pluie
bi-centennale pour T = 200 ans et pluie millennale.

A partir de la figure (III.2) on peut tirer les remarques suivantes :

 Pour une même fréquence d’apparition (=> même T), l’intensité d’une pluie est
d’autant plus forte que sa durée est courte

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 38
Chapitre III Les Courbes IDF

 Pour une durée de pluie égale, l’intensité sera d’autant plus grande que son temps de
retour T sera grand

Figure.III.2 : Courbes IDF (Avec T1<T2<…<Tk)

Pour un objectif de dimensionnement hydraulique des réseaux, on s’intéresse généralement


aux événements dits « fréquents », c’est à dire de périodes de retour égales à 1, 2, 5 et 10 ans,
voire plus pour certains ouvrages structurants. Dans une logique de gestion du risque, des
événements « exceptionnels » de périodes de retour de l’ordre de 50 à 100 ans sont étudiés, ce
qui impose la plupart du temps l’utilisation de méthodes d’extrapolation des observations,
méthodes fondées sur des lois statistiques applicables aux valeurs extrêmes.

Le choix permet de fixer ‘la protection' que vont offrir les ouvrages d'assainissement et, de
façon plus pragmatique, de fixer les coefficients de formules d'ajustement IDF. On choisit
souvent T=10 ans pour les réseaux d'assainissement pluviaux. Cependant, la tendance actuelle
va vers une différenciation de T selon les zones à protéger. En effet, on associe souvent le
risque encouru avec la période de retour. En fait, le risque doit être défini comme la rencontre
entre un événement perturbateur (la pluie) et un élément vulnérable (la zone urbaine à
protéger). Cette définition permet de distinguer:

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 39
Chapitre III Les Courbes IDF

 des zones peu vulnérables (en périphérie, peu habitées, sans valeurs économiques)
pour lesquelles on admettra des protections pour une période de retour inférieure à 5
ans par exemple;
 des zones vulnérables (zone commerciale, industrielle, . . .) pour lesquelles on
admettra des protections jusqu'a une période de retour de 5 à 10 ans par exemple ;
 des zones très vulnérables (centre ville, . . .) pour lesquelles on admettra des
protections jusqu'a une période de retour égale ou supérieure à 10 ans par exemple.

La prise en compte des rejets polluants de temps de pluie a conduit depuis le milieu des
années 1980 à s’intéresser de plus en plus aux événements pluvieux de courtes périodes de
retour, souvent inférieures à 1 an, pour lesquels les effluents rejetés sont susceptibles de porter
préjudice au milieu aquatique. Les aspects qualitatifs constituent une préoccupation croissante
et les recherches montrent que les événements de courte période de retour doivent être pris en
compte, ce qui passe par l’établissement de courbes IDF ou HDF locales.

Enfin, les considérations économiques pourront aussi intervenir dans le choix de la période de
retour dans la mesure où une protection de période de retour élevée entraînera des coûts plus
élevés pas forcement compatibles avec les possibilités financières.

III.3 Les Données Analysées Pour Construire une Courbe IDF

La plupart des courbes IDF sont composées des analyses des observations du taux de
précipitations liquides des pluviomètres. Les estimations de période de retour correspondent
aux probabilités d’occurrence des taux ou des quantités de précipitations liquides à un point
donné : le site de la station d’observation. Par contre, ces estimations ne représentent pas la
quantité ou le taux de précipitations liquides tombées dans des zones plus grandes comme les
bassins fluviaux. Puisque les courbes IDF sont fondées sur l’analyse de données historiques
des taux de précipitations liquides, elles n’incorporent pas de façon explicite les tendances
projetées en raison d’un climat changeant. De plus, elles ne reflètent pas les tendances qui
pourraient survenir depuis l’année des plus récentes données utilisées pour construire chaque
courbe IDF.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 40
Chapitre III Les Courbes IDF

III.4 Etablissement des Courbes IDF

Le principe d’établissement des courbes IDF ou HDF est le suivant :

 on considère un échantillon de N événements pluvieux mesurés pendant P années ;

 on choisit une durée de pluie D. Pour simplifier les calculs, D doit être un multiple
entier du pas de temps Δt de discrétisation de la pluie. Il faut bien évidemment que Δt
soit inférieur ou égal à D;
 pour chaque événement pluvieux, en parcourant l’ensemble du hyétogramme par pas
de temps Δt, on cherche la valeur de l’intensité I ou de la hauteur H qui est maximale
sur la période de durée D ;
 on dispose alors de N valeurs d’intensité moyenne maximale ou de hauteur maximale
sur la durée D ;
 on réalise la transformation en d’autres pluies de durées différentes P D=P24 (D/1440)0.25

( ) (

( ) ( )

Où PD : [En mm Pour des durées 15˂ D˂ 1440 (D en min)]

( )

PD : En mm Pour de grandes bassins avec des durées D>24 h (D en jours)

( ) ( )

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 41
Chapitre III Les Courbes IDF

Avec:

D : Durée en minutes

iD : intensité de pluie en in/hr

i1440 : Intensité de pluie de 24-heures en in/hr

Rappelons qu’un « inche » est l’équivalent de 25,4 mm. Cette équation est valable pour des
durées allant de 5 à 1440 minutes. Pour des durées inferieure à 5 minutes on peut utiliser
l’abaque ci-dessous (Fig.III.3) :

Figure.III.3 : Abaque pour des durées inferieure à 5 minutes

Il existe aussi les relations suivantes :

P10min = 0.41 P5min + 0.59 P15min

P30min = 0.51 P15min + 0.49 P60min

Pour l’interpolation pour différentes periods de retour on peut utilser l’xpréssion suivantes:
PT ans = a P2ans + b P100ans

Les coefficients a et b peuvent être estimés a partir du tableau (III.1) :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 42
Chapitre III Les Courbes IDF

Tableau.III.2 : Détermination des coefficients a et b


Période de retour a B
5 0,674 0,278
10 0,496 0,449
25 0,293 0,669
50 0,146 0,835

 La fréquence au non dépassement de chacune des valeurs de la série c’est la


probabilité que la valeur ne soit pas dépassée. Si on classe la série par ordre croissant
et qu’on affecte à chaque valeur un rang r (position), alors la fréquence au non
dépassement(les fréquences empiriques) peut être estimée par exemple par la relation
de Gringorten :

( )

Avec r le rang (position dans le classement) et N la taille de l’échantillon.

Tracer les intensités de la série en fonction de la fréquence au non dépassement ainsi calculée.

Les intensités moyennes maximales sont tracées en fonction des fréquences au non
dépassement (on choisi toujours le type nuage de points pour visualiser la relation entre deux
variables étudiées). On remarque dans ce cas précis que la courbure du nuage de points est
beaucoup plus forte que celle qu’on peu modéliser par une fonction exponentielle. Cela veut
dire tout simplement que la fonction exponentielle n’est pas adaptée pour décrire cette
relation. Généralement, les pluies extrêmes peuvent être approchées d’une manière plus ou
moins satisfaisante par une loi de Gumbel.

On essaie d’ajuster une loi de Gumbel. On trace alors les intensités moyennes maximales en
fonction de [-Ln (-Ln (F(x))]’. Si le nuage de point est aligné, on peut dire que la loi de
Gumbel est adaptée. L’analyse dans ce cas est visuelle. Il existe des tests qui permettent de
vérifier l’adéquation de la loi et qui ne se basent pas sur le visuel. De plus, pour le
dimensionnement de conduite, nous sommes intéressés par les fortes valeurs et celles-ci sont
sous-estimées par la droite de régression

La fonction de répartition de la loi de Gumbel est donnée par l’expression suivante :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 43
Chapitre III Les Courbes IDF

( ) * ( )+ ( )

Les moments de l’échantillon à savoir la moyenne et l’écart-type sont reliés aux deux
paramètres de loi de Gumbel α et u par les relations suivantes :

La moyenne :
( )
Ecart-type:

( )

Où u est la moyenne et σ est l’écart-type

( )

Avec :

( ( )) ( )
( )
( )

Avec :

( ( )) ( )
( )

Le temps de retour T d'un événement est défini comme étant l'inverse de la fréquence
d'apparition de l'événement. Soit :

( )

T : temps de retour, en [an],

F : fréquence empirique de non-dépassement, adimensionnelle.

Ici, nous avons repris les données mesurées sur un bassin versant. On s’intéressera
uniquement aux pluies et on cherchera à modéliser la distribution statistique des pluies

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 44
Chapitre III Les Courbes IDF

moyennes maximales sur différents pas de temps afin de dégager la relation qui existe entre
les intensités moyenne maximales, leurs durées et leurs fréquences.

Pour la station pluviométrique d’Azzaba, on fait l’hypothèse que la loi simplifiée de


Montana est satisfaisante. Sa formulation est la suivante :

( )

L’estimation des paramètres a et b de Montana est encore simplifiée en prenant le logarithme


de cette formule de manière à obtenir une relation linéaire : ( ( )) ( ) ( )

Pour chaque temps de retour T, la droite de régression passant par les couples (ln(D),
ln (iT(D)) permet d’estimer les paramètres de Montana.

III.5 Application Pour L’établissement des Courbes IDF

III.5.1 Transformation des données 24 heures en données de courtes durées

Les données utilisées dans le cadre de ce travail sont regroupées dans le tableau. (III.3). Il
s’agit des données de pluie de durée 24 heures.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 45
Chapitre III Les Courbes IDF

Tableau .III.3: Pluies annuelles maximales de 24 heures

Pluie de 24
Année heures
1988 39,50
1989 34,00
1990 44,00
1991 44,00
1992 82,00
1993 48,00
1994 35,50
1995 38,00
1996 15,00
1997 51,00
1998 56,00
1999 100,00
2000 32,00
2001 36,00
2002 68,00
2003 51,00
2004 72,00
2005 68,00
2006 48,00
2007 39,00
2008 37,80
2009 62,90

Les données du tableau précédent ont été utilisées pour l’obtention des pluies de courtes
durées. Il s’agit des pluies ayant respectivement les durées : 1 heures, 3 heures, 6 heures et 12
heures. La transformation a été réalisée moyennant l’équation (V.15). Les résultats de cette
démarche sont présentés dans let le tableau suivant. (III.4)

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 46
Chapitre III Les Courbes IDF

Tableau.III.4: Pluies pour différentes durées


Durée
Hauteurs des Pluies maximales
[h]
[mm]
1 3 6 12 24
1988 17,8 23,5 27,9 33,2 39,50
1989 15,4 20,2 24,0 28,6 34,00
1990 19,9 26,2 31,1 37,0 44,00
1991 19,9 26,2 31,1 37,0 44,00
1992 37,0 48,8 58,0 69,0 82,00
1993 21,7 28,5 33,9 40,4 48,00
1994 16,0 21,1 25,1 29,9 35,50
1995 17,2 22,6 26,9 32,0 38,00
1996 6,8 8,9 10,6 12,6 15,00
1997 23,0 30,3 36,1 42,9 51,00
1998 25,3 33,3 39,6 47,1 56,00
Année
1999 45,2 59,5 70,7 84,1 100,00
2000 14,5 19,0 22,6 26,9 32,00
2001 16,3 21,4 25,5 30,3 36,00
2002 30,7 40,4 48,1 57,2 68,00
2003 23,0 30,3 36,1 42,9 51,00
2004 32,5 42,8 50,9 60,5 72,00
2005 30,7 40,4 48,1 57,2 68,00
2006 21,7 28,5 33,9 40,4 48,00
2007 17,6 23,2 27,6 32,8 39,00
2008 17,1 22,5 26,7 31,8 37,80
2009 28,4 37,4 44,5 52,9 62,90

III.5 2 Test d’homogénéité

La question de l’homogénéité ou du non homogénéité des observations est un problème


important, compte tenu des conséquences que peut entraîner l’utilisation de séries non
homogènes, considérées en fait comme homogènes. Une série est dite homogène si les
observations qui la composent ont été observées de la même façon et sont issues de la même
Population. Une série temporelle est considérée comme homogène si aucun élément
perturbateur ne l’a affectée, c'est-à-dire si la loi de distribution de l'élément mesuré
(considéré comme une variable aléatoire) n ' a pas changé pendant toute la période étudiée.
Pour les statisticiens, la série de données est dite homogène si les propriétés statistiques de
l’erreur de mesure affectant ces données sont restées invariables au cours de la période
d’observation.
Les hétérogénéités peuvent être d'origine :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 47
Chapitre III Les Courbes IDF

climatique (tendance...), se traduisant alors de manière progressive ;


artificielle (principalement par déplacements successifs des instruments, le mauvais
état ou la défectuosité d’appareils de mesures, changement d’observateur, Le
changement de type d’appareils, de leurs conditions d’installations (hauteur au-dessus
du sol), apparaissant dans ce cas par des erreurs systématiques sur les mesures qui
affectent tous les relevés à partir d'un moment précis. On parle alors de rupture
d'homogénéité, validée en principe par le fichier historique des postes.

L’utilisateur des données doit connaître l’historique des stations d’observations ce qui
permettra d’expliquer les causes de l’hétérogénéité lorsqu’elle existe. Cet historique
comprend le nom de la station, les coordonnées, les périodes et le personnel d’exploitation et
les détails sur son équipement.

Avant d’aborder l’étude de l’homogénéité de nos séries et donner les résultats nous allons
présenter la méthode traitant cette question. Il existe des tests graphiques et numériques
comme par exemple :

III.5.2.1 Tests graphiques

 Le simple cumul
Le principe consiste à cumuler les valeurs annuelles observées de chaque paramètre à traiter ;
une fois que les valeurs sont cumulées, il faut les mettre en ordonnées et le temps en abscisse.
A partir de cumuls en fonction du temps on dispose d’un nuage de points, ces derniers
fluctuent autour d’une droite. Si on constate une cassure de la droite on conclut que la série
correspondante présente une tendance, des observations erronées ou des valeurs
exceptionnelles. Lorsque la cassure est nette on peut par simple lecture sur le graphique
déterminer l’époque ou s’est manifestée la tendance et contrôler dans les documents les
causes de cette tendance.

La méthode du simple cumul ne permet pas de différentier dans le cas où l’on observerait une
tendance, celle qui est propre à la station (hétérogénéité) d’une tendance climatique. Nous
avons relégué ce test de notre étude, pour cette raison.

 Le double cumul
Le principe de la méthode des doubles cumuls consiste à tracer progressivement le cumul
d'un paramètre du poste à tester en fonction de celui du même paramètre de la série de

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 48
Chapitre III Les Courbes IDF

référence. Lorsque les séries sont homogènes, les points sont sensiblement alignés sur une
droite. Les cassures dans la pente de la droite donnent les dates probables de rupture
d'homogénéité.

 La méthode du cumul des résidus


Dans la méthode du cumul des résidus, on calcule d'abord la régression entre la série étudiée
et la série de référence. On peut alors former la série des résidus (le résidu étant l'écart entre
la valeur vraie et la valeur estimée par régression). On effectue ensuite la somme de ces
résidus que l'on pointe sur un graphe en fonction du temps. Si la série testée est homogène, la
distribution de ces résidus est complètement aléatoire. Par contre, si la série est hétérogène, la
courbe présente des portions anormalement croissantes ou décroissantes. Si elle sort d'une
ellipse de significativité définie pour un intervalle de confiance donné, on peut conclure
qu'une hétérogénéité est détectée à la cassure de la courbe.

III.5.2.2 Tests numériques


Rappels sur les principes des tests statistiques
Une hypothèse statistique est simplement une assertion au sujet d’une population que l’on
peut mettre à l’épreuve en tirant un échantillon au hasard. Une utilisation courante des
statistiques est la notion du test. Un test est un mécanisme qui permet de trancher entre deux
hypothèses au vu des résultats d’un échantillon : soient H0 (l’hypothèse nulle) et H1
(l’hypothèse alternative) ces deux hypothèses, dont une et une seule est vraie.
Le point de départ pour la mise en œuvre d’un test statistique est la définition d’une hypothèse
dite nulle (H0) et de son alternative (H1). Dans le cas d’un test de tendance d’une série
chronologique, H0 est l’absence de tendance dans la série de données, et Ha est la présence
d’une tendance croissance ou décroissante. Dans le cas d’un test de rupture de pente,
l’hypothèse H0 est l’absence de rupture, Ha correspondant à la présence d’une rupture de
pente dans la série de données.
Dans le processus de prise de décision, on court le risque de commettre deux sortes d’erreurs
distinctes:
 La première est de rejeter à tort H0 qui est vraie, c’est l’erreur de première espèce et sa
probabilité est α, le seuil d’erreur de test.
 La deuxième est d’accepter H0 alors quelle est fausse, c’est l’erreur de deuxième
espèce et sa probabilité est notée β.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 49
Chapitre III Les Courbes IDF

Le test statistique est le moyen de comparer les deux hypothèses H0 et H1. C’est une valeur
numérique calculée à partir de la série de données testée (on calcule la valeur d’une certaine
variable appelée la « statistique » du test). Le test permet de choisir, parmi les deux
hypothèses émises, celle qui a le plus de chances d’être vraie. Toutefois, en statistique, les
hypothèses ne sont jamais « acceptées ». Il est préféré l’expression « on ne peut rejeter
l’hypothèse H0 à un niveau de confiance » ou bien, dans le cas de l’alternative, « on doit
rejeter l’hypothèse H0 et retenir l’hypothèse Ha à un niveau de confiance ».
Le niveau de confiance, ou niveau de signification, est un seuil de probabilité donné, comparé
à la valeur calculée de la "statistique" du test pour savoir si l'écart observé est compatible avec
l'hypothèse nulle ou non. On appelle p-value le niveau de signification le plus bas où
l'hypothèse nulle peut être rejetée. Ainsi donc si p-value > α alors l’hypothèse nulle ne peut
être rejetée.
Le tableau suivant résume le dilemme du test d’hypothèses : l’état de la réalité est inconnu.
On ne sait si H0 est vraie ou fausse. Si une décision de rejet ou de non-rejet doit être prise face
à cette incertitude, on doit prendre le risque de commettre l’une ou l’autre des erreurs. Il y a
quatre résultats possibles d’un test d’hypothèses.

Tableau.III.5 : test d’hypothèses

Résultats Décision
H0 acceptable H0 rejetée
Si H0 est vraie Décision correcte Erreur de 1ére espèce
Probabilité =1-α = Seuil Probabilité = α=Seuil du
de confiance test
éme
Si H0 est fausse (H1 est Erreur 2 espèce Décision correcte
vraie) Probabilité =β Probabilité=1-β =
Puissance du test

Plus α sera grand (respectivement petit), plus β sera petit (respectivement grand). Le fait
d'imposer un α faible conduit à une règle de décision plus stricte qui aboutit le plus souvent à
n'abandonner l'hypothèse H0 que dans des cas rarissimes, et donc à conserver cette hypothèse
quelque fois à tort. Le compromis entre les valeurs de α et β est donc souhaitable bien que
difficile à réaliser. Les valeurs les plus courantes sont 5%, 1% ou 10%.
Le niveau de confiance correspond à la probabilité qu’a la valeur du test statistique d’égaler
ou de dépasser la valeur observée lorsque l’hypothèse H0 (pas de tendance) est vraie.
Par exemple, pour = 0,05 la valeur critique du test statistique est celle qui serait dépassée par
5 % des valeurs des tests statistiques réalisés sur des données aléatoires. Si la valeur du test

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 50
Chapitre III Les Courbes IDF

statistique est plus importante que la valeur critique, alors l’hypothèse H0 est rejetée. Le
niveau de confiance permet de rendre compte de la probabilité pour un test de détecter une
tendance (rejet de H0) alors qu’aucune n’est effectivement présente (erreur de Type I ou
erreur de première espèce).
Ainsi le niveau de confiance peut être interprété comme suit :
> 0,1 faible preuve contre l’hypothèse H0
0,05 < < 0,1 preuve possible contre l’hypothèse H0
0,01 < < 0,05 forte preuve contre l'hypothèse H0
< 0,01 très forte preuve contre l’hypothèse H0

Lorsque α étant fixé, il faut choisir une variable de décision, variable qui doit apporter de
l'information sur le problème posé, à savoir le choix entre les deux hypothèses. La loi de cette
variable doit être parfaitement connue dans au moins une hypothèse (le plus souvent H0) afin
de ne pas introduire de nouvelles inconnues dans le problème. On appelle alors région critique
l'ensemble des valeurs de la variable de décision qui conduisent à écarter H 0 au profit de H1.
On appelle région d'acceptation la région complémentaire de la région critique.
La zone ou région d'acceptation correspond à l'intervalle dans lequel les différences observées
entre les réalisations et la théorie sont attribuables aux fluctuations d'échantillonnage. La
région critique ou zone de rejet correspond donc aux intervalles dans lesquels les différences
sont trop grandes pour être le fruit du hasard d'échantillonnage.
La construction d'un test est la détermination a priori de la région critique sans connaître le
résultat de l'expérience. On peut donc résumer cette démarche de la manière suivante:

 Choix de H0 et de H1.
 Choix de la valeur du risque de première espèce α
 Détermination de la région critique en fonction de α
 Calcul de la valeur expérimentale de la statistique
 Rejet ou acceptation de l'hypothèse nulle en fonction de la valeur observée.

III.5.3 choix du test


Les tests non-paramétriques ne nécessitent pas d’hypothèse distribution des données des
séries chronologiques. Ces tests permettent de détecter des tendances ou des changements
mais ne sont généralement pas appropriés pour quantifier les pentes des tendances ou

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 51
Chapitre III Les Courbes IDF

l’amplitude des changements. Ils sont toutefois très utiles dans le domaine des sciences de
l’eau car beaucoup de séries hydrologiques, hydrogéologiques ou hydrochimiques ne suivent
pas une loi de distribution normale. Quelques tests non-paramétriques sont utilisés
conjointement avec des méthodes permettant de quantifier les phénomènes (tendances ou
ruptures) identifiés.

III.5.3.1 Erreur du test statistique


Il existe deux types possibles d’erreurs. Une erreur de Type I, ou risque de première espèce,
qui apparaît lorsque l’hypothèse H0 est incorrectement rejetée. Une erreur de type II, ou risque
de seconde espèce, exprime le fait que l’hypothèse H0 n’est pas rejetée alors que l’hypothèse
Ha est vraie. Un test statistique avec une faible erreur de type II est dit puissant.

III.5.3.2 Robustesse du test statistique


La première qualité d’un test statistique est de respecter le risque de première espèce
(erreur de type 1). Or, les valeurs critiques des tests ne sont en général valables que sous
certaines conditions d’application (nombre de données, distribution…). Si ces contraintes
ne sont pas respectées, le test pourra avoir tendance à rejeter l’hypothèse H0 trop souvent
(test dit « libéral ») ou au contraire trop rarement (test dit « conservatif »). Les tests
conservatifs sont généralement préférés aux tests libéraux car le risque de première espèce
sera en réalité plus faible que celui spécifié (au détriment de la puissance définie ci-après).
Si le risque reste stable même en dehors des conditions d’applications requises, le test sera
dit robuste.

III.5.3.3 Puissance du test statistique


C’est la probabilité de rejeter à raison l’hypothèse H0. Dans le cadre de la détection de non-
stationnarités il s’agit de la probabilité de détecter correctement une tendance ou une rupture.
Cette probabilité dépend d’un certain nombre de facteurs comme la taille de l’échantillon,
l’importance du changement à détecter, la position de la rupture, la distribution de la série à
traiter, etc.

 Remarque

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 52
Chapitre III Les Courbes IDF

 Il existe plusieurs tests statistiques qui sont utilisés pour s’assurer de l’homogénéité
d’une série statistique. Dans ce contexte on peut citer le test de Mann-Whitney et celui
de Wilcoxon.

 Le test de Mann-Whitney U
Le test de Mann-Whitney U est souvent considéré comme l'équivalent non paramétrique de
test Student t. De même que le test paramétrique de Student t, le test non-paramétrique de
Mann-Whitney U sert à déterminer s’il y a une différence entre deux groupes. La principale
différence entre le test Mann-Whitney U et Student t implique la notion de distribution
normale: Mann-Whitney est un test non-paramétrique, donc la distribution normale des
données n'est pas nécessaire pour l'utilisation de ce test.

 Le test de Wilcoxon
Ce test permet de tester si deux séries indépendantes proviennent de la même distribution.
Il permet d'effectuer des comparaisons entre deux sous échantillons et de vérifier si les
moyennes des deux sous-échantillons sont significativement différentes. Dans un langage
mathématique la formulation du problème concernant ce test se pose comme suit :

Considérons, en cas de déplacement d'une station, une population formée de deux séries de
données qu'on note respectivement :
X= (x1, x2, ……………..,xn) et
Y= (xn+1, xn+2, ……………..,xm)
Ayant les moyennes respectives *µl et µ2.
Le test de Wilcoxon est un test qui permet de comparer les hypothèses suivantes

L'hypothèse nulle ne stipule que les deux échantillons sont comparables à deux échantillons
qui auraient été tirés de la même population, c'est à dire que la différence de moyenne entre
les deux échantillons est due au hasard d'échantillonnage. Il n'a pas d'exigences sur la
distribution des valeurs. C'est un test non paramétrique utilisant les rangs des valeurs.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 53
Chapitre III Les Courbes IDF

Il repose sur l’idée que si l’on mélange les deux séries de valeurs et que l’on ordonne le tout
par valeurs croissantes, l’on obtient un mélange homogène. Si l’échantillon X est issu de la
même population que l’échantillon Y, alors l’échantillon XUY (Union de X et Y) en est
également.
On procède comme suit :

Soit une série d’observation de taille N. A partir de cette série on tire deux échantillons X et
Y : N1et N2 sont respectivement les tailles de ce ces échantillons, avec N 1+N2= N et N1≤ N2.
On classe ensuite les valeurs de nos séries par ordre croissant. Par la suite, on s’intéresse au
rang de chaque élément des deux échantillons. On calcul la somme W X des rangs des
éléments du premier échantillon : WX= ∑ Rang X.
Wilcoxon a montré que, dans le cas ou les deux échantillons, a savoir X et Y, constituent une
série homogène, alors la quantité WX serait comprise entre Wmax et Wmin. Ces dernières
valeurs sont données par les formules suivantes :

( )

( )

est la valeur de la variable centrée réduite de la loi normale correspondant à ( ) (au


seuil de confiance de 95%.

III.5.4 Application

On l'aura compris, on est obligé de définir une série de référence. Cette série doit
impérativement présenter les deux caractères suivants : elle est elle-même
homogène et elle est bien corrélée avec la série étudiée. S'il est facile de trouver pour chaque
poste à tester un poste proche présentant une bonne corrélation, il est par contre délicat de
caractériser l'homogénéité interne de chaque poste. On est donc obligé de se tourner vers le
calcul de moyennes de séries pour définir une série de référence dans laquelle les
hétérogénéités soient estompées. L’étude de l’homogénéité des séries par la méthode du
double cumul est généralement confrontée au manque de tests statistiques valables pour

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 54
Chapitre III Les Courbes IDF

préciser la signification des cassures apparentes. Etant donné que les deux tests numériques
sont presque identiques nous avons opté pour le plus maniable parmi eux à savoir le test de
Wilcoxon. Les résultats de ce test, appliqué sur les données de 24 heures, sont présentés dans
le tableau suivant :

pluie de 24h

Date lame précipitée Rang


Année [mm] [-]
1988 21,64 1
1989 26,75 2
1990 29,89 3
1991 32,40 4
1992 34,59 5
1993 36,60 6
1994 38,52 7
1995 40,38 8
1996 42,22 9
1997 44,08 10
1998 45,97 11
1999 47,92 12
2000 49,98 13
2001 52,16 14
2002 54,52 15
2003 57,11 16
2004 60,04 17
2005 63,46 18
2006 67,60 19
2007 73,00 20
2008 80,98 21
2009 97,71 22

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 55
Chapitre III Les Courbes IDF

échantillon A
échantillon B
nb valeurs échantillon A nA = 10 [-]
nb valeurs échantillon B nB = 12 [-]

moyenne estimée échantillon A = 115 [-]


écart type estimée de l'échantillon A
= 15,2 [-]
seuil de confiance = 0,10 [-]
variable normale centrée-réduite = 1,645 [-]
W min = 90,1 [-]
W max = 279,9 [-]

somme des rangs échantillon A


(statistique de Wilcoxon) W A = 253 [-]
échantillons A et B de la
même population

Wmin<WX<Wmax ↔ 253<216<279,9:

L’inégalité est vérifiée, et par voie de conséquence la série est homogène. La même
conclusion peut être faites pour les autres séries dérivées a partir de cette série pour de
différentes durées.

III.5.4.1 Calcul des moments et des paramètres de la loi de Gumbel

tableau.III.6 : Moments des hauteurs maximales de pluie (mm)


Durée D
Moments des hauteurs
[h]
maximales de Pluie [mm]
1 3 6 12 24
Moyenne [mm] 22,6 29,8 35,4 42,1 50,1
Moments
Ecart-type [mm] 8,64 11,37 13,52 16,08 19,12

Tableau.III.7 : Paramètres de la loi de Gumbel


Durée D
Paramètres de la loi de Gumbel
[h]
[mm]
1 3 6 12 24
Paramètres de la loi de  [mm] 6,73 8,86 10,54 12,53 14,91
Gumbel u [mm] 18,74 24,66 29,33 34,87 41,47

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 56
Chapitre III Les Courbes IDF

III.5.4.2 Calcul des hauteurs maximales de pluie


( ( (( ) ))) ( )
Les hauteurs de pluie sont calculées à l’aide des formules (V.14, V.15 et V.18)

Tableau.III.8: Hauteurs maximales de pluie pour des durées allant de 1 à 24 heures


Durée D
Hauteurs de pluie maximales h
[h]
[mm]
1 3 6 12 24
2 [Année] 21,2 27,9 33,2 39,5 46,9
5 [Année] 28,8 38,0 45,1 53,7 63,8
10 [Année] 33,9 44,6 53,0 63,1 75,0
Periode de Retour 15 [Année] 36,7 48,4 57,5 68,4 81,3
T 20 [Année] 38,7 51,0 60,6 72,1 85,7
25 [Année] 40,3 53,0 63,0 75,0 89,2
50 [Année] 45,0 59,2 70,5 83,8 99,6
100 [Année] 49,7 65,4 77,8 92,5 110,0

III.5.4.3 Détermination des logarithmes de la durée (D) et de la hauteur de pluie hmax :

( ) ( ) ( )

Tableau .III.9 Logarithmes de la durée (D) et de la hauteur de pluie hmax


log (T)
log (h) [mm] [h]
0,00 0,48 0,78 1,08 1,38
2 [Année] 1,33 1,45 1,52 1,60 1,67
5 [Année] 1,46 1,58 1,65 1,73 1,81
10 [Année] 1,53 1,65 1,72 1,80 1,88
Période de Retour 15 [Année] 1,57 1,68 1,76 1,83 1,91
T 20 [Année] 1,59 1,71 1,78 1,86 1,93
25 [Année] 1,61 1,72 1,80 1,87 1,95
50 [Année] 1,65 1,77 1,85 1,92 2,00
100 [Année] 1,70 1,82 1,89 1,97 2,04

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 57
Chapitre III Les Courbes IDF

Tableau.III.10 Paramètres de la fonction IDF


A B a N
Paramètres de la fonction IDF
[-] [-] [-] [-]
2 [Année] 0, 748 1,326 21,206 0, 748
5 [Année] 0, 749 1,460 28,839 0, 749
10 [Année] 0, 750 1,530 33,893 0, 750
Période de Retour 15 [Année] 0, 753 1,565 36,745 0, 753
T 20 [Année] 0, 754 1,588 38,741 0, 754
25 [Année] 0, 756 1,605 40,279 0, 756
50 [Année] 0, 758 1,653 45,016 0, 758
100 [Année] 0, 759 1,697 49,718 0, 759

III.5.4.4 Ajustement de la loi de Gumbel

On dispose premièrement de 5 durées des séries de 22 ans. On calcul la variable réduite de


Gumbel yi et la probabilité au non-dépassement Fx en fonction des xi conformément à la
définition de la loi de Gumbel.

Remarque :
Il faut que les valeurs de x suivent une loi de Gumbel.

Pour examiner ceci on opère de deux manières différentes :

a) On compare la probabilité empirique avec la probabilité théorique

b) Faire une représentation graphique sur le papier probabiliste (fig.III.4), et examiner

visuellement si les points s’alignent sur une droite.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 58
Chapitre III Les Courbes IDF

"Durée 1h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln (- htheo= (y *
Nr. (classées) Gringorton) ln(Fempirique))  u
[mm] [-] [-] [mm]
1 17,8 0,025 -1,302 9,970
2 15,4 0,071 -0,975 12,170
3 19,9 0,116 -0,768 13,562
4 19,9 0,161 -0,603 14,680
5 37,0 0,206 -0,457 15,661
6 21,7 0,251 -0,323 16,564
7 16,0 0,297 -0,195 17,423
8 17,2 0,342 -0,071 18,259
9 6,8 0,387 0,052 19,088
10 23,0 0,432 0,176 19,921
11 25,3 0,477 0,302 20,771
12 45,2 0,523 0,432 21,650
13 14,5 0,568 0,569 22,571
14 16,3 0,613 0,715 23,551
15 30,7 0,658 0,872 24,609
16 23,0 0,703 1,045 25,774
17 32,5 0,749 1,240 27,086
18 30,7 0,794 1,466 28,610
19 21,7 0,839 1,740 30,458
20 17,6 0,884 2,096 32,851
21 17,1 0,929 2,615 36,352
22 28,4 0,975 3,664 43,410

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 59
Chapitre III Les Courbes IDF

"Durée 3h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln(- htheo=(y * 
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 23,5 0,025 -1,302 13,121
2 20,2 0,071 -0,975 16,016
3 26,2 0,116 -0,768 17,849
4 26,2 0,161 -0,603 19,320
5 48,8 0,206 -0,457 20,611
6 28,5 0,251 -0,323 21,800
7 21,1 0,297 -0,195 22,930
8 22,6 0,342 -0,071 24,031
9 8,9 0,387 0,052 25,121
10 30,3 0,432 0,176 26,217
11 33,3 0,477 0,302 27,336
12 59,5 0,523 0,432 28,493
13 19,0 0,568 0,569 29,705
14 21,4 0,613 0,715 30,994
15 40,4 0,658 0,872 32,387
16 30,3 0,703 1,045 33,920
17 42,8 0,749 1,240 35,647
18 40,4 0,794 1,466 37,653
19 28,5 0,839 1,740 40,085
20 23,2 0,884 2,096 43,234
21 22,5 0,929 2,615 47,842
22 37,4 0,975 3,664 57,131

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 60
Chapitre III Les Courbes IDF

"Durée 6h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon yempirique=-ln(- htheo=(y * 
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 27,9 0,025 -1,302 15,603
2 24,0 0,071 -0,975 19,047
3 31,1 0,116 -0,768 21,226
4 31,1 0,161 -0,603 22,975
5 58,0 0,206 -0,457 24,510
6 33,9 0,251 -0,323 25,924
7 25,1 0,297 -0,195 27,269
8 26,9 0,342 -0,071 28,577
9 10,6 0,387 0,052 29,874
10 36,1 0,432 0,176 31,178
11 39,6 0,477 0,302 32,508
12 70,7 0,523 0,432 33,884
13 22,6 0,568 0,569 35,326
14 25,5 0,613 0,715 36,859
15 48,1 0,658 0,872 38,515
16 36,1 0,703 1,045 40,338
17 50,9 0,749 1,240 42,392
18 48,1 0,794 1,466 44,778
19 33,9 0,839 1,740 47,669
20 27,6 0,884 2,096 51,415
21 26,7 0,929 2,615 56,894
22 44,5 0,975 3,664 67,941
"Durée 12h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln(- htheo=(y * 
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 33,2 0,025 -1,302 18,556
2 28,6 0,071 -0,975 22,650
3 37,0 0,116 -0,768 25,242
4 37,0 0,161 -0,603 27,322
5 69,0 0,206 -0,457 29,148
6 40,4 0,251 -0,323 30,829
7 29,9 0,297 -0,195 32,429
8 32,0 0,342 -0,071 33,984
9 12,6 0,387 0,052 35,526
10 42,9 0,432 0,176 37,077
11 47,1 0,477 0,302 38,659
12 84,1 0,523 0,432 40,295
13 26,9 0,568 0,569 42,010
14 30,3 0,613 0,715 43,833
15 57,2 0,658 0,872 45,802
16 42,9 0,703 1,045 47,970
17 60,5 0,749 1,240 50,413
18 57,2 0,794 1,466 53,250
19 40,4 0,839 1,740 56,689
20 32,8 0,884 2,096 61,143
21 31,8 0,929 2,615 67,659
22 52,9 0,975 3,664 80,796

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 61
Chapitre III Les Courbes IDF

"Durée 24h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln(- hGumbel=(y *
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique))  u
[mm] [-] [-] [mm]
1 39,5 0,025 -1,302 22,067
2 34,0 0,071 -0,975 26,936
3 44,0 0,116 -0,768 30,018
4 44,0 0,161 -0,603 32,492
5 82,0 0,206 -0,457 34,663
6 48,0 0,251 -0,323 36,663
7 35,5 0,297 -0,195 38,564
8 38,0 0,342 -0,071 40,415
9 15,0 0,387 0,052 42,248
10 51,0 0,432 0,176 44,092
11 56,0 0,477 0,302 45,974
12 100,0 0,523 0,432 47,919
13 32,0 0,568 0,569 49,958
14 36,0 0,613 0,715 52,126
15 68,0 0,658 0,872 54,468
16 51,0 0,703 1,045 57,047
17 72,0 0,749 1,240 59,952
18 68,0 0,794 1,466 63,325
19 48,0 0,839 1,740 67,414
20 39,0 0,884 2,096 72,711
21 37,8 0,929 2,615 80,460
22 62,9 0,975 3,664 96,083

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 62
Chapitre III Les Courbes IDF

Papier Probabiliste de Gumbel


120,0

100,0
Hauteur de Pluie [mm]

80,0

60,0

40,0

20,0

0,0
-1,500 -0,500 0,500 1,500 2,500 3,500 4,500

Variable Reduite y=-ln(-ln(Fempirique))


Durée 1h Durée 3h Durée 6h Durée 12h Durée 24h

figure.III.4: Ajustement des échantillons à la loi de Gumbel

tableau.III.11: Hauteurs de pluie pour des durées allant de 0.5 à 10 heures


Durée D
Hauteur maximale [h]
0,5 1,5 2 2,5 3 5 10
2 [Année] 17,83 23,47 25,22 26,67 27,91 31,71 37,71
5 [Année] 24,25 31,92 34,30 36,26 37,95 43,12 51,28
10 [Année] 28,50 37,51 40,31 42,62 44,61 50,68 60,27
15 [Année] 30,90 40,66 43,70 46,20 48,36 54,95 65,34
Periode de Retour 20 [Année] 32,58 42,87 46,07 48,71 50,99 57,93 68,89
T 25 [Année] 33,87 44,58 47,90 50,65 53,01 60,23 71,63
50 [Année] 37,85 49,82 53,53 56,60 59,24 67,31 80,05
100 [Année] 41,81 55,02 59,13 62,52 65,43 74,35 88,41

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 63
Chapitre III Les Courbes IDF

Les équations reliant les intensités aux durées et fréquences sont :

i(2ans) = 21,206D-0,748
i(5ans) = 28,839D-0,749
i (10ans) = 33,893D-0,750
i (20 ans) = 38,741D-0,751
i(25 ans ) = 40,279D-0,754
i(50 ans ) = 45,016D-0,757
i(100 ans) = 49,718D-0,759

figure.III.5 : Les équations reliant les intensités aux durées et fréquences

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 64
Chapitre III Les Courbes IDF

90,0

80,0

70,0
Intensité de la pluie en mm/h

60,0

50,0

40,0
i (10) = 33,893D-0,750
30,0

20,0

10,0

0,0
0 2 4 6 8 10 12
Durée [h]

T=2 ans T=5 ans T=10 ans


T=15 ans T= 20 ans T=25 ans
T=50 ans T=100 ans Puissance (T=2 ans)

figure.III.6: courbes IDF pour la zone d’étude (Guelma)

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 65
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Introduction
Le hyétogramme est une courbe représentant les variations de l’intensité en fonction du
temps. Dans le cadre des applications en milieu urbain, il convient de discrétiser les mesures à
des pas de temps faibles, afin de mieux représenter l’évolution temporelle des intensités de
pluie.
L’absence totale ou partielle d’informations locales suffisamment précises et la difficulté
d’associer une fréquence d’occurrence à un événement pluviométrique réel (chaque
hyétogramme est unique et donc sa probabilité d’occurrence est pratiquement nulle) ont
conduit à établir des pluies de projet. La définition de la pluie de projet est la suivante :
« Il s’agit d’une pluie fictive, définie par un hyétogramme synthétique et statistiquement
équivalente aux pluies réelles (bien que jamais observée). On lui affecte une période de retour
qui est celle d’un ou plusieurs de ses éléments constitutifs : hauteur totale précipitée, hauteur
précipitée sur un intervalle de temps inférieur à la durée totale (période intense), etc.»

Ce qu’il faut comprendre c’est que la pluie est un phénomène aléatoire par nature et que les
évènements pluvieux les plus critiques du point de vue hydraulique pour les réseaux
d’assainissement sont les orages qui sont très localisés et qui ont une très faible probabilité de
se produire là où se trouve un pluviographe. Ainsi les données pluviographiques locales étant
rarement suffisantes, on a été amené à établir des pluies fictives appelées pluies de projet.

IV.1 La pluie de projet


La pluie de projet est un événement fictif, représenté par un hyétogramme devant être
caractéristique de la pluviométrie locale et devant permettre de simuler le comportement du
réseau d’assainissement (débits et volumes). La pluie de projet est aussi associée à une
période de retour. La pluie de projet vise ainsi à représenter, par un événement unique, les
caractéristiques d’une pluviométrie locale qui affecte le réseau d’assainissement étudié.
On considère qu’une pluie de période de retour T génère un ruissellement dont les
caractéristiques (débit de pointe, volume, etc.) ont une période de retour T’égale à T.

à partir des courbes intensité-durée- fréquence. Elle définit le hyétogramme à partir de trois
paramètres.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 66
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

- la hauteur d'eau précipitée pendant la période intense.


- la hauteur d'eau précipitée avant la période intense.
- la hauteur précipitée après la période intense.

Dans la réalité, l’analyse des pluies de projet montre qu’il n y a pas identité des périodes de
retour de la pluie et du ruissellement correspondant. Toutefois pour des raisons de simplicité
on admet que T’=T.

Ainsi de manière schématique, une pluie de projet est définie par :


 sa durée : DP
 la hauteur totale précipitée : HT
 la répartition de cette hauteur sur la durée (hyétogramme).

La plus ancienne des méthodes de construction des hyétogrammes des pluies de projet est
celle proposée par KEIFER en 1957 [KEIFER & CHU 1957]. Plus connue sous le nom de
pluie de projet type CHICAGO, cette méthode permet de transformer les courbes Intensité-
Durée- Fréquence en hyétogrammes de même période de retour.
La pluie de projet proposée par Keiffer et Chu se construit.
L'idée est simple, elle consiste à définir un hyétogramme de la pluie par deux caractéristiques
essentielles de l'événement à savoir le volume d'eau précipitée au cours des différents pas de
temps Δt, et la position du maximum.
soit une courbe intensité-durée-fréquence donnée, on a: im(t,T) = f(t)
im (t, T): l'intensité moyenne maximale
T: période de retour
t: pas de temps.

IV.2 Types de pluie de projet


Les trois types de pluies de projet les plus utilisés en sont :

 les pluies de type bloc


 les pluies de type Chicago
 les pluies de type double triangle

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 67
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Dans ce qui suit une description succincte des pluies de ces trois types sera présentée, nous
nous attarderons sur les pluies de type Chicago puisque ce sont celles qui déterminées dans le
cadre de ce travail.

IV.2.1 Pluie de type bloc


C’est la pluie de projet la plus simpliste. Il s’agit d’un hyétogramme de forme rectangulaire
traduisant une intensité constante. Ce type de pluie est utilisé quand on s’intéresse au débit de
pointe à évacuer et non à l’hydrogramme résultant.
Il s'agit simplement d’un hyétogramme de durée dp avec une intensité i constante (Figure.
IV.1). Ce type de pluie est utilisé dans des méthodes où l'on s'intéresse au débit de pointe à
évacuer et non à l’hydrogramme résultant Q = Q(t). C'est naturellement cette valeur du débit
de pointe qui sert directement au dimensionnement des ouvrages. Ce type de pluie est utilisé
par exemple dans la méthode de Caquot (Int, 1977) ou dans la formule rationnelle (Mitci,
1974). Il a également été souvent utilisé en Allemagne (Sieker, 1983 ; Bauer et al. 1989).

Figure. IV.1: Pluie de type bloc

IV.2.2 La pluie de projet double triangle

En 1973, Debordes développe le concept de pluies de projet double triangle [DESBORDES &
RAOUS 1976]. La méthode s’appuie sur l’analyse statistique de la forme d’une série
chronologique de pluies réelles.
L'élaboration de la pluie double-triangle repose sur un double constat :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 68
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

- les événements pluvieux réels provoquant des désordres dans les réseaux d'assainissement
pluvial sont généralement constitués d'une période de pluie intense relativement courte située
à l'intérieur d'une séquence de pluie de quelques heures ;
- le point précédent mis à part, aucune forme particulière de distribution temporelle des
intensités n'est plus probable qu'une autre.
Desbordes (1974) a donc proposé de choisir une forme particulière de pluie de projet en
raisonnant non plus par rapport au phénomène physique, mais par rapport aux éléments
auxquels le modèle de ruissellement (utilisé après réservoir linéaire a permis de montrer
qu'une forme simple, doublement triangulaire, fournissait des formes d'hydrogrammes et des
valeurs de débit maximum peu sensibles à des erreurs sur le paramètre principal du modèle de
ruissellement : le lag time.

Cette pluie de projet est entièrement définie par cinq paramètres (Figure. IV.2):
- la durée totale t3 (quelques heures) ;
- la durée de la période de pluie intense : t1 (quelques dizaines de minutes) ;
- la position de la pointe d'intensité par rapport au début de la pluie : rapport t2 / t3 ;
- l'intensité atteinte au début de la période intense : i1 ;
- l'intensité maximale atteinte pendant la période intense : i2.

Les principaux éléments de choix sont les suivants :


- la durée totale t3 peut être prise égale à 4 heures (valeur par défaut : en pratique, cette durée
devrait être adaptée à chaque bassin versant et à son temps de concentration). Sur cette durée
t3, il tombe plus de 80 % de la hauteur totale des épisodes pluvieux significatifs dans 73 % des
cas. Par ailleurs, pour les grands bassins versants sur lesquels des pluies plus longues
pourraient paraître intéressantes, la variation relative du débit de pointe obtenu n'est que de
2 % lorsque la durée totale de la pluie passe de deux à quatre heures.
- la durée de la période de pluie intense t1 peut être choisie entre quinze minutes et une heure
selon la nature et la surface du bassin versant étudié.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 69
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Figure. IV.2: Exemple de pluie de projet double triangle

- la position de la période de pluie intense au sein de l'averse (θ = t2 /t3) influe de façon


sensible sur le débit de pointe (le débit augmente avec θ). L'analyse des pluies n'a pas permis
de mettre en évidence une valeur préférentielle de θ. On pourra donc prendre θ = 0.5, valeur
moyenne, ou θ = 0.75 pour se placer dans une situation plus défavorable au sens des débits de
pointe.
- la hauteur précipitée pendant la période de pluie intense constitue la grandeur qui influe le
plus sur le débit de pointe. Sa valeur pourra être prise égale à l'intensité moyenne maximum
correspondant à la même durée sur les courbes Intensité-Durée-Fréquence caractérisant la
région pluviométrique et la période de retour choisie.
- la hauteur précipitée en dehors de la période de pluie intense joue un rôle moindre sur la
valeur du débit de pointe. Sa valeur devra correspondre à une période de retour plus faible que
celle pour laquelle on calcule le débit de pointe.

Une analyse théorique du comportement du modèle du réservoir linéaire a conduit Chocat et


al. (1981) à proposer des formules permettant de calculer directement les paramètres
précédents. La pluie est supposée symétrique, le calcul des autres coefficients s'effectue à
partir des coefficients a et b d'un ajustement de type Montana de la pluviométrie locale et
d'une estimation grossière du lag time K du bassin versant à étudier :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 70
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

( )
( )
( )

( )
( )
( )

Dans les équations précédentes, les temps t et le lag-time K sont exprimés en minutes, et les
intensités i1 et i2 sont exprimées en mm/h.
L'intérêt des trois équations précédentes est de permettre un passage direct entre les
coefficients de Montana des courbes IDF et les caractéristiques de la pluie de projet. Les
valeurs des débits de pointe calculées sont peu sensibles aux valeurs de t1 et t2, donc de K. En
cas d'utilisation sur un réseau drainant des bassins versants emboîtés de surfaces très
différentes, il est cependant utile de tester plusieurs valeurs de K.

Les valeurs de ces paramètres sont obtenues à partir du modèle des réservoirs linéaires. Les
calculs s’effectuent à partir de l’estimation du temps de réponse du bassin versant K « lag
time » et des paramètres a et b de la loi de MONTANA adaptés à la pluviométrie locale.
Cependant, la construction de la pluie de projet impose de connaître les caractéristiques des
bassins versants à travers la valeur de leur temps de réponse K. Or, ce paramètre n’est pas
forcément connu et les erreurs d’estimation sur sa valeur sont loin d’être négligeables.
Parmi ces paramètres, θ permet d’influer sensiblement sur la valeur des débits de pointe.
Cependant, aucune étude des pluies n’a permis de définir une valeur standard de θ.

IV.2.3 Pluie de type Chicago


La méthode développée par Keifer et Chu (1957) utilise les courbes « Intensité – Durée –
Fréquence » et les équations qui en dérivent pour établir un hyétogramme synthétique à une
station donnée. Le hyétogramme proposé est ajusté à deux courbes exponentielles, l’une
avant, l’autre après la pointe de l’averse, cette dernière étant définie par un coefficient
d’avancement r. Cette méthode a été développée à Chicago -ce qui lui donne son nom- pour la
conception d'égout, mais peut facilement être utilisée dans d'autres zones du globe où les

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 71
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

enregistrements adéquats de précipitations sont disponibles. Si l’on considère le


hyétogramme suivant (figure. IV.3).

 Une ligne horizontale (dessinée en gras), représentant une intensité donnée i, coupera
le hyétogramme avant et après la pointe d’intensité de l’averse.

Figure. IV.3 : la pluie Chicago

 En partant du pic d’intensité comme origine, on définit le temps d’intersection ta avant

le pic d’intensité, et le temps d’intersection tb après le pic d’intensité. La durée totale

entre les deux intersections td est égale :

td,= ta + tb (IV.1)

 On définit le coefficient d’avancement de l’averse r, défini comme le rapport du temps


ta « avant le pic d’intensité » sur la durée totale de l’averse td :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 72
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

soit (r = tb / td) : le rapport de la durée écoulée entre le début de l'événement et l'apparition du


pic à la durée totale d'où:

(IV.2)

Le cas idéal est celui dans lequel on peut obtenir la variable r à partir des analyses sur des
pluies. Cependant Kiefer et Chu (1957) anis que Yen et Chow (1975), dans leurs recherches
indiquent que le pic de la pluie tend a décroitre dans le deuxième quart de l’événement
pluvieux de durée tD, ce qui implique que la moyenne se situe aux environ de 0.375 * tD. En
absence d’analyses locales détaillées, on peut donc admettre que :
r = 0.375 * tD.
td en heures

D’après les équations (IV.1) et (IV.2) on peut écrire :

(IV.3)

 Comme le montre la figure, on peut ajuster deux courbes exponentielles, ia = f (ta)

et ib = f (tb), au hyétogramme précédent, où ia, et ib représentant respectivement

l’intensité avant et après le pic d’intensité.

La pluie totale I pendant la durée td s’exprime donc par :

( )
∫ ( ) ∫ ( ) ∫ ( ) ∫ ( ) (IV.4)

Cette dernière expression nous permet d’obtenir l’intensité de la pluie avant et après
l’intensité maximale. En effet, on a ( ) ( ) , et on ainsi, d’après l’équation
(IV.4)

On peut écrire :

( ) ( ) (IV.5)

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 73
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Si l’on considère la valeur imoy, comme l’intensité moyenne de la pluie durant td (qui n’est

autre que la ligne horizontale en gras) on a alors :

(IV.6)
Et ainsi

( ) ( ) (IV.7)

Keiffer a choisi pour l'ajustement des courbes intensité-durée-fréquence la formule :

( )

Où a, b, c sont des coefficients connus à partir des courbes intensité-durée-fréquence

Il est alors possible de développer un hyétogramme synthétique de ce type en définissant la


valeur imoy, d’après la relation de Talbot généralisée. En substituant cette intensité dans

l’équation (IV.7) on montre que l’intensité i pour laquelle la ligne (en gras) intercepte le
hyétogramme pour une durée td est donnée par :

[( ) ]
(IV.8)
( )( )

Les équations pour les intensités ia et ib (avec les temps relatifs ta et tb avant et après la pointe

de l’averse) sont obtenues en substituant td dans (IV.8) et en utilisant (IV.3). Obtient les

équations (IV.9) et (IV.10) :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 74
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

*( ) +
( ) (IV.9)
( )

*( ) +
( ) (IV.10)
( )

Dans le cas ou utilise Les courbes IDF sont représentées par la formule classique de Montana

( ) (IV.11)

Avec
 imm intensité moyenne maximale sur une durée t = dp et de période de retour T (mm/h)
 t temps (h)
 a, b coefficients numériques dépendant de T et du site géographique

Dans ce cas, le hyétogramme cumulé s'écrit :

( ) ( )

et l’intensité instantanée associée i(t) est donnée par la relation :

( )
( ) ( )

Ces courbes sont représentées (Figure. IV.4) :

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 75
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Figure. IV.4: Courbe i(t) de type Chicago obtenue à partir de la courbe IDF

La période de retour du hyétogramme ainsi établi s'avère supérieure à la période de retour T


de la courbe IDF initiale puisque chaque valeur de pluie sur une durée t inférieure à dp est de
période de retour T. Dans la pratique, on discrétise la courbe avec un pas de temps Δt, en
prenant sur les courbes IDF les valeurs de imm(dp, T) pour des valeurs successives de dp
égales à des multiples impairs de Δt : Δt, 3Δt, 5Δt, 7Δt,...pour centrer la pointe d’intensité
sur un seul pas de temps. En partant de la valeur maximum de l'intensité, on obtient alors des
hyétogrammes du type de la (Figure. IV.5).

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 76
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Figure. IV.5: Pluie de type Chicago centrée et discrétisée au pas de temps


15 min (extrait de Hémain, 1986)

IV.3 Application

Les pluies de projet qui peuvent être adoptées pour élaborer le diagnostic du fonctionnement
hydraulique du réseau pluvial de la ville de Guelma sont des pluies de durée 2 heures, de type
double-triangle centré. De tels types de pluies sont préconisés par le Laboratoire d'Hydrologie
Mathématique de Montpellier (Guide de construction et d'utilisation des pluies de projet,
1983) car ils offrent une bonne représentativité de la structure réelle des précipitations
intenses qui ont lieu en été dans le bassin méditerranéen.
Comme cas illustratif on a considéré dans le cadre de ce travail la pluie correspondante à
une période de retour de 10 ans. Cette dernière est obtenue à partir des courbes IDF élaborées
précédemment, son expression est donnée par la relation suivante :

i(t, 10 ans) = 33,893t-0,75

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 77
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Le coefficient d’avancement de l’averse r, défini comme le rapport du temps ta « avant le pic

d’intensité » sur la durée totale de l’averse td :

(IV.2)

Conformément aux travaux de Kiefer et Chu (1957) anis que Yen et Chow (1975), En
absence d’analyses locales détaillées, on peut donc admettre que :
r = 0.375 * tD.
Les résultats sont regroupés dans les tableaux …. et illustrés par la figure suivant :

r= 0,75 Centre de l'averse =


tb= 120 [min] 90 [min]
T= 5 [ans]
5 [min]

Temps relatifs Intensité


Temps Td Incrément de pluie
ta et tb instantanée
[min] [min] [min] [mm/h] [mm]

0 60 80,0 6,8 0,0


35 55 73,3 7,3 4,1
40 50 66,7 7,8 0,6
45 45 60,0 8,5 0,7
50 40 53,3 9,3 0,7
55 35 46,7 10,2 0,8
60 30 40,0 11,5 0,9
65 25 33,3 13,2 1,0
70 20 26,7 15,6 1,2
75 15 20,0 19,3 1,5
80 10 13,3 26,2 1,9
85 5 6,7 44,4 2,9
90 0 0,0 54,6 4,1
95 5 6,7 44,0 4,1
100 10 13,3 26,2 2,9
105 15 20,0 19,3 1,9
110 20 26,7 15,6 1,5
115 25 33,3 13,2 1,2
120 30 40,0 11,5 1,0

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 78
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Pluie de Projet de type "Chicago"


60,0
50,0
40,0 r = 0,75

intensité [mm/h]
30,0
20,0
10,0
0,0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25

temps

La somme de tous les incréments de précipitations donnent la lame précipitée totale, soit 37.0
mm, ce qui est légèrement supérieure au calcul de la question 1 (avec les IDF). Ceci est en fait
dû à la discrétisation utilisée pour calculer les incréments de pluies. Un pas de temps plus
faible (par exemple 2 min) minimiserait cette différence.

90,0

y 25) = 40,279x-0,75 y (20)= 38,741x-0,75


80,0
y (5) = 28,839x-0,75
70,0
Intensité de la pluie en mm/h

y 10 = 33,893x-0,75
60,0 y (2) = 21,206x-0,75

y 100 = 49,718x-0,75
50,0

40,0
y (50) = 45,016x-0,75
30,0

20,0

10,0

0,0
0 2 4 6 Durée [h] 8 10 12
T=2 ans T=5 ans T=10 ans
T=15 ans T= 20 ans T=25 ans
T=50 ans T=100 ans Puissance (T=2 ans)
Puissance (T=5 ans) Puissance (T=10 ans) Puissance (T= 20 ans)
Puissance (T=25 ans) Puissance (T=50 ans) Puissance (T=100 ans)

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 79
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Dans une seconde étape on a fait varier r, et sa valeur est prise égale a 0,25. Les résultats de
cette opération sont présentés dans les tableaux …. et schématisés par la figure suivante
La somme de tous les incréments de précipitations donnent la lame précipitée totale, soit 25.0
mm, ce qui est légèrement supérieure au calcul avec r= 0,75 (avec les IDF). Ceci est en fait dû
à la discrétisation utilisée pour calculer les incréments de pluies. Un pas de temps plus faible
(par exemple 2 min) minimiserait cette différence.

r= 0,25 Centre de l'averse =


tb= 120 [min] 30 [min]
T= 5 [ans]
t 5 [min]

Temps relatifs Intensité Incrément de


Temps Td
ta et tb instantanée pluie
[min] [min] [min] [mm/h] [mm]

0 30 120 5,0
5 25 100 5,8 0,5
10 20 80 6,8 0,5
15 15 60 8,5 0,6
20 10 40 11,5 0,8
25 5 20 19,3 1,3
30 0 0 32,5 2,2
35 5 6,67 44,0 3,2
40 10 13,33 26,2 2,9
45 15 20,00 19,3 1,9
50 20 26,67 15,6 1,5
55 25 33,33 13,2 1,2
60 30 40,00 11,5 1,0
65 35 46,67 10,2 0,9
70 40 53,33 9,3 0,8
75 45 60,00 8,5 0,7
80 50 66,67 7,8 0,7
85 55 73,33 7,3 0,6
90 60 80,00 6,8 0,6
95 65 86,67 6,4 0,6
100 70 93,33 6,1 0,5
105 75 100,00 5,8 0,5
110 80 106,67 5,5 0,5
115 85 113,33 5,3 0,4
120 90 120,00 5,0 0,4

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 80
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Pluie de Projet de type "Chicago"

50,0
45,0
40,0 r = 0.25
35,0
intensité [mm/h]

30,0
25,0
20,0
15,0
10,0
5,0
0,0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25

temps

Dans La figure suivante les résultats des deux opérations sont confrontés. On peut facilement
remarquer l’influence de r sur l’allure de la répartition cde la pluie.
La figure suivante montre l’influence du choix de r sur la forme de l’averse : on peut ainsi
voir que le coefficient r agit sur la position de la pointe de l’intensité de la pluie de projet

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 81
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Pluie de Projet de type "Chicago"


60
r = 0.75
r = 0.25
50

40
intensité [mm/h]
30

20

10

0
0 50 100
temps [min]

Ces répartitions peuvent être utilisées par la suite dans l’élaboration des hydrogrammes ou
pour la détermination de la pluie nette (effective), comme le montre l’exemple hypothétique
suivant. Il s’agit de l’application du modèle de Horton pour le cas suivant :

taux initial d'infiltration i0 = 28,0 [mm/h]


taux final d'infiltration if = 7,0 [mm/h]
constante empirique k = 1,6 [1/h]

0 f (t )  f c  ( f 0  f c )e  kt (IV.12)

Ou:
f(t) = capacité d'infiltration ou temps t[mm/h];
fo, fc = capacité d'infiltration respectivement initiale et finale, dépend surtout du type de sol
[mm/h];
t = temps écoulé depuis le début de l'averse [h];
k = constante empirique, fonction de la nature du sol t [min -1]

Le modèle de Horton et un modèle ou fonction mathématique qui décrit la façon dont le sol
réagit en matière d’infiltration du début de l’averse jusqu’à la fin de celle-ci. Il représente la
capacité du sol à infiltrer l’eau de pluie en fonction du temps. Cette fonction dépend de la
capacité initiale du sol à infiltrer l’eau, d’une capacité finale au delà de laquelle le sol ne peut
plus absorber de l’eau et d’un paramètre qui dépend de la nature du sol.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 82
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

Au début de l’averse, la capacité d’infiltration est maximale et elle diminue d’une manière
exponentielle jusqu’à atteindre sa capacité finale. Cette fonction est un modèle de production,
confrontée à la pluie mesurée ou brute permet de séparer la pluie nette de la pluie mesurée. En
effet, tout ce qui se trouve au dessus de la courbe de la capacité d’infiltration ruisselle et tout
ce qui se trouve en dessous s’infiltre dans le sol.

Figure. IV.6: la capacité d’infiltration ruisselle et tout ce qui se trouve en


dessous s’infiltre dans le sol.

La superficie sous la courbe de la (figure IV.6) indique par pour chaque pas de temps la
hauteur d’eau qui est infiltrée durant cet intervalle. À la limite, la valeur du paramètre fc
s’approche et tend vers la valeur de la conductivité hydraulique à saturation du sol Ks. Cette
conductivité hydraulique est directement reliée à la capacité d’infiltration du sol et, mis à part
bien entendu les caractéristiques intrinsèques du sol en place, elle dépend notamment de la
teneur en eau initiale du sol ainsi que de l’état de la surface que l’eau doit traverser pour
amorcer le processus d’infiltration. Ces deux notions sont importantes à considérer, en
particulier pour la conception des pratiques de gestion impliquant de l’infiltration.

IV.3.1 Paramètres du modèle


Le modèle nécessite l’estimation des trois paramètres contenus dans l’équation (IV.12) soit
fc, fo et k. Idéalement, ces estimations devraient être basées sur les résultats de tests in situ, et

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 83
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

ce pour plusieurs sites à l’intérieur du bassin et pour différentes conditions antécédentes


d’humidité.
En pratique, ceci est sans doute difficilement réalisable et on doit le plus souvent avoir
recours à des valeurs tirées de la littérature.

- Normand (1976), cité par Chocat et al. (1982), propose la relation suivante en posant
F0=4fcCette relation permet de s'affranchir de F0 dont la détermination est délicate car F0
dépend des conditions antérieures d'humidité, de température, de pluie.

taux initial
d'infiltration i0 = 28,0 [mm/h]
taux final
d'infiltration if = 7,0 [mm/h]
constante empirique
k= 1,6 [1/h]
taux
temps d'infiltration
[min] [mm/h]

0 28,0
5 25,4
10 23,1
15 21,1
20 19,3
25 17,8
30 16,4
35 15,3
40 14,2
45 13,3
50 12,5
55 11,8
60 11,2
65 10,7
70 10,2
75 9,8
80 9,5
85 9,2
90 8,9
95 8,7
100 8,5
105 8,3
110 8,1
115 8,0
120 7,9

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 84
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

La figure suivante montre que dans le cas de modèles à fonction d’infiltration non constante
dans le temps (type fonction d’infiltration de Horton), les pluies conduisant aux volumes
ruisselés les plus importants sont celles de type retardé correspondant à r plus grand.

Représentation de l'évolution du taux d'infiltration et de l'intensité


pluviométrique pour r=0,75

30,0 70,0

intensité pluviométrique [mm/h]


25,0 60,0

50,0
taux d'infiltration [mm/h]

20,0
40,0
15,0
30,0
10,0
20,0
5,0 10,0

0,0 0,0
0,00 10,0
0,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100,0 110,0 120,0

temps [minutes
intensité pluviométrique

Représentation de l'évolution du taux d'infiltration et de l'intensité


pluviométrique pour r= 0,25 intensité pluviométrique [mm/h]

30,0 70,0
taux d'infiltration [mm/h]

25,0 60,0

50,0
20,0
40,0
15,0
30,0
10,0
20,0
5,0 10,0

0,0 0,0
0,0010,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100,0110,0120,0
0,0

temps [minutes
intensité pluviométrique

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 85
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet

60
Volume
ruisselé 2

50

40
intensité [mm/h]

Volume
30 ruisselé 1

20

r = 0.25
10

r = 0.75
0
0 20 40 60 80 100 120

temps [min]

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 86
Conclusion générale

L'optimisation de la gestion des eaux pluviales est une réponse aux préoccupations actuelles
des gestionnaires des réseaux d'assainissement. Cette optimisation nécessite une connaissance
plus fine du phénomène des précipitations à des faibles échelles de temps et d'espace.
S'agissant du dimensionnement d'un collecteur à l'exutoire d'un bassin versant, l'information
la plus importante à estimer est le débit à évacuer, variable fortement corrélée avec l'intensité
moyenne maximale sur une durée caractéristique du bassin versant pour une période de retour
donnée. Les courbes intensité-durée-fréquence sont bien adaptées à ce genre d'application.

Pour cette raison l’objectif primaire, dans la cadre de ce travail, était d’établir les courbes
IDF pour la zone d’étude. Pour ce faire les données de la station de Guelma, disponibles sur
une durée de 19 ans, ont été utilisées. Ces données ont fait l’objet d’une analyse statistique
succincte. Après la conversion des données de 24 heures en des données de courtes durées,
elles étaient soumises à un test d’homogénéité, et par la suite ajustées à la loi la plus utilisée
dans ce genre d’étude, a savoir, la loi de Gumbel. Les résultats de l’analyse statistiques sont
exploités pour établir les courbes IDF en utilisant la loi de Montana.

Etant donné que l'intensité moyenne maximale est insuffisante pour caractériser la pluie et si
l'on veut par exemple dimensionner un bassin de rétention ou faire un diagnostic de réseaux
complexe; il faudrait au moins disposer d'un hyétogramme (intensité en fonction du temps)
complet qui soit représentatif de l'ensemble de la pluviométrie pour l'objectif poursuivi. Une
première réponse à ces nouveaux besoins fut l'élaboration de pluies de projet. Pour cette
raison nous avons jugé utile, dans le cadre de ce mémoire, d’établir la pluie du projet pour le
bassin d’étude.

Une pluie de projet est constituée par un hyétogramme fictif qui est censé représenter la
pluviométrie locale. On lui affecte une période de retour qui est celle d'un ou plusieurs de ses
éléments constitutifs (hauteur total précipitée, intensité moyenne maximale, etc.). On admet
que la période de retour des caractéristiques du ruissellement (débit maxi, volume, etc.) soit
égale à celle de la pluie de projet qui lui a donné naissance.
Etant donné que la majorité des pluies de projet repose sur une transformation des courbes
intensité-durée-fréquence en hyétogrammes. Les courbes IDF développées pour la zone
d’étude, ont été utilisées pour la construction de la pluie de projet correspondante.
Vu la diversité des méthodes existantes pour l’élaboration des pluies de projet, nous avons

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 87
Conclusion générale

jugé adéquat de faire appel a la méthode qui a connue la plus large utlisation par la comunoté
scientifique, en l’occurrence, la pluie proposée par KEIFER en 1957 [KEIFER & CHU 1957].
Ce type de pluie plus connue sous le nom de pluie de projet type CHICAGO.

Les pluies de projet qui peuvent être adoptées pour élaborer le diagnostic du fonctionnement
hydraulique du réseau pluvial de la ville de Guelma sont des pluies de durée 2 heures, de type
double-triangle centré. De tels types de pluies sont préconisés par le Laboratoire d'Hydrologie
Mathématique de Montpellier (Guide de construction et d'utilisation des pluies de projet,
1983) car ils offrent une bonne représentativité de la structure réelle des précipitations
intenses qui ont lieu en été dans le bassin méditerranéen.
Les héytogrammes des pluies synthétiques construits dans le cadre de ce travail, ont été
utilisés par la suite, pour la détermination de la pluie nette (effective), comme l’atteste un
exemple hypothétique réalisé. On rappelle que dans cette étape les pertes par infiltration ont
été déterminées à l’aide du modèle de Horton.

Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 88
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