Construction Courbes IDF
Construction Courbes IDF
Mémoire de Master
Présenté à l’Université de Guelma
Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de : Génie Civil & Hydraulique
Spécialité : Hydraulique
Option : Hydraulique Urbaine et techniques des eaux
Juin 2015
Remerciement
conseils.
Je tiens aussi à remercier monsieur MAIZI TAHAR mon encadreur de stage qui
(DREG)
BENZAID BARIZA
Dédicaces
A mes parents:
Grâce à leurs tendres encouragements et leurs grands sacrifices, ils ont pu créer le climat
affectueux et propice à la poursuite de mes études .Aucune dédicace ne pourrait exprimer mon
respect, ma considération et mes profonds sentiments envers eux. Je prie le bon Dieu de les
bénir, de veiller sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers de moi.
A mes sœurs : DALEL et son mari Saad, LINDA et son mari MEHDI et MALEK
AUX petits anges de mon cœur : YARA, ARWA INESSE, RAFIF, DADI,
BENZAID BARIZA
Sommaire :
Résumé.
1- introduction et objectifs.
I.2.1 OROGRAPHIE……………………………………………….………..page(2)
I.2.2 HYDROGRAPHIE………………………………………………….…page(2)
INTRODUCTION……………………………………………………………….page(7)
II 1.2.2 Pluviomètres…………………………………………………….page(10)
II.1.2.6 Hyétogramme…………………………………………………...page(26)
Introduction ………………………………………………………………………..page(32)
III.3 Les données analysées pour construire une courbe IDF …..…….page(40)
de courtes durées……………………………………………………….page(45)
Introduction …………………………………………………………………………page(66)
Références bibliographiques
Liste des tableaux
Tableau II.6: la lame d'eau tombée par unité de temps et caractérise une énergie
De dépassement………………………………………………………………….........page(38)
allant de 1 à 24 heures………………………………………………………………….page(57)
à augets basculants…………………………………………………………………….page(15)
Figure II.15: Définition des épisodes et des averses selon les principes
d’aménagement………………………………………………………………………...page(29)
Figure. IV.4: Courbe i(t) de type Chicago obtenue à partir de la courbe IDF…………page(76)
Figure. IV.5: Pluie de type Chicago centrée et discrétisée au pas de temps 15 ………page(77)
اٌّطش ٘ ٛظا٘شة عشٛائ١ت ف ٟطب١عخٙا .عٍ ٝاٌشغُ ِٓ أْ األسصاد اٌد٠ٛت حخٕبأ بحذٚثٗ عٍ ٝاٌّذ ٜاٌمص١ش ،فئٔٗ ال ٠زاي
حسد ً١اٌّطش باسخخذاَ ِم١اس اٌّطش ٛ٠فش وً ٘زٖ اٌب١أاث ٚإٔشاء ِا ٠سّ ٝبإٌّحٕ١اث ٚاٌخّث١الث اٌب١أ١ت اٌخ ٟحعخبش
ضشٚس٠ت ٌف ُٙظٛا٘ش اٌدش٠اْ اٌسطح .ٟأحذاد األِطاس األوثش أّ٘١ت فِ ٟداي اٌشٌ ٞشبىاث اٌصشف اٌصح ٟ٘ ٟفٟ
األساس ٔٛع ِٓ األحذاد اٌعاصفت ،اٌخ ٟ٘ ٟبطب١عخٙا ِحٍ١ت خذاٚ ،باٌخاٌ٠ ٟى ْٛاحخّاي ضع١ف خذا اْ ححذد عٕذِا ٠ىْٛ
ٕ٘ان ِم١اس اٌّطش ٠ٚسخٕخح أٔٗ ف ٟوث١ش ِٓ اٌحاالث باْ ب١أاث ٘طٛي األِطاس اٌّحٍ١ت عٍ ٝشبىت اٌصشف اٌصحٔ ٟادسا
ِا حى ْٛواف١ت فٚ ٟلج اٌخسد ً١ف ٟاٌّٛثٛل١ت ٚاٌذلت ٌخى ْٛلادسة عٍ ٝاٌعًّ ٚضبط إٌّارجٌٚ .زٌه واْ ِٓ اٌضشٚسٞ
إٔشاء أِطاس ١ّ٘ٚتٚ ،حذع "ٝأِطاس اٌّششٚع "اٌّعشفت ِٓ لبً اٌخّث١الث اٌب١أ١ت االصطٕاع١ت ٠ٚعادي إحصائ١ا ٌألِطاس
اٌحم١م١ت ،عٍ ٝاٌشغُ ِٓ أٔٙا ٌُ حالحظ أبذاٚ .حٙذف ٌٍخّث ِٓ ً١طشف حذد فش٠ذ ِٓ ٔٛعٗ ،بذسس خصائص األِطاس
ٕ٘ان طشق ِخخٍفت ٌخط٠ٛشاِطاس اٌّششٚع ٚوٍٙا حشحىز عٍ ٝاٌخحٍ ً١اإلحصائ ٟألحذاد األِطاس اٌفعٍ١ت.
اٌب١أاث األساس١ت ِٕ٘ ٟحٕ١اث (اٌشذة -اٌّذة -اٌخشدد) ِٓٚاٌّ ُٙأْ ٠خُ حط٠ٛش ٘زٖ إٌّحٕ١اث ِٓ اٌب١أاث اٌّخاحت عٍٝ
ِذ ٜفخشاث طٍ٠ٛتٚ.ف٘ ٟزا اٌصذد سٛف ٔم َٛبئٔشاء ِٕحٕ١اث (اٌشذة -اٌّذة -اٌخشدد) ٌّٕطمت لاٌّت ٚدساست" أِطاس
اٌّششٚع"
Résumé :
La pluie est un phénomène aléatoire par nature. Bien que la météorologie sache en prévoir
l’occurrence à plus ou moins brève échéance, il demeure impossible d'en connaître à l'avance
la durée, le volume et l'intensité. L'enregistrement d'une pluie par un pluviographe permet
d'obtenir l'ensemble de ces données et le hyétogramme i(t). Un tel hyétogramme est
indispensable pour appréhender les phénomènes de ruissellement pluvial : il servira comme
valeur d'entrée dans les modèles.
Les événements pluvieux les plus critiques du point de vue hydraulique pour les réseaux
d'assainissement sont essentiellement les événements de type orageux, qui sont par nature très
localisés et qui ont donc une probabilité très faible de se produire là où se trouve un
pluviographe. Il résulte de ces deux constatations que, bien souvent, les données
pluviométriques locales sur un réseau d'assainissement sont rarement suffisantes, tant en
durée d'enregistrement qu'en fiabilité et en précision pour pouvoir faire fonctionner et ajuster
des modèles. On a donc été amené à établir des pluies fictives, appelées « pluies de projet »,
définies par un hyétogramme synthétique et statistiquement équivalentes aux pluies réelles,
bien que jamais observées. La pluie de projet vise ainsi à représenter, par un événement
unique, les caractéristiques d'une pluviométrie locale qui affecte le réseau d'assainissement
étudié.
Il existe différentes méthodes d'élaboration des pluies de projet, toutes fondées sur une
analyse statistique des événements pluvieux réels. Les données de base sont les courbes IDF
(Intensité - Durée - Fréquence). Il importe pour cela que les courbes IDF soient établies à
partir de données disponibles sur de longues périodes. C’est dans cette optique que s’inscrit ce
travail. Il s’agit dans un premier temps de construire les courbes IDF pour le bassin de
Guelma, et par la suite établir les pluies de projets correspondantes.
ABSTRACT:
The rain is a random phenomenon in its nature. Although meteorology knows predict the
occurrence in more or less short term, it remains impossible to know in advance its depth , t
volume and intensity. The registration of a rain by using a rain gauge provides all of these
data and the establishment of so-called hyétogramme i (t). Such hyétogramme is essential to
understand the runoff phenomena: it will serve as an input value in the models.
Hydraulically the most critical rainfall events for the design of sanitation sewer are essentially
the type of storm events, which are by nature very localized and therefore have a very low
probability to occur where there is a rain gauge.
It follows from these findings that in many cases, that local rainfall data on a sewerage system
are rarely sufficient regarding their recording time, reliability and accuracy to operate and
adjust the models. So it has been necessary to establish fictitious rains, called "Design storm,"
defined by a synthetic hyétogramme and statistically equivalent to the actual rainfall, and
which although never observed. The Design storm aims to represent, for a unique rainfall
event, the characteristics of the local rainfall that affects the studied sewer system.
There are several methods for the establishment and construction of the Design storm; all
these methods are based on a statistical analysis of actual rainfall events. The basic data are
IDF curves (Intensity - Duration - Frequency). It is that the construction of the IDF curves
should be made from data available over long periods. It is in this context that this work is to
be carried out. For the Guelma catchment, in a first step the IDF curve are constructed, and
then in a second step set the corresponding Design storm is developed.
Introduction générale
1. Introduction et Objectifs
Les enjeux économiques que représente la gestion de l'eau en milieu urbain nécessitent une
meilleure connaissance de l'hydrosystème urbain particulièrement vulnérable aux aléas
climatiques. L'hydrologie urbaine liée à l'assainissement pluvial a pour but la connaissance du
fonctionnement d'un réseau d'assainissement et de ses ouvrages annexés (bassins de rétention,
stations d'épuration, déversoirs d'orage, etc.) afin d'assurer une bonne gestion de l'ensemble.
Atteindre cet objectif nécessite l'étude d'un grand nombre de thèmes et surtout la connaissance
ou une bonne représentation des trois phénomènes suivants:
-La pluie.
- Le ruissellement.
- Les écoulements dans le réseau
La pluie est un phénomène par essence mal connu, il dépend d'un nombre important de
paramètres qui dépassent l'échelle de l'hydrologie urbaine. Le ruissellement est fonction des
éléments constituant le bassin versant et de divers autres facteurs (rétention, évaporation,
imperméabilisation, etc.). Les écoulements dans le réseau sont directement liés à la structure
et à la taille du réseau. Il est important de souligner ici la nécessaire homogénéité qu'il faut
respecter entre le niveau de connaissance requis pour ces trois phénomènes. En effet, a quoi
sert une modélisation hypersophistiquée de l'écoulement hydraulique dans le réseau si à
l'amont la pluie est très mal représentée.
L'optimisation de la gestion des eaux pluviales est une réponse aux préoccupations actuelles
des gestionnaires des réseaux d'assainissement. Cette optimisation nécessite une connaissance
plus fine du phénomène des précipitations à des faibles échelles de temps et d'espace.
S'agissant du dimensionnement d'un collecteur à l'exutoire d'un bassin versant, l'information
la plus importante à estimer est le débit à évacuer, variable fortement corrélée avec l'intensité
moyenne maximale sur une durée caractéristique du bassin versant pour une période de retour
donnée. Les courbes intensité-durée-fréquence sont bien adaptées à ce genre d'application.
Les mesures pluviométriques adaptées aux exigences de l'hydrologie urbaine (densité des
réseaux, pas de temps d'intégration, etc.), permettant une vraie connaissance du phénomène,
sont encore très rares et les séries de mesures dépassent rarement dix ans. Ainsi, pendant très
longtemps et jusqu'à ces dernières années, l'intégration de l'information pluviométrique locale
dans le schéma général de l'assainissement pluvial était réalisée par l'intermédiaire d'une
modélisation souvent très simplificatrice.
La modélisation de la pluie a évolué au fil des ans en fonction des besoins formulés par les
gestionnaires de l'eau en milieu urbain et des données disponibles. On a toujours cherché à
extraire, à partir des séries ponctuelles, les éléments supposés caractéristiques de la
pluviométrie locale, susceptibles d'interpréter les comportements des unités hydrologiques. La
modélisation de la pluviométrie en un point j d'une surface donnée vise à caractériser la pluie
en ce point. Cette caractérisation peut être étendue à une zone plus au moins grande autour du
point j. Cette zone détermine la surface d'influence de la mesure ponctuelle, elle dépend
essentiellement de l'hétérogénéité du phénomène des précipitations.
Les modèles utilisés pour caractériser la pluviométrie sont multiples et très variés, ils sont de
type déterministe, probabiliste ou conceptuel. Une classification de ces modèles en fonction
de leurs modes d'élaboration a été donnée par Desborde, (1987). Nous opérons ici une
classification suivant le type d'approche utilisé, nous essayerons de dégager comment ces
types d'approche ont évolué en fonction des besoins de l'hydrologie urbaine et des données
disponibles.
Depuis 1970, l'assainissement doit faire face à de nouveaux problèmes liés au développement
incessant des villes et à l'insuffisance des réseaux existants. La formule de Caquot devient
inopérante vis-à-vis des ces nouveaux problèmes. En effet, l'intensité moyenne maximale est
insuffisante pour caractériser la pluie et si l'on veut par exemple dimensionner un bassin de
rétention ou faire un diagnostic de réseaux complexe; il faudrait au moins disposer d'un
hyétogramme (intensité en fonction du temps) complet qui soit représentatif de l'ensemble de
la pluviométrie pour l'objectif poursuivi. Une première réponse à ces nouveaux besoins fut
l'élaboration de pluies de projet.
Une pluie de projet est constituée par un hyétogramme fictif ou parfois réel qui est censé
représenter la pluviométrie locale. On lui affecte une période de retour qui est celle d'un ou
plusieurs de ses éléments constitutifs (hauteur total précipitée, intensité moyenne maximale,
etc.). On admet que la période de retour des caractéristiques du ruissellement (débit maxi,
volume, etc.) soit égale à celle de la pluie de projet qui lui a donné naissance.
Les données utilisées dans cette étude proviennent de la banque pluviométrique de la direction
des ressources en eaux Guelma (DREG).
Ainsi en utilisant ces données les courbes IDF seront construites et les pluies de projet seront
établies.
Dans un premier temps il sera question de contrôler la qualité des données utilisées. Il sera
question, e, particulier de les vérifier quant a leur homogénéité. Par la suite les données de 24
heures seront converties en pluies de courtes durées. Ces dernières seront soumises à une
étude statistique, dans laquelle elles seront ajustées à la loi de Gumbel. Les résultats de
l’analyse statistiques seront exploités pour établir les courbes IDF en utilisant la loi de
Montana.
Enfin les pluies de projet seront établies, te ce a l’aide de la pluie de type Chicago.
.
Figure I. 1 : Réseau hydrographique
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 1
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA
Localisation :
I.2.1 Orographie
Cette contrée correspond à peu près au réseau hydrographique de L'OUED SEYBOUSE. Elle
est bordée au Nord par cet oued important à l'ouest par le massif des BENI HADDI, au sud
est par L'OUED MAÏZ qui la sépare de l'important massif de la MAHOUNA.
MEDJEZ-AMAR, qui en arabe signifie le gué d’Amar, un peu au sud de Guelma. De ce point
l'oued coule d'abord dans un pays montagneux et richement boisé, puis dans la plaine de Bône
qu'elle traverse du nord au sud.
I.2.2 Hydrographie
La principale particularité des cours d'eau de cette région consiste dans l'irrégularité de leur
débit, caractère commun de la plupart des oueds algériens. Le seul cours d'eau important, est
L'OUED SEYBOUSE, formé, peu avant son entrée dans la commune de Guelma, de L'OUED
CHERF et de L'OUED BOUHAMDANE. Il franchit alors un défilé assez étroit et pénètre
dans le vaste bassin de Guelma qu'il traverse de toute sa longueur en direction nettement
Ouest-Est.
Durant ce parcours, le lit de la Seybouse forme de nombreux méandres, et cette rivière se
trouve alimentée par un important réseau hydrographique compris entre la chaîne atlasique du
tell au Sud et le prolongement de la chaîne numidique du TAYA-DEBBAR au Nord, 1100
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 2
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA
mètres d'altitude. Sur la rive droite, la Seybouse reçoit L'OUED SKHOUN, qui passe au pied
de la ville de Guelma, l'oued Maïz qui forme limite entre cette commune et celles de L'OUED
HARRID et de Millesimo, puis en aval L'OUED ZIMBA et L'OUED BOUSSORRA
descendant du versant oriental du massif de la Mahouna. Nous citerons sur la rive gauche, à
titre d'indication seulement, puisque la Seybouse forme la limite Nord de la commune de
Guelma.
L'OUED BOUFAR, L'OUED TOUTA venus du DJEBEL DEBBAR, et L'OUED BREDAA
recueillant les eaux du Fedjoudj et arrosant les villages de GUELAAT BOUSBAA et
D'HELIOPOLIS.
Il est bon de signaler enfin que la nappe de calcaires travertin aux sur laquelle est construite la
ville de Guelma renferme quelques sources qui alimentent partiellement la ville, mais ces
dernières n'ont généralement qu'un débit assez faible.
I.2.3 Hydrogéologie
Les nappes captives du champ de Guelma s’étendent sur près de 40 Km le long de la vallée
de la Seybouse et sont alimentées par les infiltrations et les ruissellements qui déversent dans
l’Oued Seybouse. Elles enregistrent un débit exploitable de (385) l/s. Elles constituent les plus
importantes nappes de la Wilaya.
Au niveau de la nappe de Bouchegouf, les alluvions paraissent moins perméables que ceux de
la plaine de Guelma. Elle peut contenir une nappe alluviale moins importante.
Elle s’étend sur toute la partie Nord de la région du territoire de la Wilaya. Elle regroupe toute
la partie de l’Oued Zénati et la partie Nord de la région de Guelma. En dehors de la plaine,
une grande partie de cette zone est constituée d’argiles rouges Numidiennes sur lesquelles
reposent des grés peu perméables. Les sources y sont nombreuses mais tarissent en été. Cette
zone connaît une faible perméabilité en dépit d’une pluviométrie relativement importante.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 3
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA
Cependant, sur les calcaires crétacés inférieurs des Djebels Debagh et Taya, l’infiltration est
probablement importante. Dans l’ensemble et malgré une importante pluviométrie,
notamment dans sa partie Nord, la zone a des potentialités en eaux souterraines assez faibles.
Il est à remarquer, pour cette région que les structures synclinales du crétacé supérieur
peuvent contenir des nappes actives alimentées par des infiltrations sur les calcaires qui n’ont
pas une bonne perméabilité quand ils sont profonds. Des nappes phréatiques s’établissent dans
les formations quaternaires reposant sur des argiles miocènes. Elles sont drainées par les
différents affluents de l’Oued Charef, mais une partie de leurs eaux s’évapore dans les zones
marécageuses.
Cette zone s’étend sur les parties Nord de la région de Tamlouka et Sud de la région de
Guelma et Bouchegouf. Sa partie Sud est certainement la mieux fournie en eau. Elle se
caractérise par la présence de hautes dalles calcaires du crétacé supérieur qui sont perchées
sur des marnes. Des sources assez importantes jalonnent à leur contact. Sur l’autre partie de la
zone (la plus étendue), les dalles calcaires sont plus redressées et fractionnées, et des sources
parfois relativement importantes, jaillissent des calcaires en contact des marnes.
En général, les eaux superficielles constituent les principales ressources (Oued Sedrata et
Oued Hélia).
I.2.4 Hydrologique
c) Oued bouhamdane
d) Oued maleh
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 4
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA
Oued Seybouse : Il prend sa source à Medjez Amar (point de rencontre entre Oued
Charef et Oued Bouhamdane). Il traverse la plaine Guelma - Bouchegouf sur plus de
45 Km du Sud au Nord. Son apport total est estimé à 408 millions m3/an à la station
de Bouderoua (commune d’Ain Ben Beida).
Le barrage de Hammam Debagh sur Oued Bouhamdane d’une capacité de 184 HM3 est
destiné à :
Le barrage de Medjez Beggar (Ain-Makhlouf) d’une capacité de 2,786 HM3 est destiné à :
I.5 Le Climat
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 5
Chapitre I DESCRIPTION DE LA ZONE DE GUELMA
Cette pluviométrie varie de 400 à 500 mm/an au Sud jusqu’à près de 1000 mm/an au Nord.
Près de 57 % de cette pluviométrie est enregistrée pendant la saison humide (Octobre –Mai).
Pour ce qui est de l’enneigement, on enregistre 12,7 j/an à la station d’Ain-Larbi, et s’il neige
sur les principaux sommets, les risques sur les plaines sont minimes.
Par ailleurs, on ne relève que 2,2 j/an de grêle à la station de Guelma et 3,6 j/an à la station
d’Ain-Larbi,
Mais on enregistre 36,2 j/an de Sirocco, ce qui affecte parfois les productions agricoles,
Ce climat dont jouit la Wilaya de Guelma est assez favorable à l’activité agricole et
d’élevage.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GEULMA Page 6
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Introduction
Les premières mesures des pluies remontent au IVème siècle avant notre ère et sont liées aux
préoccupations agricoles de différentes civilisations indiennes [CHOCAT & al. 1997].
D’après un manuscrit rédigé en sanscrit (langue Indo-aryenne), la quantité de pluie est
mesurée dans plusieurs régions de l’Inde dès le quatrième siècle avant Jésus-Christ.
En Palestine, à partir du IIème siècle av J.-C. des écrits religieux mentionnent la mesure des
Pluies pour des besoins agricoles.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 7
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
La première référence à des mesures quantitatives lie la pluie est due à Kautilya, célèbre
Ministre du fondateur de la dynastie des Maurya (-382- 184), en Inde. Dans son traité «Des
sciences politiques et administratives», estimé de la fin du quatrième siècle, on trouve la
première citation sur l’utilisation du pluviomètre. Chronologiquement après le livre de
Kautilya, la mention la plus ancienne d'une mesure de pluie apparaît dans un livre d'écrits
religieux palestiniens, connu sous le nom de Mishnah (ou Michna) dans lequel il est relaté
environ 400 années d'activités culturelles et religieuse en Palestine.
Il a été mis en évidence que des pluviomètres avaient été utilisés à "époque correspondant à la
Mishnah, La pluie était enregistrée pendant une année complète, et l’année était divisée en
trois périodes:
Celle des premières pluies d’automne qui mouillent la terre et l’accommodent pour
recevoir les semences ; c’est le signal pour commencer les labours
La seconde période des pluies importantes d’hiver qui saturent le sol, remplissent les
citernes et les étangs et réalimentent les sources (de mi-décembre à mi /fin mars)
Enfin les pluies de printemps (de mi-mars à avril/mai) qui sont a l’origine de
l’accroissement des épis de mais, permettant au blé et a l’orge de supporter le coup de
chaleur de l’été, et sans lesquelles la récolte serait perdue.
Sans qu'il soir possible de déterminer si les chiffres qui sont fournis correspondent à des
mesures d'une année donnée, ou s'il s'agit de moyennes, les valeurs indiquées pour ces
différentes périodes sont les suivantes:
Période Désignation
Première période 1 tefah
Deuxième période 2 tefahs
Troisième période 3 tefahs
Il est intéressant de noter que la pluie annuelle de 540 mm s'inscrit assez bien parmi les
valeurs publiées dans un document de synthèse américain (1969) fournissant les moyennes
interannuelles à deux stations palestiniennes :
Haïfa : 665 mm
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 8
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Jérusalem : 500 mm
Le premier pluviomètre connu date de 1441 et a été trouvé en Corée. Il était en bronze. Un
réseau de mesures des précipitations couvrait alors toute la Corée et les résultats étaient
collectés pour le roi Sejo de Corée.
En 1639, Benedetto Castelli (1577-1644) effectue sa première mesure de précipitations,
souhaitant connaître l’apport en eau d’un épisode pluvieux pour le lac de Trasimène. Il met un
peu d’eau dans un récipient en verre cylindrique et repère le niveau correspondant ; il expose
ensuite le récipient à la pluie et marque toutes les heures d’un repère le niveau atteint par
l’eau.
En 1663, l’Anglais Christopher Wren (1632-1723) construit le premier météographe. Cet
appareil enregistre plusieurs paramètres météorologiques tels que la température de l’air, la
direction du vent et les précipitations. Son pluviomètre était constitué d’un entonnoir
récepteur et de trois compartiments qui récupèrent chaque heure à tour de rôle les
précipitations. Dans le même temps, Wren présente le principe des augets à basculement, dont
le mécanisme est encore présent dans les pluviomètres actuels. Le pluviomètre à augets est
repris par Hooke en 1670, dans une invention complexe mesurant divers paramètres
météorologiques.
Au fil des années, les mesures de pluie se généralisent et les pluviomètres se perfectionnent,
bien que les principes de construction n’aient pas beaucoup évolué depuis les premiers. Seules
la forme et la dimension du cône de réception (et du récipient de stockage quand celui-ci est
distinct) ont changé selon les pays et les époques.
Divers pluviomètres enregistreurs ont été inventés : les pluviomètres à augets basculants
connus dès le XVIIème Siècle, les pluviomètres enregistreurs à flotteurs, utilisés à partir du
XIXème siècle et les pluviomètres à balance.
En Europe, les premières mesures des pluies sont plus récentes. Elles ont débuté dans les
grandes villes aux alentours du XVIIème siècle. Ces observations anciennes ne permettaient
de connaître les précipitations qu'à l'échelle de la journée ou au mieux de l'heure.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 9
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
des pas d'espace fins, de l'ordre de l'hectare. Ces contraintes expliquent l'évolution des
appareils de mesure et la création de réseaux. Dans un premier temps, ces réseaux de mesure
ont permis de définir des pluies de projet.
Plus récemment, la philosophie en matière d'analyse pluviométrique a évolué. Les recherches
actuelles s'orientent de plus en plus vers l'utilisation non plus d'averses types, mais de
générateurs stochastiques d'averses permettant de simuler une multitude d'averses dans des
conditions de variabilités spatiales et temporelles très diverses.
II 1.2.2 Pluviomètres
Les pluviomètres, dont les modèles sont très divers, indiquent la hauteur d’eau précipitée
pendant un intervalle de temps donné, en général 24 heures (Figure II.1). L’eau collectée par
la surface réceptrice est conservée dans un récipient gradué directement en millimètres d’eau.
La lecture du volume permet de connaître la hauteur de pluie précipitée. Après lecture, le
récipient est vidé et remis en place.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 10
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
L’intérieur du pluviomètre est constitué d’un revêtement particulier pour limiter le mouillage.
De plus, pour rassembler l’eau et lui permettre de s’écouler sans risque de rejaillissement, le
cône doit être en forme d’entonnoir suffisamment profond. Une crépine effectue un filtrage et
évite que le pluviomètre ne se bouche. Le collecteur est relevé jusqu’à une hauteur de 1 m
afin d’éviter le rejaillissement de l’eau de l’extérieur vers l’intérieur du pluviomètre. Enfin,
les bords de la bague (partie supérieure du collecteur) sont biseautés sur l’extérieur pour
assurer une meilleure captation des gouttes de pluie ; on limite ainsi l’incertitude de mesure
causée par un bord arrondi (voir figure II.2).
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 11
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
( )
( )
( )
Et le schéma suivant :
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 12
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Afin de limiter au maximum les erreurs de mesure citées précédemment, quelques précautions
sont à prendre lors de l’installation d’un pluviomètre.
D’après une recommandation de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale), la surface
de la bague réceptrice du pluviomètre doit se situer entre 0,5 et 2 m du sol. D’autre part, il
faut veiller lors de son installation à ce que la surface réceptrice du pluviomètre soit bien
horizontale. Le pluviomètre doit être installé dans un endroit plat ; la pente du terrain
environnant le pluviomètre doit être inférieur à 19°. A l’idéal, la distance entre le pluviomètre
et un obstacle (un arbre par exemple) devrait être supérieure à quatre fois la hauteur de cet
obstacle. Par exemple, si un arbre de 2 m de haut se situe sur le site où doit être installé un
pluviomètre, il faudra le positionner à au moins 8 m de l’arbre. Le pluviomètre doit être
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 13
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
dégagé de tout obstacle afin de limiter la turbulence autour de l’instrument. Un obstacle est un
objet donc la largeur angulaire est de 10° ou plus.
II 1.2.4 Le pluviographe
L'appareil de base, le plus répandu, est le pluviographe à augets basculeurs. Cet appareil capte
les précipitations à travers une surface horizontale de façon analogue aux pluviomètres
traditionnels.
Le principe de cet appareil est très simple (Figure. II .5 à II .8) L’eau de pluie est recueillie
dans un cône de réception appelé impluvium et s’écoule à travers un ajutage calibré vers un
auget. Lorsque cet auget est rempli, il bascule sous l’effet du déplacement de son centre de
gravité : l’eau s’écoule à l’extérieur de l’appareil et l’auget opposé se remplit à son tour
jusqu’au prochain basculement. Lors de chaque basculement, un dispositif couplé aux augets
permet de fermer un contact électrique. Les impulsions électriques sont horodatées et
enregistrées sur une centrale d’acquisition de données.
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Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Figure II.6
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 15
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Le choix de la surface de réception du cône (de 400 à 2000 cm2) et de la masse d’eau pour
laquelle l’auget bascule (de 4 à 20 g) permet de faire correspondre un basculement au passage
d’une quantité de pluie donnée et détermine donc la résolution du pluviographe. Pour les
besoins de l’hydrologie urbaine, une résolution de 0,2 mm ou 0,1 mm dans certains cas est
nécessaire et suffisante (voir Tableau II.2).
L’auget bascule pour une masse d’eau de 20 grammes (soit une hauteur de 0,2 mm) dans le
cas d’une bague de 1000 cm² de surface.
Lorsque la contenance de l’auget est atteinte, celui-ci bascule brusquement, ce qui provoque
la fermeture brève d’un circuit électronique et le déversement de son contenu d’eau (voir fig.
II.9 schéma de gauche).
Le second auget se place en position de remplissage, et puis bascule lorsque la masse d’eau
requise est atteinte en produisant la fermeture de contact et en se vidant à son tour
(voir fig. II .9 schéma de droite).
Les impulsions sont enregistrées par une station d’acquisition automatique et l’enregistrement
continu permet de déterminer les hauteurs d’eau et l’intensité des précipitations.
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Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
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Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Les pluviographes à augets sont très répandus et leur coût est modique. La technologie en est
bien connue et de nombreux équipements d'enregistrement numériques et logiciels de
traitement des données existent sur le marché. Par contre, ce sont des appareils fragiles qui
nécessitent une surveillance et une maintenance régulières pour éviter toute dérive. Le réglage
mécanique de l'équilibre des augets doit être réalisé avec soin. Ils sont par ailleurs sujets à
plusieurs incertitudes de mesure qui conduisent généralement à une sous-estimation des
précipitations réelles. D’où la nécessité d’un étalonnage
Lorsque la mesure est effectuée par un pluviomètre enregistreur (à augets, par exemple), on
peut déduire de la fréquence des basculements et de la contenance des augets l’intensité des
précipitations. Elle est fixée par des seuils communs et s’exprime en mm/h. Le tableau suivant
donne la correspondance entre intensité et qualificatif pour la pluie et la bruine.
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Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Il existe d’autres types de pluviographes plus anciens ou plus rares tels que :
- pluviographe à siphon ;
- pluviographe à flotteur ;
- pluviographe à bascule.
Enregistreur à flotteur
Dans ce type d'appareil, les précipitations passent dans un récipient contenant un flotteur
léger; le mouvement vertical du flotteur lorsque s'élève le niveau de l'eau, est transmis par un
mécanisme approprié qui actionne un stylet sur un diagramme. En ajustant les dimensions de
l'entonnoir récepteur, du flotteur et du récipient qui le contient, on peut obtenir sur le
diagramme toutes les échelles souhaitées. Pour que l'appareil fournisse un enregistrement
pour une période utile (au moins 24 heures), il faut que le récipient dans lequel plonge le
flotteur ait un volume important (auquel cas l'enregistrement est comprimé sur le diagramme)
ou qu'on ait prévu une vidange rapide et automatique de ce récipient lorsqu'il est plein, le
stylet revenant alors au bas du diagramme. Pour ce faire, on utilise en général un siphon. Le
siphonnage doit démarrer totalement à un instant donné pour éviter tout risque de
débordement, soit au début, soit à la fin de l'opération, laquelle ne doit pas excéder 15
secondes. Dans certains instruments, le récipient contenant le flotteur est monté sur des
couteaux de balance et bascule lorsqu'il est plein; la poussée de l'eau amorce le siphonnage et
lorsque le récipient est vide, il revient dans sa position originale. D'autres appareils ont un
siphonnage forcé qui assure la vidange en moins de cinq secondes.
D'autres encore comportent un petit récipient auxiliaire, qui récupère la pluie tombée pendant
l'opération de vidange, et se vide dans le récipient principal lorsque le siphonnage est terminé,
assurant un enregistrement correct de la pluie totale (Figure II.11).
Un dispositif de chauffage doit être installé dans le pluviomètre s'il y a des risques de gel
pendant l'hiver. Il empêchera l'eau de causer, en gelant, des détériorations au flotteur et à son
récipient et permettra d'enregistrer la pluie pendant cette période. Si on dispose du courant
électrique, un petit élément chauffant ou une petite lampe électrique de faible puissance peut
suffire; autrement, on fera appel à d'autres sources d'énergie. Un système pratique consiste à
entourer le récipient d'une bande chauffante branchée sur un accumulateur à grande capacité.
La quantité de chaleur fournie devrait être maintenue au strict nécessaire pour empêcher
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 19
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
le gel, car la chaleur dégagée peut avoir des répercussions sur l’exactitude des observations en
modifiant le mouvement vertical de l'air au-dessus du pluviomètre et en augmentant les pertes
par évaporation.
pluviographes à bascule
Dans ces appareils, le poids du récipient plus la quantité de pluie recueillie depuis le début de
l'enregistrement, sont enregistrés en continu, soit au moyen d'un mécanisme à ressort, soit par
un système de balance (Figure II.12). Toutes les précipitations sont ainsi enregistrées au fur et
à mesure qu'elles sont recueillies. Ce type de pluviomètre n'est habituellement équipé d'aucun
dispositif automatique de vidange mais, grâce à un système de leviers, le stylet peut parcourir
la largeur du diagramme autant de fois que l'on veut. Ces pluviomètres doivent être conçus de
façon à éviter des pertes excessives par évaporation, celle-ci pouvant être réduite en ajoutant
dans le récipient une quantité d'huile suffisante ou tout autre produit évitant l'évaporation, afin
de former une pellicule à la surface de l'eau. Les inconvénients dus aux oscillations de la
balance par vent fort peuvent être surmontés, au moins partiellement, par l'adjonction d'un
amortisseur hydraulique. Ce type d'appareil est particulièrement indiqué pour mesurer les
chutes de neige, de grêle, et de neige mélangée à de la pluie. Il enregistre en effet les
précipitations solides sans attendre qu'elles aient fondu.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 20
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Ces pluviographes sont peu utilisés en hydrologie urbaine, le pluviographe à siphon est par
exemple le modèle le plus utilisé en Allemagne.
De nouveaux pluviographes à pesée sont apparus sur le marché depuis les années 1980, qui
devraient à terme supplanter les pluviographes à augets car ils sont moins sujets aux dérives
mécaniques. En dehors des pluviographes classiques précédemment présentés, d’autres
instruments « non captant » ont été développés, qui permettent de mesurer les spectres de
taille des gouttes d’eau:
Les spectropluviomètres optiques les plus récents mesurent également la vitesse des gouttes,
ce qui permet une évaluation directe de leur énergie cinétique, alors que les disdromètres
classiques déterminent la vitesse des gouttes à partir de leur taille et d’une relation empirique
entre cette taille et la vitesse de chute. Ces pluviomètres non captant ne seront pas décrits en
détail dans ce document.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 21
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Chacun des appareils présentés précédemment présente des avantages mais aussi des
inconvénients. Le tableau suivant donne les critères, qui peuvent assister les opérateurs dans
le choix de l’appareil le plus approprié.
Avantages inconvénients
-étalonnage, vérification et
réglage relativement
simples.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 22
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Les données expérimentales choisies pour cette étude proviennent de la banque de données
pluviométriques de la direction des ressources en eaux (Guelma). Nous avons détaillé dans
un chapitre précèdent le système d'acquisition et de contrôle de la qualité de ces données.
Nous insistons sur l'importance de la qualité des données pour toute étude de spatialisation
des données pluviométriques enregistrées à partir d'un réseau de pluviographes à des faibles
pas de temps.
L’événement pluvieux le plus intense de chaque année est retenu pour la durée t choisie. Un
échantillon de n valeurs pour n années d'observations peut alors être constitué. Cette
procédure est la plus simple et c'est celle qui était la plus généralement employée.
Nous avons sélectionné un échantillon regroupant les 22 plus fortes événements pluvieux
enregistrés sur l'agglomération nancéienne de 1988 à 2009.
Les pluies de projet qui peuvent être adoptées pour élaborer le diagnostic du fonctionnement
hydraulique du réseau pluvial de la ville de Guelma sont des pluies de durée 4 heures et de
période intense 30 minutes, de type double-triangle centré. De tels types de pluies sont
préconisés par le Laboratoire d'Hydrologie Mathématique de Montpellier (Guide de
construction et d'utilisation des pluies de projet, 1983) car ils offrent une bonne
représentativité de la structure réelle des précipitations intenses qui ont lieu en été dans le
bassin méditerranéen.
Pour des bassins versants étendus (plus de quelques dizaines d’hectares), il est nécessaire de
disposer de plusieurs pluviographes pour obtenir une incertitude acceptable sur les lames
d’eau précipitées, en raison de la variabilité spatiale et temporelle des phénomènes pluvieux.
En effet, la pluie n’est pas homogène sur toute la surface du bassin versant, elle varie dans le
temps et se déplace. Ces phénomènes jouent un rôle important dans l’estimation des débits et
des volumes ruisselés. De nombreuses études ont été réalisées sur cette question et fixer une
densité idéale de pluviographes est difficile : cette densité dépend des objectifs fixés (que
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 23
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
veut-on connaître ?), du pas de temps d’acquisition des données et de la taille du bassin
versant. Dans tous les cas, il faut tenir compte des particularités locales : relief, microclimat,
vents dominants, urbanisation, etc.
Pour assurer dans 75 % des cas une incertitude sur la lame d’eau précipitée sur le bassin
versant inférieure à 20 %, Paturel et al. (1986) proposent les densités indiquées (Tableau II.5)
déterminées à partir de plus de 270 000 simulations de répartition des pluviographes sur les
bassins versants.
L'utilisation des pluviographes est donc très fréquente. La généralisation de ces appareils
s'explique par leur robustesse et leur coût relativement faible. En contrepartie, l'information
recueillie n'est que ponctuelle. La mise en place d’un réseau d’appareil doit être élaborée pour
que les observations permettent d’avoir une idée de l'extension spatiale des précipitations.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 24
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Ce type de réseau doit, dans la mesure du possible, avoir une forte densité spatiale, de l'ordre
de un pluviographe par km2. La mesure des précipitations peut également être effectuée par
mesure radar. On obtient une vision spatiale détaillée des zones de précipitations. Toutefois,
en un point donné, la mesure par un pluviomètre reste plus précise que celle effectuée par un
radar
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 25
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Tableau II.6: la lame d'eau tombée par unité de temps et caractérise une énergie provoquée
par la hauteur de pluie Δ h de durée, Δt
En particulier, dans l'étude et dimensionnement de certains ouvrages hydrauliques tel que les
réseaux d'assainissement des eaux pluviales en hydrologie urbaine, on considère plutôt la
notion d'intensité de la pluie.
L'intensité de précipitation :
II.1.2.6 Hyétogramme
L’ hyetogramme est la représentation, sous la forme d'un histogramme, de la variation de la
pluie dans le temps tel que présenté a la (figure II.14) ci-dessous. C'est donc un graphique
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 26
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
L'analyse de l'intensité moyenne maximale de la pluie à une station (pluie ponctuelle) a fait
l'objet de nombreux travaux, surtout quand il s'agit d'étudier les courtes pluies orageuses qui
conditionnent le dimensionnement des ouvrages d'assainissement. Pour urie durée Δt prise en
compte au cours d'un événement pluvieux, le rapport
de la hauteur de la pluie recueillie Δh à cette durée est une fonction de Δt dont la valeur
diminue lorsque Δt augmente. A égalité d'intensité, les pluies qui occasionnent le débit
maximum en un point du réseau d'écoulement sont celles dont la durée des précipitations est
au moins égale au temps nécessaire à l'eau pour s'écouler depuis l'élément hydrologiquement
le plus éloigné (en amont ) du bassin versant en cause jusqu'au point considéré. Ce temps est
appelé temps de concentration du bassin ; il peut varier de quelques minutes à une ou deux
heures suivant l'étendue et la topographie du bassin. En partant de cette notion de temps de
concentration, le débit maximum à l'exutoire est obtenu pour une intensité maximale qui a une
durée égale à ce temps. Ce concept de temps de concentration est à la base de nombreux
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 27
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
modèles d'estimation de la valeur du débit maximum. Il est donc indispensable pour toute
étude hydrologique de connaître l'intensité moyenne maximale correspondant à un intervalle
de temps Δt égal au temps de concentration des différents points du réseau, et qui sera atteinte
ou dépassée une fois en 5, 10, 20 ans ...
On relève aussi les intervalles pour lesquels on aura enregistre la plus grande hauteur de pluie.
Le rapport de cette hauteur Δh max a la durée Δt considérée est l'intensité maximale de durée
Δt.
Les résultats de mesure fournis par les pluviographes à augets basculants ou à pesée
requièrent des traitements pour en dégager les informations pertinentes en vue d’une
exploitation ultérieure.
Les données enregistrées par les pluviographes correspondent aux temps écoulés au cours
desquels une quantité définie de pluie (0,1 mm, 0,2 mm ou 0,5 mm) s’est précipitée. Bien
évidemment, durant cet intervalle de temps, l'intensité de la pluie est par défaut considérée
comme constante. Pour des raisons pratiques de traitement et d'archivage des données, les
observations des pluviographes sont transformées arbitrairement en quantité de pluie par pas
de temps fixe (en général 6 mn). L’intensité des averses peut alors être caractérisée soit par
leur fréquence (probabilité) soit par leur durée.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 28
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
L'averse qui est une période pendant laquelle les intensités de pluie présentent un seul
et unique maximum.
La figure suivante (II.15) illustre la façon traditionnelle de travailler dans une optique
d'aménageur.
Figure II.15: Définition des épisodes et des averses selon les principes d’aménagement
• Selon la première approche, l'événement pluvieux le plus intense de chaque année est retenu
pour la durée t choisie. Un échantillon de n valeurs pour n années d'observations peut alors
être constitué. Cette procédure est la plus simple et c'est celle qui était la plus généralement
employée. Notons bien sur qu'il est préférable dans ce cas de travailler par saison.
• Selon la seconde approche, les intensités maximales de tous les épisodes ayant dépassé un
seuil sont retenues. Dans ce cas et selon le seuil choisi, la taille de l'échantillon peut être
étoffée en retenant les 2n à 4n plus forts événements en n années. Cette méthode préconisée
par Miquel est connue sous le nom de méthode des "supseuil" [MIQUEL 1984].
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 29
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
Cette étude n’implique aucune réduction préalable des données. On peut seulement
estimer la pluie moyenne journalière.
( )
( )
( )
Durée :C’est l’intervalle de temps " Δt " qui s’écoule entre le début et la fin d’une
pluie, elle est souvent mesurée en minute.
Fréquence :Soit une averse (pluie) de durée " t " et de hauteur " h " si au cours d’une
période de " n " années on a enregistré " N " fois cette averse, on dira que la
fréquence de cette averse est :
( )
Où :
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 30
Chapitre II Mesures de la Pluie et Acquisitions des Données
N : nombre d’enregistrement.
n : nombre d’année d’observation.
On appelle aussi période de retour " T " ou intervalle de récurrence d’une pluie l’inverse
de la fréquence.
( )
C’est à dire la période de retour est le nombre d’années au cours duquel, en moyenne l’averse
considérée surviendra seulement une fois.
Intensité : c’est la hauteur de pluie tombée dans l’unité de temps, comme l’intensité d’une
pluie n’est pas constante pendant toute sa durée, on peut ainsi définir l’intensité instantanées,
l’intensité maximal et l’intensité moyenne.
En réalité l’intensité varie à chaque instant, on représente cette variation en pratique par
deux courbes que l’on déduit des informations données par les pluviographes.
( )
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 31
Chapitre III Les Courbes IDF
Introduction
Les pluies servent entre autre à estimer le débit de projet pour tout aménagement hydraulique.
Elles sont caractérisées par une grande variabilité dans le temps et dans l’espace. On définit
une averse comme un épisode pluvieux continu dont la durée peut être courte ; de l’ordre de
quelques minutes ou longue ; de l’ordre de quelques heures à quelques jours. Elles peuvent
aussi intéresser une superficie variable allant de quelques kilomètres carrés (orage) à quelques
milliers (pluies cycloniques). Une averse est caractérisée par sa hauteur, sa durée, son
intensité moyenne, sa période de retour,….
L’averse est une précipitation dont l’intensité varie rapidement et qui s’accompagne
d’éclaircies
• dans le temps
• une averse peut durer de quelques minutes à quelques 100 heures
• on peut s’intéresser à la valeur de cette variable sur 10 heures (analyse d’un
événement) sur l’année (analyse climatologique)
• et dans l’espace
• la superficie touchée par un orage peut être de quelques km2, par une pluie cyclonique
de quelques 1000 km2
• on peut s’intéresser à la valeur de cette variable à l’échelle d’un petit bassin versant
(quelques km2) et à l’échelle d’un continent (analyse climatologique)
La courbe IDF (Réméniéras, 1980) est une relation entre l'intensité moyenne maximale i de
pluie (mesurée en mm/h), la durée de référence ou résolution (ou durée d’agrégation) d de
cette pluie (mesurée en minutes) et la période de retour de l'événement pluvieux T (mesurée
en années) (T=1/p) :
Les relations entre l’intensité, la durée et la fréquence d'apparition des pluies sont étudiées
statistiquement et reportées selon des courbes caractéristiques appelées les courbes IDF.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 32
Chapitre III Les Courbes IDF
la transformation des valeurs brutes en une série de valeurs maximales annuelles sur
différentes durées, puis
l’ajustement consolidé ou non des lois de probabilité à ces séries de valeurs extrêmes.
Cette dernière étape a un impact majeur sur la validité des estimations des occurrences
des extrêmes.
L’information sur la pluviométrie est de première importance pour la vie quotidienne. Plus
spécifiquement les ingénieurs ont besoin de connaître les paramètres de la pluie probable afin
de dimensionner les ouvrages qu’ils projettent ou qu’ils entretiennent. Les autorités ont, elles,
besoins de ces mêmes paramètres pour décider des objectifs de protection. A titre d’exemple
on peut citer:
L’exemple le plus courant d’utilisation de l’information que l’on obtient de courbes IDF est la
méthode rationnelle ou méthode du temps de parcours : Dès lors que l’on a pu estimer le
temps de concentration d’un bassin versant et que l’on s’est fixé la probabilité de défaillance
acceptable (exprimée en temps de retour généralement d’entente avec une autorité de
surveillance ou en suivant une norme), on peut obtenir l’intensité de la pluie à considérer. Le
débit à traiter s’obtient alors très facilement en multipliant l’intensité par la surface du bassin
versant et par un coefficient de ruissellement. Généralement les courbes IDF sont établies sur
la base de l'analyse fréquentielle des précipitations enregistrées à une station au cours d'une
longue période. Elles sont estimées en utilisant les maxima annuels de la série ou les valeurs
excédant un seuil suffisamment haut pour les différentes durées étudiées séparément. Une loi
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 33
Chapitre III Les Courbes IDF
- le modèle fréquentiel (loi GEV, …) le plus approprié pour modéliser les valeurs obtenues,
- les paramètres du modèle (estimés par maximum par vraisemblance, méthode des moments
ou autres)
Les courbes IDF sont ensuite élaborées en déterminant les quantiles correspondants aux
différentes périodes de retour pour chacune des durées de référence et en synthétisant ces
résultats.
On trouve un historique de l’élaboration des courbes IDF dans (Goel et Sarkar, 2007) selon
lequel l’établissement des courbes IDF remonte aux années 1930. En effet, Sherman en 1931
a développé une relation empirique de la forme suivante (Goel et Sarkar, 2007):
( )
( )
( )
( )
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 34
Chapitre III Les Courbes IDF
construites dans plusieurs régions du monde. Bell (1969) et Chen (1983) ont obtenu une
formulation d'IDF pour les Etats-Unis. Baghirathan et Shaw (1978), Gert et al. (1987) et
Niemczynowicz (1982) ont développé des formules IDF pour les sites non jaugés. Plus
récemment, Sivapalan et Blöeschl (1998) ont proposé une méthode de construction de
courbes IDF caractéristique du bassin versant, appelé ‘catchment IDF’, basée sur la structure
de corrélation spatiale des précipitations. La méthodologie consiste à l’agrégation surfacique
des précipitations ponctuelle et la transformation de la distribution des précipitations
surfaciques moyennes selon la distribution des valeurs extrêmes correspondantes suivant la loi
de Gumbel. Pour appliquer cette méthodologie les éléments d'information suivants sont
nécessaires à savoir :
a) Les courbes IDF ponctuelles du régime des précipitations étudié qui suivent une
distribution de Gumbel,
b) La structure de corrélation spatiale du processus de précipitations
c) La superficie du bassin versant.
Koutsoyiannis et al. (1998) a proposé une formulation empirique généralisée des courbes
IDF après avoir étudié plusieurs fonctions de distributions statistiques appropriées (Gumbel,
Gamma, GEV, Log-Pearson III, Log-normale, exponentielle, Pareto, etc.)
( )
( )
( )
Où θ et b sont des paramètres à estimer (θ > 0, 0 < b < 1) et a(T) peut prendre une des deux
formes suivantes :
( ) ( ) Ou ( )
Les courbes IDF peuvent être décrites par des formules de calcul plus simples
particulièrement la formule de Montana et la formule Américaine que nous utiliserons
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 35
Chapitre III Les Courbes IDF
ultérieurement et qui sont un cas particulier de l’Équation (18) (θ=0). La formule de Montana
est la plus utilisée. Elle est de la forme :
( )
D’après Arnaud et Lavabre (2010), le coefficient a est ‘absolu’, il permet de situer les lois
de Montana en valeurs absolues ; b est un paramètre de pente. D’après (Zahar, 1997), b décrit
la variation des averses en fonction des durées et il est faible pour les brèves averses.
( )
La littérature propose plusieurs expressions analytiques des courbes IDF caractérisées par un
nombre variable de paramètres (Cunnane, 1988 ; Haktanir, 1992 ; Pandey et al.. 1998 ;
García-Marín et al., 2012). D’après Di Baldassarre et al. (2006 a, b), l’augmentation du
nombre de paramètres de la loi de probabilité nous permet de mieux ajuster les quantiles de
pluie mais au détriment de la précision.
La période de retour est une durée théorique moyenne, exprimée en année, qui sépare deux
occurrences d'un phénomène donné (Fig. III.1), si l'on considère une période de temps
suffisamment longue.
[ ] ∑ ( )
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 36
Chapitre III Les Courbes IDF
La probabilité F (xi) pour qu’une intensité i ne soit pas atteinte ou dépassée (i.e. soit
inférieure ou égale à une valeur xi) sera donnée par F xi P i xi
( )
( )
P P Q Q t
1
T
P X T P X T x 1 P X T x 1
1
T
P Q Q T P Q Q T 1
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 37
Chapitre III Les Courbes IDF
P P Q Q T 100 ans
1
0, 01
100
Fiabilité P Q Q T 1
1
T
L’avantage de la période de retour est de rendre plus « parlante » la notion de probabilité
d’occurrence. Les phénomènes extrêmes sont en effet associés à des probabilités d’occurrence
très petites et pour le commun des mortels, il y a peu de différence entre 0,01 et 0,001, alors
qu’en termes de probabilité des phénomènes extrêmes, c’est une différence colossale. Le
tableau (III.1) donne les correspondances entre périodes de retour et probabilité de
dépassement et non-dépassement.
P = 1/T et de non-dépassement P′ = 1 − P.
T (ans) P P′
1 1 0
10 0,1 0,9
100 0,01 0,99
1000 0,001 0,999
On appelle pluie Décennale, la pluie de débit (Q10) ayant une chance sur dix d'être atteinte
(dépassée) pendant une année prise au hasard. On dit aussi : pluie de temps de retour 10 ans.
Une crue centennale (Q100) est une crue théorique calculée à partir de l'analyse des crues
passées et qui a une chance sur cent de se produire chaque année (une pluie qui se produit en
moyenne tous les cent ans). Il y a en moyenne chaque année une probabilité de 1 % qu’une
crue centennale ou plus rare se produise. On peut aussi dire que la crue centennale se produit
en moyenne dix fois par millénaire. De même : pluie cinquantennnale pour T = 50 ans, pluie
bi-centennale pour T = 200 ans et pluie millennale.
Pour une même fréquence d’apparition (=> même T), l’intensité d’une pluie est
d’autant plus forte que sa durée est courte
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 38
Chapitre III Les Courbes IDF
Pour une durée de pluie égale, l’intensité sera d’autant plus grande que son temps de
retour T sera grand
Le choix permet de fixer ‘la protection' que vont offrir les ouvrages d'assainissement et, de
façon plus pragmatique, de fixer les coefficients de formules d'ajustement IDF. On choisit
souvent T=10 ans pour les réseaux d'assainissement pluviaux. Cependant, la tendance actuelle
va vers une différenciation de T selon les zones à protéger. En effet, on associe souvent le
risque encouru avec la période de retour. En fait, le risque doit être défini comme la rencontre
entre un événement perturbateur (la pluie) et un élément vulnérable (la zone urbaine à
protéger). Cette définition permet de distinguer:
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 39
Chapitre III Les Courbes IDF
des zones peu vulnérables (en périphérie, peu habitées, sans valeurs économiques)
pour lesquelles on admettra des protections pour une période de retour inférieure à 5
ans par exemple;
des zones vulnérables (zone commerciale, industrielle, . . .) pour lesquelles on
admettra des protections jusqu'a une période de retour de 5 à 10 ans par exemple ;
des zones très vulnérables (centre ville, . . .) pour lesquelles on admettra des
protections jusqu'a une période de retour égale ou supérieure à 10 ans par exemple.
La prise en compte des rejets polluants de temps de pluie a conduit depuis le milieu des
années 1980 à s’intéresser de plus en plus aux événements pluvieux de courtes périodes de
retour, souvent inférieures à 1 an, pour lesquels les effluents rejetés sont susceptibles de porter
préjudice au milieu aquatique. Les aspects qualitatifs constituent une préoccupation croissante
et les recherches montrent que les événements de courte période de retour doivent être pris en
compte, ce qui passe par l’établissement de courbes IDF ou HDF locales.
Enfin, les considérations économiques pourront aussi intervenir dans le choix de la période de
retour dans la mesure où une protection de période de retour élevée entraînera des coûts plus
élevés pas forcement compatibles avec les possibilités financières.
La plupart des courbes IDF sont composées des analyses des observations du taux de
précipitations liquides des pluviomètres. Les estimations de période de retour correspondent
aux probabilités d’occurrence des taux ou des quantités de précipitations liquides à un point
donné : le site de la station d’observation. Par contre, ces estimations ne représentent pas la
quantité ou le taux de précipitations liquides tombées dans des zones plus grandes comme les
bassins fluviaux. Puisque les courbes IDF sont fondées sur l’analyse de données historiques
des taux de précipitations liquides, elles n’incorporent pas de façon explicite les tendances
projetées en raison d’un climat changeant. De plus, elles ne reflètent pas les tendances qui
pourraient survenir depuis l’année des plus récentes données utilisées pour construire chaque
courbe IDF.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 40
Chapitre III Les Courbes IDF
on choisit une durée de pluie D. Pour simplifier les calculs, D doit être un multiple
entier du pas de temps Δt de discrétisation de la pluie. Il faut bien évidemment que Δt
soit inférieur ou égal à D;
pour chaque événement pluvieux, en parcourant l’ensemble du hyétogramme par pas
de temps Δt, on cherche la valeur de l’intensité I ou de la hauteur H qui est maximale
sur la période de durée D ;
on dispose alors de N valeurs d’intensité moyenne maximale ou de hauteur maximale
sur la durée D ;
on réalise la transformation en d’autres pluies de durées différentes P D=P24 (D/1440)0.25
( ) (
( ) ( )
( )
( ) ( )
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 41
Chapitre III Les Courbes IDF
Avec:
D : Durée en minutes
Rappelons qu’un « inche » est l’équivalent de 25,4 mm. Cette équation est valable pour des
durées allant de 5 à 1440 minutes. Pour des durées inferieure à 5 minutes on peut utiliser
l’abaque ci-dessous (Fig.III.3) :
Pour l’interpolation pour différentes periods de retour on peut utilser l’xpréssion suivantes:
PT ans = a P2ans + b P100ans
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 42
Chapitre III Les Courbes IDF
( )
Tracer les intensités de la série en fonction de la fréquence au non dépassement ainsi calculée.
Les intensités moyennes maximales sont tracées en fonction des fréquences au non
dépassement (on choisi toujours le type nuage de points pour visualiser la relation entre deux
variables étudiées). On remarque dans ce cas précis que la courbure du nuage de points est
beaucoup plus forte que celle qu’on peu modéliser par une fonction exponentielle. Cela veut
dire tout simplement que la fonction exponentielle n’est pas adaptée pour décrire cette
relation. Généralement, les pluies extrêmes peuvent être approchées d’une manière plus ou
moins satisfaisante par une loi de Gumbel.
On essaie d’ajuster une loi de Gumbel. On trace alors les intensités moyennes maximales en
fonction de [-Ln (-Ln (F(x))]’. Si le nuage de point est aligné, on peut dire que la loi de
Gumbel est adaptée. L’analyse dans ce cas est visuelle. Il existe des tests qui permettent de
vérifier l’adéquation de la loi et qui ne se basent pas sur le visuel. De plus, pour le
dimensionnement de conduite, nous sommes intéressés par les fortes valeurs et celles-ci sont
sous-estimées par la droite de régression
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 43
Chapitre III Les Courbes IDF
( ) * ( )+ ( )
Les moments de l’échantillon à savoir la moyenne et l’écart-type sont reliés aux deux
paramètres de loi de Gumbel α et u par les relations suivantes :
La moyenne :
( )
Ecart-type:
( )
√
( )
Avec :
( ( )) ( )
( )
( )
Avec :
( ( )) ( )
( )
Le temps de retour T d'un événement est défini comme étant l'inverse de la fréquence
d'apparition de l'événement. Soit :
( )
Ici, nous avons repris les données mesurées sur un bassin versant. On s’intéressera
uniquement aux pluies et on cherchera à modéliser la distribution statistique des pluies
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 44
Chapitre III Les Courbes IDF
moyennes maximales sur différents pas de temps afin de dégager la relation qui existe entre
les intensités moyenne maximales, leurs durées et leurs fréquences.
( )
Pour chaque temps de retour T, la droite de régression passant par les couples (ln(D),
ln (iT(D)) permet d’estimer les paramètres de Montana.
Les données utilisées dans le cadre de ce travail sont regroupées dans le tableau. (III.3). Il
s’agit des données de pluie de durée 24 heures.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 45
Chapitre III Les Courbes IDF
Pluie de 24
Année heures
1988 39,50
1989 34,00
1990 44,00
1991 44,00
1992 82,00
1993 48,00
1994 35,50
1995 38,00
1996 15,00
1997 51,00
1998 56,00
1999 100,00
2000 32,00
2001 36,00
2002 68,00
2003 51,00
2004 72,00
2005 68,00
2006 48,00
2007 39,00
2008 37,80
2009 62,90
Les données du tableau précédent ont été utilisées pour l’obtention des pluies de courtes
durées. Il s’agit des pluies ayant respectivement les durées : 1 heures, 3 heures, 6 heures et 12
heures. La transformation a été réalisée moyennant l’équation (V.15). Les résultats de cette
démarche sont présentés dans let le tableau suivant. (III.4)
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 46
Chapitre III Les Courbes IDF
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 47
Chapitre III Les Courbes IDF
L’utilisateur des données doit connaître l’historique des stations d’observations ce qui
permettra d’expliquer les causes de l’hétérogénéité lorsqu’elle existe. Cet historique
comprend le nom de la station, les coordonnées, les périodes et le personnel d’exploitation et
les détails sur son équipement.
Avant d’aborder l’étude de l’homogénéité de nos séries et donner les résultats nous allons
présenter la méthode traitant cette question. Il existe des tests graphiques et numériques
comme par exemple :
Le simple cumul
Le principe consiste à cumuler les valeurs annuelles observées de chaque paramètre à traiter ;
une fois que les valeurs sont cumulées, il faut les mettre en ordonnées et le temps en abscisse.
A partir de cumuls en fonction du temps on dispose d’un nuage de points, ces derniers
fluctuent autour d’une droite. Si on constate une cassure de la droite on conclut que la série
correspondante présente une tendance, des observations erronées ou des valeurs
exceptionnelles. Lorsque la cassure est nette on peut par simple lecture sur le graphique
déterminer l’époque ou s’est manifestée la tendance et contrôler dans les documents les
causes de cette tendance.
La méthode du simple cumul ne permet pas de différentier dans le cas où l’on observerait une
tendance, celle qui est propre à la station (hétérogénéité) d’une tendance climatique. Nous
avons relégué ce test de notre étude, pour cette raison.
Le double cumul
Le principe de la méthode des doubles cumuls consiste à tracer progressivement le cumul
d'un paramètre du poste à tester en fonction de celui du même paramètre de la série de
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 48
Chapitre III Les Courbes IDF
référence. Lorsque les séries sont homogènes, les points sont sensiblement alignés sur une
droite. Les cassures dans la pente de la droite donnent les dates probables de rupture
d'homogénéité.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 49
Chapitre III Les Courbes IDF
Le test statistique est le moyen de comparer les deux hypothèses H0 et H1. C’est une valeur
numérique calculée à partir de la série de données testée (on calcule la valeur d’une certaine
variable appelée la « statistique » du test). Le test permet de choisir, parmi les deux
hypothèses émises, celle qui a le plus de chances d’être vraie. Toutefois, en statistique, les
hypothèses ne sont jamais « acceptées ». Il est préféré l’expression « on ne peut rejeter
l’hypothèse H0 à un niveau de confiance » ou bien, dans le cas de l’alternative, « on doit
rejeter l’hypothèse H0 et retenir l’hypothèse Ha à un niveau de confiance ».
Le niveau de confiance, ou niveau de signification, est un seuil de probabilité donné, comparé
à la valeur calculée de la "statistique" du test pour savoir si l'écart observé est compatible avec
l'hypothèse nulle ou non. On appelle p-value le niveau de signification le plus bas où
l'hypothèse nulle peut être rejetée. Ainsi donc si p-value > α alors l’hypothèse nulle ne peut
être rejetée.
Le tableau suivant résume le dilemme du test d’hypothèses : l’état de la réalité est inconnu.
On ne sait si H0 est vraie ou fausse. Si une décision de rejet ou de non-rejet doit être prise face
à cette incertitude, on doit prendre le risque de commettre l’une ou l’autre des erreurs. Il y a
quatre résultats possibles d’un test d’hypothèses.
Résultats Décision
H0 acceptable H0 rejetée
Si H0 est vraie Décision correcte Erreur de 1ére espèce
Probabilité =1-α = Seuil Probabilité = α=Seuil du
de confiance test
éme
Si H0 est fausse (H1 est Erreur 2 espèce Décision correcte
vraie) Probabilité =β Probabilité=1-β =
Puissance du test
Plus α sera grand (respectivement petit), plus β sera petit (respectivement grand). Le fait
d'imposer un α faible conduit à une règle de décision plus stricte qui aboutit le plus souvent à
n'abandonner l'hypothèse H0 que dans des cas rarissimes, et donc à conserver cette hypothèse
quelque fois à tort. Le compromis entre les valeurs de α et β est donc souhaitable bien que
difficile à réaliser. Les valeurs les plus courantes sont 5%, 1% ou 10%.
Le niveau de confiance correspond à la probabilité qu’a la valeur du test statistique d’égaler
ou de dépasser la valeur observée lorsque l’hypothèse H0 (pas de tendance) est vraie.
Par exemple, pour = 0,05 la valeur critique du test statistique est celle qui serait dépassée par
5 % des valeurs des tests statistiques réalisés sur des données aléatoires. Si la valeur du test
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 50
Chapitre III Les Courbes IDF
statistique est plus importante que la valeur critique, alors l’hypothèse H0 est rejetée. Le
niveau de confiance permet de rendre compte de la probabilité pour un test de détecter une
tendance (rejet de H0) alors qu’aucune n’est effectivement présente (erreur de Type I ou
erreur de première espèce).
Ainsi le niveau de confiance peut être interprété comme suit :
> 0,1 faible preuve contre l’hypothèse H0
0,05 < < 0,1 preuve possible contre l’hypothèse H0
0,01 < < 0,05 forte preuve contre l'hypothèse H0
< 0,01 très forte preuve contre l’hypothèse H0
Lorsque α étant fixé, il faut choisir une variable de décision, variable qui doit apporter de
l'information sur le problème posé, à savoir le choix entre les deux hypothèses. La loi de cette
variable doit être parfaitement connue dans au moins une hypothèse (le plus souvent H0) afin
de ne pas introduire de nouvelles inconnues dans le problème. On appelle alors région critique
l'ensemble des valeurs de la variable de décision qui conduisent à écarter H 0 au profit de H1.
On appelle région d'acceptation la région complémentaire de la région critique.
La zone ou région d'acceptation correspond à l'intervalle dans lequel les différences observées
entre les réalisations et la théorie sont attribuables aux fluctuations d'échantillonnage. La
région critique ou zone de rejet correspond donc aux intervalles dans lesquels les différences
sont trop grandes pour être le fruit du hasard d'échantillonnage.
La construction d'un test est la détermination a priori de la région critique sans connaître le
résultat de l'expérience. On peut donc résumer cette démarche de la manière suivante:
Choix de H0 et de H1.
Choix de la valeur du risque de première espèce α
Détermination de la région critique en fonction de α
Calcul de la valeur expérimentale de la statistique
Rejet ou acceptation de l'hypothèse nulle en fonction de la valeur observée.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 51
Chapitre III Les Courbes IDF
l’amplitude des changements. Ils sont toutefois très utiles dans le domaine des sciences de
l’eau car beaucoup de séries hydrologiques, hydrogéologiques ou hydrochimiques ne suivent
pas une loi de distribution normale. Quelques tests non-paramétriques sont utilisés
conjointement avec des méthodes permettant de quantifier les phénomènes (tendances ou
ruptures) identifiés.
Remarque
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 52
Chapitre III Les Courbes IDF
Il existe plusieurs tests statistiques qui sont utilisés pour s’assurer de l’homogénéité
d’une série statistique. Dans ce contexte on peut citer le test de Mann-Whitney et celui
de Wilcoxon.
Le test de Mann-Whitney U
Le test de Mann-Whitney U est souvent considéré comme l'équivalent non paramétrique de
test Student t. De même que le test paramétrique de Student t, le test non-paramétrique de
Mann-Whitney U sert à déterminer s’il y a une différence entre deux groupes. La principale
différence entre le test Mann-Whitney U et Student t implique la notion de distribution
normale: Mann-Whitney est un test non-paramétrique, donc la distribution normale des
données n'est pas nécessaire pour l'utilisation de ce test.
Le test de Wilcoxon
Ce test permet de tester si deux séries indépendantes proviennent de la même distribution.
Il permet d'effectuer des comparaisons entre deux sous échantillons et de vérifier si les
moyennes des deux sous-échantillons sont significativement différentes. Dans un langage
mathématique la formulation du problème concernant ce test se pose comme suit :
Considérons, en cas de déplacement d'une station, une population formée de deux séries de
données qu'on note respectivement :
X= (x1, x2, ……………..,xn) et
Y= (xn+1, xn+2, ……………..,xm)
Ayant les moyennes respectives *µl et µ2.
Le test de Wilcoxon est un test qui permet de comparer les hypothèses suivantes
L'hypothèse nulle ne stipule que les deux échantillons sont comparables à deux échantillons
qui auraient été tirés de la même population, c'est à dire que la différence de moyenne entre
les deux échantillons est due au hasard d'échantillonnage. Il n'a pas d'exigences sur la
distribution des valeurs. C'est un test non paramétrique utilisant les rangs des valeurs.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 53
Chapitre III Les Courbes IDF
Il repose sur l’idée que si l’on mélange les deux séries de valeurs et que l’on ordonne le tout
par valeurs croissantes, l’on obtient un mélange homogène. Si l’échantillon X est issu de la
même population que l’échantillon Y, alors l’échantillon XUY (Union de X et Y) en est
également.
On procède comme suit :
Soit une série d’observation de taille N. A partir de cette série on tire deux échantillons X et
Y : N1et N2 sont respectivement les tailles de ce ces échantillons, avec N 1+N2= N et N1≤ N2.
On classe ensuite les valeurs de nos séries par ordre croissant. Par la suite, on s’intéresse au
rang de chaque élément des deux échantillons. On calcul la somme W X des rangs des
éléments du premier échantillon : WX= ∑ Rang X.
Wilcoxon a montré que, dans le cas ou les deux échantillons, a savoir X et Y, constituent une
série homogène, alors la quantité WX serait comprise entre Wmax et Wmin. Ces dernières
valeurs sont données par les formules suivantes :
( )
√
( )
III.5.4 Application
On l'aura compris, on est obligé de définir une série de référence. Cette série doit
impérativement présenter les deux caractères suivants : elle est elle-même
homogène et elle est bien corrélée avec la série étudiée. S'il est facile de trouver pour chaque
poste à tester un poste proche présentant une bonne corrélation, il est par contre délicat de
caractériser l'homogénéité interne de chaque poste. On est donc obligé de se tourner vers le
calcul de moyennes de séries pour définir une série de référence dans laquelle les
hétérogénéités soient estompées. L’étude de l’homogénéité des séries par la méthode du
double cumul est généralement confrontée au manque de tests statistiques valables pour
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 54
Chapitre III Les Courbes IDF
préciser la signification des cassures apparentes. Etant donné que les deux tests numériques
sont presque identiques nous avons opté pour le plus maniable parmi eux à savoir le test de
Wilcoxon. Les résultats de ce test, appliqué sur les données de 24 heures, sont présentés dans
le tableau suivant :
pluie de 24h
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 55
Chapitre III Les Courbes IDF
échantillon A
échantillon B
nb valeurs échantillon A nA = 10 [-]
nb valeurs échantillon B nB = 12 [-]
Wmin<WX<Wmax ↔ 253<216<279,9:
L’inégalité est vérifiée, et par voie de conséquence la série est homogène. La même
conclusion peut être faites pour les autres séries dérivées a partir de cette série pour de
différentes durées.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 56
Chapitre III Les Courbes IDF
( ) ( ) ( )
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 57
Chapitre III Les Courbes IDF
Remarque :
Il faut que les valeurs de x suivent une loi de Gumbel.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 58
Chapitre III Les Courbes IDF
"Durée 1h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln (- htheo= (y *
Nr. (classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 17,8 0,025 -1,302 9,970
2 15,4 0,071 -0,975 12,170
3 19,9 0,116 -0,768 13,562
4 19,9 0,161 -0,603 14,680
5 37,0 0,206 -0,457 15,661
6 21,7 0,251 -0,323 16,564
7 16,0 0,297 -0,195 17,423
8 17,2 0,342 -0,071 18,259
9 6,8 0,387 0,052 19,088
10 23,0 0,432 0,176 19,921
11 25,3 0,477 0,302 20,771
12 45,2 0,523 0,432 21,650
13 14,5 0,568 0,569 22,571
14 16,3 0,613 0,715 23,551
15 30,7 0,658 0,872 24,609
16 23,0 0,703 1,045 25,774
17 32,5 0,749 1,240 27,086
18 30,7 0,794 1,466 28,610
19 21,7 0,839 1,740 30,458
20 17,6 0,884 2,096 32,851
21 17,1 0,929 2,615 36,352
22 28,4 0,975 3,664 43,410
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 59
Chapitre III Les Courbes IDF
"Durée 3h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln(- htheo=(y *
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 23,5 0,025 -1,302 13,121
2 20,2 0,071 -0,975 16,016
3 26,2 0,116 -0,768 17,849
4 26,2 0,161 -0,603 19,320
5 48,8 0,206 -0,457 20,611
6 28,5 0,251 -0,323 21,800
7 21,1 0,297 -0,195 22,930
8 22,6 0,342 -0,071 24,031
9 8,9 0,387 0,052 25,121
10 30,3 0,432 0,176 26,217
11 33,3 0,477 0,302 27,336
12 59,5 0,523 0,432 28,493
13 19,0 0,568 0,569 29,705
14 21,4 0,613 0,715 30,994
15 40,4 0,658 0,872 32,387
16 30,3 0,703 1,045 33,920
17 42,8 0,749 1,240 35,647
18 40,4 0,794 1,466 37,653
19 28,5 0,839 1,740 40,085
20 23,2 0,884 2,096 43,234
21 22,5 0,929 2,615 47,842
22 37,4 0,975 3,664 57,131
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 60
Chapitre III Les Courbes IDF
"Durée 6h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon yempirique=-ln(- htheo=(y *
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 27,9 0,025 -1,302 15,603
2 24,0 0,071 -0,975 19,047
3 31,1 0,116 -0,768 21,226
4 31,1 0,161 -0,603 22,975
5 58,0 0,206 -0,457 24,510
6 33,9 0,251 -0,323 25,924
7 25,1 0,297 -0,195 27,269
8 26,9 0,342 -0,071 28,577
9 10,6 0,387 0,052 29,874
10 36,1 0,432 0,176 31,178
11 39,6 0,477 0,302 32,508
12 70,7 0,523 0,432 33,884
13 22,6 0,568 0,569 35,326
14 25,5 0,613 0,715 36,859
15 48,1 0,658 0,872 38,515
16 36,1 0,703 1,045 40,338
17 50,9 0,749 1,240 42,392
18 48,1 0,794 1,466 44,778
19 33,9 0,839 1,740 47,669
20 27,6 0,884 2,096 51,415
21 26,7 0,929 2,615 56,894
22 44,5 0,975 3,664 67,941
"Durée 12h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln(- htheo=(y *
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 33,2 0,025 -1,302 18,556
2 28,6 0,071 -0,975 22,650
3 37,0 0,116 -0,768 25,242
4 37,0 0,161 -0,603 27,322
5 69,0 0,206 -0,457 29,148
6 40,4 0,251 -0,323 30,829
7 29,9 0,297 -0,195 32,429
8 32,0 0,342 -0,071 33,984
9 12,6 0,387 0,052 35,526
10 42,9 0,432 0,176 37,077
11 47,1 0,477 0,302 38,659
12 84,1 0,523 0,432 40,295
13 26,9 0,568 0,569 42,010
14 30,3 0,613 0,715 43,833
15 57,2 0,658 0,872 45,802
16 42,9 0,703 1,045 47,970
17 60,5 0,749 1,240 50,413
18 57,2 0,794 1,466 53,250
19 40,4 0,839 1,740 56,689
20 32,8 0,884 2,096 61,143
21 31,8 0,929 2,615 67,659
22 52,9 0,975 3,664 80,796
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 61
Chapitre III Les Courbes IDF
"Durée 24h
Hauteur de Pluie Fempirique (selon y=-ln(- hGumbel=(y *
Nr.
(classées) Gringorton) ln(Fempirique)) u
[mm] [-] [-] [mm]
1 39,5 0,025 -1,302 22,067
2 34,0 0,071 -0,975 26,936
3 44,0 0,116 -0,768 30,018
4 44,0 0,161 -0,603 32,492
5 82,0 0,206 -0,457 34,663
6 48,0 0,251 -0,323 36,663
7 35,5 0,297 -0,195 38,564
8 38,0 0,342 -0,071 40,415
9 15,0 0,387 0,052 42,248
10 51,0 0,432 0,176 44,092
11 56,0 0,477 0,302 45,974
12 100,0 0,523 0,432 47,919
13 32,0 0,568 0,569 49,958
14 36,0 0,613 0,715 52,126
15 68,0 0,658 0,872 54,468
16 51,0 0,703 1,045 57,047
17 72,0 0,749 1,240 59,952
18 68,0 0,794 1,466 63,325
19 48,0 0,839 1,740 67,414
20 39,0 0,884 2,096 72,711
21 37,8 0,929 2,615 80,460
22 62,9 0,975 3,664 96,083
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 62
Chapitre III Les Courbes IDF
100,0
Hauteur de Pluie [mm]
80,0
60,0
40,0
20,0
0,0
-1,500 -0,500 0,500 1,500 2,500 3,500 4,500
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 63
Chapitre III Les Courbes IDF
i(2ans) = 21,206D-0,748
i(5ans) = 28,839D-0,749
i (10ans) = 33,893D-0,750
i (20 ans) = 38,741D-0,751
i(25 ans ) = 40,279D-0,754
i(50 ans ) = 45,016D-0,757
i(100 ans) = 49,718D-0,759
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 64
Chapitre III Les Courbes IDF
90,0
80,0
70,0
Intensité de la pluie en mm/h
60,0
50,0
40,0
i (10) = 33,893D-0,750
30,0
20,0
10,0
0,0
0 2 4 6 8 10 12
Durée [h]
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 65
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Introduction
Le hyétogramme est une courbe représentant les variations de l’intensité en fonction du
temps. Dans le cadre des applications en milieu urbain, il convient de discrétiser les mesures à
des pas de temps faibles, afin de mieux représenter l’évolution temporelle des intensités de
pluie.
L’absence totale ou partielle d’informations locales suffisamment précises et la difficulté
d’associer une fréquence d’occurrence à un événement pluviométrique réel (chaque
hyétogramme est unique et donc sa probabilité d’occurrence est pratiquement nulle) ont
conduit à établir des pluies de projet. La définition de la pluie de projet est la suivante :
« Il s’agit d’une pluie fictive, définie par un hyétogramme synthétique et statistiquement
équivalente aux pluies réelles (bien que jamais observée). On lui affecte une période de retour
qui est celle d’un ou plusieurs de ses éléments constitutifs : hauteur totale précipitée, hauteur
précipitée sur un intervalle de temps inférieur à la durée totale (période intense), etc.»
Ce qu’il faut comprendre c’est que la pluie est un phénomène aléatoire par nature et que les
évènements pluvieux les plus critiques du point de vue hydraulique pour les réseaux
d’assainissement sont les orages qui sont très localisés et qui ont une très faible probabilité de
se produire là où se trouve un pluviographe. Ainsi les données pluviographiques locales étant
rarement suffisantes, on a été amené à établir des pluies fictives appelées pluies de projet.
à partir des courbes intensité-durée- fréquence. Elle définit le hyétogramme à partir de trois
paramètres.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 66
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Dans la réalité, l’analyse des pluies de projet montre qu’il n y a pas identité des périodes de
retour de la pluie et du ruissellement correspondant. Toutefois pour des raisons de simplicité
on admet que T’=T.
La plus ancienne des méthodes de construction des hyétogrammes des pluies de projet est
celle proposée par KEIFER en 1957 [KEIFER & CHU 1957]. Plus connue sous le nom de
pluie de projet type CHICAGO, cette méthode permet de transformer les courbes Intensité-
Durée- Fréquence en hyétogrammes de même période de retour.
La pluie de projet proposée par Keiffer et Chu se construit.
L'idée est simple, elle consiste à définir un hyétogramme de la pluie par deux caractéristiques
essentielles de l'événement à savoir le volume d'eau précipitée au cours des différents pas de
temps Δt, et la position du maximum.
soit une courbe intensité-durée-fréquence donnée, on a: im(t,T) = f(t)
im (t, T): l'intensité moyenne maximale
T: période de retour
t: pas de temps.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 67
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Dans ce qui suit une description succincte des pluies de ces trois types sera présentée, nous
nous attarderons sur les pluies de type Chicago puisque ce sont celles qui déterminées dans le
cadre de ce travail.
En 1973, Debordes développe le concept de pluies de projet double triangle [DESBORDES &
RAOUS 1976]. La méthode s’appuie sur l’analyse statistique de la forme d’une série
chronologique de pluies réelles.
L'élaboration de la pluie double-triangle repose sur un double constat :
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 68
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
- les événements pluvieux réels provoquant des désordres dans les réseaux d'assainissement
pluvial sont généralement constitués d'une période de pluie intense relativement courte située
à l'intérieur d'une séquence de pluie de quelques heures ;
- le point précédent mis à part, aucune forme particulière de distribution temporelle des
intensités n'est plus probable qu'une autre.
Desbordes (1974) a donc proposé de choisir une forme particulière de pluie de projet en
raisonnant non plus par rapport au phénomène physique, mais par rapport aux éléments
auxquels le modèle de ruissellement (utilisé après réservoir linéaire a permis de montrer
qu'une forme simple, doublement triangulaire, fournissait des formes d'hydrogrammes et des
valeurs de débit maximum peu sensibles à des erreurs sur le paramètre principal du modèle de
ruissellement : le lag time.
Cette pluie de projet est entièrement définie par cinq paramètres (Figure. IV.2):
- la durée totale t3 (quelques heures) ;
- la durée de la période de pluie intense : t1 (quelques dizaines de minutes) ;
- la position de la pointe d'intensité par rapport au début de la pluie : rapport t2 / t3 ;
- l'intensité atteinte au début de la période intense : i1 ;
- l'intensité maximale atteinte pendant la période intense : i2.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 69
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 70
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
( )
( )
( )
( )
( )
( )
Dans les équations précédentes, les temps t et le lag-time K sont exprimés en minutes, et les
intensités i1 et i2 sont exprimées en mm/h.
L'intérêt des trois équations précédentes est de permettre un passage direct entre les
coefficients de Montana des courbes IDF et les caractéristiques de la pluie de projet. Les
valeurs des débits de pointe calculées sont peu sensibles aux valeurs de t1 et t2, donc de K. En
cas d'utilisation sur un réseau drainant des bassins versants emboîtés de surfaces très
différentes, il est cependant utile de tester plusieurs valeurs de K.
Les valeurs de ces paramètres sont obtenues à partir du modèle des réservoirs linéaires. Les
calculs s’effectuent à partir de l’estimation du temps de réponse du bassin versant K « lag
time » et des paramètres a et b de la loi de MONTANA adaptés à la pluviométrie locale.
Cependant, la construction de la pluie de projet impose de connaître les caractéristiques des
bassins versants à travers la valeur de leur temps de réponse K. Or, ce paramètre n’est pas
forcément connu et les erreurs d’estimation sur sa valeur sont loin d’être négligeables.
Parmi ces paramètres, θ permet d’influer sensiblement sur la valeur des débits de pointe.
Cependant, aucune étude des pluies n’a permis de définir une valeur standard de θ.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 71
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Une ligne horizontale (dessinée en gras), représentant une intensité donnée i, coupera
le hyétogramme avant et après la pointe d’intensité de l’averse.
td,= ta + tb (IV.1)
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 72
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
(IV.2)
Le cas idéal est celui dans lequel on peut obtenir la variable r à partir des analyses sur des
pluies. Cependant Kiefer et Chu (1957) anis que Yen et Chow (1975), dans leurs recherches
indiquent que le pic de la pluie tend a décroitre dans le deuxième quart de l’événement
pluvieux de durée tD, ce qui implique que la moyenne se situe aux environ de 0.375 * tD. En
absence d’analyses locales détaillées, on peut donc admettre que :
r = 0.375 * tD.
td en heures
(IV.3)
( )
∫ ( ) ∫ ( ) ∫ ( ) ∫ ( ) (IV.4)
Cette dernière expression nous permet d’obtenir l’intensité de la pluie avant et après
l’intensité maximale. En effet, on a ( ) ( ) , et on ainsi, d’après l’équation
(IV.4)
On peut écrire :
( ) ( ) (IV.5)
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 73
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Si l’on considère la valeur imoy, comme l’intensité moyenne de la pluie durant td (qui n’est
(IV.6)
Et ainsi
( ) ( ) (IV.7)
( )
l’équation (IV.7) on montre que l’intensité i pour laquelle la ligne (en gras) intercepte le
hyétogramme pour une durée td est donnée par :
[( ) ]
(IV.8)
( )( )
Les équations pour les intensités ia et ib (avec les temps relatifs ta et tb avant et après la pointe
de l’averse) sont obtenues en substituant td dans (IV.8) et en utilisant (IV.3). Obtient les
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 74
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
*( ) +
( ) (IV.9)
( )
*( ) +
( ) (IV.10)
( )
Dans le cas ou utilise Les courbes IDF sont représentées par la formule classique de Montana
( ) (IV.11)
Avec
imm intensité moyenne maximale sur une durée t = dp et de période de retour T (mm/h)
t temps (h)
a, b coefficients numériques dépendant de T et du site géographique
( ) ( )
( )
( ) ( )
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 75
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Figure. IV.4: Courbe i(t) de type Chicago obtenue à partir de la courbe IDF
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 76
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
IV.3 Application
Les pluies de projet qui peuvent être adoptées pour élaborer le diagnostic du fonctionnement
hydraulique du réseau pluvial de la ville de Guelma sont des pluies de durée 2 heures, de type
double-triangle centré. De tels types de pluies sont préconisés par le Laboratoire d'Hydrologie
Mathématique de Montpellier (Guide de construction et d'utilisation des pluies de projet,
1983) car ils offrent une bonne représentativité de la structure réelle des précipitations
intenses qui ont lieu en été dans le bassin méditerranéen.
Comme cas illustratif on a considéré dans le cadre de ce travail la pluie correspondante à
une période de retour de 10 ans. Cette dernière est obtenue à partir des courbes IDF élaborées
précédemment, son expression est donnée par la relation suivante :
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 77
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
(IV.2)
Conformément aux travaux de Kiefer et Chu (1957) anis que Yen et Chow (1975), En
absence d’analyses locales détaillées, on peut donc admettre que :
r = 0.375 * tD.
Les résultats sont regroupés dans les tableaux …. et illustrés par la figure suivant :
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 78
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
intensité [mm/h]
30,0
20,0
10,0
0,0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
temps
La somme de tous les incréments de précipitations donnent la lame précipitée totale, soit 37.0
mm, ce qui est légèrement supérieure au calcul de la question 1 (avec les IDF). Ceci est en fait
dû à la discrétisation utilisée pour calculer les incréments de pluies. Un pas de temps plus
faible (par exemple 2 min) minimiserait cette différence.
90,0
y 10 = 33,893x-0,75
60,0 y (2) = 21,206x-0,75
y 100 = 49,718x-0,75
50,0
40,0
y (50) = 45,016x-0,75
30,0
20,0
10,0
0,0
0 2 4 6 Durée [h] 8 10 12
T=2 ans T=5 ans T=10 ans
T=15 ans T= 20 ans T=25 ans
T=50 ans T=100 ans Puissance (T=2 ans)
Puissance (T=5 ans) Puissance (T=10 ans) Puissance (T= 20 ans)
Puissance (T=25 ans) Puissance (T=50 ans) Puissance (T=100 ans)
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 79
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Dans une seconde étape on a fait varier r, et sa valeur est prise égale a 0,25. Les résultats de
cette opération sont présentés dans les tableaux …. et schématisés par la figure suivante
La somme de tous les incréments de précipitations donnent la lame précipitée totale, soit 25.0
mm, ce qui est légèrement supérieure au calcul avec r= 0,75 (avec les IDF). Ceci est en fait dû
à la discrétisation utilisée pour calculer les incréments de pluies. Un pas de temps plus faible
(par exemple 2 min) minimiserait cette différence.
0 30 120 5,0
5 25 100 5,8 0,5
10 20 80 6,8 0,5
15 15 60 8,5 0,6
20 10 40 11,5 0,8
25 5 20 19,3 1,3
30 0 0 32,5 2,2
35 5 6,67 44,0 3,2
40 10 13,33 26,2 2,9
45 15 20,00 19,3 1,9
50 20 26,67 15,6 1,5
55 25 33,33 13,2 1,2
60 30 40,00 11,5 1,0
65 35 46,67 10,2 0,9
70 40 53,33 9,3 0,8
75 45 60,00 8,5 0,7
80 50 66,67 7,8 0,7
85 55 73,33 7,3 0,6
90 60 80,00 6,8 0,6
95 65 86,67 6,4 0,6
100 70 93,33 6,1 0,5
105 75 100,00 5,8 0,5
110 80 106,67 5,5 0,5
115 85 113,33 5,3 0,4
120 90 120,00 5,0 0,4
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 80
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
50,0
45,0
40,0 r = 0.25
35,0
intensité [mm/h]
30,0
25,0
20,0
15,0
10,0
5,0
0,0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
temps
Dans La figure suivante les résultats des deux opérations sont confrontés. On peut facilement
remarquer l’influence de r sur l’allure de la répartition cde la pluie.
La figure suivante montre l’influence du choix de r sur la forme de l’averse : on peut ainsi
voir que le coefficient r agit sur la position de la pointe de l’intensité de la pluie de projet
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 81
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
40
intensité [mm/h]
30
20
10
0
0 50 100
temps [min]
Ces répartitions peuvent être utilisées par la suite dans l’élaboration des hydrogrammes ou
pour la détermination de la pluie nette (effective), comme le montre l’exemple hypothétique
suivant. Il s’agit de l’application du modèle de Horton pour le cas suivant :
0 f (t ) f c ( f 0 f c )e kt (IV.12)
Ou:
f(t) = capacité d'infiltration ou temps t[mm/h];
fo, fc = capacité d'infiltration respectivement initiale et finale, dépend surtout du type de sol
[mm/h];
t = temps écoulé depuis le début de l'averse [h];
k = constante empirique, fonction de la nature du sol t [min -1]
Le modèle de Horton et un modèle ou fonction mathématique qui décrit la façon dont le sol
réagit en matière d’infiltration du début de l’averse jusqu’à la fin de celle-ci. Il représente la
capacité du sol à infiltrer l’eau de pluie en fonction du temps. Cette fonction dépend de la
capacité initiale du sol à infiltrer l’eau, d’une capacité finale au delà de laquelle le sol ne peut
plus absorber de l’eau et d’un paramètre qui dépend de la nature du sol.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 82
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
Au début de l’averse, la capacité d’infiltration est maximale et elle diminue d’une manière
exponentielle jusqu’à atteindre sa capacité finale. Cette fonction est un modèle de production,
confrontée à la pluie mesurée ou brute permet de séparer la pluie nette de la pluie mesurée. En
effet, tout ce qui se trouve au dessus de la courbe de la capacité d’infiltration ruisselle et tout
ce qui se trouve en dessous s’infiltre dans le sol.
La superficie sous la courbe de la (figure IV.6) indique par pour chaque pas de temps la
hauteur d’eau qui est infiltrée durant cet intervalle. À la limite, la valeur du paramètre fc
s’approche et tend vers la valeur de la conductivité hydraulique à saturation du sol Ks. Cette
conductivité hydraulique est directement reliée à la capacité d’infiltration du sol et, mis à part
bien entendu les caractéristiques intrinsèques du sol en place, elle dépend notamment de la
teneur en eau initiale du sol ainsi que de l’état de la surface que l’eau doit traverser pour
amorcer le processus d’infiltration. Ces deux notions sont importantes à considérer, en
particulier pour la conception des pratiques de gestion impliquant de l’infiltration.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 83
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
- Normand (1976), cité par Chocat et al. (1982), propose la relation suivante en posant
F0=4fcCette relation permet de s'affranchir de F0 dont la détermination est délicate car F0
dépend des conditions antérieures d'humidité, de température, de pluie.
taux initial
d'infiltration i0 = 28,0 [mm/h]
taux final
d'infiltration if = 7,0 [mm/h]
constante empirique
k= 1,6 [1/h]
taux
temps d'infiltration
[min] [mm/h]
0 28,0
5 25,4
10 23,1
15 21,1
20 19,3
25 17,8
30 16,4
35 15,3
40 14,2
45 13,3
50 12,5
55 11,8
60 11,2
65 10,7
70 10,2
75 9,8
80 9,5
85 9,2
90 8,9
95 8,7
100 8,5
105 8,3
110 8,1
115 8,0
120 7,9
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 84
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
La figure suivante montre que dans le cas de modèles à fonction d’infiltration non constante
dans le temps (type fonction d’infiltration de Horton), les pluies conduisant aux volumes
ruisselés les plus importants sont celles de type retardé correspondant à r plus grand.
30,0 70,0
50,0
taux d'infiltration [mm/h]
20,0
40,0
15,0
30,0
10,0
20,0
5,0 10,0
0,0 0,0
0,00 10,0
0,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100,0 110,0 120,0
temps [minutes
intensité pluviométrique
30,0 70,0
taux d'infiltration [mm/h]
25,0 60,0
50,0
20,0
40,0
15,0
30,0
10,0
20,0
5,0 10,0
0,0 0,0
0,0010,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100,0110,0120,0
0,0
temps [minutes
intensité pluviométrique
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 85
Chapitre IV Les Hyétogrammes Synthétiques des Pluies de Projet
60
Volume
ruisselé 2
50
40
intensité [mm/h]
Volume
30 ruisselé 1
20
r = 0.25
10
r = 0.75
0
0 20 40 60 80 100 120
temps [min]
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 86
Conclusion générale
L'optimisation de la gestion des eaux pluviales est une réponse aux préoccupations actuelles
des gestionnaires des réseaux d'assainissement. Cette optimisation nécessite une connaissance
plus fine du phénomène des précipitations à des faibles échelles de temps et d'espace.
S'agissant du dimensionnement d'un collecteur à l'exutoire d'un bassin versant, l'information
la plus importante à estimer est le débit à évacuer, variable fortement corrélée avec l'intensité
moyenne maximale sur une durée caractéristique du bassin versant pour une période de retour
donnée. Les courbes intensité-durée-fréquence sont bien adaptées à ce genre d'application.
Pour cette raison l’objectif primaire, dans la cadre de ce travail, était d’établir les courbes
IDF pour la zone d’étude. Pour ce faire les données de la station de Guelma, disponibles sur
une durée de 19 ans, ont été utilisées. Ces données ont fait l’objet d’une analyse statistique
succincte. Après la conversion des données de 24 heures en des données de courtes durées,
elles étaient soumises à un test d’homogénéité, et par la suite ajustées à la loi la plus utilisée
dans ce genre d’étude, a savoir, la loi de Gumbel. Les résultats de l’analyse statistiques sont
exploités pour établir les courbes IDF en utilisant la loi de Montana.
Etant donné que l'intensité moyenne maximale est insuffisante pour caractériser la pluie et si
l'on veut par exemple dimensionner un bassin de rétention ou faire un diagnostic de réseaux
complexe; il faudrait au moins disposer d'un hyétogramme (intensité en fonction du temps)
complet qui soit représentatif de l'ensemble de la pluviométrie pour l'objectif poursuivi. Une
première réponse à ces nouveaux besoins fut l'élaboration de pluies de projet. Pour cette
raison nous avons jugé utile, dans le cadre de ce mémoire, d’établir la pluie du projet pour le
bassin d’étude.
Une pluie de projet est constituée par un hyétogramme fictif qui est censé représenter la
pluviométrie locale. On lui affecte une période de retour qui est celle d'un ou plusieurs de ses
éléments constitutifs (hauteur total précipitée, intensité moyenne maximale, etc.). On admet
que la période de retour des caractéristiques du ruissellement (débit maxi, volume, etc.) soit
égale à celle de la pluie de projet qui lui a donné naissance.
Etant donné que la majorité des pluies de projet repose sur une transformation des courbes
intensité-durée-fréquence en hyétogrammes. Les courbes IDF développées pour la zone
d’étude, ont été utilisées pour la construction de la pluie de projet correspondante.
Vu la diversité des méthodes existantes pour l’élaboration des pluies de projet, nous avons
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 87
Conclusion générale
jugé adéquat de faire appel a la méthode qui a connue la plus large utlisation par la comunoté
scientifique, en l’occurrence, la pluie proposée par KEIFER en 1957 [KEIFER & CHU 1957].
Ce type de pluie plus connue sous le nom de pluie de projet type CHICAGO.
Les pluies de projet qui peuvent être adoptées pour élaborer le diagnostic du fonctionnement
hydraulique du réseau pluvial de la ville de Guelma sont des pluies de durée 2 heures, de type
double-triangle centré. De tels types de pluies sont préconisés par le Laboratoire d'Hydrologie
Mathématique de Montpellier (Guide de construction et d'utilisation des pluies de projet,
1983) car ils offrent une bonne représentativité de la structure réelle des précipitations
intenses qui ont lieu en été dans le bassin méditerranéen.
Les héytogrammes des pluies synthétiques construits dans le cadre de ce travail, ont été
utilisés par la suite, pour la détermination de la pluie nette (effective), comme l’atteste un
exemple hypothétique réalisé. On rappelle que dans cette étape les pertes par infiltration ont
été déterminées à l’aide du modèle de Horton.
Établissement des courbes IDF et de la pluie de projet pour le bassin de GUELMA Page 88
Références bibliographiques
Bernard M. M. (1932), Formulas for rainfall intensities of long durations. Transactions of the
American Society 96: 592–624.
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