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Empire Du Djolof

L'empire du Jolof englobait plusieurs états ouest-africains et reposait sur une organisation politique et sociale pyramidale. Il s'est effondré en 1549 avec la mort de son dernier empereur, conduisant à l'indépendance des états vassaux. La civilisation du Jolof était organisée autour de l'agriculture, l'élevage, le commerce et de structures sociales, politiques et religieuses hiérarchisées.

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L'empire du Jolof englobait plusieurs états ouest-africains et reposait sur une organisation politique et sociale pyramidale. Il s'est effondré en 1549 avec la mort de son dernier empereur, conduisant à l'indépendance des états vassaux. La civilisation du Jolof était organisée autour de l'agriculture, l'élevage, le commerce et de structures sociales, politiques et religieuses hiérarchisées.

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Introduction

Le Jolof était un empire qui d'après la tradition fut fondé par Ndiadiane Ndiaye. L'empire englobait
plusieurs états qui à son déclin vont se constituer en puissants entités. L'empire reposait sur une
bonne organisation politique et sur une structure sociale pyramidale.

I. Formation du Djolof
L'empire du Djolof englobait les États du Cayor, Baol, Walo, Sine, Saloum, une partie du Fouta-Toro
et également une partie du Bambouk. Toutes ces régions correspondent à l'espace sénégambien.
C'est entre la fin du XIIième

siècle et début du XIIIième

siècle qu'il fut bâtit, par Djolof Mbengue. Selon beaucoup, Ndiadiane Ndiaye considéré comme le
fondateur de l'empire, pourrait plutôt être un personnage mythique et légendaire. La construction
de cet État pourrait être dû l'aboutissement du regroupement, l'élargissement, et de l'organisation
du peuple Wolofs a cette époque. En effet, à cette époque en cette région du Djolof, vivaient divers
peuples, Toucouleurs, Peuls, Sérères, Sarakholés. Ces divers peuples, au fil des interactions et des
brassages, finirent par créer une culture homogène, ainsi qu'une langue commune. Ensembles ils
formeront le peuple Wa-laf, ceux du pays Laf, les Wolofs d'aujourd'hui. Ils fonderont l'État du Djolof.
Le pays Laf comprend toutes les régions du Waalo, Cayor, Djolof, Baol. Le mot Laf signifiant-la Rive-,
Walaf signifie également : les riverains.

II. L'expansion et la dislocation du Jolof


Empire constitué, le Djolof aura à sa tête un Bourba ou roi par excellence. L'empire étendra sa
domination sur ses provinces vassales. Mais le Jolof s'effondra en 1549

, avec la mort du dernier empereur Lélé Fouli Fak, qui fut tué lors de la bataille de Danki, qui se
déroula près de Diourbel. Il fut tué par Amari Ngoné Sobel Fall, le fils de Déthié Fou Ndiogou Fall, qui
allait devenir le premier damel du Cayor. Parmi les premières causes de la chute de l'empire, il y a
également la conquête du Royaume du Namandirou vassal du Djolof, par le conquérant Dénianké
Koli Tenguella. Le Djolof est resté vassal de l'empire du Mali pendant un siècle. À partir de là, les
autres États allaient, tour à tour, prendre leur indépendance jusqu'à réduire le grand empire du
Djolof aux dimensions d'une royauté dans la partie centrale du pays. Dans la seconde moitié du

siècle, les colons français annexèrent progressivement tous les royaumes du Sénégal. Le Djolof fut le
dernier royaume annexé avec le dernier bourba djolof, Bouna Alboury Ndiaye , sous l'impulsion de
Louis Faidherbe.

III. La civilisation du Jolof


La civilisation du Jolof s'analyse dans son organisation sociale politique, économique et religieuse.

1) L'organisation sociale

La société wolof est une société hiérarchisée. Elle a une division en clans et castes. A côté de cette
division en familles, il existe une division à la forme pyramidale où le sommet est occupé par la
noblesse, subdivisée en gar mi qui constitue la famille royale et ayant droit à la couronne, en tagne
(qui sont des princes de filiation masculine, ne pouvant prétendre au trône), en kangame qui sont
des chefs exerçant des fonctions de commandement territorial, en chef de canton, de village et en
tara. Ensuite vient la caste des baadolos qui sont les roturiers et libres de toute souillure c'est-à-dire
« immaculé du sang captif ou de gnégno ». Entre les nobles et les baadolos il y avait les diambours
qui sont des hommes libres et propriétaires terriens. Les castes sont celles des teugs (forgerons,
bijoutiers), les oudés (tanneurs et cordonniers), les tamakat (joueurs de tama), les khalbane
(chanteur par guitar), les malo et bambado (tisserand et tamakat), les sègnes et laobés (fabricants de
pirogues et d'ustensiles de cuisine) et les griots (guéweul ou gawlo). Enfin à la base de la pyramide se
trouvent les diaam ou captifs, divisés en captifs de couronne (jaami buur), captifs de naissance (ou
jammi juddu) et ceux qui sont achetés (ou jaam sayoor). L'ensemble des captifs d’une personne ou
d’une famille est appellé « gallo ».

2) L'organisation politique

En ce qui concerne l'organisation territoriale, le Djolof était divisé en la manats, tous dirigés par un
lamane. Le bourba est assisté dans son gouvernement par les dignitaires, l'héritier présomptif, le
vice-roi, les chefs de canton, les chefs locaux des douze principaux villages, les grands électeurs, les
gouverneurs de province.

3) L'organisation économique

Le système économique du Djolof reposait sur l'agriculture, l'élevage, la pêche, l'artisanat et le


commerce. L'agriculture est le secteur dominant lié à la pluie et aux crues des fleuves. Les récoltes
portaient sur le mil, le riz et les tubercules. L'élevage était contrôlé par les peuls nomades et la pêche
pratiquée dans l'océan atlantique et le fleuve. Le commerce était basé sur le troc.

4) L'organisation religieuse

Au plan religieux, dès le début de sa création, l'Islam est venu cohabiter avec la tradition tiédo grâce
aux marabouts toucouleurs, mandingues, soninkés, et maures. Plus tard, El Hadji Malick Sy et Cheikh
Ahmadou Bamba vont parachever l'islamisation du Djolof à la fin du

Conclusion

L'histoire du Djolof n'est pas à confondre avec celle d'une ethnie, car elle est celle d'un État, d'un
peuple et d'une nation qui a voulu ou fut obligé de s'unir pour relever les défis de la vie commune. La
destruction de son unité entraina la formation des grands empires du Sénégal. Certaines valeurs de la
civilisation engendrée par l'empire, détermine encore le comportement de certains sénégalais.

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