MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE (MENFP)
FILIÈRE D’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL
SÉRIES : (SVT, SMP)
EXAMENS DE FIN D’ÉTUDES SECONDAIRES
MATHÉMATIQUES (MODÈLE 4)
Complexe
Consignes : 1. L’usage de la calculatrice programmable est interdit 2. Le téléphone est interdit dans les salles 3.
Le silence est obligatoire
Durée de l’épreuve : 4 heures
N.B : Le sujet est composé de deux parties A, B et C. Dans chaque exercice, le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute
trace de recherches, même incomplètes ou non fructueuses, qu’il aura développée. Il est rappelé que la qualité de la rédaction, la clarté
et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation.
PARTIE A.- Recopier et compléter les phrases suivantes PARTIE C.- Traiter l’un des trois exercices suivants.
(1 à 10). (50 pts / 5 pts par question). (15 pts par exercice)
1. Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé
e 3 ln 2
1- L’écriture simplifiée de l’expression E est
e 2 direct (O;u, v) unité graphique 4 cm. A tout nombre
……… complexe z différent de – i, n associe le nombre
2 x 1x 2 xdx est égale à
0 complexe
2- L’intégrale définie 2 1) Si z = x + iy, x et y étant deux réels, exprimer la partie
……….. réelle et la partie imaginaire de z en fonction de x et y.
3- Si les données d’une série statistique xi ; yi ont
permis d’obtenir V ( x ) 2 et Covx, y 8 ; alors le x 2 y 2 2x 2 y 1
On vérifiera que RE ( z ' )
x 2 y 12
coefficient directeur de la droite de régression de y en
x est égal au réel ….
i 2) En déduire la nature de :
4- Le module du nombre complexe 1 e 4 est égal à a) L’ensemble E des points M d’affixe z, tels que z
……… soit un réel.
5- Soit A et B deux évènements incompatibles d’un b) L’ensemble F des points M d’affixe z, tels que z
espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), p). Si p( A) 0,7 et soit un imaginaire pur.
p( A B) 0,5 , alors p( B) .... c) Représenter ces deux ensembles dans le plan.
6- Une urne contient 3 boules noires, 4 boules blanches et
5 boules vertes. On tire simultanément et au hasard 3 2. On définit sur ℕ les suites (Un) et (Vn) par U0 = 1;
boules de l’urne. La probabilité de tirer 3 boules de
même couleur est p=… V0 = 2 et, pour tout entier naturel n.
3U n Vn 3V U n
7- Soit a et deux entiers naturels tels que a 25 6 . U n1 et Vn1 n
Si a possède 48 diviseurs positifs, alors la valeur de a 4 4
est ….. a) 1) Quelle est la nature de la suite (Vn – Un)?
8- Soit Wn une suite arithmétique de premier 2) En déduire sa limite.
terme W1 2 . Si W80 393 , alors la somme b) La suite (Vn – Un) est-elle convergente?
S80 W1 W2 ... W80 est égale à …. c) On considère la suite (tn) définie, sur ℕ par
4 n tn U n Vn .
9- La matrice est symétrique, avec n=…..
5 2 Démontrer que cette suite est constante.
10- Soit A et B deux points distincts du plan. Si C est le
barycentre de A, et B, et AC AB , alors on
1 3. La durée, en heure, de fonctionnement d’un appareil
5 électroménager jusqu’à ce que survienne la première
a: ... et ... panne est modélisée par une loi de probabilité P, appelée
loi de durée de vie sans vieillissement. Elle est définie de
la façon suivante : si on appelle X la variable aléatoire
PARTIE B.- Obligatoire. (20 pts) ainsi définie, la probabilité que l’appareil tombe en
panne avant l’instant t est donnée par :
0,0005t
P( X t) 1 e
1. On considère la fonction f définie par : On admet que ( X t) est l’événement contraire de
f (x) ln[(x 1)(3 x)]. On note (C ) la courbe de f dans
l’événement ( X t) et il signifie que l’appareil tombe en
un repère orthonormé (O; i, j). panne après l’instant t.
a) Déterminer le domaine de définition de f. a) Calculer la probabilité que l’appareil tombe en
b) Calculer les limites de f en 1 et en 3. En déduire les panne avant 2 000 heures de fonctionnement.
asymptotes éventuelles à la courbe (C ) de f. b) Calculer la probabilité que l’appareil tombe en
c) Étudier les variations de f et tracer la courbe (C ). panne après 10 000 heures de fonctionnement.
d) Écrire l’équation de la tangente à (C ) en son point
d’abscisse x0 = 2.
Complexe
Commentaires ou suggestions autour des compétences disciplinaires à développer
C1 : Savoir utiliser les propriétés relatives au logarithme et à l’exponentielle pour simplifier une
écriture.
Se rappeler que : a 0, e ln a a
C2 : Savoir calculer une intégrale définie d’une fonction se présentant sous la forme U 'U m
U 'U dx m 1 , avec m 1
m 1
U
Se rappeler que m
C3 : Savoir calculer le coefficient directeur d’une droite de régression de y en x, Var(X ) et cov( X ;Y )
étant connues.
Cov( X ; Y )
Se rappeler que cette droite est d’équation y ax b , avec a
Var ( X )
C4 : Savoir calculer le module d’un nombre complexe se présentant en somme de l’unité et d’un
autre complexe exprimé sous sa forme exponentielle.
Se rappeler que z e i est la somme exponentielle d’un nombre complexe de module et
d’argument , et que le module d’un nombre complexe z tel que z a ib est donné par :
z a2 b2
C5 : Savoir calculer la probabilité d’un événement en se servant des lois de Morgan, de la formule
des probabilités totales et de l’incompatibilité de deux événements.
Se rappeler que : A B A B ; P( A B) 1 p( A B);
p ( A B ) p ( A) p ( B ) p ( A B ) sans oublier que A B , lorsque A et B sont incompatibles.
C6 : Savoir calculer la probabilité d’un évènement correspondant au tirage simultané de boules
d’une urne.
=> Se rappeler que : 1) Le tirage simultané correspondant a la notion de combinaison.
2) Une telle probabilité est calculée en utilisant la formule de Laplace.
3) Les boules tirées seront toutes noires, toutes blanches ou toutes vertes.
C7 : Savoir utiliser la décomposition d’un entier en produit de ses facteurs premiers et le nombre de
ses diviseurs pour calculer un exposant inconnu dans une puissance.
C8 : Savoir calculer la somme des // premiers termes d’une suite arithmétique dont les premier et
dernier terme sont connus.
Se rappeler que S n U1 U 2 ... U n U1 U n
n
2
C9 : Savoir appliquer la définition d’une matrice symétrique pour trouver la valeur de l’un de ses
éléments.
Se rappeler qu’une matrice A est dite symétrique At A
C10 : Savoir utiliser une relation vectorielle impliquant le barycentre d’un système pour déterminer
les coefficient respectifs des points.
On cherchera l’écriture vectorielle correcte, puis on trouvera par analogie les coefficients
Inconnus.
Complexe
Correction du texte
Partie A.-
e 3 ln 2
1- L’écriture simplifiée de l’expression E 2
est 8e2
e
2 x 1x
0
2- L’intégrale définie x dx est égale à -2
2
2
3- Si les données d’une série statistique xi ; yi ont permis d’obtenir V ( x ) 2 et Covx, y 8 ; alors le
coefficient directeur de la droite de régression de y en x est égal au réel 4
i
4- Le module du nombre complexe 1 e 4 est égal à 2 2
5- Soit A et B deux évènements incompatibles d’un espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), p). Si
p ( A) 0,7 et p( A B) 0,5 , alors p( B) ....
6- Une urne contient 3 boules noires, 4 boules blanches et 5 boules vertes. On tire simultanément
3
et au hasard 3 boules de l’urne. La probabilité de tirer 3 boules de même couleur est p=
44
7- Soit a et deux entiers naturels tels que a 25 6 . Si a possède 48 diviseurs positifs, alors la
valeur de a est 5400
8- Soit Wn une suite arithmétique de premier terme W1 2 . Si W80 393 , alors la somme
S80 W1 W2 ... W80 est égale à 15640
4 n
9- La matrice est symétrique, avec n=-5
5 2
10- Soit A et B deux points distincts du plan. Si C est le barycentre de A, et B, et AC AB ,
1
5
alors on a: 4t et t (avec t ℝ*)
Partie B.-
R-a) Domaine de définition de f
Df = ]1; 3[
R-b) calcul des limites de f en 1 et en 3.
lim f ( x) et lim f ( x)
x 1 x 3
On en déduit que les droites d’équation respectives x = 1 et x = 3 sont asymptotes (verticales) à la
courbe (C ) de f.
R-c) Étudions les variations de f
Domaine de définition Df = ]1; 3[
lim
f et lim
f (x = 1) et (x = 3) sont asymptotes verticales
1 3
Dérivée – continuité – sens de variation
f est dérivable (donc continue) sur son domaine de définition et x ]1, 3[
1 1 3 x x 1
f ( x) f ( x)
x 1 3 x ( x 1)(3 x)
2x 4
f ( x)
( x 1)(3 x)
Sur ]1, 3[, f (x) est de même signe que 2 x 4 car ( x 1)(3 x) 0.
Donc, f ( x) 0 2x 4 0
2 x 4 x 2
Tableau de signe de f (x)
x 1 2 3
2x 4 0
( x 1)(3 x)
f (x) 0
Max
Extremum : Sommet
f admet un seul extrémum qui est un maximum atteint en x0 = 2, donc de valeur
f (2) ln[( 2 1)(3 2)] ln 1 0 .
D’où S(2, 0) est le sommet de (C ).
Valeurs remarquables (point d’intersection de (C ) avec les axes)
Comme 0 Df, (f(0) n’existe pas), donc (C ) ne coupe pas yoy (l’axe des ordonnées)
De plus, f(x) = 0 si ln(x – 1)(3 – x) = 0 = ln1
( x 1)(3 x) 1 ( x 2) 2 0 x 2 on retrouve le point S(2, 0) C est tangente à xox ) en S.
Tableau résumant les variations de f
x 1 2 3
f (x) 0
f (x) 0
Donc f est strictement croissante sur ]1, 2] et strictement décroissante sur [2, 3[.
Tracé de la courbe C
y
1
x 0 1 2 3 x
y
d) Équation de la tangente : y f (2)(x 2) f (2)
f (2) 0 et f(2) = 0
Donc, on a : y = 0
Partie C.-
Exo #1
R-1) Exprimons Re( z ) et Im( z ) en fonction de x et y : avec z = x + iy on obtient
( x 2) ( y 1)i
z
x ( y 1)i
[( x 2) ( y 1)i][ x ( y 1)i]
En multipliant par le conjugué du déno, on obtient z
[ x ( y 1)i][ x ( y 1)i]
x2 y 2 2x 2 y 1 2 2y
On en déduit que Re( z) et Im(z) 2 (avec x 0 ou y 1 )
x ( y 1)
2 2
x ( y 1) 2
R-2) a) L’ensemble E des points M d’affixe z, tels que z soit un réel est défini par
Im(z) 0 c’est-à-dire 2 + 2y = 0. E est donc une droite parallèle à l’axe (O; u ) d’équation
y 1 privée du point A(0, –1)
R-2) b) L’ensemble F des points M d’affixe z tels que z soit un imaginaire pur est défini par
Re( z) 0 , c’est-à-dire que F a pour équation x 2 y 2 2 x 2 y 1 0 ( x 0 où y 1). F est donc
un cercle de centre Ω(1, –1) et de rayon r = 1 privé du point A(0, –1).
R-2) c) Représentation de E et de F
1
x 0 x
1
(E ) ( y 1)
(F )
Exo #2
R-a) 1) Nature de la suite (Vn – Un).
Comme n ℕ, on a :
3V U n 3U n Vn 1
Vn 1 U n 1 n c’est-à-dire Vn 1 U n 1 (Vn U n ), donc (Vn - Un) n ℕ est
4 2
1
une suite géométrique de raison q donc convergente (de limite 0)
2
1
R-a) 2) Déduction : Puisque (Vn – Un) est une suite géométrique de raison q (d’où 1 q 1
2
) donc (Vn – Un) est convergente de limite 0 :
lim(Vn - Un) = 0.
R-b) La suite (Vn – Un) est convergente. Elle converge vers 0.
R-c) Démontrons que la suite (tn) est constante :
n ℕ, on a tn 1 U n 1 Vn 1
3U n Vn 3Vn U n
t n 1 U n Vn
4
n ℕ, tn 1 tn c’est-à-dire n ℕ,
tn1 tn 0, donc la suite (tn) est effectivement constante et sa valeurs constante est t0 U 0 V0 3
n ℕ, tn = 3
Exo #3
R-a) Calcul de P( X 2000)
P( X 2000) 1 e0,0005 ( 2000 )
1 e 1
P ( X 2000) 1 e 1 1
e e
P( X 2000) 0,632
R-b) Calcul de P(X > 10000)
P( X 10000) 1 P( X 10000) or P( X 10000) 1 e0,000510000
1 e5 1 e5 1 1
P( X 10000) 1 e5 1
d’où P ( X 10000 ) 1 5
e5 e5 e5 e
5
P( X 10000) e 0,0067