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Amour et Avarice chez Molière

Ce résumé analyse la pièce de théâtre L'Avare de Molière. Il présente brièvement les différents aspects comiques de l'œuvre, notamment le comique de caractère à travers le personnage d'Harpagon. Il souligne également que la pièce traite de thèmes comme l'amour, la famille, et critique l'avarice et la cupidité qui peuvent nuire aux relations humaines.

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Amour et Avarice chez Molière

Ce résumé analyse la pièce de théâtre L'Avare de Molière. Il présente brièvement les différents aspects comiques de l'œuvre, notamment le comique de caractère à travers le personnage d'Harpagon. Il souligne également que la pièce traite de thèmes comme l'amour, la famille, et critique l'avarice et la cupidité qui peuvent nuire aux relations humaines.

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L'AVARE COMÉDIE MOLIERE, Jean-Baptiste Poquelin dit (1622-1673) / 1669

Acte I SCÈNE II . Cléante, Élise.


CLÉANTE. Je suis bien aise de vous trouver seule, ma soeur ; et je brûlais de vous parler,
pour m'ouvrir à vous d'un secret.

ÉLISE. Me voilà prête à vous ouïr, mon frère. Qu'avez-vous à me dire ?

CLÉANTE. Bien des choses, ma Soeur, enveloppées dans un mot. J'aime.

ÉLISE. Vous aimez ?

CLÉANTE. Oui, j'aime. Mais avant que d'aller plus loin, je sais que je dépends d'un père, et
que le nom de fils me soumet à ses volontés ; que nous ne devons point engager notre foi,
sans le consentement de ceux dont nous tenons le jour ; que le Ciel les a fait les maîtres de nos
voeux, et qu'il nous est enjoint de n'en disposer que par leur conduite ; que n'étant prévenus
d'aucune folle ardeur, ils sont en état de se tromper bien moins que nous, et de voir beaucoup
mieux ce qui nous est propre ; qu'il en faut plutôt croire les lumières de leur prudence, que
l'aveuglement de notre passion ; et que l'emportement de la jeunesse nous entraîne le plus
souvent dans des précipices fâcheux. Je vous dis tout cela, ma soeur, afin que vous ne vous
donniez pas la peine de me le dire : car enfin, mon amour ne veut rien écouter, et je vous prie
de ne me point faire de remontrances.

ÉLISE. Vous êtes-vous engagé, mon Frère, avec celle que vous aimez ?

CLÉANTE. Non, mais j'y suis résolu ; et je vous conjure encore une fois de ne me point
apporter de raisons pour m'en dissuader.

ÉLISE. Suis-je, mon Frère, une si étrange personne ?

CLÉANTE. Non, ma Soeur, mais vous n'aimez pas. Vous ignorez la douce violence qu'un
tendre amour fait sur nos coeurs ; et j'appréhende votre sagesse.

ÉLISE. Finissons auparavant votre affaire, et me dites qui est celle que vous aimez.

CLÉANTE. Une jeune personne qui loge depuis peu en ces quartiers, et qui semble être faite
pour donner de l'amour à tous ceux qui la voient. La nature, ma Soeur, n'a rien formé de plus
aimable ; et je me sentis transporté, dès le moment que je la vis. Elle se nomme Mariane, et
vit sous la conduite d'une bonne femme de mère, qui est presque toujours malade, et pour qui
cette aimable fille a des sentiments d'amitié qui ne sont pas imaginables. Elle la sert, la plaint,
et la console avec une tendresse qui vous toucherait l'âme. Elle se prend d'un air le plus
charmant du monde aux choses qu'elle fait, et l'on voit briller mille grâces en toutes ses
actions ; une douceur pleine d'attraits, une bonté toute engageante, une honnêteté adorable,
une... Ah ! Ma Soeur, je voudrais que vous l'eussiez vue.

ÉLISE. J'en vois beaucoup, mon Frère, dans les choses que vous me dites ; et pour
comprendre ce qu'elle est, il me suffit que vous l'aimez.
CLÉANTE. J'ai découvert sous main, qu'elles ne sont pas fort accommodées, et que leur
discrète conduite a de la peine à étendre à tous leurs besoins le bien qu'elles peuvent avoir.
Figurez-vous, ma Soeur, quelle joie ce peut être que de relever la fortune d'une personne que
l'on aime ; que de donner adroitement quelques petits secours aux modestes nécessités d'une
vertueuse famille ; et concevez quel déplaisir ce m'est de voir que par l'avarice d'un père, je
sois dans l'impuissance de goûter cette joie, et de faire éclater à cette belle aucun témoignage
de mon amour.

ÉLISE. Oui, je conçois assez, mon Frère, quel doit être votre chagrin.

CLÉANTE. Ah ! Ma soeur, il est plus grand qu'on ne peut croire. Car enfin, peut-on rien voir
de plus cruel, que cette rigoureuse épargne qu'on exerce sur nous ? Que cette sécheresse
étrange où l'on nous fait languir ? Et que nous servira d'avoir du bien, s'il ne nous vient que
dans le temps que nous ne serons plus dans le bel âge d'en jouir ? Et si pour m'entretenir
même, il faut que maintenant je m'engage de tous côtés, si je suis réduit avec vous à chercher
tous les jours le secours des marchands, pour avoir moyen de porter des habits raisonnables ?
Enfin j'ai voulu vous parler, pour m'aider à sonder mon père sur les sentiments où je suis ; et
si je l'y trouve contraire, j'ai résolu d'aller en d'autres lieux, avec cette aimable personne, jouir
de la fortune que le Ciel voudra nous offrir. Je fais chercher partout pour ce dessein de l'argent
à emprunter ; et si vos affaires, ma soeur, sont semblables aux miennes, et qu'il faille que
notre père s'oppose à nos désirs, nous le quitterons là tous deux et nous affranchirons de cette
tyrannie où nous tient depuis si longtemps son avarice insupportable.

ÉLISE. Il est bien vrai que, tous les jours, il nous donne, de plus en plus, sujet de regretter la
mort de notre mère, et que...

CLÉANTE.

J'entends sa voix. Éloignons-nous un peu, pour nous achever notre confidence ; et nous
joindrons après nos forces pour venir attaquer la dureté de son humeur.
Introduction
Le XVIIème siècle est un siècle connu par le mouvement littéraire qui est le classicisme. Durant cette
époque, les écrivains respectaient les règles d'écriture. Parmi ces écrivains, le plus célèbre fut Molière
qui écrivait des pièces de théâtre comiques qui étaient présentées dans la cour de Louis XIV, ces
pièces sont certes comiques mais elles cachaient plusieurs messages et critiques de la société

Comment à travers la déclaration amoureuse de Cléante, Molière critique la différence sociale dans
les relations amoureuses et l'autorité parentale dans le choix du partenaire?
Pour répondre à cette problématique nous allons d'abord
étudier la déclaration d'amour faite par Cléante
Nous analyserons par la suite le problème de la différence sociale en amour
Et nous traiterons enfin la critique de l'autorité parentale faite par Molière

Analyse de l’œuvre L’aspect comique de la pièce L’Avare est une


comédie qui mélange différents types de procédés comiques. Ella fait rire par son
comique de caractère. Le personnage principal, Harpagon, est un radin et un
paranoïaque qui a peur qu’on lui vole sa cassette.

Le comique de langage rend aussi cette pièce amusante. Les répliques sont drôles, les
jeux de mots nombreux, et on observe même des injures (dans Acte I, la scène sur le
renvoi de La Flèche).

Le comique de situation intensifie l’aspect comique de cette pièce. L’histoire est truffée
de quiproquos. Harpagon et son fils Cléante qui se découvrent au moment de l’emprunt
d’argent. Mariane qui espère épouser Cléante, mais qui constate que ce sera un vieillard.
Ou encore, lorsque l’identité de Valère est cachée pour tromper l’Avare.

Le comique de geste offre aussi un rendu divertissant avec les actions exagérées des
personnages. En guise d’exemples, la scène où Maître Jacques reçoit des coups de bâton
ou encore l’Avare qui effectue des gestes avec ses bras.

L’amour et la famille à l’honneur

Cette comédie parle avant tout de mœurs : l’amour et les liens familiaux. C’est une
histoire de quatre jeunes qui ne veulent qu’une seule chose, c’est de faire vivre leur
amour. Comme dans la plupart de ces pièces, Molière critique le mariage arrangé
(pratique courante à l’époque). L’amour triomphe toujours à la fin.

L’auteur accorde une grande importance aux liens familiaux dans l’Avare. Il y évoque un
père démesurément égoïste qui sacrifie le bonheur de ses enfants pour son garder ses
intérêts. Et l’autre père (Anselme) qui est prêt à tout pour que se enfants soient heureux.

L’avarice et la cupidité L’auteur de la pièce cherche à souligner des défauts de la


société à travers ces personnages amusants.

L’avarice d’Harpagon le rend ridicule et pitoyable aux yeux de tous, il considère que
l’argent est son véritable amour.

Il dénonce l’amour de l’argent qui engendre de mauvaises influences sur la vie des gens.
Cette cupidité mène l’Avare à vouloir marier ses enfants à des personnes riches et âgées,
à restreindre le budget pour le dîner, etc. Et pire, l’argent peut priver les gens de ce qui
importe réellement dans la vie. L’Avare se retrouve tout seul avec son or.

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