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Méthodologie de rédaction de mémoire Master

Ce document présente les principales étapes de la conception d'une recherche, notamment le choix du sujet, la formulation de la problématique et des hypothèses. Il aborde également des éléments méthodologiques clés tels que la collecte et l'analyse des données.

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Méthodologie de rédaction de mémoire Master

Ce document présente les principales étapes de la conception d'une recherche, notamment le choix du sujet, la formulation de la problématique et des hypothèses. Il aborde également des éléments méthodologiques clés tels que la collecte et l'analyse des données.

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Année universitaire :

2023/2024

Les Différentes Méthodes Des

Préparé par :
Demandé par :
RACHID HABIL
PR. KOUDAN
COURS DE METHODE

INTRODUCTION GENERALE
Aux termes de l’arrêté n°…, il est clairement stipulé que les études de troisièmes
cycles sont constitué de… Les articles n°… disposent que l’obtention du Master avec thèse,
est soumise à la soutenance préalable d’un mémoire en fin de formation. La rédaction et la
soutenance du mémoire, est l’ultime marche à enjamber pour le postulant au Master, et
constitue l’un des exercices les plus déterminants pour son succès académique et
professionnel, présent et futur.

Ledit mémoire, quel que soit le parcours choisi, se rapporte dans les faits, à un travail
de recherche. La recherche dont il est question ici, se rapporte à un processus dynamique et
rationnel, qui permet d’examiner des phénomènes, des problèmes à résoudre, et d’obtenir des
réponses précises, à partir de procédés d’investigation (Source…). Ce processus se caractérise
par le fait qu’il est systématique et rigoureux et conduit à l’acquisition de nouvelles
connaissances. Les fonctions de la recherche sont donc de décrire, d’expliquer, de
comprendre, de contrôler, de prédire des faits, des phénomènes et des conduites. sur une
thématique, permettant à l’étudiant d’acquérir et d’exposer, des capacités d’analyse, suivant
un cadre normé et exigeant.

La conception et la rédaction d’un mémoire de recherche nécessite chez l’étudiant le


développement à un niveau élevé, de différentes capacités d’analyses, notamment celles
d’observation, de questionnement, de modélisation, d’expérimentation, d’interprétation et de
restitution. Par ailleurs, il s’agit d’un exercice encadré par des normes et exigences
universellement reconnues, tant strictes que contraignantes.

Aussi, malgré le déploiement et l’encadrement de la recherche au sein de laboratoires


et dans le cadre de promotions, la rédaction du mémoire est dans la majeure partie du temps,
un chemin solitaire, jonché d’épreuves et d’émotions personnelles à accepter et à surpasser. Il
est question ici, d’un véritable « dépassement de soi ». De fait, il ne s’agit point d’une
sinécure.

En conséquence, outre une volonté à toute épreuve, l’achèvement d’un mémoire de


bonne qualité suppose la mise en œuvre d’une démarche aussi bien cohérente que pertinente,
et partant, la conception d’une méthodologie appropriée à la recherche envisagée. Cet
exercice soulève donc de nombreuses questions de conceptualisation, d’opérationnalisation et

1
de restitution. Ainsi, comment sélectionnez une thématique pertinente et y identifier un sujet
original ? Comment dégager un problème de recherche du sujet et comment poser une bonne
question de recherche ? De quelle manière formuler des hypothèses ? Quelles sont les outils et
les méthodes les plus appropriées pour tester les hypothèses et fournir des éléments de
réponse à la question de recherche ? pour ne citer que ces exemples.

Le présent cours se donne donc pour objectif, de fournir aux candidats au diplôme de
Master, un ensemble d’outils méthodologiques à même de guider leurs premiers pas dans la
difficile et exaltante aventure de la recherche, et leur permettre par la suite, d’explorer par
eux-même, leur domaine de savoirs.

A cet effet, trois principale thématique seront abordéesà savoir :

1. la conception de la recherche ;
- du choix de l’objet à la fixation du sujet ;
- la problématique et les objectifs de recherche
- les hypothèses
- l’intérêt de la recherche

2. la stratégie de recherche ;
- la recherche documentaire ;
- la sélection des modèles ;
- la collecte et la gestion des données ;
- le choix et la manipulation des outils quantitatifs.

3. La gestion des extrants.


- la présentation et l’’interprétation des résultats
- la formulation des recommandations

4. La rédaction du mémoire
- le plan de rédaction

5. La restitution des travaux en soutenance publique

2
THEME n°1 : LA CONCEPTION DE LA RECHERCHE

1.1. Principes généraux de base de la recherche en sciences sociales


La recherche en sciences humaines, et notamment en sciences sociale, obéit aux principes
généraux de la démarche scientifique. Le premier principe, qui pourrait s’établir comme une
conditionnalité, est le fait que la recherche scientifique doit fondamentalement se baser sur
l’observation. Karl Popper a pu dire que toutes les sciences sont basées sur l'observation du
monde. Comme cette observation est par nature partielle, la seule approche possible consiste à
tirer des lois générales de ces observations.

Aussi, la recherche scientifique, de manière générale, a vocation à être rendue publique. Elle
devient donc un bien public, c’est-à-dire à l’usage de tous, et doit de ce fait être reproductible
et communicable Ainsi, à la question : "Pourquoi devrais-je vous croire ?"Le chercheur en
sciences sociale, doit pouvoir être en mesure de répondre : "Voilà ce que j'ai fait et ce que j'ai
observé. Vous pouvez faire la même chose, et vous arriverez aux mêmes conclusions."
(Ghiglione & Richard,1992).

Aussi, les résultats de la recherche ont vocation à être généralisés. La généralisation suppose
que l’intérêt du chercheur n’est pas seulement de comprendre ce qui se passe à une date et
dans un environnement donné, mais également de prédire ce qui pourrait se passer sous
d’autres conditions et en d’autres moments.

1.2. De la sélection du thème au choix du sujet

La recherche en sciences sociales, suppose à sa fondation, l’intérêt pour une


thématique, et en son sein, le choix d’un sujet s’y rapportant. Le choix d’un bon sujet, est une
étape déterminante pour l’ensemble du processus de recherche et est tributaire de différents
facteurs. Tout d’abord, la thématique d’intérêt. Dans l’absolu, il n’existe pas de bonne ou de
mauvaise thématique (contrairement au sujet). Cependant, plusieurs critères permettent
d’apprécier une bonne ou une moins bonne thématique par rapport au projet de recherche
envisagé. Plusieurs questions dès ce premier niveau de conception, notamment : Est-ce que le
thème retenu intéresse, voire motive, le chercheur ? Le chercheur a-t-il des choses à dire sur
ce thème ? Le chercheur se sent-t-il prêt à travailler sur le thème pendant plusieurs années ?

3
Une fois la thématique arrêtée, il revient au chercheur d’y choisir et de formuler un sujet.
D’entrée de jeu, il est généralement indiqué pour le chercheur d’être captivé par son sujet de
recherche. Cela permet d’endurer les difficultés de la recherche jusqu’à son aboutissement et
est généralement gage de succès. Il est conseillé d’éviter autant que faire se peut, les sujets
imposés. Toutefois, au vu des aptitudes et des centres d’intérêt du jeune chercheur, les
chercheurs expérimentés peuvent suggérer des sujets, ou encore, conseiller à la réorientation
ou à la renonciation de sujet potentiellement non fécond ou trop complexe.

Le choix d’un bon sujet suppose en règle générale les caractéristiques suivantes :

- l’originalité : il s’agit de s’assurer ici que le sujet n’a pas déjà été traité par plusieurs
autres chercheurs et de nombreuses manières ;
- l’existence d’un débat important et d’actualité sur lequel le chercheur pense pouvoir
apporter un éclairage nouveau ;
- une faisabilité suffisante : le sujet n’est pas impossible à traiter, du fait de l’absence de
matériaux, d’informations, de documentations…
- est susceptible de renfermer des avancées scientifiques sur le domaine de
connaissance ;
- est susceptibles d’aboutir à des recommandations en vue d’améliorer l’existant ;
- s’inscrit dans des perspectives personnelles .

Une fois le sujet choisi, reste encore à bien le formuler. Les premières formulations,
généralement, non abouties, interviennent en début de recherche, et s’affinent tout au long de
la progression du processus, jusqu’à une formulation finale.

De manière pratique, le chercheur en science sociale devra éviter les sujets trop larges, trop
englobant, souvent qualifié de « sujet bâteau » Ex : la politique monétaire en République
Centrafricaine, le marketing digital dans la zone CEMAC. Le mieux est de sélectionner un
sujet portant sur un point nodal, un aspect particulier, spécifique, et crucial de la question
étudiée. Ainsi, au lieu d’une fresque sur le sous-développement en Afrique, l’on pourrait
plutôt étudier la dégradation de l’autosuffisance alimentaire dans la zone CEMAC de 2000 à
2010.

Sont également à éviter, « les sujet entonnoirs », où l’on part d’un thème très large pour finir
sur un objet précis. Ex : « La performance de la politique monétaire en zone Cemac : cas du
Cameroun, une évalation empirique appliquée au secteur des banques de détail ». Ces sujets,

4
multiplient généralement, les causes de déception pour le lecteur et les occasions de critique
offertes au jury.

Les sujets comparatifs bien que très souvent intéressant et riches d’enseignement, peuvent
s’avérer complexes à traiter. De même les sujets portant sur les rapports entre deux pôles sont
en règle général digne d’intérêt.

Le sujet gagne à être bien borné :

- quant au champ social ;


- quant à la période traitée (ne prenez pas un sujet sur le futur, mais évitez aussi les
sujets qui évoluent au fur et à mesure que la thèse avance) ;
- quant au domaine théorique couvert ;

En toute circonstance dans la rédaction, et encore plus en ce qui concerne le sujet et les titres,
toujours se rappeler de la maxime de Boileau : « ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement,
et les mots pour le dire viennent aisément ». Ainsi, le sujet doit être formulé d’une manière
simple et claire. Il est donc recommandé d’éviter le plus possible, les titres longs, évoquant
plusieurs niveaux d’une question.

Enfin, il faut s’assurer obligatoirement, que le sujet arrêté n’a pas déjà été choisi, par un autre
chercheur, tout au moins, récemment.

1.3. Le problème de recherche

Le sujet retenu par le chercheur doit couver un problème de recherche pertinent. Le mieux, est
qu’il puisse transparaître dès la formulation du sujet. Le problème de recherche est une
difficulté rencontrée par le chercheur, pour laquelle il entend proposer des solutions au terme
d’un processus d’analyse rigoureux. Le problème de recherche renferme plusieurs aspects.

Tout d’abord, un problème de recherche pertinent, se rattache à une observation réelle, se


traduisant généralement par une difficulté ou une insuffisance éprouvée par un individu, un
groupe d’individu ou une organisation sociale. Ensuite, le problème de recherche suppose
l’existence d’un objectif au préalable. Si l’objet de l’observation n’a aucun but, alors il n’y a
aucun problème. Aussi, un problème de recherche digne d’intérêt ne peut être résolu par une
solution unique. Plusieurs alternatives doivent pouvoir y être proposées sans pour autant être
des panacées, d’où la recherche de la solution optimale. Enfin, le problème de recherche

5
suppose l’existence d’un environnement pour lequel il est pertinent. La difficulté qu’il traduit
doit être cadrer dans un contexte et une période précise.

D’un point de vue pratique, il est souhaitable que le problème de recherche puisse
transparaître dès la formulation du sujet. Plusieurs termes peuvent ainsi être utilisé pour
traduire un problème de recherche à savoir : efficacité, optimalité, compatibilité, adéquation,
pertinence, dégradation, ralentissement.

Le problème de recherche, est par la suite structuré autour d’une question de recherche, dans
le cadre d’une problématique. Il s’opère à ce niveau un saut qualitatif dans la conception de la
recherche. Toutefois, cela suppose au préalable, une revue de l’existant.

1.4. Revue de l’existant.

Avoir bonne connaissance de ce qui a déjà été dit sur la thématique, le sujet et le problème de
recherche constitue l’une des exigences fondamentales à tout travail de recherche. En effet,
les sources, théoriques et empiriques, constituent des intrants indispensables à la production
du mémoire. La connaissance de ces sources, nécessite tout au long du processus de recherche
un exercice de revue méthodique de la littérature disponible. Cet exercice, bien que
permanent, connait deux temps forts. Le premier temps fort est opéré à la suite du choix du
sujet et une fois le problème de recherche identifié. Il s’agit ici d’engranger des connaissances
générales et spécifiques, permettant d’approfondir le problème de recherche, dans le sens de
la formulation du premier essai de problématique. Michel Beaud utilise les termes de premier
débroussaillage/dégrossissage.

Le chercheur s’attèlera ici à « faire le tour » de la documentation, de manière à explorer,


sonder et avoir une vue d’ensemble du problème traité. Il ne s’agit pas de tout lire à ce stade,
et pour un mémoire, 2 à 3 semaines suffisent, le temps étant compté. Le chercheur, va donc
procéder à une exploration de la documentation publiée (ouvrages, articles, thèses, mémoires,
bibliographie des ouvrages). Il s’attèlera à bien définir les concepts qui sont liés à son sujet. A
comprendre les modèles qui sont utilisés pour expliquer les phénomènes qu’il étudie, et à
savoir quels sont les principaux résultats des travaux antérieurs.

Il faudra aussi à ce stade, évaluer les ouvrages et y identifier ceux qui font autorité sur votre
question. Il faut également pouvoir prendre contact avec les principales sources de
documentation, mais également avec le terrain d’étude, et trouver les personnes ressources.

6
De manière pratique, il est fortement conseillé de prendre systématiquement des notes, et
autant que possible, avec l’outil de rédaction. (ordinateur, tablettes,..). L’apprentissage de la
méthode de citation des sources, et de rédaction des références bibliographiques s’opère à ce
stade. Il est essentiel à ce stade, de pouvoir :

- évaluer l’ampleur de la littérature sur le sujet (concernant le sujet, y a-t-il quelques


articles ou plusieurs dizaines d’ouvrages à consulter ?) ;
- repérer les ouvrages et articles clés, qu’il faut urgemment lire et analyser ;
- identifier les 2, 5 ,10 personnes, spécialistes, témoins, anciens ou autres, qu’il faut
absolument voir, écouter, consulter.

Durant de ce premier exercice de débroussaillage littéraire, des certitudes pourront être


acquises, de même que des points forts révélés. Mais de manière plus importantes, des
interrogations se multiplieront, des zones d’ombres se préciseront, et des doutes s’installeront.
Il devra donc en naître un débat et un questionnement dans la tête du chercheur. Afin de
progresser dans la qualité du questionnement, le chercheur devra absolument procéder ici à un
dégrossissage, c’est-à-dire, à faire un premier tri de connaissances acquises ou à acquérir, de
manière à dégager l’essentiel de l’inutile ou du secondaire et ainsi décider des axes de
recherche, les terrains d’étude ou les matériaux, qui vont faire l’objet d’attention.

1.5. La Problématique

Un bon travail de recherche, et de fait, un bon mémoire, ne peut se concevoir sans une
bonne problématique. Ainsi, en s’appuyant sur les lectures (consultation d’ouvrages et
travaux), et les observations préliminaires de terrain, le chercheur formule un problème de
recherche, c’est-à-dire qu’il développe et articule par un enchaînement de questions et
d’arguments, la traduction d’une préoccupation majeure, l’expression de “ce qui pose
problème”, de “ce qui fait problème”, et qui mérite d’être étudié, élucidé.

Michel Beaud définit la problématique comme l’ensemble construit autour d’une question
principale, des hypothèses de recherche et des lignes d’analyse qui permettront de traiter le
sujet choisi. Sur la base des observations et de la littérature exploitée, la problématique
s’élabore progressivement dans l’esprit du chercheur, autour d’un questionnement sur le sujet

7
traité. Ce processus évolutif1, doit pouvoir aboutir à la formulation claire d’une question de
recherche centrale et de questions de recherche spécifiques.

1.5.1. La question de recherche

Afin de résoudre son problème, le chercheur pose une question de recherche sur un
point précis de la réalité. Les questions de recherche sont des énoncés interrogatifs qui
formulent et explicitent le problème identifié.

La question de recherche doit guider et encadrer l’analyse. Elle permet entre autres de
sélectionner les phénomènes observés, de circonscrire l’observation et d’obtenir des résultats
fiables et vérifiables. «S’il n’y a pas eu de question, il ne peut y avoir de connaissance
scientifique.»

En règle générale, il y a une (ou plusieurs) vraies questions de recherche 2, bien


adaptées aux enjeux du problème de recherche, correspondant à l'état actuel de la question (et
pas à un débat dépassé). Ces questions sont des questions de fond, auxquelles il n'est pas
facile de répondre (sinon on ne ferait pas de recherches dessus !).

La question de recherche doit pouvoir vérifier un certain nombre de caractéristiques,


notamment :

- Cette question ne présume pas de la réponse. Cela implique une ouverture d’esprit à
toutes les manifestations du phénomène étudié, et donc de ne rien prendre pour acquis.
Considérer comme faux ou comme vrai que ce qui a été démontré ou non par la
méthode scientifique;
- doit être cruciale, centrale et essentielle par rapport au sujet choisi. Il faut donc veiller
à ce qu’elle ne soit pas à côté du sujet, ou désaxée ;

1 La conception d’une étude scientifique se fait sur le modèle d'un entonnoir, soit du plus vague (plus abstrait)
au plus précis (plus concret) en partant du thème de recherche, l’on s’avancera progressivement vers le problème
général, puis le problème spécifique, la question de recherche et les hypothèses.

2 De nombreux mémoires orientés recherche ou thèses de doctorat, ne répondent pas à la question… Car il n'y a
pas de vraie question posée ! Ils traitent d'un thème, décrivent (parfois très bien) un phénomène, racontent un
cas, retranscrivent des propos intéressants… mais quelle était la question de recherche posée ?

8
- doit être d’une clarté suffisante, c’est-à-dire doit pouvoir être comprise d'une manière
univoque ;
- doit donner des gages minimum de faisabilité, impliquant qu'on puisse répondre à la
question à l'intérieur d'une seule recherche.

La question de recherche centrale d’un mémoire doit pouvoir se décomposer en questions


secondaires ou spécifiques, généralement deux au plus. Les questions secondaires spécifient
davantage la question principale suivant des axes d’analyse précis, se rapportant au sujet
traité. Il est absolument à éviter ici, des questions secondaires en décalage avec la question
principale, ou qui se surajoute à cette dernière.

De manière concrète, la question de recherche doit être une boussole, une aide pour le
chercheur, qui lui permet de maintenir le cap, et non une source de blocage.

Dans le cas d'un mémoire de master portant sur un stage ou une expérience pratique,
cette dimension recherche est bien sûr moins présente. L'étudiant devra décrire et analyser la
situation rencontrée, décrire et analyser son action éventuelle. Mais pour éviter une
description banale (qui n'apprend rien à personne), il devra quand même orienter son texte par
rapport à une ou plusieurs questions, même si celles-ci sont de nature pratique. Les
conclusions du mémoire devront répondre à ces questions, et montrer la capacité de réflexion
et de prise de recul de l'étudiant.

1.5.2. Les hypothèses de recherche

Une hypothèse est une réponse anticipée et provisoire à une question de recherche.
Loin d’être une suggestion aléatoire concernant la survenue d’un événement, l’hypothèse est
plutôt une affirmation claire sur ce que l’on s’attend à obtenir, observer, mesurer, constater.
Cette anticipation est dite hypothétique, car le chercheur ne sait pas, à l’avance, si elle sera
vérifiée ou pas. L’hypothèse est donc un résultat anticipé, escompté, et que la recherche
s’attèlera à tester, pour la confirmer, l’accepter, ou au contraire, l’infirmer ou la rejeter.

Il convient de relever à ce niveau que le passage d'une observation ponctuelle à une


considération d'ensemble (ou l'inverse), qui est en général le but de la recherche nécessite de
pouvoir distinguer deux approches de réflexion principales, à savoir l’induction et la
déduction. L'induction est l’approche qui consiste à partir d’une observation et en apprécier sa
récurrence, ou sa répétition, pour établir une loi générale (méthode "inductive"). La déduction

9
quant à elle, part d'une loi générale, d’une théorie, et cherche à vérifier si celle-ci s'applique
dans la situation observée3.

Certaines disciplines, ayant secrété des lois ou de règles élaborées au cours de leur histoire,
procèdent principalement par l'émission d'hypothèses que l'on cherche à valider (ou invalider)
dans la réalité étudiée. Cette démarche est dite "hypothético-déductive". D'autres au contraire
(histoire, ethnologie par exemple) sont essentiellement inductives : elles privilégient
l'observation spécifique et ne cherchent que prudemment des régularités.

On constate ainsi la complémentarité des deux procédés au fil de la recherche. Mais il n'est
pas toujours possible de parcourir tout le processus (induction puis déduction). Le chercheur
devra donc choisir le procédé le plus adapté à son sujet et à l'état de développement de son
domaine. Certaines disciplines, certains centres de recherches privilégient clairement l'une ou
l'autre (méthodes inductives ou hypothético-déductives).

La fonction de l'hypothèse est double, à savoir d’une part, organiser la recherche autour d'un
but précis - vérifier la validité de l'hypothèse – et d’autre part, organiser la rédaction, puisque
tous les éléments du texte devront désormais avoir une utilité certaine vis-à-vis de l'hypothèse.

Il est important que les mots utilisés soient clairs et neutres; qu’ils soient précis et ne laissent
pas percer ni flou, ni préjugé. Son énoncé doit être affirmatif et bref.

1.5.3. Objectifs de recherche

Tout travail de recherche vise généralement deux types objectifs de recherche. Un


objectif général ou global et un ou plusieurs objectifs spécifiques ou secondaires.
L’objectif général est le but d’ensemble visé par la recherche à la fin de l’ensemble du
processus. Ce que l’on doit avoir réalisé, une fois la recherche terminée. L’objectif général se
décompose en objectifs spécifiques, qui se rapportent à des buts opérationnels, ou des buts
par composante de l’objectif général4.

Ainsi, les objectifs de recherche guident et opérationnalisent la recherche dans les


activités précises à mener. L’objectif central et les objectifs secondaires doivent

3 Les sciences de la nature ont commencé par être inductives avant de pouvoir émettre des lois générales, que
l'on a cherché ensuite à solidifier en les testant dans de nombreux cas spécifiques. En répétant l'expérience, on
s'aperçoit que le phénomène est identique et donc on peut proposer une "loi" scientifique.

4 Il est généralement conseillé d’avoir peu d’objectifs spécifiques, deux ou trois au plus.

10
respectivement correspondre à la question principale et aux questions secondaires, ainsi qu’à
l’hypothèse centrale et aux hypothèses secondaires. Certains verbes sont très souvent utilisés
pour énoncer les objectifs de recherche en science sociale à savoir : mesurer, évaluer,
analyser, comparer.

THEME n°2 : LA STRATEGIE DE LA RECHERCHE

Une fois le premier essai de conception de la recherche achevée, le chercheur doit pouvoir
structurer une démarche à même de lui permettre d’observer, d’expérimenter, d’analyser et
d’interpréter, les faits qu’il étudie. Il doit donc pouvoir mettre en œuvre une stratégie de
recherche.

La stratégie de recherche suppose la mise en œuvre cohérente d’un ensemble de procédés,


d’actions et de tâches de recherche dans le but de répondre aux questions de recherches. La
stratégie se doit donc de mettre en cohérence, les approches scientifiques retenues avec les
outils d’analyse disponibles, de manière à atteindre efficacement les objectifs de recherche.
Elle doit pouvoir répondre à trois préoccupations principales à savoir :

- le recadrage du but de la recherche : quels sont les objectifs réels de ma recherche ?


- le choix des approches d’analyse : quelles démarches épistémologique doit-je adopter
pour mener ma recherche et atteindre les objectifs de façon efficace ?
- le choix des ressources : de quels moyens (matériels, humains, ressources
documentaires et livresques) je dispose, pour mener ma recherche dans l’espace et le
temps indiqué.

Ainsi, la stratégie de recherche passe par :

- l’élaboration d’un plan de travail

- un approfondissement de la recherche documentaire suivant les axes de recherche


retenue permettant de circonscrire l’état de la connaissance sur le sujet et de
préciser les lignes d’opinion en débat ;

11
- la sélection ou l’élaboration du/des modèles théoriques permettant de traiter des
faits et relations étudiées par le sujet ;

- la sélection des outils de test empirique (statistiques, économétrie,…) des


hypothèses

- le choix des bases des données ;

- le choix et la manipulation des outils quantitatifs.

2.1. Le plan de travail

En effet, en rapport avec le domaine de recherche proprement dit, le plan de travail consiste
en la fixation des principaux axes de recherches qui vont être abordés pour répondre aux
différentes questions de recherches. Il s’agit ici, de préciser les sous-domaines qui vont être
explorer, analyser, pour rendre compte de la connaissance précise du phénomène observée
suivant différents angles de vue.

Exemple : « Surliquidité des banques commerciales et dépenses publiques des pays de la


CEA : une analyse sur la période 2000-2010 ».

En prenant pour question de recherche : « Compte tenu des différents programmes


d’émergence économique intensifs en capital, entrepris pas plusieurs pays d’Afrique de l’Est,
quels sont les effets de la surliquidité des banques secondaires au observées dans les pays de
la CEA sur les dépenses publiques des pays de cette sous-région ?

Le plan de travail consistera ici, de pouvoir dégager les principaux axes d’analyse sur la
question qui peuvent, également se formaliser autour de question. Ici, l’on pourrait avoir :

1. Qu’est ce que la surliquidité bancaire et quels peuvent en être ses causes ? d’un point
de vue théorique ? et de manière spécifique aux pays de la CEA ?
2. A quel concept économique renvoi la surliquidité des banques et quels sont ces cadres
d’analyse disponibles dans la littérature ?
3. Quels sont les effets théoriques de la surliquidité des banques en général ?
4. La surliquidité des banques se traduit-elle par une offre accrue de l’épargne ou au
contraire est une résultante des politiques de crédit restrictives des banques
commerciales ?
5. La surliquidité des banques a –t-elle un effet sur l’offre de crédit aux pouvoirs
publics ? Dans les pays de la CEA, constitue-t-elle un facteur de stimulation des

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dépenses publics ? ou au contraire, la surliquidité est-elle le fait d’un faible recours à
l’épargne par les Etats ?
6. En prenant en compte la typologie des dépenses publiques, la surliquidité des banques
stimule –t-elle les dépenses d’investissement ou au contraire les dépenses de
fonctionnement ?

Ainsi, à partir du plan de travail, le chercheur va dérouler ses processus de recherche, de


documentation, d’analyse, de réflexion et d’interprétation, de manière approfondie et
spécifique en vue d’avoir des réponses sur différentes composantes des questions de
recherche.

Ceci dit, la finalité de la mise en œuvre du plan de travail, est de pouvoir arrêter des lignes
directrices qui vont permettre de structurer un plan de rédaction cette fois-là et de répondre de
manière structurée à la question de recherche. Il donc encore ici d’un travail d’accumulation
de connaissance et il importe donc de ne pas considérer le plan de travail comme le plan de
rédaction.

Par ailleurs, Il s’agit d’organiser la période consacrée à la production de ce mémoire. Il


faut ordonner les actions pour surmonter la contrainte temps. La maitrise et la gestion du
temps est l’un des aspects fondamentaux de la réussite d’un mémoire de stage

La méthode est la voie ou l'approche que l'esprit emprunte pour atteindre l'inconnu (c'est-
à-dire la vérité) par le biais de la recherche et du raisonnement selon certains principes de
manière ordonnée et organisée. La méthode est l'organisation correcte d'une série d'idées afin
de découvrir ou de prouver la vérité.

En langue, la méthode se réfère à la manière ou au système d'enseigner quelque chose


spécifique selon certains principes de manière ordonnée et organisée. En termes de
terminologie, la méthode est l'art de l'organisation correcte d'une série d'idées, soit pour
découvrir la vérité lorsqu'on l'ignore, soit pour prouver la vérité à autrui lorsque nous la
connaissons.

Types de pensée:

13
Il y a la pensée fonctionnelle qui se concentre sur les relations de cause à effet et les rôles
fonctionnels des éléments d'un système, c'est-à-dire qu'elle est non nominale et guidée par la
fonction et l'efficacité.

1. La pensée sociale: elle est nominale et évaluative.

Avec ces deux types de pensée, nous distinguons entre ce qui est scientifique et ce qui est
social.

La sociologie est l'étude scientifique du comportement social des individus, des méthodes
que la société met en œuvre, en utilisant plusieurs méthodes expérimentales pour comprendre
les phénomènes résultant de ces relations, ainsi que les méthodes de changement social. Il
s'agit donc d'une discipline qui s'intéresse à l'étude des phénomènes sociaux.

Quant à la science, elle a une méthodologie et un sujet:

Quant à sa méthodologie, ses composantes de base sont l'observation, l'hypothèse,


l'expérience et l'inférence pour aboutir à une loi scientifique.

L'économie est une branche des sciences sociales qui s'intéresse à la gestion des
ressources rares et personnelles, et examine les formes que le comportement humain adopte
dans le développement de ces ressources. L'économie est également définie comme la science
qui étudie comment gérer et exploiter les ressources économiques rares.

La pensée scientifique a connu différentes étapes:

Premièrement: la pensée mythique théologique: cette pensée a été un obstacle à


l'acquisition de connaissances scientifiques valides, car elle a rejeté toutes les connaissances
qui ne sont pas en accord avec elle.

14
Deuxièmement: la pensée platonique idéale: qui considère que la science est le plus haut
niveau de connaissance, mais elle se référait à la partie théorique de la science et n'a pas
étudié la nature, son idée visait ce qui est au-delà de la nature.

Méthode scientifique : Le mot « méthode » est dérivé du verbe s’approcher, marcher et suivre. Le
dictionnaire philosophique le définit comme le chemin clair pour exprimer une chose spécifique ou
faire quelque chose selon certains principes.

- La méthode : Désigne la méthode suivie par le chercheur afin de répondre aux questions et
problématiques du sujet de recherche.

- Méthodologie : C'est la méthode de solution, soit non scientifique et basée sur des mythes et des
idées préconçues, soit à partir de l'observation, de l'expérimentation et de l'utilisation d'outils de
recherche scientifique.

Les théories les plus importantes :

1- L'approche idéale

2- L'approche fonctionnelle et systématique

3- L'approche historique

4- L'approche descriptive

5- Méthode expérimentale

6- L'approche comparative

L'approche idéale (Max Weber)

La sociologie de Max Weber : C'est l'approche des modèles politiques dans laquelle les modèles
sociaux sont étroitement liés à la politique, et Weber l'a abordée dans un contexte capitaliste.

Il relie la science et la politique, c’est-à-dire le lien entre le modèle idéal global et le modèle idéal de
l’homme politique. Pour construire ces modèles idéaux, Weber s’est également appuyé sur une
quadruple classification de la pensée sociale :

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1- Pensée rationnelle au regard du but : qui est déterminée par sa rationalité à travers les attentes de
l'acteur quant au comportement et aux enjeux de l'environnement extérieur ou du comportement
d'autrui.

2- Action rationnelle liée à une valeur : c'est-à-dire une action qui ne vise pas tant à atteindre un
objectif externe spécifique qu'à travers une croyance émotionnelle.

3- Action émotionnelle : Comportement basé sur des états émotionnels particuliers vécus par l'acteur
(provenant d'un état émotionnel).

4- L'acte traditionnel : qui est déterminé par les coutumes et traditions jusqu'à devenir habituel (Hajj,
jeûne, obéissance au souverain...).

Le concept d'autorité de Weber comme modèle de l'approche idéale :

Weber a utilisé l'approche idéale dans ses nombreuses études, notamment dans son étude du
pouvoir, où il a conclu que ce dernier repose sur trois principes de base :

• Autorité rationnelle : c'est le meilleur type d'autorité et elle s'incarne dans le système capitaliste
basé sur la bureaucratie. Dans ce modèle, nous trouvons un système de règles qui sont appliquées
légalement et administrativement selon un ensemble de principes éprouvés et établis entre les
membres de Le but de l’autorité rationnelle est d’établir un modèle de relations compte tenu des
principes de raison et de caractère raisonnable sansLe lier à des personnes ou à des moments
spécifiques.

• Autorité traditionnelle : Elle est basée sur la croyance dans le caractère sacré des traditions établies
et dans le caractère sacré de ceux qui détiennent l'autorité.

• Pouvoir charismatique : il dépend de la loyauté des gens envers un individu spécifique qui jouit de
privilèges rares qui ne sont pas accessibles aux autres.

La science, selon Weber : est une explication causale de l’action sociale. C’est pourquoi la sociologie
de Max Weber est appelée sociologie scientifique, qui cherche à :

- Connaître les facteurs et les causes du phénomène

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- Comprendre les significations subjectives contenues dans les actions humaines (comportement et
actions)

L’approche fonctionnelle structurale :

- Approche fonctionnaliste : Ce courant méthodologique est apparu au milieu du XXe siècle en


réaction au courant marxiste.

Il ne fait aucun doute que les spécialistes des approches précises des sciences sociales, ou de toute
science, peuvent trouver des points d’intersection entre fonctionnalisme, structuralisme et
systématique.

Il est difficile de séparer ces trois éléments, car le structuralisme appelle le fonctionnalisme, et ils ne
partagent qu'une structure dans laquelle ils opèrent et sur laquelle ils opèrent. Par système, nous
entendons la somme des fonctions et des interactions qui se produisent au sein d'une structure.

Structuralisme + Fonctionnalisme = Systématisme

A- Structuralisme : L'origine étymologique du mot structure signifie composer, établir et construire,


mais dans la terminologie adoptée par les philosophes, structure concerne la forme et est apparue
dans les années cinquante du XXe siècle comme une opposition à le courant marxiste (socialisme
existentiel).

Le structuralisme de Lévi-Strauss : ses études se sont concentrées principalement sur les concepts de
parenté et de mythologie, et Strauss estime que le structuralisme est un outil méthodologique qui
aide à comprendre les phénomènes. Le structuralisme requiert quatre conditions :

• Les éléments de ce phénomène sont interconnectés

• Prédire ce qu'il adviendra de la structure

• La structure doit inclure la plupart des faits liés au phénomène.

B- Fonctionnalisme (Durkheim) : Fondé par le sociologue Durkheim dans son livre « Règles de la
méthode sociale » en 1898, où il soulignait la nécessité d'analyser les fonctions des institutions et des

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pratiques sociales. Cette approche fonctionnelle s'est imposée comme un point d'interprétation et
analyse et à surmonter les lacunes du structuralisme.

• Types d'emplois :

- Fonctionnalisme absolu

- Fonctionnalisme psychologique

- Fonctionnalisme social

L'approche systématique : Parsons la définit comme un modèle organisé qui régit les relations des
membres et leurs devoirs les uns envers les autres, et repose sur quatre points :

- Action sociale

- Situation

- l'objet

- Les orientations de l'acteur

• Analyse systématique dans les études politiques : Le systématisme a trouvé des domaines fertiles
pour l'application de l'analyse politique. Ainsi, les systémiques considèrent les phénomènes
systémiques comme faisant partie du système social, et leur approche souligne que le système
politique et le système social général aident le premier à remplir ses fonctions.

- David Easton : L'un des pionniers les plus importants de l'approche systémique. Il considérait que la
vie politique est un ensemble d'interactions avec des frontières particulières qui sont contrecarrées
par les systèmes sociaux qui l'affectent constamment. Il considère le système politique comme un
grenier noir. et ne se soucie pas de ce qui se passe à l'intérieur de ce dernier, mais plutôt de ce que
cela signifie. La relation du système avec son environnement est de deux types:

- Autres systèmes qui composent le système social général (environnement interne)

- L'environnement non social ou extérieur (systèmes psycho-environnementaux)

Easton se concentre sur les influences environnantes qui affectent les systèmes politiques, les
intrants et ce qui en résulte, appelés extrants. L'analyse systématique, selon lui, s'intéresse à ces
épisodes séquentiels d'actions et de réactions (interactions).

Méthode historique :

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Il s’agit de la méthode historique qui vise à identifier et à interpréter les événements historiques
comme base pour comprendre les problèmes et phénomènes contemporains et prédire ce qui se
passera dans le futur. Cette approche étudie le phénomène en passant par trois niveaux
fondamentaux :

Histoire => présent => futur

Il s’agit d’une méthode scientifique très fiable car elle contient des études historiques préalables.
Nous en extrayons trois caractéristiques qui composent le phénomène.

• Choisir le sujet et définir la problématique scientifique historique

Identifier le problème ou l'idée scientifique basée sur l'établissement de questions et d'enquêtes


historiques qui conduisent à faire évoluer la recherche historique pour extraire des hypothèses
scientifiques prouvées et avérées correctes.

Cela se fait par la collecte et l'inventaire des documents. L'étude de cette approche nécessite
d'extrapoler et de déduire comment cet événement s'est produit.

La personne la plus importante qui a adopté cette approche historique est Ibn Khaldun, car le cycle
Khaldunien considère l'État comme un être humain qui « naît, grandit, puis meurt ». Il considère que
l'État a été créé à la suite de plusieurs événements historiques. les raisons.

La plupart des chercheurs s'accordent sur le fait que l'histoire n'est pas seulement une narration
d'événements, mais plutôt un outil de critique et d'explication, notamment lorsqu'elle prend l'aspect
de la comparaison. Dans ce contexte, la méthode historique est considérée comme équivalente à la
méthode expérimentale et se caractérise par plusieurs fondements :

- Il étudie les événements qui concernent une société

- Il étudie pour nous des événements remontant à plusieurs sociétés à partir d'un même modèle

- Événements empruntés dans plusieurs vagues sociales pratiquées

Étapes de la recherche historique :

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- La présence de sources pour la recherche historique

- La présence d'actes et de documents officiels

- La présence de communiqués de presse

- Témoins oculaires des événements

- Sources personnelles telles que des lettres

- Écriture historique

Méthode descriptive

Le chercheur obtient des informations précises qui reflètent la réalité et contribue à l’analyse des
phénomènes à travers :

- Déterminer le phénomène à étudier

- Découvrir la situation idéale de mesure (méthode scientifique) complémentaire aux différentes


composantes de l'unité d'étude

- Décrire les différents facteurs affectant l'organisation du phénomène et ses fonctions

Types de méthode descriptive :

1- Démarche enquête sociale :

Il s'agit d'une étude scientifique des conditions et des besoins de la société, qui adopte la méthode
scientifique et se déroule étape par étape jusqu'à atteindre le résultat souhaité à travers :

• Une étude exploratoire du phénomène

• Plan d'échantillonnage

• Collecte de données

• Les enregistrer dans des tableaux et des statistiques

• Analyser ces informations

• Produire des résultats presque réels

2- Démarche d’enquête descriptive :

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Il ne se contente pas de décrire le phénomène, mais plutôt de l'expliquer, de l'analyser, d'en
découvrir les causes et les raisons, et de s'intéresser à l'actualité d'un domaine précis.

En conclusion : Pour assurer le succès de l’approche descriptive, nous avons besoin d’un ensemble
de bases :

• Démarrer le processus d'enquête sans idées préalables

• L'orientation de l'enquête se concentre sur les aspects inconnus du chercheur et non sur ce qui lui
est connu.

• Évitez les attentes

• Précision

• Formuler des exemples

• Recueillir des exemples en général

• Ne cachez pas les résultats

• Sélectionnez soigneusement l'échantillon

• Développer des questions pour révéler le degré d'exactitude des exemples de réponses.

• Tester les résultats de l'enquête pour garantir leur validité

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BIBLIOGRAPHIE

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