République du Bénin
➢➢➢➢➢
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA
FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
➢➢➢➢➢➢➢➢
GUIDE DU PROGRAMME D’ÉTUDES
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
CHAMP DE FORMATION : MATHÉMATIQUE
Classe Terminale D
DIRECTION DE L’INSPECTION PEDAGOGIQUE
PORTO-NOVO
septembre 2008
Page 1 sur 48 Guide Tle D
SOMMAIRE
INTRODUCTION ………………………………………………………………..3
1. ORIENTATIONS GÉNÉRALES……………………………………………..3
1.1 Clarifications conceptuelles…………………………………………….4
1.1.1 Démarche d’enseignement/apprentissage..................................4
1.1.2 Situations d’apprentissage ………………………………………….. 4
1.1.3 Stratégies d’enseignement /apprentissage ………………………4
1.2 Mode d’emploi du guide…………………………………………………5
2. DEVELOPPEMENT DES DIFFERENTES SITUATIONS D’APPRENTISSAGE.
2.1 Canevas général du déroulement d’une situation d’apprentissage…5-7
2.2 Planification des situations d’apprentissage …………………………….8
SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 1 : CONFIGURATIONS DE L’ESPACE ……..8 -12
DETAIL DES CONTENUS NOTIONNELS DE LA S.A. N° 1 …………….… 13 - 14
SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 2 : ORGANISATION DES DONNEES ………15 - 20
DETAIL DES CONTENUS NOTIONNELS DE LA S.A. N° 2………………………………21 - 40
SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 3 : LIEUX GÉOMÉTRIQUES …………….41 - 45
DETAIL DES CONTENUS NOTIONNELS DE LA S.A. N° 3……………………………….46 - 47
3. Répartition trimestrielle des situations d’apprentissage………… 48
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INTRODUCTION
Le présent guide de l’enseignant (e) est produit pour accompagner les programmes de
mathématiques selon l’approche par compétences dans les lycées et collèges d’enseignement
général.
Il s’est nourri principalement des options prises dans le cadre de la généralisation des
Programmes d’Etudes par compétences à l’enseignement primaire et au premier cycle de
l’Enseignement Secondaire, dans leur évolution qualitative. Il s’est nourri aussi des acquis de
la mise en œuvre des programmes d’études HPM (Harmonisation des Programmes de
Mathématiques) pour ce qui est de l’aspect adéquation avec les nouvelles exigences
académico-pédagogiques.
Ce guide comporte trois parties essentielles. La première présente les orientations
générales ; la deuxième concerne les situations d’apprentissage et la troisième a trait aux
documents d’accompagnement.
Les orientations générales portent sur la clarification de certains concepts et sur le mode
d’emploi du guide.
La partie concernant les situations d’apprentissage présente d’une part le cadre conceptuel
et d’autre part leurs contenus notionnels assortis d’indications pédagogiques.
Les documents d’accompagnement comprennent :
- un document d’exploitation des situations de départ qui expose l’esprit de ces
dernières.
- un document d’appui pouvant servir à la confection de fiches de séquence de classe
sur la situation d’apprentissage n°1.
1. ORIENTATIONS GÉNÉRALES
Ce guide est l’une des deux composantes (programme et guide) produites pour
l’enseignement de la mathématique dans les classes de terminales D.
Il ambitionne d’une part de fournir aux professeurs des informations et des commentaires
sur certains concepts et sur la mise en œuvre des situations d’apprentissage et d’autre part de
suggérer des pistes et des activités pour une exploitation efficiente de ces mêmes situations
d’apprentissage.
Au demeurant, le processus de rénovation des programmes d’études en cours voudrait faire
de l’enfant béninois un citoyen compétent c’est-à-dire capable de faire appel aux bonnes
ressources qu’il peut combiner de manière efficace afin de les utiliser à bon escient. Pour cela,
il est impérieux entre autres :
- d’accompagner l’apprenant dans un cheminement d’apprentissage en adoptant une
pédagogie de la découverte et de la production ;
- d’éveiller la curiosité intellectuelle de l’apprenant et de soutenir son plaisir
d’apprendre ;
- de permettre à l’apprenant de s’interroger pour découvrir lui-même les vérités des
choses plutôt que de chercher à le rendre dépendant en travaillant à sa place ;
- de provoquer chez l’apprenant la remise en cause de ses schémas mentaux lorsque
la nécessité s’impose et ce, par des moyens appropriés.
Il est nécessaire, pour une bonne utilisation des situations d’apprentissage, de procéder à
la clarification de certains concepts et de donner le mode d’emploi du guide.
1.1 CLARIFICATION CONCEPTUELLE.
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1.1.1 Démarche d’enseignement / apprentissage
La démarche d’enseignement/apprentissage adoptée en mathématique est structurée
autour de la compétence disciplinaire n°1 dont le libellé est le suivant:
" Résoudre un problème ou une situation –problème en utilisant les concepts et procédures du
langage et du raisonnement mathématiques". Faire les mathématiques consiste avant tout à
résoudre des problèmes ou des situations–problèmes. Au delà des algorithmes, des règles de
calculs, des technique et des formules, faire les mathématiques, c’est développer des capacités
de résolution de problèmes.
Deux autres compétences viennent prendre en compte les deux dimensions essentielles des
mathématiques à savoir: les activités géométriques et les activités numériques dans le but de
donner un contenu disciplinaire à la compétence n°1.
Elles sont libellées comme suit:
" Appréhender la mathématique dans ses aspects géométriques par l’appropriation
d’outils et de démarches propres à la géométrie".
"Appréhender la mathématique dans ses aspects numériques par l’appropriation
d’outils, de techniques et de procédés conventionnels ainsi que par le traitement des
données".
Tout en étant dépendantes de la première du point de vue de la démarche de résolution de
problèmes, ces deux dernières compétences se distinguent l’une de l’autre par les outils à
acquérir et les procédures de raisonnement propres à chacune d’elles.
Néanmoins, elles sont parfois simultanément exigibles pour résoudre certains problèmes;
en cela, elles sont aussi complémentaires.
1.1.2 Situations d’apprentissage
Une situation d’apprentissage est un document dans lequel figure un ensemble de tâches et
de consignes avec leurs indications pédagogiques respectives, tâches et consignes auxquelles
l’enseignant soumet l’élève par des stratégies d’enseignement appropriées afin de le rendre
compétent en lui faisant construire, transférer et réinvestir le savoir.
Ce document fournit aussi des renseignements sur le contenu de la formation, la durée, le
matériel et les stratégies d’enseignement /apprentissage.
NB : Une situation d’apprentissage n’est pas une fiche pédagogique.
1.1.3 Stratégies d’enseignement / apprentissage
Ce sont les stratégies à utiliser par l’enseignant (e) et celles à faire mettre en œuvre par
l’apprenant au cours du déroulement de la situation d’apprentissage. Les stratégies les plus
recommandées sont : le «travail individuel », le « travail en petits groupes » et le « travail
collectif ».
a) Phase du travail individuel
Au cours de cette phase, les élèves sont invités à travailler vraiment individuellement,
même s’ils sont déjà disposés en petits groupes.
L’importance de cette phase n’est plus à démontrer puisque si chaque élève ne s’efforce
pas de circonscrire la question en jeu, l’échange dans le groupe en pâtira.
Pour cela, l’enseignant (e) se doit de veiller à ce que chaque élève comprenne ce qu’on
attend de lui, afin de trouver quelque chose à proposer aux autres membres du groupe.
b) Phase du travail en petits groupes
Les apprenants après la phase précédente discutent et échangent en petits groupes autour
de leurs travaux respectifs. Ils retiennent après l’harmonisation des différents points de vue
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quelques résultats relativement à l’objet d’étude. L’un des éléments du groupe se charge de
présenter à la classe au cours de la phase ultérieure ce que le groupe a retenu.
c) Phase du travail collectif
C’est au cours de cette phase que la classe entière prend connaissance des travaux
réalisés au sein des différents petits groupes. L’enseignant (e) anime la classe de façon à faire
dégager par les apprenants la réponse ou les réponses à donner à la question posée.
1.2 Mode d’emploi du guide.
Les situations d’apprentissage proposées dans ce guide ne sauraient être
assimilées à des fiches pédagogiques. Il s’agit, pour l’enseignant(e), d’opérer des choix
pertinents en tenant compte des potentialités de ses apprenants, des indications
pédagogiques, du matériel disponible, etc.
Il est recommandé à l’enseignant(e) de se référer aux documents
d’accompagnement pour mieux comprendre l’esprit dans lequel les situations de départ
ont été proposées.
2. DÉVELOPPEMENT DES DIFFÉRENTES SITUATIONS D’APPRENTISSAGE.
2.1 Canevas général du déroulement d’une situation d’apprentissage
Le déroulement de toute situation d’apprentissage se fera suivant le cheminement ci-après:
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Activités Indications pédagogiques
Cette phase est à conduire selon les indications du
A - INTRODUCTION document « Situations d’apprentissage ». Elle se fait une
seule fois pour toute la S.A et ne doit pas excéder quinze
(15) minutes.
Activité 0 : cf. situation de départ proposée La situation de départ proposée n’est pas la seule pouvant
pour la situation d’apprentissage servir à contextualiser les connaissances et techniques
visées.
L’enseignant(e) pourra s’en inspirer pour élaborer une
autre prenant appui sur les réalités concrètes de son
milieu.
A ce stade, on n’exigera pas de réponses aux tâches et
consignes qui accompagnent la situation de départ. Les
tâches et consignes seront démultipliées tout au long du
déroulement des activités.
B - RÉALISATION Cette phase est à conduire selon les indications du
document « Situations d’apprentissage » relatives aux
Activité N°1 (découverte d’une ou de différentes stratégies d’enseignement/ apprentissage et
plusieurs notions) aux trois étapes. L’activité n°1 est une activité qui
s’appuie sur la situation de départ.
Activité N°2
N° 3 Ces activités visent à dépouiller le concept de son
. (décontextualisation) habillage concret pour le mettre à l’état pur (définition,
. propriété, règle, procédure)
.
N°n Elles ont pour but de travailler le (les) nouveau(x)
concept(s) dégagé(s) suite à des activités de
Activité N°n +1 décontextualisation.
N°n +2
. (approfondissement)
.
.
N°n +p
Activité N°n + p +1 (découverte d’autres
notions nouvelles) Activité en contexte à l’instar de l’activité N°1.
▪
▪
▪
▪
Activités de décontextualisation
Activités d’approfondissement
▪
▪
ainsi de suite jusqu’ à épuisement des
notions visées par la situation d’apprentissage
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C -RETOUR ET PROJECTION
.Activité d’objectivation Exemples de questions que l’enseignant(e)
peut poser aux élèves à la fin de l’apprentissage :
-qu’as-tu découvert sur….. ?
-qu’as-tu appris de nouveau sur…. ?
-qu’as-tu trouvé difficile ? facile ?
.Activité d’autoévaluation
.qu’est-ce que tu as réussi ?
.qu’est-ce que tu n’as pas réussi ?
.qu’est-ce que tu vas faire pour améliorer ta production ?
.Activité de projection/réinvestissement
Il s’agit de proposer des activités pour une
utilisation ultérieure des acquis dans la résolution
des problèmes de vie.
RECOMMANDATIONS
Les situations d’apprentissage seront déroulées à partir :
➢ d’activités judicieusement conçues en s’appuyant sur les connaissances et
techniques, les compétences disciplinaires, les compétences transdisciplinaires et
les compétences transversales.
➢ de stratégies d’enseignement/apprentissage appropriées.
➢ d’une mobilisation par l’apprenant des capacités relatives à :
• l’expression de sa perception du problème ou de la situation- problème;
• l’analyse d’un problème ou d’une situation-problème;
• la mathématisation d’un problème ou d’une situation- problème ;
• l’opération sur les objets mathématiques identifiés au cours d’un problème ou
d’une situation-problème.
A cet effet, pour chaque situation d’apprentissage, les détails des connaissances et
techniques se présentent comme suit :
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2. 2 Planification des situations d’apprentissage.
SITUATION D’APPRENTISSAGE n° 1 : Configurations de l’espace
I. ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
1.1 Contenus de formation
1.1.1 Compétences
a) Les compétences disciplinaires:
- Résoudre un problème ou une situation-problème en utilisant les concepts et procédures du langage et du
raisonnement mathématiques
- Appréhender la mathématique dans ses aspects numériques par l’appropriation des outils,
techniques et procédés conventionnels ainsi que par le traitement des données.
- Appréhender la mathématique dans ses aspects géométriques par l’appropriation d’outils et de
démarches propres à la géométrie.
b) Compétence transdisciplinaire :
- Se préparer à intégrer la vie professionnelle dans une perspective de réalisation de soi et
d’insertion dans la société.
c) Compétences transversales
- Exploiter l’information disponible ;
- Résoudre une situation-problème ;
- Communiquer de façon précise et appropriée;
- Exercer sa pensée critique;
- Travailler en coopération.
1.1.2 Connaissances et techniques
• Géométrie dans l’espace
- Barycentre de n points pondérés, n entier naturel supérieur à 1.
- Produit scalaire
- Produit vectoriel
- Equations du plan
- Equations de droites
N.B. : Cf détail des contenus notionnels de la situation d’apprentissage.
1.1.3 Stratégie objet d’apprentissage : Résolution de problèmes.
1.2 Durée : 24 heures
1.3 Stratégies d’enseignement / apprentissage : Brainstorming, travail individuel,
travail en groupe et travail collectif.
1.4 Matériel : objets familiers
2. DÉROULEMENT
2.0. Situation de départ : Le pont de Codji.
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Reliant les deux rives d’un fleuve, le pont réalisé par l’ingénieur PIKO est un chef
d’œuvre que les pêcheurs contemplent chaque jour. Les travaux ont duré deux ans et une
vingtaine de pêcheurs riverains ont été des ouvriers spécialisés en plongée. Sonon, l’un des
ouvriers, a du plaisir à raconter à la jeune génération les longues journées de travail sur le
chantier.
L’ingénieur PIKO dirigeait simultanément tous les ateliers : il exigeait partout la
précision dans les mesures et s’en assurait. La qualité du sol, la qualité du béton, les
précisions du dosage, la forme et la qualité des poutres, l’implantation des piliers, le flux et le
reflux du cours d’eau; rien n’échappait au contrôle de l’ingénieur PIKO. Les travaux achevés,
le pont fut livré à la circulation. Les riverains sont encore fiers de ce pont qui n’a rien perdu
de sa solidité des décennies durant.
Sonon s’interroge encore aujourd’hui sur les méthodes et les procédés qui ont permis à
l’ingénieur PIKO de réussir ce chef d’œuvre.
Tâche: Tu vas te construire de nouvelles connaissances en mathématiques ;
pour cela, tu auras tout au long de la S.A. , à :
- exprimer ta perception de chacun des problèmes posés;
- analyser chacun des problèmes posés;
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- mathématiser chacun des problèmes posés;
- opérer sur l’objet mathématique que tu as identifié pour chaque problème;
- améliorer au besoin ta production.
2.1- Introduction
Cheminement d'apprentissage Indications pédagogiques à Contenus de
l’attention de l’enseignant(e)
formation
L’élève :
L’enseignant(e) laisse les élèves
Exprime sa perception du exprimer librement leurs acquis
antérieurs sur la situation de
problème posé
départ. Les questions doivent
-lit le texte de la situation de départ ;
provenir des élèves. Aucune Les compétences
-reformule le problème ou la situation-
justification n’est nécessaire à visées.
problème en ses propres termes ;
cette étape.
-formule toutes les idées et questions
que lui inspire la situation de départ ;
-reconnaît des situations similaires ;
-anticipe éventuellement sur la réponse
au problème.
2.2. Réalisation
2.2.1- Analyse chaque problème posé.
L’élève :
- indique le sens des termes et des
symboles ; Au cours de cette phase de la réalisation,
l’enseignant(e) :
- recense les informations explicites ou -invite les élèves à recenser et exploiter
implicites ; judicieusement les informations contenues
dans le texte de la situation de départ et à
- situe le problème par rapport à des rechercher, au besoin, des données
problèmes similaires ; complémentaires
-identifie les éléments de l'hypothèse et -veille au bon fonctionnement des
ceux de la conclusion ; stratégies appropriées.
-reconnaît un objet géométrique ;
Au cours de l’étape du travail individuel,
-décrit un objet géométrique. elle ou il :
-circule pour voir les apprenants au
2.2.2- Mathématise le problème posé. travail ;
-formule le problème posé en langage - reprécise au besoin la tâche à réaliser
mathématique ; avec les consignes qui s'y rattachent ;
- identifie les concepts et les processus -ne fait rien pour dérouter les apprenants
mathématiques acquis et qui sont même s'ils se trompent manifestement ;
appropriés ;
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-exhorte chaque apprenant à faire l’effort
-réalise des essais, dessins, figures codées, de trouver quelque chose par lui-même
schémas, diagrammes, tableaux, d'abord en évitant de verser dans le
manipulations . . . plagiat, l'attentisme et la paresse qui sont
autant d'attitudes préjudiciables entre
- conjecture ; autres à l’étape ultérieure du travail de
-représente un objet géométrique ; groupe.
-réalise un patron d’un objet géométrique ;
-trace une figure géométrique ; -intervient pour qu'aucun apprenant ne soit
-établit une relation entre un objet perturbé dans son travail de recherche ;
géométrique et un objet numérique ;
-traduit une situation géométrique par une -repère les travaux individuels intéressants
propriété caractéristique ; du point de vue de leur exploitation
didactique.
- établit des relations entre des objets
géométriques ; -commence à préparer le travail de groupe
à partir des observations qu'il ou qu’elle a
2.2.3- Opère sur l’objet mathématique faites à l’étape du travail individuel ;
identifié.
Au cours de l’étape de travail de groupe,
-ordonne ses idées ; elle ou il :
-justifie ses points de vue en utilisant les -circule pour voir comment les groupes
mots et expressions du langage et du fonctionnent ;
raisonnement mathématiques ;
-effectue des opérations ; -s'assure que les conditions pour un bon
fonctionnement de chaque groupe sont
- justifie les opérations effectuées ; réunies et y contribue le cas échéant ;
-intervient dans les groupes selon les
- choisit une stratégie de résolution ;
observations qu'il a pu faire au cours de
l’étape précédente ;
- remplace le cas échéant une stratégie de
résolution par une autre ; -s'assure que les membres de chaque
groupe coopèrent véritablement pour la
- vérifie l'état de progression de sa confection d'un résultat à défendre et à
production ; justifier au cours de la troisième étape ;
- prouve qu'une conjecture est vraie ou
fausse ;
-repère les travaux de groupe intéressants
du point de vue de leur exploitation
- interprète les résultats obtenus dans leur didactique ;
pertinence vis-à-vis des données du -achève de préparer la gestion de l’étape
problème ; suivante ( travail collectif ) au regard des
-présente la solution du problème dans un observations qu'il ou qu’elle a pu faire ;
langage mathématique approprié ; Au cours de l’étape du travail collectif il
ou elle :
-vérifie au besoin l'adéquation entre les
résultats obtenus et la réalité ; -organise les comptes-rendus des différents
groupes et les échanges entre eux en vue
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-répond à la question posée en respectant de déboucher sur les résultats essentiels à
les contraintes du problème. retenir par le groupe-classe ;
-construit des figures géométriques ; -invite les élèves à exécuter les tâches et
-utilise des instruments de géométrie ; activités appropriées ;
-fabrique un objet géométrique à partir
-invite les élèves à noter et à retenir
d’un patron ;
éventuellement les résultats essentiels
-utilise des relations entre des objets
validés par le groupe/classe ;
géométriques ;
-utilise des propriétés d’un objet L'évolution de ces travaux vers la mise en
géométrique ; place des compétences visées, doit intégrer
-calcule des mesures de grandeurs ; à la fois la rigueur scientifique, les
-exécute un programme de construction ; exigences disciplinaires et les
-utilise des relations entre objets considérations d’ordre pédagogique.
géométriques et objets numériques ;
-transforme un objet géométrique en un
autre.
2.3 Retour et projection
- invite l’élève à dire ce qu’il /elle a
1- Objective les savoirs construits et les appris et comment il/elle l’a appris ;
démarches utilisées :
- fait le point des savoirs construits ; - invite l’élève à s’auto évaluer ;
- exprime comment les savoirs ont été
construits ; - invite l’élève à améliorer si possible
- identifie les réussites et les difficultés sa production ;
rencontrées ;
- dégage au besoin des possibilités
d'amélioration.
2.3.2- Améliore au besoin sa production :
consolidation/Enrichissement
- choisit des possibilités d'amélioration ;
- réalise des améliorations.
2.3.3- Réinvestit ses acquis dans d'autres
situations de la vie :
- identifie des situations dans lesquelles les
- invite l’élève à identifier des Compétence
savoirs construits et les démarches
situations de la vie courante pour transdisciplinaire:N°3 :
utilisées peuvent être investis ;
- applique les savoirs construits et les
appliquer les savoirs construits et les Se préparer à intégrer la
démarches utilisées. vie professionnelle et à
démarches utilisées à des situations de la
s’insérer dans la société.
vie courante.
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DETAIL DES CONTENUS NOTIONNELS DE LA SITUATION D’APPRENTISSAGE N°1 :
Configurations de l’espace
Durée : 24 heures
Contenus notionnels
Indications pédagogiques
1. Vecteurs de l’espace.
Repérage d’un point de Faire
l’espace. - construire un cube ABCDEFGH et indiquer des vecteurs colinéaires, des
vecteurs coplanaires, des vecteurs orthogonaux.
- définir une base de l’ensemble W des vecteurs de l’espace ;
- donner les coordonnées d’un vecteur de W relativement à une base.
- E
définir un repère de l’ensemble des points de l’espace.
- repérer un point de l’espace à l’aide de ses coordonnées relativement à un
2. Barycentre de n points repère.
pondérés, (n IN, n ≥2)
Faire
- définir le barycentre de deux points pondérés et le construire dans l’espace
- définir le barycentre de plus de deux points pondérés et le construire dans
l’espace
- utiliser les propriétés d’homogénéité et de barycentres partiels dans
l’espace
3. Représentations Faire
paramétriques d’une - déterminer une représentation paramétrique d’une droite dans l’espace
droite, d’un plan dans - déterminer une représentation paramétrique d’un plan dans l’espace.
l’espace.
4 Equation cartésienne Faire
d’un plan - déterminer une équation cartésienne d’un plan de l’espace
Système d’équations - déterminer un système d’équations cartésiennes d’une droite de l’espace
cartésiennes d’une droite.
5 Le produit scalaire Faire
- étendre à l’espace, la définition et les propriétés du produit scalaire de
deux vecteurs du plan.
- définir deux vecteurs orthogonaux.
- définir un vecteur normal à un plan :
Définition : On appelle vecteur normal à un plan, tout vecteur directeur d’une
droite perpendiculaire à ce plan.
Faire démontrer les propriétés suivantes :
➢ Deux droites sont orthogonales si et seulement si un vecteur directeur de
l’une est orthogonal à un vecteur directeur de l’autre
➢ Deux droites sont parallèles si et seulement si un vecteur directeur de
l’une est colinéaire à un vecteur directeur de l’autre.
➢ Une droite est parallèle à un plan si et seulement si un vecteur directeur de
la droite est colinéaire à un vecteur normal de ce plan.
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➢ Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si un vecteur normal à
l’un est orthogonal à un vecteur normal à l’autre plan.
➢ Deux plans sont parallèles si et seulement si un vecteur normal à l’un est
colinéaire à un vecteur normal à l’autre plan.
Faire utiliser ces propriétés
Faire
- déterminer une équation cartésienne d’un plan connaissant un point et un
vecteur normal à ce plan.
- déterminer la distance d’un point à une droite.
- déterminer la distance d’un point à un plan.
Faire
6 Produit vectoriel - définir une base orthonormée directe de W
- définir un repère orthonormé direct de l’espace .E
- définir le produit vectoriel de deux vecteurs.
Faire
- admettre les propriétés suivantes :
Pour tous vecteurs u, v, et w de W et pour tout nombre réel α on a :
➢ u v =-v u
➢ (αu) v = α (u v)
➢ u (v + w) = u v + u w
➢ (u + v) w = (u w) + (v w)
- démontrer les propriétés suivantes :
➢ Pour tous vecteurs u, v, et w de W
(u et v sont colinéaires) (u v = 0)
➢ Pour tous points A, B et C de l’espace ε,
(A, B et C sont alignés) (AB AC = 0)
➢ Pour tous points A, B et C non alignés de l’espace,
AB AC est un vecteur normal au plan (ABC).
➢ Pour tous vecteurs u, v et w de W,
(u, v et w sont coplanaires) u .(v w) = 0
➢ Pour tous points A, B, C et D de l’espace E
(A, B, C et D sont coplanaires) AB . (AC AD) = 0
Faire utiliser ces propriétés
Faire démontrer les propriétés suivantes :
1. Si (i, j, k) est une base orthonormée directe de W
alors i j = k ; k i = j ; j k = i
2. Dans l’ensemble W muni d’une base orthonormée directe, si les
vecteurs u, et v ont respectivement pour coordonnées (x, y, z) et
(x’, y’, z’) alors le vecteur u v a pour coordonnées :
(yz’-zy’ ; zx’-xz’ ; xy’- yx’)
Faire utiliser ces propriétés.
Faire utiliser le produit vectoriel pour :
➢ calculer la distance d’un point à une droite
➢ calculer la distance d’un point à un plan
➢ calculer l’aire d’un triangle
➢ calculer le volume d’un tétraèdre
➢ établir une équation cartésienne d’un plan
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SITUATION D’APPRENTISSAGE n° 2 : Organisation des données
I. ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
1.1 Contenus de formation
1.1.1 Compétences
a) Les compétences disciplinaires:
- Résoudre un problème ou une situation-problème en utilisant les concepts et procédures du langage et du
raisonnement mathématique.
- Appréhender la mathématique dans ses aspects numériques par l’appropriation des outils,
techniques et procédés conventionnels ainsi que par le traitement des données.
- Appréhender la mathématique dans ses aspects géométriques par l’appropriation d’outils et de
démarches propres à la géométrie.
b) Compétence transdisciplinaire :
- Se préparer à intégrer la vie professionnelle dans une perspective de réalisation de soi et
d’insertion dans la société.
c) Compétences transversales
- Exploiter l’information disponible ;
- Résoudre une situation-problème ;
- Communiquer de façon précise et appropriée;
- Exercer sa pensée critique;
- Travailler en coopération.
1.1.2 Connaissances et techniques
• Système d’équations linéaires
- Généralités
- Résolution d’un système d’équations linéaires par la méthode du pivot de Gauss
• Nombres complexes
- Forme algébrique
- Ensemble des nombres complexes
- Représentation géométrique
- Forme trigonométrique
- Forme exponentielle
- Application des nombres complexes à la trigonométrie
- Equations du second degré dans
- Racines nièmes d’un nombre complexe
• Probabilités
- Probabilité d’un événement
- Probabilité conditionnelle – Evénements indépendants
- Variable aléatoire réelle
- Loi binomiale
• Limites et continuité
- Limite infinie
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- Limite de la composée de deux fonctions
- Limite de la somme d’une fonction bornée et d’une fonction tendant vers
l’infini
- Prolongement par continuité
- Opérations sur les fonctions continues sur un intervalle
- Image d’un intervalle par une fonction continue
- Fonction continue et strictement monotone sur un intervalle
• Dérivation – Etude de fonctions
- Dérivation d’ordre n, n Є IN*-{1}
- Développement limité d’ordre 3 au voisinage de zéro
- Dérivation de la composée de deux fonctions
- Inégalité des accroissements finis
- Dérivation de la bijection réciproque d’une fonction dérivable et strictement monotone
sur un intervalle
- Etude de la fonction x n x , n IN * 1
- Etude de la fonction
x x r , r , n Є IR+
- Etude de fonctions trigonométriques
• Primitives
- Notion de primitive
- Propriétés
• Fonction logarithme népérien
- Définition
- Propriétés
- Etude
- Dérivées logarithmiques
- Quelques limites remarquables
• Fonction exponentielle népérienne
- Définition
- Propriétés
- Etude
- Dérivée
- Quelques limites remarquables
• Fonctions exponentielles - Fonctions puissances
- Définitions
- Propriétés
- Etude
• Calcul intégral
- Définition
- Propriétés
- Calcul d’intégrales
- Valeur approchée d’une intégrale
- Applications du calcul intégral
• Equations différentielles
- Généralités
- Equations de types ay’ + by = 0 ; 𝑎𝑦 ′ + 𝑏𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝑦 ′ = 𝑓(𝑥)
- Equations de types ay’’ + by’ + cy = 0 ; 𝑎𝑦 ′′ + 𝑏𝑦 ′ + 𝑐𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝑦 ′′ = 𝑔(𝑥)
• Statistiques
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- Séries statistiques à deux variables
- Ajustement linéaire
- Corrélation linéaire
• Suites numériques
- Raisonnement par récurrence
- Suites convergentes : définition et propriétés
- Suites divergentes
- Suites n a n et n n (croissances comparées)
- Suites récurrentes
N.B. : Confère détail des contenus notionnels de la situation d’apprentissage.
1.1.3 Stratégie objet d’apprentissage : Résolution de problèmes.
1.2 Durée : 90 heures
1.3 Stratégies d’enseignement / apprentissage : Brainstorming, travail individuel,
travail en groupe et travail collectif.
1.4 Matériel : objets familiers
2. DÉROULEMENT
2.0. Situation de départ :
Les nombres dans le Fâ.
Dansou est un brillant élève de terminale D. Cependant, à l'approche de son examen du
baccalauréat prévu pour le 18 juin 2007, sa maman lui demande de consulter le fâ, comme il
est de coutume dans la famille à l’occasion des événements importants. Il se rend le 14 mars
2007 chez Gouton, un devin du Fâ. Pour réaliser la consultation, Gouton utilise quatre cauris
dont les dos sont rognés. Après les rituels d'usage, il jette les quatre cauris sur la surface
préparée pour la circonstance. Il obtient trois cauris fermés et un ouvert.
Il reprend l'opération et obtient les quatre cauris fermés. Alors il annonce à Dansou qu'il lui
faut faire beaucoup de sacrifices avant d'obtenir le baccalauréat. Il lui demande si le marché
de Tokpa qui a une périodicité de 4 jours s'animera l’un des trois jours que durera la
composition du bac et quel est, le cas échéant, le jour de la semaine qui correspondra à ce
marché.
Entre autres sacrifices, il lui demande de disposer de 1069 citrons qu'il amènera au marché
d'Adjarra, conditionnés de la façon suivante :
_ avec sept citrons, il constitue un tas.
_ avec sept tas, il constitue un filet.
_ avec sept filets, il constitue un panier.
Dansou, pris de peur, décide d'aller consulter Adandé, un autre devin du Fâ. Adandé utilise
également quatre cauris comme Gouton, après les rituels d'usage. Adandé jette ses quatre
cauris une première fois. Il obtient deux cauris ouverts et deux cauris fermés. Il jette une
deuxième fois les quatre cauris et en obtient trois ouverts et un fermé. Il dit alors à Dansou
qu'au vu des signes obtenus, il réussira son baccalauréat avec une très bonne mention. Dansou
se pose alors plusieurs questions.
Tâche: Tu vas te construire de nouvelles connaissances en mathématiques ;
pour cela, tu auras tout au long de la S.A. , à :
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- exprimer ta perception de chacun des problèmes posés;
- analyser chacun des problèmes posés;
- mathématiser chacun des problèmes posés;
- opérer sur l’objet mathématique que tu as identifié pour chaque problème;
- améliorer au besoin ta production.
2.1- Introduction
Cheminement d'apprentissage Indications pédagogiques à Contenus de
L’élève : l’attention de l’enseignant(e) formation
Exprime sa perception du L’enseignant(e) laisse les élèves Les compétences
problème posé exprimer librement leurs acquis visées.
-lit le texte de la situation de antérieurs sur la situation de
départ ; départ. Les questions doivent
-reformule le problème ou la provenir des élèves et aucune
situation-problème en ses propres justification n’est nécessaire à
termes ; cette étape.
-formule toutes les idées et
questions que lui inspire la
situation de départ ;
-reconnaît des situations
similaires ;
-anticipe éventuellement sur la
réponse au problème.
2.2. Réalisation
2.2.1- Analyse chaque problème posé. Au cours de cette phase de
réalisation l’enseignant(e) :
- indique le sens des termes et des -invite les élèves à recenser et
symboles ; exploiter judicieusement les
informations contenues dans le texte
- recense les informations explicites ou de la situation de départ et à
implicites ; rechercher, au besoin, des données
complémentaires
- situe le problème par rapport à des
problèmes similaires ; -veille au bon fonctionnement des
-identifie les éléments de l'hypothèse et stratégies appropriées.
ceux de la conclusion ;
-reconnaît un objet géométrique ; Au cours de l’étape du travail
individuel elle ou il :
-décrit un objet géométrique. -circule pour voir les apprenants au
2.2.2- Mathématise le problème posé. travail ;
- reprécise au besoin la tâche à
-formule le problème posé en langage
réaliser avec les consignes qui s'y
mathématique ;
rattachent ;
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- identifie les concepts et les processus -ne fait rien pour dérouter les
mathématiques acquis et qui sont apprenants même s'ils se trompent
appropriés ; manifestement ;
-réalise des essais, dessins, figures -exhorte chaque apprenant à faire
codées, schémas, diagrammes tableaux l’effort de trouver quelque chose par
manipulations . . . lui même d'abord en évitant de
verser dans le plagiat, l'attentisme et
- conjecture ; la paresse qui sont autant d'attitudes
-représente un objet géométrique ; préjudiciables entre autres à l’étape
-réalise un patron d’un objet ultérieure du travail de groupe.
géométrique ;
-intervient pour qu'aucun apprenant
-trace une figure géométrique ;
ne soit perturbé dans son travail de
-établit une relation entre un objet
recherche ;
géométrique et un objet numérique ;
-traduit une situation géométrique par -repère les travaux individuels
une propriété caractéristique ; intéressants du point de vue de leur
exploitation didactique.
- établit des relations entre des objets
géométriques ; -commence à préparer le travail de
groupe à partir des observations
2.2.3- Opère sur l’objet qu'il ou qu’elle a faites à l’étape du
mathématique identifié. travail individuel ;
-ordonne ses idées ; Au cours de l’étape de travail de
groupe, elle ou il :
-justifie ses points de vue en utilisant les
-circule pour voir comment les
mots et expressions du langage et du
groupes fonctionnent ;
raisonnement mathématiques.
-s'assure que les conditions pour un
-effectue des opérations ; bon fonctionnement de chaque
- justifie les opérations effectuées ; groupe sont réunies et y contribue
le cas échéant ;
- choisit une stratégie de résolution ; -intervient dans les groupes selon les
observations qu'il a pu faire au cours
- remplace le cas échéant une stratégie de l’étape précédente ;
de résolution par une autre ; -s'assure que les membres de chaque
- vérifier l'état de progression de sa groupe coopèrent véritablement pour
production ; la confection d'un résultat à défendre
- prouve qu'une conjecture est vraie ou et à justifier au cours de la troisième
fausse ; étape ;
-repère les travaux de groupe
- interprète les résultats obtenus dans intéressants du point de vue de leur
leur pertinence vis-à-vis des données du exploitation didactique ;
problème ;
-achève de préparer la gestion de
l’étape suivante (travail collectif) au
-présente la solution du problème dans regard des observations qu'il ou
un langage mathématique approprié ; qu’elle a pu faire ;
Au cours de l’étape du travail
-vérifie au besoin l'adéquation entre les collectif il ou elle :
résultats obtenus et la réalité ; -organise les comptes-rendus des
Page 19 sur 48 Guide Tle D
-répond à la question posée en différents groupes et les échanges
respectant les contraintes du problème. entre eux en vue de déboucher sur les
-construit des figures géométriques ; résultats essentiels à retenir par le
-utilise des instruments de géométrie ; groupe-classe ;
-fabrique un objet géométrique à partir -invite les élèves à exécuter les
d’un patron ; tâches et activités appropriées ;
-utilise des relations entre des objets
géométriques ; -invite les élèves à noter et à retenir
-utilise des propriétés d’un objet éventuellement les résultats
géométrique ; essentiels validés par le
-calcule des mesures de grandeurs ; groupe/classe ;
-exécute un programme de construction ; L'évolution de ces travaux vers la
-utilise des relations entre objets mise en place des compétences
géométriques et objets numériques ; visées, doit intégrer à la fois la
-transforme un objet géométrique en un rigueur scientifique, les exigences
autre. disciplinaires et les considérations
d’ordre pédagogique.
2.3 Retour et projection
2.3.1- Objective les savoirs construits -invite l’élève à dire ce qu’il /elle a
et les démarches utilisées : appris et comment il/elle l’a appris.
- fait le point des savoirs construits ;
- exprime comment les savoirs ont
été construits ;
- identifie les réussites et les
difficultés rencontrées ; - invite l’élève à
- dégage au besoin des possibilités s’auto évaluer.
d'amélioration.
2.3.2- Améliore au besoin sa
production :
consolidation/Enrichissement
- choisit des possibilités
d'amélioration ; - invite l’élève à améliorer si possible
- réalise des améliorations. sa production
2.3.3- Réinvestit ses acquis dans
d'autres situations de la vie : -invite l’élève à identifier des situations
- identifie des situations dans de la vie courante pour appliquer les
lesquelles les savoirs construits et savoirs construits et les démarches Compétence
les démarches utilisées peuvent utilisées. transdisciplinaire
être investis ; : N°3 : Se
- applique les savoirs construits et préparer à intégrer
la vie
les démarches utilisées à des professionnelle et
situations de la vie courante. à s’insérer dans la
société.
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DETAIL DES CONTENUS NOTIONNELS DE LA SITUATION D’APPRENTISSAGE N°2 :
Organisation des données
Durée : 90 heures.
Contenus notionnels Indications Pédagogiques
1- Système Faire :
d’équations - résoudre un système d’équations linéaires à n inconnues (n ≥ 3) par la méthode
du Pivot de Gauss.
linéaires
- résoudre un problème se ramenant à un système d’équations linéaires à plusieurs
inconnues.
2- Nombres Faire
complexes - définir un nombre complexe par sa forme algébrique :
Soit a et b deux nombres réels
* z= a + ib, avec i² = -1 est un nombre complexe
* l’écriture a + ib est appelée forme algébrique de z,
* le nombre réel a est appelé partie réelle de z et noté Re(z)
* le nombre réel b est appelé partie imaginaire de z et noté Im(z) ;
* si b =0 alors z = a ; z est un nombre réel.
* si a = 0, alors z = ib, le nombre complexe z est dit imaginaire.
* si a = 0 et b ≠ 0 alors z = ib ; le nombre complexe z est dit imaginaire pur.
L’ensemble des imaginaires purs est noté iR*.
Faire
- admettre la propriété :
Soit z et z’ deux nombres complexes. On a : z = z’ si et seulement si :
Re (z) = Re (z’) et Im(z) = Im(z’)
- démontrer la propriété z = 0 si et seulement si Re(z) = 0 et Im(z) =0
- utiliser ces propriétés.
- définir la somme de deux nombres complexes
- calculer la somme de deux nombres complexes
- définir le produit de deux nombres complexes
- calculer le produit de deux nombres complexes
- définir l’inverse d’un nombre complexe non nul
- calculer l’inverse d’un nombre complexe non nul
- démontrer la propriété :
Soit z et z’ deux nombres complexes. On a : (zz’ =0) si et seulement si (z = 0 ou
z’ =0)
- utiliser cette propriété
- énoncer la propriété :
Pour tous nombres complexes non nuls u et v et pour tout entier naturel non nul n :
n
C u nk v k
k
(u + v)n = n
k 0
- utiliser cette propriété
- représenter géométriquement par un point ou par un vecteur un nombre
complexe ;
- définir le conjugué d’un nombre complexe ;
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- démontrer les propriétés :
Soit z et z’ deux nombres complexes et n un entier relatif :
* z= a+ib ; a et b réels alors on a :
• z z = a2 + b2
• z + z = 2a = 2 Re (z)
• z- z = 2ib = 2i Im (z)
* (z est réel) si et seulement si ( z z )
* ( z est imaginaire pur) ( z z et z 0)
* zz
* z z
* z z' z z'
* zz ' z z '
̅̅̅̅
1 1
* (𝑧) =𝑧̅
z z
* ( z ' 0)
z' z'
n
* z n z ( z 0)
- utiliser ces propriétés
- définir le module d’un nombre complexe
- calculer le module d’un nombre complexe
- interpréter géométriquement le module d’un nombre complexe
Le plan complexe étant rapporté un repère orthonormé d’origine O, pour tout point
M d’affixe z on a OM = |z|
Pour deux points M et M’ d’affixes respectives z et z’ on a : MM’ = |z’- z|
Faire démontrer les propriétés suivantes :
Soit z et z’ deux nombres complexes et n un entier relatif. On a :
* |z| = 0 z = 0
* | z | = |z| = |-z|
* |zz’| = |z| |z’|
1 1
* (z o )
z z
* | zn| = |z|n (z o )
z z
* ( z ' 0)
z' z'
*|z+z’| |z| + |z’|
Faire
- utiliser ces propriétés
- définir la forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul.
- écrire sous forme trigonométrique un nombre complexe non nul.
- démontrer les propriétés
Soit z et z’ deux nombres complexes non nuls et n un entier relatif.
• z = z’ si et seulement si |z| = |z’| et argz = argz’ + 2 k ; kєz
• arg (-z) = + argz + 2 k , kєZ
• arg (zz’) = argz + arg (z’) + 2 k , kєZ
Page 22 sur 48 Guide Tle D
• arg ( z ) arg z 2k , k єZ
1
• arg arg z 2k , k є Z
z
z
• arg arg z arg z '2k , k єZ
z'
• arg (zn) = n arg z + 2k , k єZ
Pour tout nombre réel et pour tout entier relatif n, on a :
(cos + isin )n = cosn + isin n
Cette égalité est appelée formule de Moivre.
- utiliser ces propriétés
- définir la forme exponentielle d’un nombre complexe non nul
- écrire la forme exponentielle d’un nombre complexe non nul
- démontrer les propriétés suivantes :
Soit z et z’ deux nombres complexes non nuls tels que z = re i et z’ = r’eiθ’ avec
et ’ des nombres réels r > 0, r’ > 0. Soit n un entier relatif, on a :
• zz’ = rr’ei( + ’)
• -z = rei( )
1 1 i
• e
z r
• z = r e-iα
z r i ( ')
• e
z' r '
• zn = rnein
ei ei e i e i
* cos = ; sin
2 2i
Ces égalités sont appelées formules d’Euler
- utiliser ces propriétés
- linéariser un polynôme trigonométrique
- définir les racines carrées d’un nombre complexe non nul ;
- déterminer les racines carrées d’un nombre complexe non nul
- définir les racines n-ièmes d’un nombre complexe non nul, avec n ≥ 3 ;
- admettre la propriété suivante :
Soit rei un nombre complexe non nul (r > 0) et n un entier naturel n ≥ 2
2k
rei admet n racines n-ièmes zk telles que zk = n r ei ( ; );
n n
k 0;1;2;.........n 1
Pour n ≥ 3 les points images de ces racines n-ièmes sont les sommets d’un
n
polygone régulier à n côtés inscriptible dans le cercle de centre O et de rayon r,
O désigne l’origine du repère choisi dans le plan complexe.
Faire
Page 23 sur 48 Guide Tle D
- utiliser cette propriété
- résoudre dans C des équations du 2nd degré
- résoudre dans C des équations se ramenant à des équations du second degré
Si P(z) est un polynôme de degré n, (n ≥ 3) et z0 est une racine de P(z) alors il
existe un polynôme Q(z) de degré (n-1) tel que P(z) = (z-z0) Q(z)
- utiliser les nombres complexes pour préciser la nature de certaines
configurations planes.
Le plan est muni d’un repère orthonormé direct (O, I, J).
* A et B étant deux points distincts du plan
𝑂𝐼̂
mes(⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 )= arg (zB –zA) + 2k , k ∈Z
⃗⃗⃗⃗⃗
*A, B, C et D sont quatre points du plan tels que A ≠ B et C ≠ D
mes(⃗⃗⃗⃗⃗̂ )= arg z D zC 2k , k ∈Z
𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐶
zB z A
z zA
* Trois points distincts A, B et C sont alignés si et seulement si C ∈ R*
zB z A
* A, B, C et D étant quatre points distincts du plan (AB) (CD) si et seulement si
z D zC
iR*
zB z A
- utiliser les nombres complexes pour déterminer des lieux géométriques
3- Limites et
Faire
continuité - admettre les propriétés
Soient f et g deux fonctions numériques et a un nombre réel ou + ou
-
* si lim f = + et lim g = + alors lim (f x g) = + ; lim (f + g) = +
a a a a
* si lim f = - et lim g = - alors lim (f x g) = + ; lim g (f + g) = -
a a a a
* si lim f = + et lim g = - alors lim (f x g) = - ; lim (f - g) = +
a a a a
- utiliser ces propriétés
- démontrer la propriété
gof étant la composée d’une fonction f par une fonction g, a un élément ou une
borne d’un intervalle sur lequel gof est définie, si
lim f = b et lim g = l alors lim gof = l
a b a
a, b et l sont des nombres réels ou + ou -
- utiliser cette propriété
- calculer la limite de la somme d’une fonction minorée et d’une fonction
tendant vers (- )
- admettre les propriétés :
Soit f une fonction croissante sur a, b (a∈IR, b ∈IR tels que a < b)
* si f est majorée sur a, b , alors f admet une limite finie à gauche de b
* si f est non majorée sur a, b , alors f a pour limite (+ ) à gauche en b ;
* si f est minorée sur a, b , alors f admet une limite finie à droite en a
* si f est non minorée sur a, b , alors f a pour limite (- ) à droite en a
- utiliser ces propriétés
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- définir le prolongement par continuité en un point
- admettre les propriétés relatives à la continuité d’une fonction sur un
intervalle : cas de la somme, du produit, du quotient et de la composée de
deux fonctions continues
- utiliser ces propriétés
- admettre les propriétés
* Si f est une fonction continue sur un intervalle J alors f(J) est un intervalle ;
* Si f est une fonction continue sur [a, b] (a∈IR, b ∈IR tels que a < b), alors il
existe deux nombres réels m et M (m ≤ M) tels que f([a, b]) = [m, M]
- utiliser ces propriétés
- démontrer le théorème des valeurs intermédiaires
- utiliser ce théorème
- démontrer les propriétés :
Soit f une fonction continue sur un intervalle K ;
* S’il existe deux éléments a et b (a< b) de K tels que f(a) et f(b) sont des signes
contraires, alors l’équation f(x) = 0 dans K admet au moins une solution
appartenant à a, b ;
* Si f ne s’annule pas sur K, alors f garde un signe constant sur K.
- utiliser ces propriétés
- admettre la propriété suivante :
Soit a et b deux nombres réels tels que a < b
Si f est continue sur [a, b] alors le sens de variation de f sur [a, b] est celui de f sur
a, b
Si f est continue sur un intervalle du type , b ; a, , a, b ou a, b alors on
obtient un résultat analogue sur cet intervalle
- utiliser cette propriété
- admettre la propriété
a et b sont des éléments de IR ;tels que a < b, f est une fonction
admettant une limite à droite en a et une limite à gauche en b.
* si f est continue et strictement croissante sur [a, b] alors f(([a, b]) = [f(a) ; f(b)]
* si f est continue et strictement décroissante sur [a, b] alors f([a,b]) = [f(b) ; f(a)]
* si f est continue et strictement décroissante sur a, b
lim f ( x), lim f ( x)
alors f ( a,b)
x a x b
> <
si f est continue et strictement décroissante sur a, b
lim f (a); lim f ( x)
alors f ( a, b)
x b x a
< >
- utiliser cette propriété
- admettre la propriété
a et b sont des nombres réels tels que a < b, f une fonction continue sur [a ; b], (E)
l’équation f(x) = 0.
* Si f(a) et f(b) sont de signes contraires alors l’équation (E) admet au moins une
solution dans [a ; b] ;
* Si de plus f est strictement monotone sur [a ; b] alors l’équation (E) admet une
unique solution dans [a ; b]
Page 25 sur 48 Guide Tle D
- Utiliser cette propriété
- Démontrer la propriété
K est un intervalle non vide, f une fonction numérique définie sur K, g une
fonction définie de K dans f(K) telle que, pour tout x élément de K,
g(x) = f(x) ;
si f est continue et strictement monotone sur K alors g est bijective et g-1 est
continue et strictement monotone sur f(K) et g-1 varie dans le même sens que g.
(Dans ce cas, f réalise une bijection de K sur f(K))
(La continuité de g-1 sera admise)
- utiliser cette propriété ;
- définir la fonction racine n-ième, n ∈IN*-{1}
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
la fonction racine n-ième est la bijection réciproque de la fonction IR+ IR+
x xn
* l’image de tout nombre réel positif par la fonction racine n-ième est notée n x ou
1 1
𝑥 𝑛 pour n > 2 ; x ou 𝑥 2 pour n = 2 ;
* On a x ∈IR+ y ∈IR+
y =n x x = yn
* On a
n
x ∈IR+ ; n x n x n x
- calculer la racine nième d’un nombre réel positif ;
- définir une puissance d’exposant rationnel d’un nombre réel strictement
positif
p
Soit p є Z ; q ∈IN* et x ∈IR+*. On appelle puissance d’exposant de x et on note
q
p
𝑝 𝑝 1q
𝑥 le nombre défini par 𝑥
𝑞 𝑞 = x
𝑝 q
L’égalité ci-dessus peut s’écrire 𝑥 𝑞 = x p
- calculer la puissance d’exposant rationnel d’un nombre réel strictement
positif ;
- démontrer les propriétés :
Soit r et r’ deux nombres rationnels non nuls, x et y deux nombres réels strictement
positifs
* xr × yr = (xy)r
* (xr)r’ = x r x r’
r
xr x
* r
y y
* xr × xr’ = xr+r’
- utiliser ces propriétés.
Faire :
- admettre la propriété :
f est une fonction définie sur un intervalle K contenant x0. Les propriétés suivantes
sont équivalentes :
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f x0 h f x0
* la fonction h admet une limite finie l en 0 ;
h
* il existe un nombre réel l et une fonction φ définie sur un intervalle I contenant 0
tels que f(x0+h) = f(x0) + lh + h φ (h), (x0+h) є K et lim φ(h) = 0
h 0
4- Dérivabilité – * f est dérivable en x0 et f’(x0) = l ;
Etude de - utiliser cette propriété ;
- définir la dérivabilité à gauche, respectivement à droite en x0;
fonctions - définir un point anguleux :
C est la courbe représentative d’une fonction f. M0 est le point de C d’abscisse x0.
M0 est un point anguleux lorsque C admet en M0 deux demi-tangentes de supports
distincts. C’est le cas par exemple lorsque fg’(x0) et fd’(x0) existent et sont
différents.
- démontrer la propriété :
f est une fonction définie sur un intervalle K contenant x0. f est dérivable en x0 si et
seulement si f est dérivable à gauche en x0, dérivable à droite en x0 et
fg’(x0) = fd’(x0)
- utiliser cette propriété
- admettre la propriété
f est une fonction définie et continue sur un intervalle K contenant x0. Lorsque la
f ( x) f ( x0 )
limite à droite ou la limite à gauche en xo de la fonction x est
x x0
infinie, la représentation graphique C de f admet une demi-tangente verticale au
point Mo(x0, f(x0)) ;
On déterminera cette demi-tangente;
- utiliser cette propriété
- définir la fonction dérivée d’ordre n (n ∈ IN*) d’une fonction n fois
dérivable ;
d2 f
on note f’’ ou la fonction dérivée seconde de f, x étant la variable et d’une
dx 2
dn f
manière générale la fonction dérivée d’ordre n de f.
dxn
- définir le développement limité d’ordre n d’une fonction dérivée au
voisinage de 0, n ∈ {1, 2, 3} ;
Réinvestir cette notion à l’occasion de l’étude des fonctions au programme,
- admettre et énoncer la propriété :
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle K, g une fonction dérivable sur un
intervalle contenant f(K). Alors la fonction gof est dérivable sur K et on a :
(gof)’ = f’ × g’of ;
- utiliser cette propriété ;
- démontrer la propriété
Soit f une fonction numérique dérivable, strictement monotone sur un intervalle K,
telle que : x ∈K, f’(x) ≠ 0.
Soit φ l’application définie de K dans f(K) par φ (x) = f (x). φ est bijective et sa
1
réciproque φ-1 est dérivable sur f (K) et (φ-1)’ = ;
' o 1
Lorsque f est dérivable sur K, l’ensemble de dérivabilité de φ-1 est {x f(K),
Page 27 sur 48 Guide Tle D
f’ (φ-1 (x)) ≠ 0}
- utiliser cette propriété
- démontrer la propriété
soit f une fonction dérivable sur un intervalle K, a et b deux éléments de K (a < b).
S’il existe deux nombres réels m et M tels que pour tout x élément de [a, b],
m ≤ f’(x) ≤ M, alors m(b-a) ≤ f(b) – f(b) ≤ M(b-a).
Ce sont les inégalités des accroissements finis.
- utiliser cette propriété ;
- démontrer la propriété
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle K, a et b deux éléments de K (a<b).
S’il existe un nombre réel M tel que pour tout x de l’intervalle [a, b],
| f’(x)| ≤ M, alors | f(b)- f(a)| ≤ M |𝑏 − 𝑎|;
- utiliser cette propriété ;
- étudier les fonctions irrationnelles,
Ce sera l’occasion pour introduire la notion de branche infinie
- étudier la fonction f : IR IR, x n x n IN*- {1}
- étudier la fonction g : IR*+ IR x x r Q. r
- étudier les fonctions trigonométriques
On commencera par les fonctions circulaires puis élargir le champ d’étude.
5- Primitives Faire
- définir une primitive de fonction continue sur un intervalle ;
- admettre la propriété :
Toute fonction continue sur un intervalle K admet une primitive sur K ;
- utiliser cette propriété ;
- démontrer la propriété :
Soit f une fonction admettant une primitive particulière F sur un intervalle K. Alors,
pour toute constante réelle C, la fonction x F(x) + C est une primitive de f sur K
et, toute primitive de f sur K, est de la forme x F(x) + C
- utiliser cette propriété ;
- démonter la propriété
f est une fonction continue sur un intervalle K, x0 un nombre réel de K et y0 un
nombre réel. Il existe une et une seule primitive de la fonction f sur K qui prend la
valeur y0 en x0.
- utiliser cette propriété ;
- démontrer la propriété ;
Si F et G sont des primitives respectives des fonctions f et g sur un intervalle K
alors, pour tous nombres réels a et b, la fonction (aF+bG) est une primitive de la
fonction af+bg ;
- déterminer les primitives des fonctions usuelles
- démontrer les propriétés :
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle K, f’ sa dérivée et n un nombre
entier naturel non nul :
1
* La fonction f n 1 est une primitive sur K de la fonction fn.f n;
n 1
1 1 n
* Si f ne s’annule pas sur K, alors la fonction f est une primitive sur K de
1 n
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f'
la fonction , n≠1
fn
* Si f est strictement positive sur K, alors la fonction f est une primitive sur K
f'
de la fonction
2 f
- utiliser ces propriétés ;
- démontrer la propriété :
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle K, f’ sa dérivée, g une fonction
dérivable sur L avec f(K) ⊂ L.
La fonction gof est une primitive sur K de la fonction (g’of)xf’
- utiliser cette propriété.
6- Fonction
Faire :
logarithme - définir la fonction logarithme népérien ;
népérien 1
la fonction logarithme népérien notée ln est la primitive de la fonction x sur
x
0; qui s’annule en 1 ;
- démontrer la propriété fondamentale :
Pour tous nombres réels strictement positifs x et y, ln(x ×y) = ln x + lny ;
- utiliser cette propriété
- démontrer les propriétés :
Pour tous x et y éléments de 0; , pour tout r élément de Q,
1
*ln ln x ;
x
x
* ln ln x ln y ;
y
* ln (xr) = rlnx
- utiliser ces propriétés
- admettre la propriété : lim lnx = -
x 0
- démontrer les propriétés :
ln x
lim lnx = ; lim 0
x
x x
- utiliser ces propriétés
- dresser le tableau de variation de la fonction ln ;
- démontrer la propriété
La fonction logarithme népérien est bijective
L’antécédent de 1 par ln est noté e (e ≈2, 71828)
- représenter graphiquement la fonction ln ;
- démontrer les propriétés :
Pour tous nombres réels strictement positifs a et b,
* (a < b) ln a ln b
* (a = b) (lna = lnb)
- utiliser ces propriétés ;
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- démontrer les propriétés :
* Si µ est une fonction strictement positive et dérivable sur un intervalle I, alors
' ( x)
lnoµ est dérivable sur I et on a : x I, (lnoµ)’ (x) =
( x)
* Si µ est une fonction dérivable sur un intervalle I sur lequel elle ne s’annule pas,
' ( x)
alors lno|µ| est dérivable sur I et on a : x I, (lno|µ|)’ (x) =
( x)
- utiliser ces propriétés ;
- démontrer la propriété :
Si µ est une fonction dérivable sur un intervalle I sur lequel elle ne s’annule pas,
'
alors la fonction lno |µ| est une primitive sur I de la fonction ;
- utiliser cette propriété
- démontrer les propriétés :
ln x
* lim 1
x 1
x1
* lim (xrlnx) = 0 avec r Q*
x 0
ln( x 1)
* lim 1
x
x 0
- utiliser ces propriétés ;
- étudier la fonction logarithme décimal.
Page 30 sur 48 Guide Tle D
7. Fonction
Faire :
exponentielle
- définir la fonction exponentielle népérienne,
népérienne - démontrer les propriétés
• Pour tout x élément de IR, exp(x)> 0 ;
• Pour tout x élément de IR*+, exp(lnx) = x ;
• Pour tout x élément de IR, ln [exp(x)] = x
• La fonction exp est une bijection de IR sur IR+*. Elle est strictement
croissante sur IR .
• Pour tout r élément de Q, [r = ln(er) exp (r) = er] ;
• Pour tout nombres réels a et b, on a : ea = eb si, et seulement si a = b ;
ea < eb si, et seulement si a < b
• Pour tous nombres réels a et b et pour tout nombre rationnel r, on a :
* ea+ b = ea ×eb
1
* e-b = b
e
a-b ea
*e = b
e
* era = (ea)r
- utiliser ces propriétés ;
- démontrer les propriétés
* La fonction exp est dérivable sur IR et elle est égale à sa dérivée.
* Si u est une fonction dérivable sur un intervalle K, alors la fonction exp u
est dérivable sur K et l’on a : x K , (exp ou)’(x) = u’(x)×(exp u) (x)
* Si µ est une fonction dérivable sur un intervalle K, alors la fonction exp µ
est une primitive sur K de la fonction u’ × exp u ;
- utiliser ces propriétés
- démontrer la propriété :
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle K, alors la fonction expµ est
une primitive sur K de la fonction ces propriétés
- utiliser cette propriété
- démontrer les propriétés :
lim ex
ex = + ; lim ex = 0 ; lim =+
x
x x - x+
e x ex 1
* lim = + ; lim x ex = 0 ; lim x = 1
ln x
x + x - x0
- utiliser ces propriétés ;
- représenter graphiquement la fonction exp.
8- Fonctions Faire :
exponentielles - définir la puissance d’exposant réel d’un nombre réel strictement
Fonctions positif ;
a étant un nombre réel strictement positif et d’un nombre réel quelconque, on
puissances appelle puissance de a d’exposant le nombre réel, noté a , défini par : a =
Page 31 sur 48 Guide Tle D
e ln a ; a se lit a exposant .
- démontrer les propriétés :
* Pour tout nombre réel strictement positif a, pour tout nombre réel , on : ln
a = lna ;
* Pour tous nombres réels strictement positifs a et b, pour tous nombres réels
et ,
• a × b d = (a b) ;
• a ×a = a
•
a = a ;
a a
•
b b
a
•
a
a
- Utiliser ces propriétés
- Définir la fonction exponentielle de base a, a ϵ IR+ ;
- Démontrer les propriétés
a étant un nombre réel strictement positif, différent de 1, la fonction expa
est une bijection de R sur R*+, elle est strictement monotone sur IR ;
*Si 0 < a <1 alors exp a est strictement décroissante dur IR ;
*a étant un nombre réel strictement positif, différent de 1, et deux
nombres réels :
• (a = a )
• Si 0 a1, alors a a ;
• Si a 1 alors a a ;
- utiliser ces propriétés ;
- étudier et représenter la fonction expa ;
- définir la fonction puissance d’exposant réel ;
étant un nombre réel, on appelle fonction puissance d’exposant ,
l’application :
fα : R*+ R*+
x x
x € R*+ fα (x)= x = eαlnx
Démontrer et énoncer les propriétés :
• α étant un nombre réel différent de 0 la fonction puissance d’exposant
, est une bijection strictement monotone de R*+sur R*+ :
*si 0 alors fα est strictement croissante sur R*+ ;
*si 0 alors f est strictement croissante sur R*+ ;
• est un nombre réel, différent de 0, a et b des nombres réels
strictement positifs :
*a = b a=b
* si 0 alors a b a b ;
*si 0 alors a b a b ;
• étant un nombre réel différent de 0 :
*la fonction f : R*+ R*+,
Page 32 sur 48 Guide Tle D
x x
est dérivable sur R*+
x ϵR*+ , f’ (x) = x -1 ;
• si g est une fonction dérivable et strictement positive sur un
intervalle K alors la fonction g est dérivable sur K et on a :
x ϵ K (g )’ = g’(x)g -1 (x)
* étant un nombre réel différent de -1 :
• une primitive sur ]0, + [ de la fonction x x est la fonction x
x +1 ;
1
1
• si g est une fonction dérivable et strictement positive sur un
intervalle K alors une primitive sur K de la fonction g’g est la
g +1 ;
1
fonction
1
• utiliser ces propriétés :
- énoncer et démontrer les propriétés : soit ϵR*
* si 0 alors lim x = 0 et lim x = +
x 0+ x+
• si 0 alors lim x = + et
lim x = 0
x0 +
x +
x
*lim =0
e
x +
ln n
• si 0 alors lim =0
x
x+ +
• si 0 alors lim x lnx = 0
x 0+
• lim |x| e x = 0
x -
- utiliser ces propriétés
9- Calcul intégral
Faire :
- définir l’intégrale d’une fonction continue sur un intervalle ;
Soit f une fonction continue sur un intervalle K, a et b deux éléments de K.
On appelle intégrale de a à b de f, le nombre réel F (b)-F (a), où F est une
primitive de f sur K. On note : F (b)-F (a) = ⌠ab f (x) dx = [F(x)] ab
- admettre la propriété :
Si f est une fonction positive admettant une primitive sur un intervalle I et C sa
courbe représentative dans le plan muni d’un repère orthogonal, le nombre
ib a f(x)dx est l’aire, exprimée en unité d’aire du domaine limité par la courbe
C, l’axe des abscisses et les droites d’équations x = a et x = b :
Page 33 sur 48 Guide Tle D
B
O
A
L’unité d’aire, notée u.a est l’aire du rectangle construit sur les côtés [OA] et
OB.
- démontrer et énoncer les propriétés :
Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle I
* a I , b I ,
b a
•
a
f ( x)dx = - b
f ( x)dx
a
•
a
f ( x)dx = 0 ;
* a I , b I , c I ,
c b c
a
f ( x)dx =
a
f ( x)dx +
b
f ( x)dx (relation de Chasles)
* a I , b I , R
b b b
• ( f g )( x)dx = f ( x)dx +
a a a
g ( x)dx
b b
• f ( x)dx = f ( x)dx .
a a
* Si f est positive sur I alors on a:
b
a I , b I , (a b), a
f ( x)dx 0
* Si f est négative sur I alors on a :
b
a I , b I , (a b)
a
f ( x)dx 0
b b
*si f ≥g, alors on a : pour tous a, b éléments de I, (a≤b)
a
f ( x)dx g ( x)dx
a
b b
* a I , b I avec a ≤b, a
f ( x)dx f ( x) dx
a
Page 34 sur 48 Guide Tle D
* S’il existe un nombre réel M tel qu’on ait : pour tout x de [a, b], a I, b I,
b
a<b, f ( x ) M alors a
f ( x) dx M b a ;
- utiliser ces propriétés
- démontrer les propriétés ;
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b] avec (a<b), m et M des
nombres réels :
* Si pour tout élément x de [a, b], m ≤ f(x) ≤ M, alors
1 b
b a a
m≤ f ( x)dx M (inégalité de la moyenne)
* Il existe au moins un nombre réel c de l’intervalle [a, b] tel que f(c)=
1 b
b a a
f (t )dt.
1 b
b a a
Le nombre f (t )dt. est appelé la valeur moyenne de f sur [a, b]
- utiliser ces propriétés
- démontrer les propriétés :
*Si f est une fonction paire et continue sur un intervalle contenant les
nombres réel 0 et a alors
0 a
• a
f ( x)dx f ( x)dx;
o
a
• a
f ( x)dx 0
* Si f est une fonction impaire et continue sur un intervalle contenant les
nombres réels 0 et a, alors :
0 a
• a
f ( x)dx f ( x)dx;
o
a
• a
f ( x)dx 0
* Si f est continue sur IR et périodique de période T alors on a : pour tout a
a T T
élément de IR, a
f ( x)dx f ( x)dx;
0
- utiliser ces propriétés
- démontrer la propriété
f et g sont deux fonctions dérivables sur un intervalle [a, b]. Si les fonctions
dérivées f’ et g’ sont continues sur [a, b] alors
f ' ( x) g ( x)dx f ( x) g ( x)a g ' ( x) f ( x)dx (c’est la formule d’intégration
b b
b
a a
par parties).
- utiliser cette propriété
- démontrer la propriété
f et g sont deux fonctions continues sur un intervalle [a, b] (a<b) telles que :
x a, b , f(x)≥ g(x).
l’aire de la partie du plan limitée par les courbes (Cf) et Cg), représentations
graphiques respectives des fonctions f et g, et les droites d’équations
x = a et x = b est f x g ( x) dx u.a;
b
a
- utiliser cette propriété
- utiliser la méthode du rectangle et celle du trapèze pour déterminer une
valeur approcher d’une intégrale ;
Page 35 sur 48 Guide Tle D
- admettre la propriété ;
Le volume V de la partie d’un solide limitée par les plans Pa et Pb d’équations z
b
= a et z = b (b>a) est déterminé (en unité de volume) par : V= S (t )dt,
a
S(t) étant l’aire de la section du solide par le plan P+ d’équation z = t (a ≤ t ≤ b)
et la fonction t S(t) continue sur [a, b].
L’espace étant muni d’un repère orthogonal (O, I, J, K), l’unité de volume,
notée uv, est le volume du parallélépipède construit à partir des points O, I, J,K.
- utiliser cette propriété
- étudier les cas particuliers de :
*Solides de révolution : cône droit de révolution, boule, cylindre.
10- Equations * Volume de la portion de l’espace engendrée par la révolution autour de l’axe
des abscisses du domaine D limité par la courbe C d’une fonction positive,
différentielles l’axe des abscisses et les droites d’équation x = a et x = b.
linéaires à Dans un repère orthonormé, si l’unité graphique sur l’axe des abscisses est
efficients constants cm alors l’unité de volume est α3cm3
- démontrer la propriété
Soit f une fonction continue sur un intervalle I contenant a. La fonction F
x
définie sur I par F(x) =
a
f (t )dt est l’unique primitive de la fonction f qui
prend la valeur o en a ;
- utiliser cette propriété :
x
- étudier une fonction numérique de la forme x f (t )dt où f est une
a
fonction continue
a, b et c sont des constantes réelles données avec a ≠ 0
11- Probabilités Faire :
- utiliser les notations et le vocabulaire relatifs aux équations
différentielles :
- résoudre des équations de types :
* y’ = f(x) où f est une fonction continue
* y’’ = g(x) où g est une fonction continue
- résoudre les équations du type ay’ + by = 0 ;
- définir l’équation caractéristique de l’équation différentielle
ay’’+by’+cy = 0
- résoudre sous forme de travaux dirigés, des équations du type
ay’+by = f(x) et ay’’+by’+cy = g(x) où f et g sont des fonctions
continues.
Faire :
- utiliser le vocabulaire des probabilités : épreuve, expérience aléatoire,
univers, événement, événement élémentaire, événement certain,
Page 36 sur 48 Guide Tle D
événement impossible, événements incompatibles, événement contraire
d’un événement, éventualité, système complet d’événements,
événement "A et B" événement "A ou B".
- définir une probabilité :
Soit Ω l’univers associé à une expérience aléatoire. Une probabilité sur Ω est
une application p de P (Ω) vers [0, 1] qui, à tout événement A de Ω associe le
nombre réel p(A) appelé probabilité de l’événement A et qui vérifie les
conditions suivantes :
* p(Ω) = 1
* Si A et B sont deux événements incompatibles alors p(A B)= p(A) + p(B)
- démontrer les propriétés :
Soit p une probabilité définie sur un univers Ω, A et B deux événements
* p(A) + p( A ) = 1
* Si A B alors p(A) ≤ p(B)
* p(A B) = p(A) + p(B)- p(A B)
* Si A1, A2,…….,An (n≥2) sont des événements deux à deux incompatibles,
in n
alors p( Ai ) p ( Ai )
i 1 i 1
- utiliser ces propriétés
- définir deux événements équiprobables pour une probabilité donnée ;
- démontrer la propriété :
Soit p une probabilité définie sur un univers fini non vide Ω.
Si tous les événements élémentaires de Ω sont équiprobables, alors on a : pour
cardA
tout événement A de Ω, p(A) =
card
- utiliser cette propriété
- définir la probabilité conditionnelle d’un événement A sachant qu’un
événement B est réalisé ;
- démontrer la propriété :
Si A et B sont deux événements tels que p(A) ≠ 0 et p(B) ≠ 0 alors
p(A B) = pA(B) x p(A) = p(B) x pB (A)
C’est la formule des probabilités composées pour deux événements
- utiliser cette propriété
- démonter la propriété :
Si B1, B2… ,Bn forment un système complet d’événements de l’univers Ω, alors
on a : pour tout événement A de Ω,
p(A) = p(A B1) + p(A B2) + ………..+p(A Bn).
- utiliser cette propriété ;
- définir deux événements indépendants :
Soit p une probabilité définie sur un univers Ω et A et B deux événements.
On dit que A et B sont indépendants si p(A B) = p(A) × p(B).
- démontrer la propriété :
A et B sont deux événements tels que p(A)≠0 et p(B) ≠0. Les propriétés
suivantes sont équivalentes :
* A et B sont deux événements indépendants
* pB(A) = p(A) lorsque p(B) ≠ 0
* pA(B) = p(B) lorsque p(A) ≠ 0
Deux événements de probabilités toutes non nulles sont indépendants si et
seulement si la probabilité de l’un n’est pas modifiée par la réalisation ou la
Page 37 sur 48 Guide Tle D
non réalisation de l’autre.
- utiliser cette propriété
- démontrer la propriété :
Deux événements A et B sont indépendants si et seulement si les événements A
et B sont indépendants.
- utiliser cette propriété
- définir une variable aléatoire réelle ;
- déterminer l’univers-image d’une variable aléatoire réelle
- déterminer la loi de probabilité d’une variable aléatoire réelle
- définir l’espérance mathématique d’une variable aléatoire réelle ;
- calculer l’espérance mathématique d’une variable aléatoire réelle ;
- définir la variance d’une variable aléatoire réelle ;
- calculer la variance d’une variable aléatoire réelle ;
- définir l’écart-type d’une variable aléatoire réelle ;
- calculer l’écart-type d’une variable aléatoire réelle ;
- définir la fonction de répartition d’une variable aléatoire réelle :
Soit X une variable aléatoire réelle. On appelle fonction de répartition de X,
l’application F définie de IR dans [0, 1] telle que :
t IR, F(t) = p(X≤ t)
Faire
- déterminer la fonction de répartition d’une variable aléatoire réelle ;
12- Suites - représenter graphiquement une fonction de répartition ;
numériques - définir une épreuve de Bernoulli ;
- définir un schéma de Bernoulli ;
- admettre la propriété :
Soit un schéma de Bernoulli à n épreuves où pour chaque épreuve la probabilité
d’obtenir le succès est p. La probabilité d’obtenir exactement k succès au cours
de ces n épreuves est :
pk= C kn pk q nk où q = 1-p ;
- utiliser cette propriété ;
- calculer l’espérance mathématique d’une variable aléatoire réelle qui
suit une loi binominale de paramètres n et p. ( E(X) = n × p )
- Calculer la variance d’une variable aléatoire réelle qui suit une loi
binominale de paramètres n et p. ( V(X) = n ×p ×(1-p) )
Les définitions de suites convergentes et de suites divergentes ont été données
en classe de première.
L’étude des suites récurrentes à deux termes est hors programme.
Faire
- démontrer par récurrence ;
- admettre la propriété
Soit (Un) et (Vn) deux suites. S’il existe un entier naturel n0 tel qu’on ait : pour
tout entier n≥n0, Un ≤ Vn et si lim Un = l, lim Vn = l’ alors l ≤ l’
n n
- utiliser cette propriété ;
- admettre la propriété ;
Page 38 sur 48 Guide Tle D
Soit (Un), (Vn) et (Wn) trois suites. S’il existe un entier naturel n0 tel qu’on ait :
pour tout entier n≥n0,
Vn ≤ Un ≤ Wn et si lim Vn = lim Wn = l, alors, lim Un = l
n n n
- utiliser cette propriété ;
- démontrer la propriété :
Soit (Un) et (Vn) deux suites.
S’il existe un nombre réel l et un entier naturel n0 tel qu’on ait : pour tout entier
n ≥ n0, Un l Vn et lim Vn = 0, alors lim Un = l ;
n n
- utiliser cette propriété ;
- admettre les propriétés ;
* Toute suite décroissante et minorée est convergente ;
* Toute suite croissante et majorée est convergente ;
* Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I. Si (Un) converge
vers un nombre réel a et si lim f(x) = b (b IR) alors lim f(Un) = b ;
x→a n
- utiliser ces propriétés
- admettre la propriété
Soit g une fonction continue sur un intervalle K. Soit (Un) une suite à valeurs
dans K définie par la formule de récurrence Un+1= g(Un). Si (Un) converge vers
alors est une solution de l’équation g(x) = x dans l’ensemble K ;
- utiliser cette propriété
- admettre les propriétés :
(Un) et (Vn) sont deux suites numériques.
* si lim Vn = + et si à partir d’un certain rang, Un ≥ Vn,
alors lim Un = +
n
* Si lim Vn = - et si à partir d’un certain rang, Un ≤ Vn, alors
n
lim Un = -
n
- utiliser ces propriétés ;
- admettre les propriétés
* Toute suite croissante et non majorée est divergente ;
* Toute suite décroissante et non minorée est divergente ;
- utiliser ces propriétés ;
13- Statistique - admettre la propriété ;
Soit a IR * et IR+
an
* Si a > 1 alors lim
n
n
an
* Si 0 < a < 1 alors lim 0
n
n
- utiliser cette propriété.
Faire
- présenter un tableau linéaire à deux variables statistiques.
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- interpréter un tableau linéaire à deux variables statistiques
- présenter un tableau à double entrée à deux variables statistiques
- lire un tableau à double entrée à deux variables statistiques
- définir l’effectif d’un couple de modalités
- déterminer l’effectif total à partir des effectifs marginaux
- définir la fréquence d’un couple de modalités
- déterminer les fréquences marginales
- définir un nuage de points
- représenter un nuage de points
- définir le point moyen d’un nuage de points
- déterminer le point moyen d’un nuage de points
- ajuster un nuage de points
Une première méthode d’ajustement aux données consiste à tracer la courbe
que l’observateur estime être la plus proche des points du nuage. Cette
méthode empirique est juste à signaler.
Une deuxième est celle des moyennes discontinues de Meyer. Elle consiste à
répartir les observations en deux groupes de même effectif ou d’effectifs aussi
voisins que possible. On détermine le point moyen des deux groupes. La droite,
dite de Meyer, est celle passant par ces deux points.
Une troisième méthode est celle des moindres carrés.
Faire
- déterminer les équations des droites d’ajustement linéaire par la
méthode des moindres carrés.
La droite dite de régression de Y en X est la droite d’équation
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
𝑦=𝑎𝑥+𝑏, avec 𝑎 = 𝑉(𝑋) où cov(X,Y) est la covariance de (X,Y), V(X) la
variance de X et 𝑏 = 𝑌̅ − 𝑎𝑋̅ où (𝑋̅, 𝑌̅) désigne les coordonnées du point
moyen G du nuage.
Le point G appartient à la droite d’ajustement.
Faire
- utiliser la droite d’ajustement pour résoudre des problèmes
- comparer les résultats d’ajustement linéaire par la méthode graphique, la
méthode de Meyer et la méthode des moindres carrés.
Il s’agit de résoudre un problème d’ajustement linéaire, de choisir une variable
explicative et de calculer les variables expliquées par chacune de ces méthodes.
Faire définir le coefficient de corrélation linéaire
On appelle coefficient de corrélation linéaire d’une série statistique double de
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
caractère (X,Y), le nombre réel r défini par r= 𝜎(𝑋)𝜎(𝑌) où cov(X,Y) est la
covariance de (X,Y), 𝜎(𝑋)est l’écart-type de X et 𝜎(𝑌)est l’écart-type de Y.
Faire
- mesurer l’intensité de la liaison entre les deux variables statistiques.
r étant le coefficient de corrélation linéaire, on a toujours |𝑟| ≤ 1.
Si |𝑟| = 1, alors tous les points du nuage sont alignés. L’ajustement linéaire est
alors dit parfait. Les résultats obtenus sont fiables.
Si 0,87 ≤ |𝑟| < 1alors on dit qu’il y a une forte corrélation linéaire entre les
variables. Les résultats obtenus sont encore fiables.
Si |𝑟| < 0,87, alors on dit que la liaison est lâche. Les résultats obtenus ne sont
pas fiables.
Si |𝑟| est voisin de 0, on dit qu’il y a indépendance linéaire statistique.
Page 40 sur 48 Guide Tle D
SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 3 : Lieux géométriques dans le plan
I. ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
1.1 Contenus de formation
1.1.1 Compétences
a) Les compétences disciplinaires:
- Résoudre un problème ou une situation-problème en utilisant les concepts et procédures du langage et du
raisonnement mathématiques.
- Appréhender la mathématique dans ses aspects numériques par l’appropriation des outils,
techniques et procédés conventionnels ainsi que par le traitement des données.
- Appréhender la mathématique dans ses aspects géométriques par l’appropriation d’outils et de
démarches propres à la géométrie.
b) Compétence transdisciplinaire :
- Se préparer à intégrer la vie professionnelle dans une perspective de réalisation de soi et
d’insertion dans la société.
c) Compétences transversales
- Exploiter l’information disponible ;
- Résoudre une situation-problème ;
- Communiquer de façon précise et appropriée;
- Exercer sa pensée critique;
- Travailler en coopération.
1.1.2 Connaissances et techniques
• Application des nombres complexes aux transformations du plan
- Ecriture complexe d’une transformation plane
- Similitude plane directe
N.B. : Confère détail des contenus notionnels de la situation d’apprentissage.
1.1.3 Stratégie objet d’apprentissage : Résolution de problèmes.
1.2 Durée : 12 heures
1.3 Stratégies d’enseignement / apprentissage : Brainstorming, travail individuel,
travail en groupe et travail collectif.
1.4 Matériel : objets familiers
2- DEROULEMENT
2.0 Situation de départ. La coupe d’une tenue.
Codjo est un élève en classe terminale. Son frère aîné Adotévi, un étudiant,
l’envoie chez son couturier pour la confection d’un gilet. Il dessine la coupe du
gilet sur une feuille de papier et la lui remet avec le tissu. Impressionné, Codjo
désire savoir les principes mathématiques ayant guidé son frère dans la
réalisation de ce dessin.
Page 41 sur 48 Guide Tle D
Tâche: Tu vas te construire de nouvelles connaissances en mathématiques ;
pour cela, tu auras tout au long de la S.A. , à :
- exprimer ta perception de chacun des problèmes posés;
- analyser chacun des problèmes posés;
- mathématiser chacun des problèmes posés;
- opérer sur l’objet mathématique que tu as identifié pour chaque problème;
- améliorer au besoin ta production.
2.1- Introduction
Cheminement d'apprentissage Indications pédagogiques à Contenus de
L’élève : l’attention de l’enseignant(e) formation
Page 42 sur 48 Guide Tle D
Exprime sa perception du L’enseignant(e) laisse les élèves Les compétences
problème posé exprimer librement leurs acquis visées.
-lit le texte de la situation de antérieurs sur la situation de
départ ; départ. Les questions doivent
-reformule le problème ou la provenir des élèves et aucune
situation-problème en ses propres justification n’est nécessaire à
termes ; cette étape.
-formule toutes les idées et
questions que lui inspire la
situation de départ ;
-reconnaît des situations
similaires ;
-anticipe éventuellement sur la
réponse au problème.
2.2. Réalisation
2.2.1- Analyse chaque problème posé. Au cours de cette phase de
réalisation l’enseignant(e) :
- indique le sens des termes et des -invite les élèves à recenser et
symboles ; exploiter judicieusement les
informations contenues dans le texte
- recense les informations explicites ou de la situation de départ et à
implicites ; rechercher, au besoin, des données
complémentaires
- situe le problème par rapport à des
problèmes similaires ; -veille au bon fonctionnement des
-identifie les éléments de l'hypothèse et stratégies appropriées.
ceux de la conclusion ;
-reconnaît un objet géométrique ; Au cours de l’étape du travail
individuel elle ou il :
-décrit un objet géométrique. -circule pour voir les apprenants au
2.2.2- Mathématise le problème posé. travail ;
- reprécise au besoin la tâche à
-formule le problème posé en langage
réaliser avec les consignes qui s'y
mathématique ;
rattachent ;
- identifie les concepts et les processus -ne fait rien pour dérouter les
mathématiques acquis et qui sont apprenants même s'ils se trompent
appropriés ; manifestement ;
-réalise des essais, dessins, figures -exhorte chaque apprenant à faire
codées, schémas, diagrammes tableaux l’effort de trouver quelque chose par
manipulations . . . lui même d'abord en évitant de
verser dans le plagiat, l'attentisme et
- conjecture ; la paresse qui sont autant d'attitudes
-représente un objet géométrique ; préjudiciables entre autres à l’étape
-réalise un patron d’un objet ultérieure du travail de groupe.
géométrique ;
-trace une figure géométrique ; -intervient pour qu'aucun apprenant
ne soit perturbé dans son travail de
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-établit une relation entre un objet recherche ;
géométrique et un objet numérique ; -repère les travaux individuels
-traduit une situation géométrique par intéressants du point de vue de leur
une propriété caractéristique ; exploitation didactique.
- établit des relations entre des objets -commence à préparer le travail de
géométriques ; groupe à partir des observations
qu'il ou qu’elle a faites à l’étape du
2.2.3- Opère sur l’objet
travail individuel ;
mathématique identifié.
Au cours de l’étape de travail de
-ordonne ses idées ; groupe, elle ou il :
-justifie ses points de vue en utilisant les -circule pour voir comment les
mots et expressions du langage et du groupes fonctionnent ;
raisonnement mathématiques. -s'assure que les conditions pour un
-effectue des opérations ; bon fonctionnement de chaque
groupe sont réunies et y contribue
- justifie les opérations effectuées ; le cas échéant ;
-intervient dans les groupes selon les
- choisit une stratégie de résolution ; observations qu'il a pu faire au cours
- remplace le cas échéant une stratégie de l’étape précédente ;
de résolution par une autre ; -s'assure que les membres de chaque
groupe coopèrent véritablement pour
- vérifier l'état de progression de sa la confection d'un résultat à défendre
production ; et à justifier au cours de la troisième
- prouve qu'une conjecture est vraie ou étape ;
fausse ;
-repère les travaux de groupe
- interprète les résultats obtenus dans intéressants du point de vue de leur
leur pertinence vis-à-vis des données du exploitation didactique ;
problème ; -achève de préparer la gestion de
l’étape suivante (travail collectif) au
regard des observations qu'il ou
-présente la solution du problème dans qu’elle a pu faire ;
un langage mathématique approprié ; Au cours de l’étape du travail
collectif il ou elle :
-vérifie au besoin l'adéquation entre les
résultats obtenus et la réalité ; -organise les comptes-rendus des
différents groupes et les échanges
-répond à la question posée en entre eux en vue de déboucher sur les
respectant les contraintes du problème. résultats essentiels à retenir par le
-construit des figures géométriques ; groupe-classe ;
-utilise des instruments de géométrie ;
-fabrique un objet géométrique à partir -invite les élèves à exécuter les
d’un patron ; tâches et activités appropriées ;
-utilise des relations entre des objets -invite les élèves à noter et à retenir
géométriques ; éventuellement les résultats
-utilise des propriétés d’un objet essentiels validés par le
géométrique ; groupe/classe ;
-calcule des mesures de grandeurs ;
L'évolution de ces travaux vers la
-exécute un programme de construction ;
mise en place des compétences
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-utilise des relations entre objets visées, doit intégrer à la fois la
géométriques et objets numériques ; rigueur scientifique, les exigences
-transforme un objet géométrique en un disciplinaires et les considérations
autre. d’ordre pédagogique.
2.3 Retour et projection
2.3.1- Objective les savoirs construits -invite l’élève à dire ce qu’il /elle a
et les démarches utilisées : appris et comment il/elle l’a appris.
- fait le point des savoirs construits ;
- exprime comment les savoirs ont
été construits ;
- identifie les réussites et les
difficultés rencontrées ; - invite l’élève à
- dégage au besoin des possibilités s’auto évaluer.
d'amélioration.
2.3.2- Améliore au besoin sa
production :
consolidation/Enrichissement
- choisit des possibilités
d'amélioration ;
- réalise des améliorations. - invite l’élève à améliorer si possible
sa production
2.3.3- Réinvestit ses acquis dans
d'autres situations de la vie : -invite l’élève à identifier des situations Compétence
- identifie des situations dans de la vie courante pour appliquer les transdisciplinaire
lesquelles les savoirs construits et savoirs construits et les démarches : N°3 : Se
les démarches utilisées peuvent utilisées. préparer à intégrer
être investis ; la vie
- applique les savoirs construits et professionnelle et
les démarches utilisées à des à s’insérer dans la
situations de la vie courante. société.
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DETAIL DES CONTENUS NOTIONNELS DE LA SITUATION D’APPRENTISSAGE N°3 :
Durée : 12 heures.
Contenus notionnels Indications Pédagogiques
Application des nombres
complexes aux transformations
du plan.
Ecriture complexe d’une Faire :
transformation plane.
- reconnaître l’écriture complexe d’une
translation
- déterminer l’écriture complexe d’une
translation
- reconnaître l’écriture complexe d’une
rotation
- déterminer l’écriture complexe d’une
rotation
- reconnaître l’écriture complexe d’une
homothétie
- déterminer l’écriture complexe d’une
homothétie
Similitude plane Faire :
- définir une similitude plane :
Soit k un nombre réel strictement
positif.
On appelle similitude plane de rapport
k, toute
transformation du plan telle que :
pour tous points M et N d’images
respectives M’ et
N, M’N’ = kMN
Similitude plane directe
Faire :
- définir une similitude plane directe
On appelle similitude plane directe
toute
similitude plane qui conserve l’orientation
des angles.
- admettre la propriété :
Toute similitude plane directe f de
rapport k (k ›o) a une écriture complexe de
la forme z ‘ = az + b
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avec a C /a/ = k et b C
- utiliser cette propriété
- admettre la réciproque de la propriété
suivante.
Toute écriture complexe de la forme
z’= a z + b avec a C et b C, est celle
d’une similitude plane directe f de rapport
/a/ .
➢ Si a = 1 alors f est la translation
dont le vecteur a pour affixe b. Si
de plus b = 0, alors cette bijection
est l’application identique du plan.
➢ Si a C -{1} et /a/ = 1 alors f
est la rotation dont les éléments
caractéristiques sont les suivants :
• son centre est l’unique point
b
invariant d’axe 1 a
• son angle est un argument de a.
➢ Si a IR -{1}), alors f est
l’homothétie dont les éléments
caractéristiques sont les suivants :
• son centre est l’unique point
invariant d’affixe
b
1 a
• son rapport est égal à a.
- Si a C - IR et /a/ ≠ 1 alors f est la
composée de la rotation de centre Ω d’affixe
b
1 a
et d’angle un argument de a et de
l’homothétie de même centre Ω et de rapport
/a/.
NB : Ω, arg (a) et /a/ sont les éléments
caractéristiques de f.
Faire :
- utiliser cette propriété.
- représenter dans le plan complexe
l’image par une similitude plane
directe d’un point, d’une figure.
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Répartition trimestrielle des S.A.
(Classe terminale D)
Cette répartition trimestrielle n’est pas la seule possible. Cependant, les professeurs sont
invités à la respecter pendant la période d’expérimentation.
Période Situation d’apprentissage Temps d’apprentissage
S.A. n° 1…………… 24 heures (quatre premières
semaines de travail)
Premier trimestre (Septembre S.A. n° 1(suite) …..……. 42 heures (sept semaines
– Décembre) d’apprentissage)
S.A. n° 2 (début) ……….
S.A. n° 2 (suite et fin)…… 48 heures (six semaines
Deuxième trimestre (Janvier d’apprentissage)
– Mars)
Troisième trimestre (Avril à S.A. n° 3 (début) …….. 12 heures (deux semaines
Juin) d’apprentissage)
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