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Chapitre 2 : généralités sur les plantes médicinales et la phytothérapie

2-1 La phytothérapie :

Définition de la phytothérapie :
Phytothérapie, l'utilisation de médicaments à
base de plantes dans le traitement et la
prévention des maladies. La phytothérapie est
une pratique médicale fondée sur la science et
se distingue donc d'autres approches plus
traditionnelles, telles que l'herbalisme médical,
qui repose sur une appréciation empirique des
herbes médicinales et qui est souvent liée à la
connaissance traditionnelle. L’approche d’un
Figure 1:Laherbologiste
phytothérapie.n’a généralement pas été

évaluée dans des essais cliniques contrôlés ou dans des


études biomédicales rigoureuses, alors que de
nombreux essais et études pharmacologiques de
préparations phytothérapeutiques spécifiques existent.
L'interprétation et l'acceptation de ces preuves pour les
pratiques phytothérapeutiques varient. Dans certains
pays, il est jugé suffisant d'autoriser les produits
phytothérapeutiques en tant que médicaments, tandis
que dans d'autres pays, la phytothérapie est considérée
Ficomme une forme
gure 2: Médicament de médecine
élaborée traditionnelle.
par des plantes médicinales.

Historique de la phytothérapie :
Le concept de phytothérapie est né du médecin français Henri Leclerc, qui a utilisé le terme pour la
première fois en 1913 et qui a publié diverses éditions du Précis de phytothérapie (« Handbook of
Phytotherapy »), la première en 1922. La phytothérapie est entrée dans la langue anglaise avec sa
définition commune. En 1934, après avoir été introduit par Eric Frederick William Powell, un
praticien anglais d'herboristerie et d'homéopathie. Le terme anglais, cependant, n’a été plus largement
reconnu que bien plus tard.
En 1960, l'herboriste et médecin allemand Rudolf Fritz Weiss a publié Lehrbuch der Phytotherapie
(1960 ; Phytothérapie), qui est devenu le manuel allemand de référence sur le sujet. L’ouvrage avait
initialement été publié dans un format différent en 1944 sous le nom Die Pflanzenheilkunde in der
Ärztlichen Praxis (« Science curative basée sur les plantes dans la pratique médicale »). Les approches
de Leclerc et de Weiss partageaient une forte concentration sur ce qui fut plus tard décrit comme une
médecine fondée sur des preuves.
Un autre jalon important dans l’histoire de la phytothérapie a été l’émergence en 1987 de la revue
Phytotherapy Research, éditée par le pharmacognosiste britannique Fred Evans. En 1997, le livre
Rational Phytotherapy a été publié sous la direction du pharmacognosiste américain Varro Tyler.
L'ouvrage était une traduction anglaise du livre allemand Rationale Phytotherapie : Ratgeber für die
Ärztliche Praxis (3e éd., 1996), écrit par Volker Schulz et Rudolf Hänsel.
Historique de la relation de l'homme à la plante médicinale :
Si les traces ostéologiques laissées par les faits
pathologiques enrichissent les données de la
paléopathologie, l'origine ancienne de la thérapeutique
médicamenteuse est plus difficile à démontrer de façon
factuelle. L'archéologie de l'alimentation et
l'archéologie elle-même apportent de façon indirecte
des éléments qui doivent être interprétés et qui
permettent d'enrichir et de nuancer les théories qui ont
cours sur la naissance de l'art de soigner. Ainsi, de
récentes recherches1 menées par l'Université
Autonome de Barcelone (Espagne) et l'Université de
York (Royaume-Uni) révèlent que l'homme de
Neandertal aurait été capable d'utiliser les plantes de
son environnement à des fins médicinales. Figure 3: Histoire de la médecine par les Plantes

L'étude a été menée sur les restes de squelettes datant d'environ 47 300 à 50 600 ans, sur le site d'El
Sidrón au nord de l'Espagne. C'est plus particulièrement le matériel moléculaire piégé dans le tartre
dentaire des sujets qui a été analysé. Celui-ci révèle la présence de traces de composés chimiques
présents dans des plantes médicinales telles que la camomille et l'achillée millefeuille. Combinant ces
résultats à ceux de précédents travaux, l'équipe de chercheurs émet l'hypothèse qu'au vu de la faible
valeur nutritive et du goût amer de ces plantes, il est probable qu'elles aient été choisies pour leur vertu
thérapeutique. Une autre étude, menée sur le site préhistorique de Shanidar, au Nord-Est de l'Irak,
nous livre de nouveaux éléments interprétables sur la base des restes de 9 Néandertaliens datés de
44 000 à 60 000 ans. Il s'agit d'une sépulture collective dont l'un des sujets fut inhumé avec 7 espèces
végétales possédant des propriétés pharmacologiques. Selon Ralph S. SOLECKI, directeur des fouilles
de Shanidar, ce traitement de faveur par rapport aux autres personnes inhumées indique qu’il s'agirait
d'un personnage important, peut-être d'un guérisseur. Ces études ne prétendent pas apporter la preuve
d'un homme de Neandertal médecin. Cependant, que celui-ci possède une connaissance des plantes
médicinales, à l'instar des Grands primates tel que le chimpanzé, semble de plus en plus admissible.
Les documents les plus anciens attestant de l'art de guérir placent la maladie et le remède dans un
contexte magico-divin. Si, très tôt, l'Homme est capable d'observer les effets d'une plante médicinale
(purgative, diurétique, émétique...), il est plus difficile d'en appréhender les mécanismes d'action. Ces
effets sont alors attribués à des interventions mystiques et l'administration des remèdes, au même titre
que leur récolte et leur préparation seront souvent ritualisées.

Les premières traces de l'utilisation de


plantes médicinales :
À ses débuts, le partage des connaissances se
transmet principalement par voie orale, suivant
ainsi les traditions. Cependant, l'avènement de
l'écriture cunéiforme, apparu avec la civilisation
sumérienne entre 3500 et 3000 av. J.-C., marque un
tournant majeur en permettant la conservation et la
diffusion des savoirs. L'un des premiers documents
attestant de l'art de guérir est la Pharmacopée
sumérienne de Nippur datant de 2200 av. J.-C.,
consignée sur une tablette d'argile. Ce recueil comprend une variété de plantes médicinales et de
remèdes provenant du règne animal et minéral, Figure 4: Un héritage ancien : les herbes médicinales
depuis l'aube des temps.
mais ne fournit aucune indication sur les dosages ou les fréquences d'administration, ni sur les
pathologies traitées.
Un autre témoignage notable de l'utilisation ancienne des plantes médicinales provient de l'Égypte,
sous la forme du Papyrus d'Ebers rédigé à Thèbes vers 1600 av. J.-C. Ce document, long de près de 20
mètres et large de 30 centimètres, contient plus de 700 formules magiques, recettes et remèdes variés,
allant des collyres aux cataplasmes. Contrairement aux tablettes sumériennes, le Papyrus d'Ebers inclut
des informations détaillées sur la durée du traitement, les heures d'administration et les proportions des
ingrédients, témoignant ainsi d'une approche plus systématique de la pratique médicale. Cependant, les
conceptions de la maladie et du remède demeurent fortement ancrées dans le domaine de la magie, du
spirituel et du religieux.
Ces écrits anciens révèlent une quête commune de préservation de la santé et la transmission de
connaissances empiriques. Cependant, l'utilisation des plantes médicinales, tout comme d'autres
remèdes, est étroitement liée aux croyances sacrées et mythologiques de l'époque, où la plante est
considérée comme possédant un pouvoir curatif d'origine divine, tandis que la maladie est interprétée
comme un châtiment divin.
Au fil du temps, alors que la médecine évolue vers une approche plus rationnelle avec le
développement des connaissances en anatomie et physiologie, la thérapeutique demeure souvent mal
comprise et confuse. Des théories basées sur des lois de similitude ou de contraires se développent,
influencées par des personnalités marquantes de l'époque et formant ainsi la base des travaux ultérieurs
en matière de thérapie.
Effets ciblés et naturels : La phytothérapie utilise les propriétés naturelles des plantes (anti-
inflammatoires, antioxydantes, analgésiques, etc.) pour agir de manière plus ciblée sur l'organisme.

Les avantages de la phytothérapie :


Prévention et traitement de diverses affections : La phytothérapie peut être utilisée pour prévenir et
traiter un large éventail de troubles de santé tels que les douleurs, les problèmes digestifs, le sommeil,
les allergies, etc.
Renforcement du système immunitaire : Certaines plantes médicinales peuvent aider à renforcer le
système immunitaire et prévenir les maladies.
Résultats rapides : Les extraits de plantes et les principes actifs naturels peuvent apporter des résultats
presque immédiats dans certains cas.
Complémentarité avec la médecine conventionnelle : La phytothérapie peut être associée à la
médecine traditionnelle pour une prise en charge plus complète.
Les bienfaits des plantes :
La phytothérapie utilise les extraits de plantes à des fins thérapeutiques et peut offrir plusieurs
bienfaits pour la santé, tels que :
Les plantes utilisées en phytothérapie peuvent avoir des propriétés anti-inflammatoires,
antioxydantes, analgésiques, antispasmodiques, etc. qui peuvent soulager les douleurs et les
symptômes de différentes affections.
Certaines plantes ont des propriétés antivirales, antibactériennes et antifongiques, qui peuvent
aider à lutter contre les infections.
Les extraits de plantes peuvent aider à réguler les fonctions du système immunitaire,
contribuant ainsi à renforcer les défenses naturelles de l’organisme.
Certaines plantes ont des propriétés adaptogènes, qui aident à améliorer la résistance de
l’organisme au stress et à l’anxiété.
Les extraits de plantes peuvent aider à améliorer la digestion et à soulager les troubles
digestifs, tels que les ballonnements, la constipation et la diarrhée.
Les extraits de plantes peuvent aider à réguler les fonctions hormonales et à soulager les
symptômes associés à certains troubles hormonaux, tels que la ménopause.
Certaines plantes ont des propriétés diurétiques, qui peuvent aider à éliminer les toxines de
l’organisme et à améliorer la fonction rénale.

Comment utiliser les plantes médicinales ?


Les plantes médicinales peuvent être utilisées de différentes manières selon leur forme et leur méthode
de préparation. Voici quelques exemples d’utilisation courants :
Infusion : Il s’agit de faire infuser les feuilles, les fleurs ou les tiges de certaines plantes dans de l’eau
chaude pour préparer une tisane. Cette méthode est souvent utilisée pour traiter les troubles digestifs,
les maux de tête ou les troubles du sommeil.
Décoction : Les racines, les écorces et les graines peuvent être bouillies dans de l’eau pour préparer
une décoction. Cette méthode est souvent utilisée pour traiter les douleurs musculaires et articulaires.
Macération : Certaines plantes peuvent être trempées dans de l’eau froide ou tiède pendant plusieurs
heures pour préparer une macération. Cette méthode est souvent utilisée pour préparer des extraits de
plantes à partir de feuilles, de fleurs ou de tiges.
Teinture : Les plantes peuvent être trempées dans de l’alcool pour préparer une teinture, qui est une
solution concentrée de substances actives. Cette méthode est souvent utilisée pour traiter les troubles
nerveux, les troubles digestifs ou les troubles du sommeil.
Cataplasme : Les feuilles ou les racines de certaines plantes peuvent être broyées et appliquées sur la
peau pour soulager les douleurs musculaires et articulaires.
L’utilisation des plantes médicinales peut avoir des effets secondaires indésirables, notamment en cas
d’utilisation excessive ou de mauvaise utilisation.

les plantes médicinales :

Définition des plantes médicinales :

Une plante médicinale, ou officinale, est un végétal, souvent de type herbacé, qui fabrique de
nombreux composés chimiques pour des fonctions biologiques. Utilisée en phytothérapie, leurs
produits chimiques agissent sur le corps humain exactement de la même manière que les médicaments.
Les plantes et herbes médicinales sont utilisées depuis les sources de la civilisation, l'Homme a utilisé
les végétaux supérieurs pour se soigner, mais initialement sans les définir rigoureusement. De
nombreuses plantes produisent naturellement des composés chimiques pour leur propre défense et
protection contre les animaux herbivores. Celles-ci sont souvent utiles comme médicaments, avec des
principes actifs étudiés en phytochimie.
Les plantes médicinales, officinales ou médicales, peuvent être bénéfiques mais elles ont des effets
secondaires nocifs comme les médicaments classiques. Cependant, comme une seule plante peut
contenir de nombreuses substances, les effets de la prise d'une plante comme médicament peuvent être
complexes.
La Dualité des Plantes : Entre Aromatiques et Médicinales :
Il est difficile de distinguer une plante médicinale d'une plante aromatique : la première est utilisée à
des fins médicales, la seconde uniquement en cuisine à des fins de goûts et odeurs, sans tenir compte
de ses effets positifs sur la préparation culinaire. Certaines plantes aromatiques ont une double

fonction, parfois résumée sous l'appellation d'alicament.

Figure 5: des plantes aromatiques.

présentation des méthodes d'extraction des principes actifs des plantes médicinales :

Les techniques d’extraction de plantes :


La qualité d’un extrait fluide de phytothérapie peut
se résumer à trois points principaux :
● La qualité de la matière première : c’est-à-dire la
garantie de la certification biologique, et la
provenance des plantes.
● Le type de solvant employé : de l’eau, de l’alcool
ou d’autres substances plus ou moins toxiques qui
peuvent se retrouver dans le produit final.
● Le procédé d’extraction : qui peut être traditionnel Figure 6: Exploration et Découverte : À la Rencontre des
ou plus novateur. Plantes Médicinales

Parmi les techniques d’extractions classiques, on retrouve :


La méthode de percolation :
La percolation, également connue sous le nom de
lixiviation, repose sur le même principe que les
cafetières de percolation. La poudre de plante
finement broyée est saturée avec un solvant pendant
une période prolongée, souvent une journée entière.
Le solvant s'écoule lentement à travers la poudre,
goutte à goutte, avant d'être récupéré par un
processus de pressage du marc. Bien que cette
méthode soit efficace pour l'extraction, elle est devenue moins courante de nos jours.

Figure 7: Méthode de filtration.


Les infusions
Ce type de procédé est utilisé quand les principes actifs de la plante sont hydrosolubles et peuvent
facilement être obtenus à partir du tissu de la plante. L’infusion convient donc parfaitement pour les
feuilles (artichaut, vigne rouge, thé vert), les fleurs (millepertuis), les sommités fleuries (aubépine,
reines des prés) et les tiges non ligneuses. De l’eau très chaude (80°C) est donc ajoutée à la plante
moulue ou écrasée et ce mélange repose de quelques minutes à une demi-heure, en le remuant de

temps en temps. Le mélange final est tamisé et le liquide obtenu est souvent clair.
Figure 8: Infusion biologiques : des alpes
Les décoctions :
Ce procédé d’extraction est recommandé pour les
racines (bardane, valériane, harpagophytum par
exemple), les écorces (cannelle) et les tiges
ligneuses (prêle). En effet, on l’utilise quand les
substances actives sont hydrosolubles mais pas
facilement accessibles. De l’eau froide est donc
versée sur les parties de plantes coupées, moulues
ou écrasées et le tout est mis à bouillir (100°C) de
plusieurs minutes (5 à 15 minutes) à quelques
heures. Et ce n’est qu’après refroidissement que le
mélange est tamisé.
Les infusions et les décoctions utilisent donc la Figure 9: Infusion prolongée de plantes.
chaleur et sont susceptibles de détériorer certaines
substances actives particulièrement thermosensibles. D’autre part, elles ne permettent d’extraire que
les composés hydrosolubles et pas les substances liposolubles.
Les macérations :
Une méthode privilégiée pour les racines et les graines, impliquent le trempage de la plante dans un
solvant, souvent un mélange d'eau et d'alcool, à
température ambiante et dans un environnement
sombre et frais. Une fois la période de macération
spécifique à chaque plante écoulée, le liquide est
filtré et mis en flacon. Cette préparation, connue
sous le nom de teinture, bénéficie des propriétés de
l'alcool, qui favorise une absorption rapide par la
bouche et les parois de l'œsophage, permettant
ainsi une distribution efficace des principes actifs
dans le corps. Cependant, il est essentiel de doser
soigneusement l'alcool pour éviter toute
fermentation excessive ou effet indésirable sur la Figure 10:Les macérations : Des préparations naturelles.
force et l'efficacité du produit final.
Les purs jus de plantes :
Similaires aux jus de fruits ou de légumes faits maison, sont extraits par pression à froid, sans
recours à des méthodes chimiques. Sans conservateurs, alcool ni colorants, leur fabrication se veut
naturelle et respectueuse. Toutefois, pour pallier le
problème de stabilité, les jus de plantes, comme le
jus de radis noir par exemple, sont souvent soumis à
une stérilisation pour garantir leur conservation à
long terme.

Figure 11: Jus frai d'une plante.

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