PROJET DE CREATION D’UNE ENTITE DE PRODUCTION ET DE
COMMERCIALISATION DE JUS DE FRUITS BIO A BASE DE :
POMMES, PECHES ET AGRUMES.
INTRODUCTION
Le besoin de boire correspond à un phénomène physiologique impératif naturel. Pour
assouvir cette soif, l’homme utilise le plus souvent l’eau et les diverses boissons. La qualité et
la sécurité des aliments est au cœur des préoccupations des opérateurs mondiaux.
A l’échelle mondiale, la demande de boisson biologiques augmente, les
consommateurs sont de plus en plus soucieux de leur santé et préfèrent les boissons sans
agents aromatisants, sans conservateurs et sans pesticides synthétiques. Avec l’évolution des
goûts des consommateurs et des biens faits pour la santé, les consommateurs s’intéressent de
plus en plus aux saveurs innovantes et évolutives. Les jus de fruits biologiques sont de plus en
plus populaires en raison de leur haute teneur en nutriments. soit la taille du marché des
boissons biologiques est estimée à 50,19 milliards USD en 2024 et devrait atteindre 63,79
milliards USD d’ici 2029, avec une croissance de 4,91% au cours de la période de prévision
(2024-2029)1.
Le marché UE et le marché des Etats-Unis faisant près de 80% du marché mondial du bio :
UE (nommé EOS- European Organic Standard) et USA (nommé NOP- National Organic
Program) sont les leaders de ce secteur (Julien Gonnet, mai 2022).
Madagascar est un pays tropical et privilégié en production fruitière. Les fruits dans
l’île sont disponibles toute l’année et à chaque saison correspond des fruits mais dépend de la
région et de l’altitude. Il cultive la plupart des espèces fruitières tant tropicales, semi-
tropicales (mangue, agrumes, ananas…) que tempérées (pomme, poire, pêche, prune,
fraise…) ou exotique comme le raisins, noix de coco, etc….
Le secteur bio est en plein développement. Plus de 70000 producteurs exerçant dans le
bio soit 340 entreprises réparties dans 280 sites (orange actu, 2022).
La fabrication de jus s’est développée considérablement ces dernières années. Les
fruits utilisés pour la fabrication du jus sont variés. Où, la production et la commercialisation
des jus de fruit bio constituent des activités en plein essor à Madagascar. Toutefois, les
différents modes de production et de commercialisation sont peu connus.
La commercialisation est le processus d’introduction d’un nouveau produit sur le marché. Elle
comprend les étapes telles que la production, la distribution, le marketing, les ventes et le
support client.
1
Mordor Intelligence, consulté le 20 Mai 2024
Selon Kotler et Armstrong 1987, « la commercialisation est le processus social et de gestion
par lequel les particuliers et les groupes ont accès à ce qu’ils cherchent et dont ils ont besoin
en créant et en échangeant des produits de valeurs avec d’autres ».
Les jus de fruits bio sont fabriqués à partir de fruits issus de l’agriculture biologique. Le terme
bio désigne une denrée alimentaire issue de l’agriculture biologique, qui se caractérise par un
mode de production n’utilisant aucun produit chimique de synthèse tels que pesticides ou
herbicides chimiques, les fertilisants artificiels, les hormones de croissance ou autre fongicide.
Les ventes de produit issus de l’agriculture biologique, tout en restant très
minoritaires, augmentant fortement dans les pays développés. Les produits biologiques sont
de plus en plus présent autour de nous que ce soit dans les commerces spécialisés ou en vente
directe du producteur au consommateur et surtout dans la grande surface.
Le prix de ce produit est généralement significativement supérieur aux produits non
biologique, leur processus de production est différé et nécessite un investissement plus élevé.
Cette différence de prix est encore davantage un frein à l’achat des produits biologiques pour
les consommateurs occasionnels et pour les consommateurs fortement préoccupés par leur
pouvoir d’achat. La Situation financière est considérée comme un facteur qui empêche les
gens à
consommer des produits bio. Avec un taux élevé de la pauvreté à Madagascar, les
consommateurs sont obligés d’acheter des produits à bas prix. Peu de Produits bio certifiés
sont disponibles sur le marché local à cause des coûts très élevés engendrés par leur processus
de production, d’où la hausse des prix de ces produits.
Mais d’une manière objective, le choix d’un consommateur devant un produit quelconque est
déterminé par sa qualité. Pourtant, la possibilité de satisfaire cette préférence dépend
impérativement de son pouvoir d’achat. Face à un faible pouvoir d’achat des malgaches, les
produits issus de l’agriculture biologique sont généralement exportés vers le marché extérieur.
Nous ne sommes pas conscients que le fait de préférer un produit bio par rapport à un produit
conventionnel a des retombées positives non seulement du point de vue économique mais
surtout social et environnemental.
Des produits de qualité prisés davantage par des clients à l’international. D’après les
données du syndicat malgache d’agriculture biologique (symabio 2022), les chiffres d’affaires
générés par la filière bio passer de 22 millions de dollars en 2009 à 110 millions de dollars en
2021. Le volume d’exportation de produits certifiés bios a également augmenté, passant de
776 tonnes à 5832 tonnes entre ces deux périodes. La FAO remarque qu’inversement, le
marché de ces produits bios à l’échelle nationale est encore timide et particulièrement
restreint. Des produits locaux certifiés par des tiers sont pourtant proposés dans les rayons des
magasins et grandes surfaces tandis que des produits maraichers biologiques et
agrobiologiques sont également proposés dans la capitale ([Link]).
L’agriculture biologique couvre 10% seulement de la surface cultivable à Madagascar
d’après le ministère de l’agriculture et de l’élevage (2019) 2. Malgré cela, il est encore difficile
de vérifier la traçabilité de tous les produits marqué bio. D’un autre côté la certification reste
un des facteurs de blocage pour le secteur bio dans la mesure où l’ECOCERT est le seul
organisme ayant l’aptitude à validé les produits bio. « Le processus de certification reste
relativement coûteux. Ce qui impact sur le prix du produit. Un prix que la plupart des
malgaches à revenu moyens ont du mal à appréhender.
L’Agriculture biologique, un système de production qui préserve l’environnement et les
ressources naturelles, incluant les sols, l’eau et la biodiversité, est aujourd’hui une filière en
pleine expansion au niveau mondial puisque la demande des consommateurs en produits
issus de ce mode de production dépasse de très loin l’offre disponible sur les marchés.
En ce sens, l’Agriculture biologique constitue pour Madagascar, un levier de
développement tant en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, que de préservation
de l’environnement et de lutte contre la pauvreté. D’autant plus, Madagascar dispose de
zones à fort potentiel agricole biologique, notamment dans les périphéries des aires
protégées et autres territoires à haute valeur de conservation en termes de biodiversité.
Pour l’État Malagasy, la promotion de cette filière apparaît donc comme
incontournable car son développement permet de concrétiser une partie des engagements
qu’il a souscrits en vue de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.
La présente loi n°2020-003 sur l’agriculture biologique à Madagascar est proposée afin
de contribuer à cette promotion de l’Agriculture biologique. Elle s’inscrit dans une
volonté nationale spécifique de développer cette filière à travers la production et la
commercialisation des produits biologiques, tant pour l’exportation que pour le marché
national. En effet, pour Madagascar, l’Agriculture biologique présente un potentiel particulier
en matière :
2
L’expresse de Madagascar, 29 nov. 2019
Sur le plan du marché national, la présente loi s’inscrit dans une volonté spécifique de
protéger le consommateur Malagasy et d’accroitre l’accès à une alimentation saine pour la
population en popularisant et en démocratisant l’accès à la consommation de produits issus de
manière fiable de l’Agriculture biologique. Elle vise également à protéger les producteurs
biologiques de la concurrence déloyale sur le plan de l’utilisation du terme « Agriculture
biologique ».
Problématique
Les Produits bios sont peu connus. Comme les marchés locaux sont dominés par des
produits conventionnels (non bio), les consommateurs malgaches n’arrivent plus à
distinguer les uns des autres. Malgré une tendance internationale grandissante, le marché des
produits bio peine à percer à Madagascar. Le terme bio s’affiche sur plusieurs produits mais la
plupart des agriculteurs et consommateurs ne savent pas vraiment définir actuellement.
Le Statut social demeure le critère déterminant de la préférence des consommateurs en
matière de produits biologiques. Comme la majorité des produits bio vendus se trouvent
auprès des grandes surfaces, seules les classes aisées peuvent en procurer et ont un large choix
entre les différents produits. Le processus de la Mondialisation de l’économie expose les pays
les moins avancés à la merci des produits importés. A titre d’exemple les pays africains sont
inondés par les produits chinois.
La production et la commercialisation du jus de fruit bio est certes étroit, mais loin d’être
saturé. Les producteurs locaux faisant de leur mieux pour suivre les tendances du marché. De
ce fait, différents problèmes et question se posent.
De quelle manière pourrait-on gérer efficacement la commercialisation de jus des fruits bios à
Madagascar ? quelle mesure à prendre pour donner une image positive de ce produit sur le
marché ?
Objectif global
Augmenter l’achat de jus de fruits bios en maximisant la satisfaction du consommateur.
Objectifs spécifiques
Sélectionner des méthodes appropriée pour conditionner le produit.
Promouvoir la consommation de jus de fruits biologique en sensibilisant les
consommateurs à leurs bienfaits.
Sélectionner les réseaux de distribution efficace pour approvisionner les marchés.
Résultats attendus
Les préférences des consommateurs en matière de produits alimentaires changent et
évoluent constamment. Les consommateurs ont besoin d’une filière de production-
commercialisation qui réponde à l’évolution des goûts. Le système de commercialisation doit
fournir la qualité, la quantité et la variété des produits alimentaires salubres et nutritifs tels
que demandés par les consommateurs. Il doit être suffisamment dynamique pour pouvoir
continuer à offrir du choix aux consommateurs, en produisant et en fournissant des produits
nouveaux.
Méthodologie de l’étude de faisabilité du projet
À l’origine d’une création d’entreprise réussie, il y a une bonne idée, ainsi qu’une volonté
de prendre des risques dans l’espoir qu’elle porte ses fruits et de tout faire pour qu’elle se
réalise. Cependant, avoir une bonne idée ne suffit pas. L’entrepreneur doit mener une étude
pour savoir si cette idée est viable – si elle est réalisable. Il importe par ailleurs de convaincre
d’autres personnes pour les amener à soutenir cette idée, en leur prouvant qu’elle peut
fonctionner. Le moyen pour arriver à cette fin est de mener une étude de faisabilité.
Une étude de faisabilité a deux fonctions essentielles :
- elle met clairement en évidence les éléments clés de l’idée de départ, afin de déterminer les
étapes nécessaires à sa réalisation ;
- elle sert à convaincre d’autres personnes d’apporter leur soutien à cette idée, sous forme de
financement et d’expertise.
Pour savoir, si le projet est faisable, nous devrons étudiés les quatre critères d’évaluation
financière du projet.
Notre étude s’appuie sur la subdivision en trois grandes parties :
En première partie, nous parlerons du cadre général du projet où nous aborderons
l’identification du projet et l’étude marketing.
En deuxième partie, nous analysons l’études techniques et organisationnelles du
projet.
En troisième partie, nous présentons l’étude financière et l’évaluation du projet.