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Renforcement des structures en béton

L'état structurel des infrastructures en béton et les techniques d'utiliser les composites à matrice polymère et fibre de verre pour le renforcement, réparation et protection sont discutés. Des échantillons de mortier et béton ont été préparés avec des défauts puis renforcés avec des composites. Leur caractérisation mécanique a été effectuée avec des essais de flexion et compression. Une modélisation numérique a été développée.

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Renforcement des structures en béton

L'état structurel des infrastructures en béton et les techniques d'utiliser les composites à matrice polymère et fibre de verre pour le renforcement, réparation et protection sont discutés. Des échantillons de mortier et béton ont été préparés avec des défauts puis renforcés avec des composites. Leur caractérisation mécanique a été effectuée avec des essais de flexion et compression. Une modélisation numérique a été développée.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Larbi Tébessi – Tébessa –
Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de Génie Mécanique
Option Génie des matériaux

Mémoire de Master

Thème

Réparation, renforcement et protection des structures


en béton au moyen de matériaux composites

Présenté par :

Redjeb Basma

Abd-elKarim Roumaissa

Devant le jury

TORCHANE Lazher Pr Université de Tébessa Président

KHELIFA Hocine MCB Université de Tébessa Rapporteur

HANACHI Mohamed Taher Pr Université de Tébessa Examinateur

Année Universitaire : 2022/2023


Dédicace

Dédicace

""‫"وما توفيقي إال اا هل ليي تولي وليي نيي‬

JE DEDIE CE TRAVAIL

A MA FAMILLE, ELLE QUI M’A DOTE D’UNE EDUCATION DIGNE, SON


AMOUR A FAIT DE MOI CE QUE JE SUIS AUJOURD’HUI :

PARTICULIEREMENT A MON PERE, POUR LE GOUT A L’EFFORT QU’IL


SUSCITE EN MOI, DE PAR SA RIGUEUR.

A TOI MON MERE, CECI EST MA PROFONDE GRATITUDE POUR TON


ETERNEL AMOUR, QUE CE RAPPORT SOIT LE MEILLEUR CADEAU QUE JE
PUISSE T’OFFRIR.

A VOUS MES FRERES (ABDERRAHMANE, MOHAMED, BOUBAKEUR), ET


SŒURS (ROUGAIA, IMENE), ET MES COPINES FETNI –H- ET SOUAD ET LES
AMIS QUI M’AVEZ TOUJOURS SOUTENU ET ENCOURAGE DURANT CES
ANNEES D’ETUDES.

A TOUS MES AMIS ET MES CAMARADES SANS EXCEPTION.

A TOUS CEUX QUI CONTRIBUENT A RENDRE LE MONDE MEILLEUR.

REDJEB BASMA

I
Dédicace

Dédicace

""‫"وما توفيقي إال اا هل ليي تولي وليي نيي‬


Je suis très heureuse de pouvoir dédier cet humble travail aux être les plus
chers à mon cœur:

Mon cher père, « MOUSTAFA », mon premier encadrent depuis ma naissance


et qui peut être fier et trouver ici le résultat de longues années de sacrifices et
de privations pour m'aider à avancer dans la vie.

A mon modèle de sacrifice, d'amour et de générosité, la lumière de mon


chemin et ma vie et mon bonheur : ma très chère maman «Fatiha » que je
l’aime.

A mes chers frères (Ahmed, Sami, Abd-Elmelk et Chamseddine, Ayoub) qui


m'ont toujours encouragé et apporté leur soutien moral et matériel.

Et sœurs (Abla et Fatma Ezouhra), tu as toujours été là dans les moments


difficiles avec ton soutien moral.

Toute ma famille, petite et grande.

A tous mes amis.

Abd-Elkarim
Roumaissa

II
Remerciements

Remerciements
En premier lieu, Nous remercions dieu tout puissant de nous avoir aidées pour
arriver à terme de ce travail.

Nous tenant à exprimer notre grande reconnaissance et profonde gratitude à :


Notre prof, Dr. KHELIFA Hocine pour avoir encadré ce travail, sa patience, et
ses conseils pour le bon déroulement de ce travail.
Les membres de jury pour avoir acceptés de juger notre travail.
Nous remercions également le personnel qui travaille au laboratoire de la
cimenterie pour son aide et ses conseils.

Nous remercions également tous ceux qui ont contribué à ce travail de près ou
de loin.

III
Résumé

Résumé

L’état structurel des infrastructures en béton est un sujet grandement discuté dans la
littérature et les recherches scientifiques. En effet, les structures béton sont souvent
confrontées au cours de leur durée de vie, au changement de leur usage certes leur
comportement. Ce changement peut occasionner un accroissement des charges d’exploitation,
ou une grande proportion de ces structures sont âgés et nécessitent des interventions à court
terme. La détérioration dans le temps des structures béton est principalement attribuable aux
conditions d’exploitation de plus en plus exigeantes. L’environnement agressif et
l’augmentation de l’intensité et du volume des surcharges routières sont en majeure partie
responsables de l’accélération du processus de dégradation.

L'objectif principale issue de ce mémoire est de contribuer au développement de


techniques novatrices d’utiliser les composites à matrice polymère et fibre de verre dans le
domaine de la construction, et plus précisément pour le renforcement, réparation et protection
des structures en béton. Pour ce faire, des échantillons en mortier et en béton normalisées ont
été élaborés, des défauts sous forme d’entaille ont été créés sur les deux nuances de structures,
ensuite le renforcement par collage de composite a été procédé. La caractérisation mécanique
des échantillons élaborés a été effectuée par trois essais principaux à savoir : l’essai de flexion
3-points et de compression réalisée sur le mortier ainsi que l’essai de flexion 4-points et de
compression réalisée sur le béton. Une approche numérique par la méthode des éléments finis
a été créé afin de valider l’approche expérimentale et ceux grâce à un logiciel numérique.

Mots Clefs : renforcement, réparation, protection, Béton, mortier, matériaux composite,


collage, modélisation, Méthode des éléments finis.

IV
Abstract

Abstract
The structural condition of concrete infrastructure is a topic of much discussion in the
literature and scientific research. In fact, concrete structures are often confronted over their
lifetime with changes in their use and their behaviour. This change may result in increased
operating costs, or large proportions of these structures are old and require short-term
intervention. The deterioration of concrete structures over time is mainly due to increasingly
demanding operating conditions. The aggressive environment and the increase in the intensity
and volume of road overloads are largely responsible for accelerating the degradation process.

The main objective of this dissertation is to contribute to the development of innovative


techniques to use fibre glass composites in the field of construction, and more specifically for
reinforcement, repair and protection of concrete structures. To do this, standardized mortar
and concrete samples were developed, notch defects wer.

The structural condition of concrete infrastructure is a topic of much discussion in the


literature and scientific research. In fact, concrete structures are often confronted over their
lifetime with changes in their use and their behaviour. This change may result in increased
operating costs, or a large proportion of these structures are old and require short-term
intervention. The deterioration of concrete structures over time is mainly due to increasingly
demanding operating conditions. The aggressive environment and the increase in the intensity
and volume of road overloads are largely responsible for accelerating the degradation process.

The main objective of this dissertation is to contribute to the development of innovative


techniques to use fibre glass composites in the field of construction, and more specifically for
reinforcement, repair and protection of concrete structures. To do this, standardized mortar
and concrete samples were developed, notch defects were created on the two structural
grades, then reinforcement by composite bonding was carried out. The mechanical
characterisation of the developed samples was carried out by three main tests: the 3-point
bending and compression tests carried out on the mortar and the 4-point bending and
compression tests carried out on the concrete, A numerical approach using the finite element
method was created in order to validate the experimental approach and those using numerical
software.

Keywords: reinforcement, repair, protection, concrete, mortar, composite materials,


collage, modelling,Modelization, Finite element method.

V
‫ملخص‬

‫ملخص‬

‫إن الحالة الهيكلية للبنية التحتية للخرسانة‪ ،‬موضوع تمت مناقشته في الكثير من األدبيات والبحوث العلمية‪ .‬في‬
‫الواقع غالبًا ما تواجه هذه الهياكل الخرسانية العديد من التغيرات في سلوكها واستخداماتها خالل فترة حياتها تؤدي إلى‬
‫زيادة في تكاليف التشغيل‪ ،‬أو أن نسبة كبيرة منها قديمة وتتطلب تدخالت قصيرة األجل‪ .‬وهذا راجع إلى ظروف التشغيل‬
‫متزايدة المتطلبات‪ ،‬كما أن البيئة العدوانية والزيادة في كثافة وحجم األحمال الزائدة على الطرق هما المسؤوالن إلى حد‬
‫كبير عن تسريع عملية التدهور‪.‬‬

‫الهدف الرئيسي من هذه األطروحة هو المساهمة في تطوير تقنيات مبتكرة الستخدام مركبات األلياف الزجاجية‬
‫في مجال البناء‪ ،‬وبشكل أكثر تحديدًا لتعزيز وإصالح وحماية الهياكل الخرسانية‪ .‬وللقيام بذلك ‪،‬تم تطوير عينات موحدة من‬
‫المالط والخرسانة‪ ،‬و إنشاء عيوب في شكل شقوق على الدرجتين الهيكليتين‪ .‬ثم تم إجراء التعزيز عن طريق الترابط‬
‫المركب و إجراء التوصيف الميكانيكي للعينات المحضرة من خالل ثالثة اختبارات رئيسية‪ ،‬وهي‪ :‬اختبار االنحناء‬
‫والضغط بثالث نقاط الذي تم إجراؤه على المالط ‪ ،‬وكذلك اختبار االنحناء والضغط بأربع نقاط الذي تم إجراؤه على‬
‫الخرسانة ‪ ,‬تم إنشا ء نهج رقمي باستخدام طريقة العناصر المحدودة من أجل التحقق من صحة النهج التجريبي وتلك التي‬
‫تستخدم البرامج العددية‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬تعزيز‪ ،‬تصليح‪ ،‬حماية‪ ،‬خرسانة‪ ،‬مالط‪ ،‬مواد مركبة‪ ،‬الترابط‪ ،‬النمذجة‪ .‬تصميم‪ .‬طريقة العناصر‬
‫المحدودة‪.‬‬

‫‪VI‬‬
Table des matières

Table des matières


Dédicace I

Remerciements III

Résume IV

Abstract V

‫ملخص‬ VI

Table des matières VII

Liste des figures XI

Liste des tableaux XIV

Liste des Abréviations et symboles XV

Introduction générale 02

Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites à base du béton.

I .1Introduction 05

I .2. État actuel des matériaux de construction 05

I .3. Généralité sur les matériaux de constructions 06

I .3 .1. Béton 06

I .3 .2. Composition du béton 06

I .3 .2.1. Ciment 06

I .3 .2.2. Granulats 06

I .3 .2.2.1. Différents types de granulats 07

I .3 .2. 3. Granulats fins (sable) 07

I .3 .2. 4. L’eau de gâchages 08

I .3 .2.5. Adjuvants 08

I.3.3. Domaines d’emploi du béton 09

I.3.3.1. Bâtiment 09

I.3.3.2. Travaux publics 09

VII
Table des matières

I.3.3.2.1. Ponts 09

I.3.3.2.2. Tunnels 09

I.3.3.2.3. Barrages. 09

I.3.3.2.4. Route 09

I.3.3.3. Autres ouvrages 09

I.3.4. Propriétés du béton 10

I.3.5.Avantages et les inconvénients du béton 10

I .3 .5.1. Avantages 10

I .3 .5.2. Inconvénients 10

I .4. Les composites comme élément de renforcement 11

I .4 .1 Définition 11

I .4.2. Constituants des matériaux composites 11

I.4.3. Application des matériaux composites 13

I .4 .4. Classification des matériaux composites 13

I .4. 5 Caractéristiques générales 15

I.4.6. Architecteur des matériaux composite 16

I .4.6.1. Monocouche 16

I.4.6.2. Stratifie 16

I.4.6.3. Sandwichs 17

I.4.7. Avantages et les inconvénients des matériaux composites 17

I .4.7.1. Avantages 17

I .4.7.2. Inconvénients 18

I .5. Comportements mécaniques des structures en béton 18

I .5.1. Comportement en compression 18

I .5.1.1 .Comportement du béton en compression uni-axiale 19

I .5.2. Comportement en cisaillement 20

VIII
Table des matières

I .5.3. Comportement du béton en traction 20

I.5.4. Comportement en flexion 21

I .6. Renforcement et protection du béton 22

I .6. 1. Causes qui conduisent à renforcer les structures 22

I .6. 2. Méthodes de renforcement des structures en béton 22

I .6.2.a) chemisage 23

I .6.2. B) Chemises en acier 23

I .6.2.c) Tôles collées 24

I .6.2.d) Matériaux composites 24

I .6.2.e) Précontrainte additionnelle 25

I .7 Travaux réalisés sur le renforcement et protection du béton 26

I .8 Conclusion 30

Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

II.1. Introduction. 32

II.2. Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques. 32

II.2.1. Matériau utilisé et constitutions. 32

II.2.2. Préparation des échantillons en mortier. 34

II.2.2.1. Mortier. 34

II.3. Méthodologie opérationnelle et préparation des échantillons. 35

II.3.1. Mortier normalisé. 35

II.3.2 Béton normalisé. 37

II.4. Composites de renforcement. 38

II.4.1. Matrice en résine polyester. 38

II.4.2. Renfort en fibre de verre. 39

II.4.3. Préparation du composite. 40

II.5. Essai mécaniques. 40

IX
Table des matières

II.5.1. Essai de flexion. 40

II.5.1.1. Principe de l’essai. 41

II.5.1.2. Machines d’essais flexion. 42

II.5.2. Essai de compression. 45

II.5.2.1. But de l’essai. 45

II.5.2.2 Principe de l’essai. 45

II.5.2.3. Machines d’essais de compression. 46

II.6. Conclusion. 49

Chapitre III : Résultats, modélisation et interprétations.

III.1. Introduction. 51

III.2 .Comportement mécanique des mortiers renforcés par composites. 51

III.2.1. Flexion 3-points. 51

III.2.2. Compression. 53

III.3. Comportement mécanique des Bétons renforcés par composites. 54

III.3.1. Essai de traction par flexion. 54

III.3.2 .Essai de compression 55

III.4. Approche numérique. 56

III.4.1. Introduction. 56

III.4.2. Echelle de modélisation. 56

III.4.3. Modélisation du comportement du béton et mortier. 57

III.4.3.1. Données du problème. 58

III.5. Conclusion. 64

Conclusion générale 66

Référence 68

X
Liste des figures

Liste des figures


Figure. I.1 : Le béton prêt à l'emploi (BPE). 6

Figure I.2 : Des différents types de granulats. 7

Figure I.3 :L’eau de gâchage. 8

Figure I.4 : Représentation schématique d’un matériau composite. 11

Figure I.5 : Différentes familles de renfort. 12

Figure I .6: Les différentes familles de matrice. 12

Figure I.7 : Classification des matériaux composites. 14

Figure I .8: Microstructure d’un matériau composite UD. 15

Figure I.9 : Matériau composite UD. 16

Figure I.10 : Construction d’un stratifié. 17

Figure I.11 : Matériau composite sandwich. 17

Figure I.12 : Courbe contrainte-déformation en compression simple. 19

Figure.I.13 : Courbe typique contraintes - déformations sous compression uni 20


axiale obtenue avec un essai asservi.

Figure I.14 : Courbe de traction contrainte-déformation. 21

Figure 1.15 : Résultats effort-flèche en flexion 3 points de béton. 21

Figure I.16 : Chemisage en acier. 24

Figure I.17 : plaques d’acier collées. 24

Figure I.18 : Techniques de renforcement des structures par matériaux 25


composites.

Figure I.19 : Différents types de réparation par précontrainte additionnelle. 26

Figure I.20 : Augmentation de la charge ultime des dalles renforcées. 27

Figure I.21: Courbes charge-temps pour les dalles renforcées (20x20) cm. 28

Figure I.22: Résistance mécanique en compression des différents bétons. 29

Figure II.1 : Sac de ciment avec du sable normalisé. 34

XI
Liste des figures

Figure II.2 : Etapes nécessaires suivie pour la préparation deséchantillons. 37

Figure II.3 : Résine polyester et fibre de verre. 39

Figure II.4 : Etapes suivies pour le renforcement par collage decomposite. 40

Figure II.5 : Schéma de principe de flexion trois point. 41

Figure II.6 : Schéma de principe de flexion quatre point. 42

Figure II.7 : Appareil d’essais de flexion trois pointe de marque ToniTechnique. 42

Figure II.8 : Procédure de l’essai de flexion trois point. 43

Figure II.9 : appareil -Tecno test- de l’essai de flexion quatre point. 43

Figure II.10 : Procédure de l’essai de rupture par flexion quatre point. 44

Figure II.11 : Principe d’essai de compression. 45

Figure II.12 : Appareil d’essai de compression trois pointe (mortier)de marque 46


Toni Technique.

Figure II.13 : Essai de compression sur mortier. 47

Figure II.14 : Appareil CONTROLAB de compression de béton. 47

Figure II.15 : Moules sur l’essai de compression et de flexion 4-points 48

Figure II.16 : Essai de compression sur béton cylindrique. 48

figure III.1 : Histogramme des résultats de l’essai de flexion 3-points. 53

Figure III.2 : Histogramme des résultats de l’essai de compression. 54

Figure III.3 : Histogramme des résultats de l’essai de flexion 4-points. 55

Figure III.4 : Histogramme des résultats de l’essai de compression. 56

Figure III.5 : Eprouvette modélisée pour la flexion 3 points. 58

Figure III.6 : Distribution des contraintes (iso-valeurs). 60

Figure III.7 : Distribution des déformations (iso-valeurs). 60

Figure III.8 : Distribution des contraintes principales. 60

Figure III.9 : Evolution des contraintes en fonction de la lignemoyenne. 61

Figure III.10 : Ouverture de fissures (25 itérations de calculs). 62

XII
Liste des figures

Figure III.11 : Ouverture de fissures (50 itérations de calculs). 62

Figure III.12 : Comportements mécaniques contrainte-allongementpour chaque 63


cas du mortier.

XIII
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Tableau I.1 : Dosage en adjuvants par rapport au poids du ciment. 8

Tableau I.2 : Propriétés mécaniques du béton. 10

Tableau I.3: Résistance à la flexion pour différents types debétons. 27

Tableau I.4 : Caractéristiques physiques et mécanique des fibresde carbone. 28

Tableau I.5 : Résistance à la compression des différents bétons (enMPa). 29

Tableau II.1 : Dimensions des éprouvettes et essais mécaniques. 33

Tableau II.2 : Propriétés physiques et composition chimique duciment. 33

Tableau II.3 : Les quantités des matériaux utilisés. 35

Tableau I1.4 : Dosage en granulat. 38

Tableau II.5 : Caractéristiques de matrices polyester. 39

Tableau II.6 : Caractéristiques mécaniques des fibres de verre. 39

Tableau III.1 : Résultats de l’essai de flexion 3-point deséprouvettes en mortier. 52

Tableau III.2 : Résultats de l’essai de compression des éprouvettesen mortier. 53

Tableau III.3 : Résultats d’un essai de traction par flexion enbéton. 54

Tableau III.4 : Résultats d’un essai de compression en béton. 55

Tableau III.5 : Dimensionnements des structure (en béton et enmortier). 58

Tableau III.6 : Différentes échantillons utilisées pour la modélisation du mortier 59

Tableau III.7 : Comparaison de données numériques etexpérimentales. 64

XIV
Liste des Abréviations et symboles

Liste des Abréviations et symboles

PRF: polymères renforcés de fibres.


mm: millimètre.
MPA: miga-pascal.
kN : kilo-newton.
g/l: gramme/litre.
𝗌 : Déformation.

𝝑: Viscosité.

Gpa: giga pascal.


SiC: silicium.
BSiC: bore revêtues de carbure de silicium.
UD Unidirectionnel
Fc: Résistance à la compression.

𝒖 : Déformation ultime.

𝝈: Contrainte.

PEBD: Polyéthylène à base densité.


BT: Béton témoin avec sable de dunes.
BV: Béton avec chamotte .
BC: Béton avec vase.
BF: Béton avec fibres métalliques .
BVCF: Béton avec vase, chamotte et fibres métalliques.
𝐒𝐢𝐎𝟐: Silice (S).

𝑨𝒍𝟐𝑶𝟑 : Alumine (A).

𝑭𝒆𝟐𝑶𝟑: oxyde ferreux.

𝑪𝒂O: Chaux (C).

𝑴𝒈O: l’oxyde de magnésium.

𝑺𝑶𝟑: trioxyde de soufre.

°C: Dégrée Celsius.


C: Ciment.

XV
Liste des Abréviations et symboles

S: Sable.
G1 et G2: Granulat 1 et 2.
E/C: Eau /ciment .
Μm: Micromètre.
L: distance en deux appuis.
N/S: newton/ seconds.
𝑹𝒇: La résistance à la flexion .

𝑭𝒇: La charge appliquée au milieu du prisme a la rupture .

𝒃: La côté de la section carrée du prisme.

Rc: La résistance à la compression.


Fc: La charge maximale à la rupture.
𝜎𝐟: Contrainte de flexion.

F: Charge totale appliquée à la rupture en flexion exprimé .


b et h: Sont la largeur et la hauteur de l’éprouvette exprimées.
S: La section de l’éprouvette.
MBSE: Mortier Brute Sans Entaille.
MBAE: Mortier Brute Avec Entaille.
MRSE : Mortier Renforce Sans Entaille.
MRAE: Mortier Renforce Avec Entaille.
BBSE : Béton Brute Sans Entaille.
BBAE: Béton Braute Avec Entaille.

BRSE: Béton Renforce Sans Entaille.

BRAE: Béton Renforce Avec Entaille.

𝒎𝒎3 : millimètres cubes.

XVI
INTRODUCTION
GENERALE
Introduction générale

Introduction générale

Les phénomènes de dégradation du béton sont complexes et variés. Il est nécessaire de les
connaître afin de pouvoir les détecter facilement. Un bon diagnostic est indispensable pour
déterminer le choix de travaux à entreprendre et les produits à utiliser. Rappelons qu'il est
toujours plus économique de protéger un ouvrage, de lui assurer un entretien et un contrôle
périodique que d'attendre une dégradation avancée pour intervenir car cette intervention tardive
sera forcément coûteuse.
Selon son état de dégradation, le traitement qu'il faut administrer au béton est différent. Il
peut s'agit dans une première phase, de corriger des défauts d'esthétique tout en donnant au
matériau sa protection naturelle. A un autre stade de la dégradation, il s'agira de reconstituer le
matériau lui-même tout en évitant que le mal ne se reproduise. Et, si rien n'a été fait, alors qu'il
en était encore temps, il deviendra indispensable de renforcer ou de renouveler la structure.
Depuis une dizaine d’année, une alternative est proposée : il s’agit de renforcer ou de
réparer les ouvrages en béton par des matériaux composites à matrice organique collés
extérieurement sur des structures dégradées. Les matériaux composites, en particulier à base de
fibres de carbone ou le verre ..., de part leur rigidité spécifique, présentent un grand intérêt pour
la réparation. De plus, malgré leur prix moyen, ils présentent un avantage économique car ils
peuvent être mis en œuvre directement sur les structures par moulage au contact, procédé appelé
aussi polymérisation in-situ ou stratification directe. Ceci permet de réduire considérablement les
coûts liés à la manipulation des matériaux ainsi que les problèmes liés aux interruptions des
activités des ouvrages réparés.
L’objectif principal recherché dans notre travail de mémoire est l’évaluation du
comportement mécanique des structures de construction à base de béton et du mortier par le béait
d’un renforcement par matériau composite fibre de verre/résine polyester. Ceci permettant de
donner aux structures une protection cohérente, une nouvelle résistance et une prolongation de
leur durée de vie.
Le travail présenté dans ce mémoire est organisé en trois chapitres à savoir :
 Le premier Chapitre présente une approche théorique sur les matériaux composites de
construction a base de béton et mortier afin de connaître leur comportement mécanique et
les propriétés mécaniques globales et ou de ses différents constituants. Les différents
travaux de recherches dans le domaine du renforcement des structures de construction
soit aussi représentés.

2
Introduction générale

 Le second chapitre présenté dans ce mémoire, traite les principales techniques


expérimentales et conditions d'essai utilisées pour la préparation et le renforcement par
collage d’un composite, des éprouvettes en mortier et ou en béton. La caractérisation
mécanique des échantillons élaborés a été réalisée à travers trois essais principaux : essai
de flexion 3-points, de flexion 4-points et de compression. Les différentes machines mise
en opération pour les différents tests précités sont aussi présentées.
 Le troisième chapitre expose les différents résultats expérimentaux obtenus lors des
essais mécaniques ainsi que leurs interprétations. Une approche numérique basée sur la
méthode des éléments finis a été généré afin de valider l’approche expérimentale et ceux
grâce à un logiciel de calcul numérique. Nous terminons ce mémoire par une conclusion
générale et des perspectives.

3
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I .1 Introduction

Dans ce chapitre, nous nous proposons de décrivant premièrement une approche


théorique sur les matériaux composites de construction émergents qui répondent aux
nouvelles attentes des constructeurs. Afin de connaître le comportement mécanique d’une
structure renforcée, il est nécessaire d’exposer les propriétés mécaniques de ses différents
constituants : béton, mortier, adhésif, matériau composite…..etc. Deuxièmement, le point sera
fait sur les potentiels de développement des couches en composite à matrice
thermodurcissable pour le renforcement extérieur par collage des matériaux de constructions.
Enfin, un bilan général sur les différents travaux dans le domaine du renforcement des
structures en béton.

I .2 État actuel des matériaux de construction


Les infrastructures dans le monde et/ou en Algérie sont un immense réseau de routes, de
bâtiments de l’industrie et de ponts qui doit répondre aux besoins humains, tant économiques
que sociaux, dont leurs états actuel de ces infrastructures est préoccupant. En effet, plusieurs
d’entre eux montrent des signes de détérioration importante, les causes possibles sont
nombreuses : vieillissement des matériaux, la corrosion, l’augmentation de la surcharge
routière, une conception inappropriée, des erreurs commises lors de la construction ou même
une combinaison de ces facteurs. La nécessité de résoudre ces problèmes n’offre que deux
possibilité : reconstruire ou réparer. Or, il est souvent beaucoup moins onéreux de renforcer
certains éléments structuraux que d’effectuer une reconstruction complète de l’ouvrage ou
autre.
Différentes techniques de renforcement externe des structures en béton sont apparues.
L’une des premières à être utilisée est le collage d’éléments d’acier sur les surfaces exposées
aux sollicitations. L’autre est l’émergence des polymères renforcés de fibres (PRF) qui
présentent de nombreux avantages dans à leur utilisation, puisqu’ils affichent un rapport
résistance-poids très élevé et ne corrodent pas. Ainsi, les PRF peuvent à la fois servir au
renforcement en flexion et en cisaillement de poutres en béton armé, aussi bien qu’au
confinement de colonnes de structures saines ou endommagée. [1]

5
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I .3 Généralité sur les matériaux de constructions


I .3.1 Béton

Le béton, depuis son origine, a été réalisé à partir des composants de base qui sont le
ciment, l’eau et les granulats. Le ciment constitue la phase liante du béton, avec une taille de
grains comprise entre 1 et 100 micromètres ; le sable, avec une taille de grains jusqu’à 5 mm
et les granulats ou graviers de grosseur comprise entre 5 et 25mm.Depuis son invention le
béton occupe, la première place en volume d’utilisation des matériaux dans le domaine du
bâtiment et du génie civil. Son intérêt vient de sa grande facilité de mise en œuvre, sa
résistance en compression, sa du rabilité et son faible coût. Il présente également d’autres
qualités, telles une excellente tenue au feu, une grande résistance aux chocs, une bonne
protection contre les radiations nucléaires, etc... [2]

Figure I.1 : Le béton prêt à l'emploi (BPE). [3]

I.3.2 Composition du béton


I.3.2.1 ciment
Est un'' liant hydraulique'' le mot 'liant' veut dire une matière susceptible d'en
agglomérer d'autres. Le qualificatif '' hydraulique '' précise, d'une part, que ce liant durcit à
froid par gâchage à l'eau, sans addition d'un autre corps réactif et, d'autre part, qu'il durcit, non
seulement dans l'air mais également dans l'eau (Bouhmid, 2011). [4]

I.3.2.2 granulats

Les granulats est un fragment de roche destiné à la fabrication d’ouvrage de travaux


publics, de génie civil et de bâtiment. Leur nature et leur forme dépendent de leur provenance

6
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

et des techniques de production. Le granulat est constitué d’un ensemble de grains minéraux
qui selon sa dimensions (comprise entre 0 et 125). Se situe dans l’une des 7 familles suivantes
 Fillers, gravillons, sablons, sables ;
 Graves, ballast ;
 Enrochements.

I.3.2.2.1 différents types de granulats

Les granulats utilisés pour le béton sont d'origine naturelle, artificielle ou recyclée
 «Naturels», lorsqu’ils sont issus de roches meubles ou massives et qu’ils subissent
aucun traitement autre que mécanique (réduction de dimensions) ;
 «Artificiels», lorsqu’ils proviennent de la transformation à la fois thermique et
mécanique de roches ou de minerais ;
 «Recyclés», lorsqu’ils proviennent de la démolition d’ouvrages ou lorsqu’ils sont
réutilisés. [5]

Figure I.2 : Des différents types de granulats. [5]

I.3.2.3 granulats fins (sable)

On définit les sables comme étant la fraction des granulats pierreux dont les grains ont
des dimensions comprises entre 80μm et 05μm ; il s’agit d’une définition globale dont les
bornes varient d’une classification à une autre, ce ’est un matériau dont le diamètre maximal
est inférieur à 6.3mm et dont le passant à 80μm n’excède pas 30% dans le sens le plus
courant, on entend par « sable » les éléments de dimension 0 à 5mm.les fines. [6]

7
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I.3.2.4 L’eau de gâchage


En général toutes les eaux conviennent si elles ne contiennent pas d’éléments nocifs qui
influenceraient défavorablement sur le durcissement (matières organiques telles que le huiles,
les graisses, et les sucres ...) ou la corrosion des armatures (acides humiques, eaux de mer...).
L’eau potable du réseau de distribution convient très bien mais l’eau puisée en eau courante
ou dans la nappe phréatique peut en général convenir. On évitera toujours
l’approvisionnement en eaux stagnante odoriférantes. [7]

Figure I.3 : L’eau de gâchage. [8]

I.3.2.5 adjuvants

Il y a déjà longtemps on a remarquées et étudiées l‘action sur les bétons de ciment de


certains produits employés en faibles quantités. Cependant, ce n‘est que depuis une trentaine
d‘années que sont apparus, de plus en plus nombreux sur le marché, des produits d‘addition
couramment désignés maintenant sous le nom. « D‘adjuvants ». On peut admettre qu‘en
France la proportion de béton « adjuvants »dépasse 10 %. [9]

Tableau I.1 : Dosage en adjuvants par rapport au poids du ciment. [8]

8
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I.3.3 Domaines d’emploi du béton


I.3.3.1 Bâtiment
Le béton tient une place essentielle dans l‘urbanisme moderne. Cela semble normal
lorsqu‘on considère sa participation dans la construction de logements : pour les murs, 80 %
des techniques en individuel, plus de 90 % en collectif pour les structures ; pour les planchers
le béton est pratiquement le matériau idéal, le béton s‘est également largement imposé dans
les autres secteurs de la construction : bureaux, hôpitaux, locaux scolaires, ainsi que dans les
grands édifices publics et les bâtiments industriels.
I.3.3.2 travaux publics
I.3.3.2.1 Ponts
Les progrès techniques, et en particulier l‘évolution des caractéristiques du béton,
permettent de réaliser des portées atteignant plusieurs centaines de mètres.
I.3.3.2.2 Tunnels
Pour les grands tunnels, dont les exemples se multiplient dans le monde, le béton est
soit coulé en place, soit utilisé dans des voussoirs préfabriqués ceux-ci sont posés à
l‘avancement de la machine à forer – le tunnelier.

I.3.3.2.3 barrages
Les grands barrages sont le plus souvent en béton permettant des implantations dans les
sites les plus difficiles.

I.3.3.2.4 route

La chaussée béton prend une part de plus en plus importante dans les grandes voiries
routières et autoroutières, grâce au développement de techniques modernes : béton armé
continu, dalle épaisse, traitement de surface. Les voiries à faible trafic et aménagements
urbains montrent un regain d‘intérêt pour les solutions béton, qui leur assurent durabilité et
faible coût d‘entretien.

I.3.3.3 Autres ouvrages

Il faut également citer les ouvrages hors du commun : structures offshore ou centrales
nucléaires, dont les exigences requièrent des bétons aux caractéristiques mécaniques et à la
durabilité élevées. [10]

9
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I.3.4 Propriétés du béton


Le béton est constitué par le mélange, dans des proportions étudiées, de ciment, de
granulats et d’eau et d’adjuvants, la variation des différentes proportions de ces constituants
se répercutera sur les caractéristiques physiques et mécaniques. Une augmentation de la
quantité d’eau entraîne une augmentation du fluage, du retrait et des tensions internes, elle
équivaut à consommer inutilement du ciment.
Une diminution de l’eau donne des bétons raides, difficilement maniables, le choix des
granulats à une influence sur la fluidité du mélange. Les additions (fumée de silice, cendres
volantes...) influent sur la compacité du béton, et complétant la courbe granulométrique du
béton vers les éléments fins. Les adjuvants améliorent la maniabilité, modifie sa prise et son
durcissement et, dans un certain cas, avoir un rôle d’entraîneur d’air, d’hydrofuges de masse.
[1]
Tableau I.2 : Propriétés mécaniques du béton. [11]

I .3 .5 Avantages et les inconvénients du béton


I .3 .5.1 Avantages

 Se moule, épouse toutes les formes, des plus massives aux plus délicates.
 Peu couteux, facile à fabriquer, peu d’entretien.
 Devient solide comme de la pierre.
 Résiste bien au feu et aux actions mécaniques habituelles.
 Associé à l’acier, il offre des possibilités de constructions très vastes.
I .3 .5.2 Inconvénients
 Faible résistance à la traction.
 Faible isolation thermique.
 Coffrages nécessaires pour sa mise en œuvre.
 Sa destruction entraîne un cout élevé (en cas de démolition) et n’est pas ou peu
recyclable. [12]

10
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I .4 les composites comme élément de renforcement


I .4 .1 Définition
Un matériau composite est constitué de l’assemblage de deux matériaux de natures
différentes, se complétant et permettant d’aboutir à un matériau dont les performances sont
supérieures à celles des composants pris séparément. Un matériau composite est constitué
dans le cas le plus général d’une ou plusieurs phases discontinues répartie dans une phase
continue. La phase discontinue, appelée renfort ou matériau renforçant, est habituellement
plus dure avec des propriétés mécaniques supérieures à celles de la phase continue, appelée
matrice. [13]

Figure I .4 : Représentation schématique d’un matériau composite. [14]


I .4.2 Constituants des matériaux composites
 Un matériau composite est l’association de deux constituants :
 les renforts ;
 La matrice.
Les renforts : ils constituent l’armature ou le squelette du composite, il assure la tenue
mécanique (résistance à la traction et rigidité). Ils sont souvent de nature filamentaire (des
fibres organiques ou inorganiques).
Les renforts fibres se présentent sous diverses formes commerciales :
 Sous forme linéique (fils, mèche etc.)
 Sous forme de tissus surfacique (tissu simple, mats, etc.)
 Sous forme multidirectionnelle (tresse, tissus complexes, etc.)
 Des fibres courtes particulières, dont les caractéristiques mécaniques sont élevées, sont
également développées. Leur utilisation est toutefois limitée du fait des difficultés de
fabrication.

11
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Figure I.5 : Différentes familles de renfort. [15]

Matrice : La matrice lie les fibres, répartie les efforts et assure la protection chimique.
Par définition, c’est un polymère ou une résine organique. En plus de ces deux constituants de
base, il faut rajouter : une interface qui assure la compatibilité renfort- matrice, qui transmet
les contraintes de l’un à l’autre sans déplacement relatif.
Des produits chimiques entrent aussi dans la composition du composite, l’interphase…
etc. qui peuvent jouer sur le comportement mécanique, mais n’interviennent pratiquement
jamais dans le calcul de structure composite. [15]

Figure I.6 : Les différentes familles de matrice. [15]

12
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I.4.3 Applications des matériaux composites

L’éventail des applications des matériaux composites sont très large à savoir :
 Electricité et électronique : isolants, supports de disjoncteurs et de circuits imprimés...
 Bâtiments et travaux publics : habitations, cheminées d’usine, piscines, coffrages,
cloison, portes, sanitaires...
 Transports routiers : pièces de carrosseries, roues, calandres, ressorts de suspension,
sièges...
 Transports ferroviaires : voitures, avant de motrices, gaines de ventilation...
 Transports maritimes : hovercrafts, vedettes, voiliers de compétition... Transports
aériens : avion de tourisme, pièces d’avion : bords d’attaque, volets, dérives pales
d’hélicoptères, disques de freins d’avion...
 Transport spatial : corps de propulseurs, réservoirs...
 Mécanique générale et divers : bras de robots manipulateurs, corps de vérins,
tuyauteries, bouteilles de gaz sous pression. [16]

I .4 .4 Classification des matériaux composites


La classification des composites peut être effectuée selon la forme des composants ou
suivant leurs natures.
a) Suivant la nature des constituants
 Composites à matrice organique : (résine, charges) avec :
 Fibres minérales : verre, carbone etc.
 Fibres organiques : Kevlar, polyamides, etc.
 Fibres métalliques : bore, aluminium, etc.
 Composites à matrice métallique :(alliages légers et ultralégers d’aluminium,
de magnésium, de titane), avec
 Des fibres minérales : carbone, carbure de silicium (SiC) ;
 Des fibres métalliques : bore
 Des fibres métallo-minérales : fibres de bore revêtues de carbure de silicium
(BSiC).
 Composites à matrice minérale : (céramique), avec
 Des fibres métalliques : bore ;
 Des particules métalliques : cermets ;
 Des particules minérales : carbures, nitrures, oxydes réfractaires.

13
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

b) Suivant la morphologie
Une manière simple consiste à les classer par les formes des renforts (selon leurs
morphologies). Les composites sont donc divisés en quatre catégories suivante :
 Composites à renforts de particules : Le renfort est considéré comme une particule si
toutes ses dimensions sont approximativement égales et petites devant les autres
dimensions du matériau. Les particules dures sont dispersées aléatoirement dans la
matrice moins rigide.
 Composites à renforts de paillettes : Les paillettes ont une dimension très faible par
rapport aux autres dimensions. La dispersion de ces « particules minces » est
généralement aléatoire. Cependant, les paillettes peuvent être rangées parallèlement
l’un à l’autre afin d’avoir des propriétés plus uniformes dans le plan.
 Composites à renforts de fibres : Une fibre a une longueur bien supérieure aux
dimensions de la section transversale. Ce type de composites peut être divisé selon les
renforts : en fibres discontinues (courtes) ou en fibres continues (longues).
 Composites stratifiés : Un stratifié se compose d’au moins deux couches minces de
matériau .Les couches peuvent être constituées de différents matériaux monolithiques
comme dans les métaux plaqués ou de même matériau composite empilé selon
différentes orientations comme pour des stratifiés composites a renforts de fibres
longues.
Ce dernier devient une classe hybride du composite comportant à la fois le composite à
renfort de fibres et la technique de stratification. [17]

Figure.I.7 : Classification des matériaux composites. [17]

14
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I.4.5 Caractéristiques générales


Un matériau composite se compose dans le cas le plus général, d’une ou de plusieurs
phases discontinues réparties dans une phase continue ; dans le cas de plusieurs phases
discontinues de natures différentes, le composite est dit hybride. La phase discontinue est
habituellement plus dure avec des propriétés mécaniques meilleures que celles de la phase
continue. La phase continue c’est la matrice et la phase discontinue est appelée renfort ou
matériau renforçant.

Figure. I.8 : Microstructure d’un matériau composite UD. [18]

Les propriétés des matériaux composites résultent :


 Des propriétés des matériaux constituants ;
 De leur distribution géométrique ;
 De leur interaction, etc.
Ainsi, pour accéder à la description d’un matériau composite, il sera nécessaire de
spécifier :
 La nature des constituants et leurs propriétés ;
 La géométrie du renfort, sa distribution ;
 La nature de l’interface matrice-renfort.
La géométrie du renfort sera caractérisée par sa forme, sa taille, la concentration du
renfort, sa disposition (son orientation), etc. la concentration du renfort est habituellement
mesurée par la fraction volumique (fraction en volume) ou par la fraction massique (fraction
en masse). La concentration du renfort est un paramètre déterminant des propriétés du
matériau composite. Pour une concentration donnée, la distribution du renfort dans le volume
du composite est également un paramètre important. Une distribution uniforme assurera une «
Homogénéité » du matériau : les propriétés du composite seront indépendantes du point de
mesure.

15
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Dans le cas d’une distribution non uniforme du renfort, la rupture du matériau sera
initiée dans les zones pauvres en renfort, diminuant ainsi la résistance du composite. Dans le
cas de matériaux composites dont le renfort est constitué de fibres, l’orientation des fibres
détermine l’anisotropie du matériau composite. Cet aspect constitue une des caractéristiques
fondamentales des composites : la possibilité de contrôler l’anisotropie du produit fini par une
conception et une fabrication adaptée aux propriétés souhaitées. [18]

I.4.6 Architecteur des matériaux composites

On distingue :

I .4.6.1 Monocouche

Les monocouches représentent l’élément de base de la structure composite. Les


différents types de monocouches sont caractérisés par la forme du renfort : à fibres longues
(unidirectionnelles UD, réparties aléatoirement), à fibres tissées, à fibres courtes. [19]

I.4.6.2 Stratifie

Figure I.9 : Matériau composite UD. [18]

Un stratifié est constitué d’un empilement de monocouches ayant chacune une


orientation propre par rapport à un référentiel commun aux couches et désigné comme le
référentiel du stratifié (Figure I.10).
Le choix de l’empilement et plus particulièrement des orientations permettra d’avoir des
propriétés mécaniques spécifiques. [20]

16
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Figure I.10 : Construction d’un stratifié. [20]


I.4.6.3 Sandwichs

Matériaux composés de deux semelles (ou peaux) de grande rigidité et de faible


épaisseur enveloppant une âme (ou cœur) de forte épaisseur et faible résistance. L’ensemble
forme une structure d’une grande légèreté. Le matériau sandwich possède une grande légèreté
en flexion et c’est un excellent isolant thermique. La figure ci- après représente un matériau
composite Sandwich. [18]

Figure. I.11 : Matériau composite sandwich. [18]


I.4.7 Avantages et les inconvénients des matériaux composites
I .4.7.1 Avantages

 Gain de masse.
 Mise en forme de pièces complexes (principe du moulage) et réduction du nombre
d’interfaces (boulonnage, rivetage et soudure sur structures métalliques).
 Grande résistance à la fatigue.
 Faible vieillissement sous l’action de la corrosion.

17
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

 Insensibles aux produits chimiques « mécaniques » comme les graisses, huiles,


liquides hydrauliques, peintures, solvant, pétrole.

I .4.7.2 Inconvénients

 Vieillissement sous l’action de l’eau et de la température


 Attention aux décapants de peinture qui attaquent les résines époxydes.
 Tenue à l’impact moyenne par rapport aux métalliques.
 Meilleure tenue au feu que les alliages mais émission de fumées parfois toxiques pour
certaines matrices.
 Coût parfois prohibitifs, le gain en coût est surtout valable pour des grandes séries.
[16]
I .5 Comportements mécaniques des structures en béton
En construction civil ou industriel, le béton est sans doute le matériau le plus utilisé
pour la mise en œuvre. Afin de mener à bien le calcul de n’importe quel structure, il est
nécessaire de connaître la réponse de ce matériau aux diverses sollicitations. L’une des
caractéristiques du béton est un comportement différent en traction et en compression : il est
beaucoup plus résistant en compression. C’est la raison pour laquelle il est souvent considéré
comme ayant une résistance nulle en traction lors des calculs réglementaires de structures. Ce
comportement, en traction et en compression, est fortement influencé par les mécanismes
internes d’altérations qui conduisent à une perte de raideur.

I .5.1 Comportement en compression

La résistance en compression est le paramètre de base pour le béton, elle définit souvent
une classe de résistance dont sont censées découler beaucoup d’autres propriétés. Le
comportement de béton en compression est traduit principalement par une relation contrainte-
déformation, cette relation est présentée schématiquement à la figure I.12. On peut distinguer,
à déformation croissante, trois phases de comportement :
1. Une phase de comportement analogue à celui d’un matériau homogène et élastique, se
traduisant par une relation à peu près linéaire entre la contrainte et la déformation.
2. La phase de développement de la microfissuration qui entraine une incurvation
progressive de la courbe jusqu’à l’atteinte du maximum de contrainte.
3. La phase de développement des surfaces de fracture et d’une fissuration plus ou
moins généralisée, c’est-à-dire la propagation progressive de la rupture.

18
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Figure I.12 : Courbe contrainte-déformation en compression simple. [21]

I .5.1.1 Comportement du béton en compression uni-axiale

La courbe typique contrainte - déformation pour un béton à la compression uni- axiale,


figureI.14, présente un comportement linéaire élastique jusqu'à environ 30% de la résistance
maximale à la compression, fc. Au-delà de la valeur limite d'élasticité, la courbe enregistre
une augmentation graduelle en courbure évaluée autour de 75 à 90% de la résistance ultime à
la compression, fc. Au-delà du pic, la courbe présente une partie descendante dans le cas d'un
essai asservi (déformation contrôlée) jusqu'à la rupture par écrasement à une déformation
ultime (u). Pour une contrainte avoisinant 30% de fc, les fissures avant chargement restent
presque inchangées. Pour une contrainte entre 30 et 50% de fc, les fissures commencent à
s’étendre à cause des concentrations des contraintes aux pointes de celles-ci. Pour une
contrainte entre 50 et 70% de fc, quelques nouvelles fissures apparaissent dans le mortier et
d’autres fissures s’étendent lentement. Si la charge reste constante, les fissures se propagent à
une vitesse décroissante jusqu'à ce qu’elles atteignent leurs longueurs finales. Pour des
contraintes élevées, de larges fissures atteignent les dimensions critiques causant
éventuellement la rupture.

19
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Figure.I.13 : Courbe typique contraintes - déformations sous compression uniaxiale obtenue


avec un essai asservi. [22]

I .5.2 Comportement du béton en cisaillement

Les essais de cisaillement utilisés pour l’étude des matériaux composites permettent de
connaitre le comportement au cisaillement (contrainte et module de cisaillement) soit selon
une sollicitation dans le plan des couches (cisaillement inter laminaire), soit selon une
sollicitation perpendiculaire aux couches (cisaillement intra- laminaire). Ces essais sont très
souvent difficiles à mettre en œuvre, portant sont très importants pour l’étude d’un matériau
composite. Plusieurs méthodes d’essais existent et chacune présente quelques inconvénients.
Les contraintes de cisaillement, dans les composites (unidirectionnels), jouent un rôle
important sur la dégradation des interfaces et par-là même sur la tenue en service de ces
matériaux. L’essai de flexion trois points est bien adapté à la caractérisation de cette influence
car il permet de contrôler ces contraintes en jouant sur l’élancement de l’éprouvette. [23]

I .5.3 Comportement en traction

La résistance mécanique du béton en traction reste inférieure au 1/10 de celle en


compression. Différents types d’essais peuvent être entrepris pour caractériser le
comportement de ce matériau sous sollicitations de traction. Cependant cette technique reste
d’une mise en place lourde et nécessite un appareillage spécifique tant au niveau de la presse
que de l’éprouvette. En traction, le comportement se compose des phases suivantes : Avant
l’atteinte du pic, le comportement est presque linéaire, puis une non-linéarité apparaît à
l’approche du pic. Juste après le pic, la résistance chute considérablement jusqu’à s’annuler
pour un déplacement largement supérieur à celui correspondant à la résistance maximale.

20
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Figure I.14 : Courbe de traction contrainte-déformation. [24]

I.5.4 Comportement en flexion

Les essais de flexion qu’on appelle aussi « traction par flexion » ont l’avantage de
retranscrire de manière plus réaliste ce qui se passe dans beaucoup d’éléments structuraux.
Les essais de flexion trois points réclament quelques précautions. En effet, sont souvent
rencontrés, au cours de l’essai, des tassements dus au matage du béton par les rouleaux
d’appuis. Ceci entraîne une variation de la position absolue de la fibre comme le montre la
courbe de la figure I.15.
Il faut donc que la référence de mesure de la flèche soit indépendante du tassement. Par
ailleurs, des dispositifs de limitation des tassements d’appuis peuvent être utilisés.

Figure I.15 : Résultats effort-flèche en flexion 3 points de béton. [23]

21
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I .6 Renforcement et protection du béton

Dans les ouvrages en béton, il est possible de classer les éléments constitutifs en deux
catégories les éléments verticaux (poteaux, voiles) et les éléments horizontaux (poutres,
dalles). Aux différents stades de l’évolution de la vie de l’ouvrage, de l’étude à la fin de vie de
l’ouvrage, plusieurs raisons peuvent conduire à renforcer les ouvrages afin de maintenir leur
sécurité ou leurs fonctions. On peut dès lors citer une mauvaise conception, une mauvaise
réalisation (positionnement d’armatures passives par exemple) ou encore des défauts de
durabilité. Une des solutions envisageables consiste à appliquer des matériaux composites sur
la plupart des éléments béton standards. Ce type de réparation peut permettre d’augmenter les
résistances à rupture, augmenter la ductilité, limiter les ouvertures de fissures. [24]

I.6.1 Causes conduisant le renforcement

Les causes qui conduisent à renforcer la structure sont nombreuses, chaque cas doit être
considéré comme un cas particulier, qui doit subir un traitement spécifique. Les causes les
plus fréquentes sont :
 Accroissement des charges qui sollicitent la structure, exemple : changement d’usage
de la structure, augmentation du niveau d’activité, installation de machinerie lourde
dans les bâtiments industriels, etc.
 Défauts dans le projet ou dans l’exécution, exemple : une insuffisance de ferraillage,
mauvaise disposition des armatures, matériaux de mauvaise qualité, dimensions
insuffisantes des éléments structurels .etc.
 Rénovation des structures anciennes,
 Dégâts dans la structure : corrosion et diminution de la section des armatures dans le
béton, impacts contre la structure, incendies.

I.6.2 Méthodes de renforcement des structures en béton

Le choix de la méthode de réparation et des matériaux à mettre en œuvre est défini en


fonction de la nature et de l’importance des désordres constatés, en tenant compte des critères
économiques des matériaux de construction, des conditions de chantier et des contraintes de
site. Le principe du renforcement ou de la réparation consiste en adjonction de matière dans
les zones où les sections sont trop sollicitées. Une section devient trop sollicitée si, du fait
même des dispositions adoptées ou du changement des conditions d’exploitations, les efforts
appliqués sont supérieurs à ceux pris en compte dans les calculs (problème du renforcement),
ou bien si la résistance a diminué par suite de dégradation (problème de la réparation).

22
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Selon les cas étudiés, il est nécessaire de faire intervenir la notion de protection de
l'ouvrage visant à assurer par exemple des fonctions d'étanchéité ou à limiter les phénomènes
de corrosion, la notion de réparation visant à restituer les caractéristiques initiales de portance
(rigidité – résistance) et éventuellement, la notion de renforcement ayant pour objectif
d'améliorer les performances de la structure vis-à-vis de conditions d'exploitations modifiées
ou d'augmenter la durée de vie de l'ouvrage. Différentes technologies de réparation et de
maintenance des ouvrages sont couramment utilisées depuis de nombreuses années. [25]

a) chemisage

Le chemisage en béton résulte une augmentation de la section du poteau et cela se fait


par l’addition des armatures longitudinales et transversales à l’élément déjà existant et puis la
mise en place d’un nouveau béton d’enrobage. Cette technique est appliquée pour les poteaux
afin d’assurer les besoins suivants :
 Augmentation de la portance ;
 Augmentation de la résistance en flexion et au cisaillement ;
 Augmentation de la capacité de déformation Le chemisage en béton peut
Être continu entre les étages ou discontinu. Dans le cas d’un chemisage des poteaux
pour assurer une augmentation de flexion cela conduit à un renforcement continu,
contrairement dans le cas du renforcement pour améliorer la capacité de résistance et de
déformation vis-à-vis de l’effort tranchant, alors un chemisage discontinu est demandé. Pour
la continuité entre les étages, les barres doivent passer à travers des trous fait dans les dalles,
en plus des trous sont faits dans la fondation pour faire une continuité entre les éléments. [26]

b) Chemises en acier

Le renforcement des poteaux de sections circulaires ou rectangulaires avec des chemises


en acier permet d’améliorer considérablement la résistance sismique des poteaux ainsi que
leur ductilité. Toutefois, cette technique est onéreuse et exige une main-d’œuvre qualifiée. Les
chemises en acier pourraient éventuellement être utilisées dans les installations industrielles
possédant un nombre restreint de poteaux nécessitant un renforcement, vu le coût élevé de
l’acier. Cependant, dans le cas des bâtiments à usage d’habitation où plusieurs poteaux
doivent être renforcés.

23
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Figure I.16 : Chemisage en acier. [26]

c) Tôles collées

Le renforcement de la structure par plats métalliques, mieux connue sous le nom de


procédé l’Hermite, consiste à réaliser un collage de tôles d’acier sur les supports de béton. La
tôle joue à la fois le rôle de coffrage et d’armatures. Pour que l’adhérence entre l’acier et la
colle ait une bonne tenue, les tôles utilisées doivent subir toute leur préparation en usine
(découpage, sablage…). L’emploi de ce mode de réparation est particulièrement limité, à
cause de sa mise en œuvre difficile et onéreuse.

Figure I.17 : plaques d’acier collées. [25]

d) Matériaux composites

La technique de renforcement par des matériaux composite pour les éléments


structuraux porteurs est l’une des technique efficaces pour la l’accroissement de la résistance
de ces derniers. Cette technologie possède une application simple, peu exigeante en main-
d’œuvre, et n’est pas dérangement pour les occupants des ouvrages. [27]

24
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

Figure I.18 : Techniques de renforcement des structures par matériaux composites.

a) Renforcement des poutres, b) poteau circulaire en BA confiné par matériaux


composites. [28]
Un processus généralement pareil pour les étapes de la mise en place des matériaux
composites, malgré la variation de l’installation du système de renforcement d’un installateur
ou d’un fabricateur à l’autre. Ce processus peut se résumer par :
1. Inspecter la condition de surface de l’élément de structure à renforcer.
2. Réparer les fissures et les surfaces effritées avec une injection d’époxyde et du mortier
à résine époxydique.
3. Préparer la surface de l’élément de structure (avec des meules à main et du sablage
humide au besoin) en éliminant les saillies et en s’assurant que le profil est adéquat.
4. Appliquer une couche d’apprêt puis du mastic de vitrier afin d’assurer l’adhérence des
feuilles de fibres.
5. Appliquer une première couche d’agent d’imprégnation.
6. Appliquer les feuilles de fibres sur la surface, comme s’il s’agissait de papier peint.
7. Appliquer une deuxième couche d’agent d’imprégnation, une fois que les feuilles
auront bien durci, généralement au bout d’une heure.
8. Répéter les étapes 6 et 7, jusqu’à ce que toutes les couches de fibres soient installées.
[27]
e) Précontrainte additionnelle

Cette technique consiste à renforcer une structure à l’aide de câbles de précontrainte ou


de torons gainés graissés généralement, disposés à l’extérieur du béton. La précontrainte
additionnelle va introduire dans la structure des sollicitations complémentaires, qui vont
compenser les défauts de dimensionnement ou de conception ou pour supporter des efforts
supplémentaires, suite à des modifications des conditions d’exploitation Cette technique
permet de :

25
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

a) Aspect général

La conception d'un câblage additionnelle, lorsque des dispositions spéciales n'ont pas
été prévues au moment du projet initial, doit être étudiée en intégrant, dans la flexion de
l'étude trois aspects essentiels : · L'injection et l'obturation des fissures. · Prise en compte du
changement éventuel du schéma statique de la structure ou l'élément structural concerné. ·
Préconisation de la démontrabilité de la précontrainte.

b) L'injection des fissures

Les ouvrages à répare présentent généralement des fissures d'ouverture variable. Il


convient donc, dans tous les cas, d'injecter préalablement les fissures, même si cette opération
est longue, pour amoindrir les effets de la non-linéarité et reconstituer, dans la mesure du
possible, un solide élastique et homogène.

c) Changement du schéma statique

Il est rare que l'on cherche à modifier le schéma statique initial théorique d'une
structure, en le renforçant ou en le réparant, indépendamment de l'évolution du schéma
statique réel due à la fissuration.

d) Démontage de la précontrainte

Dans tous les cas, la précontrainte additionnelle doit être démontable pour pouvoir être
facilement remplacée en cas de défaillance. Il peut arriver qu'on la souhaite réglable pour
contrôler, dans le temps, l'effort de précontrainte additionnelle appliquée et optimiser
l'efficacité de la réparation. [29]

Figure I.19 : Différents types de réparation par précontrainte additionnelle. [25]

26
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I .7 Travaux réalisés sur le renforcement et protection du béton

De nombreux chercheurs ont mené de nombreuses expériences sur le renforcement et la


protection du béton parmi eux:

AKCHICHE Hamida : [30] a réalisée des éprouvette prismatique (100*100*400


𝑚𝑚3) en béton classique et de fibre '' Dokar " de palmier dattier de la région d'Ouargla, et
teste en flexion quatre point, les résultats de la résistance à la flexion des composites à l’âge
de 28, 80, 180 jours.
Les résultats de la résistance à la flexion pour différents types du béton sont présentés
dans le tableau I.3. Où l'on note la résistance à la flexion de béton fibré est légèrement
supérieure par rapport le béton classique, car les fibres travaillent mieux à la flexion.

Tableau I.3 : Résistance à la flexion pour différents types de bétons. [30]

Résistance à la flexion en MPa


Désignation
28 jours 80 jours 180 jours

Béton classique 6.53 6.58 6.66

Béton fibré 7.20 7.40 7.88

GHERDAOUI Moufida : [31] a réalisé un renforcement des dalles témoins par une
seule couche et deux couches de composite, la surface du composite de ces dalles est (20 x
20) cm², testé en flexion, les résultats montrés dans la figure I.20 montrent l’augmentation de
la charge des dalles renforcées par rapport à la dalle saine. Ils remarquent que l’ajout d’une
couche de composite fait augmente la capacité ultime de la dalle de 13,5% en moyenne, et
l’ajout de deux couches augmente cette capacité de 17,5% en moyenne.

Figure I.20 : Augmentation de la charge ultime des dalles renforcées. [31]

27
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

La figure I.21 rassemble les courbes charge-temps correspondant à différentes dalles


(une dalle renforcée par une seule couche et une autre renforcée par deux couches avec la
dalle non renforcée).

Figure I.21: Courbes charge-temps pour les dalles renforcées (20x20)cm. [31]
Ce résultat montre que l’ajout d’une couche de composite a une influence sur la charge
de rupture, et la même chose pour l’ajout de deux couches de composite. Cependant, les gains
en charge dus au la composite sont très modestes pour les spécimens renforcés par une
couche, comparativement aux spécimens témoins. [31]
Riad BENZAID : [32] a réalisé des éprouvette cylindrique Ø160 x 320 mm, de béton
testé en traction renforce par des bandes en fibres de carbone de 25 mm de large et 250 mm de
longueur totale, Les résultats obtenus lors des essais de traction sur des éprouvettes avec 1 pli
de fibres de carbone sont présentés dans le Tableau I.4. Où l'on note que la résistance à la
traction de la fibre varie d'un éprouvette à l'autre et ainsi pour la déformation longitudinale a
la rupture des fibres.

Tableau I.4 : Caractéristiques physiques et mécanique des fibres de carbone. [32]

N° Résistance à la traction des fibres Déformation longitudinale à la


(MPa) rupture des fibres (%)
d’éprouvette

1 4160 1.58

2 4028 1.64

3 3989 1.61

4 4136 1.68

5 4080 N/D

Moyenne 4079 1.62

28
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

ABOUTAIR Amel : [33] a réalisés des éprouvettes cylindriques de dimensions (11x22


cm3) en béton, entre les plateaux d’une presse hydraulique, et testé en compression. Les
essais effectués sur les bétons à différents âges (7, 28 et 90) jours sont donnés présentés dans
le tableau I.5 suivant.

Tableau I.5. Résistance à la compression des différents bétons (en MPa). [33]

Temps 7j 28j 90j


Type de béton

BT (béton témoin avec sable de 40,25 73,30 117,75


dunes)

BV (béton avec chamotte) 62,20 94,40 140,55

BC (béton avec vase) 81,75 118,20 151,20

BF (béton avec fibres 98,10 147,15 192,50


métalliques)

BVCF (béton avec vase, 91,90 139,25 181,25


chamotte et fibres métalliques)

Figure I.22. Résistance mécanique en compression des différents bétons. [33]

Les résultats de la résistance à la compression du béton diffèrent (BT, BV, BC, BF,
BVCF) à l’âge de 7, 28, 90 jours, et le tableau I.3 et la figure I.22 montre que la résistance des
types de béton à 90 jours est supérieure à sa résistance à 8 jours et 28 jours.

29
Chapitre I : Théorie des matériaux et structures composites a base du béton

I.8 Conclusion

Ce chapitre reprend un certain nombre de théories et d’études réalisées dans le cadre de


la réparation et le renforcement par collage des structures de génie civil par l’emploi de
matériaux composites.

Dans une première partie, sont présentées les analyses bibliographiques qui présentent
l’élément de base structurel qui est le béton, leur propriété, ainsi que leurs comportements vis-
à-vis différents sollicitations mécaniques. Dans une seconde partie, sont présentées les
matériaux composites globalement, ainsi que les recherches entreprises dans le cadre de
l’opération de la réparation et le renforcement des structures par des matériaux composites.
Une synthèse sur l’ensemble des recherches et résultats conduites au cours de cette opération
de recherche est présentée.

30
CHAPITRE II :
METHODOLOGIES
OPERATIONNELLES ET ESSAIS
MECANIQUES
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

II.1 Introduction
Le renforcement par matériaux composites trouve son origine dans les structures de
construction à cause des différentes dégradations survenues lors de leurs utilisations. Ce
renforcement consistait à coller des couches combinais de résine et de fibres de verres (ou
autres) afin de conférer à la structure une nouvelle résistance et prolonger leur durée de vie.
Ce présent chapitre synthétise de façon détaillée les principaux techniques
expérimentales et conditions d’essais utilisées afin de clarifier l’objectif capital de cette
recherche qui est le renforcement et/ou réparation de structures en béton et en mortier par
collage de matériaux composites. A cet effet, l’élaboration des échantillons en mortier et en
béton normalisées a été effectuée, le renforcement a été établi par le collage d’un composite à
matrice polymère thermodurcissable combinée par fibre de verre. La caractérisation
mécanique des échantillons élaborés a été réalisée par 3 essais principaux à savoir : essai de
flexion 3-points et de compression pour les échantillons en mortier, et essai de flexion 4-
points et de compression pour les échantillons en béton.

II.2 Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques


II.2.1 Matériau utilisé et constitutions
Dans ce travail, nous cherchons à renforcer des structures en matériaux de construction
par un composites à matrice résine polyester combinai avec des fibres courtes de verre. Pour
ce faire, des échantillons en béton de construction et en mortier constitués d’une matrice
cimentaire combinaient avec de sable (mortier) et de gravier (béton), sont élaborées.

À partir des données précédentes, et conformément à la norme européenne NF EN


12390-3 pour la préparation d’un mortier et béton normalisés, les composites sable/ciment et
sable/gravier/ciment ont été préparés pour être testés dans cette étude.

Pour ce faire, le mélange de cément, sable et eau et/ou gravier (Figure0.1) sont malaxés
selon certains critères, pour la préparation des (03) éprouvettes pour les testés en flexion 3-
points, en compression, ou en flexion 4-point. Le tableau II.1 ci-dessous récapitule les
différents essais mécaniques utilisés ainsi que les dimensions des échantillons attribuées.

32
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

Tableau II.1 : Dimensions des éprouvettes et essais mécaniques.

Echantillons Dimensions mm3 Testes mécanique Normes

Mortier 40×40×160 Flexion 3-points NA-234

50x 50 x 50 Compression NA-234

Béton 100x100x4000 Flexion 4-points NF EN 12390-3

160x320 Compression NF EN 12390-3

 Ciment
Le ciment utilisé pour la confection de nos éprouvettes est de type CPJ-CEMII/B de
classe 42,5 produit par la cimenterie de ELMA LABIODH (TEBESSA) (Figure II.1). En plus,
le tableau II.2 montre les propriétés physiques et les compositions chimiques du ciment
utilisé.

Tableau II.2 : Propriétés physiques et composition chimique du ciment. [34]

 Sable
Le sable utilisé est un “sable normalisé, de bonne granulométrie qui doivent contenir
des grains fins, moyens et gros. Les grains fins se disposent dans les interstices entre les gros
grains pour combler les vides. Ils jouent un rôle important, ils réduisent les variations
volumiques, les chaleurs dégagées (Figure II.1).

33
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

Figure II.1 : Sac de ciment avec du sable normalisé.


 L’eau
L’eau de gâchage utilisée est celle du robinet (eau potable).
II.2.2 Préparation des échantillons en mortier
II.2.2.1 Mortier
Le mortier est un matériau composite de construction, obtenu par mélange homogène
d’une matière inerte (sable) avec une matière active (liant), le tout gâché avec certaine
quantité d’eau. Le mortier pouvant satisfaire à une variété d’exigences dans le domaine de la
construction. Le mélange mortier contient en volume une partie de liant pour trois parties de
sable normal, avec ces proportions le liant remplit les vide du sable, c’est à dire que 1m3 de
sable plus 1/3 de m3 de liant ne fournit qu’un m3 de mortier
1 𝒎𝟑 de sable + 1/3 liant (𝒎𝟑) = 1 𝒎𝟑de mortier.
Il existe deux façons de formuler le mortier
a) Dosage en volume
Les quantités des composantes des mortiers sont déterminées et ajustées en volume. Le
mortier se dose de manière générale de façon assez simple 1 volume de ciment, 2 à 4 volumes
de sable pour 1/2 de volume d’eau.
b) Dosage en poids
Le dosage en poids d’un mortier est le poids de liant inclus dans un mètre cube de
mortier fini Selon les masses volumiques, la quantité de mélange et de matériaux qui le

34
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

composent nous donnera des résultats différents en matière de construction. Pour la


préparation des 3 éprouvettes (40x40 x160) (Tableau II.3). [35]

Tableau II.3 : Les quantités des matériaux utilisés.

Les matériaux utilisés La quantité (g).

Sable sec 1350


Ciment 450
Eau 225

II.3 Méthodologie opérationnelle et préparation des échantillons


II.3.1 Mortier normalisé
Dans notre recherche, l’élaboration des mortiers normalisés pour être renforcés par
collage des couches en composite et testées mécaniquement, nécessites l’utilisation et
l’intégration des outils expérimentales mentionnés en détails ci-dessous. Les étapes qui
viennent englobent la préparation des échantillons en mortiers :
1. La mise en poids des différents éléments constitutifs du mortier à l’aide du balancier
(Figure II.2.a).
2. Le malaxeur étant en état de fonctionnement, verser l’eau dans le récipient, puis ajouter
le ciment (Figure II.2.b).
3. Mettre le malaxeur à vitesse lente pendant une minutes dans les (30s) seconds dernières
introduire le sable.
4. Mettre le malaxeur a vitesse rapide pendant deux minutes
5. Arrêter le mouvement du malaxeur et racler les parois et le fond du récipient de façon
qu’aucune partie du mortier n’échappe au malaxeur.
6. Reprendre le malaxage pendant deux minutes à une vitesse rapide
7. Le moulage est effectué au moyen de l’appareil à choc.
8. Disposer le mortier sur une plaque non-réactive au ciment absorbante.
9. Former une galette approximativement rectangulaire partagée en six (06) fractions
sensiblement égales (Figure II.2.c)
10. Introduire dans chacun des compartiments une fraction de la galette.

35
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

11. Retirer le moule de la machine, débarrasser et araser le surplus de mortier avec une
règle métallique à déplacer en mouvement de scie sur la longueur des éprouvettes.
12. Identifier des éprouvette sur le moule (ex : S1.B2 .SD3) (Figure II.2.d).
13. Le moule remplie de mortier est conservé dans une armoire humide (98 %) et à une
température de 20°C ±2 et sans empilage les uns sur les autres.
14. Au bout de 24 heures de conservation procéder au démoulage des éprouvettes avec
précaution.
15. Marquer les éprouvettes « code d’échantillon, lieu d’échantillon : S1.B2 .SD3 » sans
utiliser la face de compression puis immerger dans l’eau à une température de 20°C ± 1
jusqu’à le moment d’essai.
16. Les éprouvettes doivent être sortie de l’eau au moins 15 minutes avant l’essai et
essuyées avec chiffon.
17. L’âge des éprouvettes est compté à partir du moment de malaxage jusqu’à début
d’essai.
18. Entreposer les échantillons dans l’eau à 20±1 °C jusqu’au moment de l’essai de rupture
(après 28 jour).

36
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

Figure II.2 : Etapes nécessaires suivie pour la préparation des échantillons.


II.3.2 Béton normalisé
En plus de mortier, la préparation du Béton s’effectuée de la même façon que celle du
mortier, sauf il est nécessaire d’additionner le granulat afin d’augmenter la résistance
mécanique.
Les granulats doivent avoir une bonne granulométrie dont le diamètre varie de plus petit
au plus gros. Les granulats que nous avons utilisés (tableau II.4), sont de natures concassés
(3/8, 8/16). Dans un béton, l’ordre des grandeurs (en %) des constituants sont en générale
identifier selon le dosage suivant :
Détermination des pourcentages C, S, G1 et G2
 Dosage en ciment : 350 Kg / 𝑚3 ;
 Volume absolu du ciment : 350 /3.1 = 112.90 𝑑𝑚3 ;
 Rapport E/C : 0 ,52 ;
 Dosage en eau : 183 litres ;
 Volume absolu des éléments secs : 1000,183 = 817 litres ;
 Pourcentage de ciment : 112,90 /817 = 13 ,82 %.
37
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

Tableau II.4 : Dosage en granulat.

Granulat Proportion

Sable Carrière 0/3 32%

Sable dune 10%

3/8 15%

8/16 25%

16/25 18%

II .4 Composites de renforcement

L’apparition d’une dégradation sur une structure en béton demande une réparation. Et
peut aussi nécessiter un remplacement. Les matériaux composites à base de fibres de verre
constituent une bonne solution pour le renforcement ainsi que pour la réparation de ces
structures. L’élaboration d’une couche de composite nécessite l’utilisation d’une matrice
thermoplastique en résine et des fibres intégrés. Les différentes constitutions utilisées sont :

II.4.1 Matrice en résine polyester

C’est la résine la plus utilisée dans les composites de grande application. Elles passent
successivement de l’état liquide visqueux initial à l’état de gel, puis à l’état de solide
infusible. La réaction du durcissement dépend de la réactivité de la résine, et de la forme de
l’objet fabriqué (épaisseur, etc.). Suivant leur module d’élasticité, les résines polyesters sont
classés en résines souples résines semi-rigides et résines rigides (Tableau II.5).

Les résines habituellement utilisées dans la mise en œuvre des matériaux composites
sont de type rigide, leurs avantages sont :

 Une bonne rigidité résultant d’un module d’élasticité assez élevé.


 Une bonne stabilité dimensionnelle
 Une bonne mouillabilité des fibres et des tissus.
 La facilité de mise en œuvre.
 Un faible coût de production. [36]

38
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

Tableau II.5 : Caractéristiques de matrices polyester. [37]

II.4.2 Renfort en fibre de verre


Ces fibres sont fabriquées à partir de verre fondu qui passe dans une filière, chauffé par
effet Joule, qui comporte 50 à 800 trous d’un diamètre de l’ordre de 10 à 100 μm. Elles sont
disponibles dans le commerce sous forme de bobines (découpage à la demande) ou sous
forme de morceaux prédécoupés de 3, 6, 12, et 50 mm de long. Ils sont regroupés en trois
types. La fibre de verre classique (silice, soude, chaux), la fibre de verre au zirconium et la
fibre de verre au borosilicate.
Tableau II.6 : Caractéristiques mécaniques des fibres de verre [38].

Ces fibres sont généralement caractérisées par les propriétés suivantes :


 bonne adhérence avec la matrice ;
 disponibilité sous toutes les formes (coupées, continues ...) ;
 bonne résistance à l’humidité et à la corrosion ;
 conductivité thermique relativement faible [38].

Figure II.3 : Résine polyester et fibre de verre.


39
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

II.4.3 Préparation du composite

1) Tout d’abord un processus de soufflage a été effectué sur tous les échantillons afin de
crée un surface rigoureux adhérent.
2) La résine polyester a été mélangée avec un durcisseur afin de réduire le temps de
durcissement.
3) La surface des échantillons a été enduisez premièrement par une couche de résine.
4) Les fibres de verre sont ensuite posées de façon aléatoire sur toutes les surfaces.
5) Une deuxième couche de la résine a été enduisez encore au-dessus des fibres de verre.
6) Les échantillons ont été laissées sécher pendant une période suffisante avant être testés

Figure II.4 : Etapes suivies pour le renforcement par collage de composite.

II.5 Essai mécaniques


II.5.1 Essai de flexion
L’essai le plus couramment utilisé pour les matériaux de construction est l’essai de
flexion. La résistance à la flexion est le premier objectif recherché dans le mortier et béton à

40
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

différente variante. Il s’effectue en général sur des éprouvettes prismatiques de côté a reposant
sur deux appui.
 Soit sous charge concentrée unique appliquée au milieu de l’éprouvette de mortier
(moment maximal au centre) appelé la flexion trois point.
 Soit sous deux charges concentrées, symétriques, égales, appliquées au tiers de la
portée de l’éprouvette de béton (moment maximal constant entre les deux charges)
appelé flexion quatre point. [39]

II.5.1.1 Principe de l’essai


L’essai de flexion trois points et quatre point consiste à soumettre une éprouvettes caler
entre deux mors de la presse hydraulique de géométrie standardisée prismatique (béton et
mortier).
A un moment de flexion trois point dans le mortier par application d’une charge au
moyen d’un rouleau supérieur et de deux rouleaux inférieurs (figure II.5). Les éprouvettes
prismatiques (40*40*160 mm), sont placées soigneusement sur les deux rouleaux d’appui
inférieurs distancés de l = 100 mm, et bien centrées de telle sorte que l’axe longitudinal des
rouleaux (supérieurs et inférieurs) soit orthogonal à l’axe de l’éprouvette.

Figure.II.5 : Schéma de principe de flexion trois point. [40]

La flexion 4 point effectuée sur les échantillons en béton par application de deux charge
au moyen d’un deux rouleau supérieur et de deux rouleaux inférieurs (figure II.6). Les
éprouvettes prismatique (100*100*400 mm), sont placées soigneusement sur les deux
rouleaux d’appui inférieurs distancés de l (l=300) de façon à laisser 50 mm à chaque
extrémité l’éprouvette et bien centrées de telle sorte que l’axe longitudinal des rouleaux
(supérieurs et inférieurs) soit orthogonal à l’axe de l’éprouvette.

41
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

Figure.II.6 : Schéma de principe de flexion quatre point. [41]


II.5.1.2 Machines d’essais flexion
Une machine d’essai de flexion 3 point et qui est une presse de force et de dimension
appropriées à l’éprouvette de mortier à tester et répondant aux prescriptions. L’essai
s’effectué sur une machine automatique de flexion du type " Toni technique " avec une charge
verticale et une vitesse de 50 N/S +10 N/S jusqu’à la rupture.

Figure II.7 : Appareil d’essais de flexion trois pointe de marque Toni Technique.
La résistance à la flexion est mesurée sur 8 éprouvettes prismatiques (mortier) de
dimensions (40*40*160 mm). Les éprouvettes sont soumises à un essai de flexion trois (3)
points selon la norme NA 234 (Figure II.8). Les résultats de résistance à la flexion obtenus
après 28 jours de séchage.

42
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

La résistance à la flexion sera calculée au moyen selon l’équation :


𝑹𝒇= (1.5*𝑭𝒇*l/𝒃𝟑 )
Ou
𝑹𝒇 : est la résistance à la flexion, en N ;
𝑭𝒇 : est la charge appliquée au milieu du prisme a la rupture, en Newton ;
𝒃 : est la côté de la section carrée du prisme, en millimètre ;
𝒍 : est la distance entre les appuis, millimètre.

Figure.II.8 : Procédure de l’essai de flexion trois point.


La machine type Tecno test de flexion quatre point pour faire l’écrasement de
l’éprouvette prismatique (100*100*400mm) brut et protégé en béton.

Figure II.9 : appareil -Tecno test- de l’essai de flexion 4 point.

43
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

La résistance à la flexion quatre points en béton obtenus après 28 jours de séchage


provient de la moyenne des résultats sur quatre échantillons. L’appareil utilisé est une presse
hydraulique – Tecno test- de flexion dont la capacité maximale est de …. En rupture.
L’expression des résultats pour exprimer la contrainte de rupture en flexion, est donnée par la
relation :

𝟑∗𝐋∗𝐅
𝜎𝐟=
𝟐∗𝐛∗𝒉𝟐


σf: Contrainte de flexion en (N/mm2)
F : charge totale appliquée à la rupture en flexion exprimé en N.
L : la portée en mm,
b et h : sont la largeur et la hauteur de l’éprouvette exprimées en mm

a- L’éprouvette protège avant b- L’éprouvette protège après


l’écrasement. l’écrasement.

c- L’éprouvette brute avant d- L‘éprouvette brute après


l’écrasement. l’écrasement.

Figure II.10 : Procédure de l’essai de rupture par flexion quatre point.

44
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

II.5.2 Essai de compression

Parmi toutes les sollicitations mécaniques, la résistance du béton en compression a été


la plus étudiée, vraisemblablement parce qu’elle projette généralement une image globale de
la qualité d’un béton et mortier , puisqu’elle est directement liée à la structure .

II.5.2.1 But de l’essai

L’essai a pour but de connaître la résistance à la compression. L’éprouvette étudiée est


soumise à une charge croissante jusqu’à la rupture. La résistance sera évaluée en utilisant des
échantillons en forme de prismatique de béton et mortier et cylindre de béton.

II.5.2.2 Principe de l’essai

Les éprouvettes confectionnées, ajustées entre les deux plateaux de la presse. Le plateau
supérieur étant fixe, le plateau inférieur sur lequel est posée l’éprouvette est mobile. En
remontant celui-ci écrase le corps de l’éprouvette contre le plateau supérieur.

Des extensomètres, placés sur la face latérale de l’éprouvette permet de mesurer les
valeurs de la déformation. L’effort est appliqué progressivement à vitesse de chargement
constante (N/S) jusqu’à rupture Pour chaque étape de chargement, la valeur de l’effort vertical
ainsi que la déformation correspondante sont enregistrées, et ce jusqu’à la rupture totale de
l’éprouvette qui se traduit par l’arrêt de la presse.

L’essai de compression ainsi achevé. La force maximale F est donnée dès que la rupture
est enclenchée. Cette force est enregistrée et la contrainte de rupture.

Figure II.11 : Principe d’essai de compression. [42]

45
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

II.5.2.3 Machines d’essais de compression

La machine utilisée pour l’essai de compression est une presse hydraulique (TONI
TECKNIQUE) avec une charge verticale et avec une vitesse 2400 N/S + 200 N/S jusqu’à
rupture.

Figure II.12 : Appareil d’essai de compression trois pointe (mortier) de marque Toni
Technique.

Des essais de compression (Rc) ont été réalisés par écrasement sur les demi- éprouvettes
de mortier prismatiques selon la norme NA 234. La résistance à la compression est calculée à
partir de la moyenne de 16 essais effectués sur les demi- éprouvettes précédemment.

La résistance à la compression sera calculée selon l’équation :

Rc= Fc/1600

Ou

Rc : est la résistance à la compression, en N/𝑚𝑚2 ;

Fc : est la charge maximale à la rupture en N.

1600= 40mm*40mm est Lair des plateaux ou des plaques auxiliaires, en millimètre.

46
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

Figure II.13 : Essai de compression sur mortier.

La machine utilisée est de type CONTROLAB, pour faire l’écrasement de béton. A


l’aide d’une Presse de compression de capacité 2000KN à asservissement hydraulique, en
contrôlant la vitesse de chargement. Le pilotage de la presse est assuré par un logiciel qui
donne les résultats sous forme numérique. L’essai est mené sur des deux éprouvettes de forme
cylindrique (320x160 mm); norme [NF EN 12390- 3]) Figure II.14.

Figure II.14 : Appareil CONTROLAB de compression de béton.


47
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

L’éprouvette, une fois rectifiée doit être centrée sur la presse d’essai, la charge de
rupture est la charge maximale enregistrée au cours de l’essai. La contrainte de résistance à la
compression est le rapport entre la charge de rupture et la section transversale de l’éprouvette.
La résistance à la compression est donnée par l'équation suivante :

RC = F/S

Avec :
RC : Résistance en compression en MPA,
F : Charge maximale, exprimée en Newtons ;
S : la section de l'éprouvette.

Figure II.15 : Moules Our l’essai de compression et de flexion 4-points.

Figure II.16 : Essai de compression sur béton cylindrique.


48
Chapitre II : Méthodologies opérationnelles et essais mécaniques

II.6 Conclusion

Dans ce chapitre, l’objectif principal est le renforcement et la réparation des structures


en mortier et béton par collage d’un matériau composite à fibre de verre. Nous avons
initialement présenté les différents matériaux utilisés et le détail des différentes formulations
pour l’élaboration des éprouvettes. Les différentes méthodes d’essais mécaniques dans le
cadre de cette étude ainsi que les machines d’essais mécaniques sont aussi présentées.

49
CHAPITRE III :
RESULTATS, MODELISATIONS
ET INTERPRETATIONS
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

III.1 Introduction

L’utilisation des fibres synthétiques (par exemple de verre ou de carbone) immergées


dans une matrice en résine pour renforcer les matériaux cimentaires de constructions, est une
solution technique innovante. L’un des principaux matériaux actuellement utilisés dans le
renforcement des structures de constructions par collage est les composites verre/résine
polyester.
L’objectif principal recherché de ce chapitre est l’identification du comportement
mécanique des matériaux de constructions élaborés à base de béton et ou de mortier
renforcées par collage extérieur aux moyen des composites issues des fibres de verres et de
matrice en résine polyester, et ceux pour une éventuelle utilisation dans des applications
structurelles et non structurelles. À cet effet, les essais de flexion 3- points, et de compression
ont été effectués sur les échantillons en mortiers (brutes et entaillés) tandis que les essais de
flexion 4-points ont été effectués sur les échantillons en bétons (aussi brutes et entaillés), et
ceux après 28 jours de séchage afin d’identifier leur comportement mécanique (forces et
contraintes à la rupture). Par conséquence, la modélisation du comportement mécanique des
deux types de matériau de construction a été proposée afin de faire une validation des résultats
expérimentaux obtenus.

III.2 Comportement mécanique des mortiers renforcés par composites


III.2.1. Flexion 3-points

Les résultats expérimentaux révèlent les propriétés mécaniques moyennes issues de


l’essai de flexion 3-points en termes de forces et contraintes ultimes, obtenus pour les
différents mortiers élaborés brutes et renforcés sont présentés dans le tableau III.1.
Compte-tenu des essais précisés précédemment, les conditions d’essai définies par la
température ambiante ainsi que le taux d’hygrométrie lors de l’essai doivent être précisés.
L’ensemble de la procédure expérimentale permet de déterminer les propriétés mécaniques
moyennes, attribué aux temps de l’essai, des échantillons en mortiers ou en bétons après 28
jours de durcissement.
Les résultats mentionnées dans le tableau précédent (III.1) en termes de forces ultimes
et contraintes à la rupture obtenues par l’essai de flexion 3-point des éprouvettes en mortier
brutes et renforcés, montres des augmentations significatives dans la résistance à la flexion.
Cette augmentation se traduit par des valeurs égale à 33.7 % enlevée pour les mortiers
renforcés par composite comparée aux mortiers non renforcés.

51
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

De même façon, une augmentation a été enregistrée pour les mortiers pré-entaillés
renforcés par composite comparée aux mortiers pré-entaillés non renforcés, qui égale à 43.44
%. De plus, le temps pour qu’un essai se déroule jusqu’à la rupture, enregistre une
augmentation pour les mortiers renforcés par collage par rapport aux mortiers non renforcés,
cela traduit par le fait que l’on peut contrôler une structure lors d’une dégradation brutale (par
exemple séisme). Cela indique aussi que le renforcement par collage de matériau composite
(verre /résine) joue a un rôle majeur dans l’amélioration de la résistance et la durée de vie de
échantillons.

Tableau III.1 : Résultats de l’essai de flexion 3-point des éprouvettes en mortier.

Type Force Valeurs Contrainte Valeurs Temps


d’éprouvette moyenne moyenne
(N) (MPA) (S)

MBSE 2884.61 6.75 20.6

2777.77 6.50
MBSE 2670 .94 6.25 20.1

MRSE 3769.23 8.82 48.3

3713.67 8.69
MRSE 3658.11 8.56 46.5

MBAE 1948.71 4.56 13

1989.31 4.65
MBAE 2029.91 4.75 15

MRAE 2978.63 6.97 35.5

1625.56 6.67
MRAE 2726.49 6.38 35.0

L’analyse précitée des résultats extraits du tableau III.1 est représentée dans
l’histogramme figuré ci-dessous.

52
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

résultat obtenue aprés 28 jours de séchage

10
8,69

6,5 6,67
8
Resistence (MPa)

6 4,65

0
MBSE MPSE MBAE MPAE

Figure III.1 : Histogramme des résultats de l’essai de flexion 3-points.


III.2.2. Compression
À travers l’essai de compression, des échantillons en mortiers brutes (sans
renforcement), et renforcées par collage de matériaux composites, sont testées. Les résultats
de tests de compression sont enregistrés dans le tableau III.2.
Tableau III.2 : Résultats de l’essai de compression des éprouvettes en mortier.

Type Force Valeurs Contrainte Valeurs Temps


d’éprouvette (N) moyenne (MPa) moyenne (s)

36160 22.6 19
38080 23.8 20
MBSE 40080 25.05
40480 25.3 22
45600 28.5 24
80640 50.4 36.5
78880 49.3 37
MRSE 79360 49.60
78080 48.8 36
79840 49.9 38
40160 25.1 25.5 S
37120 23.2 20.5 S
MBAE 52800 37148 33 23.21 26 S
18512 11.57 11 S
79680 49.8 37
77280 48.3 37
MRAE 76640 67680 47.9 38.55 35
77120 48.2 38.5

53
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

À travers ces résultats, on note que des augmentations significatives dans la résistance à
la compression ont été marquées. Cette augmentation se traduit par des élévations égale à 98.0
% enlevée pour les mortiers renforcés par composite comparée aux mortiers non renforcés.
Des augmentations de 66.09 % ont été marquées pour les mortiers pré-entaillées renforcés par
composite comparée aux mortiers pré-entaillées non renforcés.
La figure III.2 représente l’histogramme des données établies par le tableau III.2.

49,6
50 38,55
Resistence (MPa)

40
25,05 23,215
30
20
10
0
MBSE MPSE MBAE MPAE

Figure III.2 : Histogramme des résultats de l’essai de compression.

III.3 Comportement mécanique des bétons renforcés par composites


III.3.1 Essai de traction par flexion
Dans cette recherche, le béton utilisé destiné à la caractérisation mécanique, est un
béton classique courant utilisant des gravillons de (3/8, 8/16), des sables 0/3 et un dosage de
ciment 350 kg/m3. Le comportement mécanique du béton a été identifié dans un essai de
traction par flexion. Cet essai a été réalisé sur une machine de flexion CONTROLAB avec
une capacité de charge maximale de 200 KN. Des éprouvettes prismatiques en béton, de
dimensions 100×100×400 mm ont été testées, le tableau III.3 récapitule les résultats de ces
tests.
Tableau.III.3: Résultats de l’essai de traction par flexion des échantillons en béton.

Type d’éprouvette Force (N) contrainte (MPA) Temps (s)


BBSE 46577.77 12,9 23
BRSE 40533.33 19,6 35
BBAE 45866.66 10,4 18
BRAE 69688.88 13,1 32

54
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

L’analyse de ces résultats montre que toujours les échantillons en bétons renforcés par
collage de matériau composite ont des résistances supérieures que celle des échantillons en
bétons non renforcé, soit brutes ou pré-entaillées. Cette supériorité se traduit par 52% et 26 %
respectivement pour les bétons renforcés et pré-entaillées renforcés.

20 19,6
18
16
12,9 13,1
Resistence (MPa)

14
10,4
12
10
8
6
4
2
0
BBSE BPSE BBAE BPAE

Figure III.3 : Histogramme des résultats de l’essai de flexion 4-points.


III.3.2 Essai de compression
Les bétons durcis ont des lois de comportement quasi-linéaires. Les paramètres qui
régissent ces lois sont déterminés à partir d’essais de compression. Le paramètre le plus
déterminant est la résistance en compression σc, qui est mesurée dès que le matériau reçoit 99
% de leur résistance et ceux à partir du 28 jours de durcissement par écrasement d’éprouvettes
cylindriques de 300 mm de haut et de 150 mm de diamètre conservés dans l’eau à 20 ± 2°C.
Les résultats de cet écrasement sont déterminés dans le tableau III.4.
Tableau.III.4. Résultats de l’essai de compression pour les échantillons en béton.

Type d’éprouvette Force (N) contrainte (MPA) Temps (s)

BB 4278.94 34.06 11
BR 5400.17 42.99 31

Des augmentations peut aller jusqu’à 26.21 % enregistrées pour les échantillons en
béton renforcées par collage de matériaux composite, et ceux par rapport aux échantillons en
béton brutes (non renforcées). De plus le temps de déroulement de l’essai de compression
pour les échantillons en béton renforcées est presque trois (03) fois supérieur comparé au celle

55
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

du temps pour les échantillons en béton non renforcées, ce ci traduit par le fait qu’on a
toujours un temps de contrôle lors d’un dégât d’endommagement.

45 42,99
40
34,06
35
Resisencr (MPa)

30
25
20
15
10
5
0
BB BP

Figure III.4 : Histogramme des résultats de l’essai de compression.

III.4 Approche numérique

III.4.1 Introduction

L’approche numérique réalisé par la méthode des éléments finis constitue l’un des
compléments stratégique de l’approche théorique et expérimentale pour étudier le
comportement des matériaux de construction en béton et ou en mortier renforcées par
matériaux composites. L’objectif principal de la modélisation est d’utiliser, valider et
familiariser avec la méthode de calcul aux éléments finis, par le biais du logiciel de calcul
(CASTEM), les résultats obtenus par les essais mécaniques. Il s’agit de l’étude du rôle de
renforcement par collage extérieure sur le comportement mécanique d’une poutre en mortier
et en béton sur deux brutes et fissurées.

III.4.2 Echelle de modélisation


Afin de modéliser finement le comportement des structures, il est nécessaire de tenir
compte le plus précisément des phénomènes ayant lieu au niveau macroscopique. La loi de
comportement d’un matériau est attachée à un volume élémentaire représentatif, dont la taille
est liée aux hypothèses de la mécanique des milieux continus. Avant d’intégrer ces lois dans
un modèle géométrique, il convient de préciser les différentes échelles de calculs pour que le
calcul soit fiable, efficace, réaliste et admissible en termes de coût et de performance. Trois
échelles de modélisation de structures par éléments finis peuvent être distinguées :

56
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

 L’échelle globale

A cette échelle, c’est le comportement inélastique de la section courante, prise dans son
ensemble, qui est défini des lois de chaque matériau (béton, acier….etc). Celles-ci sont
intégrées sur la section pour construire, d’une part, des lois moments-courbures et efforts
normaux-allongements et, d’autres part, des courbes d’interaction ou de couplage moments-
efforts.
Cette approche globale conduit en général à des temps de calcul réduits mais elle ne
permet pas de définir précisément les comportements locaux, en particulier la fissuration,
parce qu’elle intègre globalement les phénomènes. Cette approche est également limitée aux
structures de type poutres, car sa généralisation aux plaques reste très délicates.

 L’échelle semi-globale
S’agit d’une échelle intermédiaire, dans laquelle l’élément fini de structure (poutre,
plaque ou coque) conserve ses hypothèses de structure (Navier ou Navier-Bernoulli par
exemple), et l’évolution du matériau dans une direction (la hauteur de la poutre) est prise en
compte, soit en décomposition en couches, soit par une intégration spécifique dans cette
direction. Cela conduit à une approche fiable et réaliste.

III.4.3 Modélisation du comportement du béton et mortier


Le comportement du béton et ou du mortier est toujours difficile à modéliser. Cette
difficulté est liée à de nombreux paramètres tels que : la forte hétérogénéité des constitutions,
la dissymétrie du comportement en traction et en compression, les microfissures réparties de
manière aléatoire etc… Des recherches ont été menées depuis longtemps sur le comportement
mécanique du béton et mortier dans l’espoir de mieux comprendre les mécanismes de rupture
de ce matériau et plusieurs théories ont été développées ; à savoir, la mécanique de la rupture,
la théorie de la plasticité, la théorie de l’endommagement, la méthode de fissuration discrète,
la méthode de fissuration distribuée. Tous ces modèles permettent de modéliser le
comportement du béton à l’aide d’une approche éléments finis.

Néanmoins, la modélisation du comportement mécanique du béton n’est pas


entièrement résolue et reste un domaine de recherche. Par conséquent, il faut élaborer dans un
premier temps un modèle fiable qui représente correctement le comportement complexe du
béton et dans un deuxième temps simple pour qu’il soit aisé de l’utiliser pour la modélisation
des structures en béton.

57
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

III.4.3.1 Données du problème


L’étude réalisée dans le laboratoire nous exige le travail sur des poutres en mortier avec
des dimensions bien déterminées (normalisées), Grace à la modélisation, le comportement des
poutres est peut être décrit et nous pouvons le comparé avec le modèle réel. Les poutres
utilisées sont représentées dans la figure ci-dessous.
Remarque : La modélisation du comportement mécanique du béton est très difficile à
réaliser à cause des différentes caractéristiques élémentaires qui le constituent, pour cela le
comportement du mortier est pris en compte.
Tableau III.5 : Dimensionnements des structure (en béton et en mortier).

Types d’essais Types d’éprouvette


Mortier
Flexion 3 points

Pour commencer, et pour simplifier les calculs nous avons donc établis la modélisation
de la poutre en deux dimensions (2D). Les deux appuis sont espacés de 100 mm entre eux.

Figure III.5 : Eprouvette modélisée pour la flexion 3 points.

58
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

Pour les caractéristiques du mortier, nous avons utilisé le modèle d’endommagement


permettant une meilleure approche du calcul. En effet, la courbe d’élasticité du mortier
soumis à la flexion étant croissante linéaire, deux valeurs de déformations peuvent
correspondre à une même contrainte, l’une dans la zone élastique (phase croissante) et l’autre
dans la zone de fissuration (décroissante). Cette caractéristique est due à l’hétérogénéité du
matériau (fissuration aux points faibles).
Tableau III.6 : Différentes échantillons utilisées pour la modélisation du mortier.

Echantillon en
mortier brute
sans
renforcement

Echantillon en
mortier brute
avec
renforcement

Echantillon en
mortier entaillé
sans
renforcement

Echantillon en
mortier entaillé
avec
renforcement

59
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

Cas 1 : Mortier brute sans entaille

Dans ce qui suit, la représentation des déformations et contraintes principales sont


illustrées respectivement. Le comportement du matériau est considéré linéaire élastique. Le
calcul des paramètres nécessaires pour la modélisation (comme le module de Young et
coefficient de poisson) est extrait dans la littérature.

Figure III.6 : Distribution des contraintes (iso-valeurs).

Figure III.7 : Distribution des déformations (iso-valeurs).

FigureIII.8 : Distribution des contraintes principales

60
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

La courbe de variation des contraintes en fonction de la ligne de dimension moyenne de


l’éprouvette et donnée dans la courbe ci-dessous (la symétrie est toujours présente).

Figure III.9 : Evolution des contraintes en fonction de la ligne moyenne.


Cas 2 : mortier pré-fissuré
On prend maintenant en compte le temps dans l’étude de la déformation de notre
éprouvette. On utilise pour cela l’opérateur ≪ PAS A PAS ≫ qui permet de faire une étude
ave force appliquée variable.
La formule σ = E*ε est valable pour un comportement élastique, mais en règle
générale, c’est la formule σ = E*(1-D)*ε qui est la plus juste, D étant l’endommagement de
l’élément, compris entre 0 et 1.
Si D=0, on est en élastique (et on retrouve la première formule), mais si D=1, on n’est
plus capable d’avoir de contraintes, c’est là qu’apparaissent fissures.
Pour ce faire, nous allons utiliser une échelle 1:1 entre le déplacement et le temps, afin
de faciliter les calculs :
d(t)=d(0) x λ(t) → on considère que d(0)=1.
On réalise un premier calcul Pas à pas de 50 itérations, nous obtenons la figure II.7.

61
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

Figure III.10 : Ouverture de fissures (25 itérations de calculs).

FigureIII.11 : Ouverture de fissures (50 itérations de calculs).


On peut alors visualiser les fissures pour n’importe quel pas de calcul. On voit
clairement la fissure principale à mi- travée et les fissures secondaires de part et d’autre du
centre de la poutre en rouge. On peut également noter le non symétrie du modèle. Cela parait
logique puisque le mortier est un matériau hétérogène.
Les courbes contraintes en fonction de l’allongement de chaque cas, attribués aux
mortiers réalisés expérimentalement, sont représentées dans la figure III.12. L’analyse de ces
courbes montre que le renforcement du mortier par collage extérieur par matériau composite
verre/résine polyester permettant à une augmentation significative dans la résistance à la
flexion 3-points, que ce soit pour le mortier brut renforcé ou le mortier pré-fissuré renforcé.
Mortier brute sans entaille (MBSE).

62
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

Mortier brute sans


entaille (MBSE)

σmax = 6.12

Δl = 1.5 mm

Mortier brute avec


entaille (MBAE)
σmax = 5.25
Δl = 0.9 mm

Mortier renforcé
sans entaille
(MRSE)
σmax = 9.09
Δl = 2.1mm

Mortier renforcé
avec entaille
(MRAE)
σmax = 6.04
Δl = 1.7 mm

Figure III.12 : Comportements mécaniques contrainte-allongement pour chaque cas du


mortier.

63
Chapitre III : Résultats, modélisations et interprétations

Le tableau ci-dessous III.7 récapitule une comparaison entre les résultats extraites de
l’expérimentale comparées aux résultats extraites de la modélisation. Une concordance est
trouvée avec une faible erreur.

Tableau III. 7 : Comparaison des données numériques et expérimentales.

Type d’éprouvette Valeur expérimentale Valeur numérique STD


Contrainte(MPA) Contrainte(MPA)

MBSE 6.50 6.12 0.26

MRSE 8.69 9.09 0.28

MBAE 4.65 5.25 0.42

MRAE 6.67 6.04 0.44

III.5 Conclusion
Lors de ce chapitre, deux parties sont présentées, l’une dévoile les interprétations des
résultats expérimentaux obtenus lors des essais mécaniques, l’autre représente une approche
numérique par la méthode des éléments finis afin de valider l’approche expérimentale. Grace
à un logiciel numérique, une modélisation et des hypothèses simplificatrices sont utilisées
pour se rapprocher du modèle réel et avoir des résultats exploitables. Les résultats obtenus
lors de ces deux approches (expérimentale et numérique) un bon compromis entre eux soit
obtenu.

64
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale

Conclusion générale

L’objectif principal visé à travers cette étude de recherche entre dans le cadre de
l’évaluation du comportement mécanique de structures de construction, renforcées par collage
de matériaux composites en fibres verre. Nous nous sommes intéressés particulièrement aux
cas de poutres en béton et en mortier, brutes et ou présentant un défaut. Nous avons utilisé les
matériaux composites pour restaurer et augmenter la capacité de résistance ainsi que leur
durée de vie portante des poutres à la flexion et à la compression. Par conséquence, la
modélisation du comportement mécanique des structures de construction a été proposée afin
de faire une validation des résultats expérimentaux obtenus.
Sur la base des résultats de cette étude il est possible de mettre en évidence les
conclusions principales suivantes :
 L’essai de flexion 3-points des échantillons en mortier brut et renforcé, montre des
augmentations significatives dans la résistance à la flexion. Cette augmentation peut
atteindre 33.7 % pour les mortiers renforcés par composite comparée aux mortiers non
renforcés.
 Pour les mortiers pré-entaillés renforcés par composite, une augmentation dans la
résistance à la flexion qui égalent à 43.44 % soit obtenue comparée aux mortiers pré-
entaillés non renforcés.
 Ces augmentations dans la résistance enregistre des temps de déroulement de l’essai
jusqu’à la rupture plus long, ce qui nous donne un intervalle de secours par exemple lors
d’un dégât d’endommagement.
 pour l’essai de compression des échantillons en mortier renforcé comparés à celle brut,
des augmentations aussi significatives dans la résistance à la compression, qui se traduit
par des élévations égale à 98.0 %. En revanche, des augmentations de 66.09 % pour les
mortiers pré-entaillées renforcés par composite comparée aux mortiers pré-entaillées non
renforcés.
 L’essai de traction par flexion effectué sur des échantillons en béton brut et renforcé
par collage de matériau composite, ce dernier ayant des résistances mécaniques
supérieures que celle des échantillons en bétons non renforcé, soit brutes ou pré-entaillées.
Cette supériorité se traduit respectivement par 52 % et 26 %.
 L’essai de compression réalisé sur des échantillons de béton brut et renforcé, des
augmentations peut aller jusqu’à 26.21 % enregistrées pour les échantillons en béton
renforcées par collage de matériaux composite, et ceux par rapport aux échantillons en

66
Conclusion générale

béton brutes (non renforcées). Le temps de déroulement de l’essai de compression pour


les échantillons en béton renforcées est presque trois (03) fois supérieur comparé au celle
du temps pour les échantillons en béton non renforcées.
 Une approche numérique fondée sur la méthode des éléments finis a été réalisé, des
champs de déplacements, de déformations et d contraintes sont générées dans la structure.
Les résultats obtenus par notre modèle numérique montrent une bonne adéquation à ceux
obtenus expérimentalement. La visualisation de la propagation des zones endommagées et
de la fissuration dans le mortier reste cohérente aux vues des résultats obtenus dans la
partie expérimentale de notre étude.
Enfin, on peut dire que la réparation et le renforcement des poutres, en utilisant des
matériaux composites demeure un sujet d’intérêt, notamment au point de vue des méthodes de
calcul et de dimensionnement, de même qu’au point de vue de l’évaluation de leur durabilité
en service.

Perspectives
Les travaux expérimentaux effectués dans cette mémoire ont été menés pour étudier
l'effet de renforcement par collage de matériaux composites des structures de construction et
ceux sur les propriétés mécaniques du mortier et du béton. Au regard des résultats obtenus, de
nombreuse perspectives peuvent être envisagées à savoir:
 Elargir l’étude sur d’autres structures (par exemple en béton armé);
 Possibilité de faire le renforcement in situ c’est-à-dire dans leur environnement;
 Evaluation par modélisation numérique des propriétés thermique du béton et ou béton
armé.

67
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