Ngoa Brenda Darielle
CMD3 Pigier Yaoundé
Devoir de expression écrite ou morale
Sujet: l’école a telle toujours sa valeur dans la société ?
L'école est une institution sociale majeure qui remplit des missions
essentielles pour la société comme pour les individus. On lui attribue
deux grandes missions complémentaires :l’instruction et la
socialisation . L'école participe à l'élaboration des savoirs et la
maîtrise des règles sociales, c'est-à-dire les savoirs scolaires, mais
aussi le savoir être et l'apprentissage d'une culture commune.
Selon Émile Durkheim, l'école, dans les sociétés à solidarité
organique, où la cohésion sociale est plus fragile, est un rempart à
l’anomie(affaiblissement du lien social) car elle forge une conscience
collective au travers des normes et valeurs qu’elle véhicule.
Elle participe également à la formation du citoyen, et par le diplôme,
elle est une clé de l'insertion dans le monde du travail. Aujourd’hui le
diplôme est devenu indispensable pour accéder à un emploi stable.
Les emplois non qualifiés ont quasiment disparu dans l’hexagone et
le baccalauréat, qu’il soit général ou professionnel, est devenu un
minimum exigé dans le monde du travail. Ainsi, sans l'école, les
individus ne peuvent acquérir des qualification nécessaires à tout
type d’emploi.
L'école est un lieu d'interactions. La socialisation est dite « verticale »
à travers l'apprentissage mais aussi « horizontale » (entre les élèves
d'une même classe par exemple). Cela peut avoir un impact sur la
reproduction sociale des inégalités de réussite scolaire : dès le
départ, les enfants des milieux défavorisés ne disposent pas des
normes valorisées par le système scolaire, ils ont donc moins de
chances de réussir scolairement (lecture, orthographe, etc.). Dans ce
contexte, la société a une mission de formation et d’éducation pour
l’amener à quitter cet état de nature et en faire une donnée
culturelle. Le but étant de favoriser l’intégration et l’insertion sociale,
cette société met en place un certain nombre d’institutions dont
principalement l’école. Ici on cherche à créer un moule dans lequel
inscrire l’individu.
Mais on ne peut se satisfaire d’une telle définition qui ne laisse
aucune place à la capacité de l’élève social. En fait, l’école agit sur la
société à son tour car elle porte en germe les facteurs de
changement qui font évoluer cette société.
L’école est fondamentalement un lieu de formation intellectuelle de
l’individu.
C’est donc un espace de foisonnement et de bouillonnement d’idées
: On y échange et on découvre toujours. On y fait la part des choses
et on distingue le bien du mal, moral de l’immoral, etc.
En outre, comme l’école repose sur la science, elle est aussi
d’essence dialectique et relativité car tout ici repose sur l’évolution
et le changement. D’ailleurs, la science n’a pas de certitude : Elle est
fille de Descartes et repose sur le doute constant c'est-à-dire sur la
remise en cause de l’acquis.
A ce titre, et l’expérience le prouve, l’école est devenue au fil des
ans, le laboratoire des plus grandes révolutions qu’elles soient
idéologiques, politiques, culturelles ou scientifiques. Bref, elle fait
évoluer la société dans ses mœurs, ses valeurs, ses mentalités à
partir de principes considérés comme supérieurs. Enfin, il faut savoir
qu’aujourd’hui le contexte mondialisant, de déplacements des
populations, des métissages, etc., conduit à adopter des cultures
autres.
Notamment dans le domaine technologique, le besoin de transfert
impose une école sur un modèle autre que ce qui existe chez soi. Ici,
l’école ne saurait être le reflet de la société (voir contexte de
colonisé).
L’école est essentiellement contestatrice depuis si longtemps.
Poussée par cet élan, elle en vient à adopter des positions qui ne
sont pas toujours objectives. La plupart du temps, elle conteste pour
contester surtout que dans la majorité des cas, les élèves sont
manipulés par des adultes dont le dessein n’est pas toujours
clairement défini. Par ailleurs, le fait qu’il s’agit d’un milieu
adolescent crée une dictature de la jeunesse. Or cette dernière, n’a
que bien peu de recul pour apprécier avec sérénité et objectivité les
valeurs qu’on lui propose. Les adolescents imposent leurs idées qui
en réalité, quoique séduisantes, ne sont que des trompe-l’œil. Une
société aux ordres des jeunes, c’est sans doute un recul des mœurs.
En conclusion La société gagnerait à réfléchir à de nouveaux moyens
d’intégration et d’insertion de sa jeunesse qui prennent en compte
liberté et canevas.