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Groupe de lecture
M. T. ANDRÉ CHD La Candélie Agen
Infirmier hygiéniste
MME P. BEAUDRIX IFSI – CH Marmande
Cadre enseignant
DR D. BOURNETON Centre Hospitalier Saint Girons
Pharmacien
MME C. CADOT Centre Hospitalier Agen
Cadre de santé hygiéniste
MME C. CRUSEL Clinique des Landes Mont de Marsan
Infirmière hygiéniste
MME N. DUPONT CH Vauclaire Montpon Ménestérol
Préparatrice en Pharmacie
MME V. DUTIN Institut Bergonié Bordeaux
Cadre IADE
MME MH. FOURNIER Centre Hospitalier Saint Girons
Infirmière correspondante en hygiène
MME MC. GADRAS Centre Hospitalier Libourne
Infirmière hygiéniste
DR C. GAUTIER CCLIN Sud-Ouest Bordeaux
Praticien hygiéniste
MME V. GOURDET MATHONAT IFSI – CH Côte Basque Bayonne
Cadre de santé hygiéniste
DR J. GRELLET CHU Bordeaux
Pharmacien
MELLE V. MALLO CCLIN Sud-Ouest Bordeaux
Externe en Pharmacie
MME S. MANS CH Val d’Ariège Foix
Cadre de santé hygiéniste
MME M. MARIOT Centre Hospitalier Montauban
Infirmière hygiéniste
MME MF. PERRON Institut Bergonié Bordeaux
Cadre IADE
M. D. PILLES CCLIN Sud-Ouest Bordeaux
Cadre de santé hygiéniste
DR JL. QUENON CCECQA Bordeaux
Médecin chef de projet Gestion des risques
MME F. SARDA Centre Hospitalier Montauban
Cadre de santé
DR R. TEISSIER CHIC Castres
Pharmacien
DR B. THOMAZEAU Centre Hospitalier Libourne
Praticien hygiéniste
MME D. TORREZAN CHIC Marmande
Infirmière correspondante en hygiène
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SOMMAIRE
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INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
CADRE JURIDIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
II - Equipements .....................................................................................................................................................................................17
II - Aérosols ...............................................................................................................................................................................................34
II.1 - Techniques de préparation ..............................................................................................................................34
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DÉMARCHE QUALITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
GLOSSAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
ABRÉVIATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
ANNEXES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
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INTRODUCTION
L’utilisation de tout médicament expose à des risques multiples, liés au médicament lui-même (effets
indésirables) ou aux conditions entourant sa préparation et son administration (erreurs, interactions, risque
infectieux…). Une étude menée en Aquitaine [1] a ainsi montré les dangers pouvant résulter de dysfonctionnements
dans le circuit du médicament à l'hôpital. Si le risque infectieux ne constitue qu'une faible part des
risques observés, il doit faire l'objet d'actions visant à prévenir la survenue d'accidents infectieux graves
(voir chapitre suivant).
Aussi, l’objectif de ce guide est de donner des indications sur les mesures à mettre en place pour limiter le
risque infectieux lié à la préparation de l'administration des médicaments dans les unités de soins. La maî-
trise du risque infectieux lié à l’utilisation d’un médicament s’intègre dans les démarches actuelles de sécurisa-
tion du circuit du médicament [2, 3]. Aussi, les recommandations proposées par le groupe de travail dépassent
souvent le seul domaine de l’hygiène et visent à limiter le risque d’erreurs dans la préparation de l’administration
dans les unités de soins.
Dans ce document, on entend par reconstitution* l'opération de mélange simple d’une solution, d’une
poudre, d’un lyophilisat… avec un solvant pour usage parentéral ou non qui s’effectue extemporanément dans
une unité de soin ou une pharmacie à usage intérieur, selon les indications mentionnées dans le résumé des
caractéristiques du produit (RCP).
L'expression préparation de l'administration des médicaments dans les unités de soins désigne les
étapes allant de la prise de connaissance de la prescription à l’administration du médicament au patient [2].
Le document de travail de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS) [2] précise que
"dans le but de recentrer l'infirmier sur son cœur de métier […], ces opérations pourraient à terme être
réalisées par le personnel de la PUI, au sein de la PUI ou de l'unité de soins".
Une réglementation spécifique s’applique aux activités relevant des missions des pharmacies à usage intérieur :
préparation des doses à administrer, préparations galéniques et reconstitutions réalisées dans les
pharmacies à usage intérieur. Des bonnes pratiques de préparations hospitalières sont en cours d'élaboration.
Les recommandations formulées dans ce document sont basées sur les données de la littérature, peu
nombreuses dans ce domaine, et sur l’expérience des membres du groupe de travail. Il appartient à chaque
établissement d’établir ses procédures, en tenant compte de la réglementation, de son organisation interne et
des recommandations contenues dans ce document.
Dans le texte, l’astérisque* signale un terme dont la définition figure dans le glossaire.
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CADRE JURIDIQUE
Le circuit du médicament à l’hôpital fait l’objet d’une réglementation abondante, définissant les rôles et
responsabilités de chaque acteur.
Médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes peuvent prescrire des médicaments (dans les limites pré-
vues pour les sages-femmes par l'article L. 4151-1, voir annexe 1) et les administrer dans le cadre de leur
exercice. Dans les unités de soins, la préparation de l’administration et l'administration des médicaments
entrent dans le domaine d’activité de la profession d’infirmier (annexe 1). La reconstitution et l’administra-
tion du médicament sont réalisées au vu d’une prescription médicale, ou le cas échéant, d’un protocole*
écrit, daté et signé, en cas d’urgence. L'infirmièr(e) est habilité(e) à accomplir la plupart des injections et
des perfusions. Cependant des règles particulières s’appliquent pour certains actes ou produits :
- la première injection ou la première perfusion dans un cathéter veineux central doit être effectuée
par un médecin,
- les injections et les perfusions des produits d'origine humaine (exemple : transfusion) peuvent
être effectuées par un(e) infirmier(ère) si un médecin peut intervenir à tout moment,
Les aides soignants ou auxiliaires de puériculture peuvent, dans la limite de leur compétence et leur
formation, et dans le respect des règles en vigueur dans l’établissement, participer à l’administration des
médicaments en collaboration avec l’infirmier(ère) et sous sa responsabilité (article R. 4311-4, voir annexe
1).
Des réglementations complémentaires et spécifiques s’appliquent aux médicaments contenant des subs-
tances vénéneuses* ainsi qu’aux stupéfiants et aux médicaments dérivés du sang. Ces règles fixent des
exigences concernant les supports de prescription et d’enregistrement de l’administration (annexe1).
Les pharmacies à usage intérieur (PUI) ont pour mission, entre autres, de préparer les doses à administrer et de
concourir au bon usage des médicaments. Ainsi, les préparations et reconstitutions de médicaments devraient être
effectuées par du personnel de la PUI, notamment les préparateurs en pharmacie. Au minimum, la PUI diffuse dans
les services de soins les informations nécessaires concernant les modalités de préparation/reconstitution dans les
unités de soins. Pour chaque médicament, des informations sur la préparation peuvent être recherchées dans le
résumé des caractéristiques du produit* (RCP) figurant dans le dictionnaire Vidal®. Toutefois, peu de RCP* donnent
des précisions sur les règles d’hygiène à respecter même pour les médicaments en flacon multidoses. Les RCP*
les plus récents semblent plus détaillés (cf exemples en annexe 2).
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Le groupe de travail recommande que, dans chaque établissement de santé, des documents d’aide à la
reconstitution des médicaments injectables soient élaborés à partir des RCP*, et précisent, par exemple,
les solvants utilisables pour la reconstitution et/ou la dilution, les conditions de stabilité, les délais de
conservation après reconstitution et/ou dilution…
Des exemples de document concernant les antibiotiques figurent sur le site Internet du CHU de Tours
([Link] rubrique " réseaux de soins " " Comité régional du médicament et des
dispositifs médicaux ").
De plus, l'article L. 1413-14 indique que tout professionnel ou établissement de santé ayant constaté une
infection nosocomiale ou tout autre événement indésirable grave lié à des soins réalisés lors
d'investigations, de traitements ou d'actions de prévention doit en faire la déclaration à l'autorité
administrative compétente. Ainsi, toute infection nosocomiale résultant de l'utilisation d'un médicament doit
faire l'objet d'un signalement d'infection nosocomiale (article R. 6111-12 et suivants) : en effet dans ces
cas, il est probable que plusieurs personnes aient été exposées au même risque infectieux.
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Le risque infectieux lié à la préparation, la conservation et l’administration des médicaments, même s’il
est sous-estimé, existe. L’application des recommandations de bonnes pratiques doit permettre de
prévenir ce risque.
Des cas d’infections ont pu être reliés à un non-respect des procédures d’hygiène dans la préparation
ou la conservation des médicaments [4-7]. Ces infections sont secondaires à la contamination
extrinsèque par des micro-organismes de l’environnement ou du personnel soignant, ou plus rarement,
d’un autre patient. Dans le cas des produits non stériles (formes orales ou topiques), la contamination
peut, de plus, être liée à une prolifération des micro-organismes présents dans le produit du fait de
mauvaises conditions de conservation [8]. Ainsi, les circonstances de contamination du médicament
peuvent être variées.
Parmi les accidents infectieux liés à la préparation des médicaments dans les unités de soins, on peut
rappeler :
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• altération du conditionnement
Transport (température, chocs)
Établissement de santé
• défaut de conservation
Stockage (température, lumière, chocs)
• péremption
Pharmacie
• altération du conditionnement
Transport (température, chocs)
• défaut de conservation
• déconditionnement (conditionne-
Stockage ment primaire) des formes sèches
• péremption
Services de soins
• non respect du mode et de la
Conservation de durée de conservation
la préparation • mélange du contenu de flacons
différents
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Le produit est resté à température ambiante pendant 7 h 30, alors qu’il doit être conservé entre +2 et +8°C.
Source : CCECQA – Groupe de travail régional SECURIMED. Evaluation de la sécurité du circuit du médicament
en 2003-2004, dans 19 établissements de santé d’Aquitaine [1].
- Mise en place d’un circuit spécifique pour la délivrance des produits thermosensibles,
- Médicament délivré séparément dans une poche ; les médicaments thermosensibles ne sont pas placés dans
la caisse à pharmacie avec les autres médicaments,
- Information par la pharmacie du coursier et des professionnels habilités à réceptionner les médicaments dans
le service de la présence d’un produit thermosensible à l’aide d’une note écrite (" frigo " mentionné) sur la poche
délivrée,
- Remise du médicament à l’aide-soignant et consigne à l’aide-soignant de le remettre à l’infirmier,
- Rappel à l’aide soignant de signaler à l’infirmier de ranger rapidement le médicament dans le réfrigérateur,
- Mise à la disposition des services de soins d’une liste des médicaments à conserver au réfrigérateur.
Source : CCECQA – Groupe de travail régional SECURIMED. Evaluation de la sécurité du circuit du médicament
en 2003-2004, dans 19 établissements de santé d’Aquitaine [1].
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ORGANISATION DE LA PREPARATION DE
L ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS
Les critères architecturaux, techniques, hygiéniques et ergonomiques usuels en milieu de soin sont à
prendre en compte [16] lors de la conception et l’aménagement des locaux de préparation et de stockage
des médicaments, ainsi que lors du choix d’équipements. En particulier, les matériaux des revêtements et
équipements doivent être lisses, faciles d’entretien, résistants à l’action des détergents et/ou des
désinfectants. Les procédures d’entretien doivent être formalisées, connues et appliquées, selon les
recommandations générales d’entretien des locaux rappelées dans le guide de recommandations du CCLIN
Sud-Ouest " Entretien des locaux " [17]. A titre indicatif, un tableau récapitulatif figure en annexe 4.
Les locaux de l’unité de soins comporteront une zone de préparation des médicaments et des équipements
nécessaires au stockage en toute sécurité des produits de santé.
• La zone de préparation des médicaments devrait être située dans une salle réservée, distincte de
la salle de nettoyage du matériel (répondant aux recommandations de la "salle de préparation des
soins "dans le guide diffusé en 1997 par le Coterehos [16]). Cette salle doit être implantée en liaison
fonctionnelle avec les différents secteurs ou locaux.
• A défaut, la préparation s’effectue dans la salle de soins, fenêtre fermée, dans une zone adaptée,
sur un plan de travail propre, dans le respect des circuits si d’autres activités sont pratiquées dans
cette salle.
• Dans certains cas, il peut être préférable de réaliser la préparation dans la chambre du patient,
en particulier si la salle de soins est peu adaptée (lieu de passage, absence de plan de travail suffisant,
vétusté). Cette organisation suppose l’existence d’un plan de travail adapté dans la chambre du patient
ou l’utilisation d’un chariot ou guéridon adapté.
• Le groupe de travail déconseille fortement la reconstitution des médicaments sur un chariot, dans
le couloir de circulation devant la chambre du patient, car cette situation est favorable aux erreurs.
En termes d’organisation, il faut réserver un temps à la préparation des médicaments pendant lequel aucune
autre activité pouvant compromettre la sécurité de la préparation n’est réalisée.
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II - EQUIPEMENTS
Plan de travail
- à distance de tout point d’eau, afin de ne pas exposer les préparations aux projections d’eau
- privilégier les meubles montés sur roulettes à encastrer sous le plan de travail
Point d’eau pour le lavage des mains à commande non manuelle : équipé d’essuie-mains, savon doux, savon
antiseptique ou un produit hydro-alcoolique, d’une poubelle à commande non manuelle et/ou sans couvercle
[18].
Armoire à pharmacie
- conforme à la réglementation (arrêté du 31 mars 1999, articles 9 et 21)
- nettoyage de l’armoire à pharmacie et vérification des dates de péremption des produits selon les
procédures en vigueur dans l’établissement (voir annexe 4), au moins deux fois par an. Pour le chariot
d’urgence, la vérification des dates de péremption a lieu mensuellement.
Un exemple de situation dangereuse observée dans le projet SECURIMED : des défaillances dans la
gestion des médicaments périmés
La vérification des dates de péremption des médicaments détenus dans l’unité de soins n’est pas effectuée, par
manque de temps et parce que le découpage des blisters de comprimés, fait pour gagner de la place dans l’armoire
à pharmacie, ne le permet plus.
Des médicaments périmés sont régulièrement retrouvés dans le service.
Source : CCECQA – Groupe de travail régional SECURIMED. Evaluation de la sécurité du circuit du médicament
en 2003-2004, dans 19 établissements de santé d’Aquitaine [1].
Réfrigérateur [19]
- exclusivement réservé aux médicaments
- enregistrement quotidien de la température
- procédure d’entretien réalisée une fois par semaine.
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Caisses ou bacs de transport des médicaments : facilement lavables, pour un entretien selon une fréquence
bimestrielle au maximum, et immédiat en cas de souillures (nettoyage ou nettoyage-désinfection).
Poubelles : Nombre variable selon les filières de tri des déchets retenues dans l’établissement, à ouverture
non manuelle et/ou sans couvercle :
- filière des objets piquants coupants ou tranchants (OPCT) : conteneur imperforable, conforme à la norme
NF X 30-500 et aux préconisations de la circulaire n°2005-34 du 11 janvier 2005 relative au
conditionnement des déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés
- filière des DASRI* : sac ou fût, cartons (norme NF X 30-501 pour les sacs, norme NF X 630-505 pour
les fûts)
- filière des déchets assimilés à des ordures ménagères (DAOM*) : emballages réservés aux déchets non
contaminés
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La préparation des médicaments dans les unités de soins se fait de façon extemporanée (pas de préparation
à l’avance).
Pour les médicaments injectables, la circulaire n°377 du 13 juin 1967 précisait déjà que toute perfusion préparée
devait être "mise en route dans l'heure". Le Conseil d'Orientation du CCLIN Sud-Ouest a souhaité indiquer qu'un
délai de 30 minutes entre la préparation du médicament et son administration pouvait être toléré pour tenir compte
des organisations des unités de soins en matière de préparation des soins.
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Le logigramme ci-après synthétise les différentes étapes du déroulement de la préparation des médicaments [2-
3]. Ces étapes comportent :
Etape 4 – Hygiène des mains : lavage simple des mains ou friction hydro-alcoolique, selon les recommandations
du Comité Technique national des Infections Nosocomiales (CTIN) et de la Société Française d’Hygiène
Hospitalière (SFHH) [25, 26].
Etape 5 – Réalisation de la reconstitution, selon les recommandations concernant le mode d’emploi du produit,
figurant dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP), et les documents internes à l’établissement.
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Etape 7 – Conservation
• Préparation extemporanée et élimination des conditionnements unidose après avoir prélevé la dose nécessaire
à l’administration
• Cas des contenants multidoses :
- Conservation selon les indications du fabricant (se référer au RCP*) :
✓ conditions de stockage (température, abri de la lumière…)
✓ durée de conservation après ouverture ou reconstitution [27]. Pour les médicaments
usuellement utilisés, il est utile que cette durée figure sur les protocoles / documents dans
l’unité de soins (ex : informations sur les durées de conservation après ouverture dans le livret
thérapeutique).
- La date de préparation (ou d’ouverture) est notée sur le contenant. La date limite d’utilisation peut être
rajoutée.
- Tout médicament dont le délai maximal de conservation est dépassé doit être éliminé.
- Les conditionnements seront étiquetés au nom du patient lorsqu’ils sont destinés à un seul patient
(exemple : collyre, flacon d’insuline…).
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ACTIONS
DOCUMENTS
Prescription lisible,
Appel médecin
complète, conforme ?
NON
OUI
Organisation de la préparation
- Procédure d’entretien du plan de
2. Hygiène du plan de travail
travail
3a. Regroupement de l’ensemble des médicaments - RCP du médicament
et DM nécessaires - Livret thérapeutique ou équivalent
3b. Vérifications : précisant les solvants de dilution à
- date de péremption utiliser…
- modalités de conservation
- intégrité du conditionnement
- aspect (ex : limpidité solutions injectables …)
6. Etiquetage :
- date,
- identification du produit, du patient
Conditionnement Elimination du
multidoses ? flacon entamé
OUI
- RCP du médicament
7. Conservation
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Etape 8 – Administration
L’administration est faite par l'infirmière ayant réalisé les étapes préalables de préparation. L'administration des
doses de médicament obéit à des principes d’hygiène et de sécurité énoncés ci-dessous. Certains de ces principes
seront détaillés dans le paragraphe « Préparation et administration des médicaments » pour des formes
d’administration spécifiques.
• Vérifier avant toute administration des médicaments au malade :
- l'identité du malade
- la conformité des médicaments, au regard de la prescription. Les médicaments sont maintenus dans leur
conditionnement d'origine jusqu'au moment de la prise afin d’être parfaitement identifiables. Les médicaments
ayant nécessité une reconstitution ou dilution ou une répartition (ou fraction de comprimé par exemple) auront
été identifiés dès cette phase (cf § 6 plus haut).
• Appliquer les mesures d'hygiène adaptées au mode d’administration.
• Appliquer les mesures de sécurité :
- ne jamais laisser le chariot de médicaments ouvert ou le plateau sans surveillance,
- jeter tout médicament non identifiable et tout médicament déconditionné par erreur,
- ne jamais découper les plaquettes en raison de la disparition de l'identification et/ou de la date de
péremption (si indispensable : effectuer un reconditionnement permettant une identification complète /
sachet ou autre contenant avec étiquetage complet).
• Informer le patient et répondre à ses questions en collaboration avec le médecin et/ou le pharmacien.
• Lorsque le médicament n'est pas administré, le prescripteur et le pharmacien sont informés (art 8 arrêté du
31 mars 1999), et l’information est enregistrée sur le support approprié (cf § 9 ci-dessous).
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Des conventions spécifiques peuvent être passées localement pour la valorisation du verre, ayant été au
contact de formes orales ou injectables considérées comme non dangereuses [29].
Conditionnements primaires*
en plastique (ampoule, poche…),
tubes de crème…
Exemples
Tube de vaseline = DAOM Tube de crème antibiotique ou médicament : DASRI
Dosette de NaCl 0,9%. : DAOM Flacon de méthadone, après retour à la Pharmacie : DASRI
Dosette de chlorhexidine : DAOM
Blister vide : DAOM Blister vide stocké dans chambre patient infecté : DASRI
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PRINCIPES GÉNÉRAUX
1/ Je prends connaissance de la prescription médicale non retranscrite
2/ Je reconstitue sur un plan de travail propre
3/ Je regroupe l’ensemble des médicaments et matériels
4/ Je réalise une hygiène des mains
5/ Je respecte les règles d’hygiène et de sécurité
Dans le cadre de l’organisation générale décrite dans les paragraphes précédents, des spécificités existent pour
la préparation et l’administration de certaines formes pharmaceutiques. Ce chapitre est destiné à préciser ces
spécificités. La préparation des médicaments injectables, exposant au risque infectieux le plus important, est
détaillée.
I - MÉDICAMENTS INJECTABLES
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Prendre connaissance de la prescription médicale, sans la retranscrire : identité du patient, nom du produit,
mode d’administration, dosage, dose prescrite.
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Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection des mains par application d’un produit
hydroalcoolique [25, 26].
Réaliser la préparation :
• Utiliser des compresses stériles, ou non stériles si les modalités de conditionnement et de conservation
permettent le maintien de leur qualité microbiologique [34] (exemple : conditionnement en boîte
distributrice …)
• Désinfecter les contenants en appliquant (action mécanique) une compresse imprégnée d’un antiseptique
à laisser en contact le temps recommandé (antiseptique de préférence alcoolique) [35, 36].
- Désinfecter :
✓ le bouchon des flacons, après avoir ôté la capsule métallique ou plastique ; en effet, l’espace
entre le bouchon élastomère et la capsule de protection n’est pas toujours stérile en fonction
des conditions de fabrication
✓ le col des ampoules, et des unidoses PVC,
✓ les sites d’injections des poches ; en effet, certains fournisseurs ne garantissent pas la stérilité
du site d’injection des poches de perfusion sous emballage pelable ; la stérilité à l’intérieur
de l’emballage dépend des conditions de fabrication.
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! l’embout de la seringue,
le bouchon des flacons.
• Ne jamais re-capuchonner une aiguille : pour éliminer l’aiguille utilisée pour une préparation (aiguille
non souillée par des fluides biologiques) : désadapter l’embase en respectant sécurité et asepsie avec
une pince à clamper propre, et l’éliminer dans le collecteur.
• Ne pas écrire directement sur les poches de perfusion, mais sur une étiquette à coller sur la poche. En
effet, certaines encres peuvent migrer à travers certains matériaux des poches et il faut se renseigner
auprès des fournisseurs de poches de perfusion qui peuvent indiquer, sur demande, les références des
feutres ou marqueurs utilisables. Par ailleurs, l'utilisation d’une étiquette permet d’inscrire l’ensemble des
informations nécessaires.
• Privilégier les solvants en conditionnement à usage unique « dosette » ou ampoule pour reconstitution
à usage unique.
• Vérifier la concordance entre la prescription et le médicament préparé.
• Identifier en étiquetant la poche, la seringue, … afin de permettre l’administration dans les meilleures
conditions de sécurité [37]. L’étiquette devra être disposée de telle façon qu’elle ne masque pas le nom
du solvant de la poche, ni la graduation sur la seringue (la disposer en drapeau).
Se laver les mains ou réaliser une désinfection des mains par friction avec un produit
hydro-alcoolique.
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Sous forme liquide : il est conditionné en ampoule, en flacon et peut être prêt à l’emploi sous forme de poche
ou flacon trocardable, de seringue pré-remplie.
Sous forme lyophilisée : il est conditionné en flacon. Cette forme nécessite une étape de reconstitution et
l’utilisation dans certains cas, d’une aiguille à prise d’air (cf schéma ci-dessous) ou d’un dispositif de transfert.
Certains produits sont désormais commercialisés avec un dispositif de transfert intégré afin de réduire les
manipulations. Plus sûre, plus facile, la reconstitution se fait grâce à ce système. Au retrait du set de transfert,
le risque de se piquer est très réduit et la présence d’un sas stérile sur le site d’adjonction limite le risque de
contamination. Lors de l’utilisation de flacons et dispositifs de transfert conditionnés sous forme de kits, une
désinfection des bouchons et sites d’injection des contenants reste nécessaire sauf indication contraire du fabricant.
La préparation d’un médicament injectable est donc réalisée à l’aide d’une seringue et d’une aiguille
ou d’un set de transfert.
Pour assembler la seringue et l’aiguille : sortir de l’emballage stérile la seringue adaptée au volume à prélever
et la connecter à l’aiguille capuchonnée avec asepsie, sans toucher ni l’embout de la seringue, ni l’embase de
l’aiguille.
Embase de Embout de la
l’aiguille seringue
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- Assembler la seringue et l’aiguille et la conserver dans - Ne jamais enlever le bouchon en élastomère des
son emballage, flacons pour préparer ou prélever le produit
- Vider la tête de l’ampoule par tapotements successifs - Enlever les capsules de protection des différents
- Désinfecter le col de l’ampoule avec une compresse flacons utilisés
imprégnée d’antiseptique et briser la tête de l’ampoule - Désinfecter le bouchon des flacons avec une
d’un coup sec compresse imprégnée d’antiseptique
- Jeter l’embout cassé avec la compresse dans le - Respecter le temps de contact
réniforme - Décapuchonner l’aiguille à prise d’air et l’enfoncer
- Prendre la seringue et décapuchonner l’aiguille au travers du bouchon d’élastomère du flacon, à la
- Prélever le médicament, l’œil de l’aiguille vers le bas limite de la bague métallique, en tenant le flacon de
- Remonter la seringue et aspirer un peu d’air du flacon l’autre main
afin de purger le liquide présent dans l’aiguille
- Jeter l’ampoule vide (cf page 24 étape 12) Flacon de poudre avec solvant sans dispositif de
- Rassembler les bulles d’air en tapotant le corps de la transfert :
seringue - Préparer la seringue avec le solvant (cf. ci-contre)
- Eliminer l’air en tenant verticalement la seringue (il - Prendre le flacon de médicament équipé de sa
suffit de voir apparaître une goutte de liquide à prise d’air si nécessaire
l’extrémité de l’aiguille) - Enfoncer l’aiguille au centre du bouchon en
- Vérifier le volume correspondant à la prescription à élastomère du flacon
l’aide des graduations - Incliner légèrement le flacon afin que l’œil de
l’aiguille à prise d’air ne soit jamais en contact avec
le liquide
- Injecter lentement le volume nécessaire de solvant
préparé
- Agiter le flacon reconstitué
- Vérifier la dissolution
- Aspirer le volume de médicament
- Aspirer un peu d’air du flacon afin de purger le
liquide présent dans l’aiguille
- Retirer le flacon et l’éliminer (cf page 24 étape 12)
Si injection :
- Désadapter l’aiguille et l’éliminer dans le collecteur
- Adapter l’aiguille choisie pour l’injection et la purger tout en conservant son capuchon
- Remettre la seringue dans son emballage, aiguille ou embout vers le fond de l’emballage.
- Le poser sur un plateau
- L’identifier
- Nettoyer, désinfecter et ranger le matériel
- Se laver les mains ou réaliser une friction hydro-alcoolique
Dans le cas de l’utilisation de seringues à insuline à aiguille pré-serties, la préparation de l’injection pourra être
effectuée au lit du patient.
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DANS UNE POCHE DE PERFUSION DANS UN FLACON DANS UNE SERINGUE POUR
DE PERFUSION UN POUSSE-SERINGUE
- Ouvrir l’emballage de la poche en séparant les 2 - Vérifier le vide du flacon en - Prélever la quantité du produit
enveloppes et conserver la poche sur l’emballage frappant le fond du flacon prescrit dans la seringue à
- Vérifier l’absence de micro fuites en pressant avec le poing, on obtient adapter au pousse seringue
fermement sur la poche un bruit caractéristique électrique
- Vérifier que la poche de soluté soit limpide et - Vérifier la limpidité du - Purger avec précaution de façon
exempte de particules visibles produit à ne pas perdre de produit
- Désinfecter le site d’injection de la poche avec - Enlever la capsule - Eliminer l’aiguille dans le
une compresse imprégnée d’antiseptique - Désinfecter le bouchon en collecteur
élastomère avec une com- - Changer d’aiguille et
presse imprégnée d’anti- - Compléter avec le solvant selon
- Préparer la solution dans Flacon de poudre avec
septique prescription
la seringue dispositif de transfert
- Désinfecter le bouchon en
- Préparer la solution dans - Adapter le prolongateur sur la
- Purger l’air de la seringue la seringue seringue et le purger
- Injecter dans la poche de élastomère du flacon avec
une compresse imprégnée - Mettre une prise d’air si
soluté en piquant bien nécessaire ATTENTION : Cas de petite
d’antiseptique
droit de façon à ne pas - Ouvrir le dispositif de - Injecter dans le flacon quantité de produit à diluer
crever la poche transfert - Eliminer l’aiguille dans le (Insuline)
- Retirer la seringue - Adapter la première aiguille collecteur et la seringue Lorsque la quantité de produit à
- Eliminer l’aiguille dans le du dispositif de transfert dans le réniforme diluer est trop faible pour être
collecteur et la seringue sur le site d’injection (en
directement prélevée dans la
dans le réniforme élastomère) de la poche
- Perforer le flacon avec la
seringue du pousse seringue :
- Mélanger en retournant - Utiliser la seringue graduée
la poche plusieurs fois deuxième aiguille du
dispositif de transfert adaptée au produit à prélever
- Monter le perfuseur si (souvent seringue de 1ml)
- Mettre le flacon vers le bas
nécessaire - Appuyer sur la poche pour - Injecter directement le produit
- la poser sur un plateau faire passer du soluté vers dans l’embout de la seringue du
le flacon pousse-seringue en respectant
- Agiter le flacon en maintenant sécurité et hygiène
les 3 éléments bien
- Finir de remplir la seringue avec
solidaires pour dissoudre la
poudre
le solvant selon prescription
- Mettre le flacon en l’air
- Relâcher la pression sur la
poche pour faire passer le
médicament dans le soluté
- Désadapter le dispositif de
transfert de la poche puis
du flacon
- Jeter le dispositif de
transfert dans le collecteur
d'aiguilles
- Jeter le flacon (cf page 24
étape 12)
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Pour l’administration dans un dispositif intra-vasculaire : cathéters périphériques, centraux, avec chambres
implantables [40-50]
• Administration dans un cathéter veineux périphérique.
- Se laver les mains (lavage hygiénique ou antiseptique) ou réaliser une friction hydro-alcoolique
- Faire une désinfection du site d’injection
- Utiliser un nouveau bouchon stérile pour refermer le système
- Changer les perfuseurs, connexions, rampes et prolongateurs :
✓ A la fréquence spécifiée pour certains médicaments (voir RCP),
✓ A chaque utilisation pour les produits sanguins, et les produits lipidiques (nutrition parentérale
par exemple),
✓ En cas d’administration continue, le changement des lignes est réalisé toutes les 96 heures
au maximum,
- Rincer les connexions et prolongateurs entre deux médicaments
• Des recommandations spécifiques s’appliquent pour l’administration de médicaments dans les cathéters avec
chambres implantables [40, 44] et les cathéters centraux [42, 43, 45, 47].
Les pompes à perfusion, pousses-seringues… sont des dispositifs médicaux à faible risque infectieux nécessitant
une désinfection de bas niveau entre chaque patient [28] et en cas de souillures visibles :
nettoyage-désinfection à l’aide d’un détergent-désinfectant de surface et d’une chiffonnette propre et/ou à usage
unique.
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II - AÉROSOLS
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• Désinfecter les contenants des médicaments (opercules de flacon, cols d’ampoule…) à l’aide d’une compresse
imprégnée d’antiseptique
• Prélever le médicament de façon aseptique avec une seringue et mettre le produit dans le nébuliseur (hors dose
unitaire).
- Si une reconstitution est nécessaire : Désinfecter le bouchon du flacon du médicament présenté en
poudre, injecter le solvant de reconstitution stérile pour diluer, agiter puis verser le produit dans le
nébuliseur
• Diluer éventuellement avec du chlorure de sodium 0,9 %
• Fermer la cuve
• Identifier la préparation
• Adapter le masque sur le nébuliseur
• Disposer l’ensemble du dispositif sur le plateau ou le chariot de soins
• Nettoyer, désinfecter et ranger le matériel
• Se laver les mains ou réaliser une friction hydro-alcoolique
• Informer le patient, lui expliquer le déroulement du soin, sa durée et s’assurer de sa participation ou pas.
• Installer le patient confortablement, en position semi-assise ou assise (en fonction de l’indication de l’aérosol
thérapie).
• Dégager les voies aériennes : faire moucher et tousser le patient si nécessaire.
• Lui laisser crachoir et mouchoirs jetables à portée de main
S’assurer que le patient supporte le masque et l’aérosol, notamment lors de la première administration, pendant
les premières minutes.
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Un exemple de situation dangereuse observée dans le projet SECURIMED : des défauts d’organisation
de la préparation et de l’administration des aérosols
Les aérosols, préparés à l’avance dans une seringue par l’infirmière, sont stockés au frigo sans identification,
et administrés ensuite par l’aide-soignante.
Source : CCECQA – Groupe de travail régional SECURIMED. Evaluation de la sécurité du circuit du médicament
en 2003-2004, dans 19 établissements de santé d’Aquitaine [1].
Dispositif réutilisable, à patient unique : Le dispositif est réutilisé selon les données du fabricant et/ou
selon le protocole interne de l’établissement.
• Vider et essuyer avec une compresse stérile afin de retirer toute trace du médicament
• Rincer avec de l’eau stérile,
• Essuyer avec une compresse afin de retirer toute trace d’humidité et ainsi d’éviter la prolifération de
micro-organismes.
• Conserver le dispositif dans un endroit propre, dans la chambre du patient.
Malgré l'absence de recommandations officielles, le groupe de travail conseille d’éliminer le masque et la tubulure
au moins toutes les 24 heures (cf document CCLIN Sud-Ouest "Hygiène et rééducation fonctionnelle", dont un
extrait est présenté en annexe 5). L’ensemble du matériel est jeté à la sortie du patient. Si l'élimination toute les
24 h n'est pas possible (chambre d'inhalation), pratiquer un entretien selon les indications du fabricant.
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Générateur (pneumatique ou ultrasonique) : l’entretien de l’appareil est réalisé selon les données du fabricant
• Renouveler l’eau déminéralisée à chaque aérosol
• Nettoyage désinfection entre chaque patient
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Les conditionnements, formes et dosages adaptés à l’administration de la dose prescrite doivent être privilégiés
lorsqu’ils sont commercialisés. Il doivent être utilisés selon les recommandations des fabricants figurant dans le
RCP*. Dans le cas contraire, il convient de demander conseil au pharmacien [48, 49, 51-53] :
• pour connaître le volume de liquide utile pour diluer le produit,
• avant de mélanger plusieurs formes buvables,
• avant d’utiliser un autre liquide que l’eau pour diluer le produit,
• pour s’assurer de la possibilité ou non d’écraser ou de couper un comprimé, d’ouvrir une gélule.
Dans la mesure du possible, les flacons multidoses sont à patient unique. Dans certains cas où plusieurs patients
ont un même traitement, un flacon multidose peut être utilisé pour la préparation des doses de ces patients (exemple
de l’Haldol® 2mg/mL, 195mL, en service de psychiatrie).
• Nettoyer et désinfecter le plan de travail (plan de travail de la salle de soins, chariot, guéridon ou plateau si
préparation de la dose au lit du patient),
• Rassembler le matériel nécessaire :
- pipette, compte-gouttes, cuillère mesure, cuillère à soupe ou à café,
- gobelet, verre, seringue.
- si nécessaire : coupe-comprimé, mortier, pilon, paire de ciseaux
Le matériel servant à la préparation et à l’administration des médicaments est propre et sec ; les ciseaux utilisés
pour la préparation des médicaments doivent être réservés à cet usage.
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Préparer les médicaments :
- Formes orales sèches : ne pas les déconditionner à l’avance, mais auprès du patient, pour qu’elles
restent identifiables au moment de l’administration.
- Formes sèches pour administration par sonde entérale : après en avoir vérifié la possibilité (voir plus
haut), écraser le comprimé ou ouvrir la gélule dans le mortier et ajouter de l’eau potable pour diluer la
poudre. Le faire juste avant l’administration afin d’éviter une dégradation du produit actif par la lumière
ou l’humidité ou une contamination bactérienne.
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- Formes liquides : préparer les doses de manière extemporanée, au lit du patient ou en salle de soins
juste avant l’administration (ou en salle à manger selon l’organisation).
Poudre pour suspension buvable :
A l’aide d’un verre doseur ou du dispositif prévu à cet effet, prélever la quantité d’eau potable nécessaire.
L’introduire dans le flacon.
Bien agiter.
Noter la date de reconstitution sur le flacon.
Identifier la préparation au nom du patient si le flacon est à patient unique
Flacon multidose :
Prélever la dose voulue à l’aide du matériel préconisé pour le produit (pipette, cuillère).
Verser la dose dans un verre ou un gobelet propre et ajouter de l’eau si nécessaire.
Refermer le bouchon du flacon.
Noter la date d’ouverture du flacon.
Identifier la préparation ou la réaliser au moment de l’administration, en présence du patient
Ampoule, sachet :
Casser les embouts de l’ampoule à l’aide d’une compresse.
Verser le contenu de l’ampoule ou du sachet dans un verre ou un gobelet propre.
Ajouter de l’eau.
Identifier la préparation (nom du patient, nom de la préparation) ou la réaliser au moment de l’administration, en
présence du patient.
• Vérifier que la préparation obtenue ne présente pas un aspect anormal : coloration différente, solution trouble…
Si le cas se présentait, avertir le service pharmacie.
• Eliminer les déchets (flacon vide, emballage) selon les filières en vigueur dans l’établissement (cf page 24 étape
12).
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
III.2 - Conservation
Les flacons multidoses et les suspensions buvables reconstituées doivent être datés à leur ouverture et conservés
conformément aux recommandations du laboratoire (certaines préparations doivent être conservées au
réfrigérateur, d’autres à l’abri de la lumière). Il est rappelé que la date de péremption notée sur le flacon par le
fabricant est la limite de conservation du flacon fermé non utilisé. Après ouverture, la durée de conservation est
définie par le laboratoire.
Après emploi, le flacon doit être immédiatement refermé.
Le délai entre la préparation et l’administration au patient doit être le plus réduit possible.
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Dans un but d’autonomisation et d’éducation thérapeutique, le patient assure lui-même la prise de son traitement,
sous la responsabilité de l’infirmière, qui doit s’assurer de la prise effective du médicament. L'administration orale
est assurée par l'infirmier(ère) quand elle estime que le patient n'est pas en mesure de prendre seul son traitement
(ou, le cas échéant, en cas de doute sur l’observance).
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Pour administrer les médicaments par la sonde, cesser temporairement l’alimentation afin d’éviter les
incompatibilités physiques possibles entre le médicament et l’alimentation.
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Le matériel est nettoyé après utilisation (ne pas laisser sécher ou tremper dans un verre d'eau). Le lavage en
lave-vaisselle après chaque utilisation est à privilégier pour tout le matériel à usage multiple ayant servi à la
préparation et à l’administration des médicaments. A défaut, le laver à l’eau chaude additionnée d’un détergent
à usage alimentaire ou de liquide vaisselle, puis rincer à l’eau chaude de façon minutieuse et sécher rapidement
à l’aide d’une chiffonnette ou d’un papier absorbant à usage unique.
Les pipettes, les compte-gouttes sont difficiles à nettoyer en raison de leur faible diamètre et leurs composants
multiples. Les pipettes sont démontées avant nettoyage.
Le matériel difficile à sécher (intérieur des pipettes) peut être séché à l’air libre à l’abri des contaminations et
après évacuation d’un maximum d’eau.
Le nettoyage des piluliers pourra avoir lieu une fois par semaine, entre chaque patient et en cas de besoin. L’entretien
des surfaces du chariot de distribution des médicaments est réalisé après chaque utilisation.
Le matériel nettoyé est rangé dans un endroit propre, dans la salle de préparation des médicaments à l’abri de
la poussière.
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Le patient assure lui-même la prise de son traitement. L'administration du médicament est assurée par
l'infirmier(ère) quand elle estime que le patient n'est pas en mesure de prendre seul son traitement.
Conservation
• Privilégier les présentations en dose unique ; les flacons multidoses seront à patient unique.
• Délai de conservation selon les indications de fabricant et/ou les données de la pharmacie.
• Stockage dans l'emballage d'origine dans la chambre du patient ou stockage en salle de soins en prenant
soin d'étiqueter le flacon (étiquette patient) et de noter la date d'ouverture ou de reconstitution.
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Administration
Collyres :
• Demander au patient de s'allonger sur le dos ou de se mettre au fauteuil tête basculée en arrière
• Oter le pansement oculaire, avec des gants si nécessaire (précautions standard)
• Si écoulement, nettoyer l'œil avec des compresses stériles et du sérum physiologique stérile en unidose
en commençant par le tour de l'œil, l’angle interne de la paupière vers l’angle externe (changer la
compresse à chaque passage, et à chaque œil)
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Ouvrir le flacon en prenant soin de ne pas contaminer le bouchon
• Demander au patient de regarder vers le haut et en dehors
• Abaisser la paupière inférieure avec la main libre
• Instiller le collyre dans le sac conjonctival ou déposer la pommade sans contact avec l'œil
• Demander au patient de cligner les yeux afin de faciliter la répartition du collyre dans le globe oculaire
• Enlever l'excès de collyre sur la joue avec une compresse stérile, ne pas essuyer l'œil,
• Reboucher soigneusement le flacon si usage multiple
• Poser un pansement oculaire si nécessaire
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Eliminer la dose et les compresses selon les filières en vigueur dans l’établissement (cf. page 24
étape 12)
Gouttes auriculaires :
• Réchauffer le médicament dans les mains (température ambiante)
• Demander au patient de s'allonger du côté opposé de l'oreille à traiter
• Si écoulement, mettre des gants et nettoyer le conduit externe avec compresse
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Redresser le conduit auditif en tirant sur le pavillon de l'oreille vers le haut en arrière chez l'adulte, en
bas et en arrière chez le nourrisson et l'enfant
• Appuyer la main tenant le compte-gouttes sur la joue du patient et instiller la quantité prescrite de
médicament en faisant couler le produit sur le côté du conduit auditif et non sur le tympan. Eviter le contact
du flacon avec le conduit auditif.
• Refermer le flacon.
• Recommander au patient de rester sur le côté durant 5 à 10 min afin de permettre la descente du produit
dans le conduit auditif
• Demander au patient de maintenir une compresse sur le conduit afin d'absorber l'excès éventuel de produit
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
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IV.2 - Pommade
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Conservation
• Obligatoirement à patient unique
• A conserver à une température inférieure à 25°C, selon les indications du fabricant
Administration
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection hydro-alcoolique
• Appliquer sur une peau propre et sèche, selon les indications du RCP
• Si le site d’application doit être nettoyé avant application, le faire à l’eau ; ne pas utiliser de produit risquant
d’irriter la peau
• Indiquer l’heure d’application
Conservation
• Conservation : obligatoirement à patient unique. Selon les indications du fabricant
• Stockage dans l'emballage d'origine dans la chambre du patient ou stockage en salle de soins en prenant
soins d'étiqueter le flacon dans les deux cas (étiquette patient)
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Administration
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Mettre en place le pulvérisateur sans toucher l'embout
• Demander au patient d'ouvrir la bouche
• Vérifier l'hygiène bucco-dentaire du patient
• Administrer la dose prescrite
• Remettre le capuchon et/ou dévisser l’embout et l’essuyer avec une compresse
• Pour les sprays à base de corticoïdes (traitement de l’asthme), demander au patient de se rincer la bouche
avec de l'eau (se référer au RCP)
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
Conservation
• Conservation : obligatoirement à patient unique. Selon les indications de fabricant et /ou les données
de la pharmacie
• Stockage dans l'emballage d'origine dans la chambre du patient, ou stockage en salle de soins en prenant
soins d'étiqueter le flacon (étiquette patient)
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Administration
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Se munir de mouchoir jetable (papier essuie-mains)
• Demander au patient de se moucher ou lui nettoyer les narines avec des compresses imprégnées de
sérum physiologique stérile, en portant des gants (précautions standard)
• Demander au patient de se placer en décubitus dorsal ou assis
• Instiller les gouttes nasales, tête du patient renversée vers l'arrière ou assis tête droite s'il s'agit d'une pulvérisation nasale
• Presser le flacon et demander au patient d'inhaler en même temps
• Essuyer le nez si nécessaire, demander au patient d’éviter de se moucher juste après l’administration
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Eliminer les déchets selon les filières en vigueur dans l’établissement (cf page 24 étape 12).
IV.6 - Suppositoires
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Conservation
Selon les préconisations du fabricant :
• Ovules : à l'abri de la chaleur, en général au réfrigérateur réservé au stockage des médicaments
• Pommade vaginale : à patiente unique, stockage dans l'emballage d'origine dans la chambre du patient
ou stockage en salle de soins en prenant soins d'étiqueter le tube (étiquette patient)
Administration
• Privilégier une administration avant le coucher
• Demander à la patiente d'uriner
• Demander à la patiente de s'allonger à plat sur le dos les genoux repliés les pieds à plat sur le lit
• Réaliser une toilette vulvaire
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique
• Mettre des gants à usage unique non stériles
• Ouvrir l'emballage de l'ovule ou prendre une dose de pommade (cf pommade)
• Si utilisation d'un applicateur pour administrer le médicament : à patient unique
• Ecarter les lèvres avec la main non dominante et introduire doucement l'ovule par son embout arrondi
en le poussant le long de la paroi du canal vaginal le plus loin possible
• Essuyer les lèvres et l'orifice vaginal si nécessaire avec une compresse
• Proposer une serviette hygiénique pour éviter à la patiente de se souiller
• Conseiller à la patiente de rester allongée
• Eliminer les gants, compresses, emballage selon les filières en vigueur dans l’établissement (cf. page
24 étape 12)
• Se laver les mains (lavage simple) ou réaliser une désinfection par friction hydro-alcoolique.
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DÉMARCHE QUALITÉ
Les démarches d’amélioration de la qualité et de gestion des risques, tant au niveau de l’établissement que d’une
unité de soins, s’inscrivent :
• dans la démarche d’accréditation et de certification, associant l’utilisation de recommandations
professionnelles, la réalisation d’évaluations des pratiques professionnelles (EPP) (obligatoires depuis la
loi du 13 août 2004 portant réforme de l’assurance maladie) et la mise en place de programme qualité
et de gestion des risques ;
• dans le cadre de la sécurisation et de la maîtrise du circuit du médicament et des dispositifs médicaux.
Outre le décret n°2005-1023 du 24 août 2005, relatif au contrat de bon usage des médicaments, produits
et prestations, qui précise les engagements à prendre en matière de sécurisation du circuit du
médicament, la version 2 du manuel d’accréditation précise dans sa référence 36a que « les
conditions de prescription, de validation, de dispensation et d’administration des médicaments et des
dispositifs médicaux stériles sont maîtrisées afin de réduire le risque iatrogène évitable » ;
• dans les démarches plus globales de gestion des risques (Circulaire du 29 mars 2004 relative aux
recommandations pour la mise en place d'un programme de gestion des risques les établissements de
santé).
Les professionnels de l’établissement seront formés aux méthodes et outils des démarches qualité et de gestion
des risques.
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Des actions de formation au bon usage du médicament sont mises en place par la pharmacie à usage intérieur.
Par exemple :
• Information et formation à chaque diffusion de nouveau protocole, produit ou matériel,
• Formation pratique aux protocoles de préparation,
• Information lors de la restitution d’enquêtes, d’audits, de retour d’expériences d’autres établissements (par
exemple, les données de l’enquête ENEIS 2004 [55]).
Toutes les étapes du circuit du médicament doivent faire l’objet d’une évaluation et d’actions d’amélioration. Pour
les étapes de préparation et d’administration des médicaments, l’évaluation s’appuie sur l’analyse des ressources
et de l’organisation complétée par un audit des pratiques de préparation et d’administration.
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Les évaluations pourront cibler les dysfonctionnements déjà relevés dans des études publiées
[1, 51, 56, 57] :
• conditions de préparation non adaptées : plan de travail non adapté,
• hygiène des mains insuffisante,
• désinfection du bouchon non faite,
• préparation réalisée à l’avance,
• défaut d’étiquetage,
• défaut de conservation des flacons multidoses,
• non stérilité des produits utilisés pour les aérosols…
Les évaluations menées dans les services prendront en compte ces points critiques (cf exemples de critères
ci-après pour la préparation d’une perfusion) ; elles pourront également pointer les dysfonctionnements déjà
repérés, d’après les données issues du signalement d’évènements indésirables graves, d’évènements
sentinelles, etc…
A partir des écarts observés, des mesures d’amélioration seront proposées, ainsi qu’un suivi des actions mises
en place.
Les résultats doivent faire l’objet d’une large diffusion et de discussions avec les équipes concernées par l’évaluation.
Une bonne communication et la valorisation des actions entreprises favoriseront le respect des bonnes pratiques
à long terme.
Le groupe de travail propose ci-après des exemples de critères d’évaluation. Les critères de structure et ressources
concernent l’unité dans son ensemble et peuvent faire l’objet d’une fiche « service » ou « unité » complétée
avec l’aide du cadre. Les critères de pratiques peuvent être recueillis par observation ou par auto-questionnaire.
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Evaluation de l’administration d’une perfusion (changement d’une poche) sur cathéter veineux périphérique
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GLOSSAIRE
CONDITIONNEMENT EXTÉRIEUR
Emballage dans lequel est placé le conditionnement primaire (R. 5121-1)
CONDITIONNEMENT PRIMAIRE
Récipient ou toute autre forme de conditionnement avec lequel le médicament se trouve en contact direct (R. 5121-1)
ENREGISTREMENT
Document qui fournit des preuves tangibles des activités effectuées ou des résultats obtenus ; un enregistrement
peut être écrit ou conservé sur un support de données sécurisé.
PROCÉDURE
Manière spécifiée d’effectuer une activité ou un processus [ISO 9000 :2000].
PROTOCOLE
Descriptif de techniques à appliquer et/ou de consignes à observer [3].
RECONSTITUTION
La reconstitution des spécialités pharmaceutiques est une opération de mélange simple d’une solution, d’une poudre,
d’un lyophilisat… avec un solvant pour usage parentéral ou non qui s’effectue extemporanément dans une unité
de soin ou une pharmacie à usage intérieur, selon les indications mentionnées dans le résumé des caractéristiques
du produit (RCP). [2 et Bonnes pratiques de préparation hospitalière, document de travail AFSSaPS, version juillet
2002]
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TRACABILITÉ
Processus de recueil et d’enregistrement de données permettant de retrouver rapidement l’historique, la mise
en œuvre ou l’emplacement de ce qui est examiné [3].
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ABREVIATIONS
ANAES : Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé remplacée par la Haute autorité de
santé (HAS) le 1er janvier 2005
DM : Dispositifs médicaux
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BIBLIOGRAPHIE
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TEXTES OFFICIELS
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ANNEXES
ANNEXE 1 : Cadre juridique de la reconstitution des médicaments à
l’hôpital
l’aérosolthérapie
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Article R. 4235-48
Le pharmacien doit assurer dans son intégralité l'acte de dispensation du médicament, associant à sa
délivrance :
1. L'analyse pharmaceutique de l'ordonnance médicale si elle existe ;
2. La préparation éventuelle des doses à administrer ;
3. La mise à disposition des informations et les conseils nécessaires au bon usage du
médicament.
*Il a un devoir particulier de conseil lorsqu'il est amené à délivrer un médicament qui ne requiert pas une prescription
médicale. Il doit, par des conseils appropriés et dans le domaine de ses compétences, participer au soutien apporté
au patient.
L’Arrêté du 31 mars 1999 précise les conditions de prescription, dispensation et administration des
médicaments soumis à la réglementation des substances vénéneuses.
" Art. 8. - Avant toute administration des médicaments au malade, le personnel infirmier vérifie l'identité du malade
et les médicaments, au regard de la prescription médicale.
Pour chaque médicament, la dose administrée et l'heure d'administration sont enregistrées sur un document
conservé dans le dossier médical. Ce document peut être communiqué à tout moment au pharmacien sur sa
demande.
Lorsque le médicament n'a pas été administré, le prescripteur et le pharmacien en sont informés.
Art. 9. - Les médicaments sont détenus dans des locaux, armoires, ou autres dispositifs de rangement fermés
à clef ou disposant d'un mode de fermeture assurant la même sécurité.
Dans tous les cas, ces armoires ou dispositifs de rangement ne doivent contenir que des médicaments quelles
que soient les conditions particulières de leur conservation.
Art. 14. - Tout transport de médicaments entre la pharmacie et les unités de soins doit se faire dans des chariots
ou conteneurs clos et de préférence fermés à clef ou disposant d'un système de fermeture assurant la même
sécurité.
Art. 21. - Dans les locaux, armoires ou autres dispositifs de rangement prévus à l'article 9, les stupéfiants sont
détenus séparément dans une armoire ou un compartiment spécial banalisé réservé à cet usage et lui-même fermé
à clef ou disposant d'un mode de fermeture assurant la même sécurité. Des mesures particulières de sécurité
contre toute effraction sont prévues. "
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Article R4127-312 : La sage-femme est libre dans ses prescriptions dans les limites fixées par l'article
L. 4151-4.
Article R4127-313 : Dans l'exercice de sa profession, la sage-femme ne doit pas, sauf circonstances
exceptionnelles, effectuer des actes ou donner des soins, ni formuler des prescriptions dans les domaines qui
débordent sa compétence professionnelle ou dépassent ses possibilités.
Article R4127-318 : Pour l'application des dispositions de l'article L. 4151-1, la sage-femme est autorisée à pratiquer
notamment :
- 1° […]
- 6° L'anesthésie locale au cours de la pratique de l'accouchement. En présence d'un médecin
responsable pouvant intervenir à tout moment, la sage-femme peut participer à la technique
d'anesthésie loco-régionale pratiquée lors de l'accouchement, à l'exclusion de la période
d'expulsion, à condition que la première injection soit effectuée par un médecin, la sage-femme
ne pouvant pratiquer les injections suivantes que par la voie du dispositif mis en place par le
médecin.
Voir aussi l'arrêté du 22 mars 2005 fixant la liste des vaccinations que les sages-femmes sont autorisées à
pratiquer et l’arrêté du 12 octobre 2005 pour la liste des médicaments que peuvent prescrire les sages-femmes.
3 - Actes professionnels infirmiers : articles R. 4311-1 et suivants (anciennement " décret relatif aux
actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier ")
Article R4311-4
Lorsque les actes accomplis et les soins dispensés relevant de son rôle propre sont
dispensés dans un établissement ou un service à domicile à caractère sanitaire, social ou
médico-social, l'infirmier ou l'infirmière peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la
collaboration d'aides-soignants, d'auxiliaires de puériculture ou d'aides médico-psychologiques
qu'il encadre et dans les limites de la qualification reconnue à ces derniers du fait de leur
formation. Cette collaboration peut s'inscrire dans le cadre des protocoles de soins infirmiers
mentionnés à l'article R. 4311-3.
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Article R4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier ou l'infirmière accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant
à identifier les risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et comprenant
son information et celle de son entourage :
- 1° Soins et procédés visant à assurer l'hygiène de la personne et de son environnement ; …
- 4° Aide à la prise des médicaments présentés sous forme non injectable ;
- 5° Vérification de leur prise ;
- 6° Surveillance de leurs effets et éducation du patient ; … ;
- 18° Administration en aérosols de produits non médicamenteux ; …
- 29° Irrigation de l'œil et instillation de collyres ; …
- 31° Surveillance de scarifications, injections et perfusions mentionnées aux articles R. 4311-7 et
R. 4311-9 ; …
- 38° Participation à la procédure de désinfection et de stérilisation des dispositifs médicaux
réutilisables ;
Article R4311-7
L'infirmier ou l'infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants soit en application d'une prescription médicale
qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d'un protocole écrit,
qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin :
- 1° Scarifications, injections et perfusions autres que celles mentionnées au deuxième alinéa de l'article
R. 4311-9, instillations et pulvérisations ;
- 2° Scarifications et injections destinées aux vaccinations ou aux tests tuberculiniques ; …
- 5° Injections et perfusions, à l'exclusion de la première, dans ces cathéters ainsi que dans les cathéters
veineux centraux et ces montages :
• a) De produits autres que ceux mentionnés au deuxième alinéa de l'article R. 4311-9 ;
• b) De produits ne contribuant pas aux techniques d'anesthésie générale ou locorégionale
mentionnées à l'article R. 4311-12.
Ces injections et perfusions font l'objet d'un compte rendu d'exécution écrit, daté et signé par l'infirmier ou l'infirmière
et transcrit dans le dossier de soins infirmiers ;
- 6° Administration des médicaments sans préjudice des dispositions prévues à l'article R. 4311-6 ;
- 7° Pose de dispositifs transcutanés et surveillance de leurs effets ;
- 8° Renouvellement du matériel de pansements médicamenteux ;
- 9° Réalisation et surveillance de pansements spécifiques ; …
- 16° Instillation intra-urétrale ;
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Article R4311-8
L'infirmier ou l'infirmière est habilité à entreprendre et à adapter les traitements antalgiques, dans le cadre des
protocoles préétablis, écrits, datés et signés par un médecin. Le protocole est intégré dans le dossier de soins
infirmiers.
Article R4311-9
L'infirmier ou l'infirmière est habilité à accomplir sur prescription médicale écrite, qualitative et quantitative, datée
et signée, les actes et soins suivants, à condition qu'un médecin puisse intervenir à tout moment :
1º Injections et perfusions de produits d'origine humaine nécessitant, préalablement à leur réalisation, lorsque
le produit l'exige, un contrôle d'identité et de compatibilité obligatoire effectué par l'infirmier ou l'infirmière ;
2º Injections de médicaments à des fins analgésiques dans des cathéters périduraux et intrathécaux ou placés
à proximité d'un tronc ou d'un plexus nerveux, mis en place par un médecin et après que celui-ci a effectué la
première injection ;…
Article R4312-11
L'infirmier ou l'infirmière respecte et fait respecter les règles d'hygiène dans l'administration des soins, dans
l'utilisation des matériels et dans la tenue des locaux. Il s'assure de la bonne élimination des déchets solides et
liquides qui résultent de ses actes professionnels.
Article R4312-14
L'infirmier ou l'infirmière est personnellement responsable des actes professionnels qu'il est habilité à effectuer.
Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier ou l'infirmière est également responsable des actes qu'il assure avec
la collaboration des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture qu'il encadre.
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Article R4312-15
L'infirmier ou l'infirmière doit prendre toutes précautions en son pouvoir pour éviter que des personnes non
autorisées puissent avoir accès aux médicaments et produits qu'il est appelé à utiliser dans le cadre de son exercice.
Article R4312-29
L'infirmier ou l'infirmière applique et respecte la prescription médicale écrite, datée et signée par le médecin
prescripteur, ainsi que les protocoles thérapeutiques et de soins d'urgence que celui-ci a déterminés.
Il vérifie et respecte la date de péremption et le mode d'emploi des produits ou matériels qu'il utilise.
Il doit demander au médecin prescripteur un complément d'information chaque fois qu'il le juge utile, notamment
s'il estime être insuffisamment éclairé. […]
Chaque fois qu'il l'estime indispensable, l'infirmier ou l'infirmière demande au médecin prescripteur d'établir un
protocole thérapeutique et de soins d'urgence écrit, daté et signé. En cas de mise en œuvre d'un protocole écrit
de soins d'urgence ou d'actes conservatoires accomplis jusqu'à l'intervention d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière
remet à ce dernier un compte rendu écrit, daté et signé
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Article R4351-3
Dans le cadre de l'exécution des actes mentionnés à l'article R. 4351-2, le manipulateur d'électroradiologie
médicale : […]
- 8° Participe à l'application des règles relatives à la gestion des stocks et des déchets, y compris
radioactifs ;
- 9° S'assure du bon fonctionnement du matériel qui lui est confié et en assure l'entretien courant ;
- 10° Participe à l'application des règles d'hygiène et de radio-protection, tant en ce qui concerne le patient
que son environnement ;
- 11° Participe à l'élaboration des programmes d'assurance de la qualité et à l'application des protocoles
de contrôle de qualité.
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Avant et après reconstitution, NeoRecormon® Multidose doit être conservé à une température comprise entre
+ 2 °C et + 8 °C (au réfrigérateur).
Pour l'injection sous-cutanée, nettoyer la peau au point d'injection avec un coton imbibé d'alcool. Pincer la peau
entre le pouce et l'index de façon à former un pli. Tenir la seringue près de l'aiguille et piquer l'aiguille dans la
peau d'un coup sec. Injecter la solution NeoRecormon®. Retirer l'aiguille rapidement et comprimer le point d'injection
à l'aide d'une compresse stérile et sèche.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur."
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• Recommandations
- Vérification des dates de validité de chaque agent anesthésique, ainsi que de l'ensemble des médicaments
susceptibles d'être utilisés par l'anesthésiste.
- Aspiration des produits anesthésiques de façon aseptique en utilisant des aiguilles et seringues stériles
après avoir désinfecté correctement le bouchon du flacon ou le col de l'ampoule.
- Désinfection appropriée des robinets à 3 voies lors de toute manipulation.
- Le matériel utilisé (seringues, tubulures, robinets à 3 voies, ampoules et flacons) est à usage unique et
destiné à un seul patient. Après connexion à la ligne de perfusion intraveineuse d'un patient, il doit être
considéré comme potentiellement contaminé et donc uniquement utilisé pour ce patient, puis éliminé après
usage ou au plus tard à la fin de l'anesthésie du patient concerné.
- Le plateau des agents anesthésiques est uniquement utilisable pour le soin d'un seul patient. Il contient
l'ensemble des seringues et aiguilles préparées pour l'anesthésie en cours et doit être conservé dans
un endroit propre et protégé de toute projection pour éviter une possible contamination.
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- L'utilisation de flacons multidoses (non disponibles en France actuellement, les flacons de 500 mg de
propofol étant réservés à l'entretien de l'anesthésie d'un seul patient) n'est pas recommandée.
- En cas d'utilisation d'un agent anesthésique mis en solution dans un solvant lipidique, en plus du respect
scrupuleux des règles énoncées ci-dessus, il est souhaitable :
• de diminuer autant que possible le nombre de manipulations ainsi que l'intervalle de temps
entre la préparation et l'injection de la solution lipidique ;
• d'utiliser des seringues préremplies ;
• de ne pas déconditionner le flacon ;
• d'utiliser, pour l'entretien de l'anesthésie, une pompe de perfusion permettant l'administration
d'un débit fiable.
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A
CHAQUE 1 FOIS / 2 FOIS / 2 FOIS / 1 FOIS /
EQUIPE JOUR MOIS AN AN
* Chariot comportant des casiers et plateaux, destiné au transport des traitements quotidiens
Toute surface sale doit être nettoyée chaque fois que nécessaire. Les périodicités minimales ci-dessus sont
proposées à titre indicatif.
Le guide du CCLIN Sud-Ouest " Entretien des locaux des établissements de soins ", d’avril 2005, donne des
indications complémentaires en matière de pratiques et de démarche qualité appliquée à l’entretien des locaux.
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NOTES
80
CHU de Bordeaux - Hôpital Pellegrin
33076 BORDEAUX Cedex - Tél. [Link].58
[Link]