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Droit Public Local et Autonomie

Ce document traite du principe de libre administration des collectivités territoriales en France, notamment les limites à ce principe, le pouvoir réglementaire local et le contrôle des actes des collectivités.

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Intérêt public local :

 le principe constitutionnel interdisant aux personnes publiques de concurrencer les


activités professionnelles privées (CC, 16 janvier 1982 sur les nationalisations à mettre en
corrélation avec les arrêts CE Commerce en détail de Nevers (CE, 30 mai 1930) et
Casanova (CE, 1901).

 Intérêt public local : interdiction des délibérations politiques qui ont un relent international
(CE 23 octobre 1989, Commune de Pierrefitte-sur-Seine, commune de Saint-Ouen et
commune de Romainville) il a ainsi censuré le soutien financier voté en faveur de comités
de soutien aux populations du Nicaragua car leur action « se fondait explicitement, en la
critiquant, sur l’attitude d’un État étranger au Nicaragua et imputait aux interventions de
cet État les difficultés économiques, sanitaires et sociales de la population du Nicaragua ».
En leur accordant des subventions, les communes ont donc pris part à un « conflit de
nature politique » et sont intervenues dans une matière ne se rattachant pas à l’intérêt
public local. Partisan (CE 28 octobre 2002, commune de Draguignan) : annule la
subvention accordée par la commune de Draguignan à une association dont le but déclaré
était de lutter contre une formation politique légalement autorisée pour motif politique et
partisan.

Politique (TA Dijon, 22 juin 1999, M. Bernard PESQUET et M. Jean-Jacques BERNARD


c/ Région de Bourgogne) : L’action des collectivités territoriales sur le fondement de
l’IPL. CE, 16 juillet 1941, Syndicat de défense des contribuables de Goussainville :
L’achat d’une ambulance et de médicaments pour l’Espagne républicaine ne présente ainsi
aucun intérêt communal. CE 17 avril 1963, Ministre de l’Intérieur c/ Ville de Saint-Denis,
affirme ainsi de façon très illustrative que « le conseil municipal de Saint-Denis n’a pas
entendu par cette délibération émettre un vœu destiné à attirer l’attention de l’autorité
supérieure […] mais a publié à l’attention de la population de la commune une
proclamation qui, par sa forme et son ton, rentre en totalité dans la catégorie de celles qui
sont frappées d’interdiction par l’article 52 du Code de l’administration communale ».

Clause générale de compétence :

 La CGC vise à satisfaire l’intérêt public local ; elle leur permet d’avoir de la souplesse
dans leur action M. Verpaux et la CGC qui même si elle n’exclut pas l’existence de
limites peut être interprétée comme autorisant ces dernières à intervenir dans un très grand
nombre de domaines» Jean Marie Pontier.

Principe de LA :

TOCQUEVILLE, la L.A est à la décentralisation ce que sont les écoles primaires à la science.
Charles EISENMAN assimilait décentralisation et libre administration mais elles sont imbues
de nuances car la L.A a valeur constitutionnelle. Michel Troper, parle de principe muet.

Manifestations du PLA, la liberté de gestion du personnel territorial, la liberté contractuelle,


la liberté de prendre des actes directement exécutoires, la liberté d’organisation et de
fonctionnement des organes des collectivités, la liberté de percevoir des impôts et liberté de
dépenser. André Roux, « la capacité de décision des collectivités locales ne doit pas être
entravée » ; en outre, « le domaine d’action des collectivités territoriales doit être préservé ».
L.A et délégations spéciales CE, 1965 Ibrahima Seydou Ndaw

Conseil constitutionnel DC 3 mai 1979, territoire de nouvelle Calédonie et décisions sur la


décentralisation : reconnaissance d’une valeur constitutionnelle à la libre administration des
CL. B. Faure parle de la soumission de la loi à l’obligation de garantir aux CL la LAD. La
conception de la LACL comme liberté publique ; DC 16 janvier 1982 sur les nationalisations
(condamnation des subdélégations de compétences du pouvoir législatif). Le conseil
constitutionnel sanctionne l’incompétence négative du législateur en ce qui concerne la LACL
Déc. n° 84-168 dc du 20 janvier 1984, fonction publique territoriale, RJC I-69. V. not. la déc.
nº 87-231 DC du 5 janv. 1988 élections cantonales partielles. CE ; 18/01/2001 ; commune de
Venelle le PLACL a valeur fondamentale.

 La libre administration est limitée par l’unité de l’Etat, l’intégrité territoriale (exposé des
motifs, art.1 CGCL) et de l’indivisibilité de la souveraineté (art. 3)
 C’est la loi qui définit les modalités d’application du principe de LACL DC une décision
du 26 janvier 1995 (Art. 67 et 102 de la constitution). La répartition des compétences
entre la loi et le règlement se fait avec une idée de principes fondamentaux derrière car ce
qui relève de PF est du domaine de la loi et les autres du règlement.
 collectivité locale et établissement public ; la différence se décline à travers la compétence
générale des CL
 l’existence d’un pouvoir de substitution la décision (149 DC) du Conseil constitutionnel
français du 28 décembre 1982 sur le statut de Lyon, Paris, Marseille. Art. 54 et 128 et
pouvoir d’annulation art.250 CGCL
 Degré d’autonomie : autonomie fonctionnelle (il faut des attributions effectives dc nº 85-
196 DC du 8 août 1985 et déc. nº 87-241 DC du 19 janv. 1988). Et l’autonomie
institutionnelle ; déc. nº 98-407 DC du 14 janv. 1999). Dans cette dernière décision, qui
constitue l'une des quatre qui, à ce jour, a sanctionné une loi méconnaissant la libre
administration, c'est bien la liberté d'organisation et de fonctionnement de la collectivité
qui était en cause. La liberté contractuelle dans la décision " Prévention de la corruption
« du 20 janvier 1993 »" le législateur a imposé, sans justification appropriée, une
contrainte excessive qui est de nature à porter atteinte à la libre administration des
collectivités locales "
Pouvoir Réglementaire :

 Les collectivités locales disposent d’un pouvoir réglementaire subordonné à celui du PR


(CE 1919 Labonne, traduit la prééminence du PM en matière réglementaire) : dc la
décision relative à la Corse du 17 janvier 2002.

 Pouvoir réglementaire des CL (le pouvoir réglementaire des CT, nouveau bilan après la
décision du conseil constitutionnel du 17 janvier 2002, sur le statut de la Corse, Xavier
Magnon) : deux idées le pouvoir réglementaire est mis en œuvre par la loi et et pouvoir
s’impose à la loi. en matière de liberté publique cette compétence n’existe pas – décision
n° 84-185 du 18 janvier 1985 Loi Chevènement.

 Police municipale : art. 118-127 CGCL------ modalités de fonctionnement de la police


administrative ------- art. 244=== contrôle ----- art. 246 déféré------

- En matière de police administrative, CE 1959 Sté les films Lutétia et CE 1995


commune de Morsang-sur-Orge.

Le contrôle du pouvoir de police se fait selon un principe de proportionnalité CE 1933


Benjamin en tenant compte également de circonstances exceptionnelles (art. 69-70
constitution) CE 1919 Dames Dol et Laurent.

CE, 5 octobre 1998, commune de Longjumeau, les communes ont la faculté de définir par
voie de dispositions de portée générale les orientations ou règles sur la base desquelles elles
entendent formuler ces propositions à condition toutefois qu’aucune atteinte ne soit portée par
ces dispositions à l’ensemble des prescriptions législatives et réglementaires en vigueur.

[Link], les CL ont pu avoir un PR sans intervention de la loi en vertu seulement de


l’article 72 de la constitution.

J. M. Auby ; le pouvoir d’organisation des services ou la police municipale comporte l’octroi


implicite d’un pouvoir réglementaire.
Baccoyannis ; le pouvoir réglementaire local est résiduel et Louis Favoreu.

Lorsque la loi octroi une compétence à une autorité locale, la possibilité d’encadrer cette
dévolution de compétence sera déniée au pouvoir réglementaire national. Seul le pouvoir
réglementaire local sera apte à préciser d’encadrer les modalités d’application de la loi. C’est
le PLACL qui fonde cette opinion.

Autonomie des CL :

 Constitutionnalisation de l’autonomie fiscale locale ; révision constitutionnelle du 28 mars


2003.
 En matière de budget ; pour les dépenses (dépenses réglementées ou interdites et
obligatoires) et pour les recettes (absence de pouvoir fiscal local autonome). Dans une
décision le CC n°90-277 dc du 25 juillet 1990, établissements d’impôts directs locaux, le
conseil a admis qu’il appartient au législateur de déterminer les limites à l’intérieur
desquelles une collectivité territoriale pourrait être habilitée à fixer elle-même le taux
d’une imposition établie en vue de pourvoir à ses propres dépenses. Art .67 const du
Sénégal
 En matière financière ; les lois qui restreignent les ressources globales des CL " Les
garanties constitutionnelles du pouvoir financier local "déc. nº 2001-456 DC du 27 déc.
2001, sauf mécanisme de compensation (L. Philip RFD adm. 1992, p. 450).
 François LABIE : « si la décentralisation à d’importantes conséquences sur les structures
et le fonctionnement de l’appareil public, elle a également et nécessairement des aspects
financiers qui lui donnent souvent sa vraie dimension ».

Contrôle des actes des CL :


 Le contrôle des actes des CL est a posteriori, déconcentré et revient de droit au juge en
dernière instance ALORS QUE AVANT 1996 c’était le régime de la conformité, de
l’opportunité et de l’annulabilité.
 Les ruptures apportées : contrôle centralisé avant ----contrôle rapproché 1996
Contrôle a priori avant (approbation, autorisation préalables) ---- contrôle a posteriori
1996
+++ Contrôle d’opportunité avant ---- contrôle de légalité
+++ Contrôle par l’autorité AD avant---- contrôle par le juge de l’excès de pouvoir.
Le déféré est ne s’impose pas en cas de procédure spontanée (CE 1991, Brasseur).
Le SPL :
CE 1964 Ville de Nanterre : concernant la création d’un cabinet dentaire que le tribunal
administratif avait jugé comme étant opposé à l’initiative privée, le CE a jugé que ledit
cabinet ne constituait pas une entrave à l’initiative privée.

Des conditions d’existence du SPL ; le critère de la territorialité (compétence rationae loci


CE 1997 département de l’Oise et CE 1981, commune de Dijon) et le critère de la finalité
(IPL).
Limites : droit de concurrence art 306 CGCL de 1996
Il n’y a pas a priori de critères de distinction entre SP national et SPL. Donc, le critère le
plus pertinent pour le rattachement à un SPL est l’intervention implicite ou explicite du
législateur en vertu des compétences qui lui ont été accordées.
Il y’a des SPL obligatoires voire les dépenses obligatoires art. 202 CGCL

3 sortes de SPL : obligatoire, spontané et facultatif.

Titre IV, Chapitre 7 sur les SPL

Article 327. - Les collectivités locales peuvent créer des établissements publics locaux
conformément aux dispositions légales relatives aux établissements publics, aux sociétés à
participation publique et aux personnes morales de droit privé bénéficiant du concours
financier de la puissance publique.

Article 306. - Les collectivités locales et leurs groupements peuvent exploiter directement, en
régie, des services d'intérêt public à caractère industriel ou commercial dans le cas où l'intérêt
public l'exige, et notamment, en cas de carence et d'insuffisance de l'initiative privée.

Généralités :

C'est pourquoi, le Conseil rural était composé des 2/3 de ses membres élus au suffrage
universel direct, et l'autre 1/3 restant désigné par l'assemblée des coopératives de la zone
concernée. Au niveau des Communes, le même rapport prévalait, les 2/3 étant élus et l'autre
représentant les mouvements associatifs et les secteurs socioprofessionnels les plus
représentatifs.
 Hauriou l’essence de la décentralisation est dans le fait que les citoyens locaux puissent
élire eux-mêmes leurs gouvernants ou Alexis de Tocqueville (fonction démocratique de la
décentralisation) mais pour Eisenmann

 B. Faure, le CC consacre l’existence d’un seuil minimum de décentralisation perceptible


qualitativement (affaires locales) et quantitativement (attributions effectives).

 Les éléments constitutifs de la décentralisation : des organes propres (André ROUX), des
compétences définies et des moyens d’action.

L. Trouvet et alii, les grands arrêts du droit de la décentralisation, 2éme édition, DALLOZ,
2001 (CC fonction publique territoriale, CE commune de Longjumeau).

Compétence des CL : compétence territoriale (commune de Dijon, département de l’Oise,


etc.) et compétence matérielle (CE 1980, commune de Champagne-de-Blanzac)

L. Favoreu et Loïc Philip, les grandes décisions du CC

 Décisions 137 et 138 DC du 25 février 1982 : subordination du législateur au principe


de légalité ou de constitutionnalité, prééminence de l’Etat sur les CL, caractère
constitutionnel du principe de libre administration des CL, l’indivisibilité de l’Etat,
absence de pouvoir réglementaire autonome, la nécessité d’un contrôle administratif,
 Décisions 132 et 139 DC des 16 janvier et 11 février 1982 sur les nationalisations.

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