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Résumé du Chapitre 4 de La Boîte à Merveilles

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L A BOITE À

MERVEILLES
CHAPITRE 4
RESUME :
• Sidi Mohammed et sa mère rendent visite à Lalla
Aïcha qui habite une maison simple mais où il fait
bon vivre. L’enfant suit attentivement la
conversation des deux femmes qui parlent des
voisines et de bien d’ autres sujets. Les gamins de
la maison invitent le jeune garçon à jouer au jeu de
la mariée avec eux, un jeu qui se termine,
naturellement, par une dispute. De nouveau placé
à côté de sa mère, le narrateur prête l’oreille à tout
ce qui se dit. Après le retour de Moulay Larbi, les
deux femmes se séparent provisoirement.

• Lalla Aïcha rejoint aussitôt son invitée et lui confie


son malheur : son mari a été trahi par son associé
et risque de comparaître devant le pacha. Cette
triste nouvelle accable Lalla Zoubida qui fait part
de son chagrin à Maâlem Abdeslam une fois
rentrée chez elle.
A X E S DE L E C TURE
I- R É CITS V É C US E T R É C ITS R A C ONTÉS

• Certains événements sont racontés par le narrateur qui


se base sur ce qu’il voit et ce qu’il ressent.

• Dans cette catégorie entrent les séquences consacrées


au Msid, au bain maure et à la visite de Sidi Boughaleb
entre autres. Mais il y a d’autres faits dont la relation est
confiée à d’autres personnages parce que Sidi
Mohammed n’a pas pu obtenir, pour une raison ou pour
une autre, les informations nécessaires pour étoffer
son récit. Dans cette deuxième catégorie entre le récit
que Lalla Zoubida fait à son mari à propos de la
mésaventure de Moulay Larbi.

• Le narrateur justifie ce choix dans un passage qui


montre clairement qu’il manque de détails pour se
prononcer sur l’affaire secrète : « Ma mère discutait à
demi-voix avec son amie. Je n’osais pas m’en
approcher. J’entendis le mot « pacha » plusieurs fois au
cours de leur mystérieux dialogue. »
Le malheur arrivé au mari de Lalla
Aïcha est rapporté par la mère du
narrateur qui, toujours fidèle à ses
habitudes, informe son époux de
tout ce qui s’est passé pendant la
journée.

Ce n’est qu’à ce moment-là que le


jeune garçon apprend, en même
temps que le lecteur, de quoi il
s’agit : « Moulay Larbi, le mari de
Lalla Aïcha s’est disputé avec son
associé, un certain Abdelkader fils
de je ne sais qui… ».
II- L’intérêt du récit oral
Abdellah l’épicier exerce une influence
considérable sur le narrateur à cause
des histoires qu’il raconte avec
éloquence.
La manière dont son père parle de ce
personnage singulier suscite en lui un
sentiment de grande admiration pour le
conteur hors pair : « Mon père qui ne
parlait pas souvent consacra une soirée
entière à entretenir ma mère d’Abdellah,
et de ses histoires. Le récit de mon père
excita mon imagination, m’obséda durant
toute mon enfance. »
La découverte du conteur permet à Sidi
Mohammed de découvrir un autre type
d’hommes qui sont marginalisés et qui mènent
une vie très simple. Ils sont la preuve vivante que
c’est le menu peuple qui détient l’âme de la
culture marocaine : « Abdellah connaît bon
nombre d’histoires. Celles qu’‘il raconte sont
rarement amusantes. Elles se terminent
brusquement, sans recherche d’effets, sans
conclusion apparente (…) Abdellah ressemble
étrangement à ses histoires. Il y a de la poésie
et du mystère en lui (…) Il en a raconté des
histoires, Abdellah, depuis son arrivée ! Il ne
répète jamais la même et semble inépuisable. Il
en raconte aux enfants, aux grandes
personnes, aux citadins et aux campagnards, à
ceux qui le connaissent comme aux visiteurs
d’un jour.(…) Les histoires d’Abdellah durent
parfois un quart d’heure et parfois une matinée.
Il les raconte sans sourire, au rythme solennel
de son chasse-mouches. Il conte sans
interruption, sans boire ni se racler la gorge,
sans agiter les mains, ni occuper ses doigts. »

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