0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
91 vues59 pages

Extrait 43810210

Transféré par

billal
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
91 vues59 pages

Extrait 43810210

Transféré par

billal
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CO N S T R U C T I O N E T T R AVAU X P U B L I C S

Ti264 - Techniques du bâtiment : l'enveloppe du bâtiment

Techniques du bâtiment :
Les toitures-terrasses

Réf. Internet : 43810 | 2nde édition

Actualisation permanente sur


[Link]
Tec h n ique s de l ’I n gé ni eur
La plus impor tante ressource documentaire scientifique
et technique en français

Une information fiable, claire et actualisée


Validés par un comité scientifique et mis à jour en permanence sur Internet,
les articles Techniques de l’Ingénieur s’adressent à tous les ingénieurs et
scientifiques, en poste ou en formation.
Outil d’accompagnement de la formation et de la carrière des ingénieurs,
les ressources documentaires Techniques de l’Ingénieur constituent le socle
commun de connaissances des acteurs de la recherche et de l’industrie.

Les meilleurs experts techniques et scientifiques


Plus de 200 conseillers scientifiques et 3 500 auteurs, industriels, chercheurs,
professeurs collaborent pour faire de Techniques de l’Ingénieur l’éditeur
scientifique et technique de référence.
Les meilleurs spécialistes sont réunis pour constituer une base de
connaissances inégalée, vous former et vous accompagner dans vos projets.

Une collection 100 % en ligne


• Accessibles sur [Link], les dernières nouveautés et
actualisations de votre ressource documentaire
• Les articles téléchargeables en version PDF

Des services associés


Rendez-vous sur votre espace « Mon compte » en ligne pour retrouver la liste
des services associés à vos droits d’accès et les utiliser.

 Des services associés


Pour toute information, le service clientèle reste à votre disposition :
Tél : 01 53 35 20 20 l Fax : 01 53 26 79 18 l Mail : [Link]@[Link]

III
Cet ouvrage fait par tie de
Techniques du bâtiment : l'enveloppe du bâtiment
(Réf. Internet ti264)
composé de :

Techniques du bâtiment : Connaître les matériaux de la Réf. Internet : 43804


construction

Techniques du bâtiment : Construire en béton armé Réf. Internet : 43805

Techniques du bâtiment : Construire métallique Réf. Internet : 43806

Techniques du bâtiment : Construire développement durable Réf. Internet : 43820

Techniques du bâtiment : Les charpentes Réf. Internet : 43808

Techniques du bâtiment : Les couvertures Réf. Internet : 43809

Techniques du bâtiment : Les toitures-terrasses Réf. Internet : 43810

Techniques du bâtiment : Les fenêtres et les portes Réf. Internet : 43818

 Sur [Link]
• Saisissez la référence Internet pour accéder directement aux contenus en ligne
• Retrouvez la liste complète des ressources documentaires

IV
Cet ouvrage fait par tie de
Techniques du bâtiment : l'enveloppe du bâtiment
(Réf. Internet ti264)

dont les exper ts scientifiques sont :

Williams PAUCHET
Ex Maître d'oeuvre de la Défense Nationale, Conseiller technique en
construction et génie civil

 Sur [Link]
• Saisissez la référence Internet pour accéder directement aux contenus en ligne
• Retrouvez la liste complète des ressources documentaires

V
Techniques du bâtiment : Les toitures-terrasses
(Réf. Internet 43810)

SOMMAIRE
Réf. Internet page

Les toitures-terrasses : définitions et caractéristiques techniques de l’étanchéité TBA1905 9

Classification et propriétés des toitures-terrasses TBA1906 13

Les revêtements à base de bitume et d’asphalte TBA1907 17

Les revêtements monocouches minces et synthétiques TBA1908 21

Terrasses inaccessibles et zones techniques sur éléments porteurs en maçonnerie avec TBA1909 27
protections lourdes ou autoprotégées
Toitures-terrasses : les ouvrages particuliers TBA1910 33

Toitures-terrasses accessibles aux piétons TBA1911 39

Toitures-terrasses accessibles aux véhicules légers et lourds TBA1912 43

Toitures-terrasses : les terrasses et toitures végétalisés TBA1913 47

L’étanchéité de toitures en membranes minces monocouches synthétiques TBA1914 53

 Sur [Link]
• Saisissez la référence Internet pour accéder directement aux contenus en ligne
• Retrouvez la liste complète des ressources documentaires

VII
 Sur [Link]
• Saisissez la référence Internet pour accéder directement aux contenus en ligne
• Retrouvez la liste complète des ressources documentaires
Référence Internet
TBA1905

Toitures-terrasses : définitions
et caractéristiques techniques
de l’étanchéité

par Williams PAUCHET


Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Définition................................................................................................ TBA 1 905v2 - 2


2. Terminologie.......................................................................................... — 3

es toitures-terrasses, qu’elles soient d’immeubles, de bâtiments industriels


L ou de parkings, sont étanches pour être imperméables aux intempéries.
Dans ce domaine, il existe plusieurs techniques et solutions qui doivent être
adaptées à chaque utilisation.
Cet article fait partie d’un ensemble qui étudiera toutes les techniques d’étan-
chéité connues selon leur utilisation et leur adaptation en fonction des climats
et régions.
Il est très important pour les préconisateurs et les responsables de chantier
de connaître les termes employés dans les métiers de l’étanchéité. Cet article
rappelle certaines définitions et les terminologies du bâtiment et des
étancheurs.
Parution : octobre 2017

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 905v2 – 1

9
Référence Internet
TBA1905

TOITURES-TERRASSES : DÉFINITIONS ET CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DE L’ÉTANCHÉITÉ _____________________________________________________

1. Définition ■ Écran pare-vapeur


Il permet d’empêcher l’humidité à l’intérieur des locaux de péné-
La figure 1 donne un exemple d’étanchéité de toiture avec les trer dans l’isolant thermique, ce qui en détruirait les propriétés
principaux éléments. De façon générale, tout système d’étanchéité (isolantes, mécaniques en cas de gel).
de toitures ou toitures-terrasses comprend les éléments qui y sont
énumérés. ■ Isolant thermique
■ Élément porteur Il peut être en polystyrène expansé, mousse de polyuréthanne
Il s’agit de la partie supérieure du gros œuvre sur laquelle est ou autres mousses. L’isolation peut être normale (isolant sous le
directement posée l’étanchéité ou le support d’étanchéité. L’élé- revêtement d’étanchéité, comme le montre la figure 1) ou inversée
ment porteur est le plus souvent du béton ou une maçonnerie (l’isolant thermique est placé au-dessus de l’étanchéité).
pour les toitures-terrasses, ou bien des panneaux de particules à
base de bois (pour les toitures en pente des maisons par exemple), ■ Revêtement d’étanchéité
ou encore des bacs en acier nervuré pour des usines et bâtiments
préfabriqués. Il peut être de différents types : chape ou revêtements multi-
couches, asphalte, bitume, associations bitume-polymères ou
■ Support bitume-élastomère SBS, revêtements monocouches minces ou
C’est un élément de la construction sur lequel est appliqué direc- membranes d’étanchéité, ou enfin produits d’étanchéité liquides.
tement le revêtement d’étanchéité ; le support peut être l’élément Le revêtement d’étanchéité est relevé en parties verticales (acro-
porteur défini ci-dessus, ou bien un isolant thermique qui peut être tères, etc.).
porteur ou non porteur.
■ Protection rapportée
■ Écran d’indépendance
Il sert éventuellement à désolidariser le revêtement d’étanchéité Elle peut être dure – on dit lourde – (dalles rigides, par exemple
de l’élément porteur ou du support, afin que le revêtement d’étan- en béton, panneaux de bois) ou meuble (par exemple gravillons)
chéité puisse jouer librement. sur les parties courantes.

Couche de finition
(autoprotégée)

Protections diverses
(dalles, gravillons, etc.)
Relevé
(cas courant)

Enduit d’imprégnation
à froid (EIF)

Équerre de renfort soudée

Étanchéité
2e couche d’étanchéité
Isolant thermique

1re couche d’étanchéité

Pare-feu soudé sur EIF Écran d’indépendance

Pare-feu
(cas courant)

Élément porteur
(béton, panneaux à base de bois, bacs en acier, etc.)

Figure 1 – Différents constituants d’un système d’étanchéité

TBA 1 905v2 – 2 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

10
Référence Internet
TBA1905

_____________________________________________________ TOITURES-TERRASSES : DÉFINITIONS ET CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DE L’ÉTANCHÉITÉ

■ Autoprotection
Il s’agit de la protection vis-à-vis des agents climatiques ou
mécaniques obtenue par des matériaux déposés en usine sur le
matériau d’étanchéité selon deux procédés : Bandeau saillant
– autoprotection par une feuille métallique mince (aluminium,
cuivre, inox, etc.) ;
– ou autoprotection minérale par des paillettes d’ardoise ou
autres granulés. L’autoprotection qui est colorée a aussi un rôle
décoratif, vue d’en haut.

Larmier

2. Terminologie
■ Acrotère
Relief constitué par un muret situé en bordure de la toiture. En
dessous de 30 cm de hauteur, l’acrotère est dit bas. Au-dessus de
30 cm, l’acrotère est dit haut. Lorsque l’acrotère n’est pas intime-
ment lié à la structure, il est dit flottant.
■ Adjuvant
Produit chimique servant à modifier les caractéristiques rhéolo-
giques de l’asphalte pour accroître la mouillabilité du filler.
■ APP
Polypropylène atactique, polymère thermoplastique que l’on
peut ajouter au bitume, ce qui améliore son élasticité et la
contrainte à la limite élastique. Les matériaux à base de
Figure 2 – Bandeau saillant
bitume + APP ne se collent pas au bitume fondu, mais ils se sou-
dent très bien à la chaleur et résistent mieux à la chaleur que le
bitume seul. En France et ailleurs, ils ont été remplacés par les ■ Autoprotection
bitumes-élastomères.
Matériaux rapportés en usine sur une feuille d’étanchéité pour la
■ Armature protéger des agents climatiques ou mécaniques :
Grille textile en tissu de verre ou polyester, ou toile de jute
– autoprotection métallique par feuille métallique mince (alumi-
noyée dans la masse du revêtement d’étanchéité pour le renforcer
nium, cuivre, acier, inox) ;
et limiter ses déformations par allongement.
– autoprotection minérale par paillettes d’ardoise ou granulés de
■ Asphalte coulé céramique.
Appelé en France simplement « asphalte », ce produit est obtenu
par malaxage à chaud, soit de poudres ou pains d’asphalte naturel, ■ Bandeau saillant
enrichis d’un liant bitumineux, de granulats 0-6, 0-10 ou 0-14, soit Ouvrage formant un rejet d’eau afin d’en éviter l’introduction en
de fines avec un liant bitumineux de granulats 0-6, 6-10 et/ou 10-14 arrière du relevé d’étanchéité ou dans un joint de dilatation
et d’un adjuvant. (figure 2).
■ Asphalte coulé gravillonné
■ Bande d’égout
Il est obtenu par mélange à chaud d’asphalte naturel et d’agré-
gats concassés. Il est utilisé pour la protection ou l’étanchéité des Ouvrage métallique posé à la partie basse du toit, placé sous le
terrasses circulables aux véhicules et aux terrasses-jardins. matériau de couverture et assurant la liaison avec la gouttière ou
le chéneau.
■ Asphalte coulé sablé
Il est obtenu par mélange à chaud d’asphalte naturel, de sable, ■ Bande de rive
de gravillons ou des deux. Il constitue la seconde couche, généra- Ouvrage métallique comportant un ourlet à la base, un biseau
lement de 15 mm, des revêtements d’étanchéité, au-dessus de la ou une pince en tête (figure 3).
couche asphalte pur.
■ Asphalte naturel ■ Bavette
Roche sédimentaire, généralement calcaire, imprégnée de Bande de métal rapportée sur un ouvrage pour l’abriter des ruis-
bitume naturel natif, que l’on trouve dans certains pays. sellements d’eau de pluie.
■ Asphalte pur étanchéité ■ Becquet
Il est obtenu par mélange à chaud de poudre d’asphalte naturel
Ouvrage formant un larmier au-dessus du retrait empêchant
avec du bitume naturel ou du bitume issu de la distillation du
l’eau de ruisseler en arrière du relevé d’étanchéité (figure 4).
pétrole.
■ Asphalte synthétique ■ Bitume
Mélange d’un mastic constitué d’un liant bitumineux, de poudre Mélange naturel ou artificiel d’hydrocarbures solubles dans le
d’asphalte naturel et d’un squelette minéral constitué de granulats sulfure de carbone et de résines à l’état solide ou pâteux, de cou-
0-6, 6-10, 10-14. Ce produit parfaitement plein est appliqué par leur noire et opaque, thermoplastique, à propriété agglomérant ; il
coulage à chaud, sans nécessité de compactage. est utilisé comme revêtement d’imperméabilisation.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés. TBA 1 905v2 – 3

11
12
Référence Internet
TBA1906

Classification et propriétés
des toitures-terrasses

par Williams PAUCHET


Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Classification des toitures et toitures-terrasses ......................... TBA 1 906 - 2


1.1 Classement selon l’élément porteur....................................................... — 2
1.2 Classement selon la perte ....................................................................... — 2
1.3 Classement selon le domaine d’utilisation ............................................ — 2
1.4 Classement selon le climat...................................................................... — 2
1.5 Classement selon le poids du système complet d’étanchéité ............. — 2
2. Fonctions de l’étanchéité................................................................... — 2
3. Sollicitations auxquelles les revêtements d’étanchéité
sont soumis............................................................................................ — 3
3.1 Fissurations, mouvements des supports ............................................... — 3
3.2 Sollicitations mécaniques ....................................................................... — 3
3.3 Contraintes climatiques........................................................................... — 4
3.4 Contraintes dues à l’isolation thermique ............................................... — 4
4. Caractéristiques techniques des matériaux et revêtements
d’étanchéité ........................................................................................... — 4
4.1 Étanchéité et résistance à l’eau............................................................... — 4
4.2 Propriétés mécaniques ............................................................................ — 5
4.3 Propriétés physiques ............................................................................... — 9
4.4 Propriétés chimiques ............................................................................... — 10
4.5 Classement FIT des revêtements d’étanchéité ...................................... — 11
4.6 Durabilité .................................................................................................. — 11
4.7 Sécurité : résistance au feu ..................................................................... — 12
4.8 Caractéristiques de mise en œuvre ........................................................ — 12
Pour en savoir plus ....................................................................................... Doc. TBA 1 906

es toitures-terrasses, pour répondre techniquement à leur utilisation, sont


L classées en fonction de leurs éléments porteurs et leurs domaines
d’utilisation.
En outre, elles doivent avoir des capacités techniques de résistance à tous les
aléas thermiques et aux différentes sollicitations des divers supports.
La pose de matériaux d’étanchéité doit être adaptée aux différents supports
sur lesquels elle doit être mise en œuvre. Pour cela, elle aura des caractéris-
tiques particulières pour résister aux sollicitations techniques et thermiques, et
pour remplir ses fonctions d’étanchéité.
Parution : octobre 2017

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 906 – 1

13
Référence Internet
TBA1906

CLASSIFICATION ET PROPRIÉTÉS DES TOITURES-TERRASSES _______________________________________________________________________________

1. Classification des toitures 1.2 Classement selon la pente


et toitures-terrasses La définition des toitures terrasses selon la pente est donnée au
tableau 1.
On remarque qu’au-delà de 15 % pour un support en maçonne-
Les toitures et toitures-terrasses se différencient selon quatre cri- rie ou en bois et 7 % pour un support en tôles d’acier, il n’est plus
tères, sans ordre d’importance ni de priorité. question de toiture-terrasse mais de toiture.
Les fortes pentes demandent évidemment des systèmes de fixa-
tion des matériaux différents de ceux requis pour les toitures-ter-
1.1 Classement selon l’élément porteur rasses.

■ Étanchéité des toitures terrasses avec éléments porteurs


en maçonnerie 1.3 Classement selon le domaine
d’utilisation
Ces travaux sont visés par le DTU 43.1 :
– NF P84-204-1-1 de novembre 2004 – Travaux de bâtiment – Les terrasses circulables demandent une protection solide et éle-
Étanchéité des toitures terrasses et toitures inclinées avec élé- vée du matériau d’étanchéité et de l’isolant thermique (tableau 2).
ments porteurs en maçonnerie en climat de plaine – Partie 1-1 :
Cahier des clauses techniques + Amendement A1 (septembre
2007) (indice de classement : P84-204-1-1) ; 1.4 Classement selon le climat
– NF P84-204-2 de novembre 2004 – Travaux de bâtiment – Étan- La conception du revêtement étanche diffère selon les régions :
chéité des toitures terrasses et toitures inclinées avec éléments – hors climat de montagne ;
porteurs en maçonnerie en climat de plaine – Partie 2 : Cahier des – en climat de montagne, à cause des conditions particulières de
clauses spéciales + Amendement A1 (septembre 2007) (indice de charges de neige et de glace et des problèmes liés aux basses tem-
classement : P84-204-2). pératures et au vent. De façon générale, sont considérés comme
soumis au climat de montagne les bâtiments situés à une altitude
■ Étanchéité des toitures en tôles d’acier nervurées supérieure à 900 m. Toutefois, certaines régions situées à une alti-
Elle est visée par le DTU 43.3 : tude inférieure mais exposées à des microclimats peuvent être
soumises à cette réglementation ;
– NF DTU 43.3 P1-2 d’avril 2008 – Travaux de bâtiment – Mise en – en climats tropicaux et équatoriaux qui peuvent être humides
œuvre de toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement ou secs en France d’outre-mer.
d’étanchéité – Partie 1-2 : Critères généraux de choix des maté-
riaux (CGM) (indice de classement : P84-206-1-2) ;
– NF DTU 43.3 P2 d’avril 2008 – Travaux de bâtiment – Mise en 1.5 Classement selon le poids
œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement du système complet d’étanchéité
d’étanchéité – Partie 2 : Cahier des clauses administratives spé-
ciales types (CCS) (indice de classement : P84-206-2). Ce facteur est souvent ignoré, or, le poids total du système
d’étanchéité peut être très élevé, non pas à cause du revêtement
■ Travaux de toitures en éléments porteurs en bois et pan- d’étanchéité lui-même qui ne pèse au maximum que 10 kg/m2 pour
neaux dérivés du bois, avec revêtement d’étanchéité un système à deux couches bitume-élastomère, mais à cause du
poids de la protection lourde quand il y en a une, ou même de la
Ils sont visés par le DTU 43.4 : terre et des végétaux dans le cas des terrasses végétalisées.
– NF DTU 43.4 P1-1 d’octobre 2008 – Travaux de bâtiment – Toi- Il faut aussi tenir compte du poids de la neige dans les climats
tures en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois de montagne.
avec revêtements d’étanchéité – Partie 1-1 : Cahier des clauses
techniques types (CCT) (indice de classement : P84-207-1-1) ;
– NF DTU 43.4 P1-2 d’octobre 2008 – Travaux de bâtiment – Toi-
tures en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois
2. Fonctions de l’étanchéité
avec revêtements d’étanchéité – Partie 1-2 : Critères généraux de
choix des matériaux (CGM) (indice de classement : P84-207-1-2) ; En bâtiment, l’étanchéité a pour but d’empêcher la pénétration
– NF DTU 43.4 P2 d’octobre 2008 – Travaux de bâtiment – Toitures de l’eau dans l’ouvrage. Elle peut aussi empêcher le passage de la
en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois avec vapeur d’eau, mais ce rôle est tenu en général par le pare-vapeur.
revêtement d’étanchéité – Partie 2 : Cahier des clauses administra- Quatre rôles différents peuvent être remplis par les revêtements
tives spéciales types (CCS) (indice de classement : P84-207-2). d’étanchéité.

Tableau 1 – Définition des toitures terrasses en fonction de la pente


Support maçonnerie Support en tôles d’acier
Support bois
ou bois nervurées
Toitures-terrasses à pente nulle <1% – –
Toitures-terrasses plates 1%<p<5% 1%<p<3% 1%<p<5%
Toitures-terrasses rampantes – – 5 % < p < 15 %
Toitures inclinées – p>7% p > 15 %

TBA 1 906 – 2 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

14
Référence Internet
TBA1906

________________________________________________________________________________ CLASSIFICATION ET PROPRIÉTÉS DES TOITURES-TERRASSES

Tableau 2 – Domaine d’utilisation en fonction 3. Sollicitations auxquelles


de la pente
les revêtements
Classes de pente
Destination de la toiture
admises d’étanchéité sont soumis
Pente des parties courantes pour supports maçonnerie
Inaccessible (1) – Pente nulle
– Pente
3.1 Fissurations, mouvements
des supports
Technique ou à zones techniques – Pente nulle
– Pente 1 à 5 %
3.1.1 Cas des supports en béton
Accessible aux piétons avec – Pente 1,5 à 5 %
protection autre que par dalles sur Les causes des fissurations dans le béton sont diverses :
plots
– variation des dimensions du support d’origine mécanique, par
Accessible aux piétons avec – Pente nulle exemple déformation excessive de l’ouvrage, par suite de tasse-
protection par dalles sur plots – Pente 1 à 5 % ments différentiels du sol, des charges d’exploitation, etc. ;
Accessible aux véhicules – Pente 2 à 5 % – retrait qui entraîne des ruptures par fissuration lors du séchage
du béton ;
Jardin – Pente nulle
– Pente 1 à 5 % – fluage du béton (déformation lente pendant plusieurs années
après construction) sous l’effet des charges appliquées.
Pentes des toitures en éléments porteurs en bois et
panneaux dérivés du bois Les fissures peuvent être stabilisées ou bien, au contraire,
vivantes, c’est-à-dire qu’elles peuvent continuer à varier dans le
Inaccessible >1% temps en fonction des mouvements de l’ouvrage ou des variations
de température et d’humidité.
Zones techniques 1%<p<7%
Toitures terrasses plates 1%<p<5%
Toitures rampantes 1 % < p < 15 % Retrait du béton

Toitures inclinées p > 15 % Les fissures de retrait commencent à se produire six mois
après coulage du béton et se poursuivront en augmentant de
(1) La pente des parties courantes au droit des chemins de circulation est
limitée à 50 %.
largeur pendant les premières années, puis le retrait s’arrê-
tera, mais ces fissures continueront à varier de dimensions en
fonction des variations de température et d’humidité, et selon
les mouvements relatifs des diverses parties de l’ouvrage.
■ Pérennité des ouvrages
Dans le cas des dalles préfabriquées en béton utilisées en
Il s’agit ici de protéger durablement l’ouvrage, pendant toute sa toitures-terrasses, le retrait et les variations dimensionnelles
vie, contre les dommages qui pourraient être faits à sa structure, et peuvent être réduits grâce au ferraillage et le retrait peut aussi
qui pourraient donc affecter sa solidité. Il faut, en particulier, dans être minimisé en étuvant les dalles à chaud pour éliminer plus
les domaines du bâtiment et du génie civil, protéger les structures vite leur eau résiduelle.
en béton ou autres maçonneries contre une pénétration excessive
des eaux (de pluie, du sol, agressives ou non), qui pourraient venir
ensuite corroder les armatures en acier ou dégrader les panneaux
de toiture en bois. 3.1.2 Cas des supports en bois, maçonnerie, bacs
en acier
■ Calfeutrement des joints
Ici, ce sont les variations dimensionnelles de ces supports et
En complément à l’étanchéité de toute la surface des toitures- matériaux qui doivent être tolérées par les revêtements d’étan-
terrasses qui est obtenue grâce à des matériaux en feuilles, il y a chéité. Ce sont des éléments préfabriqués dont l’assemblage
des mastics de calfeutrement qui servent à obtenir les joints entre comporte des joints qui varient de dimensions en fonction des
les éléments préfabriqués (dalles en béton, bacs en acier, pan- variations de température et d’humidité (panneaux de bois et bacs
neaux à base de bois). Ces mastics de calfeutrement ont pour but en acier). Les bacs en acier subissent des variations dimension-
d’empêcher la pénétration de l’eau, du vent et des insectes par les nelles thermiques importantes.
joints.

■ Protection du contenu intérieur du bâtiment


Dans le cas des bâtiments, on étanchéifie l’enveloppe, c’est-à- 3.2 Sollicitations mécaniques
dire essentiellement les toitures, les façades et les fondations
enterrées, afin que toutes les parties intérieures soient et restent Les ouvrages (toitures, toitures-terrasses) subissent des sollicita-
au sec. tions mécaniques :

■ Aspect esthétique – charges sur les terrasses accessibles aux piétons et aux véhi-
cules éventuellement, dans le cas des parkings ;
En toitures-terrasses, les revêtements d’étanchéité peuvent aussi
apporter un bel aspect s’ils sont colorés (avec des granulés miné- – dépressions dues au vent (voir classement des climats dans les
raux ou paillettes d’ardoise, ou par une autoprotection constituée DTU série 43) ;
de feuilles métalliques, cuivre, aluminium, inox), ou s’ils sont – charges de la neige en régions montagneuses ou froides (voir
recouverts de végétaux (terrasses végétalisées). classement des régions aux DTU 43).

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés. TBA 1 906 – 3

15
16
Référence Internet
TBA1907

TBA1907 – Les revêtements à base


de bitume et d’asphalte
par Williams PAUCHET
Ex Maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Asphalte....................................................................................................... TBA 1 907 - 2


1.1 Constitution de l’asphalte........................................................................... — 2
1.2 Différents types et composition des asphaltes......................................... — 3
1.3 Utilisation des asphaltes en étanchéité..................................................... — 4
2. Les bitumes ................................................................................................. — 6
2.1 Caractéristiques des bitumes..................................................................... — 6
2.2 Les provenances ......................................................................................... — 6
3. Revêtements multicouches à base de bitume oxydé.............................. — 7
3.1 Domaine d’utilisation.................................................................................. — 7
3.2 Description des matériaux ......................................................................... — 7
4. Revêtements d’étanchéité à base de bitume-SBS .................................. — 8
5. Revêtements d’étanchéité à base de bitume-APP................................... — 11
Pour en savoir plus .............................................................................................. Doc. TBA 1 907

a mise en étanchéité des toitures-terrasses peut être réalisée par différents


L matériaux, comme le bitume ou l’asphalte. Ces matériaux sont souvent uti-
lisés lorsqu’il s’agit d’étanchéité simple n’ayant pas d’autre fonction que
d’assurer une imperméabilité de la toiture.
Les supports sur lesquels doivent être mis en œuvre ces matériaux d’étan-
chéité doivent être adaptés aux produits utilisés. Pour cela, ils auront des
caractéristiques techniques de construction et de finition exceptionnelles pour
remplir leurs fonctions d’étanchéité.
Parution : novembre 2017

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 907 – 1

17
Référence Internet
TBA1907

TBA1907 – LES REVÊTEMENTS À BASE DE BITUME ET D’ASPHALTE ___________________________________________________________________________

Les asphaltènes ont tendance à absorber la fraction aromatique


1. Asphalte la plus lourde des malthènes et forment ainsi des corpuscules
complexes (les micelles) qui sont en suspension dans une phase
■ Origine continue formée par les malthènes de basse masse molaire.
Bien que ce matériau soit ancien, il est encore bien utilisé pour Si les huiles aromatiques sont en grande quantité, les micelles
certains travaux. L’asphalte, qui ne doit pas être confondu avec le sont mobiles et le bitume est à l’état « sol ». S’il n’y a pas assez
bitume, est un matériau fossile naturel. C’est une roche qui s’est d’aromatiques, les micelles s’agglomèrent et le bitume se trouve à
imprégnée de bitume au cours des âges et que l’on trouve dans l’état « gel ».
certains pays. La phase sol correspond à une tendance visqueuse, la phase gel
Mais de nos jours, l’asphalte est le plus souvent synthétique, et à une tendance élastique. Le même bitume peut passer d’un état
il est alors obtenu à partir de bitumes provenant de la distillation sol à un état gel et réciproquement (température, rayonnement).
du pétrole. C’est donc un produit élastoplastique qui est très collant, insen-
sible à la plupart des produits chimiques, assez bon isolant et, ce
Les bitumes sont des mélanges de composition variable d’hydro- qui est important pour l’étanchéité, insensible à l’eau.
carbures de masses moléculaires élevées et qui peuvent être, sur le
plan chimique, aliphatiques, aromatiques ou naphténiques.
■ Fractionnement du bitume 1.1 Constitution de l’asphalte
L’utilisation, comme solvant sélectif, d’un hydrocarbure léger en La norme NF B 13-001 de décembre 1977 (Roches, poudres et
grand excès permet de fractionner un bitume en deux parties : fines d’asphalte naturel) spécifie que la teneur en bitume de
• la partie dissoute (les malthènes), qui a l’aspect d’une huile l’asphalte naturel est au minimum de 6 % de la masse de la roche
visqueuse de couleur foncée ; d’asphalte, riche en asphaltènes et la teneur en calcaire (CO3Ca)
d’au moins 90 %.
• la fraction précipitée (les asphaltènes), qui est constituée par
des corps de masses molaires très élevées, se présentant L’asphalte synthétique est obtenu en mélangeant un bitume de
sous la forme d’une substance solide et noirâtre (figure 1). distillation pétrolière avec des granulats minéraux (fillers calcaires
ou autres) et éventuellement en ajoutant une poudre d’asphalte
Les malthènes se comportent comme un fluide parfaitement naturel si on en dispose.
visqueux (fluide newtonien). La présence des asphaltènes confère
aux bitumes des propriétés caractéristiques de l’état colloïdal. Ces divers asphaltes sont ensuite utilisés pour préparer plu-
sieurs types de produits d’étanchéité :
• asphalte coulé ;
• asphalte sablé.
Bitume
■ Caractéristiques variables
Étant donné que les asphaltes peuvent être de différentes pro-
venances et que les bitumes utilisés ont eux aussi des composi-
tions chimiques variables, les caractéristiques physiques,
chimiques et mécaniques des asphaltes sont variables.
En particulier leur dureté, leurs points de ramollissement et de
fusion sont variables et les fournisseurs indiquent dans leurs
fiches techniques ces différentes caractéristiques.
Les températures de ramollissement des asphaltes varient de
60 °C à 100 - 110 °C.
En conséquence, les pentes maximales qu’ils peuvent tolérer,
en climats européens, vont de 2 cm/mètre pour les asphaltes les
plus mous, à 25 ou même 40 cm/mètre pour les plus durs et ceux
qui contiennent la plus grande quantité de charges ou fillers cal-
caires.
■ Asphalte coulé
Asphaltènes
La norme NF EN 12970 de décembre 2000 (Asphalte coulé pour
étanchéité – Définitions, spécifications et méthodes d’essai) défi-
Partie centrale
nit l’asphalte coulé comme un mélange d’un « mastic » (liant
des asphaltènes
bitumineux et poudre d’asphalte naturel) et d’un « squelette »
minéral (granulats divers 0/6, 6/10 ou 10/14) en proportions
Composés aromatiques
variables.
à masse molaire élevée
Les différents constituants des asphaltes coulés pour étan-
Composés surtout aromatiques
Résines chéité, variables dans leur dosage suivant les types d’asphaltes
à masse molaire plus faible
considérés, sont :
Malthènes Composés de natures aromatiques – l’asphalte naturel ;
et naphténiques – le bitume d’ajout ;
– les fines ;
Huiles Composés de natures
– les granulats (sables et gravillons).
naphténique - aliphatique
Le bitume d’ajout : le pourcentage de bitume naturel résultant
Composés de nature aliphatique de l’introduction de poudre d’asphalte naturel est complété par un
apport de bitume de pétrole (et éventuellement de bitume naturel)
pour l’obtention de teneurs finales en bitume, dont le maximum
Figure 1 – Constitution physico-chimique des bitumes est de 23 % (asphaltes purs étanchéité).

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 907 – 2

18
Référence Internet
TBA1907

___________________________________________________________________________ TBA1907 – LES REVÊTEMENTS À BASE DE BITUME ET D’ASPHALTE

Les fines (encore appelées fillers) : dans les formulations 1.2 Différents types et composition
d’asphaltes coulés pour travaux d’étanchéité, les fines ne sont tolé-
rées que pour certains types de compositions (certains asphaltes
des asphaltes
pour étanchéité d’ouvrages d’art et protections d’étanchéité sur toi-
ture-terrasse, cf. norme NF EN 12970). Les fines sont obtenues par le
■ Dénomination des asphaltes
broyage de roches sédimentaires généralement calcaires (les fines Les asphaltes sont conformes à la norme NF EN 12970. D’autre
d’origine autre que calcaire sont réservées à la fabrication des part, leurs dénominations et compositions sont indiquées dans le
asphaltes antiacides). Les fines entrant dans la composition des Cahier des charges de l’Office des asphaltes, comme suit :
asphaltes coulés sont constituées par un granulat fin dont 100 % des 1/ asphaltes pour parties courantes de pentes ≤ 3 % :
éléments passent au tamis de 80 μm. Les fines aptes à la réalisation
• asphalte pur (mélange à chaud de poudre d’asphalte naturel
des asphaltes coulés satisfont aux conditions suivantes :
et de bitume) :
– masse volumique : ≥ 2,6 kg/m3 ;
– pourcentage de vides Rigden : 32 à 38 % ; – AP1 : qualité étanchéité bâtiment,
– volume apparent dans le toluène : 10 à 20. – AP2 : qualité étanchéité parc (pour les parkings),
– AP5 : qualité étanchéité jardin ;
Les granulats entrant dans la composition des asphaltes coulés
sont toujours définis par le rapport d/D de deux seuils granulaires • asphalte sablé :
où d et D sont respectivement la plus petite et la plus grande – AS1 : qualité étanchéité bâtiment,
dimensions des grains. Pour les fabricants d’asphaltes coulés dont – AS2 : qualité étanchéité parc ;
D ≥ 6 mm, les granulats sont obligatoirement approvisionnés en
au moins deux fractions : • asphalte gravillonné (qui contient une proportion assez
importante de gravillons) :
• sables : ils proviennent soit de dépôts naturels, soit du concas-
sage de roche, et peuvent être classés en deux catégories : – AG1 : qualité étanchéité bâtiment,
– sable fin : de 0,08 à 0,2 mm, – AG2 : qualité étanchéité parc,
– sable gros : de 0,2 à 2 mm ; – AG5 : qualité étanchéité jardin ;
2/ asphaltes pour rampes (parties courantes de pente comprise
• gravillons : la granularité de ces granulats s’étale en général
entre 3 % et 15 %) :
de 2 à 10 mm. Les gravillons concassés de calcaire dur ou de
quartz sont imposés pour certaines formules, notamment – AG4 : qualité travaux étanchéité rampe (grade dur, résistant au
celles relatives aux couches de protection où l’on recherche à fluage et au trafic).
la fois leur dureté et une bonne adhésivité du bitume. Les
granulats de lit de rivière, tels que silico-calcaires ou mignon- ■ Composition des asphaltes étanchéité
nettes, conviennent parfaitement pour les matériaux de pro- Le tableau 1 définit la composition et les caractéristiques des
tection d’étanchéité. asphaltes qualité étanchéité.

Tableau 1 – Composition et caractéristiques des asphaltes étanchéité

Indentation (résistance à l’) Conditions


Composition (en %)1)
(NF T 66-002)6) de mise en œuvre
Asphalte
étanchéité Poudre Bitume4) Valeurs mini/ Épaisseur
d’asphalte Température
Fillers2) Granulats3) Type maxi mini/maxi
naturel (°C)
%4) Péné. 255) (1/10e de mm) (mm)
(NF B 13-001)
AP1 82 à 88 ≥0 – 16 à 23 ≥ 35 A 70 à 100 ≤ 230 5 à 10
AP2 84 à 90 ≥0 – 16 à 21 ≥ 35 A 35 à 70 ≤ 230 5 à 10
AP5 ≥ 80 ≥0 – ≥ 16 ≥ 35 A 35 à 70 ≤ 230 5 à 10

AS1 ≥ 50 ≥0 q.s.p 100 11 à 13,5 ≥ 35 A 7 à 20 ≤ 240 15 à 20

AS2 ≥ 25 ≥0 q.s.p 100 9 à 13 ≥ 25 B 50 à 80 ≤ 240 15 à 20

AG1 ≥0 ≥ 22 q.s.p 100 8 à 12 ≥ 35 B 20 à 50 ≤ 240 20 à 25


AG2 ≥0 ≥ 22 q.s.p 100 8 à 11 ≥ 25 B 15 à 35 ≤ 250 20 à 25
AG4 ≥0 ≥ 24 q.s.p 100 7à9 ≥ 25 B 5 à 15 ≤ 250 25 à 30

AG5 ≥ 20 ≥ 15 q.s.p 100 8,5 à 12 ≥ 35 B 20 à 50 ≤ 240 20 à 25

1) Le total est de 100 %.


2) Fines de granulométrie inférieure ou égale à 65 microns (CO2Ca).
3) La dimension maximale des granulats est égale à la moitié de l’épaisseur de mise en œuvre.
4) Le pourcentage en bitume est le pourcentage total de bitume, y compris le bitume contenu dans la poudre d’asphalte naturel (le bitume
peut être un bitume naturel ou un bitume de pétrole).
5) Pénétration à 25 °C suivant la norme NF EN 1426 de décembre 1999 (Bitumes et liants bitumineux. Détermination de la pénétrabilité à
l’aiguille), pour le bitume d’ajout uniquement.
6) NF T 66-002 de décembre 1984 (Essais d’indentation appliqués aux asphaltes).

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 907 – 3

19
20
Référence Internet
TBA1908

Les revêtements monocouches


minces et synthétiques
par Williams PAUCHET
Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Membranes d’étanchéité ........................................................................... TBA 1 908 - 2


1.1 PVC plastifié (chlorure de polyvinyle plastifié)......................................... — 2
1.2 Assemblage des lés .................................................................................... — 3
1.3 Polyoléfines thermoplastiques (TPO)........................................................ — 5
1.4 Polyéthylène chlorosulfoné (Hypalon de DuPont) ................................... — 5
1.5 Autres types de membranes thermoplastiques ....................................... — 5
2. Membranes ou feuilles élastomères ......................................................... — 6
2.1 EPDM (éthylène-propylène-diène monomère)......................................... — 6
2.2 Caoutchouc butyl ........................................................................................ — 7
2.3 Choix ............................................................................................................ — 8
2.4 Différentes méthodes de production des membranes minces ............... — 8
2.5 Propriétés et techniques de pose .............................................................. — 8
2.6 Différents principes d’assemblage ............................................................ — 8
3. Pare-vapeur et isolation thermique .......................................................... — 8
3.1 Problème de l’hygrométrie des locaux ..................................................... — 9
3.2 Matériaux pour pare-vapeur ...................................................................... — 13
3.3 Matériaux pour isolation thermique.......................................................... — 13
3.4 Matériaux pour couches d’indépendance................................................. — 15
4. Systèmes d’étanchéité liquide (SEL) ........................................................ — 16
4.1 Composition ................................................................................................ — 16
5. Conclusion ................................................................................................... — 20
6. Glossaire ...................................................................................................... — 20
Pour en savoir plus .............................................................................................. Doc. TBA 1 908

a mise en étanchéité des toitures-terrasses peut être réalisée par différents


L matériaux, comme le bitume ou l’asphalte. Ces matériaux sont souvent uti-
lisés lorsqu’il s’agit d’étanchéité simple n’ayant pas d’autre fonction que
d’assurer une imperméabilité de la toiture.
Les supports sur lesquelles sont mis en œuvre ces matériaux d’étanchéité
doivent être adaptés aux produits utilisés. Pour cela, ils auront des caractéris-
tiques techniques de construction et de finition exceptionnelles afin que les
différents types de produits proposés par les fabricants puissent remplir leurs
fonctions d’étanchéité.
Parution : février 2018

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 908 – 1

21
Référence Internet
TBA1908

LES REVÊTEMENTS MONOCOUCHES MINCES ET SYNTHÉTIQUES ____________________________________________________________________________

chéité, ni en parties courantes, ni en relevés ; elles ne sont


1. Membranes d’étanchéité employées que pour l’habillage des points particuliers.
Elles offrent un allongement assez élevé, une très bonne sou-
On distingue un certain nombre de revêtements différents livrés plesse à froid et une bonne durabilité.
en feuilles minces de polymères thermoplastiques (1 à 2 mm
d’épaisseur) : Ces feuilles calandrées sont mises en œuvre par soudure à l’air
chaud ou au solvant, ou bien peuvent être collées sur toute leur
• PVC plastifié : surface dans le cas de toitures en pente ou si l’on s’attend à des
– polyéthylène chloré (CPE), dépressions dues au vent.
– copolymère éthylène-bitume (ECB), très peu utilisé, Quelques fabricants, peu nombreux, les commercialisent sur le
– polyéthylène chlorosulfoné (CSPE) en Hypalon de DuPont, marché français : Sarnafil et Sika-Trocal.
– polyoléfine thermoplastiques (TPO) ;
Les tableaux 1 à 3 fournissent à titre indicatif les caractéris-
• membranes ou feuilles élastomères : tiques techniques importantes en étanchéité pour un exemple de
– polyisobutylène (PIB), tel revêtement d’étanchéité.
– caoutchouc butyle,
Les membranes en PVC plastifié armé peuvent être posées :
– caoutchouc EPDM = éthylène-propylène-diène monomère.
– par collage, en adhérence sur panneaux isolants ou sur l’élé-
ment porteur ;
1.1 PVC plastifié (chlorure de polyvinyle – en indépendance avec protection lourde ;
– ou encore avec fixations mécaniques (cas le plus fréquent).
plastifié)
Cette membrane Sikaplan D non armée présente évidemment
Les membranes en PVC plastifié (PVC-P) sont le plus souvent un allongement à la rupture beaucoup plus élevé.
armées avec un voile, un tissu de verre ou une grille en polyester Pour la pose en adhérence, les fabricants de membranes PVC
pour assurer une bonne stabilité dimensionnelle. prévoient en général que la feuille de surface en PVC-P (d’environ
Les membranes sans armatures ni sous-faces ne peuvent pas, 1,5 mm d’épaisseur) soit associée à une sous-couche en non-tissé
en principe, être utilisées pour constituer le revêtement d’étan- de polyester, ce qui facilite grandement le collage.

Tableau 1 – Caractéristiques des feuilles Sikaplan G et Trocal SGK (Source : Avis technique Sikaplan de Sika)
Valeurs spécifiées Valeurs spécifiées Trocal
Caractéristiques Unité Norme de référence
Sikaplan G et VG SGK
1,2 à 2 Moyenne PVC 1,5
Tolérance : Tolérance :
Épaisseur mm Guide UEAtc
±5 % ±5 %
±10 % ind. ± 10 % ind.
Masse surfacique g/m2 Guide UEAtc Selon les épaisseurs 2 100
ISO R 527
Allongement à la rupture % ≥ 15/15 ≥ 100
Éprouvettes rectangles
Contrainte à la rupture N/50 mm > 1 200/1 100 ≥ 800
Retrait libre à 80 °C % Guide UEAtc < 0,5 ≤ 0,3
Résistance à la déchirure amorcée N DIN 53363 53315 ≥ 270/260
Résistance à la déchirure au clou N Guide UEAtc ≥ 400 ≥ 400
Température minimale de pliage °C Guide UEAtc –30 –30
Taux de plastifiant % Guide UEAtc 31-32 31-32
Résistance au pelage entre deux
N/50 mm DIN 53367 ≥ 80
couches
Résistance au poinçonnement
kg Guide UEAtc ≥ 25
statique
Résistance au poinçonnement
J NF P 84-353 D3
dynamique
Perméance à la vapeur d’eau Coef. μ Guide UEAtc ≥ 30 000 ≥ 30 000
– M3 pour feuille
Classement de réaction au feu,
Sikaplan 12 G gris clair M3 pour feuille Trocal
au brûleur électrique, sur support
– M2 pour feuille SGK gris clair
non isolant incombustible
Sikaplan 12 VG gris clair

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 908 – 2

22
Référence Internet
TBA1908

_____________________________________________________________________________ LES REVÊTEMENTS MONOCOUCHES MINCES ET SYNTHÉTIQUES

Tableau 2 – Résistance aux intempéries et au vieillissement (Source : Société Sika-Trocal)


Test de résistance au vieillissement Exigence de la normeDIN 16734/16735 Résultats d’essais

Comportement après passage en étuve – 7 jours à 80 °C


Variation de résistance à l’élongation ±20 % ±10 %

Variation de résistance à la rupture ±20 % ±10 %


Pliage à basse température –20 °C (pas de fissuration) –40 °C (pas de fissuration)

Après stockage en milieux aqueux (NaCl, Ca(OH)2, H2SO4)

Variation de résistance à l’élongation ±20 % ±10 %


Variation de résistance à la rupture ±20 % ±10 %

Pliage à basse température –20 °C (pas de fissuration) –40 °C (pas de fissuration)


Vieillissement artificiel (4 500 MJ/m2)

Variation de résistance à l’élongation ±20 % ±20 %

Variation à résistance à la rupture ±20 % ±20 %


Pliage à basse température –20 °C (pas de fissuration) –40 °C (pas de fissuration)
Trokal SGK résiste à la grêle selon norme suisse SIA 280.

Tableau 3 – Caractéristiques spécifiées d’identification de Sikaplan D (membrane PVC non armée


pour relevés) (Source : Avis technique Sika)
Caractéristiques et unités Normes de référence Valeurs spécifiées pour Sikaplan 18 D
Épaisseur (mm) 1,8
Masse surfacique (kg/m2) 2,2

Allongement à la rupture (%) SIA 280 et DIN 16730 360


Résistance à la traction (N/mm2) DIN 16730 Directive UEAtc 20/17
Retrait libre après séjour en étuve à 80 °C
Directive UEAtc <3
(%)

Résistance au poinçonnement statique Directive UEAtc (NF P 84-352) Classe L4


Résistance au poinçonnement dynamique Directive UEAtc (Perfo Test) Classe I3

Pliage à basse température SIA 280 et DIN 16730 Directive UEAtc Bon comportement jusqu’à –30 °C
Teneur en plastifiant DIN 53738 31 à 32

Le collage en plein peut alors être réalisé, avec une colle polyu- • les membranes PVC sans sous-couche polyester sont sou-
réthanne par exemple (les colles adaptées sont fournies par les dables à l’air chaud, à la lame chaude ou en haute fréquence ;
fabricants de ces membranes). la figure 1 montre la soudure à l’air chaud, par exemple ;
Les relevés et points singuliers peuvent être traités avec une • sinon, toutes les membranes PVC, avec ou sans sous-
membrane PVC non armée plus souple. couche, peuvent être assemblées entre elles avec des colles
Certaines membranes PVC sont compatibles avec le bitume spéciales pour le PVC (qui contiennent des solvants puis-
(pour des rénovations de toiture), d’autres pas. sants pour le PVC tel le THF, tétrahydro furane) ou avec des
Certaines sont résistantes aux UV, d’autres non (il faut ques- adhésifs polyuréthannes. Le PVC est assez facile à coller
tionner les fabricants pour toutes ces précisions). solidement (figure 2).

1.2 Assemblage des lés Remarque


Les exigences et conditions d’assemblage des lés sont les sui- Pour tous les types de membranes, nous expliquerons en
détail les techniques de pose dans les sections suivantes.
vantes :

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 908 – 3

23
Référence Internet
TBA1908

LES REVÊTEMENTS MONOCOUCHES MINCES ET SYNTHÉTIQUES ____________________________________________________________________________

Figure 1 – Soudure à l’air chaud de membrane en PVC (Source : Leister)

(1) Dépose des filets de colle C 300 SIKA – TROCAL au chariot

(2) Colle C 300 SIKA – TROCAL


égalisée à la raclette

1,74 m
largeur utile

(3) Application de la membrane 10 cm


TROCAL SGK sur surface encollée 2,00 m
Marouflage
Bande de pontage TROCAL SG pour
le raccordement et about de rouleaux
de membrane TROCAL SGK
(4) Recouvrement de 6 cm
Thermosoudure de 3 cm minimum

Figure 2 – Pose de la membrane PVC TROCAL SGK par collage avec colle spéciale polyuréthanne C300 (Source : Sika TROCAL)

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 908 – 4

24
Référence Internet
TBA1908

_____________________________________________________________________________ LES REVÊTEMENTS MONOCOUCHES MINCES ET SYNTHÉTIQUES

Tableau 4 – Exemple de membrane monocouche en polyoléfines Paraply de Siplast (Source : Siplast-Icopal)


Membrane polyoléfines Paraply – Présentation

Paraply est une membrane thermoplastique à base de polyoléfines de 1,2 mm d’épaisseur, renforcée par une armature grille de verre
située à mi-épaisseur. La face supérieure est traitée anti-UV et pigmentée. Paraply est proposée en trois largeurs.

Largeur (m) 0,98 1,60 1,97

Longueur des rouleaux (m) 25 20 20

Poids des rouleaux 34 44 55

Coloris standard Gris-blanc Gris-blanc Gris

Caractéristiques techniques

Résistance à la déchirure au clou (UEAtc) (N) > 400

Pliabilité à froid (UEAtc) (°C) ≤ –50

Stabilité dimensionnelle (UEAtc) (%) ≤ 0,3

Résistance au poinçonnement statique (kg) ≥ 25 (L4)

Résistance au poinçonnement dynamique (J) ≥ 20 (D3)

Ne contient ni chlore, ni plastifiant.

Matériaux accessoires

Paraply NA : membrane thermoplastique de 1,5 mm d’épaisseur, à base de polyoléfines, non armée. Elle comporte une face blanche et
une face grise anti-UV. Elle est réservée à l’exécution des détails de toiture (angles, manchons, platines…).

Pose

• Paraply largeur 0,98 m et 1,60 m : en semi-indépendance par fixations mécaniques les feuilles sont déroulées planes et sans tension avec
un recouvrement minimal longitudinal de 10 cm. Soudure à l’air chaud sur 3 cm minimum entre fixations et bordure du lé. Le recouvre-
ment d’about de lés est de 5 cm minimum.
• Paraply largeur 1,97 m : en indépendance : les feuilles sont déroulées planes et sans tension avec un recouvrement minimal longitudinal
et d’about de lés de 5 cm. Soudure à l’air chaud sur 3 cm minimum.

1.3 Polyoléfines thermoplastiques (TPO) Mais ensuite, il « réticule » plus ou moins lentement après
exposition en toiture et devient un caoutchouc « réticulé », ce qui
Ces membranes sont à base de copolymères éthylène-propy- lui confère une grande résistance mécanique.
lène, auxquels sont ajoutés des stabilisants, des pigments et des Après cette réticulation, la membrane ne peut plus être soudée
antioxydants afin de les protéger des UV. à chaud et il faut alors la coller avec des adhésifs spécialement
Elles existent en version renforcée ou non renforcée et les formulés pour l’Hypalon.
épaisseurs varient de 1,1 à 1,6 mm, avec différentes largeurs de La principale méthode d’installation s’effectue au moyen de
laize (1,5 à 3 m de large). fixations mécaniques, mais les membranes Hypalon peuvent
Ces membranes sont le plus souvent posées avec des fixations aussi être collées en plein ou posées sous protection lourde en
mécaniques car les polyoléfines sont très difficiles à coller solide- indépendance.
ment. On peut cependant souder les lés à chaud. L’Hypalon® est très résistant à l’oxydation, à l’ozone et à de
Elles résistent très bien au vieillissement en extérieur, aux UV, nombreux produits chimiques et polluants. Il existe en différentes
aux produits chimiques, à l’eau et même à un certain nombre de couleurs et est maintenant très peu utilisé en Europe.
solvants.
Le tableau 4 présente les caractéristiques de telles membranes.
1.5 Autres types de membranes
thermoplastiques
1.4 Polyéthylène chlorosulfoné (Hypalon D’autres types de membranes existent dans d’autres pays
de DuPont) (États-Unis en particulier) :
– éthylène interpolymer (EIP) : mélange de polyéthylène et de
Il s’agit d’un produit mixte : thermoplastique pendant 6 à 9 mois PVC, en général renforcé par un tissu polyester, rarement utilisé,
après sa fabrication, il peut alors être soudé à la chaleur. aux États-Unis seulement ;

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 908 – 5

25
26
Référence Internet
TBA1909

Terrasses inaccessibles et zones


techniques sur éléments porteurs
en maçonnerie avec protections
lourdes ou autoprotégées
par Pauchet WILLIAMS
Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Classification des toitures selon leur destination.................................... TBA 1 909 - 2


1.1 Définition des toitures inaccessibles ......................................................... — 2
1.2 Définition des toitures-terrasses techniques ou à zones techniques ..... — 2
2. Éléments porteurs ...................................................................................... — 2
2.1 Quatre types d’éléments porteurs ............................................................. — 2
2.2 Conception des éléments ........................................................................... — 3
2.3 Pentes........................................................................................................... — 4
2.4 Charges à prendre en compte pour les ouvrages d’étanchéité .............. — 6
2.5 Dispositions et conception du gros œuvre vis-à-vis des sollicitations
thermiques (en parties courantes)............................................................. — 6
2.6 Joints dans le gros œuvre.......................................................................... — 7
3. Les supports d’étanchéité et les isolants thermiques............................. — 7
3.1 Supports maçonnés.................................................................................... — 7
3.2 Supports d’étanchéité en panneaux isolants non porteurs .................... — 9
4. Les revêtements d’étanchéité ................................................................... — 14
4.1 Définition ..................................................................................................... — 14
4.2 Modes de fixation ....................................................................................... — 14
4.3 Recouvrement ............................................................................................. — 15
4.4 Épaisseurs minimales de chaque couche ................................................. — 15
4.5 Composition du revêtement d’étanchéité................................................. — 15
5. Les protections............................................................................................ — 16
5.1 Rôle des protections ................................................................................... — 16
5.2 Choix de la protection en fonction de la destination
de la toiture-terrasse et du revêtement..................................................... — 16
Pour en savoir plus .............................................................................................. Doc. TBA 1 909

a mise en étanchéité des toitures-terrasses ne présentant aucun élément


L technique peut être réalisée par différents matériaux, comme le bitume ou
l’asphalte, car il s’agit d’étanchéité simple n’ayant pas d’autre fonction que
d’assurer une imperméabilité de la toiture.
En revanche, lorsque des éléments techniques y sont rapportés, tels que des
groupes réfrigérants ou de chauffage, l’étanchéité doit être réalisée en tenant
compte de ces éléments poinçonnants. Il en sera de même pour tous les autres
matériels ou matériaux devant être posés sur la toiture-terrasse ou accrochés
sur les relevés.
Parution : mai 2018

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 909 – 1

27
Référence Internet
TBA1909

TERRASSES INACCESSIBLES ET ZONES TECHNIQUES SUR ÉLÉMENTS PORTEURS EN MAÇONNERIE AVEC PROTECTIONS LOURDES OU AUTOPROTÉGÉES _____

1. Classification des toitures œuvre de façon continue sur l’ensemble de la surface, entre les
joints de fractionnement.
selon leur destination Pour ces éléments, la continuité est réalisée et effective au-des-
sus de chaque appui intermédiaire dans le cas de plusieurs tra-
vées, et un minimum d’encastrement est réalisé sur les appuis de
1.1 Définition des toitures inaccessibles rive.

Il s’agit des toitures qui ne reçoivent qu’une circulation réduite à


l’entretien normal des ouvrages d’étanchéité et d’appareils ou ins- Exemples d’éléments porteurs de type A
tallations nécessitant des interventions peu fréquentes (de l’ordre
d’une à deux fois par an) tels que : – Dalles pleines coulées en œuvre (figure 1).
• lanterneaux ; – Dalles confectionnées à partir de prédalles préfabriquées.
– Planchers en béton à dalles préfabriquées alvéolées
• exutoires de fumées ; (figure 2).
• dispositifs de ventilation mécanique contrôlée ; – Planchers à poutrelles et entrevous de coffrage avec dalle
• antennes, enseignes ; de répartition coulée en œuvre (figure 3).
– Maçonneries en dalles de béton cellulaire autoclavé armé
• machineries d’ascenseurs. réalisées conformément à leurs Avis techniques et aux « condi-
Ces toitures peuvent comporter des chemins ou aires de circulation. tions générales d’emploi » (traitement des joints, pare-vapeur…).
Les documents particuliers du marché (DPM) fixent l’implanta-
tion de ces chemins ou aires de circulation.
2.1.2 Éléments de type B
1.2 Définition des toitures-terrasses Ce sont les éléments porteurs préfabriqués en béton armé ou
techniques ou à zones techniques précontraint avec armatures de liaison noyées dans un béton
coulé in situ (figure 4).
Ce sont les toitures-terrasses qui reçoivent une circulation due à
la présence d’appareils ou d’installations nécessitant des interven-
tions fréquentes (entretien, etc.) tels que : 2.1.3 Éléments de type C
• aéroréfrigérants (conditionnement d’air) ; Il s’agit des éléments porteurs constitués d’éléments préfabri-
• dispositifs permettant le nettoyage des façades ; qués jointifs en matériaux de nature éventuellement différente,
solidarisés par des blocages en béton et/ou des chaînages trans-
• capteurs solaires ;
versaux en béton réalisés in situ (figure 5).
• locaux de machineries d’ascenseurs ou monte-charges acces-
sibles exclusivement de la terrasse ; Ce sont les planchers :
• jardinières. • à poutrelles préfabriquées en béton armé ;
• à poutrelles en béton précontraint ;

2. Éléments porteurs
On entend par « élément porteur » la structure de l’ouvrage qui,
par sa résistance mécanique, permet de supporter les différents
éléments du complexe d’étanchéité, ainsi que les charges non per-
manentes. L’élément porteur est parfois confondu avec le support
lorsqu’il constitue les deux éléments à la fois, comme dans le cas
d’une dalle de béton recevant directement l’étanchéité.
Armature acier
Il est nécessaire de bien connaître l’élément porteur, sa surface
et ses mouvements éventuels, car le revêtement d’étanchéité qui
est posé dessus subira ces mouvements et les contraintes méca- Figure 1 – Dalle pleine de béton armé coulé en œuvre
niques correspondantes.
En ce qui concerne les éléments porteurs, ils peuvent être en
maçonnerie, en béton armé, en éléments préfabriqués et éven-
tuellement en béton cellulaire.
Les éléments porteurs, en fonction de leur susceptibilité crois-
sante à la fissuration, sont classés en quatre types définis ci-après.
La présence éventuelle de joints dans le gros œuvre (joints de dila-
tation et de retrait), par ailleurs nécessaires à la conservation de
l’ouvrage, ne modifie en rien cette classification.

2.1 Quatre types d’éléments porteurs

2.1.1 Éléments de type A


Ce sont des éléments porteurs dont au moins la partie supé- Figure 2 – Planchers en béton à dalles préfabriquées alvéolées revê-
rieure de la section résistante est réalisée en béton armé coulé en tues d’une dalle rapportée en BA coulée en œuvre

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 909 – 2

28
Référence Internet
TBA1909

______ TERRASSES INACCESSIBLES ET ZONES TECHNIQUES SUR ÉLÉMENTS PORTEURS EN MAÇONNERIE AVEC PROTECTIONS LOURDES OU AUTOPROTÉGÉES

2.1.4 Éléments de type D


Dalle de répartition armée
Ce sont des éléments porteurs réalisés à partir d’éléments pré-
fabriqués en béton armé ou précontraint, posés jointifs et solidari-
sés par des clés continues en béton.
Les éléments ne sont pas complétés par une dalle rapportée en
béton armé. Aucune continuité n’est réalisée sur appuis intermé-
diaires, ni aucun encastrement sur appuis de rive.
Les efforts verticaux sont transmis d’un élément à l’autre par
une clé en béton non armé.
Entrevous en béton armé
ou terre cuite
Exemples d’éléments porteurs de type D
Figure 3 – Planchers à poutrelles (BA ou BP), entrevous de coffrage
et dalle de répartition complète coulée en œuvre Planchers formés de dalles alvéolées préfabriquées en béton
armé ou précontraint, sans dalle collaborante rapportée
(figure 6).

Remarque

Les dimensions des clés doivent être suffisantes pour assu-


rer la résistance mécanique des joints de planchers des parcs
de stationnement pour véhicules.

Figure 4 – Éléments préfabriqués solidarisés par armature

Clé de solidarisation

Dalle alvéolée en béton armé

Figure 6 – Plancher constitué de dalles alvéolées sans dalle collabo-


rante

2.2 Conception des éléments

2.2.1 Dispositif de désolidarisation


Les éléments doivent être constitués de manière à n’occasion-
ner aucune variation dimensionnelle susceptible d’engendrer
Figure 5 – Planchers à poutrelles et entrevous en béton des désordres dans les éléments sous-jacents. Si l’assise de
l’élément est horizontale, il peut être conçu un dispositif de
désolidarisation lui permettant de se mouvoir librement. Ce dis-
• à poutrelles préfabriquées en céramique et béton précon- positif très contraignant n’est pas utilisé couramment (DTU
traint avec entrevous porteurs ; la liaison n’est pas assurée 20.12, § 2.3) (figure 7).
par une dalle de répartition, mais par un blocage en béton
armé réalisé in situ.
2.2.2 Fractionnement du gros œuvre
Exemples d’éléments porteurs de type C La solution la plus répandue consiste à limiter les variations
dimensionnelles soit par un fractionnement du gros œuvre, soit
Planchers à poutrelles (BA ou BP) et entrevous porteurs en par une isolation thermique placée au-dessus du support dont la
béton ou en terre cuite, sans dalle de répartition rapportée en résistance thermique garantie doit être au moins égale à 1 °C.m²/
béton coulé in situ. W, soit de 3 à 6 cm d’isolant, selon le matériau retenu (DTU 20.12,
§ 2.4) (figure 8).

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 909 – 3

29
Référence Internet
TBA1909

TERRASSES INACCESSIBLES ET ZONES TECHNIQUES SUR ÉLÉMENTS PORTEURS EN MAÇONNERIE AVEC PROTECTIONS LOURDES OU AUTOPROTÉGÉES _____

Éléments porteurs
Libre jeu

Couche de désolidarisation

Chaînage horizontal

Mur porteur Conduit de fumée


(exemple)

Figure 7 – Désolidarisation des éléments porteurs par rapport aux éléments inférieurs

Étanchéité et protection
Panneau isolant Isolation thermique
Forma fractionnée

Joint ≤ 5 mm

Élément porteur

Plancher en béton armé


Mur en maçonnerie

Figure 8 – Forme fractionnée : joint complémentaire de retrait


Figure 9 – Cas des acrotères liés au gros œuvre

2.2.3 Dispositions concernant les acrotères et


corniches 2.3 Pentes
Les acrotères et corniches non isolés doivent avoir une masse
de béton peu importante. 2.3.1 Dispositions générales sur les plans
Les acrotères liés au gros œuvre doivent être bas (figure 9).
Les pentes sont celles indiquées sur les plans comme le montre
Les acrotères hauts doivent être isolés thermiquement ou être l’exemple de plan d’une toiture-terrasse en figure 10. Les pentes
préfabriqués (6 m maximum), et non liés rigidement au gros sont données par le gros œuvre et résultent :
œuvre. Ils doivent aussi être conçus de telle sorte que leurs défor-
mations ne risquent pas de nuire au bon comportement de l’étan- • soit des pentes des éléments porteurs ;
chéité. • soit d’une forme de pente rapportée.
Les règles concernant les acrotères et reliefs seront étudiées La pente est calculée sur les lignes de plus grande pente abou-
plus loin. tissant aux points d’évacuation des eaux pluviales EP.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 909 – 4

30
Référence Internet
TBA1909

______ TERRASSES INACCESSIBLES ET ZONES TECHNIQUES SUR ÉLÉMENTS PORTEURS EN MAÇONNERIE AVEC PROTECTIONS LOURDES OU AUTOPROTÉGÉES

6,70 5,50 5,50

Bâtiment A
VEV : ventilation eaux vannes + 12 + 12 155 + 10 E.P.
VEU : ventilation eaux usées
VM : ventilation mécanique + 40
EP : eaux pluviales

+ 10 + 15 + 15 + 10

4,00 3,40
1,10 1,95 50
7,15
V.E.V.
V.E.U. 7,20 50 V.E.U.
40 V.M. V.E.U.
V.E.V. E.P.
1,05 40 V.E.V.
3,00
+ 15 + 15 19,00
+ 12
V.M.
50 Machinerie 1,60 1,50
E.P. V.E.U.
V.E.U. d’ascenseur
1,20 + 12 + 12
V.E.V. V.E.V. 70
10,10
19,00 1,40 + 12
1,05 40 E.P.
5,90
40 1,30
V.M. 6,70
V.E.U. + 12
V.E.V.

6,70 E.P. + 12 E.P.

Joint de dilatation
3,00 Bâtiment B
+ 16 + 16 + 16

21,20 17,50

Figure 10 – Exemple de plan de toiture-terrasse indiquant les pentes

2.3.2 Pentes des parties courantes


Tableau 1 – Pentes admises selon la destination
Les pentes admises dépendent de la destination de la toiture de la toiture
(tableau 1).
Destination de la toiture Pentes admises
2.3.3 Pente dans les noues, chéneaux
et caniveaux Pente nulle
Inaccessible
Pente ≥ 1 %
Les noues, chéneaux et caniveaux de pente inférieure ou égale
à 2 % peuvent présenter des flaches et retenues d’eau. Cette pré- Pente nulle
sence est systématique dans le cas de pente nulle. Technique ou à zones techniques
Pente 1 à 5 %
• Pente dans les noues : la pente dans les noues peut être quel-
conque pour les toitures inaccessibles, techniques ou à zones Accessible aux piétons avec protection Pente 1,5 à 5 %
techniques. autre que par dalles sur plots
• Pente dans les chéneaux : toutes les pentes sont admises, y
compris la pente nulle. Accessible aux piétons avec protection Pente nulle
par dalles sur plots Pente 1 à 5 %
• Pente dans les caniveaux : la pente doit être supérieure ou
égale à 0,5 %.
Accessible aux véhicules Pente 2 à 5 %

Remarques Pente nulle


Jardin
Pente 1 à 5 %
Les formes de pente sont réalisées conformément au DTU
20.12. L’attention est attirée sur le fait que, par suite des tolérances
Les pentes peuvent aussi dépendre des revêtements isolants d’exécution, les toitures de pente inférieure à 2 % peuvent
car ils sont plus ou moins sensibles à l’humidité (tableau 2). présenter des contre-pentes, flaches et retenues d’eau.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 909 – 5

31
32
Référence Internet
TBA1910

Toitures-terrasses : les ouvrages


particuliers
par Pauchet WILLIAMS
Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Généralités ................................................................................................ TBA 1 910 - 2


2. Reliefs......................................................................................................... — 2
2.1 Hauteur des reliefs .................................................................................... — 2
2.2 Disposition en tête de relevé.................................................................... — 4
2.3 Isolation thermique des reliefs ................................................................ — 4
3. Relevés....................................................................................................... — 6
3.1 Dispositions générales ............................................................................. — 6
3.2 Composition des relevés .......................................................................... — 6
3.3 Protection des relevés .............................................................................. — 6
4. Étanchéité des parties en retombée ....................................................... — 8
5. Évacuation d’eaux pluviales .................................................................... — 8
5.1 Principes généraux d’implantation.......................................................... — 8
5.2 Chéneaux et caniveaux............................................................................. — 8
5.3 Pare-vapeur en fond de chéneau ou caniveau ....................................... — 9
5.4 Dimensions et formes des chéneaux ...................................................... — 9
5.5 Chéneaux avec revêtement d’étanchéité discontinu ............................. — 9
5.6 Chéneau encaissé avec revêtement d’étanchéité continu..................... — 9
5.7 Chéneaux en encorbellement .................................................................. — 10
5.8 Étanchéité des chéneaux.......................................................................... — 10
5.9 Jonction des chéneaux et caniveaux avec les parties courantes ......... — 10
5.10 Noues ......................................................................................................... — 10
5.11 Dispositif de collecte et d’évacuation des eaux pluviales ..................... — 12
5.12 Dispositions générales ............................................................................. — 12
5.13 Forme et dimensionnement des évacuations des eaux pluviales ........ — 13
5.14 Cas particulier............................................................................................ — 13
5.15 Raccordement au revêtement d’étanchéité ............................................ — 13
5.16 Trop-pleins................................................................................................. — 13
5.17 Traversées de toitures .............................................................................. — 13
5.18 Rives avec débord..................................................................................... — 13
5.19 Rives sans débord..................................................................................... — 13
5.20 Raccordement des traversées de câbles d’alimentation ....................... — 13
5.21 Étanchéité des marches, gradins, poutres saillantes............................. — 15
5.22 Solins métalliques..................................................................................... — 15
5.23 Joints de dilatation ................................................................................... — 18
Pour en savoir plus .............................................................................................. Doc. TBA 1 910

n entend par ouvrages particuliers, lors de la mise en étanchéité des


O toitures-terrasses, tous les ouvrages nécessitant des travaux de finition
méticuleux et parfois complexes.
Ces travaux doivent être réalisés avec la plus grande attention car ils sont
souvent à la base de nombreuses déclarations de défectuosités entraînant des
dégradations dans les locaux dont ils doivent assurer la mise hors d’eau.
Parution : mai 2018

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 910 – 1

33
Référence Internet
TBA1910

TOITURES-TERRASSES : LES OUVRAGES PARTICULIERS ____________________________________________________________________________________

1. Généralités
Les ouvrages particuliers comprennent :
• les reliefs : on entend par reliefs les acrotères bas dont la
hauteur au-dessus de la protection est inférieure à 30 cm, les
acrotères hauts dans le cas contraire, les costières qui sont
des reliefs le long d’un joint du gros œuvre ou autour d’un
lanterneau ou d’une coupole, les retraits d’étage, les souches,
les piliers traversant, les plots, socles et supports de nacelles,
les seuils et ressauts, les édicules et locaux divers, les retom- Becquet et retrait
bées. Ils doivent comporter au-dessus du relevé d’étanchéité
un ouvrage qui écarte l’eau ruisselante tel qu’un bandeau
saillant, une engravure, un becquet et retrait, un solin, un
chaperon ou couronnement (figure 1) ;
• les joints plats ou sur costière, joints de dilatation ou de rup- h
ture du gros œuvre ;
• les évacuations des eaux pluviales ; Revêtement d’étanchéité
• les traversées de toiture et pénétrations diverses ;
• les petits ouvrages de maçonnerie.

2. Reliefs
2.1 Hauteur des reliefs
Si les reliefs sont en maçonnerie liée à l’élément porteur, la Figure 2 – Hauteur des reliefs sur un revêtement ne nécessitant pas
hauteur des reliefs revêtus d’étanchéité doit être telle que la hau- de protection rapportée
teur minimale des relevés d’étanchéité soit au moins de 15 cm au-
dessus de la protection dans le cas de toitures-terrasses à pente
nulle, et de 10 cm au moins dans les autres cas. Quelques
exemples sont présentés sur les figures suivantes :
• revêtement ne nécessitant pas de protection rapportée
(figure 2) ;
Pente ≥ 1 % : h ≥ 0,10 m
• revêtement sur support panneau isolant (figure 3) ; Pente nulle : h ≥ 0,15 m
• relevé avec engravure (figure 4) ;
• relevé avec bandeau saillant (figure 5) ;
• relevé sur costière métallique non isolée, support non isolé
(figure 6) ;
• relevé sur costière métallique non isolée, support isolé
(figure 7) ; h
• relevé sur costière isolée (figure 8).
Les costières sont solidarisées à l’élément porteur et désolidari-
sées de l’ouvrage adjacent éventuel. Niveau supérieur de la protection
Revêtement d’étanchéité

Couvertine métallique conforme au DTU concerné


Isolant
de la série 40.4

Costière métallique fixée mécaniquement sur


le plancher

Pare-feu

Figure 3 – Hauteur des reliefs sur un revêtement sur support pan-


Élément de façade non liaisonné au plancher neau isolant

La fixation sur l’élément porteur se fait par clouage de l’aile


Figure 1 – Costière métallique – Protection de la tête du relevé par horizontale au moyen de clous spéciaux durs à béton et les ailes
couvertine sur l’ouvrage adjacent verticales sont couturées par rivets à expansion.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 910 – 2

34
Référence Internet
TBA1910

____________________________________________________________________________________ TOITURES-TERRASSES : LES OUVRAGES PARTICULIERS

Costière métallique

Engravure

0,15 ≥ h ≥ 0,20 m
Protection
Étanchéité

Isolant
Pare-vapeur

Figure 4 – Hauteur des reliefs sur un relevé avec engravure

Figure 6 – Hauteur des reliefs sur costière métallique non isolée,


support non isolé

Costière
métallique

0,15 ≥ h ≥ 0,35 m
Bandeau saillant Protection

Étanchéité
h

Figure 7 – Hauteur des reliefs sur costière métallique non isolée,


Figure 5 – Hauteur des reliefs sur un relevé avec bandeau saillant support isolé

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 910 – 3

35
Référence Internet
TBA1910

TOITURES-TERRASSES : LES OUVRAGES PARTICULIERS ____________________________________________________________________________________

Recouvrement zinc ou bitume armé

Costière métallique

h
Étanchéité

0,15 ≥ h ≥ 0,20 m Protection

Isolant

Figure 9 – Retrait

Pare-vapeur

Figure 8 – Hauteur des reliefs sur costière isolée

La figure 1 montre un exemple de protection de la tête de


relevé par couvertine (dispositif écartant les eaux de ruisselle-
ment).

2.2 Disposition en tête de relevé


Dans le cas où les reliefs ne sont pas entièrement revêtus par
l’étanchéité, ils doivent comporter à leur partie supérieure un
ouvrage étanche empêchant l’introduction d’eau de ruissellement
derrière le relevé d’étanchéité.
Les figures 9 à 15 indiquent quelques possibilités, représentées
sans isolant thermique et sans protection en dur. La largeur de
saillie du dispositif tiendra compte de l’épaisseur de l’isolant et de
la protection éventuels. Les dimensions de ces dispositifs sont
indiquées au tableau 1.
≥ 0,01 m

2.3 Isolation thermique des reliefs


d
Les dispositions concernant le pare-vapeur et les isolants
doivent respecter les exigences suivantes :
• pare-vapeur : dans le cas où les DPM prévoient une isolation Figure 10 – Bandeau saillant en béton
thermique des reliefs, l’écran pare-vapeur n’est obligatoire

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 910 – 4

36
Référence Internet
TBA1910

____________________________________________________________________________________ TOITURES-TERRASSES : LES OUVRAGES PARTICULIERS

≥ 0,04 m

≥ 0,01 m

Figure 13 – Couvertine

Figure 11 – Bandeau saillant préfabriqué

0,03

0,06

0,08

≥ 0,04 m

Figure 14 – Engravure

Figure 12 – Bande solin sans isolant ni protection dure

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 910 – 5

37
38
Référence Internet
TBA1911

Toitures-terrasses accessibles
aux piétons
Williams PAUCHET
Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant Formateur en direction
de chantier

1. Protection de l’étanchéité .......................................................................... TBA 1 911 - 2


2. Revêtements d’étanchéité ......................................................................... — 2
2.1 Asphalte ....................................................................................................... — 2
2.2 Revêtements bicouche bitume modifié SBS ............................................ — 2
2.3 Revêtements d’étanchéité par membranes monocouche PVC ............... — 3
3. Protections circulables ............................................................................... — 3
3.1 Protection par dalles sur plots ................................................................... — 3
3.2 Protection par carrelage ............................................................................. — 6
3.3 Protection par dalles béton ........................................................................ — 9
3.4 Protection en pavés de béton, autobloquants ou non ............................. — 10
3.5 Protections utilisables par-dessus des étanchéités en membranes
monocouche (PVC-P, EPDM…) .................................................................. — 10
3.5.1 Protection dure par dalles en béton préfabriquées posées sur
écran de séparation mécanique................................................................. — 10
3.5.2 Protection dure par pavés posés sur lit de sable pour terrasses
accessibles aux piétons .............................................................................. — 10
3.5.3 Protection dure scellée désolidarisée pour terrasses accessibles
aux piétons .................................................................................................. — 10
3.5.4 Protection dure par dalles sur plots ................................................. — 11
4. Exemple ....................................................................................................... — 14
5. Conclusion ................................................................................................... — 15
Pour en savoir plus .............................................................................................. Doc. TBA 1 911

a protection de l’étanchéité des toitures-terrasses accessibles aux piétons


L est nécessaire et obligatoire pour ne pas détériorer le complexe d’étan-
chéité. Cette protection peut être de différentes natures et réalisée avec divers
matériaux en fonction des lieux et de son utilisation.
Parution : juin 2018

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 911 – 1

39
Référence Internet
TBA1911

TOITURES-TERRASSES ACCESSIBLES AUX PIÉTONS _______________________________________________________________________________________

■ Composition des revêtements


1. Protection de l’étanchéité Le revêtement est mis en œuvre (tableau 1) :
L’étanchéité et son isolation associée doivent être protégées ; • soit directement sur l’élément porteur ;
on distingue trois protections de façon classique : • soit sur un isolant thermique compatible avec l’asphalte,
• protection par dalles sur plots posés directement sur l’étan- résistant à la chaleur.
chéité ;
• protection par carrelage posés directement sur l’étanchéité ;
• protection lourde dure par une chape béton ou ciment.
2.2 Revêtements bicouche bitume
modifié SBS

2. Revêtements d’étanchéité Rappel


Ces revêtements sont étudiés dans l’article [TBA 1910], et
des exemples tirés du marché seront présentés dans la suite
La composition des revêtements dépend de plusieurs facteurs : de cet article.
• le mode de pose (indépendante ou adhérente, pentes) ;
• la nature des revêtements (asphalte, bicouche SBS, etc.) ;
• le type de protection. ■ Mise en œuvre
Le revêtement reçoit obligatoirement une protection lourde,
résistante au trafic. Dans le cas où la protection est constituée de
2.1 Asphalte dalles sur plots, le revêtement est mis en œuvre :
• soit directement sur l’élément porteur, afin d’éviter son poin-
çonnement ;
Rappel
Les différents types d’asphalte sont étudiés dans l’article • soit sur un isolant thermique bénéficiant d’un document
[TBA 1910]. d’application visant cet emploi, dans la limite de pression
utile indiquée dans ledit document.
■ En système indépendant
■ Limitation d’emploi en fonction de la pente
Le revêtement est mis en œuvre directement sur l’élément por-
Ce revêtement ne peut être appliqué que sur un support de teur ou sur des panneaux isolants.
pente au plus égale à 3 %.
■ Couche d’indépendance
■ Couche d’indépendance
Elle est constituée d’un écran voile de verre (écran VV 100).
Elle est réalisée de la façon suivante :
• sur support en maçonnerie : une feuille de papier entre-deux ■ Écran thermique
sans fil ; Le document d’application de l’isolant et/ou du revêtement
• sur panneau isolant non porteur : une double couche de papier précise si le revêtement doit être complété par un écran ther-
kraft ou une feuille de papier entre-deux sans fil (EdsF). mique.

Tableau 1 – Toitures-terrasses accessibles aux piétons – Composition des revêtements asphalte


Revêtements d’asphalte
Terrasses accessibles
aux piétons 5 + 15 5 + 15 + 20 15 + 25

Support • Couche d’indépendance • Couche d’indépendance • Couche d’indépendance


en maçonnerie • Asphalte pur AP2 (5 mm) • Asphalte pur AP2 (5 mm) • Asphalte sablé AS2 (15 mm)
• Asphalte sablé AS2 (15 mm) • Asphalte sablé AS2 (15 mm) • Grille de verre
• Double kraft ou EdsFa • Asphalte gravillonné (25 mm)
• Asphalte gravillonné AG2 (20 mm)

Masse totale au m2 : 45 kg environ1) Masse totale au m2 : 90 kg environ2) Masse totale au m2 : 78 kg environ3)

Support en panneaux • Couche d’indépendance • Couche d’indépendance • Couche d’indépendance


isolants • Asphalte pur AP2 (5 mm) • Asphalte pur AP2 (5 mm) • Asphalte sablé AS2 (15 mm)
• Asphalte sablé AS2 (15 mm) • Asphalte sablé AS2 (15 mm) • Grille de verre
• Double kraft ou EdsF • Asphalte gravillonné (25 mm)
• Asphalte gravillonné AG2 (20 mm)

Masse totale au m2 : 45 kg environ1) Masse totale au m2 : 90 kg Masse totale au m2 : 78 kg environ3)


environ2)
1)
Pourterrasse circulée piétons et/ou séjour, avec protection lourde dure.
2)
Pourterrasse circulée piétons et/ou séjour, avec protection complémentaire obligatoire par dalles sur plots.
3)
Pour une circulation de piétons, ce revêtement est autoprotégé. En cas de séjour, il reçoit des dalles sur plots.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 911 – 2

40
Référence Internet
TBA1911

_______________________________________________________________________________________ TOITURES-TERRASSES ACCESSIBLES AUX PIÉTONS

Tableau 2 – Toitures-terrasses accessibles aux piétons – Composition des revêtements bicouche bitume-SBS
en système indépendant
Revêtements indépendants
Terrasses accessibles aux piétons
Système avec EAC1) (cf. Tab. 4) Système sans EAC2) (cf. Tab. 5)

Cas général (C2) (S2)

Cas particulier de l’isolation inversée (C1) (S1)

Cas particulier du support constitué de (C2) avec écran thermique3) (S2) avec écran thermique3)
panneaux de polystyrène expansé
1) Les systèmes avec EAC n’admettent pas une protection par dalles sur plots.
2) Dans le cas de protection par dalles sur plots, le revêtement doit faire l’objet d’un document d’application visant cet emploi expressément.
3) L’écran thermique est déroulé sur ou sous l’écran VV 100 du système.

Tableau 3 – Toitures-terrasses accessibles aux piétons – Composition des revêtements bicouche bitume-SBS
en système adhérent
Revêtements adhérents
Terrasses accessibles aux piétons
Système avec EAC1) (cf. Tab. 4) Système sans EAC2) (cf. Tab. 5)

Support constitué de panneaux isolants (C4) (S4)

Support en maçonnerie avec isolation inversée (C3) (S3)


1)
Les systèmes avec EAC n’admettent pas une protection par dalles sur plots.
2)
Dans le cas de protection par dalles sur plots, le revêtement doit faire l’objet d’un document d’application visant cet emploi.

■ Composition des revêtements d’étanchéité pour les toitures-ter- ■ Système C (système avec EAC)
rasses accessibles aux piétons Les feuilles d’étanchéité sont collées à l’EAC ou soudées en
Selon que les revêtements sont indépendants ou adhérents, plein sur EAC. Pour la première couche des revêtements indépen-
leur composition est la suivante : dants ou semi-indépendants ou collés à froid, seuls les recouvre-
ments sont collés à l’EAC ou soudés si l’épaisseur des feuilles est
• en revêtement indépendant : leur composition est résumée
supérieure à 2,5 mm (tableau 4).
dans le tableau 2 ;
• en système adhérent : ces revêtements ne peuvent être mis ■ Système S (système sans EAC)
en œuvre que sur panneaux ou sur maçonnerie dans le cas Les feuilles d’étanchéité sont soudées en plein. Une au moins
d’isolation inversée : des faces en regard des couches supérieures et inférieures doit
– dans le cas de mise en œuvre de revêtement avec EAC, les comporter un film thermofusible. Pour la première couche, seuls
panneaux isolants ne doivent pas comporter de surfaçage les recouvrements sont soudés (tableau 5).
par film plastique,
– dans le cas de mise en œuvre de revêtement sans EAC, les
panneaux isolants sont aptes à recevoir des revêtements Remarque
soudés. À défaut, les panneaux courants admettant l’adhé-
rence à chaud sont surfacés par EAC avant soudage. Bien qu’ils ne soient pas cités dans le DTU 43.1, les revête-
ments d’étanchéité peuvent aussi être en bitume APP d’élon-
La composition des revêtements est donnée dans le tableau 3. gations plus faibles, mais de tenue à la chaleur meilleure que
les revêtements bitume-SBS.
Remarque

Les systèmes C et S sont décrits dans les tableaux 4 et 5


(C = systèmes collables, S = systèmes thermosoudables). 3. Protections circulables

2.3 Revêtements d’étanchéité 3.1 Protection par dalles sur plots


par membranes monocouche PVC ■ Réglage des plots
Ce cas n’est pas étudié dans le DTU 43.1 car il est considéré C’est un système très largement utilisé dans lequel des plots en
comme une « technique nouvelle » faisant donc l’objet d’Avis polypropylène, posés directement sur l’étanchéité, supportent des
technique. Il faut s’y reporter, ainsi qu’au « CPT de mise en œuvre dalles circulables en bois, en béton gravillonné ou en grès.
des étanchéités de toitures par membranes monocouche synthé- Les plots sont réglables en hauteur par un système d’écrou de
tiques en PCV-P ». manœuvre, comme le montrent les figures 1 et 2.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés.


TBA 1 911 – 3

41
Référence Internet
TBA1911

TOITURES-TERRASSES ACCESSIBLES AUX PIÉTONS _______________________________________________________________________________________

Tableau 4 – Système d’étanchéité bicouche – Composition et épaisseurs selon le DTU 43.1 (systèmes C)
Caractéristiques
Systèmes Composition Épaisseur minimale de la couche Épaisseur minimale de la couche
Classement I
inférieure (mm) supérieure (mm)

(C1) • Écran VV 100 I3 2,5 si armature VV 2,5 si armature VV


• Couche inférieure 2,0 si armature R3 2,0 si armature R3
• EAC
(C2) • Couche supérieure I4 2,5 si armature VV 2,5 si armature VV
2,0 si armature R4 2,0 si armature R4

(C3) • EAC I3 2,5 si armature VV 2,5 si armature VV


• Couche inférieure 2,0 si armature R3 2,0 si armature R3
• EAC
(C4) • Couche supérieure I4 2,5 si armature VV 2,5 si armature VV
2,0 si armature R4 2,0 si armature R4

Tableau 5 – Système d’étanchéité bicouche – Composition et épaisseurs selon le DTU 43.1 (systèmes S)
Caractéristiques

Systèmes Composition Épaisseur minimale Épaisseur minimale Épaisseur totale


Classement I de la couche de la couche minimale
inférieure (mm) supérieure (mm) du revêtement (mm)

(S1) • Écran VV 100 I3 2,5 2,0 5,0


• Couche inférieure
(S2) • Couche supérieure I4 2,5 2,0 5,0

(S3) • Couche inférieure I3 2,5 2,0 5,0


• Couche supérieure
(S4) I4 2,5 2,0 5,0

Les plots sont réglables en hauteur, avec une amplitude de 40 à Dans les deux cas, cela ne provoque pas d’indentation domma-
225 mm, ce qui permet d’ajuster les seuils et la terrasse au même geable sur le revêtement d’étanchéité s’il a été convenablement
niveau (facilité pour l’accès aux handicapés). Ce réglage se fait choisi.
avec l’écrou de manœuvre + différentes hauteurs de bagues de Les dalles sur plots sont également acceptées dans le cas
rehausse (figure 3). d’étanchéité en asphalte.
Le socle doit être de fort diamètre pour donner une grande sta- À titre d’exemple, le tableau 6 fournit les pressions exercées
bilité, même avec les plus grandes hauteurs. par l’intermédiaire des plots Zoom de la société Icopal-Siplast (ou
■ Platine de répartition équivalents), en fonction des charges d’exploitation, ces dernières
variant selon l’importance du trafic piétonnier sur les terrasses.
Enfin, la platine de répartition a en général, chez tous les fabri-
cants, une grande surface, de 300 à 350 cm2, afin de ne pas provo- Sauf indication contraire précisée dans les documents particu-
quer l’indentation du revêtement d’étanchéité sur lequel les plots liers du marché, les charges à prendre en compte, pour le calcul
sont posés directement. de la pression locale exercée sur l’étanchéité et l’isolant dans le
cas d’une protection par dalles sur plots en pose directe sur revê-
La question la plus importante à se poser est précisément celle tement, sont résumées dans le tableau 6.
de la pression exercée par les plots sur le revêtement d’étanchéité
(et donc aussi sur l’isolant thermique). ■ Avantages et inconvénients du système
■ Pression exercée sur le revêtement d’étanchéité Les avantages du système de protection par dalles sur plots
sont les suivants :
Les dalles utilisées sont en général de 40 × 40 cm ou de 50 ×
50 cm. Chaque dalle est supportée aux 4 angles par ¼ de la sur- • les seuils et la terrasse sont ajustables au même niveau ;
face d’un plot, donc au total par l’équivalent de 1 plot. • c’est une solution adaptée aux supports à pente nulle en plaine ;
Une dalle béton gravillonné de 50 × 50 et de 4 à 5 cm d’épais- • la terrasse circulable est parfaitement horizontale ;
seur pèse environ 25 kg. La pression exercée par la platine de • l’évacuation de l’eau de pluie se fait presque immédiatement
répartition sur le revêtement sera donc de : par les joints entre les dalles, la terrasse reste donc sèche, mais
cette eau tombe évidemment sur l’étanchéité en dessous ;
• l’entretien de la terrasse est aisé puisque les dalles sont amo-
vibles, ce qui permet l’accès très facile au revêtement d’étan-
chéité pour son inspection, son entretien et son nettoyage
Et si les dalles sont chargées, à raison d’une personne par dalle
périodique ;
pour les terrasses recevant du public, la pression exercée sera de :
• les bruits d’impact sont réduits pour les locaux du dessous ;
• il existe de nombreuses possibilités esthétiques : dalles bois,
grès, béton gravillonné.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés


TBA 1 911 – 4

42
Référence Internet
TBA1912

Toitures-terrasses accessibles
aux véhicules légers et lourds
par Williams PAUCHET
Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Utilisation des toitures-terrasses ....................................................... TBA 1 912 - 2


1.1 Domaines d’utilisation................................................................................ — 2
1.2 Classification selon la destination ............................................................. — 2
1.3 Classification selon le trafic........................................................................ — 2
1.4 Supports admis ........................................................................................... — 2
1.5 Isolants admis ............................................................................................. — 2
1.6 Systèmes d’étanchéité (parkings pour véhicules légers) ........................ — 2
2. Systèmes traditionnels conformes au DTU 43.1 –
Cas des véhicules légers (< 2 tonnes par essieu) ........................... — 2
2.1 Autoprotection asphalte ............................................................................. — 2
2.2 Protection des rampes................................................................................ — 3
2.3 Protection circulable en asphalte coulé .................................................... — 3
3. Dallages en béton armé coulé en place sur couche
de désolidarisation.................................................................................. — 3
3.1 Couche de désolidarisation........................................................................ — 3
3.2 Constitution du dallage en béton armé..................................................... — 4
3.3 Fractionnement ........................................................................................... — 4
3.4 Joints et armatures ..................................................................................... — 4
3.5 Élément porteur .......................................................................................... — 4
3.6 Protection pour véhicules légers ............................................................... — 6
4. Systèmes bicouche ou monocouche à base
de feuilles bitumineuses sous enrobé bitumineux ........................ — 7
4.1 Résistance au poinçonnement................................................................... — 7
4.2 Nature et épaisseur de l’enrobé................................................................. — 7
4.3 Supports ...................................................................................................... — 7
5. Système Pardek de la société Zoontjens ......................................... — 8
5.1 Éléments constitutifs .................................................................................. — 8
5.2 Toitures-terrasses accessibles aux véhicules lourds ............................... — 11
5.3 Protection par dalles béton ........................................................................ — 11
5.4 Protection par un enrobé bitumineux ....................................................... — 11
5.5 Protection des rampes................................................................................ — 11
5.6 Seuils sur terrasses accessibles aux piétons............................................ — 12
6. Conclusion................................................................................................. — 12
Pour en savoir plus ......................................................................................... Doc. TBA 1 912

a protection de l’étanchéité des toitures-terrasses accessibles aux véhicules


L légers et lourds est nécessaire et obligatoire pour ne pas détériorer le com-
plexe d’étanchéité. Cette protection peut être de différentes natures et réalisée
avec divers matériaux en fonction des lieux et de son utilisation.
Parution : juin 2018

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 912 – 1

43
Référence Internet
TBA1912

TOITURES-TERRASSES ACCESSIBLES AUX VÉHICULES LÉGERS ET LOURDS ____________________________________________________________________

1. Utilisation des toitures- 1.5 Isolants admis


terrasses Ils doivent être suffisamment résistants à l’écrasement :
• perlite expansée fibrée avec Avis technique visant cet emploi.
Une étude appropriée de conception et d’exécution est néces-
1.1 Domaines d’utilisation saire dans le cas de parcs PL ;
• verre cellulaire (en général sans pare-vapeur) avec Avis tech-
Les prix du foncier s’envolent ; cela entraîne de plus en plus la nique visant cet emploi.
nécessité d’optimiser les espaces. Ainsi, les toitures-terrasses sont L’isolant sera toujours collé à l’EAC en adhérence totale. Le
utilisées comme parkings, par exemple. C’est le cas des bâtiments pare-vapeur (sous isolant en perlite) est réalisé avec une chape
commerciaux, des hôpitaux, etc., qui ont une très grande emprise bitume armée type 40 avec armature vv.
au sol.
Remarque
1.2 Classification selon la destination Aucun isolant n’est admis en cas de protection par asphalte
coulé ou enrobés bitumineux, car ces protections de faible
Les toitures accessibles aux véhicules sont classées de la façon dureté pourraient transmettre aux isolants les charges de roule-
suivante : ment.
• toitures parcs VL (ou toitures accessibles aux véhicules
légers) : Exemple
Les panneaux isolants thermiques à haute résistance à la compres-
– zones de circulation et de stationnement à trafic faible pour
sion et au fluage, les Floormate 500-A et 700-A en mousse PS extru-
véhicules légers (charge ≤ 2 tonnes par essieu), occasionnellement
dée, peuvent servir d’exemple.
pour véhicules de défense contre l’incendie et camions de démé-
nagement (exemple : zone de résidence privée), Sous charges dynamiques (véhicules, chariots élévateurs), ils pré-
– zones de circulation et de stationnement à trafic important sentent une déformation minimale.
pour véhicules légers (exemple : hypermarché) ; Leur résistance à la compression pour un écrasement de 10 % est
• toitures parcs PL (ou toitures accessibles aux véhicules ≥ 500 kPa et 700 kPa respectivement, selon la norme NF EN 826
lourds) : (figure 1).

– zones de circulation et de stationnement pour véhicules lourds


(charge > 2 tonnes par essieu mais < 13 tonnes par essieu) 1.6 Systèmes d’étanchéité
(exemple : terrasses accessibles aux bennes à ordures, aux poids
lourds). (parkings pour véhicules légers)
Il existe trois grandes familles d’étanchéité de parkings :
1.3 Classification selon le trafic • les systèmes traditionnels, conformes au DTU 43.1 :
– complexe asphalte 5 + 15 mm sous protection lourde par dal-
Selon l’intensité du trafic PL, celui-ci peut être qualifié de faible lage en béton,
ou important. – complexe asphalte 15 + 25 mm, avec possibilité d’autoprotec-
tion du revêtement,
Pour des charges supérieures à 13 tonnes par essieu, il y a lieu
de prévoir une étude particulière. – revêtement bicouche bitume-SBS sous protection lourde par
dallage en béton ;
Les toitures-parcs sont destinées à l’usage de stationnement ou
• les complexes mixtes associant une membrane bitumineuse
à la circulation à vitesse réduite, avec des efforts de freinage, par
et une couche d’asphalte avec ou sans enrobé (figure 2),
suite, modérés. Dans certains cas, il est conseillé de prévoir des
dispositifs ralentisseurs permettant de limiter la vitesse et les frei- • les systèmes bicouche ou monocouche à base de feuilles
nages brutaux. Ces dispositifs peuvent être installés au-dessus bitumineuses sous enrobés bitumineux.
des joints de fractionnement. Par ailleurs, il est apparu aux Pays-Bas un système de protec-
En fonction de ces charges d’exploitation, on doit concevoir tion en dalles de béton posées sur des plots de grande dimension
tout l’ouvrage qui comprend le support, l’isolant, le revêtement (Pardak de Zoontjens Béton).
d’étanchéité et la protection dure, lourde, rigide et durable, ainsi
que les joints de fractionnement.

2. Systèmes traditionnels
1.4 Supports admis conformes au DTU 43.1 –
Les supports en maçonnerie doivent être conformes aux
normes NF P10-203-1 et NF P84-204-1-1, et constitués d’éléments
Cas des véhicules légers
porteurs de types A, B ou C, recouverts ou non d’une forme de
pente adhérente.
(< 2 tonnes par essieu)
En général, la pose sur des éléments porteurs de type D (dalles La protection est assurée par l’une des dispositions ci-après.
en béton préfabriquées simplement solidarisées par des clés en
béton) n’est pas prévue par les systèmes commerciaux.
Le DTU 20.12 indique quelles doivent être les dimensions des 2.1 Autoprotection asphalte
clés, des becquets et des dalles préfabriquées pour assurer la
résistance des joints de planchers de parcs de stationnement pour Cette disposition concerne le revêtement asphalte 15 + 25 qui
véhicules dont la charge par essieu est < 2 tonnes. assure à la fois l’étanchéité et la protection circulable.

TBA 1 912 – 2 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

44
Référence Internet
TBA1912

_____________________________________________________________________ TOITURES-TERRASSES ACCESSIBLES AUX VÉHICULES LÉGERS ET LOURDS

Roofmaster SL

Dallage en béton armé

Non-tissé (170 g/m2)

Lit de granulats

Floormate 500 ou Floormate 700,


selon les charges
Non-tissé (170 g/m2)

Étanchéité spécifique

Support maçonné (pente entre 1,5 et 5 %)

Figure 1 – Exemple de toiture-terrasse accessible aux véhicules avec un isolant thermique à haute résistance à la compression (source : Dow
France)

Ce revêtement est admis uniquement dans le cas où il est mis • AG4 = asphalte gravillonné pour rampes ;
en œuvre directement sur des supports en maçonnerie, à l’exclu-
sion des éléments porteurs de type D lorsqu’ils ne sont pas com- • AC1 = asphalte chaussée courante.
plétés par une dalle adhérente en béton armé. Pour les terrasses accessibles aux véhicules légers avec trafic
Ce système est adapté aux éléments porteurs qui ne peuvent faible, on utilise en général 25 mm d’AG2 et, si le trafic est impor-
pas supporter les efforts de compactage (figure 3). tant, on utilise 30 mm d’AC1.
Le type de protection et son épaisseur dépendent de la nature
du trafic et de son intensité.
3. Dallages en béton armé
2.2 Protection des rampes coulé en place sur couche
Les dispositions concernant les rampes sont les suivantes : de désolidarisation
• pour les véhicules légers, une protection complémentaire est
nécessaire dans le cas d’ouvrages exposés à l’isolation directe
(asphalte gravillonné ou béton bitumineux ou dalles en béton) ; La mise en œuvre des dallages en béton armé coulés en place
sur couche de désolidarisation est illustrée aux figures 4 et 5.
• pour les véhicules lourds, dans tous les cas une protection
complémentaire par dallage en béton est nécessaire.
3.1 Couche de désolidarisation
2.3 Protection circulable en asphalte
Elle est constituée de l’ensemble des trois éléments suivants :
coulé
• un non-tissé posé à recouvrement de 0,10 m environ ;
Les asphaltes coulés utilisés sont de type AG et AC. Ils sont définis
dans le fascicule 10 du Cahier des charges de l’Office des asphaltes : • un lit de granulats de 0,03 m d’épaisseur minimale ;
• AG2 = asphalte gravillonné étanchéité parkings autos ; • un non-tissé posé à recouvrement de 0,10 m environ.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés Doc. TBA 1 912 – 3

45
46
Référence Internet
TBA1913

Toitures-terrasses : les terrasses


et toitures végétalisés
par Williams PAUCHET
Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Généralités sur les toitures-terrasses végétalisées ....................... TBA 1 913 - 2


1.1 Végétalisation extensive............................................................................. — 2
1.2 Végétalisation semi-intensive .................................................................... — 2
1.3 Toitures-terrasses-jardins ou à végétalisation intensive ......................... — 2
1.4 Zones stériles .............................................................................................. — 2
2. Principales caractéristiques des toitures vertes ............................ — 2
3. Avantages des toitures vertes............................................................. — 6
3.1 Esthétique .................................................................................................... — 6
3.2 Gain de surfaces.......................................................................................... — 6
3.3 Protection de l’étanchéité........................................................................... — 6
3.4 Gestion de l’énergie.................................................................................... — 6
3.5 Contribution à la propreté de l’air ambiant .............................................. — 6
3.6 Gestion de l’eau et des eaux pluviales...................................................... — 6
3.7 Isolation phonique ...................................................................................... — 8
4. Étude et conception ............................................................................... — 8
4.1 Conception et réalisation des terrasses et toitures végétalisées ............ — 8
4.2 Végétaux ...................................................................................................... — 8
4.3 Système de végétalisation extensive ........................................................ — 8
4.4 Système de végétalisation semi-intensive ............................................... — 9
4.5 Modes et périodes de mise en œuvre de la végétalisation..................... — 9
4.6 Ouvrages particuliers, zones stériles......................................................... — 10
4.7 Toitures-terrasses-jardins accessibles ...................................................... — 12
5. Constitution de l’élément porteur et du complexe
isolation-étanchéité ................................................................................ — 14
5.1 Éléments porteurs....................................................................................... — 14
5.2 Charges à prendre en compte.................................................................... — 14
5.3 Isolation thermique..................................................................................... — 15
5.4 Revêtement d’étanchéité............................................................................ — 15
5.5 Mise en œuvre du complexe isolant-étanchéité ...................................... — 15
5.6 Entretien de la végétation .......................................................................... — 15
6. Aménagements divers des terrasses ................................................. — 16
6.1 Jardins-terrasses accessibles..................................................................... — 16
6.2 Toitures et terrasses inaccessibles végétalisées ...................................... — 16
6.3 Caractéristiques des revêtements d’étanchéité de type bitume-SBS..... — 18
6.4 Systèmes de rétention d’eaux de pluie pour toitures-terrasses
(accessibles ou non) ................................................................................... — 22
Pour en savoir plus ......................................................................................... Doc. TBA 1 913

es grandes villes sont de plus en plus nombreuses à végétaliser leurs toi-


L tures-terrasses.
Parution : septembre 2018

C’est une démarche écologique car les toitures végétalisées récupèrent l’eau
de pluie, rendent l’environnement beaucoup plus beau et, même, améliorent le
confort thermique du dernier étage.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 913 – 1

47
Référence Internet
TBA1913

TOITURES-TERRASSES : LES TERRASSES ET TOITURES VÉGÉTALISÉS _________________________________________________________________________

Les toitures végétalisées, avec les murs végétalisés, sont et seront une
nécessité dans les constructions nouvelles ou dans les réhabilitations pour
améliorer la qualité de l’air et participer à la diminution du CO2.

1. Généralités sur les toitures- 1.3 Toitures-terrasses-jardins


ou à végétalisation intensive
terrasses végétalisées
Ce sont des toitures-terrasses avec des systèmes de forte épais-
Les différents systèmes de végétalisation ont pour but d’implan- seur : étanchéité particulièrement solide, forte épaisseur de terre,
ter une végétation permanente, plus ou moins volumineuse et donc nécessité de résister à de fortes charges, à des reprises
haute, sur des toitures-terrasses revêtues d’un complexe d’étan- d’eau plus importantes. Elles nécessitent un entretien important.
chéité adéquat, très durable et, bien sûr, résistant à la pénétration La végétation de type horticole peut inclure des arbres et peut être
des racines et si possible également circulable. diversifiée (fleurs, gazon, arbustes, arbres).

On y utilise de la terre végétale ou un mélange à base de terre


avec éventuellement des éléments légers (billes de mousse miné-
1.1 Végétalisation extensive rale ou organique) (figure 3).

La végétalisation extensive correspond à : Il faut distinguer :


• des complexes légers à faible épaisseur (4 à 5 cm) ;
• les toitures et terrasses végétalisées inaccessibles où la végé-
• un entretien après installation de la végétation, très faible à tation ne sert qu’à décorer une toiture et, accessoirement
faible. (mais c’est important), au confort hygrothermique des locaux
situés juste en dessous ;
L’arrosage naturel est en général suffisant. Il peut être complété
par un arrosage d’appoint en fonction des contraintes climatiques • les toitures et terrasses végétalisées accessibles encore appe-
et de la période (parachèvement, confortement, entretien cou- lées « toitures-jardins » (voir le site [Link]/documents/
rant). toitures-et-terrasses-inaccessibles-vegetalisees-fascicule).
L’eau de pluie est en général suffisante mais peut être complé-
tée par un arrosage d’appoint.
Document technique unifié 43.1
Les systèmes de végétalisation extensive constituent un tapis
végétal permanent qui s’adapte progressivement à son milieu et Du point de vue de leur aménagement, ces terrasses se rap-
fonctionne de façon quasi autonome. Ce tapis végétal est obtenu prochent des espaces verts courants raccordés au sol. Acces-
par une association de plantes spécialement adaptées qui se sibles, elles présentent une grande variété de plantations
reproduisent in situ (figure 1). combinant des plantes vivaces et arbustives avec des arbres
Ce complexe de faible épaisseur permet la réalisation d’un tapis et des pelouses. Les contraintes d’entretien sont élevées. En
végétal constitué de plantes d’origine horticole ou sauvage plus de l’arrosage, des opérations d’arrachage et de taille sont
(sédum, œillet, iris, fétuque…). L’entretien est réduit au minimum. habituellement nécessaires.
Un arrosage d’appoint peut néanmoins être nécessaire en fonc- Compte tenu des charges importantes appliquées, les toi-
tion des conditions climatiques. À terme, la végétalisation tend à tures vertes se font surtout sur des toitures-terrasses en béton
constituer un écosystème. (figure 3).

1.2 Végétalisation semi-intensive


1.4 Zones stériles
La végétalisation semi-intensive nécessite :
Il n’est pas question de laisser les végétaux envahir toute la ter-
• des complexes légers d’épaisseur moyenne ;
rasse, boucher les évacuations… Des zones stériles doivent donc
• un entretien après installation de la végétation modéré ; être aménagées, au pourtour des entrées d’eaux pluviales, dans
les noues courantes ou de rives des pentes inférieures à 2 %, et
• un arrosage régulier indispensable. sur les chemins de circulation, ainsi que pour certains relevés.
Les systèmes de végétalisation semi-intensive permettent une
large utilisation de la palette végétale (gazon, fleurs, arbustes)
procurant floraisons, volumes, couleurs, odeurs et sont assujettis
à un entretien régulier (figure 2).
2. Principales caractéristiques
La végétalisation semi-intensive utilise un complexe de culture
élaboré d’épaisseur moyenne pour réaliser un espace paysagé en des toitures vertes
toiture. Il s’agit en général de plantes arbustives à faible dévelop-
pement (jusqu’à 1,50 m de haut) ou de plantes vivaces et de gra-
minées (gazons et prairies). L’entretien est réputé modéré, mais Le tableau 1 synthétise les principales caractéristiques des toi-
l’arrosage reste indispensable. tures vertes.

TBA 1 913 – 2 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

48
Référence Internet
TBA1913

__________________________________________________________________________ TOITURES-TERRASSES : LES TERRASSES ET TOITURES VÉGÉTALISÉS

Élément porteur : maçonnerie Support : isolant thermique

Pente admissible : Classement FIT : Poids à CME : 131 kg/m3 hors isolation
0 à 20 % FSIST4 (charge forfaitaire CSFE de 15 kg/m3 incluse)

B 11

10
A
9

7
3
6
5
4
2
1

Partie courante Points forts

1 Vernis d’impression Sisplast Primer Couverture végétale immédiate.


2 Pare-vapeur Irex Profil soudé en plein Document de référence
3 Équerre de continuité Parequerre soudée en plein
Isolant collé CCP Canopia Extensif.
4
5 Écran d’indépendance Verecran en pose libre Informations complémentaires
6 1re couche d’étanchéité Preflex en pose libre, joints soudés
Locaux à forte et très forte
7 2e couche d’étanchéité Gravilex soudée en plein hygrométrie : pare-vapeur renforcé
8 Couche drainante Canopia Drain (4 cm) obligatoire
9 Couche filtrante Canopia Filtre Support isolant surfacé bitume :
10 Canopia Substrat sur 5 cm Preflex est soudé en plein
11 Tapis précultivé Canopia Vegetapis (Verecran 100 est supprimé)
Pente 5 % : dispositions techniques
Relevés complémentaires à prévoir (butée
en bas de pente, revêtement en
A Vernis d’impression Siplast Primer semi-indépendance ou adhérence,
B 1re couche Preflex soudée en plein fixation mécanique en tête des lés).
2e couche Graviflex soudée en plein Rétention d’eau : Canopia Filtre
C
+ plaques Nidaroof interposées sur
Isolants thermiques admissibles étanchéité (cf. procédé Waterproof).
Ancienne étanchéité et climat de
(sous réserve de limitations d’emplois prévues dans leur DTA) Pose courante montagne : consulter Siplast.
Mousse de polyuréthanne ou PIR Colle Par ou Pur-Glue Zone stérile et chemin de circulation :
Polystyrène expansé de classe C (compressibilité selon UEATC) Pur-Glue gravillons stabilisés avec plaques
Perlite fibrée Colle Par ou Pur-Glue Nidaroof 40-1F ou 60-1F.
Laine minérale de classe C (compressibilité selon UEATC) Colle Par ou Pur-Glue La situation de la toiture peut
Verre cellulaire surfacé bitume EAC – Parablock FG amener à prévoir un réseau
d’arrosage automatique. Pour chaque
cas, retourner le formulaire de
demande d’assistance du CCP.

Figure 1 – Végétalisation extensive (source : Siplast)

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 913 – 3

49
Référence Internet
TBA1913

TOITURES-TERRASSES : LES TERRASSES ET TOITURES VÉGÉTALISÉS _________________________________________________________________________

Élément porteur : maçonnerie Support : isolant thermique

Pente admissible : Classement FIT : Poids à CME : 296 kg/m3 hors isolation
0à5% FSIST4 (charge forfaitaire CSFE de 15 kg/m3 incluse)

A
11

10

9
8

7
3
6
5
4
2
1

Partie courante Points forts

1 Vernis d’impression Sisplast Primer Aspect varié et décoratif.


2 Pare-vapeur Irex Profil soudé en plein Palettes florales adaptées
3 Équerre de continuité Parequerre soudée en plein aux régions
Isolant collé Contribution thermique du complexe
4
de végétalisation
5 Écran d’indépendance Verecran en pose libre
6 1re couche d’étanchéité Preflex en pose libre, joints soudés Document de référence
7 2e couche d’étanchéité Graviflex soudée en plein CCP Canopia Expert.
8 Isolant polystyrène extrudé de 40 mm avec DTA en isolation inversée
Informations complémentaires
9 Couche drainante et filtrante Draina G10
10 Canopia Substrat ≥ 15 cm Locaux à forte et très forte
11 Végétalisation par plantes décoratives selon gamme proposée hygrométrie : pare-vapeur renforcé
obligatoire
Relevés Support isolant surfacé bitume :
Preflex est soudé en plein
A Vernis d’impression Siplast Primer (Verecran 100 est supprimé).
B 1re couche Preflex soudée en plein Rétention d’eau : XPS et Draina G10
C 2e couche Graviflex soudée en plein remplacés par Geoflow 44-1F + plaque
Nidaroof (cf. procédé Waterproof).
Isolants thermiques admissibles Ancienne étanchéité et climat de
(sous réserve de limitations d’emplois prévues dans leur DTA) Pose courante montagne : consulter Siplast.
Zone stérile et chemin de circulation :
Mousse de polyuréthanne ou PIR Colle Par ou Pur-Glue
gravillons stabilisés avec plaques
Polystyrène expansé de classe C (compressibilité selon UEATC) Pur-Glue
Nidaroof 40-1F ou 60-1F.
Perlite fibrée Colle Par ou Pur-Glue La situation de la toiture peut
Laine minérale de classe C (compressibilité selon UEATC) Colle Par ou Pur-Glue amener à prévoir un réseau d’arrosage
Verre cellulaire surfacé bitume EAC – Parablock FG automatique. Pour chaque cas,
retourner le formulaire de demande
d’assistance du CCP.

Figure 2 – Végétalisation semi-extensive (source : Siplast)

TBA 1 913 – 4 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

50
Référence Internet
TBA1913

__________________________________________________________________________ TOITURES-TERRASSES : LES TERRASSES ET TOITURES VÉGÉTALISÉS

Élément porteur : maçonnerie Support : isolant thermique

Pente admissible : Classement FIT :


Poids à CME : > 700 daN/m3
0 à 20 % FSIST4

D
C 10

A 9

8
7
6
3 4 5

2
1

Partie courante Points forts

1 Vernis d’impression Sisplast Primer Mise en place du remblai facilité par


2 Pare-vapeur Irex Profil soudé en plein la résistance de la plaque Nidaroof.
3 Réalisation simplifiée des zones
Équerre de continuité Parequerre soudée en plein
stériles par des produits légers
4 Isolant thermique collé
facilement manipulables.
5 Écran d’indépendance Verecran en pose libre
Document de référence
6 1re couche d’étanchéité Preflex en pose libre + joints soudés
7 2e couche d’étanchéité Graviflex soudée en plein CCP Wateroof
8 Couche de protection drainante Geoflow 44-1F Informations complémentaires
9 Plaque alvéolaire de rétention d’eau Nidaroof
10 Terre végétale 30 cm minimum Dans le cas de toitures < 100 m3,
la zone stérile peut être réalisé en
Relevés Canopia Drain et Canopia Filtre
installés à la verticale contre le relevé.
A Vernis d’impression Siplast Primer L’épaisseur de terre dépend des
B 1re couche d’étanchéité soudée en plein Preflex plantations prévues. Se reporter à
C 2e couche d’étanchéité soudée en plein Graviflex l’annexe B du DTU 43.1.
Les entrées d’eaux pluviales sont
D Zone stérile de 40 cm de large réalisée avec remplissage en Nidaroof 25
traitées conformément au DTU 43.1
et finition de surface avec Nidaroof 40-1F rempli de gravillons
avec dispositif de limitation de débit
Isolants thermiques admissibles (collerette avec fentes).
Les panneaux sont superposables
(sous réserve de limitations d’emplois prévues dans leur DTA) Pose courante en plusieurs couches (panneaux
Polyisocyanurate (PIR) Colle Par ou Pur-Glue disponibles de 40 à 520 mm). La
Polystyrène expansé de classe C (compressibilité selon UEATC) Pur-Glue hauteur de rétention est calculée
à partir du volume d’eau à stocker
Perlite fibrée Colle Par ou Pur-Glue
temporairement (cf. CCP Wateroof).
Verre cellulaire surfacé bitume EAC – Parablock FG

Figure 3 – Toiture-terrasse à végétalisation intensive (source : Siplast)

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 913 – 5

51
Référence Internet
TBA1913

TOITURES-TERRASSES : LES TERRASSES ET TOITURES VÉGÉTALISÉS _________________________________________________________________________

Tableau 1 – Comparatif des toitures vertes selon le type de végétalisation

Toitures-terrasses végétalisées Toitures-terrasses-jardins


Système de végétalisation
Extensif Semi-intensif Intensif

Nature de la couche de culture Substrat léger Substrat léger Terre

Épaisseur du complexe de 4 à 15 cm 12 à 30 cm1) > 30 cm


culture

Ordre de grandeur de la 60 à 150 150 à 350 > 600


charge totale (daN/m2)2)

Documents de référence Règles professionnelles pour la conception de terrasses/toitures DTU 43.1


végétalisées

Pente maximale 20 % 20 % 5%

1)Des épaisseurs supérieures peuvent être ponctuellement requises pour des plantations ligneuses à grand développement.
2)Charge totale du complexe de végétalisation à capacité maximale en eau. La charge à l’état sec, si elle est trop faible, peut dans certains
cas, constituer une limite d’utilisation du procédé en fonction de la zone de vent. Cette charge à l’état sec est indiquée dans le document
technique de référence.

3. Avantages des toitures La courbe de la figure 5 montre que le coefficient d’isolation


thermique R est meilleur lorsque la température extérieure du toit
vertes est plus basse.

3.1 Esthétique 3.5 Contribution à la propreté de l’air


ambiant
Il y a bien sûr d’abord un avantage esthétique pour l’environne-
ment, surtout lorsque l’on construit sur des terrains en pente, où Dans les villes à fort coefficient d’occupation de sols, implanter
les voisins ont alors une vue agréable. de nombreuses toitures-terrasses végétalisées contribuera à
absorber le CO2 de l’air et remplacera les espaces verts devenus
insuffisants.
3.2 Gain de surfaces
L’un des avantages est le gain de surfaces accessibles pour les 3.6 Gestion de l’eau et des eaux pluviales
toitures-terrasses-jardins.
Les toitures-terrasses végétalisées de tous types permettent de
réguler l’évacuation des eaux pluviales.
3.3 Protection de l’étanchéité
Les toitures-terrasses végétalisées ont un effet retardateur de
Un autre avantage des toitures vertes est la protection de l’étan- l’écoulement des pluies d’orage. Indépendamment de la rétention
chéité vis-à-vis des intempéries et des variations de température d’eau proprement dite (c’est-à-dire l’eau non restituée et donc
(figures 4 et 5). recyclée par le phénomène d’évapotranspiration), la végétalisa-
tion extensive de toiture offre l’avantage supplémentaire d’un
effet retardateur à l’évacuation. Cela intéresse particulièrement les
3.4 Gestion de l’énergie zones climatiques comportant des séquences de pluies d’orage
violentes, qui sont concernées par la réduction des risques de
L’installation d’une végétalisation sur la terrasse améliore l’iner- saturation du réseau d’assainissement urbain en cas d’orages vio-
tie quotidienne thermique, ainsi que le classement de la toiture lents. Ce cas est de plus en plus fréquent dans de nombreuses
selon le règlement des constructions des bâtiments d’habitation. régions de France où les surfaces urbaines sont devenues trop
Avec l’apport d’une végétalisation, une toiture ou une terrasse imperméables, d’où les inondations fréquentes.
avec étanchéité autoprotégée, moyennement isolée, passe de la Dans les Hauts-de-Seine, 42 % de la surface du département
classe 3 à la classe 1 ; une terrasse protégée par du gravillon, sont complètement imperméabilisés. À Paris, les estimations
moyennement isolée, passe de la classe 2 à la classe 1. Il en portent ce taux à 90 % et les toitures y participeraient pour envi-
résulte donc un appréciable effet de confort d’été, auquel s’ajoute, ron 54 %.
le cas échéant, une très sensible économie sur l’exploitation de la
climatisation du niveau situé sous la toiture. Divers systèmes permettent du reste la rétention des eaux de
pluie, qui se trouvent piégées momentanément dans la couche de
Les courbes de la figure 4 montrent l’importance du choix du culture, l’eau de pluie excédentaire partant ensuite dans les éva-
revêtement sur la température du toit. On voit que la toiture-ter- cuations d’eaux pluviales.
rasse-jardin régule très efficacement la température du toit et
contribue donc énormément au confort thermique des locaux La figure 6 montre un exemple de cette régulation des eaux
situés juste en dessous. pluviales.

TBA 1 913 – 6 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

52
Référence Internet
TBA1914

L’étanchéité de toitures
en membranes minces monocouches
synthétiques

par Williams PAUCHET


Ex maître d’œuvre de la Défense nationale et en indépendant
Formateur en direction de chantier

1. Les différents types de membranes monocouches minces ........ TBA 1 914 - 2


1.1 Membranes d’étanchéité monocouches en PVC-P .................................. — 2
1.2 Membranes d’étanchéité monocouches en TPO ..................................... — 4
1.3 Membranes élastomères............................................................................ — 5
2. Mise en œuvre .......................................................................................... — 5
2.1 Membranes en PVC-P ................................................................................. — 6
2.2 Prescriptions relatives aux éléments porteurs et aux supports .............. — 6
2.3 Différents modes de pose .......................................................................... — 9
3. Membranes EPDM ................................................................................... — 16
3.1 Mise en œuvre : généralités....................................................................... — 16
3.2 Systèmes d’étanchéité et de pose ............................................................. — 17
4. Membranes monocouches TPO et TPO modifié ............................. — 19
4.1 Caractéristiques techniques ....................................................................... — 20
4.2 Méthodes de pose....................................................................................... — 20
5. Contribution à la démarche HQE ........................................................ — 28
Pour en savoir plus .......................................................................................... Doc. TBA 1 914

ien qu’existant depuis plus de 20 ans en France, les membranes minces


B monocouches synthétiques sont encore considérées comme des maté-
riaux nouveaux et elles font l’objet d’Avis techniques et d’un « cahier de
prescriptions techniques de mise en œuvre des étanchéités de toiture par
membranes monocouches synthétiques en PVC-P… », encore que ce docu-
ment (CPT) ne vise que les membranes en PVC-P et ignore les autres
membranes possibles : polyoléfines, EPDM et autres. Il n’y a donc pas de DTU
pour ces membranes monocouches. En revanche, il existe des agréments tech-
niques européens.
15 % des étanchéités des toitures-terrasses sont réalisées actuellement, en
France, avec des membranes monocouches PVC ou caoutchouc EPDM.
La particularité de ce type d’étanchéité est :
– qu’elles ont trois modes de fixation possibles : par collage, par fixation
mécanique ou par lestage ;
– qu’elles conviennent sur tous les éléments porteurs : béton, bacs acier ou
bois, y compris sur des toitures en pentes fortes.
Tous ces aspects types de membranes monocouches minces (PVC, polyolé-
Parution : septembre 2018

fines, EPDM et autres) seront étudiés dans cet article.

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 914 – 1

53
Référence Internet
TBA1914

L’ÉTANCHÉITÉ DE TOITURES EN MEMBRANES MINCES MONOCOUCHES SYNTHÉTIQUES _________________________________________________________

1. Les différents types


de membranes
monocouches minces Couche de surface

Les membranes monocouches sont présentées dans l’article


[TBA 1 908]. Le lecteur est prié de s’y reporter pour ce qui
concerne la nature chimique et les caractéristiques de ces
diverses membranes.

1.1 Membranes d’étanchéité


monocouches en PVC-P
Ces membranes sont constituées de feuilles préfabriquées Couche inférieure
souples, réalisées à base de résines de hauts polymères de PVC
auxquelles sont incorporés un certain nombre d’adjuvants tels
que plastifiants, stabilisants, pigments…
Figure 2 – Membrane synthétique non armée pour habillage de
Elles sont fabriquées par calandrage ou par enduction. points particuliers.
Elles peuvent être armées (voile de verre, grille polyester…),
sous-facées (feutre polyester…), armées et sous-facées, ou non
armées. Les membranes armées et/ou sous-facées ont une épais-
seur nominale minimale de 1,2 mm (hors feutre de sous-face). Les
membranes non armées non sous-facées ne s’emploient pas en
partie courante ni en relevé. Elles sont réservées à l’habillage de
points particuliers par thermoformage, et ont une épaisseur nomi- Couche de surface
nale minimale de 1,5 mm.
Les membranes sont livrées sous forme de rouleaux de largeurs
et de longueurs différentes selon les fabricants, enroulées sur des
mandrins, et identifiées par un étiquetage sur chaque rouleau.
L’étiquetage doit indiquer le nom du fabricant, le nom du produit,
son épaisseur, sa couleur, ses longueur et largeur, son numéro de
fabrication.
Les figures 1 à 3 montrent la constitution de ces membranes.
Les membranes synthétiques à base de PVC-P sont conformes Couche inférieure
au Guide technique UEAtc [4].
Non-tissé polyester
En France, les membranes monocouches minces les plus utili-
sées sont de loin ces membranes en PVC- P (PVC plastifié), en rai-
son de leur prix très compétitif et du dynamisme commercial de la
Société Sika-Trocal qui les fabrique et les commercialise. Figure 3 – Membrane synthétique non armée sous lacée.

1.1.1 Sikaplan de Sika

Ses références comprennent plusieurs centaines de milliers de


mètres carrés, utilisés depuis 1989 sur des bâtiments recevant du
Couche de surface public (écoles, salles de sport, hôpitaux…) des locaux industriels
et commerciaux et des logements (HLM et autres). Sikaplan existe
en différentes épaisseurs : 1,2, 1,5 et 1,8 mm.
Les Sikaplan sont en général utilisées avec des fixations méca-
niques et en semi-indépendance.
L’un des points forts des membranes PVC est leur couleur claire
et attrayante ; elles peuvent se faire en blanc, ce qui représente un
intérêt architectural en ville, et un avantage pour les usines, les
hypermarchés, etc.
Armature :
tissé polyester, Couche inférieure
[Link] Exemples d’utilisations
tissé verre ou non-tissé Non-tissé polyester
voile de verre
Pour l’étanchéité de toitures-terrasses en parties courantes, le
revêtement d’étanchéité appliqué en semi-indépendance par fixa-
tions mécaniques est une membrane PVC armée, de largeur
Figure 1 – Constitution de divers types de membranes monocouches 1,54 m ou 2 m, d’épaisseur 1,2 mm, de type Sikaplan 12 G consti-
minces en plastiques (ou élastomères éventuellement) tuée :

TBA 1 914 – 2 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

54
Référence Internet
TBA1914

_________________________________________________________ L’ÉTANCHÉITÉ DE TOITURES EN MEMBRANES MINCES MONOCOUCHES SYNTHÉTIQUES

– d’une feuille de surface homogène calandrée à base de PVC – par fixation mécanique d’une bande soline en aluminium du
plastifié de 0,6 mm d’épaisseur, de coloris gris clair (résistante aux type Trapco et finition par mastic Label SNJF première catégorie
UV, aux micro-organismes et exempte de charges minérales de type Sikaflex 11 FC, Silygutt 5C ou autre mastic polyuréthanne
type calcaire ou craie) ; similaire ;
– d’une armature grille polyester de 1 100 dtex, de contexture – sur l’acrotère en retombée extérieure thermosoudée sur profilé
3 × 3, 100 g/m2 ; de rive formant goutte d’eau en tôle colaminée PVC de type tôle
– d’une feuille d’envers calandrée d’épaisseur 0,6 mm. PVC Sika-Trocal ;
Cette membrane d’étanchéité satisfait aux exigences des – sous une couvertine fixée mécaniquement sur l’acrotère.
normes SIA 280, DIN 16 734 et aux recommandations UEAtc. Elle
80 % des membranes d’étanchéité en PVC sont actuellement
présente une tenue aux essais de Xenontest supérieure à 10 000
fixées mécaniquement comme nous le verrons plus loin dans les
heures et une résistance au poinçonnement L4.
techniques de mise en œuvre (section 2).
Pour l’étanchéité des relevés, on peut utiliser alors une
membrane PVC identique à celle utilisée pour la réalisation de la
partie courante mise en œuvre sur une costière métallique dimen- 1.1.2 Sika-Trocal SG et SGMA
sionnée conformément au DTU 43.3 :
– appliquée en adhérence avec la colle R Sika-Trocal pour les Trocal SGMA est une membrane PVC-P armée d’un non-tissé en
relevés d’une hauteur développée supérieure à 50 cm, ou dans le fibre de verre, non résistante au bitume et non résistante aux UV.
cas de contraintes esthétiques ; Elle existe en plusieurs épaisseurs : 1,2, 1,5 et 2 mm (tableau 1).
– ou appliquée en indépendance (sans collage) pour les relevés Trocal SGmA bénéficie d’un bon nombre de références en
d’une hauteur développée inférieure à 50 cm. France (et dans d’autres pays européens : Allemagne, Suisse,
L’arrêt de l’étanchéité est réalisé de plusieurs façons : Autriche…). Trocal SG est une autre membrane PVC-P, d’épais-
seur 1,5 mm, armée d’un non-tissé fibre de verre et résistante aux
– par thermosoudure sur un profilé en tôle colaminée PVC for- UV.
mant solin de type Tôle PVC Sika-Trocal préalablement fixé au
support et finition par mastic label SNJF première catégorie de Le tableau 2 résume les caractéristiques et techniques de pose
type Sikaflex 11 FC, Silygutt 5C ou similaire, bacs polyuréthanne ; de ces deux membranes de la Société Sika-Trocal.

Tableau 1 – Caractéristiques de Sika-Trocal SG (source : Sika)

Propriétés physiques selon la norme DIN 16726 Exigence de la norme DIN 16735 Résultats

Résistance à la traction ≥ 8 N/mm2 ≥ 10 N/mm2

Élongation rupture ≥ 150 % ≥ 250 %

Résistance au poinçonnement Étanche à hauteur de chute > 300 mm Étanche à hauteur de chute 500 mm

Résistance à la diffusion de vapeur d’eau μ ≤ 30 000 μ ≈ 20 000

Résistance aux racines Pas de traversée Conforme

Pliage à basse température – 20 °C pas de fissuration – 35 °C pas de fissuration

Variation dimensionnelle après séjour en étuve ≤ 0,5 % Conforme

Comportement après séjour en étuve


– variation de résistance à l’allongement ± 20 % ± 10 %
– variation de résistance à la rupture ± 20 % ± 10 %
– pliage à basse température – 20 °C Pas de fissuration – 30 °C Pas de fissuration

Après stockage en milieux aqueux (NaCI, Ca


(OH)2, H2SO4)
– variation de résistance à l’allongement ± 20 % ± 10 %
– variation de résistance à la rupture ± 20 % ± 10 %
– pliage à basse température – 20 °C Pas de fissuration – 30 °C Pas de fissuration

Conforme – Charge 1,15 da N/cm2 100 h


Essai de comportement sous charge maintenue PV Véritas n° 1849
d’essai

Classement FIT Classement CSTB F5.I5.T4

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 914 – 3

55
Référence Internet
TBA1914

L’ÉTANCHÉITÉ DE TOITURES EN MEMBRANES MINCES MONOCOUCHES SYNTHÉTIQUES _________________________________________________________

Tableau 2 – Caractéristiques et techniques de pose des membranes Trocal (Source : Sika)

Trocal SGma Trocal SG

Couleur : beige Couleur : gris clair

PVC-P-NB selon norme DIN 16735, non résistante aux bitumes, PVC-P-NB selon norme DIN 16735, armature voile de verre
armature voile de verre

Pose en indépendance sous lestage graviers, dalles sur plots, terre Pose par fixations mécaniques sur les relevés ou zones de toitures
végétale pour terrasse-jardin exposées aux UV après la mise en service

Résistante aux racines selon test FLL Résistante aux racines selon test FLL

Traitement anti-micro-organismes renforcé Traitement anti-micro-organismes renforcé

Stabilité dimensionnelle élevée Stabilité dimensionnelle élevée

Perméabilité à la vapeur d’eau (voir le coefficient μ) Perméabilité à la vapeur d’eau (voir le coefficient μ)

Non résistante aux UV une fois mise en service Stabilisée aux UV

Non résistante aux huiles et solvants Non résistante aux huiles et solvants

Pose/assemblage par thermosoudure ou soudure chimique, avec Pose/assemblage par thermosoudure ou soudure chimique, avec
arrêts d’étanchéité réalisés avec les tôles plastifiées Sika-Trocal arrêts d’étanchéité réalisés avec les tôles plastifiées Sika-Trocal

Compatibilité avec Trocal SG/Trocal S/Sikaplan G/Sikaplan D Compatibilité avec Trocal SG/Trocal S/Sikaplan G/Sikaplan D

Disponibilité d’accessoires préformés en usine, angles sortants, Disponibilité d’accessoires préformés en usine, angles sortants,
rentrants, profilés décoratifs rentrants, profilés

1.1.3 Autres membranes PVC-P Prenons à titre d’exemple les membranes Paraply de Siplast-
Icopal, dont les principales caractéristiques sont indiquées au
Citons à titre d’exemples : tableau 3. Ces membranes TPO sont très peu utilisées en France
– les membranes Mep-Flex FM de la société Meple-Iko qui et ne bénéficient pas encore d’Avis techniques. En revanche, elles
existent en deux épaisseurs 1,2 et 2,5 mm ; elles doivent être sont utilisées dans d’autres pays, tels que les États-Unis. Le
fixées mécaniquement ou sous protection meuble et font l’objet tableau 4 fournit les caractéristiques des feuilles TPO de la société
d’un cahier des clauses techniques de janvier 2000, visées par GAF-États-Unis.
Norisko, et d’un agrément technique européen ETA-05/0214 ;
Les valeurs sont données en unités américaines, telles qu’elles
– les membranes d’importation telles que les Vinitex en PVCP de sont fournies par la documentation technique de la Société GAF et
la société espagnole Texsa ou les membranes Sarnafil de Sika. telles qu’elles résultent des méthodes d’essais ASTM.

Les membranes en TPO peuvent être posées :


1.2 Membranes d’étanchéité
• en adhérence complète (de toute la surface) ;
monocouches en TPO
• en fixation mécanique ;
Elles sont à base de polyoléfines thermoplastiques qui sont des
copolymères éthylène-propylène en général. • ou bien lestées sur surfaces horizontales.
Elles existent en version renforcée ou non renforcée, et en
Certaines sont auto-adhésives.
épaisseurs variant de 1,1 à 1,8 mm.
Leurs fabricants ont voulu faire des membranes dites « écolo-
giques », c’est-à-dire ne contenant pas de chlore comme les
membranes en PVC. Tableau 3 – Caractéristiques de Paraply
(source : SIPLAST-ICOPAL
De plus, les polymères de base sont bon marché. La face supé-
rieure est en général traitée anti-UV et pigmentée, ce qui est Résistance à la déchirure au clou (UEAtc) (N) > 400
nécessaire pour bien supporter une exposition de longue durée au
soleil. Pliabilité à froid (UEAtc) (°C) ≤ –50
Contrairement à une idée répandue, une feuille de polyéthylène
ordinaire transparente se dégrade fortement au bout de 10 à 20 Stabilité dimensionnelle (U EAtc) (°/0) ≤ 0,3
années d’exposition au soleil et aux intempéries.
Résistance au poinçonnement statique (kg) ≥ 25 (L4)
Ces membranes TPO sont en général fixées mécaniquement ou
soudées à chaud car les polyoléfines sont difficiles à coller, en rai- Résistance au poinçonnement dynamique (J) ≥ 20 (D3)
son de leur inactivité chimique.

TBA 1 914 – 4 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

56
Référence Internet
TBA1914

_________________________________________________________ L’ÉTANCHÉITÉ DE TOITURES EN MEMBRANES MINCES MONOCOUCHES SYNTHÉTIQUES

Tableau 4 – Caractéristiques techniques des membranes d’étanchéité en TPO références Evergard


et Freedom® de la société GAF, États-Unis, selon les normes américaines ASTM (source : GAF, États-Unis)

Méthode d’essai Types Valeurs

Épaisseur de la membrane ASTM D-751 TPO-45 .045"


TPO-60 .060"
TPO-80 .080"

Résistance à la rupture ASTM D-751 TPO-45 285 lbf × 245 lbf


FB-450 375 lbf × 330 lbf

Résistance des jonctions ASTM D-638 La membrane se rompt avant la jonction

Élongation à la rupture ASTM D-751 30 %

Vieillissement à la chaleur ASTM D-573 100 % rétention

Résistance à la déchirure ASTM D-751 TPO-45 90 lbf × 120 lbf


FB-450 90 lbf ° 120 lbf

Perte d’élasticité à basses ASTM D-2137 TPO-45 –40 °C


températures ASTM D-2137 FB-450 –45 °C

Perméabilité ASTM E-96 TPO-45 .01 Perms


FB-450 .015 Perms

Stabilité dimensionnelle ASTM D-1204 TPO-45 .4 %


@158°F, 6 hrs. FB-450 .4 %

Absorption d’eau ASTM D-471 0,7 %


@ 158°F, 1 semaine

Résistance hydrostatique ASTM D-751 TPO-45 390 psi


méthode D FB-450 550 psi

Résistance à l’ozone ASTM D-1149 Pas de détérioration visible avec grossissement de 7

Résistance au vieillissement ASTM G-155 @5040 KJ Pas de fissures visibles avec grossissement de 7
(m2-nm) @ 340 nm

Les valeurs de résistances mécaniques sont données en LbF = pounds/pied de large (1 lb = 0,45 kg ; 1 Ft = 0,31 m) les épaisseurs en
pouces. Ces valeurs sont données pour une membrane de 045" = 1,14 mm d’épaisseur.

Les fabricants fournissent les adhésifs spéciaux permettant de Elles sont souvent aussi posées par collage avec des colles spé-
coller solidement ces membranes car les TPO étant à base de cialement adaptées à l’EPDM et fournies par le fabricant de
polyolégines sont difficiles à coller (figure 4). membranes.
Le premier fournisseur mondial de membranes d’étanchéité en
Les joints sont soudables à chaud.
EPDM est la société américaine Firestone qui détient un quasi-
monopole, aux États-Unis et en Europe. Elles sont fabriquées aux
Pour la pose en climats chauds, les fabricants de membranes mono-
États-Unis et en Allemagne.
couches en TPO et en PVC mettent en avant la possibilité d’avoir des
membranes blanches qui absorbent beaucoup moins la chaleur. Citons aussi les membranes monocouches EPDM de la société
espagnole Giscosa, les marques Gicsolene ou Rubelay qui ont la
marque de qualité espagnole AENOR et satisfont à la norme UE
53586-86.
1.3 Membranes élastomères
Les membranes EPDM (éthylène – propylène – diène monomère)
sont peu utilisées en France, mais ont fait l’objet de plus de 1 mil- 2. Mise en œuvre
liard de mètres carrés posé aux États-Unis depuis leur création.

Elles ont un avantage très important, leur grande élasticité, qui La question des règles d’utilisation de ces diverses membranes
leur permet de tolérer les mouvements, même importants, des est abordée sous trois angles différents :
supports, surtout lorsqu’elles sont posées en indépendance ou • utilisations selon les types de membranes : PVC-P, TPO puis
semi-indépendance, par fixations mécaniques ou lestage. EPDM ;

Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés TBA 1 914 – 5

57
Référence Internet
TBA1914

L’ÉTANCHÉITÉ DE TOITURES EN MEMBRANES MINCES MONOCOUCHES SYNTHÉTIQUES _________________________________________________________

2.2 Prescriptions relatives aux éléments


porteurs et aux supports

2.2.1 Généralités
Les éléments porteurs et les supports sont conformes aux pres-
criptions des normes NF P 84-204, NF P 84-205, NF P 84-206, NF P
84-207 et NF P 84-208 (DTU 43.1, 43.2, 43.3, 43.4 et 43.5) ou à leurs
Avis techniques particuliers. Le support direct est le support sur
lequel est posée l’étanchéité. Ce peut être le panneau isolant ther-
mique, ou l’élément porteur dans le cas, par exemple, de maçon-
nerie sans isolant ou en toiture inversée. Les supports destinés à
recevoir les revêtements d’étanchéité doivent être stables et
plans, présenter une surface propre, libre de tout corps étranger
et sans souillure d’huile, plâtre, hydrocarbures, etc. La faible
épaisseur de certaines membranes ne tolère absolument pas des
rugosités du support susceptibles de les perforer, même si elles
ont une bonne résistance à la perforation.

2.2.2 Cas des éléments porteurs et supports


en maçonnerie
Sont admis les supports conformes à la norme NF P 10-203
(DTU 20.12) des types A, B, C, D. La préparation des supports est
effectuée conformément aux prescriptions des normes NF P 84-
204, NF P 84-205 (DTU 43.1, 43.2) ou des Avis techniques particu-
liers. Dans le cas de pose avec fixations mécaniques, sont exclus
les formes de pentes en béton lourd ou léger, les voiles précon-
traints, les voiles minces (préfabriqués), les hourdis (creux) avec
ou sans chape, les chauffages intégrés, les distributions élec-
triques noyées.

2.2.3 Autres supports


On compte d’autres supports tels que les :
• tôles d’acier nervurées conformes à la norme NF P 84-206
(DTU 43.3) ;
• supports en bois et panneaux dérivés du bois conforme au
DTU 43.4 ou bénéficiant d’un Avis technique ;
• supports isolants thermiques non porteurs.
Les isolants thermiques possibles sont nombreux :
• le liège conforme à la norme NF B 57-054 ;
Figure 4 – Pose par collage en plein de membranes d’étanchéité
en thermoplastique oléfine TPO (marque Ultraply de Firestone). • la laine minérale nue ou parementée ;
La colle spéciale est appliquée rapidement avec ces chariots qui • la mousse résol (phénolique) sur tôles d’acier nervurées,
portent les seaux de colle (source : Firestone États-Unis).
associée aux fixations particulières prescrites par l’Avis tech-
nique particulier, car elle est friable et cassante ;
• utilisations selon les types de supports et d’éléments por- • la perlite fibrée (expansée) ;
teurs : maçonnerie, bacs acier, bois ;
• le polystyrène expansé ;
• modes de fixation possibles : mécanique, lestage, pose collée
• le polystyrène extrudé (dans le cas d’isolation inversée) ;
ou auto-adhésive.
• la mousse polyuréthanne parementée ;
• la mousse polyisocyanurate parementée ;
2.1 Membranes en PVC-P • le verre cellulaire, moyennant certaines précautions ;
Pour les membranes PVC-P, il existe un cahier des prescriptions • tout autre isolant thermique faisant l’objet d’un Avis tech-
communes de mise en œuvre (CPT) d’avril 2004 (e-cahiers du nique visant favorablement l’emploi sous membrane PVC-P
CSTB 3502) [6]. Ce document peut être utile pour les autres et après l’accord respectif des deux fabricants.
membranes monocouches. Ils sont définis par leurs Avis techniques particuliers favorables
En revanche, pour les membranes EPDM on se référera large- pour cet emploi.
ment au manuel de mise en œuvre très détaillé de Firestone [7] et
à son Avis technique.
2.2.4 Composition du pare-vapeur
Les membranes en PVC, TPO ou EPDM sont monocouches ;
tout défaut de mise en œuvre est source de désordres possibles. L’écran pare-vapeur est conforme aux normes DTU 43.1, 43.2,
Elles doivent donc être posées avec grand soin et par une main- 43.3 et 43.4 ou au Cahier du CSTB 2192 d’octobre 1987 [2]. La
d’œuvre qualifiée. composition du pare-vapeur est donnée dans le tableau 5.

TBA 1 914 – 6 Copyright © – Techniques de l’Ingénieur – Tous droits réservés

58
Gagnez du temps et sécurisez vos projets
en utilisant une source actualisée et fiable

   
RÉDIGÉE ET VALIDÉE MISE À JOUR 100 % COMPATIBLE SERVICES INCLUS
PAR DES EXPERTS PERMANENTE SUR TOUS SUPPORTS DANS CHAQUE OFFRE
NUMÉRIQUES

 + de 300 000 utilisateurs


 + de 12 000 articles de référence et fiches pratiques
 Des Quiz interactifs pour valider la compréhension

SERVICES ET OUTILS PRATIQUES

  
Questions aux experts* Articles Découverte Dictionnaire technique multilingue Archives Info parution
Les meilleurs experts techniques La possibilité de consulter 45 000 termes en français, anglais, Technologies anciennes et versions Recevez par email toutes les nouveautés
et scientifiques vous répondent des articles en dehors de votre offre espagnol et allemand antérieures des articles de vos ressources documentaires

*Questions aux experts est un service réservé aux entreprises, non proposé dans les offres écoles, universités ou pour tout autre organisme de formation.

Les offres Techniques de l’Ingénieur


INNOVATION ENVIRONNEMENT – SÉCURITÉ ÉLECTRONIQUE – PHOTONIQUE PROCÉDÉS CHIMIE – BIO – AGRO
• Éco-conception et innovation responsable • Sécurité et gestion des risques • Électronique • Formulation
• Nanosciences et nanotechnologies • Environnement • Technologies radars et applications • Bioprocédés et bioproductions
• Innovations technologiques • Génie écologique • Optique – Photonique • Chimie verte
• Management et ingénierie de l’innovation • Technologies de l’eau • Opérations unitaires. Génie de la réaction
• Smart city  Ville intelligente • Bruit et vibrations TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION chimique
• Métier : Responsable risque chimique • Sécurité des systèmes d’information • Agroalimentaire
MATÉRIAUX • Métier : Responsable environnement • Réseaux Télécommunications
• Bois et papiers • Le traitement du signal et ses applications SCIENCES FONDAMENTALES
• Verres et céramiques ÉNERGIES • Technologies logicielles – Architectures des • Mathématiques
• Textiles • Ressources énergétiques et stockage systèmes • Physique Chimie
• Corrosion – Vieillissement • Froid industriel • Sécurité des systèmes d’information • Constantes physico-chimiques
• Études et propriétés des métaux • Physique énergétique • Caractérisation et propriétés de la matière
• Mise en forme des métaux et fonderie • Thermique industrielle AUTOMATIQUE – ROBOTIQUE
• Matériaux fonctionnels. Matériaux biosourcés • Génie nucléaire • Automatique et ingénierie système BIOMÉDICAL – PHARMA
• Traitements des métaux • Conversion de l’énergie électrique • Robotique • Technologies biomédicales
• Élaboration et recyclage des métaux • Réseaux électriques et applications • Médicaments et produits pharmaceutiques
• Plastiques et composites INGÉNIERIE DES TRANSPORTS
GÉNIE INDUSTRIEL • Véhicule et mobilité du futur CONSTRUCTION ET TRAVAUX PUBLICS
MÉCANIQUE • Industrie du futur • Systèmes aéronautiques et spatiaux • Droit et organisation générale de la construction
• Frottement, usure et lubrification • Management industriel • Systèmes ferroviaires • La construction responsable
• Fonctions et composants mécaniques • Conception et production • Transport fluvial et maritime • Les superstructures du bâtiment
• Travail des matériaux – Assemblage • Logistique • Le second œuvre et l’équipement du bâtiment
• Machines hydrauliques, aérodynamiques et • Métier : Responsable qualité MESURES – ANALYSES • Vieillissement, pathologies et réhabilitation du
thermiques • Emballages • Instrumentation et méthodes de mesure bâtiment
• Fabrication additive – Impression 3D • Maintenance • Mesures et tests électroniques • Travaux publics et infrastructures
• Traçabilité • Mesures mécaniques et dimensionnelles • Mécanique des sols et géotechnique
• Métier : Responsable bureau d’étude / conception • Qualité et sécurité au laboratoire • Préparer la construction
• Mesures physiques • L’enveloppe du bâtiment
• Techniques d’analyse • Le second œuvre et les lots techniques
• Contrôle non destructif

[Link]
 CONTACT : Tél. : + 33 (0)1 53 35 20 20 - Fax : +33 (0)1 53 26 79 18 - E-mail : [Link]@[Link]
Powered by TCPDF ([Link])

Vous aimerez peut-être aussi