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Activité antifongique des huiles essentielles

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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE 8 MAI 1945 GUELMA
FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE ET SCIENCES DE LA TERRE ET DE
L’UNIVERS
DEPARTEMENT DE BIOLOGIE

Mémoire de Master
Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie
Filière : Sciences Biologiques
Spécialité/Option : Parasitologie

Thème:

Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles de Lavandula


stoechas L. et d’Origanum floribundum Munby. sur des agents
d’otomycoses : Cas d’Aspergillus niger

Présenté par :
Ferdes Ilhem
Saidia Nariman

Devant le jury composé de :

Président (e): Mme Zidi .S (M.C.B) Université de Guelma


Examinateur : Mme Hamdiken.M (M.C.B) Université de Guelma

Encadreur : Mr Ksouri.S (M.C.A) Université de Guelma


Juillet 2019
Remerciements

Nous remercions dieu tout puissant de nous avoir donné le courage et la


patience pour réaliser ce modeste travail.
Nous tenons tout particulièrement à adresser nos plus vifs remerciements à
notre encadreur, Dr Ksouri Samir pour la totale confiance qu’elle nous a
accordée, pour sa grande disponibilité, ses précieux conseils ainsi que sa
sympathie et sa gentillesse. Nous le remercions pour sa rigueur scientifique et
de nous avoir responsabilisées tout au long de notre travail.

Mme. Zidi.S, vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider


Ce jury .Veuillez accepter l’expression de notre sincère reconnaissance.

Mme. Hamdiken.M, de nous avoir fait l’honneur d’être examinatrice et de


participer au jury de ce mémoire. Nous tenons à exprimer nos profondes
gratitudes pour le temps précieux que vous consacrer pour juger ce travail.

Nos profondes et sincères remerciements pour tous les enseignants de


département « Biologie » spécialement :

Pr Houhamdi .M, Dr Bouchlaghem .H et Dr Gueroui .Y pour leur conseils et


encouragements durant notre parcours universitaire.

Enfin, nos remerciements vont également à l’ensemble du personnel technique


des laboratoires.
Dédicaces
Avant tout, je remercie DIEU le tout puissant avoir donné le courage, la volonté, et la force pour
l’élaboration de ce travail.

Je dédie ce modeste travail

A ceux qui m’ont donnée la vie, la lumière de mes yeux mes très chers parents, mon père Salah
el dine et ma mère Henda, qui ont consacré leur noble existence à bâtir la mienne. De ma vie je
ne saurai assez leur exprimer mon affection, ma reconnaissance et mon amour.

A ma chère soeur Asma, son époux Nabil et mon petit neveu Baraa adoré, et a mon petit ange
Poussa qui font une partie de mon bonheur.

A mon adorable frère Mohammed qui a été toujours la à mes cotés, qui m’a
aidé en toute étape de ma vie.

A mon époux Adel, qui a su de loin m’encourager et me soutenir.

Egalement à ma chère Grands-mère.

A toute ma famille, oncles et tantes, cousins et cousines, petit et grand, sans exception.

A mes amies celles de toujours : Khadija, Imen, Amina et Manel on en a vécu des aventures
ensembles.

A tous mes amis, et à toute personne qui j’aime et qui m’aime.

A ma chère binôme que je partage ce moment si précieux.

A toute la promotion Master II Parasitologie médicale et vétérinaire 2019

Nariman
Dédicace
Je remercie tout d’abord le bon dieu qui m’a donné la force de surmonter tout les obstacles, la

patience pour passer tout les moments difficiles et la volonté pour accomplire ce travail

Du profond de mon cœur, je dédie ce modeste travail

Aux être les plus chers à moi

A celle, qui m’a toujours accompagné de ses prières, ma source de tendresse, aucune dédicace ne

saurait exprimer mon amour pour elle… A maman chérie

A, celui qui s’est toujours sacrifié pour me voir réussire. … A toi mon Papa,

Puisse dieu le tout puissant vous accroder bonheur, santé et une longue vie

A mes très chers sœurs Rima, Wahida, Hanna et leur époux, pour leur soutien moral tout au

long de ce travail, puisse dieu vous protège et vous donne tout le bonheur et la bonne santé

A mes adorables nièces et neveux que j’aime profondément, je vous souhaite une vie pleine de

succès, que mon dieu vous aide à réaliser vos rêves

A mes aimables cousines

A toutes mes copines Surtout Houda, sameh, Hind, Ines, Bouchra et Rima pour les bons

souvenirs qu’on a passé ensemble

A ma chère bînome, narimen

Aux personnes qui m’ont toujours encouragé et croyer en moi,

A mes collègues de toute la promotion Parasitologie médicale et vétérinaire 2019 Ilhem


Sommaire

Liste des figures


Liste des Tableaux
Liste des abréviations
Introduction.................................................................................................................................. 1
Premier partie : Etude bibliographique
I .Généralité sur l’huile essentielle ............................................................................................ 3
I.1. Notion sur l’aromathérapie ...................................................................................................... 3
I.2. définitions et caractéristiques ............................................................................................... 3
I.2.1.Définition des huiles essentielles .................................................................................... 3
I.2.2.Répartition et fonction des huiles essentielles dans la plante : .............................. 3
[Link] chimique des huiles essentielles ........................................................... 4
I.2.4. Propriétés physico-chimiques des huiles essentielles.............................................. 5
I. 3. Facteurs de variabilité de la composition des huiles essentielles.............................. 5
[Link] intrinsèques................................................................................................... 6
[Link] extrinsèques.................................................................................................. 6
I.4. Méthodes d’extraction............................................................................................................. 6
[Link] par hydrodistillation d’huile essentielle ............................................... 6
I.4.2 Entraînement à la vapeur d’eau .................................................................................... 7
I.4.3 Extraction sans solvant assistée par micro-ondes ................................................... 7
I.4.4 Extraction par les solvants .............................................................................................. 7
I.4.5 Extraction au CO2 supercritique .................................................................................... 7
I.5 Domaine d’utilisation des huiles essentielles ...................................................................... 8
I.5.1 En pharmacie ..................................................................................................................... 8
I.5.2 En industrie agroalimentaire .......................................................................................... 8
I.5.3 En parfumerie ..................................................................................................................... 8
I.6. Effet thérapeutiques des huiles essentielles ....................................................................... 8
I.7. Le Mode d’action antifongique des huiles essentielles .................................................. 9
I.8. Principales formes galéniques et le mode d’utilisation des huiles essentielles ....... 10
I.8.1 Voix orale ........................................................................................................................ 10
I.8.2. Voie cutané ..................................................................................................................... 10
I.8.3. Voie rectale ................................................................................................................... 11
I.8.4. Voie vaginale ................................................................................................................ 11

i
Sommaire

I.8.5. Voie trans-pulmonaire .............................................................................................. 11


I.8.6 .Diffusion dans l’atmosphére ................................................................................... 11
I.8.7. Inhalation humide et sèche ....................................................................................... 11
I.9. Toxicité des huiles essentielles ....................................................................................... 12
I.9.1. Toxicité dermique ...................................................................................................... 12
I.9.2. Toxicité respiratoire ................................................................................................... 12
I.9.3. Hépatotoxicité .............................................................................................................. 12
[Link]é .................................................................................................................. 12
I.9.5. Néphrotoxicité ................................................................................................................ 12
I.9.6. Risque allergique ............................................................................................................ 13
II. Présentations des plantes étudiées 14
II.1. Lavandula stoechas L. ........................................................................................................ 14
II.1.1. Origine du nom ............................................................................................................. 14
II.1.2. Description botanique ................................................................................................ 14
II.1.3. Position systématique ............................................................................................... 15
II.1.4. Nom vernaculaire ........................................................................................................ 15
II.1.5. Habitat ............................................................................................................................. 15
[Link] et propriétés thérapeutiques ................................................................. 16
[Link] floribundum Munby. ..................................................................................... 15
II.2.1. Origine du nom ............................................................................................................. 15
II.2.2. Description botanique ................................................................................................ 16
II.2.3 Position systématique ................................................................................................. 17
II.2.4 Nom vernaculaire ......................................................................................................... 17
II.2.5 Habitat ............................................................................................................................. 18
II.2.6. Utilisation et propriétés thérapeutiques ................................................................ 18

III. Généralités sur Aspergillus Niger ....................................................................................... 19


III.1. Définition ................................................................................................................................. 19
III.2. Position systématique ........................................................................................................... 19
III.3 Ecologie ................................................................................................................................... 19
III.4. Physiologie ............................................................................................................................. 20
III.5. Caractères culturaux et aspect macroscopique ............................................................ 20
III.6. Aspect microscopique ...................................................................................................... 20
III. 7 Pathogénicité ..................................................................................................................... 21

ii
Sommaire

Deuxième partie: Etude Pratique


I. Matériel et Méthodes.......................................................................................................... 22
I.1 Matériel .................................................................................................................................... 22
I.1.1. Matériel végétal ............................................................................................................. 22
I.1.2. Matériel fongique .......................................................................................................... 22

I.2 Méthodes ..................................................................................................................................... 22


I.2.1. Extraction d’huile essentielle ...................................................................................... 22
I.2.2. Détermination du rendement d’extraction ............................................................... 23
I.2.3. Évaluations de l’activité antifongique .................................................................... 23
I.2.4. Analyse de la composition chimique des huiles essentielles par
27
chromatographie en phase gazeuse couplé à la spectrométrie de masse (GC/MS)
II. Résultats ............................................................................................................................. 28
II.1. Paramètres organoleptique et rendement des huiles essentielles des deux
27
plantes aromatiques ......................................................................................................................
II.2. Résultats de l’analyse par GC-SM des huiles essentielles ................................ ...... 28
II.3.Résultats de l’évaluation de l’activité antifongique des huiles essentielles des
30
deux plantes Aromatiques ..........................................................................................................
II.3.1. Evaluation de l’activité antifongique des deux huiles essentielles par la
30
méthode de diffusion sur gélose ....................................................................................................
II.3.2. Détermination des valeurs de CMI et CMF des huiles essentielles par la
32
technique de micro dilution ........................................................................................................
II.3.3. Evaluation de l’activité antifongique des huiles essentielles par la méthode
35
de fumigation ou micro atmosphère ........................................................................................
III. Discussion ............................................................................................................................ 36
Conclusion ..................................................................................................................................... 45
Références bibliographiques ...................................................................................................... 46
Annexes
‫ملخص‬
Abstract
Résumé

iii
Sommaire

Liste des figures

Figure 1 : Lavandula stoechas .L 14


Figure 2 : Origanum floribundum Munby. 17
Figure 3 : Appareil reproducteur d’Aspergillus niger 21
Figure 4 : Extraction d’huile essentielle par hydrodistillation à l’aide d’un appareil
22
de Clevenger
Figure 5 : Comptage ou Numération de la suspension sporale de l’inoculum
24
d’Aspergillus niger
Figure 6 : Diffusion sur gélose Mueller Hinton (Méthode des disques) 24
Figure 7 : Détermination des concentrations minimales inhibitrices (CMI) et
25
fongicide(CMF) sur microplaque (méthode de micro dilution)
Figure 8: Méthode de micro-atmosphére sur boites de Pétri 26

iv
Sommaire

Liste des tableaux

Tableau 1 : Taxonomie de l’espèce Lavandula stoechas.L 15


Tableau 2 : Taxonomie de l’espèce Origanum Floribundum Munby. 17
Tableau 3 : La position systématique d’Aspergillus niger 19
Tableau 4 : Caractéristiques organoleptiques des huiles essentielles testées. 28
Tableau 5 : Valeurs du rendement moyen des huiles essentielles des deux espèces
28
Végétales
Tableau 6 : Composition chimique des deux huiles essentielles étudiées. 28
Tableau 7 : Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de
30
la 1ère souche d’Aspergillus niger.
Tableau 8: Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de
31
la 2ème souche d’Aspergillus niger.
Tableau 9 : Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de
31
la 3ème souche d’Aspergillus niger.
Tableau 10 : Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de
31
la souche de référence d’Aspergillus niger.
Tableau 11 : Concentrations minimales inhibitrices (CMI) et concentrations
minimales fongicides (CMF) des huiles essentielles de Lavandula stoechas L. et 32
Origanum floribundum Munby.
Tableau 12: Pourcentage d’inhibition de la croissance fongique des différentes
souches d’Aspergillus niger testées par fumigation d’huile essentielle de Lavandula 33
stoechas L.
Tableau 13 : Pourcentage d’inhibition de la croissance des différentes souches
d’Aspergillus niger testées par fumigation d’huile essentielle d’Origanum 34
floribundum Munby.
Tableau 14 : Concentrations minimales inhibitrices (CMI) et concentrations
minimales fongicides (CMF) des huiles essentielles de Lavandula stoechas L. et 35
Origanum floribundum Munby. vis-à-vis Aspergillus niger

v
Sommaire

Liste des abréviations

CLSI: Clinical and laboratory Standards Institute


CTM: collection tunisienne du micro organism
CPG: Chromatographie en Phase Gazeuse
GC/MS : Chromatographie en phase gazeuse couplé à la spectrométrie de masse
AFNOR : Association Française de Normalisation
ISO : International Standard Organisation
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
HE : huile essentielle
RHE: Rendement d’huile essentielle
CMI : Concentrations minimales inhibitrices
CMF : Concentrations minimales fongique
LS: Lavandula stoechas
OF: Origanum floribundum
Aw : unité de mesure de l’activité de l’eau
UFC : unité formant coloni
W/W : weight / weight

vi
INTRODUCTION
Introduction

L
es plantes ont de tout temps été employées pendant des siècles comme remèdes pour

les maladies humaines parce qu’elles contiennent des composants de valeur


thérapeutiques. Généralement, le pouvoir de guérison des plantes provient des effets de
leurs métabolites secondaires (Touré, 2015).

Dans le monde entier, d’après l'organisation mondiale de la santé (OMS), près de


80 % des populations dépendent de la médecine traditionnelle pour des soins de santé
primaire (O.M.S, 2002). Des avantages économiques considérables dans le développement de
cette médecine et dans l'utilisation des plantes médicinales pour le traitement des diverses
maladies ont été constatés (Muthu et al., 2006).

Au fil du temps, la résistance des microorganismes aux antibiotiques se manifester de


plus en plus, et l’utilisation de produits chimiques comme agents antimicrobiens a donné
naissance à des maladies infectieuses graves, l’otomycose est l’une des infections qui a eu une
augmentation de la prévalence au cours de ces dernières années en raison de l’importante
utilisation de gouttes auriculaires antibiotiques (Jackman et al., 2005). De plus, il parait que les
antibiotiques destinés au traitement de cette entité pathologique, représente le facteur de risque
principal de l’apparition des otites d’origine mycosique. La recherche des traitements alternatifs
aux antibiotiques, constituent un enjeu essentiel pour la maîtrise des infections auriculaires
d’origine fongique. Beaucoup de traitements alternatifs aux antibiotiques restent très intéressants
et méritent une étude plus approfondie et détaillée, parmi lesquelles, l’aromathérapie. Par
définition, l’aromathérapie, qui signifie littéralement « soin par les odeurs », est le terme que l’on
utilise pour désigner la thérapie basée sur l’utilisation des huiles essentielles (Moro Buronzo,
2008).

A cet effet, et dans le cadre de la valorisation de la flore Algérienne, on s’est intéressé


aux espèces de la famille des Lamiaceae qui sont l’une des familles les plus utilisées comme
source d’extraits à fort pouvoir antimicrobien à l’échelle mondiale. Les plantes sur les quelles a
porté notre choix sont Lavandula stoechas L. et Origanum floribundum Munby. qui sont
spontanées et endémiques dans la région de Guelma.

1
Introduction

Ce travail est structuré en deux parties importantes :

Dans la première partie de ce travail, nous présenterons une synthèse bibliographique


mettant l’accent sur trois chapitres ; le premier chapitre traite des généralités sur les huiles
essentielles, où nous nous sommes intéressés à l’importance de leurs applications dans
l’aromathérapie et les principales formes galéniques impliquées et leur toxicité. Le second
chapitre est consacré à l’étude des deux plantes aromatiques testées. Le troisième chapitre est
destiné à l’étude mycologique de l’espèce fongique qui a été choisie.

La deuxième partie illustre le matériel et les méthodes utilisées ainsi que les résultats
obtenus et une discussion qui a pour but de montrer le lien entre composition chimique et activité
des huiles essentielles et de mentionner les conséquences de la variabilité de la composition liée
à la notion de chémotype.

En ce qui concerne les principales analyses effectuées, elles ont porté sur: L’extraction
des huiles essentielles par hydrodistillation et l’évaluation du rendement et l’évaluation de
l’activité antifongique des huiles essentielles contre des isolats cliniques responsable
d’otomycose et une souche de référence.

Les objectifs de notre étude sont basés sur la détermination des paramètres suivants :
 les concentrations minimales inhibitrices (CMI) et les concentrations minimales
fongicides (CMF) par contact direct.
 les concentrations minimales inhibitrices (CMI) et les concentrations minimales
fongicides (CMF) par la fraction volatile des huiles essentielles.

2
PREMIERE PARTIE

ETUDE
BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I

GENERALITE SUR LES


HUILES
ESSENTIELLES
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

I. Généralités sur les huiles essentielles


I.1. Notion sur l’aromathérapie
L’aromathérapie est une science naturelle fascinante et complexe dont l’origine remonte à
des milliers d’années ; elle s’inspire en effet des traditions médicales populaires des egyptiens,
des Chinois, et des Grecs (Fabrocini, 1999).
L’aromathérapie peut se définir comme une thérapeutique naturelle utilisant les extraits de
plantes aromatiques (essences et huiles essentielles) dotées de vertus médicinales pour soigner
ou prévenir les maladies (Lardry et Haberkorn, 2007). Elle se différencie de la phytothérapie qui
fait appel à l’ensemble des éléments contenus dans la plante (Lorrain, 2013).

I.2. Définition et caractéristiques


I.2.1. Définition des huiles essentielles
Une huile essentielle ou parfois essence végétale (latin : essentia, « nature d’une chose »)
(Soualeh et Soulimani, 2016).est un mélange de substances aromatiques volatiles (Lahlou, 2004)
de consistance huileuse, très concentrées, offrant une forte concentration en principes actif
(Lardry et Haberkorn, 2007).
Selon l’organisation internationale de normalisation sur les huiles essentielles et celle de
l’Association de Normalisation Française, (1987) une huile essentielle est définie comme:
« Produit obtenu à partir d’une matière première végétale, soit par entrainement à la vapeur, soit
par des procédés mécaniques à partir de l’épicarpe des Citrus, soit par distillation à sec ».

I.2.2. Répartition et fonction des huiles essentielles dans la plante


Les huiles essentielles n’existent quasiment que chez les végétaux supérieurs (exemple
famille des labiés odorante renferment presque toute une huile essentielle) elles peuvent être
stockées dans tous les organes végétaux ; les fleures, les feuilles et moins souvent tout les
écorces, les bois, les racines, les rhizomes et les graines (Bruneton, 1993).
Les plantes aromatiques fabriquent ces huiles ou essences pour se protéger, se soigner, se
réparer : elles leur servent à séduire les insectes pollinisateurs, se protéger des brulures du soleil
ou du froid, des prédateurs et des maladies, et enfin a se soigner (blessures, maladies, attaques
diverses…). Pour résumer, ces plantes survivent grâce à leurs essences (Festy, 2015).

3
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

I.2.3. Composition chimique des huiles essentielles


Les huiles essentielles sont des métabolites secondaires des plantes (Cowan, 1999). Ce
sont des mélanges complexes et éminemment variables de constituants appartenant
exclusivement à deux groupes caractérisés par des origines biogénétiques distinctes : les
terpénoïdes et les composés aromatiques dérivés du phynélopropane (Gildo, 2006).

a). Les terpénoïdes


Les composés terpéniques sont largement rencontrés dans les huiles essentielles (Baser et
Buchbauer, 2010). Les terpènes sont une classe d’hydrocarbures, les plus volatile (masse
moléculaire la moins élevée : monoterpènes et sesquiterpènes) (Wichet et Anton, 1999).

 Les monotrepène
Les carbures sont presque toujours présents, ils sont acyclique (myrcène, ocimènes),
monocyclique (α- et γ-terpinène, p-cymène) ou bicyclique (camphène, sabinène). Ils constituent
parfois plus de 90 % de l’huile essentielle (Bruneton, 1993).

 Les sesquiterpènes

Il s’agit de la classe la plus diversifiée des terpènes. Elle contient plus de 3000 molécules :
β-caryophyllène, β-bisabolène, α-humulène, α- bisabolol, farnesol (Bruneton, 1999). Ils sont
présents en plus faibles proportions que les monoterpènes dans les huiles essentielles (Laurent,
2015).

b). Composés aromatiques


Dérivés de phynélopropane, sont beaucoup moins fréquents que les précédents (Bruneton,
1993). Ces Composés aromatiques constituent un ensemble importent car ils sont généralement
responsables des caractères organoleptique des huiles essentielles (Kunle et Okogum, 2003).

c). Composés d’origine diverses


Compte tenu de leur mode d’extraction les huiles essentielles peuvent renfermer divers
composé aliphatique généralement de faible masse moléculaire (carbure, acide, alcool, aldéhyde,
esters etc…) ces produits résultant de la transformation de molécules non volatiles (Inouye et
Abe, 2003 ; Bruneton, 1993).

4
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

Les huiles essentielles sont classées usuellement selon la nature chimique de leurs principes
actifs majoritaires, plus rarement selon leur mode d'extraction, ou leurs effets biologiques
(Laurent, 2017).

I.2.4. Propriétés physico-chimiques des huiles essentielles


Malgré leur différence de constitution, les huiles essentielles possèdent en commun un
certain nombre de propriétés physique :
 Volatiles (odorantes) et entraînable à la vapeur d’eau.
 Généralement liquide à la température ambiante.
 Incolores ou jaune pâle lorsqu’elles viennent d’être préparées (Roux et Catier, 2007).
 Les huiles essentielles ne se dissolvent pas dans l’eau, elles ont en revanche une affinité
toute particulière avec les graisses de toute nature (solubles dans les huiles végétales), ainsi
qu’avec l’alcool de titre élevé et la majorité des solvants organiques (Couic-marinier,
2018).
 Inflammable et nécessitent de connaître leur point éclair pour leur stockage et leur
transport.
 Présentent une densité (d= m /v) proche de l’eau, (généralement inférieur à 1) ce qui
permet leur distillation. cette densité sera utilisée pour détecter la falsification et convertir
les masses en volume ou inversement lors de l’utilisation de petites quantités d’huile
essentielle.
 Dotés d’un pouvoir rotatoire (Zahalka, 2010).

Les huiles essentielles s’oxydent facilement et sont à la fois photosensibles et


thermosensibles. C’est pourquoi, il faut les conserver à l’abri de lumière, de la chaleur mais
surtout de l’oxygène de l’air, prévenant les risques d’acidification des ses composés (aldéhydes,
cétones, phénols...) (Roux et Catier, 2007).

I.3. Facteurs de variabilité de la composition des huiles essentielles


Les huiles essentielles présentent une très grande variabilité tant au niveau de leur
composition, qu’au plan du rendement (Besombes et al., 2010) ou elle peut varier au sein d’une
même espèce (Caissard et Baudino, 2012).

5
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

En effet, une même plante aromatique, botaniquement définie, synthétise une essence qui
sera biochimiquement différente en fonction du biotope dans lequel elle se développera ; ces
variétés chimiques sont communément appelées chémotypes, types biogénétiques, races
chimiques ou races biologiques (Heni, 2002).
Cette variabilité peut s’expliquer par différents facteurs, que nous pouvons regrouper en deux
catégories :

I.3.1. Les facteurs intrinsèques


Les cellules productrices d’huile essentielle pouvant se situer dans différents organes, il
est possible d’obtenir différentes huiles selon les parties sélectionnées d’une même plante. Ainsi
les huiles essentielles extraites à partir des baies et des feuilles de piment ne sont pas identiques.
Les travaux de Maffei et Sacco, (1997), ont montrés des différences de composition des
huiles essentielles en raison d’organes différents (feuilles et fleurs) et à leur l’interaction avec
l’environnement (type de sol ou climat, température, l’humidité …) et au degré de maturité du
végétal concerné, voire au moment de la récolte au cours de la journée (Fantino, 1990).

I.3.2. Les facteurs extrinsèques


Huang et al. (1995) ont montré l’influence des méthodes d’extraction sur la composition
des huiles essentielles. Le stockage des matières premières avant distillation peut également
influencer la composition et le rendement des huiles essentielles. Fantino, (1990) a noté des
pertes considérables d’huile essentielle lors d’un stockage prolongé au congélateur, mais peu
d’évolution de la composition.
Par ailleurs le temps de stockage des huiles essentielles après extraction tend aussi à
modifier la composition de ces huiles. D’après Carette, (2000) les huiles essentielles se
conservent entre 12 et 18 mois après leur obtention car, avec le temps leurs propriétés tendent à
décroître.

I.4. Méthodes d’extraction


I.4.1. Extraction par hydrodistillation
C’est la méthode nommée pour l’extraction des huiles essentielles et pouvoir les séparer à
l’état pur mais aussi de fournir de meilleurs rendements (Lucchesi, 2005). Selon Bruneton, (1999)
l’hydrodistillation consiste à immerger directement la biomasse végétal à traiter dans un alambic

6
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

rempli d’eau qui est ensuite porté a l’ébullition sous pression atmosphérique, les vapeurs
hétérogènes condensées sur une surface froide se transforme à l’état liquide, le mélange d’huile-
eau se sépare par différence de densité (Bruneton, 1993).

I.4.2. Entraînement à la vapeur d’eau


Ces méthodes d’extraction sont basées sur le fait que la plupart des composés volatils
contenus dans les végétaux sont entraînables par la vapeur d’eau (Lucchesi, 2005). le matériel
végétal est placé dans l’alambic sur une plaque perforée, sous l’action de la vapeur d’eau
introduite ou formée a l’extracteur, Les vapeurs saturées en composés volatils sont condensées
puis décantées est appelée eau de distillation (ou hydrolat ou eau florale) (Dastmalchi et al.,
2008).

I.4.3. Extraction sans solvant assistée par micro-ondes


Cette méthode permet de réaliser des extractions du matériel végétal frais à pression
atmosphérique, sans ajout d’eau ou de solvant (Lucchesi et al., 2004). La matière végétale est
placée dans une enceinte close et chauffée par la micro-onde. Les molécules volatiles sont
entrainées par la vapeur d’eau formée à partir de l’eau contenue dans le végétal (Piochon, 2008).
Un système de refroidissement à l’extérieur du four micro-ondes permet la condensation du
distillat, composé d’eau et d’huile essentielle, par la suite facilement séparable par simple
décantation (Lucchesi et al., 2004).

I.4.4. Extraction par les solvants


Le procédé consiste à épuiser le matériel végétal par un solvant à bas point d'ébullition
qui sera ensuite éliminé par distillation sous pression réduite. L'évaporation du solvant donne la
concrète: mélange odorant de consistance pâteuse. L'extraction de la concrète avec l'alcool
conduit à l’absolue. Cette méthode est très coûteuse à cause du prix de l'équipement et de la
grande consommation des solvants (Samate, 2002).

I.4.5. Extraction au CO2 supercritique


Ce procédé, très moderne, consiste à faire éclater les poches à essences des végétaux et
ainsi entraîner les substances aromatiques en faisant passer un courant de CO2 à haute pression
dans la masse végétale (en générale les fleurs). On utilise le CO2 car il possède de nombreux
atouts : il s’agit d’un produit naturel, inerte chimiquement, inflammable, facile à éliminer

7
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

totalement, aisément disponible, peu réactif chimiquement et enfin peu coûteux.


(Keville, 1995 ; Baysal, 1999).

I.5. Domaine d’utilisation des huiles essentielles


Actuellement, près de 3000 huiles essentielles sont décrites, parmi lesquelles environ 300
présentent une importance commerciale dans le cadre d’applications pharmaceutiques,
cosmétiques, alimentaires, agronomiques ou dans le domaine de la parfumerie (Bakkali et al.,
2008).

I.5.1. En pharmacie
Les propriétés pharmacologiques de quelques huiles essentielles, ce sont principalement les
propriétés antiseptiques et antifongiques qui sont reconnues par les autorités sanitaires pour
purifier l’air atmosphérique dans les centres de soins (hôpitaux, clinique) et aussi dans les
maisons individuelles par diffusion des huiles essentielles dans l’air.
Les huiles essentielles sont rajoutées dans la formulation des spécialités pharmaceutiques,
pour masquer le mauvais goût des médicaments et pour donner un caractère plus agréable à la
consumation (Kaloustian et Minaglou, 2012).

I.5.2. En industrie agroalimentaire


Habituellement, pour éviter l’oxydation des lipides qui impliquent des altérations
organoleptiques dans l’alimentation, les industriels ont recouru aux huiles essentielles en tant
qu’antioxydant naturel en agroalimentaire, en particulier dans la viande et autres produits gras.
Les huiles essentielles sont très utilisées aussi comme arôme alimentaire aussi bien dans le
secteur salé que sucré (alcools, boissons non alcoolisées, confiserie, produits laitiers, produits
carnés, sauces, soupes, snacks, produits de boulangerie) (Mascret, 2010).

I.5.3. En parfumerie
Les huiles essentielles, ou essences, comme les nomment souvent les parfumeurs font
partie intégrante des ingrédients de la parfumerie. Leur emploi historique le plus notable a été
dans l’eau de cologne, créé par Jean-Marie Farina vers 1714. Sa composition s’appuyait sur plus
de 70% d’essences d’agrumes et d’aromates, complétée par quelques extraits de fleurs
(Fernandez et Chemat, 2012).

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Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

I.6. Effet thérapeutiques des huiles essentielles


Les huiles essentielles représentent un outil thérapeutique très efficace qui permet d’élargir
le champ des traitements médicaux conventionnels (Robard, 2004). L’utilisation des huiles
essentielles dans différentes pathologies (digestive, infectieuse,…) fait appel à leurs propriétés:
anti-infectieuse, antalgique, anti-inflammatoire, sédative, antimicrobien, antispasmodique et
antioxydante (Bessah et Benyoussef, 2015).
La plus spécifique des propriétés des huiles essentielles est celle qui concerne l’amplitude
du spectre antimicrobien vis-à-vis des virus, des mycoplasmes et chlamydiae, des bactéries, des
champignons y compris leurs spores, et les protozoaires (Inouye et Abe, 2007). Les huiles
essentielles présentent une action cytotoxique contre des lignées cellulaires tumorales
représentant différents type de cancer. Plusieurs molécules présentes dans les huiles essentielles
sont douées de propriétés antitumorales, et particulièrement les phénols (tels que le carvacrol, le
thymol et l’eugénol), les alcools) et les aldéhydes (Bouyahya et al, 2016). Les huiles essentielles
présentent des activités insecticides elles sont aussi utilisées dans la lutte biologique contre les
ravageurs (Bessah et Benyoussef, 2015).

I.7. Le Mode d’action antifongique des huiles essentielles


La plupart des études ont rapporté la nature cytotoxique des huiles essentielles et ses
constituants est dû à leur capacité à perturber la paroi cellulaire et la membrane cellulaire,
coagulent le cytoplasme, et d’endommager les organites cellulaires et l’évasion des
macromolécules (Burt 2004; Hyldgaard et al., 2012).
La nature lipophile des huiles essentielles permet de traverser la paroi cellulaire et les
dommages à la membrane cytoplasmique tout en perturbant diverses couches de polysaccharides,
d’acides gras et de phospholipides, les rendant éventuellement perméables (Helal et al., 2006;
Rammanee et Hongpattarakere 2011; Dwivedy et al., 2016). Une telle action permet également
de transférer le carvacrol qui est capable de se lier aux stérols de la membrane fongique, ce qui
entraîne des dommages et par conséquent, la mort du champignon.
Les composants hydrophobes présents dans les huiles essentielles comme l'eugénol et le
thymol pourraient changer la perméabilité de la membrane cellulaire microbienne pour cations
telles que H+ et K +, qui changent le flux de protons, modifiant le pH cellulaire et affectant la
composition chimique des cellules et leur activité (Nazzaro, 2017 ; Hyldgaard et al., 2012; Cabral
et al., 2013).

9
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

Cependant, la magnitude de l’activité antimicrobienne des huiles essentielles ou de ses


composés actifs dépend de la perméabilité différentielle de la membrane cellulaire (Basak et
Guha, 2018). La perte de perméabilité différentielle entraîne un déséquilibre de la fonction
intracellulaire. La pression osmotique, qui perturbe ensuite les organites intracellulaires, fuite de
contenu cytoplasmique et parfois molécules stockant de l'énergie (ATP) et éventuellement la
mort cellulaire.
Les huiles essentielles peuvent dépolariser la membrane mitochondriale en diminuant le
potentiel de membrane qui affecte le Ca+ et d'autres canaux ioniques et réduire le gradient de pH
de cellules microbiennes (Bakkali et al., 2005).
À la concentration fongistatique la plus élevée des huiles essentielles, autolyse complète de
la cellule qui implique une désorganisation et la déplétion du cytoplasme hyphal et membraneux,
Les organites comprennent les noyaux, le réticulum endoplasmique et mitochondries (Tian et al.
2011), telle que Le thymol qui affecte la morphologie du mycélium, avec des changements dans
la localisation de la chitine dans les hyphes. Un mécanisme similaire a également été observé
chez d'autres monoterpènes, tels que le linalol (Nazzaro, 2017).

I.8. Principales formes galéniques et le mode d’utilisation des huiles essentielles


Il est essentiel de connaître les modes et les voies d’administrations des huiles essentielles
pour un usage approprié en toute sécurité (Couic-marinier, 2018).

I.8.1. Voie oral


Les huiles essentielles peuvent s’administrer par voie orale à condition de les diluer, par
exemple sur un demi-sucre ou mêlées à une cuillère d’huile végétale alimentaire ou de miel
(Couic-marinier, 2018).
Les principales formes galéniques utilisées pour la voie orale sont les gélules, les solutés
alcooliques, non alcooliques ou huileux (Millet, 2010).
Les huiles essentielles sont également proposées sous une nouvelle forme : la microcapsule
tamponnées. Ce sont des microbilles, regroupées dans une coque très mince soluble dans les
liquides digestifs. Ce nouveau conditionnement permet une manipulation plus aisée et améliore la
tolérance gastrique (Bérengère et al., 2008).

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Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

I.8.2. Voie cutané


C’est la voie la plus utilisée en aromathérapie, aussi bien pour le soin que pour le
cosmétique. Les huiles essentielles sont diluées dans un support tel qu’une huile végétale, un gel,
un lait, une crème, etc.
Leur liposolubilité favorise un passage transcutané rapide et une bonne résorption. La
prudence s’impose pour les huiles essentielles dermocaustiques et très irritantes (Millet, 2010).

I.8.3. Voie rectale


Cette voie permet l’administration de doses élevées d’huile essentielle dans le cas de
pathologie infectieuses aigues (infections broncho-pulmonaires par exemple), le pharmacien
utilise comme excipient le Witepsol avec lequel il incorpore à chaud le mélange d’huile
essentielle. Lors du refroidissement, on obtient les suppositoires dont la taille et le dosage des
huiles essentielles varient en fonction de l’âge du patient (Zahalka, 2010).

I.8.4. Voie vaginale


Elle permet de soigner des affections gynécologiques par un traitement local. En utilisant
des ovules. Vu que la muqueuse vaginale est très perméable, La concentration en huile
essentielle doit rester faible (Millet, 2010).

I.8.5. Voie trans-pulmonaire


Deux procédés peuvent être utilisés ; soit diffusion générale dans une pièce, c’est la
«Diffusion dans l’atmosphère», soit diffusion individuelle « l’inhalation » (Lardry et Haberkorn,
2007).

I.8.6. Diffusion dans l’atmosphére


Permet de faire profiter à tous de leurs bienfaits, d’assainir une pièce et de créer un “décor
olfactif“. La microdiffusion, réalisée à l’aide d’un diffuseur électrique, reste la meilleure
technique car elle ne chauffe pas les huiles essentielles, qui conservent ainsi toutes leurs vertus.
Cependant, toutes les HE ne conviennent pas à la diffusion (Couic-marinier et Lobstein, 2013).

I.8.7. Inhalation humide et sèche


Le principe de l’inhalation humide est simple. Les molécules aromatiques sont entraînées
par la vapeur d’eau et ensuite respirées. Pour l’inhalation sèche, consiste à déposer quelques

11
Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

gouttes d’huiles essentielles sur un linge (mouchoir, etc.). Elles sont ensuite respirées sans
contact avec la peau ou les muqueuses .Les huiles essentielles irritantes, dermocaustiques et
neurotoxiques sont contre-indiquées en inhalation humide ou sèche (Millet, 2010).

I.9. Toxicité des huiles essentielles


I.9.1. Toxicité dermique
Les muqueuses sont plus sensibles et plus perméables aux huiles essentielles que la peau. Il
y a généralement apparition d’érythème, d’ulcère, de vésicules et la nécrose cellulaire.
L’irritation dépend de la dilution. Les huiles essentielles et les molécules aromatiques les plus
irritants sont : les phénols (carvacrol, thymol, eugénol) ; les aldéhydes et certaines cétones
(Kaloustian et Minaglou, 2012).

I.9.2. Toxicité respiratoire


Les huiles essentielles aux propriétés irritantes ne doivent pas être utilisées par voie
respiratoire (inhalation, diffusion atmosphérique) chez les personnes asthmatiques.
L’huile essentielle de menthe contenant du menthol, peut provoquer un bronchospasmsme en
application sur les muqueuses nasales (Bruneton, 2009).

I.9.3. Hépatotoxicité
Les phénols à haute dose et sur une durée prolongée peuvent altérer les hépatocytes du foie.
Le plus toxique étant le carvacrol. D’autre molécule responsable est le pulégones (cétone) : elle
perturbe la métabolisation des autres substances traitées par le foie et provoque une toxicité
hépatique même à faible dose (Roux, 2008).

I.9.4. Neurotoxicité
Les huiles essentielles riches en Cétones et lactones (dans une moindre mesure) peuvent
être agressives pour les tissus nerveux et entraîner des risques de convulsions épileptiformes, de
troubles psychiques et sensoriels. Cette agression dépendra de la molécule, la durée, la posologie,
la dose et la voie d’administration. Par conséquent, l’usage de ces huiles essentielles par voie orale
est contre-indiqué chez le nourrisson, la femme enceinte ou allaitante, les personnes âgées et les
sujets épileptiques (Franchomme et al., 2007).

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Chapitre I : Généralités sur les huiles essentielles Etude Bibliographique

I.9.5. Néphrotoxicité
Les huiles essentielles riches en monoterpènes peuvent enflammer et dégrader à terme les
néphrons. Ces huiles essentielles stimulent en effet fortement les cellules rénales, engendrant
parfois une inflammation des reins. Les personnes souffrant d’insuffisance rénale devront donc
les manipuler avec précautions (Barlier, 2014 ; Miles, 2013).

I.9.6. Risque allergique


Toutes les huiles essentielles susceptibles de provoquer une inflammation ou réaction
allergique si elles sont utilisées sur le long terme, même dilué. Il est important de savoir aussi
que les mauvaises conditions de stockage des huiles essentielles peuvent modifier la structure des
composés chimiques, on obtient alors par oxydation et différente autres réactions, des composés
de type cinnamaldéhyde et des hydroperoxydes qui rendent les huiles essentielles allergisantes.
Les huiles essentielles contenant les terpènes provoquent aussi des allergies graves,
pouvant être fatales ; il faudra donc les utiliser avec précautions (Velé, 2015).

13
CHAPITRE II

PRÉSENTATION DES
ESPÈCES VÉGÉTALES
ETUDIÉES
Chapitre II : Présentation des espèces végétales étudiées Etude Bibliographique

II. Présentation des espéces végétales étudiées


II.1. Lavandula stoechas L
II.1.1. Origine du Nom
Le mot lavande dérive du verbe lavé. Il est peut être issu de l'italien Lavandou (action de
laver) mais peut remonter au latin lavare qui signifie laver et aussi se baigner (Benabdlkader,
2012).

II.1.1. Description botanique


Lavandula stoechas L, appartenant à la famille des Lamiacées, comporte 20 espèces
environ avec plus de 100 variétés (Da porto et Décorti, 2008). Elle se présente sous la forme d’un
arbrisseau ou d’un buisson très ramifié pouvant atteindre 1 m de haut, avec des feuilles
persistantes, opposées, sessiles et des fleurs de couleur violette (Amara et al., 2017 ).
L’espèce Lavandula stoechas L, est une plante tendre qui préfère les endroits ensoleillés et les
sols riches, les tiges étroites sont quadrangulaires à feuilles opposées, tendent à être plus vertes
que grises, à son extrémité une inflorescence terminé par un toupet de longues bractées violettes
(Chu et Kemper, 2001). L’ensemble de la plante très aromatique comprenant fleurs et feuilles
(Bouchikhi, 2011).

Figure 1 : Lavandula stoechas.L

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Chapitre II : Présentation des espèces végétales étudiées Etude Bibliographique

II.1.3. Position taxonomique

D’après Quezel et Santa (1963), la systématique de Lavandula stoechas L est la suivante :

Tableau 1 : Taxonomie de l’espèce Lavandula stoechas L.

Règne Plantes

Embranchement Phanérogames ou Spermaphytes

Sous Embranchement Angiospermes

Classe Eudicots

Sous classe Astéridae

Ordre Lamiales

Familles Lamiaceae

Genre Lavandula

Espèce Stoechas

II.1.4. Nom vernaculaire


Lavandula stoechas.L est connue dans le monde sous les noms suivant :
 En français : La lavande
 En arabe : El-kehila. (Bouchikhi, 2011)

En Algérie, elle est très connue sous le nom local "Helhal" (Quezel et santa ,1963).

II.1.5. Habitat
Lavandula stoechas.L se trouve dans les forêts et les montagnes ayant des sols humides,
elle est largement distribuée dans les îles de canari, du sud de l'Europe jusqu'au nord et à l'est de
l'Afrique, de la Méditerranée, de l'Asie du sud-ouest au sud-est de l’Inde (Siddiqui et al ., 2016).
En Algérie, L. stoechas est largement distribuée à travers toute la périphérie nord du pays
(Benabdelkader, 2012).

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Chapitre II : Présentation des espèces végétales étudiées Etude Bibliographique

II.1.6. Utilisation et propriétés thérapeutiques


La lavande a été traditionnellement utilisée comme plante aromatique, culinaire, décoratif
et cosmétique (Maganga, 2004). C’est une espèce végétale bien connue et utilisée à travers toute
la région méditerranéenne pour ses vertus médicinales principalement attribués à sa teneur en
huile essentielle (Benabdelkader, 2012).elle est employée comme expectorant, antispasmodique,
carminative, désinfection des plaies, possède des propriétés antimicrobiennes et anti-
carcinogènes, sédatif, antidépresseur, antioxydant, anti-inflammatoire et insecticide (Mohammedi
et Atik, 2011).
Également leur huile essentielle est reconnu comme efficaces contre les infections du
colon, pour soulager les maux de tête nerveux (Gören et al., 2002). Et sont utilisés comme agents
antibactérien et antifongique (Cavanagh et Wilkinson, 2002).

II.2. Origanum floribundum Munby


II.2.1. Origine du nom
Le nom «Origanum » vient du grec « Oros »= montagne, et « Ganos »= joie ou l’ornement
des montagnes (Eberhard et al., 2005).

II.2.2. Description botanique


L’origan est une plante frutescente spontanée endémique appartenant à la famille des
lamiacées qui comporte environ 38 espèces (Sahin et al., 2004). Le genre se particularise par une
tige prostrée à la base, les jeunes sont décombantes Quezel et Santa, (1963) quadrangulaires et de
courts rameaux à l’aisselle des feuilles simples opposée, cordiforme ou lancéolées, persistantes
ou semi persistantes sont de couleur verdâtre et pubescentes. La racine est un rhizome (tige
souterraine ligneux avec des rejets filamenteux, racines et adventives) ; ceci lui configurant une
bonne accroche (d’où sont abondance dans les zones de hautes altitude (Machu, 2008).
En ce qui concerne l’appareil reproducteur, les fleurs sont hermaphrodites, elles
s’organisent en épis lâche (inflorescence indéfinie), disjointe après la floraison. Le calice
tubuleux à 5 dents courtes la corolle à égales (Quezel et Santa, 1963).

16
Chapitre II : Présentation des espèces végétales étudiées Etude Bibliographique

Figure 2 : Origanum floribundum Munby. (Ksouri, 2015)

II.2.3. Position taxonomique


Cette plante aromatique qui est endémique en Algérie a été décrite par Quezel et Santa en
1963, avec la position systématique suivante :

Tableau 02 : Taxonomie de l’espèce Origanum Floribundum Munby.

Règne Plantes

Embranchement Spermaphytes

Sous Embranchement Angiospermes

Classe Dicotylédone

Sous classe Astéridae

Ordre Lamiales

Familles Lamiaceae

Genre Origanum
Espèce Floribundum

II.2.4. Nom vernaculaire


Origanum floribundum Munby est connue dans le monde sous les noms suivant :
 En Français : origan ;
 En Arabe et en Kabyle : Zaâter (Merbah et Megrerouche, 2013).

17
Chapitre II : Présentation des espèces végétales étudiées Etude Bibliographique

II.2.5. Habitat
Le genre origanum est originaire du Sud-Est méditerranée et de l’Asie occidentale. En
Algérie, le genre origanum est représenté par deux espèces spontanées phylogénétiquement
proche Origanum glandulosum, endémique algero-tunisienne et Origanum floribundum Munby,
endémique algérienne.
Origanum floribundum Munby est localisé dans le secteur Atlas Blidéen et le secteur de la
grande kabylie (Merbah et Megrerouche, 2013).

II.2.6. Utilisation et propriétés thérapeutiques


Les espèces d’origanum sont largement connue aussi comme herbe culinaire, pour
assaisonner les produits alimentaires et les boissons alcooliques (Bendahou et al.,2008).
L’origan est utilisé en médecine traditionnelle pour traiter diverses maladies en tant que
substance antispasmodique, antimicrobiennes, expectorantes, antiseptique, antitussif, sédatif
(Sahin et al., 2004), anti-inflammatoire, diurétique et sudorifique, antalgique (Chikhoune, 2007),
parasiticide, utile contre la pédiculose, les rhumatismes et la cellulite (Dellile, 2007).
C’est un bon stimulent de l’appareil digestif est recommandé en cas de manque d’appétit,
d’aérophagie, provoque la menstruation, apaise les nerfs il est particulièrement utile dans diverse
affections des voies respiratoire (la coqueluche, toux, fièvre et bronchite, d’asthme (Belyagoubi,
2006 ; Bendahou et al., 2008). II est aussi employée la plupart du temps pour traiter les plaies
cutanées, pour soulager les muscles endoloris (Singletary, 2010).

18
CHAPITRE III

GÉNÉRALITÉS SUR
ASPERGILLUS NIGER
Chapitre III : Généralité sur Aspergillus niger Etude bibliographique

III. Généralités sur Aspergillus niger


III.1. Définition
Aspergillus niger, est un champignon filamenteux de type moisissures anamorphes hyalins,
cosmopolite, saprotrophe et pathogènes opportunistes, et présente une grande diversité dans son
phénotype A (Abarca et al ., 2004 ; Andersen, 2011) Il est le champignon le plus commun qui
cause la détérioration des aliments et la biodégradation des autres matériaux (Schuster et al.,
2002).

III.2. Position taxonomique


D’après Alexopoulos, (1979), la systématique d’Aspergillus niger est représentée dans le
tableau suivant :

Tableau 3 : La position systématique de Aspergillus niger (Alexopoulos, 1979).


Règne Mycètes (Fungi)

Embranchement Amastigomycota

Sous-embranchements Deutéromycotina

Classe Deutéromycètes

Ordre Oniliales (hyphales)

Famille Moniliacéaes

Genre Aspergillus

Espèce niger

III.3. Ecologie
Aspergillus niger est plus répandu dans les climats chauds que ce soit sur le terrain et les
aliments stockés. Les spores noires offrent apparemment une protection contre la lumière du
soleil et irradiation UV, offrant un avantage concurrentiel dans de tels habitats.
Aspergillus est un champignon à croissance aérobie sur la matière organique. Dans la
nature, on le trouve dans le sol et la litière et sur le matériel végétal en décomposition et les fruits,

19
Chapitre III : Généralité sur Aspergillus niger Etude bibliographique

les noix, les céréales et les graines oléagineuses sont également des sources fréquentes.
(Schuster et al,. 2002 ; Pitt et Hocking, 2009).
Il peut également contaminer la viande et les œufs, entraînant une détérioration progressive;
Même s’il est considéré comme un contaminant inoffensif omniprésent, Aspergillus niger peut
dans des circonstances exceptionnelles, causer des maladies opportunistes chez l’homme
(Heinemann, 2004).

III.4. Physiologie
Aspergillus niger est capable de croitre dans un large spectre de températures minimales,
6– 8 °C, et maximales, 45–47 °C et optimale entre 35 et 37 °C, il peut survivre à 60 ° C pour 60
minutes (Jesenska, 1993; Pittet Hocking, 2009) .Aspergillus niger est une xérophile nécessite un
minimum d'Aw 0.77 et son limite d'activité de l'eau pour la croissance est de 0,88 ce qui est
relativement élevé par rapport aux autres espèces de Aspergillus. Cette espèce est capable
d’atteindre un pH de 2,0 (Schuster et al., 2002 ; Pitt et Hocking, 2009).

III.5. Caractères culturaux et aspect macroscopique


Ces champignons présentent une croissance rapide sur milieu de Sabouraud additionné
d’antibiotiques, avec un optimum thermique compris entre 25 et 30°C, mais il peut pousser
jusqu’à 42°C, Après 24 à 48 h de culture, on observe des colonies plates, formées de courts
filaments blancs (Chabasse et al., 2002).
C’est en effet avec la maturation des structures conidiogènes (48 à 96 h selon les espèces)
que ces colonies vont prendre leur teinte caractéristique (Chabasse et al., 2002) au recto Les
colonies apparaissent d’abord blanches, puis jaunes, et enfin granuleuses noires, Le verso est
incolore parfois diffusion d’un pigment jaune vif (Guillaume, 2006).

III.6. Aspect microscopique


La multiplication de cette espèce est végétative, il n’ya pas de reproduction sexuée connu,
pas d’Hülle cells (Chabasse et al., 2002).
Les organes de fructification asexuées sont constitués d’un conidiophore très long (1,5 à 3
mm) incolores ou jaunes à brunâtres lisse, parfois assez épaisse prés d’une vésicule globuleuse
(20 à 50 μm jusqu’à 100 μm) sur lequel sont insérés les phialides par l’intermédiaire des métules
qui sont disposés sur tout le pourtour de la vésicule. Ces phialides sont productrices des spores ou
des conidies rondes (2,5 à 5 μm), d’abord lisse puis rugueuses de couleur brun sombre

20
Chapitre III : Généralité sur Aspergillus niger Etude bibliographique

(Vanbreuseghem, 1978), Elles sont souvent disposé en chaîne, L’ensemble vésicule, phialides,
métules et les spores constitue la « tête aspergillaire » qui prend un aspect radiée, bisériée de
couleur noir à maturité (Chabasse et al ., 2002).

Figure 3 : Appareil reproducteur d’Aspergillus niger (Alexopoulos, 1979).

III.7. Pathogénicité
Aspergillus niger est généralement considéré comme un champignon non pathogène
largement répandu dans la nature (Schuster et al., 2002). La pénétration chez l’être humain
s’effectue par inhalation en raison de la faible taille des spores 2–3µm (Couturaud, 2004) .C’est
pourquoi qu’il est rencontré souvent comme simple contaminant dans les cavités naturelles de
l’homme accessibles aux poussières, arbre broncho-pulmonaire en premier, en plus les conduits
auditifs externe (Jacquemin et Jacquemin, 1980).

21
DEUXIÈME PARTIE

ÉTUDE PRATIQUE
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

I. Matériel et Méthodes
I .Matériel
I.1 Matériel végétal
Les deux plantes qui ont été choisi dans cette étude sont endémiques et spontanés dans
la Wilaya de Guelma. La première plante, Lavandula stoechas L. a été récoltée le mois de juin
2015 dans la région d'Ain Safra de Djebel Maouna, latitude: 36.403237, longitude: 7.387801,
or la deuxième plante Origanum floribundum Munby., a été récoltée en juin 2015 dans la
région de Djebel Haouara, latitude: 36.44436, longitude: 7.523108; par Dr Ksouri. Après
échantillonnage, la partie aérienne (feuilles et sommités fleurées) ont été séchée par la suite à
l’ombre dans un endroit sec, aéré et à la température ambiante.

I.2. Matériel fongique


Dans ce travail nous avons testés l’activité antifongique des huiles essentielles de deux
plantes aromatiques sur 4 souches d’Aspergillus niger dont une est la souche de référence
CTM10099 (origine : Centre de Biotechnologie de Sfax) et trois sont des isolats cliniques
responsable des otomycoses humaines qui ont été diagnostiqués dans une enquête effectué
dans la région de Guelma. L’identification de ces souches est basée sur l’aspect
macroscopique et microscopique de cette moisissure.

I.2. Méthodes
I.2.1. Extraction d’huile essentielle
L’extraction des huiles essentielles à été effectuée par hydrodistillation en utilisant un
appareil de type Clevenger. Les différentes étapes d’extraction sont bien expliquer dans le
schéma cité au dessous:

Figure 4 : Extraction d’huile essentielle par hydrodistillation à l’aide d’un appareil de


Clevenger

22
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

L’huile essentielle ainsi récupéré a été stocké dans de petits flacons opaques et à une
température de congélation (-18°C).

I.2.2. Détermination du rendement d’extraction


Par définition, le rendement en huile essentielle est le rapport entre le poids d’huile
essentielle obtenue et le poids de la matière sèche de la plante étudiée (Afnor, 1986). Il est
exprimé en pourcentage et calculé selon la formule suivante :
RHE (%) = PHE/Pp x 100
RHE (%) : pourcentage du rendement d’HE

PHE : poids d’HE

Pp: poids de la plante

I.2.3. Evaluation de l’activité antifongique

Dans cette étude, trois techniques ont été réalisées pour détecter et évaluer l’activité
antifongique des huiles essentielles testées contre quelques souches d’Aspergillus niger. La
méthode de diffusion sur gélose est la première technique qui a été réalisée afin d’évaluer les
propriétés antifongiques des huiles essentielles testées dans la présente étude. La méthode de
microdilution a été utilisée pour déterminer les valeurs de CMI (concentration minimale
inhibitrice) et les valeurs de CMF (concentration minimale fongicide). La troisième technique
a été choisie afin d’évaluer l’activité antifongique de la phase volatile de nos huiles
essentielles, en déterminant ainsi les valeurs de CMI et de CMF de ces fumigeants.
Le dénombrement des spores fongiques sur la cellule de Malassez est une étape
indispensable pour ajuster la concentration de l’inoculum suivant la taille de la suspension
fongique recommandé dans les techniques qui ont été optées pour cette étude. L’ajustement
de turbidité de la suspension fongique est bien détaillé dans la figure 5.

23
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

Figure 5: Comptage ou Numération de la suspension sporale de l’inoculum d’Aspergillus


niger

a. Diffusion sur gélose Mueller Hinton (Méthode des disques)


Nous avons utilisés la technique M51-A qui est une technique standardisée et adaptée
en 2010 par le CLSI (Clinical Laboratory Standard Institute). La figure 6, récapitule toutes les
étapes qui ont été suivies au laboratoire.

Figure 6: Diffusion sur gélose Mueller Hinton (Méthode des disques)

La lecture des résultats est assurée par mesure de deux diamètres perpendiculaire d’une zone
d’inhibition, afin de déterminer la valeur moyenne de diamètre d’inhibition en millimètre.

b. Détermination des concentrations minimales inhibitrices (CMI) et fongicides (CMF)


sur microplaque (méthode de micro dilution)
La technique M38-A, décrite par CLSI en 2008 a été opté comme technique
d’évaluation de l’activité fongique des huiles essentielles étudiées. Cette technique, nous a
permet de déterminer les différentes valeurs de CMI et de CMF des différentes souches
d’Aspergillus niger qui ont été testées dans le présent travail. La figure 3, résume toutes les
étapes qui ont été suivis au laboratoire.

24
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

Figure 7: Détermination des concentrations minimales inhibitrices (CMI) et fongicide(CMF)


sur microplaque (méthode de micro dilution)

25
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

La lecture des résultats est assurée par l’observation de la croissance fongique par
transparence à une source de lumière afin d’observer l’enchevêtrement des filaments
mycéliens dans chaque puits. Après la détermination de la valeur de CMI, nous avons
déterminez la valeur de CMF par inoculation des puits qui ne présente pas une croissance
fongique sur le milieu de Sabouraud. Les boites inoculées de ce milieu qui ne présente pas
une croissance fongique est considéré comme la concentration des huiles essentielles qui tue
le champignon ou CMF.

c. Méthode de micro atmosphère


C’est la méthode qui a été choisie pour évaluer l’activité inhibitrice de la croissance
fongique des constituants volatiles des huiles essentielles étudiées. Les étapes qui ont été
suivis dans cette technique sont bien résumées dans la figure 8.

Figure 8 : Méthode de micro-atmosphére sur boites de Pétri

La lecture des résultats est assurée par la mesure de deux diamètres perpendiculaires
passant par le centre de chaque boite testée. Ces mesures, nous a permet de calculer la
moyenne de diamètre d’inhibition et par la suite, le pourcentage d'inhibition de la croissance
mycélienne (I%) selon la formule de Pandey et al. (1982).

Dt − Di
𝐼(%) = 𝑋 100
𝐷𝑡

Dt : est le diamètre en mm du témoin


Di : est le diamètre d’une culture traitée par l’huile essentielle

26
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

I.2.4. Analyse de la composition chimique des huiles essentielles par chromatographie en


phase gazeuse couplé à la spectrométrie de masse (GC/MS)
Ces analyses ont été déjà réalisées par Dr Ksouri S. en 2017. L'analyse des huiles
essentielles a été effectuée par GC-MS HP modèle 6980 MSD inerte (Agilent Technologies,
USA), équipées de colonne HP-105 5MS (30 mx 0,25 mm de diamètre et 0,25 m d'épaisseur
de film). La température de l'injecteur a été maintenue à 280 ° C. La température du four a été
réglée à 60 ° C pendant 1 minute, augmentée à 280 ° C à 5 ° C / min et ensuite maintenue
constante à cette température pendant 8 minutes. Le débit du gaz porteur d'hélium était de 1
ml / min et un mode divisé 1/100 était utilisé. L'identification des différents composants dans
les huiles essentielles a été faite par comparaison de leur indice Kovats et de la fragmentation
de la masse GC avec ceux des données Wiley Mass Spectral (Agilent Technologies 7ème
édition, Inc.) et des données de la bibliothèque NIST 05 MS.
Chaque analyse a été exécutée doublement.

27
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

II. Résultats
[Link]ètres organoleptique et rendement des huiles essentielles des deux plantes
aromatiques
Sur les caractères organoleptiques de nos huiles essentielles obtenues par l’hydro
distillation de deux plantes aromatique, nous avons collectés des informations qui concernent
l’aspect, la couleur, l'odeur de ces essences et qui sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau 4 : Caractéristiques organoleptiques des huiles essentielles testées.

HEs Couleur Odeur Aspect

Lavandula stoechas L. Jaune pale Agréable odeur Liquide limpide

Origanum floribundum Munby. Jaune foncée Persistantes odeur Liquide limpide

Tableau 5 : Valeurs du rendement moyen des huiles essentielles des deux espèces
Végétales.

Espèces Pourcentage de rendement pour 100g de matière


végétale séchée

Lavandula stoechas L. 2.10%

Origanum floribundum Munby. 1.3%

II.2. Résultats de l’analyse par GC-SM des huiles essentielles

Tableau 6 : Composition chimique des deux huiles essentielles étudiées.

Teneur en %
N°. Composant KI LS OF
1 Tricyclene 921 0.66 -
2 α-thujene 928 - 0.51
3 α-pinene 941 1.75 1,93
4 camphene 953 7.31 0.39
5 β-pinene 978 0.08 0.22
6 β-myrcene 992 - 3.57
7 α-terpinene 1015 0.10 1.37
8 p-cymene 1018 - 18.35
9 o-cymene 1026 - 3.53
10 dl-limonene 1030 2.13 -
11 β-ocimene 1040 - 0.07
12 γ-terpinene 1065 0.10 11.32
13 α-terpinolene 1088 - 0.32
14 α-thujone 1099 25.49 -

28
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

15 linalool L 1102 1.43 0.50


16 d-fenchyl alcohol 1139 6.85 -
17 l-camphor 1152 20.06 -
18 pinocarvone 1165 0.18 -
19 borneol L 1168 3.99 -
20 4-terpinenol 1178 0.83 -
21 p-cymene-8-ol 1182 0.94 -
22 myrtenal 1193 0.68 -
23 myrtenol 1195 0.56 -
24 verbenone 1205 0.88 -
25 fenchylacetate 1210 0.97 -
26 β-citronellol 1217 0,36 -
27 isobornylformate 1233 0,13 -
28 l-carvone 1241 0.51 -
29 carvacrol methyl ether 1244 0.96 -
30 l-bornyl acetate 1285 5.51 -
31 thymol 1286 - 2.04
32 carvacrol 1299 - 46.82
32 piperitenone 1339 - 1.18
33 α-cubebene 1351 0.09 -
34 (+)-cyclosativene 1362 0.25 -
35 copaene 1375 0.15 -
36 trans-caryophyllene 1418 0.11 2.00
37 caryophyllene 1454 - 0.21
38 α-curcumen 1482 - 0.15
39 germacrene-D 1485 0.11 -
40 ledene 1489 0.15
-
41 β-bisabolene 1506 0.41
0.03
42 α-amorphene 1511 0.06
-
43 Δ-cadinene 1524 -
0.53
44 β-sesquiphellandrene 1525 1.34
-
45 cadina-1,4-diene 1532 -
0.13
46 caryophyllene oxide 1582
0.48 0.54
47 veridiflorol 1587
1.89 -
48 caryophyllenol-I 1641
0.34 -
49 torreyol 1643
0.22 -
50 cadalin 1652
0.15 -

Identification des composants sur la base de la bibliothèque Wiley de la version 7.0 et


des données de la bibliothèque : National Institute and Technology 05 MS (NIST). b KI:
Indices de Kovats sur colonne capillaire HP-5MS. Lavandula stoechas L.. Origanum
floribundum Munby..

29
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

II.3.Résultats de l’évaluation de l’activité antifongique des huiles essentielles des deux


plantes aromatiques

[Link] de l’activité antifongique des deux huiles essentielles par la méthode de


diffusion sur gélose Mueller-Hinton

Les diamètres des zones d’inhibition de la croissance fongique de la souche N°1, 2 et 3


d’Aspergillus niger ainsi la souche de référence, qui ont été testées par différentes doses
d’huile essentielle de Lavandula stoechas L. et Origanum floribundum Munby. sont résumés
dans les tableaux suivants :

Tableau 7 : Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de la 1ère
souche d’Aspergillus niger
HEs Dose (μl/disque)

5 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

LS 00±00 11±1.41 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

OF 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

LS: Lavandula stoechas L.


OF: Origanum floribundum Munby.
D ≥ 84mm : Pas de croissance (fortement inhibitrice).
D = 00mm : Non inhibitrice (croissance complète).

L’observation de ces résultats, nous amènent à extraire les points suivants :


 Enregistrement d’une zone d’inhibition à la dose 10 μl/disque pour l’huile essentielle
de Lavandula stoechas L..
 Par contre, la dose 5 μl/disque est inhibitrice pour l’huile essentielle d’Origanum
floribundum Munby..
 Puis une inhibition complète de la croissance fongique dès la dose 20 μl/disque pour
les deux huiles essentielles.

30
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

Tableau 8 : Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de la
2ème souche d’Aspergillus niger.

HEs Dose (μl/disque)

5 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

LS 00±00 12.75±0.35 38.5±00 12.25±17.32 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

OF 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

Ces données expérimentales de la 2ème souche montrent :

 L’huile essentielle de Lavandula stoechas L. a présenté des zones d’inhibition


modérées à partir de la dose 10μl/disque jusqu’à la dose 30 μl/disque puis une
inhibition complète de la croissance fongique dès la dose 40 μl/disque.
 Aucune croissance fongique n’a été marquée pour toutes les doses de l’huile
essentielle d’Origanum floribundum Munby..

Tableau 9 : Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de la
3ème souche d’Aspergillus niger.

HEs Dose (μl/disque)

5 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

LS 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

OF 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

 Cette souche a présenté une forte sensibilité vis-à-vis les deux huiles essentielles
testées avec toutes les doses de 5 à 100 μl/disque.

Tableau 10 : Diamètres des zones d’inhibition (mm) des huiles essentielles testées de la
souche de référence d’Aspergillus niger.

HEs Dose (μl/disque)

5 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

LS 00±00 9.75±13.87 00±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

OF 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00 84±00

31
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

Il est évident que :

 Une inhibition complète de la croissance fongique avec toutes les doses de l’huile
essentielle d’Origanum floribundum Munby..
 celle de l’huile essentielle de lavande, nous notons une absence totale de la croissance
fongique à partir de la dose 30 μl/disque.

NB :

Tous ces résultats tirés sur toutes les souches d’Aspergillus niger ont été comparés à un
témoin négatif dont pour lequel on a observé un tapis mycélien sans inhibition de la
croissance fongique.

II.3.2. Détermination des valeurs de CMI et CMF des huiles essentielles par la technique
de micro dilution
Les valeurs des concentrations minimales inhibitrices et les concentrations minimales
fongicides des huiles essentielles de deux plantes aromatiques testées au cours de cette étude
vis-à-vis les différentes isolats cliniques d’Aspergillus niger et la souche de référence sont
rapportées dans le tableau ci-dessous :

Tableau 11 : Concentrations minimales inhibitrices (CMI) et concentrations minimales


fongicides (CMF) des huiles essentielles de Lavandula stoechas L. et Origanum floribundum
Munby.

Les souches CMI (μg/ml) CMF (μg/ml)

HE de Lavande HE d’origan HE de Lavande HE d’origan

CTM10099 28.12 0.45 28.12 0.45

N°1 14.52 0.45 58.12 0.45

N°2 14.52 0.45 232.5 0.45

N°3 28.12 0.45 58.12 0.45

D’après les résultats des bios tests sur milieu liquide, nous avons déterminés les
valeurs de CMI ainsi les valeurs des CMFs. A propos des CMIs enregistrés sur l’huile
essentielle de lavande testées sur la souche de référence et les souches cliniques d’Aspergillus

32
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

niger sont entre 14.52 et 28.12 μg/ml. Ces valeurs sont inférieures par rapport à ceux des
valeurs de CMFs qui se trouvent entre 28.12 et 232.5μg/ml.

Par ailleurs, les valeurs des CMIs de l’huile essentielle d’origan pour toutes les souches
d’Aspergillus niger sont très faibles par rapport à l’huile essentielle précédente avec une
valeur de CMI de 0,45 μg/ml pour toutes les souches fongiques testées y compris la souche de
référence. De même, d’après les résultats que nous avons enregistrés en laboratoire, cette
valeur de CMI est considérée comme valeur de CMF pour toutes les souches testées.

II.3.3. Evaluation de l’activité antifongique des huiles essentielles par la méthode de


fumigation ou micro atmosphère
II.3.3.1. Evaluation de la fongitoxicité de la phase volatile de l’huile essentielle de
Lavandula stoechas L.
Le tableau ci-dessous rassemble les pourcentages d’inhibition de la croissance fongique
des isolats cliniques et la souche de référence d’Aspergillus niger par la fraction volatile
d’huile essentielle de Lavandula stoechas L..

Tableau 12: Pourcentage d’inhibition de la croissance fongique des différentes souches


d’Aspergillus niger testées par fumigation d’huile essentielle de Lavandula stoechas L..

Doses Pourcentage d’inhibition de la croissance fongique %

(μl/ml d’air) CTM10099 N°1 N°2 N°3

0.062 0% 0% 0% 0%

0.125 0% 0% 0% 0%

0.25 4.17% 5.29% 0% 0%

0.50 5.84% 10.17% 0% 0%

1 44.31% 7.78% 65.11% 2.40%

2 82.45% 72.35% 100% 89.5%

A la lecture de ces résultats, nous avons remarqués les points suivants :

33
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

 Les doses entre 0.062 et 0.50 μl/ml d’air d’huile essentielle de Lavandula stoechas L.,
sont des doses qui n’inhibent pas la croissance fongique selon les souches testées y
compris la souche de référence d’Aspergillus niger.
 Par ailleurs, à la dose 0.25μl/ml pour la souche de référence et la souche N°1, cette
huile essentielle commence a inhibé la croissance fongique. Pour les souches N°2 et
N° 3, on observe une inhibition de la croissance mycélienne à partir de la dose 1 μl/ml.
 De plus, nous n’avons pas enregistrés une inhibition totale de la croissance fongique
de toutes les souches fongiques testées même avec la dose la plus élevé, à l’exception
de la souche N° 2 (inhibition totale à la dose de 2 μl/ml atteignant les 100%).

II.3.3.2. Evaluation de la fongitoxicité de la phase volatile de l’huile essentielle


d’Origanum floribundum Munby.
Les résultats obtenus de l’activité antifongique des composés volatiles d’huile
essentielle d’Origanum floribundum Munby. Sur les différentes souches d’Aspergillus niger
sont représentés dans le tableau suivant :

Tableau 13 : Pourcentage d’inhibition de la croissance des différentes souches d’Aspergillus


niger testées par fumigation d’huile essentielle d’Origanum floribundum Munby.

Doses Pourcentage d’inhibition de la croissance fongique %

(μl/ml d’air)
CTM10099 N°1 N°2 N°3

0.062 100% 43.11% 8.92% 43.35%

0.125 100% 7.78% 3.57% 100%

0.25 100% 100% 86.30% 100%

0.50 100% 100% 90 .47% 100%

1 100% 100% 89.28% 100%

2 100% 100% 100% 100%

Les résultats de la sensibilité d’Aspergillus niger vis-à-vis la fraction volatile de l’huile


essentielle d’Origanum floribundum Munby. montrent :

 Une inhibition complète de la croissance mycélienne de la souche de référence


d’Aspergillus niger avec toutes les doses dont la plus faible est 0.062 μl/ml d’air.

34
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

 La phase volatile de cette huile essentielle a présenté aussi une inhibition complète de
la croissance fongique des souches clinique d’Aspergillus niger à partir des
concentrations variables entre 0.125 et 2 μl/ml d’air.

II.3.3.3. Détermination des valeurs de CMI et CMF de la phase volatile des huiles
essentielles testées par la technique de micro atmosphère
Les valeurs de la concentration minimale inhibitrice et les valeurs de la concentration
minimale fongicide de la phase volatile des huiles essentielles testées contre les différentes
souches d’Aspergillus niger sont récapitulées dans le tableau suivant :

Tableau 14 : Concentrations minimales inhibitrices (CMI) et concentrations minimales


fongicides (CMF) des huiles essentielles de Lavandula stoechas L. et d’Origanum
floribundum Munby. vis-à-vis Aspergillus niger.
CMI (μl/ml d’air) CMF (μl/ml d’air)

Souches testées HE de LS HE d’OF HE de LS HE d’OF

CTM10099 ND 0 .062 ND 0.5

N°1 ND 0 .062 ND 0.25

N°2 2 0 .125 ND 1

N°3 ND 1 ND 2

ND : non déterminé

Il parait que la phase volatile de l’huile essentielle de Lavandula stoechas L. a une


activité antifongique variable dont les valeurs des CMIs n’ont pas été déterminées pour la
plupart des souches testées d’Aspergillus niger à l’exception de la souche N° 2 où on a
enregistré une valeur de CMI de 2μl/ml d’air. De même, les valeurs des CMFs de cette même
huile essentielle n’ont pas été déterminées.
En revanche, l’huile essentielle d’Origanum floribundum Munby. a présenté des valeurs
des CMIs entre 0.062 jusqu'à 1μl/ml d’air. Les valeurs des CMFs de cette même huile sont à
l’ordre de 0.25 et 2μl/ml d’air pour toutes les souches qui ont été servis pour cette étude.

35
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

III. Discussion
L’activité antifongique des huiles essentielles de deux plantes aromatiques ; Lavandula
stoechas [Link] Origanum floribundum Munby. ont été évaluées dans la présente étude.
A l’issue de l’ hydro distillation, l’huile essentielle obtenue de la partie aérienne de
Lavandula stoechas L. (feuilles et sommités fleurés qui sont issues d’un stock des
échantillons récolté en juillet 2015 dans la région d’Ain Safra de Djebel Maouna, Wilaya de
Guelma), a assuré de calculer le rendement moyen en fonction de la matière végétale sèche.
Cette espèce de lavande a fourni un taux de rendement de 2.10% (w/w). Dans notre
pays, Benabdelkader et al. (2011), ont montré que le rendement des huiles essentielles
extraites à partir de 11 populations de Lavandula stoechas L. poussant à l’état sauvage dans
les régions du Nord d’Algérie, varie entre 0.34% et 1.63%, ce qui est inférieur à notre
rendement. De même, Dob et al. (2006) ont évalué 1.1% à partir des parties aériennes qui ont
été recueillies près de Cherchel (nord-ouest de la région d'Alger), pendant la période de
floraison (mai – juin 2001). De plus, nos résultats sont très proches de celui obtenu par
Mohammedi et Atik (2011) qui ont estimés le rendement en huile essentielle de 2.01% sur des
échantillons prélevées en 2010 de l’extrême ouest algérien. Dans les autres pays de grand
Maghreb, le rendement moyen en huile essentielle de cette plante est relativement faible par
rapport de ce qu’on a enregistré. En effet, Zrira et Benjilali, (2003) ont obtenu un rendement
moyen qui varie de 0.92% à 1.42% sur ses échantillons collectées à partir de la communauté
rurale de Sidi Allal El Bahraouide et Oulmès (Rabat), Maroc. Egalement, Bouzouita et al.
(2005) ont enregistré un faible rendement de 0.77 % (w/w) à partir de même plante collecté en
avril 2002 à Kairouan (Tunisie). Par contre, notre résultat est proche à celui de Bachiri et
al.(2016) où ils ont enregistrées 2.5% comme rendement sur ses échantillons de différentes
régions du Maroc au plateau central « Oulmès ».
A travers le monde, le rendement qui a été enregistré par plusieurs auteurs est inférieur
de ce qui a été enregistré dans le présent travail. En effet, Christos (2010) à partir de la même
plante sur des échantillons effectués du Chalkidiki (Nord du Grèce), a trouvé un faible
rendement qui varie entre 0.06% et 1.46%. De plus, Gören et al. (2002) ont obtenu un
rendement 1.33% a partir d’un échantillon collecté au Ayvalık-Cunda en Mai 2011, de la
Turquie qui apparait faible à la notre.

Les échantillons d’Origanum floribundum Munby. Collectés en juin 2015 de Djebel


Haouara (wilaya de Guelma), nous ont permis de calculer le rendement moyen en huile

36
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

essentielle en fonction de la matière végétale sèche de la partie aérienne de la plante avec 1.3
% (w/w).Cette valeur est proche par rapport à celui obtenus par Ksouri (2017) à partir de
cette même plante récoltée en juin 2010 sur le même site, avec une valeur de rendement
moyen de 1.68%. Par ailleurs, nos résultats apparaissent très similaire à ce qui a été enregistré
par Brada et al. (2012) sur des échantillons prélevés en 2011 de Khemis-Miliana de la région
d’Ain-Defla où ils ont enregistré un rendement de 1.6 %. En revanche, les échantillons de
cette même plante qui ont été collectés au parc national de Chrea (Blida) par Baser et al.
(2000), ont assurés un rendement moyen très faible 0.66 % par rapport à ce qu’on a
enregistré. Tandis que Hazzit et Baali ouamer, (2009), ont obtenus un rendement très
supérieur de la notre (2.0% pour les feuilles et de 5.4% pour les inflorescences).
Ces différences de rendement en huile essentielle peuvent être attribuées aux facteurs
biotiques et abiotiques incontrôlés ou aux différences génétiques inhérentes. En général, la
teneur en huiles essentielles dépend du moment de la récolte, par exemple les sommités
fleuries et les feuilles doivent être récoltées avant la floraison (Fluck, 1942), car selon Salle et
Pelletier, (1991), après la floraison, 70% des huiles essentielles s’évaporent dans l’aire par
contre la plantes entière est généralement récoltée pendant la floraison.
L’analyse de l’huile essentielle de Lavandula stoechas L. par chromatographie en phase
gazeuse couplé a la spectrométrie de masse, a permis d’identifier 37 composés, représentant
86.94 % d’huile essentielle. Le chémotype de l’huile essentielle de cette plante est l’α-
thujone. Il semble que la composition chimique de cette huile essentielle est diversifiée et
dominée par dix principaux composés : α-thujone (25.49%), camphor (20.06%), camphene
(7.31%), D-fenchyl alcohol (6.85%), l-bornyl acetate (5.51%), borneol L (3.99%), dl-
limonene (2.13%), veridiflorol (1.89), α-pinène (1.75 %) et linalool L (1.43%).
Ils paraient que les résultats de la composition chimique sont discordant avec les
résultats de Amara et al. (2017) sur ses huiles essentielles qui ont été fournis en juin 2015 par
la société [Link],sise à Lakhdaria (Bouira, Algérie), dont le Fenchone (39.2 %) est
considéré comme composé majoritaire, suivi par le camphre (18 %), 1,8-cinéole (17.6 %),
Bornéol acétate (3.9%), Veridiflorol (2.1%) et α-pinène (1.1%). Cependant, les huiles
essentielles des échantillons de 11 populations algériennes prélevés en 2010 dans la région
nord-centre de 8 wilaya de notre pays (Skikada, Jijel, Médéa, Ain Defla, Chlef, Bouira, Blida
et Boumerdes) qui ont été réalisés par Benabdelkader et al. (2011), ayant abouti a
l’identification de 121 composés dont le profil chimique est dominé par : Fenchone (11.27% à
37.48%), Camphor (1.94% à 21.8%), 1,8-Cineol (0.16% à 8.71%), Viridiflorol (2.89% à

37
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

7.38%), trans-Verbenol (0.03% à 2.33%), m-Cymen-8-ol (0.11% à 3.21%), p-Cymen-8-ol


(0.18% à 2.14%), Verbenone (0.9% à 2.67%), Bornyl acetate (0.46 à 4.0%) et Myrtenyl
acetate (0.61% à 2.54%). De même, Dob et al. (2006) au Cherchel, ont enregistré dans la
composition chimique de l’huile essentielle de cette même plante comme composant principal
le fenchone (31.6%) suivis par : camphre (22.4%), p-cymène (6.5%), acétate de lavandulyl
(3%) et α-pinène (1%).
Cette variation de la composition chimique de cette huile essentielle a été notée
également par Mokhtarzadeh et al. (2019) en Turquie où ils ont obtenus 22 composés
identifiés qui représente (95,9%) de l'échantillon dont les composés majoritaires sont le
camphor (38.5%), bornyl acetate (10.6%), α-fenchone (8.9%), 1,8-Cineole (4.3%), α-Pinene
(4.0%). Bouyahya et al. (2017) ont signalé que l’huile essentielle du Nord-ouest du Maroc
dominé par cinq composés majeurs fenchone (31.81%), camphor (29.60%), terpineol
(13.14%), menthone (8.96%) et eucalyptol (5.88%). Dans une autre étude sur l’huile de
Lavandula stoechas L. Bouzouita et al. (2005) à Kairouan (Tunisie) ont évoqué la présence de
28 composants identifiés correspondent à 96.6% de l’huile essentielle totale, les principaux
composants étant le fenchone (68.2%), le camphre (11.2%) et un mélange de 8 cinéol-
limonène (4.9%), α-fenchol (1.9%), viridiflorol (1.4%), bornyl acetate (1.4%). Cependant
Angioni et al. (2006) ont montré que l’huile essentielle de Lavandula stoechas en Italy
contient des composés différents de nos constituants comme suit : fenchone (72.97 à 59.48%),
camphor (15.36 à 9.25%), myrtenyl acetate (5.02 à 3.69%), α -pinene (2.96 à 0.69%),
camphene (2.75 à 2.02%), borneol (1.59 à 0.68%), myrtenal (1.42 à 0.80%) et limonene (1.10
à 0.91%). D’après les analyses de la composition chimiques de cette huile essentielle à travers
beaucoup d’études réalisées dans le monde, on constate que les chémotypes les plus répandue
sont le fenchone ou le camphor, et on ne néglige pas aussi la grande variabilité des composés
volatiles majoritaires et minoritaires qui peuvent refléter des différences environnementales.

L’huile essentielle d’Origanum floribundum Munby. a révélé la présence de 23


composants chimiques représentant 96.83% d’huile essentielle, dont les majeurs composés
sont : carvacrol (46.82%), p-cymene (18.35%), γ-terpinène (11.32%), β-myrcene (3.57), o-
cymene (3.53%), thymol (2.04%) et trans-caryophyllene (2%). Ces résultats prouvent que le
chémotype de cette plante est le carvacrol. Dans une étude antérieure réalisée par Ksouri et al.
(2017) sur cette même espèce végétale, échantillonnée du même site en juin 2010, où ils ont
enregistré des résultats toute a fait différente de ce qu’on a trouvé dans le présent travail. Ces

38
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

auteurs ont consignés la présence de 21 composés identifiés et représentant 100 % de l’huile


essentielle, dont les majeurs sont par ordre décroissant, le thymol (50.47%), le paracymène
(24.22%), γ-terpinène (11.27%) et le carvacrol (4.68%). Cependant, l’huile essentielle de la
région Chrea (Blida) a présenté le même chémotype mais les proportions sont différentes
carvacrol (29.6%), γ-terpinene (13.7%), carvacrol methyl ether (6.9%), linalool (3.8%) et α-
thujene (3.7%) (Hazzit et al., 2006). Par contre, l’échantillon de cette même espèce provenant
du site de Kadiria (80 km à l’est Alger) a montré un taux de carvacrol très faible (3.2 à 5.8 %),
avec un taux très élevé de thymol et γ-terpinene (34.4 à 41.2%), (17.3 à 24.3%) (Hazzit et
Baali ouamer, 2009). L’échantillon du même site Kadiria a montré une prédominance de (γ-
Terpinene + p-Cymene) (19.9% et 15.5 %) respectivement (Kerbouche et al., 2015). En
revanche, une similitude a été notée avec les résultats de Houmani et al. (2002) qui ont
identifié le carvacrol (35.0%), p-cymene (31.3%) et thymol (9.9%) comme composants
majeurs en Blida. Cependant, l’huile essentielle d’Origanum floribundum Munby. provenant
de Chrea (Blida) a montré respectivement des taux en monotèrpénoïdes (90.82%) et
sesquitcrpenoides (7.88%) avec prédominance du carvacrol (40%), le linalol était présent dans
l’huile essentielle de Chrea à un taux de (16.1%) (Baser et al., 2000), ce composé n’a pas été
identifié dans notre échantillon même à l’état de traces. De plus, l’échantillon de cette même
espèce provenant du site de Khemis-Miliana de la région d’Ain-Defla, a montré un taux de
phénols (thymol + carvacrol) faible (10.40%) avec un taux très élevé de leurs précurseurs
correspondants (γ-terpinène + p-cymène) (61.70%) (Brada et al., 2012).Par ailleurs, Calzolari
et al. (1968) dans son étude sur les huiles essentielles d’Origanum floribundum Munby.
Collectés d’Espagne, ont noté la prédominance du thymol (18.3 %) et la présence de γ-
terpinène (23%) et le p-cymène (12.6 %).

Trois techniques ont été réalisé pour évaluer l’activité antifongique des huiles
essentielles de deux plantes aromatiques, Lavandula stoechas L. et Origanum floribundum
Munby. Les résultats obtenus sont variable selon la composition chimiques des huiles
essentielles et la sensibilité des souches testées d’Aspergillus niger.
Concernant les résultats de la technique de contact direct dans un milieu liquide ou
technique de microdilution, on constate que l’efficacité antifongique des deux huiles
essentielles a révélé une inhibition importante de la croissance fongique des différentes
souches cliniques d’Aspergillus niger responsable d’otomycoses ainsi la souche de référence.

39
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

Dans cette étude, par le biais de cette technique, les valeurs qui ont été enregistrées des
concentrations minimales inhibitrices de la croissance d’Aspergillus niger sont entre 0.45 et
28.12 μg/ml pour la lavande et 0.45 μg/ml pour l’origan. Malheureusement, il n’y a pas
beaucoup d’études dans la littérature sur l’évaluation de l’activité antifongique d’huile
essentielle de Lavandula stoechas [Link] d’Origanum floribundum Munby., sur Aspergillus
niger,sauf que celle d’Athamnia et al.(2018), qui ont testé les huiles essentielles de Thymus
capitatus [Link] de Rosmarinus officinalis L. dont les composés majoritaires sont (carvacrol, p-
cymene, γ-terpinene, m-thymol, β-myrcene et α-terpinene), (1,8-cineole, l-camphor, α-pinene,
borneol L et camphene) respectivement. Ces auteurs ont enregistré des valeurs de CMI entre
0.11 à 1.02 µg/ml pour le thym et 0.30 et 4.96µg/ml pour le romarin. Ces résultats illustrent
bien la différence de l’intensité du pouvoir antifongique des huiles essentielles testées. Ils
nous paraient utile de suggérer la capacité antifongique quelle présente respectivement des
huiles essentielles testées de thym, origan, romarin par rapport de la lavande.
A travers le monde, Zuzarte et al. (2011) ont été testés l’huile essentielle de Lavandula
viridis avec une composition chimique similaire à notre huile dont les constituants
majeurs sont 1,8-cineole 42.2 %, camphor 4 %, a-pinene 9.0 % et linalool 7.9 %. Ces auteurs
ont montrés que cette huile essentielle est douée d’une activité inhibitrice de la croissance
d’Aspergillus niger à la concentration de 2.32μg/ml. Cette valeur est très inférieure à celle qui
est marquée dans notre étude, ce qui indique que l’huile de Lavandula viridis est plus active
que celui de Lavandula stoechas L..
De même, dans une autre étude qui a été portée sur cette espèce fongique mais elle est
testée par l’huile essentielle de Lavandula vera à chémotype linalool (41.9%) où ils ont
enregistré un pouvoir antifongique important avec une valeur de CMI de 0.93 μg/ml (Tullio et
al., 2006).
De plus, Ebani et al. (2017) ont étudié la sensibilité des souches cliniques d’Aspergillus
niger vis-à-vis certaines huiles essentielles d’Ocimum basilicum, Salvia sclarea, Rosmarinus
officinalis et Lavandula hybrida dont leur composition chimique est très proche à celle de ce
qu’on a consigné sur l’huile essentielle de Lavandula stoechas L. comme se suit : linalool
(31.5%), camphor (7.3%) pour Lavandula hybrida ,linalool (46%),1.8 cineol (5.9%) pour
Ocimum basilicum, Z-8 hydroxylinalool (15.8%), linalool (8.1%) pour Salvia sclarea ,α –
pinene (37.9%), camphor (7.6%) pour Rosmarinus officinalis. Ces auteurs ont montrés que
ces huiles essentielles présentent une excellente propriété antifongique contre Aspergillus

40
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

niger avec des valeurs de CMI allons de 0.29 à 2.23 μg/ml qui sont très supérieur des CMIs
enregistrés sur notre huile essentielle de Lavandula stoechas L.
En revanche, lorsqu’on compare nos résultats avec ceux de ce qui a été enregistré par
Laib, (2011) sur l’huile essentielle de Lavandula officinalis testée contre Aspergillus niger
avec une composition chimique dominée principalement par le camphor (11.25%) et Linalool
(10.68%), on trouve que la valeur de CMI enregistré par ces auteurs est 1000μg/ml. Il nous
parait que cette huile est très moins active que notre huile essentielle testée dans ce travail.
Par ailleurs, Ebani et al. (2017) ont testés in vitro l’huile essentielle d’une espèce
d’origan proche de notre espèce végétale qui est Origanum vulgare. Ces auteurs ont noté à
travers de son étude, des valeurs de CMIs très proche de ce qui a été enregistré dans la
présente étude qui allons de 0.19 à 0.56 μg/ml.
D’autre part, Bouddine et al. (2012) ont obtenus une valeur commune entre CMI et
CMF (0.05 μg/ml) de l’huile essentielle d’Origanum compactum, contenant (35%) de
carvacrol et (25%) de thymol contre Aspergillus niger. Cette valeur est très faible par rapport
à nos résultats.
D’après les valeurs des CMIs obtenus par la méthode de micro dilution, on peut
évaluer le pouvoir antifongique des deux huiles essentielles que nous avons testées dans le
présent travail par le retour au barème qui a été décrit par Aligiannis et al. (2001). Ces auteurs
ont préconisés de classifier les extraits du matériel végétal sur la base des résultats des CMI
comme suit :
➢ Forte inhibition : CMI inférieure à 500 μg/ml ;
➢ Inhibition modérée : CMI varie de 600 à 1 500 μg/ml ;
➢ Faible inhibition : CMI supérieure à 1 600 μg/ml.

Ce barème nous a permis d’affirmer que les huiles essentielles des deux plantes
aromatiques spontanés dans notre région ; Lavandula [Link] Origanum floribundum
Munby., possèdent une forte inhibition vis-à-vis toute les souches d’Aspergillus niger y
compris la souche de référence car, ces essences ont enregistrés des valeurs de CMI très
inférieure à 500 μg/ml entre 0.45 et 58.12 μg/ml.

A propos de la technique d’évaluation de phase volatile des huiles essentielles ou la


méthode de fumigation (micro atmosphère), les résultats relatifs à l’évaluation de l’activité
inhibitrice de la croissance fongique d’huile essentielle de Lavandula stoechas L. prouvent

41
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

que cette huile essentielle présente un grand pouvoir inhibiteur de la croissance mycélienne
d’Aspergillus niger, mais il arrive a inhibé totalement la croissance mycélienne de cette
espèce fongique redoutable uniquement pour une seule souche avec notre dose maximale
(2μl/ml d’air). Par contre, le fumigeant de la seconde huile essentielle qui a été choisie dans
cette étude, a présenté une propriété inhibitrice importante de la croissance fongique
d’Aspergillus niger jusqu’à l’inhibition de germination des spores fongiques avec de
différentes doses de 0.062 jusqu’à 2μl/ml d’air. De plus, l’exposition au fumigeant de l’huile
essentielle d’origan aux doses 0.25 à 2μl/ml d’air a bloqué totalement la capacité de
germination des spores fongiques car, après repiquage des disques mycéliens exposés au
fumigeant d’origan, n’abouté pas a une croissance même minime. Donc la phase volatile de
cette huile essentielle atteindre un niveau létal de l’inhibition de la croissance fongique.
Contrairement, le fumigeant de l’huile essentielle de la lavande, n’arrive pas a assuré ce
niveau de pouvoir antifongique même avec les doses maximales qui ont été testées au cours
de ce travail.
Par comparaison des valeurs de CMIs qui ont été enregistrés dans notre étude sur la
phase volatile de deux huiles essentielles testées par rapport de ce qui a été trouvé à travers le
monde, nous amènent à les comparer avec d’autres études qui ont été portées sur d’autres
espèces végétales ou d’autres espèces fongiques, car dans la littérature, nous n’avons trouvés
aucune trace bibliographique qui mentionne l’évaluation de l’activité antifongique des
fumigeants de nos huiles essentielles contre Aspergillus niger. Dans l’étude d’Athamnia et al.
(2018), où ils ont testée l’activité antifongique des phases volatiles de deux huiles essentielles
de Thymus capitatus L. et Rosmarinus officinalis L.. Ces auteurs suggèrent que le fumigeants
de ces deux huiles essentielles n’arrivent pas a inhibé totalement la croissance mycélienne
d’Aspergillus niger (inhibition de la croissance fongique jusqu’à 88.88% avec la dose la plus
élevé qui a été testée dans son étude). Ces résultats nous amènent à pensé que le fumigeants
de nos huiles essentielles surtout celle d’origan, sont plus inhibitrice et fongicide que les
fumigeants de thym et de romarin.
Dans une autre étude réalisée par Bachiri et al. (2017) qui a porté sur l’huile
essentielle de Lavandula dentata et Lavandula pedunculata contre Aspergillus braziliensis, où
ils ont révélés une efficacité moyenne sur la croissance de ce champignons même à des
concentrations élevés de ces essences jusqu’à 0,5μl/ml d’air.
Puškárová et al. (2017), ont étudié l’effet de Lavandula augustifalia vis-à-vis
Aspergillus fumigatus, dans cette étude les valeurs de CMIs qui ont été trouvé atteint la dose

42
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

0.075ml/d’air qui reste inférieure de la mienne. De même, ces auteurs ont trouvé que l’huile
essentielle de Origanum vulgare qui est testée sur Aspergillus fumigatus, a présenté une
valeur de CMI 0.075μl/ml d’air, cette valeur est proche à celle de ce qui a été enregistrée avec
notre huile essentielle d’origan. Sur une autre espèce de genre Origanum, l’huile essentielle
d’Origanum hypericifolium a été testée par Ocak et al. (2012) contre Aspergillus niger dont sa
composition chimique est représentée essentiellement du p-cymene (34,33%), carvacrol
(21.76%) et thymol (19.54%). Ces auteurs ont démontrés que la dose de 0.25μl/ml d’air
d’huile essentielle a présenté une inhibition complète qui apparait proche par rapport à la
valeur obtenue avec l’huile essentielle de nos échantillons d’origan. De plus, Bouddine et al.
(2012) ont évalué le pouvoir antifongique d’huile essentielle de Origanum compactum sur
Aspergillus niger qui est constitué chimiquement de carvacrol (35%) et thymol (25%) où ils
ont trouvé que la concentration 0.125 μl/ml d’air est suffisante pour inhiber la croissance de
ce champignon filamenteux. Cette dernière valeur est presque identique de ceux des valeurs
observées sur notre huile essentielle d’origan.
Par définition, les huiles essentielles sont un mélange complexe de plusieurs
composants, donc il est difficile d’attribuer leur activité biologique à un constituant
particulier, généralement, les composants majoritaires sont responsables de la propriété
recherché (Bakkali et al., 2008). Certes, nos analyses chromatographiques ont permis
d’identifier 23 composants chimiques de l’huile essentielle d’origan avec une prédominance
du carvacrol, c’est pourquoi la fongitoxicité de cette huile est probablement liée à sa teneur
très élevé en carvacrol (plus de trois quarts de la composition chimique). Cette constatation, a
été déjà prouvée par plusieurs auteurs notamment : Daouk et al. (1995), Guarda et al.
(2011) et Zabka et Pavela, (2013).
Selon des études réalisées par l’organisation mondiale de la santé (OMS, 1999), le
thymol (analogue au carvacrol) possède une activité intéressante contre nombreuse espèces
fongiques. Ainsi que, selon Thompson (1989), Pinto et al. (2006), Baser (2008), Koroch
(2007), Abbaszadeh et al. (2014) et Corliss et al. (2015), le thymol et le carvacrol avaient une
forte activité antimicrobienne y compris les champignons pathogènes. De plus, Sokovic et al.
(2002) et Marković et al. (2011), ont estimé que le carvacrol a un très haut potentiel
antifongique avec très faible CMI et CMF que les antifongiques conventionnels comme le
miconazole et streptomycin.
Généralement les huiles essentielles en particulier celles riches en composés
phénoliques comme l’huile d’origan, ont le potentiel de modifier à la fois la perméabilité et la

43
Etude de l’activité antifongique des huiles essentielles contre A. niger Etude Pratique

fonction des protéines de la membrane cellulaire en pénétrant dans la couche de


phospholipides de la paroi cellulaire, se liant aux protéines et bloquant leurs fonctions
normales (Sakkas et Papadopoulou, 2017). De plus, comme ceci prouvé dans l’étude de
Lambert et al. (2001) que le thymol se lie aux protéines membranaires et fait augmenter la
perméabilité de la membrane cellulaire.
A propos de l’huile essentielle de Lavandula stoechas L., les analyses de la composition
chimique ont révélé que camphor, linalool, borneol L, α-thujone et α-pinene sont les
composés majoritaires. Chu et kemper, (2001) signalent que l’α-pinène est responsable de
l’activité antifongique d’huile essentielle de Lavandula stoechas L., ainsi que linalool est
connu par ses propriétés contre les champignons d’après Svoboda et Hampson (1999). Dans
une autre étude, le linalool et le camphor ont rassuré une grande efficacité (Dorman et Deans,
2000).

Le mécanisme d’action des constituants chimiques de nos huiles essentielles, se


déroule comme ils ont démontré Inouye et al. (2006) sur les monoterpènes. Ces auteurs,
expliquent que les composés monoterpéniques provoquent des dommages à la membrane et la
lyse des cellules fongiques, même à la phase vapeur.
Sur les deux huiles essentielles testées, nous avons détecté 30/37 et 16/23 composés
minoritaires pour la lavande et l’origan respectivement. Il est évident que ces composés
minoritaires agissent de manière synergique avec ceux des composés majoritaires. De cette
manière, la valeur thérapeutique d’une huile essentielle tienne à son totum, c’est à dire dans
l’intégralité de ses composants et non seulement à ses composés majoritaires (Lahlou, 2004).
C’est pourquoi, l’évaluation de la contribution individuelle des principaux composants
comme le camphre, linalool, 𝛾-terpinène et α-fenchone, n'a montré aucune activité
antimicrobienne significative (Khoury et al., 2016).
En fin, un autre paramètre important déterminant l’activité antifongique des huiles
essentielles est décrit, qui est le type des microorganismes. Car la sensibilité des souches
testées de la même espèce Aspergillus niger, est toute a fait différente. Cela revient
probablement aux caractères génotypiques de chaque souches, mais aussi, il est nécessaire de
savoir que plus le pouvoir pathogène des espèces augmente, plus sa résistance aux substances
actives augmente aussi (Shokri, 2014).

44
Conclusion

IV. Conclusion

Notre travail est une contribution à l’étude de l’évaluation antifongique des huiles
essentielles de deux plantes aromatiques Lavandula stoechas L et Origanum floribundum
Munby. largement répandue en Algérie.

Les huiles essentielles obtenues par hydrodistillation, ont fourni un bon rendement sur tout
pour celui de Lavandula stoechas L.

Les résultats obtenus par la technique de référence M38-A qui a été recommandé par
le CLSI de l’évaluation de l’activité antifongique d’une substance antifongique, ont montrés
que l’huile essentielle de Origanum floribundum Munby. à chémotype carvacrol, a exercé une
importante activité inhibitrice vis-à-vis des isolats cliniques d’une moisissure pathogène
responsable d’infection auriculaire chez l’homme dans la région de Guelma .De même que
l’activité antifongique de l’huile essentielle de Lavandula stoechas L. à chémotype α-thujene
a montré un pouvoir antifongique non négligeable.

Ainsi, le potentiel antifongique de la fraction volatile des huiles essentielles testé a


révélé une excellente activité pour l’huile essentielle de Origanum floribundum Munby et
pour celui de Lavandula stoechas L. les résultats restent importante.

L’activité antifongique des huiles essentielles est attribuée à la richesse de ces huiles en
composés biochimiques actifs.

En fin, nous pouvons conclure que les huiles essentielles testées dans le présent travail
constituent une source fiable des alternatives des produits fongicides conventionnels surtout
contre Aspergillus niger.

En perspective, il serait très intéressant de réaliser des études plus approfondie sur les huiles
essentielles de Lavandula stoechas L et Origanum floribundum Munby. en faisant :

 Etude « in vivo » pour estimer leur l’efficacité contre Aspergillus niger, chez des
patients ayants soufferts d’une otite clinique.
 Etude pour évaluer leur toxicité autant que substance curative.
 Production des médicaments à base des huiles essentielles comme molécules
bioactifs.
 L’exploitation des huiles essentielles dans plusieurs domaines.
 Faire des synergies avec d’autre huile essentielle/végétal.

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RÉFÉRENCES
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60
ANNEXES
Annexes

Annexe N°1 : Plantes étudiées

Lavandula stoechas L. récoltée en mois juin 2015 de la région d'Ain Safra de Djebel
Maouna.

La plante de Lavandula stoechas L. La plante d’Origanum floribundum


Munby.

61
Annexes

Annexe N°2 : Obtention des extraits par l’appareil de Clevenger

L’appareille de clevenger

Huile essentielles extrait

L’HE LS L’HE OF

62
Annexes

Annexe N°3 : Matériel fongique Aspergillus niger

Annexe N°4 : Méthode du disque

Méthode

Les résultats d’huile essentielle de LS

63
Annexes

Les résultats d’huile essentielle d’OF

Annexe N°5 : Méthode de la fumigation


Méthode

Les résultats d’huile essentielle de LS

64
Annexes

Les résultats d’huile essentielle d’OF

Annexe N°6 : Méthode de la micro-dilution

Méthode

Résultat d’huile essentielle de LS

65
Annexes

Résultats d’huile essentielle d’OF

66
‫ملخص‬

‫في الوقت الحالي‪ ،‬تمثل المواد الطبيعية والزيوت األساسية بشكل خاص حالً بديالً لمبيدات الفطريات‪ ،‬لذا فإن دراستنا‬
‫مكرسة لتقييم النشاط المضاد للفطريات لزيتين أساسيتين من نباتين عطريين تنمو بشكل تلقائي في منطقة قالمة مقابل ثالث‬
‫سالالت من رشاشيات نيجر المسئولة عن اإلصابة بالتهاب األذن الفطري عند البشر وساللة مرجعية من نفس النوع‬
‫اخترنا طريقة الجو الصغرى وطرق ‪ M38-A‬و ‪ M51-A‬الموصى بهم من قبل ‪ CLSI‬لتقييم نشاط مضاد للفطريات‬
‫و كذلك تم استخراج الزيوت األساسية بواسطة التبخير باستخدام جهاز من نوع ‪.Clevenger‬‬
‫أظهرت تحاليل الكروماتوغرافيا ‪ GC/MS‬أن الزيوت األساسية‪ ،‬زيت الخزامى و الزعتر تتميز بوجود ‪20,06%‬‬
‫الكافور و من ‪ 46,82%‬من ‪ Carvacrol‬على التوالي كمركبات كيميائية رئيسية‪ .‬تتراوح قيم ‪ CMIs‬و ‪ CMFs‬التي تم‬
‫تسجيلها بواسطة تقنية ‪ microdilution‬للسالالت المختلفة من ساللة رشاشيات نيجر بين‪ 14, 52‬و‪ 232,5‬ميكروغرام‪/‬مل‬
‫اثبتت لزيت الخزامى‪ ،‬أما بالنسبة للزيت األساسي لنبات الزعتر كان هناك قيمة مشتركة لقيم ‪ CMIs‬و‪ CMFs‬وهي)‪0,45‬‬
‫ميكروغرام‪/‬مل(‪ .‬النتائج التي تم الحصول عليها من الطور المتحرك للخدمة المتنقلة للزيوت األساسية التي تم‬
‫اختبارها نشاطا مهما خاصة لزيت الزعتر حيث أن قيم ‪ CMIs‬و ‪ CMFs‬المتحصل عليها تتراوح ما بين ‪ 0,062‬و ‪2‬‬
‫(ميكرو لتر‪/‬مل من الهواء ( أيضا نشاط معتبر لزيت الخزامى و تبلغ قيمة ‪ ) 2 CMI‬ميكرو لتر‪ /‬مل من الهواء( ‪.‬‬
‫كشفت نتائجنا أن الزيوت األساسية التي تمت دراستها أنها تمتلك نشاط ممتازا مضاد للفطريات و هذا راجع لغنى هذه‬
‫بالمركبات الكيميائية الفعالة‪.‬‬
‫في الختام‪ ،‬يمكننا أن نقول أن الزيوت العطرية األساسية التي تم اختبارها في دراستنا يمكن أن تكون أحسن بديل لمبيدات‬
‫الفطريات من اجل معالجة التهاب األذن عند اإلنسان لكنها تتطلب مزيدا من الدراسات خاصة فيما يتعلق بسميتها‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬التبخير ‪ ،‬نبات عطري ‪ ،‬نشاط مضاد للفطريات‪ ،‬نشاط مضاد للفطريات‪ ،‬الرشاشيات النيجيرية ‪ ،‬الزيت‬
‫العطري ‪.M51-A ،M38-A،‬‬
Abstract
Currently, natural substances and more particularly essential oils represent an alternative
solution of fungicides, so our study is dedicated to evaluate the antifungal activity of two
essential oils of two aromatic plants Lavandula stoechas L. and Origanum floribundum
Munby. Spontaneously growing in the Guelma area, vis-à-vis three clinical strains of
Aspergillus Niger responsible for otomycosis in humans and a reference strain of this species

We chose the micro-atmosphere method and M51-A and M38-A methods recommended by
CLSI for the antifungal evaluation, as well as the extraction of essential oils was carried out
by hydrodistillation using a device of type Clevenger.

GC / MS chromatographic analyzes showed that the essential oils of Lavandula stoechas L.


and Origanum floribundum Munby. Are characterized by α-thujone (25.49%), camphor
(20.06%) and carvacrol (46.82%), p-cymene (18.35%) respectively as major chemical
compounds. The MIC and CMF values that were recorded by the micro dilution technique for
the different strains of Aspergillus niger are between 14.52 and 232.5 (μg / ml) for lavender
oil and for oregano oil. There was a common value of MIC and CMF which is 0.45 (μg / ml).
The results obtained from the volatile phase of the essential oils tested have proved an
important activity, especially for Origanum oil whose MIC are between 0.062 and 1 (μl / ml
of air) and value of CMFs are 0.5 to 2(μl / ml of air) and also a significant activity. For
lavender oil whose MIC value is 2 (μl / ml of air). Our results revealed that the two essential
oils studied show an excellent antifungal activity which is due to the richness of these
essences in chemical compounds.

To conclude, we can say that the essential oils tested in our study may be good alternatives
fungicides to control otomycosis in humans but require further study especially on toxicity.

Key words: Otomycoses, Aspergillus Niger, essential oil. M51-A, M38-A, fumigation,
aromatic plant, antifungal activity.
Résumé

Notre étude s’est consacré à évaluer l’activité antifongique des huiles essentielles de
deux plantes aromatique Lavandula stoechas L. et Origanum floribundum Munby. poussant à
l’état spontané dans la région de Guelma, sur trois souches cliniques d’Aspergillus niger
responsable d’otomycose chez l’homme et une souche de référence de cette même espèce.
Trois techniques ont été choisies, la méthode de micro atmosphère et les méthodes M51-A et
M38-A recommandés par le CLSI pour l’évaluation de l’activité antifongique des
moisissures. L’extraction des huiles essentielles a été effectuée par hydrodistillation à l’aide
d’un appareil de type clevenger. Les analyses chromatographiques par GC/SM ont montrés
que les huiles essentielles testées sont dominées par α-thujone (25.49%), camphor (20.06%)
pour la lavande et par carvacrol (46.82%) et p-cymene (18.35%) pour l’origan. Les valeurs
de CMIs et CMFs qui ont été enregistrées par la technique de micro dilution pour les
différentes souches d’Aspergillus niger sont entre 14,52 et 232,5 μg/ml pour l’huile
essentielle de la lavande. Celle de l’huile essentielle de l’origan, 0,45 μg/ml est l’unique
valeur des CMIs et CMFs qui a été enregistrées. Sur les résultats obtenus de l’évaluation de la
phase volatile des huiles essentielles, une activité antifongique importante surtout pour l’huile
essentielle d’origan a été notée dont les valeurs de CMIs sont entre 0.062 et 1 μl/ml d’air et
ceux de CMFs sont 0.5 et 2 μl/ml d’air, par contre, l’huile essentielle de lavande a présenté
une activité antifongique non négligeable avec la valeur de CMI de 2 μl/ml d’air et CMF non
déterminées. Nos résultats ont révélé que les deux huiles essentielles étudiés présentent une
excellente activité antifongique qui est dû à la richesse de ces essences en composés
chimiques. Donc les huiles essentielles testées au cours de cette étude, constituent une bonne
alternatives des fongicides conventionnels et peuvent contrôler les otomycoses chez l’homme
mais nécessitant d’autres études surtout celle de l’effet irritatif et toxique des huiles
essentielles dans la cavité auriculaire.

Mots clés : Otomycoses, Aspergillus niger, huile essentielle. Fumigation, Origanum


floribundum, Lavandula stoechas.

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