Guide sur le développement durable en entreprise
Guide sur le développement durable en entreprise
Entreprises &
développement
mai durable :
PRÉFACE
INTRODUCTION 6
Vous avez dit développement durable ? 6
Le développement durable, un enjeu stratégique pour les entreprises 7
Le développement durable en quelques chiffres 9
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
PILIER 3 : DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT
PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT 5
Les Outils
Instruments règlementaires 69
Conventions, recommandations et principes internationaux 70
Lignes directrices privées 73
Outils d’évaluation & de reporting 74
Outils de normalisation 77
Outils de labellisation 79
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 3
directeur général d’Arcelor, président du Comité développement durable du MEDEF Le concept du développement durable voit officiellement le jour en 1987. Depuis, l’idée a fait
son chemin et s’est affirmée comme objectif de société.
Le développement durable « est un point de rencontre entre aujourd’hui (satisfaire les besoins
de tous) et demain (respecter les générations futures), entre le global (l’écosystème planétaire)
et l’individuel (la recherche du bon geste), entre les aspirations d’équité (droits sociaux pour
tous) et d’écologie (respect de la nature), entre l’égoïsme (penser à soi) et l’altruisme (veiller
au bien-être des autres), entre les riches et les pauvres, entre les institutions internationales,
les gouvernements, les entreprises, les consommateurs et la société civile. »1
force de changement la plus puissante de notre époque (...) plus riche et plus rapide que
beaucoup de gouvernements »2, elle est la mieux placée pour rendre le monde meilleur, pour
impulser des changements positifs. Ainsi, à travers le monde, des entreprises se mobilisent sur
le sujet : 23693 entreprises dont 388 françaises ont déjà signé le Pacte mondial de l’ONU ; 244
entreprises ont adhéré à la Global Reporting Initiative (GRI).
Le développement durable agit en agitateur de consciences et en « accélérateur des
responsabilités ». Toutefois, la démarche de développement durable pour une entreprise est,
avant tout, un chemin d’apprentissage et d’amélioration continu, qui se parcourt, pas à pas.
Les bons élèves sont incités à aller toujours plus avant dans une démarche de progrès qui leur
permet de positionner leur stratégie et leur fonctionnement sur chacun des trois piliers du
développement durable : l’économique, le social et l’environnement, piliers indissociables qui
intéragissent les uns avec les autres. D’autres entreprises, en revanche, restent en retrait ou
manifestent un certain scepticisme. Il s’agit de les inciter à rejoindre le groupe de tête, en leur
fournissant comme moteur, les bonnes pratiques déjà appliquées par de grands groupes ou des
PRÉFACE
PME. Telle est l’ambition de ce guide qui n’est pas un ouvrage théorique mais bien un manuel
d’applications concret.
Il s’articule pour cela autour des trois piliers du développement durable. Pour chaque pilier,
une idée clé, des domaines d’action et des bonnes pratiques sont donnés. Un dernier chapitre
dresse un panorama synthétique des outils et des aides à disposition des entreprises dans ce
domaine.
Ainsi que le dit Laurence Parisot, présidente du MEDEF, « l’entreprise n’est pas une île ; parce
qu’il est nécessaire d’assurer le plus d’échanges possibles entre elle et le monde dans lequel elle
s’insère : le village, les nouveaux publics, la banlieue, la nation, le monde. Comme nous n’avons
jamais été convaincus par le modèle de la lutte des classes qui prévaut encore aujourd’hui en
France, comme tout au contraire nous pensons qu’il est possible de trouver un socle d’intérêts
communs », le MEDEF inscrit son action dans le développement durable.
1 SLIM, Assen, Le développement durable, collection Idées Reçues, Ed. Le Cavalier Bleu, Paris, 2004.
2 RODDICK, Anita, fondatrice de The Body Shop, « La tribune libre : la valeur de l’échange », l’Express, 2 août 2004.
3 Au 1er février 2006 ; source : www.unglobalcompact.org.
Votre avis nous intéresse
Toutes les bonnes pratiques présentées dans ce guide sont illustrées par
des exemples nominatifs, repérés et sélectionnés à partir des données
publiées sur Internet et dans divers supports papiers, des remontées des
fédérations professionnelles associées à l’élaboration de ce guide, et d’une
enquête conduite auprès des MEDEF territoriaux. Elles ne se veulent pas
exhaustives et c’est la raison pour laquelle ce guide sera amené à évoluer.
Si vous pensez que vos expériences ou celles dont vous avez connaissance,
peuvent servir à d’autres entreprises, nous vous invitons vivement à nous
les faire connaître par mail à :
www.medef.fr - rubrique « contact »
ou par courrier à :
MEDEF
À l’attention de Sophie Liger-Tessier
Comité du développement durable
55, avenue Bosquet
75330, Paris cedex 07
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 5
VOUS AVEz DIT DÉVELOPPEMENT DURABLE ?
Le déveLoppement durabLe
Définition extraite du Rapport Bruntland 4
NORD
SoCIétaL
vivable équitable
GÉNÉRATION GÉNÉRATION
durable
D’AUJOURD’HUI DE DEMAIN
envIronnement éConomIe
performance
SUD
4 Rapport Bruntland, « Notre avenir à tous », Commission mondiale sur l’environnement et le développement, 1987
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE, UN ENjEU STRATÉgIQUE POUR LES
ENTREPRISES
»
un véritable avantage compétitif pour l’entreprise et qu’il
contribuera à la création de valeur.
Les entreprises doivent faire face aux attentes, de plus en plus exigeantes, de multiples parties
prenantes :
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 7
attenteS deS partIeS prenanteS enverS LeS entreprISeS
8 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EN QUELQUES
CHIFFRES :
»
environnementalement responsables, si tous vos concurrents
le font.
Denis Chazallet,
CCI de Saint-Étienne
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 11
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
Dans un contexte où les investisseurs et la société civile accordent une importance croissante
aux impacts de l’activité et du comportement des entreprises au-delà des seuls résultats
économiques, entreprendre de telles démarches devient un facteur de performance et de
compétitivité. Aussi, de plus en plus d’entreprises formalisent-elles leurs règles éthiques dans
des chartes ou des codes de conduite.
I.1. DÉVELOPPEz DES RègLES DE gOUVERNANCE EFFICACES
Ces engagements s’inscrivent en cohérence avec les normes internationales comme celles de
l’OIT, les cadres de référence universels tels que le Pacte mondial… Ils permettent de :
n garantir la transparence des règles communes ;
n inspirer le sens des responsabilités des différents acteurs (salariés, fournisseurs, sous-
traitants, clients…) ;
n motiver et impliquer le personnel en donnant un sens à la mission de l’entreprise et en
affirmant ses valeurs ;
n se doter de normes en matière de pratiques commerciales ;
n véhiculer, in fine, une image crédible et favorable en interne comme en externe.
1 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
Le 25 mars 2004, le conseil d’administration du groupe Air France KLM a adopté un
code de déontologie. Ce code, qui s’applique à la totalité du groupe, a pour vocation d’in-
former les membres du conseil d’administration et des comités exécutifs, ainsi que certains
collaborateurs, des conditions sous lesquelles ils peuvent effectuer des transactions bour-
sières ainsi que de leur devoir de ne pas divulguer les informations confidentielles dont ils
peuvent être détenteurs, et de prévenir les conflits d’intérêt.
COMMUNIQUER AVEC SES INVESTISSEURS : les investisseurs ont un droit de regard sur
le fonctionnement et la gestion de l’entreprise. Ils ont besoin de connaître ce qui rythme sa vie
c’est à dire sa stratégie globale et ses perspectives de développement pour faire leurs choix
d’investissement. Face à la demande d’information de la part des investisseurs et à l’activisme
croissant des actionnaires, il importe à l’entreprise de donner, de la façon la plus transparente
et la plus régulière possible, la meilleure information.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 13
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
A ce jour, les PME et les entreprises non cotées n’ont pas d’obligation quant à l’élaboration
de tels rapports. Néanmoins, la diffusion d’informations sur ces thèmes participe à la diffusion
d’une image « responsable » en garantissant plus de transparence. Mettre l’accent sur ces
qualités concourt à la satisfaction de la clientèle (existante et potentielle) et à celle des
investisseurs. Le site Internet de l’entreprise peut s’avérer être un outil efficace de la diffusion
de ces informations.
Face à la multiplication des risques encourus, les entreprises mettent en place des systèmes
de gestion du risque de mieux en mieux formalisés. Ceux-ci intègrent progressivement
les préoccupations soulevées par les exigences de développement durable, susceptibles
d’engager la responsabilité de l’organisation en cas de faute, de dommage ou d’implication
passive sur l’ensemble de sa chaîne d’activité.
L’occurrence de certains risques sociaux et environnementaux, largement médiatisés, peut
nuire à la réputation de l’entreprise et à la confiance des acteurs financiers (actionnaires,
banques, assurances...).
Dans cette perspective, la gestion du risque (entendue comme tout élément susceptible
d’affecter la réalisation des objectifs stratégiques et opérationnels) se présente comme un
enjeu majeur.
Gérer les risques consiste à organiser un système de prévention des erreurs, des
dysfonctionnements et autres perturbations susceptibles d’affecter la performance. Ce
système est fondé sur un ensemble cohérent de processus d’identification, d’analyse des
dangers potentiels et de procédures correctives.
L’ensemble de ces procédures constitue un élément de réassurance précieux pour les
entreprises. Elles se prémunissent ainsi d’effets « boomerang » résultant d’un écart entre
leurs discours et la réalité de leurs actions. En cas de crise ou d’accident, on jugera moins
l’entreprise au regard de l’évènement que sur sa capacité à avoir tout fait pour l’éviter et celle
à tout faire pour le réparer.
PILIER 1
14 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
GeStIon deS rISQueS : enJeuX pour L’entreprISe
et outILS CorreSpondantS
Motivations Outils
Tirer bénéfice des crises passées ou Plan d’urgence
présentes
Financement des sinistres et des pertes
(contrats d’assurance, instruments
financiers)
Mise en œuvre de normes et de certification
auditées
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 15
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
AGF dispose depuis 2001 d’un département Risk Management. Sa mission est de
mieux appréhender la gestion des risques opérationnels et financiers pour le groupe. En
2004, il a mis en place de nouveaux outils informatiques afin de mesurer et d’évaluer les
risques : RMS pour les risques de catastrophes naturelles ; Igloo afin d’optimiser les pro-
grammes de réassurance ; Risk Navigation pour les risques opérationnels.
formance du groupe a entraîné la création d’un Key Performance Indicator qui permet de
suivre d’une année sur l’autre le niveau de satisfaction globale des clients d’Axa.
16 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
DÉVELOPPER LA MAÎTRISE DE LA QUALITÉ : quand bien même la qualité engendre
des coûts de prévention, de formation et de contrôle, la non qualité, destructrice de valeur,
coûte davantage. En effet, corriger des erreurs répétées est moins rentable que de « faire
bien du premier coup ». Les démarches d’assurance qualité sont l’un des moyens de maîtriser
le risque. Elles contribuent en outre à donner confiance a priori au marché du fait que les
exigences qualité seront remplies. L’exemple type en est la certification, reconnaissance de
la démarche par un organisme indépendant. C’est dans ce cadre qu’on été élaborées les
normes ISO (ISO 9001, mais aussi ISO 14000, norme de management, de performance et
d’audit environnemental des organismes). Il existe par ailleurs d’autres référentiels spécialisés :
AA 1000, EMAS, OHSAS 18001, SA 80007… Chacun de ces référentiels a ses spécificités
et doit être choisi en fonction des objectifs poursuivis par votre entreprise. Entrer dans des
démarches de ce type est utile car les prescripteurs l’imposent de manière croissante à leurs
fournisseurs.
PILIER 1
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 17
UNE INITIATIVE SECTORIELLE :
LA FILIèRE BOIS / PAPIER
de chaque étape. En amont des chaînes de production, les choix de produits doivent être
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 19
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
effectués de façon à proposer une offre éco-efficace qui stimule la demande de ce type de
produit de la part du consommateur. En incitant le consommateur à devenir éco-responsable,
votre entreprise pourra devenir elle-même éco-responsable et vice-versa. Enfin parce que
votre entreprise est également consommatrice, elle doit veiller à se fournir en produits éco-
efficace.
Schneider Electric a fixé dans son programme NEW2004, un objectif de 100 % de nou-
veaux produits globaux éco-conçus ; ce taux était de 57 % en 2003. Cette éco-conception
s’appuie sur l’approche par l’analyse du cycle de vie conforme à la norme ISO 14062.
(Cf. Rapport développement durable Schneider Electric)
Laboratoire de R&D spécialisé en Chimie Verte®, Salveco® a développé Bleuveco®,
un détergent à base entièrement végétale, 100% biodégradable, distribué par Johnson-
Diversey. Avec une formulation mondialement brevetée, Bleuveco® s’inscrit parfaitement
dans la perspective du développement durable : compétitivité, efficacité et réduction des
risques pour l’homme et l’environnement. Bleuveco® est le premier détergent au monde
à avoir obtenu l’écolabel européen, qui garantit son efficacité et le respect d’exigences
environnementales.
Biocolor est la première moquette 100 % recyclable en Europe. C’est une moquette
thermoplastique destinée dans un premier temps aux revêtements de sols des foires, sa-
lons et parcs d’exposition. Après son utilisation, le recyclage est assuré dans le domaine
de la plasturgie, par la fabrication de pièces techniques.
PILIER 1
0 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
UN ExEMPLE D’ÉCO-CONCEPTION :
L’ OPTIMISATION DES EMBALLAgES
n Dans la grande distribution, les sociétés Ikea et Leclerc, ont fait partie
des premières entreprises à supprimer les emballages non éco-conçus
au profit d’emballages réutilisables payants. Selon un récent sondage
Ifop, les Français sont prêts à 47 % à utiliser systématiquement ou
souvent les solutions alternatives payantes au sac de caisse.
En substituant les sous produits ou les déchets d’autres industries à ses matières pre-
mières naturelles usuelles, Lafarge économise chaque année, plus de 8 millions de dollars.
(Cf. Rapport développement durable Lafarge)
La société Aldevienne (36 salariés, Vingeant-86), spécialisée dans l’affinage d’alumi-
nium a investi dans un débitmètre (2000 euros) pour réduire sa consommation de chlore
de 30 %. Les rejets de ses dérivés chlorés dans l’atmosphère et les risques d’intoxication
du personnel ont, de surcroît, été diminués.
La société Xerox a réorienté son activité de vente vers la location de photocopieurs.
Cette logique a favorisé la politique de recyclage. De 60 % à 90 % des pièces sont dé-
sormais réutilisées.
Le groupe Novopac (190 salariés, Messimy-69) spécialisé dans l’emballage thermo-
formé, a investi depuis 1974, 4 millions d’euros dans un système de recyclage de matières
premières en interne. L’économie annuelle réalisée se chiffre aujourd’hui à 900 tonnes soit
250 000 euros. En 2005, un investissement de 44 000 euros permet la récupération des
surplus de chute de matière première chez les clients. Tout en améliorant les conditions
de propreté et de traçabilité chez le client, ce dispositif a permis d’économiser 100 tonnes
supplémentaires par an soit 28 700 euros.
PILIER 1
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
LE CAS DE L’EAU
4 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
Le constructeur automobile Volkswagen a institué une charte sociale entre la société
et ses sous-traitants afin de mettre en application des principes de RSE partout où il est
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 5
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
ANR
A chaque étape,
Ministère de l’Industrie une aide adaptée
Fonds de compétitivité des entreprises
I.5. UTILISEz LE DÉVELOPPEMENT DURABLE COMME LEVIER D’INNOVATION ET D’INVESTISSEMENT
en france
Ministère des PME
Programme Croissance PME
All
Pexe
- l’Agence nationale de la recherche (ANR) créée pour financer des projets de recherche
émanant d’établissements publics de recherche ou d’entreprises.
Pour en savoir plus : www.gip-anr.fr
- le groupe OSEO, créé pour optimiser les politiques de soutien aux PME/TPE.
Pour en savoir plus : www.oseo.fr
- l’Agence de l’innovation industrielle (AII), créée pour soutenir, sur appel à projets, en co-
financement avec des industriels, dans le respect de la réglementation européenne, de grands
programmes industriels de moyen terme nécessitant un important effort de R&D.
Pour en savoir plus : www.aii.fr
- Le Pexe (Plan export éco entreprises) de l’Ademe aide les eco-PME à se développer à
l’international.
Pour en savoir plus : www.ubifrance.fr/secteur/pexe/presentation.asp
- Les pôles de compétitivité des entreprises concentrent les financements de ces différents
fonds pour accroître la compétitivité de l’industrie en mobilisant en réseau les entreprises,
les centres de recherche publics et privés et les organismes de formation, autour de projets
communs à fort contenu en valeur ajoutée et en innovation.
Pour en savoir plus : www.competitivite.gouv.fr
PILIER 1
6 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
On dénombre aujourd’hui en France plus de 7000 éco-entreprises qui ont réalisé plus
de 25 milliards d’euros, représentant environ 1 % de la production nationale. Elles sont en
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 7
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
Une trentaine de banques ont adopté depuis 2003 « Les principes de l’Équateur ».
Cette charte inspirée des orientations de la Banque Mondiale engage les signataires à
accorder des prêts uniquement aux projets (de plus de 50 millions de dollars) dont les
promoteurs peuvent apporter la preuve de leur aptitude à les gérer de manière socialement
responsable et conformément à des pratiques saines de gestion de l’environnement.
Pour en savoir plus : www.equator-principles.com/principles.html
Depuis février 2003, les trente caisses régionales du groupe Caisse d’Épargne expé-
rimentent une grille d’analyse des risques développement durable dans les crédits aux
entreprises. Cette grille comporte un volet financier (transparence de l’information, etc.),
social (politique sociale, relations avec les clients, les fournisseurs, etc.) et environnemental
PILIER 1
8 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT STIMULER LA PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
I.5. UTILISEz LE DÉVELOPPEMENT DURABLE COMME LEVIER D’INNOVATION ET D’INVESTISSEMENT
FonCtIonnement de L’InveStISSement
SoCIaLement reSponSabLe
Les parties
Fournitures
prenantes (syndicats,
d’informations
ONG, société civile, collectivités
locales) disposent d’informations sur les
entreprises
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 9
PILIER 2
DÉVELOPPEMENT DURABLE
OU COMMENT TENDRE VERS
LA PERFORMANCE SOCIALE
Les entreprises du CAC 40 et les grandes entreprises publiques consi-
dèrent que 45 % du volet social du développement durable sont des
outils de management et 30 % des outils de maîtrise des risques (En-
quête Mazars 2005 DD). Mais ce n’est pas tout !
Le temps n’est plus où la pertinence et l’efficacité d’une poli-
tique RH s’appréciaient uniquement en termes économiques,
c’est-à-dire, sur la capacité de l’entreprise à fournir une rému-
nération en rapport avec le travail fourni. Désormais, les po-
litiques RH doivent répondre à deux catégories de besoins :
- Les besoins essentiels du personnel. A ce titre, le premier devoir
d’une entreprise responsable est d’assurer une rémunération prenant
en compte la performance individuelle, une protection sociale satisfai-
sante, l’égalité des chances, la santé et la sécurité au travail.
- Les besoins d’accomplissement professionnel et personnel des
collaborateurs. C’est important pour leur motivation, leur capacité
à innover, mais aussi pour l’entreprise elle-même et sa capacité
d’adaptation au changement. L’entreprise ne peut croître qu’en faisant
progresser les personnes en son sein, d’où l’importance de la formation
tout au long de la vie, de la détection et de l’accompagnement des
potentiels, de la gestion anticipative de la pyramide des âges, mais
aussi de l’autonomie laissée à chacun mettant en avant sa capacité
d’initiative…
»
d’alphabétisation pour fidéliser et développer les compétences
de notre personnel.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 31
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
3 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
En 2003, la société Techne, (85 salariés), spécialisée dans la fabrication de joints
d’étanchéité et de pièces sur plan en plastique, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 12
millions d’euros en 2003, a consacré, en 2004, 4 % de sa masse salariale à la formation
du personnel.
La PME l’Envol, (200 salariés), embauche de la main d’œuvre peu qualifiée et a mis en
place des programmes de formation et d’alphabétisation pour fidéliser et développer les
compétences de son personnel.
En 2004, Renault S.A. a consacré 110 millions d’euros à la formation, soit 6,8 % de
sa masse salariale (6,5 % en 2003). A l’échelle du groupe, 187 millions d’euros ont été
investis soit 5,3 % de sa masse salariale (5 % en 2003).
Auchan a mis en place de nombreuses mesures pour améliorer les compétences de
ses salariés : des formations pour les chefs de rayon en partenariat avec l’INBP (Institut
national de la boulangerie pâtisserie), l’École de la boucherie à Paris, l’Ecal de Rouen et
l’Edhec de Nice ; le lancement en 2004 d’une école de bouche qui a déjà permis à sept
employés d’acquérir un certificat de qualification professionnelle boucherie ; une formation
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 33
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
pratiques », c’est-à-dire les idées applicables à plusieurs unités. Tout collaborateur peut
proposer une idée d’amélioration qu’il enregistre sur papier ou directement sur l’intranet
dédié au système. Cette suggestion est évaluée par le responsable hiérarchique qui ré-
compense l’auteur en cas d’application de l’idée. Dans le cas contraire, le responsable
explique pourquoi l’idée n’a pas été retenue et s’assure que les raisons invoquées ont bien
été comprises par le collaborateur.
34 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
ASSOCIER LES SALARIÉS AUx RÉSULTATS DE L’ENTREPRISE VIA :
- La participation aux résultats : versements aux salariés basés sur le résultat de l’entreprise
exonérés de toute cotisation sociale (patronale et salariale sauf CSG et CRDS) ;
- L’intéressement : versements aux salariés exonérés de toute cotisation sociale (patronale et
salariale) fondés sur le résultat ou les performances de l’entreprise.
Pour les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 50 salariés, le régime
participatif est obligatoire tandis que l’intéressement reste volontaire.
Depuis 1998, les BSPCE sont destinés aux salariés et aux dirigeants soumis à un
régime fiscal de salarié qui participent à la création de PME à fort potentiel de
développement. Les gains de cessions des titres acquis grâce aux BSCPE bénéficient
d’un régime fiscal de faveur.
PILIER 2
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 35
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Associer les salariés aux résultats de l’entreprise est une stratégie « gagnant/gagnant ». Les
salariés peuvent se constituer une épargne d’une sécurité et d’un rendement supérieur à
celle qu’ils pourraient entreprendre à titre individuel (notamment grâce à la contribution de
leur entreprise et à des avantages fiscaux et sociaux). Par ailleurs, l’implication financière des
salariés entraîne un regain de motivation pour leur travail ce qui accroît les performances de
l’entreprise.
Pour en savoir plus : www.epargnesalariale.minefi.gouv.fr
www.epargne-salariale.fr
36 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
Des outils technologiques sont maintenant disponibles pour optimiser la gestion du
temps comme c’est le cas avec les vidéoconférences qui évitent des déplacements chro-
nophages, coûteux, fatigants pour le collaborateur et limitent les risques d’accidents.
Il existe des formations spécifiques permettant aux entrepreneurs d’aborder avec
méthode la question de l’équilibre vie professionnelle/vie privée pour leurs employés.
Ces stages de management sont proposés par des cabinets de conseil comme IRIS
Consultants&Partners, Coaching Ethique, Global People Matters...
L’entreprise Crèche Attitude développe le concept de la crèche en entreprise en lien
avec la CNAF, qui prend à sa charge 40 % à 60 % de la facture. La CNAF détient une
enveloppe de 40 millions d’euros pour subventionner ces crèches. De plus des avantages
fiscaux ont été introduits par la loi de Finance 2004 : les investissements « petite enfance »
pouvant être défiscalisés à hauteur de 60 % avec un plafond de 500 000 euros.
Pour en savoir plus : www.creches-attitudes.fr
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 37
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
vaillées en 2004, Rhodia connaît une diminution du taux d’accidents année après année.
38 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Renault a été une des premières entreprises à se doter d’un « Observatoire médical du
stress ». Sur la base du volontariat, plus de 40 000 tests ont été effectués et ont donné lieu
à des actions individuelles ou collectives. (Cf. Rapport développement durable Renault)
Aux Vergers La Blottière (49120), les hauteurs de tapis de triage ont été adaptées selon
la taille du personnel afin de réduire la pénibilité du travail. L’atelier de conditionnement des
poires a aussi été revu sur le plan acoustique et thermique, avec pour effet une baisse du
bruit de 19,3 %.
www.egaliteprofessionnelle.org/ ?im=act&la=fr
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 39
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Aujourd’hui, au Royaume-Uni, chez Barclays, environ six cadres dirigeants et 0,6 % des
seniors managers sont issus de « minorités ethniques ». Son objectif est d’atteindre les
3 % d’ici fin 2005.
Casino a lancé en 2004 le projet pilote « Lucidité » (recherche action financée par le
Fonds social européen, dans le cadre du programme Equal) sur quatre sites afin d’étudier
la répartition des ressources humaines selon des critères liés au sexe et à l’origine. En par-
ticulier une étude patronymique, spécialement autorisée par la CNIL, a été réalisée.
Adia, entreprise intérimaire de l’emploi, a lancé depuis plus d’un an une vaste campa-
gne de communication contre la discrimination et a choisi de décliner toute une série de
clichés sur les personnes d’origines étrangères, les jeunes, les femmes, les personnes
handicapées, les seniors…
Le MEDEF mobilise les MEDEF territoriaux par une convention qui vise à promouvoir la
charte de la diversité dans l’entreprise.
Le MEDEF a engagé des négociations avec les partenaires sociaux sur la diversité et
lancé l’opération « Nos quartiers ont des talents » en partenariat avec l’ANPE.
.
se disent satisfaits voire très satisfaits. 81 % des dirigeants interrogés jugent important de
favoriser davantage l’insertion des handicapés.
40 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
Chaque année, le MEDEF organise un « trophée de l’insertion » qui, en 2004, a récom-
pensé 4 lauréats sur 130 candidats : Edac pour ses actions de maintien dans l’emploi,
Mondial Relay pour la politique d’embauche, GR Pro Clean Mediterranean SARL pour la
création d’entreprise par un handicapé et Schneider Electric pour le prix spécial. En 2005,
le groupe de propreté Onet et le magasin Ikea de Franconville ont été récompensés pour
leur politique d’embauche, la PME Forge France pour ses actions de maintien dans l’em-
ploi et Thalès pour l’embauche de jeunes diplômés handicapés.
Certaines entreprises travaillent en lien avec des centres d’aide par le travail (CAT), qui
embauchent uniquement des personnes atteintes d’un handicap mental. Le CAT d’Ajaccio
a détaché une équipe de travailleurs dans la nouvelle usine de tri sélectif de déchets ex-
ploitée par la société Environnement Services (groupe Rocca).
Le 29 novembre 2004, le groupe Auchan et quatre autres entreprises ont signé un pacte
territorial pour l’insertion des travailleurs handicapés, sur le bassin du Douaisis, conclu à
l’initiative du Secrétariat d’État aux personnes handicapées. Plusieurs magasins ont par
ailleurs mené des actions de maintien dans l’emploi comme l’intervention d’un ergonome
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 41
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Market, dont la moyenne d’âge des salariés est plus élevée que dans les autres magasins.
Trois magasins ont été créés et les résultats sont positifs. Même si les frais de personnel
sont plus élevés que dans les autres magasins du fait des temps partiels et d’arrangements
spécifiques, le coût dû aux arrêts maladies est en baisse et la clientèle âgée est très satis-
faite. Ces trois magasins figurent parmi les plus performants de la chaîne.
www.institutentreprise.fr/fileadmin/Docs_PDF/travaux_reflexions/
benchmarking/seniors.pdf
www.travail.gouv.fr
4 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
Le 26 mars 2006, le gouvernement a signé avec dix organisations patronales, étu-
diantes et universitaires, une « charte des stages étudiants en entreprise » qui doit mieux
encadrer leurs pratiques.
Afin que les intérêts du stagiaire puissent être conciliés avec ceux de l’entreprise, le
MEDEF met en ligne une « charte des stages de l’enseignement supérieur ». Il invite les
entreprises à s’y conformer, notamment pour qu’elles puissent être à la hauteur des enjeux
pédagogiques.
www.medef.fr/staging/medias/upload/90427_FICHIER.pdf
Après leurs signatures, il est nécessaire de faire connaître ces accords aux salariés pour
faciliter leur mise en œuvre.
Un accès aux différents accords interprofessionnels classés par thème ainsi qu’aux
accords de branche et aux conventions collectives est disponible auprès du MEDEF.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 43
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
8 DJSI STOXX, DKSI World, Ethibel Sustainability Index, FTSE4GOOD et l’indice suédois Humanix Ethical Index
44 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
FAVORISER L’ÉCOUTE DU PERSONNEL ET CELLE DE SES REPRÉSENTANTS :
favoriser la cohésion sociale est un investissement à long terme dont la rentabilité profite tant
à l’entreprise qu’à son corps social. Les salariés ont la possibilité d’appartenir à un syndicat
dont la liberté d’expression doit être préservée. Aucune discrimination syndicale ne doit exister
vis-à-vis des salariés que ce soit en matière d’embauche, de promotion ou de rémunération.
Une vie syndicale dynamique et un dialogue régulièrement consolidé favorisent un bon climat
social. Par ailleurs, l’expression directe des salariés doit être facilitée. Il existe pour cela
différents outils comme les enquêtes de satisfaction, les cellules de veille, les dispositifs
d’alerte...
PILIER 2
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 45
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
46 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
DÉVELOPPER DES RELATIONS AVEC LES ONg : le MEDEF incite les entreprises à
construire des partenariats avec les ONG, sous certaines conditions : éviter de se servir
de ces relations uniquement à des fins de communication, différencier le dialogue social du
dialogue avec les ONG, laisser ONG et entreprises exercer leur métier (chacun doit rester à sa
place), avoir pour objectif de construire une relation à moyen ou long terme et s’assurer d’une
participation équitable des acteurs. Les avantages que retirent les entreprises en s’impliquant
dans ce type de partenariat sont non seulement une amélioration de leur image mais aussi une
ouverture à des cultures différentes.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 47
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
jeunes mères isolées afin de les informer et de les sensibiliser. L’opération se déroule au
mois de mai, (période de la fête des mères) et sert à informer, sensibiliser et recruter. Cette
opération facilitant le dialogue social améliore de surcroît la cohésion des équipes de tra-
vail. Depuis, 2,5 % du chiffre d’affaires réalisé pendant cette période est reversé au CFPE
(Centre français de protection de l’enfance).
S’IMPLIQUER DANS DES PROjETS LOCAUx : les entreprises peuvent intervenir de deux
façons différentes :
n Grâce à leur savoir-faire et leurs investissements, en contribuant à l’aménagement des
territoires (participation au développement d’infrastructures locales : écoles, hôpitaux...) et
en facilitant l’accès des populations à des biens essentiels tels que l’eau...
n Grâce à des actions de mécénat et de sponsoring, en apportant leur soutien à des
projets d’intérêt général ainsi qu’à la vie associative de proximité.
Dans les deux cas l’implication socialement responsable des entreprises a des effets tangibles
immédiats.
une association locale qui vient ramasser et distribuer ces jouets pour ceux qui en ont be-
48 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
soin. Cette opération partenariale et éducative aide à lutter contre le sentiment d’exclusion
et renforce le lien social.
Vinci a contribué sous forme de mécénat à la restauration de la galerie des Glaces du
Château de Versailles par un apport de 12 millions d’euros sur 5 ans.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 49
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
Le groupe Banque Populaire est le premier donateur de l’Adie. Elle propose des lignes
de crédit dont 10 % sont sous forme de don (environ 7 millions d’euros par an) et un par-
tage des risques avec l’Adie.
50 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT TENDRE VERS LA PERFORMANCE SOCIALE
aujourd’hui 60 millions d’euros (4 % de parts de marché en France), dont 20 millions sur
la gamme équitable.
Dans le domaine de la grande distribution, les enseignes Carrefour, Leclerc ont été
avec Monoprix, les premiers à proposer des rayons « commerce équitable » dans leurs
chaînes de supermarchés.
Accor s’est engagé dans le commerce équitable avec les hôtels Sofitel en France. En
2003, les 38 hôtels Sofitel ont acheté 16 tonnes de café Malongo labellisé Max Havelaar.
Les 490 hôtels Etap Hôtel et Formule 1 en France ont suivi peu après en replaçant toute
leur gamme de boissons chaudes avec du thé, café et chocolat exclusivement issus du
commerce équitable. Aujourd’hui plus de 1100 hôtels servent des produits issus du com-
merce équitable.
Armor Lux propose aujourd’hui une large gamme de produits fabriqués à base de coton
équitable labellisé par Max Havelaar, de même que La Redoute ou Monoprix. (Cf. Rapports
développement durable)
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 51
PILIER 3
DÉVELOPPEMENT DURABLE
OU COMMENT PRÉSERVER
L’ENVIRONNEMENT
L’impact des activités humaines sur l’environnement est de plus en
plus visible : réchauffement climatique, problèmes de biodiversité,
épuisement des ressources naturelles, pollution… La capacité de
notre planète à entretenir les conditions de la vie se trouve affectée
par la façon dont nous exploitons, transformons et consommons une
vaste quantité de ressources. A terme, cela remet en cause l’activité
économique. Potentiellement, le déclin des écosystèmes concerne
les entreprises de tous les secteurs économiques. Celles-ci ont donc
intérêt à développer des systèmes de management environnemental.
Cette approche est indispensable pour enrayer la dégradation des
écosystèmes planétaires, bénéfique pour les équilibres économiques
des entreprises puisqu’en maîtrisant leurs consommations, leurs
émissions et leur bilan énergétique et de gestion, elles optimisent
leurs coûts de production.
»
environnementaux issus de son activité, quelle que soit son
empreinte écologique.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 53
III.1. PRIVILÉgIEz LA BONNE gESTION DES
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT
fin de vie des produits sont des conditions préalables à la croissance durable. Dans le cadre
précis du recyclage, préserver ou assurer la qualité et l’homogénéité des flux de matières à
recycler constitue un impératif technico-économique pour pérenniser la réalité et l’efficacité
d’une industrie de recyclage de grande ampleur. Les entreprises doivent donc s’assurer
qu’une réflexion transversale, touchant l’ensemble des intermédiaires de la chaîne, allant des
partenaires impliqués dans la création du produit à ceux gérant sa fin de vie, en passant par
ceux de son recyclage éventuel, soit menée. La solidarité des différents acteurs sur l’ensemble
de la vie des produits est en effet engagée et d’elle dépend la réalité du recyclage.
9 Cf. p. 15.
54 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
III.. LUTTEz CONTRE LE CHANgEMENT
CLIMATIQUE
L’évaluation des types et des quantités d’émissions de GES est l’étape préalable à toute
démarche de réduction de ces émissions. A ce titre, l’Ademe a développé « le Bilan -
Carbone® ». Il s’agit d’une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de
serre. Toute entreprise ou administration désirant « faire quelque chose » pour limiter la dérive
climatique peut ainsi connaître sa pression globale sur le climat, ses marges de manœuvre à
court et long terme pour la faire baisser ainsi que son exposition au risque d’un renchérissement
de l’utilisation de combustibles fossiles, via une taxe carbone par exemple.
Pour en savoir plus : www.ademe.fr/Outils/BilanCarbone/Default.htm
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 55
Coca Cola a annoncé un plan de remplacement de ses 980 000 distributeurs installés
à presque tous les coins de rues des villes et villages japonais. L’objectif est de limiter les
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT
émissions de gaz à effet de serre (GES) fluorés conformément au protocole de Kyoto. Dès
cette année, 1500 machines sans hydrofluorocarbures (HFC) seront installées.
La préoccupation générale autour de la réduction des émissions de gaz à effets de
serre a eu une conséquence directe positive sur la croissance et le développement de
l’industrie de l’aluminium. En effet, la nécessité d’émettre moins a engendré la nécessité de
consommer moins et donc, en particulier, d’alléger les véhicules. Ce marché s’est déve-
loppé grâce aux problématiques du développement durable et a été un véritable levier de
croissance pour l’industrie de l’aluminium.
de développement durable dans des pays partenaires, ou des pays en développement. Les
MOC permettent la création, l’acquisition et le transfert d’Unité de réduction des émissions
(URE) entre les pays industrialisés et les pays en transition économique. Les MDP visent à
assister les pays en développement à atteindre un développement durable par la promotion
d’investissement écologiques en provenance des pays industrialisés.
Pour en savoir plus : www.missioneco.org/publications/pg_kyoto.htm,
guide des mécanismes de projet prévus par le protocole de Kyoto
56 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
III..B RÉDUISEz LES ÉMISSIONS DE gES DUES AUx DÉPLACE-
MENTS DE VOS SALARIÉS
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 57
FACILITER D’AUTRES MOyENS DE LOCOMOTION QUE LA VOITURE INDIVIDUELLE
POUR LES SALARIÉS : la promotion des transports en commun et des transports « verts »
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT
tels que le vélo peut être faite au travers des PDU et PDE (Plan de déplacement urbain et
d’entreprise). Bien évidemment pour que ces derniers moyens soient utilisés, il convient de
développer des partenariats avec les collectivités locales et les associations.
Les entreprises grenobloises comme Framatome, Kéolis, ont mis en place, en concer-
tation avec les collectivités locales, les PDE-PDA permettant aux salariés de trouver des
III.. LUTTEz CONTRE LE CHANgEMENT CLIMATIQUE
L’association Movimento propose des locations de vélos dans la ville de Toulouse, avec
un essai gratuit pendant un mois pour les salariés d’entreprise. « L’essayer c’est l’adopter ».
Pour en savoir plus : www.movimento.coop
58 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 59
L’entreprise Solvay expédie 40 % de sa production de PVC via la ferroutage depuis
Tavaux (39), soit au total 90 000 tonnes par an. Depuis septembre 2002, entre dix et
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT
douze conteneurs par jour quittent l’usine par camions en direction de la gare de Chalon-
sur-Saône où des trains de vingt six conteneurs partent pour le dépôt italien de Solvin à
Tavazzano, près de Milan. Ce ferroutage s’intègre dans le projet Sirio (Solvin Italian Railway
Intermodal Operations) mis en place par Solvin, qui comprend également les usines de
Ludwigshafen (Allemagne) et Jemepper (Belgique). Le franchissement des Alpes s’effec-
tue désormais par voie ferrée plutôt que par les tunnels du Mont blanc et de Fréjus et
permet aux camions et poids lourds d’économiser 5,7 millions de kilomètres et 7 000 tra-
versées des Alpes. Au départ de Tavaux, cela fait près de 3 000 camions par an en moins
sur la route. Sirio devrait au total acheminer 150 000 tonnes de PVC par an. Solvin étudie
à présent la possibilité de faire partir les trains directement de Tavaux.
La société Stef-TFE équipe ses véhicules neufs de boîtes de vitesse automatiques.
Selon les tests effectués en 2004, cela permet une baisse moyenne de 5 % de la consom-
mation. Fin 2005, 15 % du parc automobile en sera équipé.
III.. LUTTEz CONTRE LE CHANgEMENT CLIMATIQUE
rendement énergétique.
60 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
Le déveLoppement durabLe en eXempLeS
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 61
Dans le cadre de sa politique de lutte contre le changement climatique, la France a
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT
par les énergies renouvelables (le KWh Équilibre). (Cf. Rapports développement durable
Areva et EDF.)
Démarrage de la ferme éolienne de Mardyck, Nord de la France, par le groupe Total en
novembre 2003 et de l’usine de cellule photovoltaïque Photovoltec à Tienen, Belgique. (Cf.
Rapport développement durable Total).
La charcuterie AT France à Troyes, qui utilise près du quart de la production porcine en
France s’est dotée d’une nouvelle chaudière expérimentale, qui lui permet de brûler ses
propres graisses, évitant les coûts liés aux déchets et les problèmes d’encrassage des
circuits d’épuration de la ville, d’économiser du gaz et de produire plus de vapeur qu’elle
n’en utilise. Du reste, la société Dubix, voisine de AT France, a installé une blanchisserie à
proximité pour bénéficier de ce flux d’énergie excédentaire.
6 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
Les matériaux labellisés HQE (Haute qualité environnementale) font partie de ces ma-
tériels performants. Mise en place par l’association HQE, créée en 1996 et composée
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 63
PSA Peugeot-Citroën propose des modules de sensibilisation pour le consommateur
sur le site Internet de l’entreprise.
DÉVELOPPEMENT DURABLE OU COMMENT PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT
une réduction à l’échelle nationale des émissions de GES. Parallèlement, les entreprises
constateront un réduction significative de leur « facture énergétique ».
64 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
L’agro-alimentaire et le bâtiment montrent la place
de l’entreprise dans la promotion des bonnes
pratiques
à L’ÉCHELLE NATIONALE
Afin de favoriser la diffusion du développement durable en tant qu’objectif de société, les
pouvoirs publics ont pris des mesures qui ont un fort impact sur la vie des entreprises.
Le dispositif législatif et réglementaire en la matière s’est beaucoup renforcé : lois sur les
discriminations, sur l’épargne salariale, sur les Nouvelles régulations économiques (NRE)12, sur
le fonds de réserve des retraites, sur la prévention des risques technologiques et sanitaires…
La France a en outre adopté une charte sur l’Environnement, intégrée à la Constitution, et
une Stratégie nationale de développement durable (SNDD). Cette stratégie comporte des
objectifs qualitatifs et quantitatifs répartis en 6 actes et 10 programmes d’action qui visent à
la fois les acteurs privés et l’État.
Pour en savoir plus : www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=1198
à L’ÉCHELLE EUROPÉENNE
Dans la dynamique du sommet européen de Lisbonne de mars 2000, l’Europe a pris des
initiatives propres pour sensibiliser les entreprises à la responsabilité sociale.
C’est le cas avec la communication sur un partenariat mondial pour un développement durable
de février 2002 qui définit les responsabilités respectives des institutions financières pour
assurer une globalisation durable. La Commission européenne a également publié un Livre
Vert (2001) sur la responsabilité sociale des entreprises et un Livre Blanc sur la gouvernance
européenne invitant les entreprises, partenaires sociaux, pouvoirs publics et ONG à participer
à ce débat de société en lançant le forum RSE (2002). Le Livre Vert relatif à la promotion
d’un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises a eu pour prolongement
une communication de la Commission sur les normes sociales en juin 2002 dans laquelle est
définie la stratégie de l’Union européenne en matière de « promotion d’un socle de normes
de travail et amélioration de la gouvernance sociale dans le contexte de la globalisation » et
préconise une utilisation accrue des instruments de l’OIT.
Pour en savoir plus :
> europa.eu.int/comm/employment_social/soc-dial/csr/csr2002_en.pdf
> europa.eu.int/eur-lex/fr/com/cnc/2001/com2001_0428fr01.pdf
12 La loi NRE du 15 mai 2001 vise directement la gestion de l’entreprise en demandant aux sociétés cotées d’indiquer
dans leur rapport annuel, « la manière dont elles prennent en compte les conséquences environnementales et sociales de
leur activité ».
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 69
CONVENTIONS, RECOMMANDATIONS ET
PRINCIPES INTERNATIONAUx
13 Cf. p.12
70 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
LES CONVENTIONS FONDAMENTALES DE L’OIT
Créée en 1919 pour promouvoir la justice sociale par l’amélioration des conditions de vie et de
travail dans le monde et devenue une institution spécialisée de l’ONU en 1946, l’OIT élabore,
développe et promeut un système de normes internationales du travail.
Composée de délégués gouvernementaux et de représentants des employeurs et des salariés
désignés par chaque État, elle peut voter des décisions qui ne sont toutefois pas obligatoires
pour les pays membres des Nations unies puisqu’elle représente des organisations profes-
sionnelles et non des pays.
En 1995, l’OIT a fait de huit des conventions qu’elle a édictées des conventions fondamentales,
quel que soit le niveau de développement de ses différents États membres :
n la convention sur le droit d’organisation et de négociation collective (C 98) ;
n la convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (C 87) ;
n la convention sur l’élimination du travail forcé ou obligatoire (C 105) ;
n la convention sur les pires formes de travail des enfants (C 182) ;
n la convention sur la discrimination en matière d’emploi et de profession (C 111) ;
n la convention sur l’âge minimum requis pour occuper un emploi (C 138) ;
n la convention sur l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un même
poste (C 100) ;
n la convention sur le travail forcé (C 29).
Mais de nombreux États, comme la Chine, ne les ont pas ratifiées.
Pour en savoir plus : www.oit.org
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 71
LE gLOBAL COMPACT DES NATIONS UNIES
Annoncé par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lors du Forum économique mondial
qui s’est tenu en janvier 1999 à Davos (Suisse), le Global Compact, ou Pacte mondial, invite les
entreprises à adopter dix principes universels14 concernant les droits de l’homme, les normes
de travail, l’environnement et la lutte contre la corruption dans l’esprit d’un « développement
responsable et durable ».
normes du travail
3. Respecter la liberté d’association et reconnaître le droit de négociation collective
4. Procéder à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire
5. Abolir effectivement le travail des enfants
6. Éliminer la discrimination en matière d’emploi et de profession
environnement
7. Appliquer l’approche de précaution
8. Entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité
9. Favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
14 Ces principes sont issus de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, des conventions de l’OIT et de la décla-
ration de Rio sur l’environnement.
7 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
LIgNES DIRECTRICES PRIVÉES
La mobilisation des entreprises pour la promotion du développement durable peut se traduire
par l’adhésion à des codes de conduite d’origine privée.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 73
OUTILS D’ÉVALUATION & DE REPORTINg
De multiples instruments, tant nationaux qu’internationaux, permettant d’évaluer et de vérifier
dans quelle mesure l’entreprise intègre le développement durable dans sa gestion et dans ses
pratiques, ont été développés ces dernières années.
15 La CERES (Coalition for Environmentally Responsible Economy) est une organisation non gouvernementale améri-
caine.
16 La GRI est une organisation basée actuellement à Amsterdam qui outre le PNUE comprend des entreprises, des ONG,
des cabinets de consultants ainsi que des universités. L’adhésion à la GRI est volontaire mais engage les adhérents à
adopter un modèle de reporting commun.
17 Alliances est une association loi de 1901 rassemblant des entreprises « citoyennes » du Nord - Pas-de-Calais.
74 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
LE BILAN SOCIÉTAL
Cet outil, créé en 1996 par le CJDES18 et initialement conçu pour les entreprises de
l’économie sociale, s’adresse à toutes les entreprises soucieuses d’engager une démarche de
progrès en matière de développement durable.
Organisé en neuf champs d’analyse19, le bilan sociétal est un outil d’aide à la décision ; il
permet d’améliorer l’efficacité et de clarifier les finalités de l’entreprise. Il contribue à une
transparence globale, préalable indispensable à toute décision stratégique. Ce bilan constitue
aussi un support de dialogue entre les différentes parties prenantes de l’entreprise : salariés,
actionnaires mais aussi clients, fournisseurs…
Au-delà, il met en exergue les pratiques de l’entreprise dans les domaines sociétaux. Ce
processus intègre deux volets :
n 450 questions par grands thèmes (déclinables en fonction du secteur d’activité) ;
n Analyse globale de l’entreprise.
Pour en savoir plus : www.cjdes.org/8-Bilan_societal
LA NOTATION ExTRA-FINANCIèRE
Pour contrôler la conformité aux règles et principes éthiques, sont ainsi créés des comités
spécifiques. Les entreprises organisent aussi des audits éthiques périodiques. Au niveau
externe, avec la croissance du marché de l’Investissement socialement responsable (ISR),
certaines organisations indépendantes proposent de noter et de classer les entreprises en
fonction de leurs performances sociales, éthiques et écologiques. Il s’agit d’agences de
notation sociale et environnementale qui évaluent les pratiques des entreprises en fonction
généralement de grandes catégories de critères d’évaluation.
18 Fondé en 1985, le CJDES (Centre des jeunes dirigeants et des acteurs de l’économie sociale) est une association
comptant un millier de membres, 400 à titre individuel et 600 comme salariés d’une structure de l’économie sociale (coo-
pératives, mutuelles, associations).
19 Activité, produits et relations clients ; gestion économique ; anticipation, innovation, prospective ; organisation du
travail ; ressources humaines ; acteurs internes-citoyens de l’entreprise ; environnement humain, social et institutionnel ;
environnement biophysique ; finalités et valeurs éthiques.
20 Le CDJ (Centre des jeunes dirigeants) rassemble 2500 chefs d’entreprises qui se reconnaissent « une responsabilité
citoyenne ».
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 75
CRITèRES DE MESURE DE LA PERFORMANCE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE
76 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
OUTILS DE NORMALISATION
Élaborées par des organisations publiques ou privées, les normes se définissent comme un
ensemble de critères dont le respect peut donner lieu à une certification par un organisme
extérieur.
ISO 14001
Lancée en 1996 par l’Organisation internationale de normalisation (ISO)21, la norme ISO
14001 atteste la mise en place d’un système de management environnemental destiné à limiter
l’impact de l’activité d’une entreprise sur l’environnement. Pour en bénéficier, l’entreprise doit
démontrer que l’environnement est pris en compte dans l’ensemble de l’activité.
Il s’agit de la norme environnementale la plus répandue au niveau international.
Pour en savoir plus : www.afnor.org
EMAS
Créée en 1993 et actualisée en 2001 par l’Union européenne, la norme Eco-Management and
Audit Scheme (EMAS, système de management environnemental et d’audit) est une démarche
volontaire à l’image de ISO 14001 mais plus exigeante puisque les entreprises engagées dans
le processus doivent publier chaque année une déclaration attestant des progrès réalisés (ISO
n’oblige pas à des engagements chiffrés et publics).
Pour en savoir plus : europa.eu.int/comm/environment/emas/index_en.htm
SA 8000
Elaborée en 1997 par le Social Accountability International (SAI)22, la norme SA 8000 atteste
le respect des droits fondamentaux des travailleurs en s’appuyant sur les conventions de
l’OIT, la Déclaration universelle des droits de l’Homme et la Convention des Nations unies
pour les droits de l’enfant. Elle couvre neuf champs essentiels : le travail des enfants, le
travail forcé, l’hygiène et la sécurité, la liberté syndicale et le droit de négociation collective,
la discrimination, les pratiques disciplinaires, le temps de travail et les rémunérations. Les
entreprises qui obtiennent cette certification s’engagent à respecter cette norme sur leur site
de production mais aussi à vérifier et à assurer que leurs fournisseurs la respectent également.
On recense actuellement un peu plus de 665 entreprises certifiées SA 8000 dans 44 pays.
Pour en savoir plus : www.cepaa.org/SA8000/SA8000.htm
21 L’ISO est le plus grand organisme de normalisation au monde qui élabore des normes techniques recouvrant d’impor-
tants aspects économiques et sociaux. Bien que rassemblant les instituts nationaux de normalisation de 156 pays, l’ISO est
une ONG qui ne dispose d’aucun pouvoir réglementaire ou législatif. Néanmoins, certaines normes ISO – notamment celle
concernant la santé, la sécurité ou l’environnement – ont été adoptées par certains pays dans le cadre de leurs règlements
ou sont citées dans des lois auxquelles elles servent de base technique. En dépit de leur caractère volontaire, elles peuvent
donc devenir des exigences du marché.
22 Organisme américain regroupant des entreprises, des syndicats et des ONG.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 77
AUTRES NORMES
AA 1000
L’association britannique Accountability a développé une norme dite de processus : la norme
AA 1000, créée en 1999. Norme de management, elle garantit la qualité d’un processus
RSE. Elle est fondée, d’une part, sur la qualité du dialogue entre toutes les parties prenantes
pour mettre en place un système de comptabilité globale de l’entreprise (« accountability » en
anglais, au sens de rendre compte), et d’autre part sur la prise en compte des progrès réalisés.
L’AA 1000, qui prévoit des mécanismes de contrôle, ne donne pas lieu à certification mais peut
être utilisée en complément d’outils existants comme la GRI.
Pour en savoir plus : www.accountability.org.uk
78 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
OUTILS DE LABELLISATION
Ils sont le fait des fabricants, des ONG ou des gouvernements et ne procèdent pas d’une
démarche réglementaire. Ils certifient plutôt des produits ou des filières et attestent que
l’entreprise auditée par un cabinet extérieur a respecté un cahier des charges précis. Ils
peuvent être environnementaux (on parle alors d’écolabels) ou sociaux (comme Max Havelaar
pour les produis du commerce équitable), les premiers étant toutefois plus nombreux que les
seconds. En voici quelques exemples.
NF – ENVIRONNEMENT
Délivré par l’Afnor, cet écolabel français est une démarche volontaire de certification qui atteste
qu’un produit respecte l’environnement, tout en étant aussi efficace et aussi performant qu’un
produit semblable destiné au même usage. Créé en 1991, il constitue le label écologique
officiel français. Pour l’obtenir, le produit doit être conforme à des critères écologiques et
d’aptitude à l’usage. Ces critères sont le résultat de négociations entre représentants français
d’industriels, d’associations de consommateurs et de protection de l’environnement, de
distributeurs et des pouvoirs publics.
Pour en savoir plus : www.marque-nf.com
L’ÉCOLABEL EUROPÉEN
Equivalent européen de la certification française NF–Environnement, donc propre à tous
les pays membres de l’Union européenne, ce label écologique existe depuis 1992. Il vise à
« promouvoir la conception, la production, la commercialisation et l’utilisation de produits
ayant une incidence moindre sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie » et de « mieux
informer les consommateurs des incidences qu’ont les produits sur l’environnement, sans pour
autant compromettre la sécurité du produit ou des travailleurs, ou influer de manière significative
sur les qualités qui rendent le produit propre à l’utilisation ». Reposant sur le principe d’une
« approche globale » qui « prend en considération le cycle de vie du produit à partir de la
fabrication y compris le choix des matières premières, la distribution, la consommation et
l’utilisation jusqu’à l’élimination après usage. Il peut s’adresser à toute catégorie de produits,
exclusion faite des denrées alimentaires, des boissons et des produits pharmaceutiques.
Pour en savoir plus : europa.eu.int/comm/environment/ecolabel/index_en.htm
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 79
Panorama des instruments internationaux au service du développement durable
droits de préservation de droits sociaux Hygiène et Lutte contre la
l’Homme l’environnement fondamentaux sécurité corruption
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 80
DISPOSITIFS DE SOUTIEN FINANCIER ET
TECHNIQUE
Pour accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de leur démarche de développement
durable, différents types d’aides financières ainsi que des dispositifs de soutien technique
(conseils, outils…) sont à leur disposition aux niveaux mondial, européen, régional et local. Une
liste, non exhaustive, de références utiles est fournie ci-après.
n Les conseils régionaux. Certains conseils régionaux proposent des aides pour l’intégration
de l’environnement dans la stratégie de l’entreprise. C’est le cas du conseil régional Rhône-
Alpes et de ceux de l’Ile de France avec l’aide ARITT Environnement (Aide régionale à
l’innovation et aux transferts technologiques) et du Nord - Pas-de-Calais qui a créé un CERDD
(Centre ressource du développement durable), ayant déjà publié plus d’une dizaine de guides
pratiques.
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 81
DISPOSITIFS DE SOUTIEN TECHNIQUE
n L’Afnor, Association française de normalisation : propose sur son site des informations
sur les différentes normes en vigueur ainsi qu’un guide de recommandations pour intégrer les
objectifs du développement durable dans le système de management de l’entreprise, le guide
SD 21000, et l’outil d’autodiagnostic associé. Il se présente comme une aide à la réflexion
initiale, lors de l’élaboration de la politique et de la stratégie de l’entreprise et une aide à la
mise en œuvre des objectifs fixés.
www.afnor.fr
n L’Apave. La mission de l’Apave est d’accompagner les entreprises et les collectivités dans
leur volonté de maîtriser leurs risques, d’améliorer la sécurité de l’homme au travail et la
protection de l’environnement. L’Apave intervient aussi aux côtés des maîtres d’ouvrage dans
le cadre de projets immobiliers ou de génie civil.
www.apave.com
n BMJ Ratings. Cette société, spécialisée dans les notations sollicitées des entreprises, des
collectivités locales et des associations, propose aussi un outil d’auto-évaluation pour les
PME.
www.bmjcoreratings.com
n Le Canton de Genève. Avec le cadre de la mise en place de son agenda 21, le Canton de
Genève a créé un site où figure un guide à l’intention des PME.
www.genève.ch/agenda21/pme/welcome.asp
8 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
n Le Comité 21. Il est composé d’acteurs variés constitués en réseau (entreprises,
collectivités locales, associations...). Ce réseau organise les échanges de bonnes pratiques
et accompagne ses adhérents dans la mise en œuvre opérationnelle de démarches de
développement durable.
Son site Internet recense plus de 150 aides auxquelles les acteurs du développement durable
peuvent prétendre : www.comite21.org et www.agenda21france.org
n L’EpE, Entreprises pour l’environnement, est une association d’une quarantaine de gran-
des entreprises qui veulent mieux prendre en compte l’environnement dans leurs décisions
stratégiques et dans leur gestion courante, dans le sens du développement durable. Elle
a pour objet : de développer des approches efficaces des problèmes d’environnement, de
mobiliser les entreprises, d’exprimer leur point de vue sur ces sujets, de promouvoir leur
compétence et leur dynamisme dans le domaine du développement durable. Elle propose
pour cela des méthodes, des outils (guides pratiques, de sensibilisation, d’auto-diagnostic,
rapports...) ou des recommandations en matière de politique environnementale.
www.epe-asso.org
n IMS-Entreprendre pour la cité est une association qui encourage les entreprises à intégrer
dans leur Politique de responsabilité sociale (RSE) des démarches sociétales innovantes en
les accompagnant pas à pas dans la mise en œuvre de leurs projets (méthodologies mises au
service des entreprises adhérentes, suivi opérationnel, formation...)
www.imsentreprendre.com
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 83
n Novethic. A travers son site Internet, tient à jour l’actualité du développement durable
et recense les différents acteurs et conseillers qui aident à l’application des pratiques du
développement durable.
www.novethic.fr
n L’OCDE. Le site de l’OCDE propose des rubriques variées sur le développement local, la
parité, les questions sociales, la gouvernance d’entreprise, l’économie territoriale…
www.oecd.org
n Sémaphore est un outil qui informe les entreprises sur les soutiens techniques et financiers
existants.
www.semaphore.cci.fr
n Vigeo. Depuis 2004, Vigeo propose une offre d’évaluation et de notation sociale et
environnementale spécifique à la destination des PME. Cet outil d’autodiagnostic permet de
sensibiliser le chef d’entreprise avec une revue des enjeux et des risques sociétaux et de
structure en vue d’une éventuelle évaluation/notation.
www.vigeo.fr
84 M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6
CONTRIBUTION DU SECTEUR FINANCIER
Le secteur financier développe une fonction de conseil et d’accompagnement de ses clients
« entreprises » en matière de développement durable :
M E D E F – Va d e m e c u m « E n t r e p r i s e s e t d é v e l o p p e m e n t d u r a b l e : S u i v e z l e g u i d e ! » - m a i 0 0 6 85
L’élaboration de ce guide pratique s’inscrit dans le cadre des actions engagées par le
comité développement durable (commission économie) du MEDEF.
REMERCIEMENTS
Michel Laviale
Ancien directeur de la qualité et du développement durable à la Société Générale
Président du groupe notation extra financières du MEDEF
jacky Prudhomme
Sustainable Development Manager
Arcelor
Claire Boasson
Directrice de projets
Département développement durable
Caisse des dépôts
Claire de Langeron
Directeur environnement et développement durable
Fedem
Marie Menant
Chef de projet RSE
Gaz de France
Nicolas Oudin
Directeur des services économiques
Copacel
Stéphane Quéré
Directeur développement durable
Suez
Contacts :
Comité développement durable
Sophie Liger-Tessier