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INTRODUCTION

Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle crucial dans le


développement économique et social des pays. Depuis son apparition, il y’a eu une évolution
remarquable car nous sommes passé du service voix uniquement, aux services voix et données avec
la vulgarisation des réseaux sociaux sur téléphones mobiles. Certains opérateurs comme ORANGE
COTE D’IVOIRE en passant à la 3G sont confrontés à certains problèmes dans certaines zones
comme celle de Yamoussoukro, ou le problème de qualité de service data et voix provoque des
plaintes et des pertes clients et financières. Aux vues de la demande croissante de services de
télécommunications et l’évolution des technologies, les opérateurs de réseau mobile sont emmenés à
s’adapter et à procéder souvent à un redéploiement de nouveaux équipements dans leur réseau. Cette
procédure de changement des équipements sur le réseau est appelée Swap.

En tant que fournisseur des équipements de télécommunication, le prestataire NOKIA a été choisi par
l’opérateur ORANGE-CI pour mener les opérations de Swap et d’optimisation de son réseau.
TELINNO-CONSULTING LIMITED étant elle une entreprise prestataire de service télécoms auprès
de NOKIA, nous a permis de travailler sur le thème OPTIMISATION DU RESEAU D’ACCES
RADIO 3G : cas de la ville de Yamoussoukro, dans le cadre de notre mémoire de fin d’étude
d’ingénieur réseaux informatiques et télécoms.

L’objectif de ce mémoire est de maitriser les concepts de la planification et de l’optimisation radio


des réseaux 3G et de pouvoir les mettre en pratique.

Le processus d’optimisation radio des réseaux mobiles est indispensable afin d’aboutir à une
meilleure couverture et une qualité de service satisfaisante en minimisant les investissements. C’est
dans ce cadre que s’inscrit ce stage de fin de cycle, dont l’objectif est d’optimiser la ville de
Yamoussoukro en se basant sur l’analyse des drives tests réalisés ainsi que l’étude des KPIs. Le
développement de ce thème se fera en trois (3) grandes parties dont la première partie parlera du
cadre technique, la seconde de l’étude technique et la dernière partie expliquera de long en large
l’optimisation du cluster.

1
PARTIE I : CADRE
THEORIQUE ET
PROBLEMATIQUE

2
Chapitre I : Contexte général du projet

I. Présentation du département RNPO

Le département RNPO (Radio Network Planning and Optimization) est un département


technique qui regroupe en son sein des ingénieurs de radio fréquence, de planification et
d’optimisation qui travaillent de concert pour améliorer et maintenir une bonne qualité de
service.

II. Objectif
Voici en quelques lignes les objectifs du département :

 Planifier et optimiser les RF,

 Conduire des tests d’analyse statistiques,

 Identifier les problèmes du réseau et proposer des solutions spécifiques,

 Apporter une expertise dans les projets avec les différents acteurs (clients et fournisseurs).

III. Mission

Nous avons pour mission de :


 Effectuer les mesures nécessaires d'analyse et recommandations QoS sur le réseau ;

 Effectuer une vérification périodique de l'incohérence du réseau et corriger toutes les


anomalies détectées : définitions des paramètres / voisins / conception / logiques et
physiques ;

 Proposer des solutions pour résoudre la QoS du réseau (surveillance, la détection, la


correction, l'évaluation et le suivi), basé sur des objectifs définis ;

 Enquêter et résoudre les plaintes clients ;

 Participer au maintien de la fiabilité de la base de données des sites du réseau (paramètres


physiques du réseau audits)

3
 Effectuer les actions d'optimisation nécessaires (audits, analyse, QoS nécessaire
des actions correctives et évaluations) dans le cadre de la préparation des activités
d'événements spéciaux ;

 Coopérer étroitement avec les autres départements des dégradations de qualité


de service respectifs pour arrêter / résoudre toutes ces dégradations en temps
opportun ;

 Informer directement le Team Manager sur toutes les dégradations de qualité de


service de réseau critique.

IV. Difficultés de l’étude

En ce qui concerne les difficultés liées à la préparation de ce mémoire, est le fait qu’il fallait
supporter le stress lié au travail au cours de la journée et combattre la fatigue dans la soirée
pour produire ce résultat final.

De ce fait n’ayant pas la possibilité d’accéder directement à la documentation du fournisseur,


je devais user de mon relationnel pour avoir les informations nécessaires à l’élaboration de ce
mémoire ce qui a rendu parfois la tâche difficile.

4
Chapitre II : Justification du choix du thème

I. Contexte de l’étude

De nos jours, la qualité du réseau mobile constitue la clef de voûte de toute stratégie de
développement d’un opérateur télécom, l’assurance de sa notoriété et de son image de marque.
Et vu l’évolution technologique dans le domaine des télécommunications, il était important de
montrer l’impact de nouveaux équipements sur un réseau déjà existant.

II. Intérêt du sujet

1. Intérêt personnel

Mon choix s’est porté sur ce thème parce qu’il est riche d’apprentissage, de connaissance et
d’expérience. C’est un sujet qui suscite toujours de l’engouement et beaucoup de concentration.

2. Intérêt scientifique

C’est la recherche perpétuelle et l’innovation des scientifiques à satisfaire les moindres besoins
des usagers en procédant à des mises à jour régulièrement pour pallier aux insuffisances qui se
font remarquer dans l’utilisation des équipements.

III. Problématique

La problématique est que nous voulons faire un swap qui va permettre à ORANGE-CI d’avoir
de nouveaux équipements avec les dernières fonctionnalités et consommant moins d’énergie.
Ce remplacement des équipements Alcatel-Lucent (ALU) par les équipements de NOKIA ne
doit pas affecter la qualité existante du réseau, elle doit au contraire améliorer l’expérience des
clients.

Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet Swap de l’opérateur ORANGE-CI qui a pour but de
respecter les seuils (SLA) des principaux indicateurs de performances (KPI) du réseau, fixés
par le client. Les KPI (Key Performance Indicator) reflètent l’état du réseau. Ainsi,
l’optimisation doit être plus rigoureuse et le suivi du réseau plus récurrent, et d’une manière

5
régulière pour détecter rapidement les anomalies (seuils KPIs non conformes, couverture,
qualité...). Par ailleurs, nous procéderons aux analyses des statistiques des KPIs pour proposer
des plans de solutions. Le but est de corriger les insuffisances, proposer des drives tests (DT)
dans les régions les plus affectées.

Les données collectées par les drives tests seront analysées et serviront de base pour proposer
des solutions pertinentes en vue de l’amélioration de la performance du réseau qui sera
reportée sous forme de rapport d’optimisation.

IV. Cahier des charges

Afin de répondre à la problématique ci-dessus, des objectifs ont été fixés. L’objectif principal
est de faire la planification et l’optimisation d’une zone géographique pour améliorer la qualité
de service selon les exigences imposées par ORANGE-CI. Ainsi notre contribution au projet
consiste à mener les actions suivantes :

 Planification d’une zone géographique

 Suivi des DT (Drive Test)

 L’analyse des sites 3G de ORANGE-CI et l’analyse des clusters

 Proposition de solutions

 Rédaction de rapport quotidien d'optimisation

V. Objectif général

L’objectif général est d’améliorer la qualité de service et fournir une large gamme de services
au travers des nouveaux équipements installés. Ainsi une comparaison sera faite entre l’état du
réseau avant et après l’optimisation.

Ceci suppose toutefois de disposer de modèles réseaux permettant d’évaluer non seulement la
QoS des flux du trafic dans l’état actuel du réseau, mais aussi son évolution suite aux
différentes actions qui peuvent être prises Nos travaux viseront l’obtention de modèles
analytiques permettant une estimation précise de la QoS des flots de trafic.

6
Force est de constater que l’apport de nouveaux équipements a été une réussite totale. Suite à
la comparaison faite après l’optimisation, nous avons observé une nette amélioration de la
qualité du réseau.

7
PARTIE II : ETUDE
TECHNIQUE (CADRE DE LA
RECHERCHE ET DE REFERENCE)

Chapitre III : Définition du swap

8
I. Qu’est-ce que le swap ?

1. Généralités

SWAP : C’est le remplacement d’une BTS (ou même un groupe de BTS) par une BTS de
nouvelle génération.

Du point de vue technique, ces nouvelles BTS permettent d’avoir une meilleure qualité de service
et d’utiliser des nouvelles technologies et fonctionnalités. Du point de vue commerciale, on aura
une diminution de charge concernant la consommation d’énergie et une bonne gestion des
ressources. On pourra aussi optimiser le nombre de BTS à installer puisque ces nouvelles peuvent
supporter les réseaux (2G/3G/4G) tout en supportant plus d’utilisateurs. Cette rubrique décrit les
principes généraux de la planification, de la préparation et de la mise en œuvre de la
modernisation du réseau, et l'acceptation finale de celle-ci.

Le remplacement des équipements du réseau implique les équipements de différents


fabricants. La différence dans les caractéristiques de l'équipement, la structure du réseau, la
qualité de construction pendant le swap, l'interopérabilité des équipements de différents
fabricants et le niveau d'optimisation du projet de swap peuvent affecter la performance du
réseau dans la même topographie. Par conséquent, le swap est considéré comme une ingénierie
de système complexe.

La condition préalable pour le swap est que la qualité de la couverture soit meilleure à celle du
réseau d'origine. La couverture du réseau dépend des caractéristiques de la BTS, la
configuration du type de site, les performances des équipements. Avant la modernisation du
réseau, nous avons un processus à respecter pour éviter tout désagrément sur le réseau.

2. Les différentes étapes du swap

Il y a un ensemble de mesures à prendre pour faire le swap sans interrompre les services
réseaux de l’opérateur. Ce sont entre autres :

2.1. Préparations pour le swap

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Les préparatifs pour la modernisation du réseau sont les suivants :

 Collecte d'informations : Collecte des informations sur le type de BTS,


la configuration de la BTS, les technologies existantes, l'emplacement de la BTS, le système
d'antenne, les paramètres de réseau radio et les compteurs de performance.

 Test de couverture : Avant le swap, effectuer les tests de mesure (Drive


Test) dans les zones où la couverture réseau est importante. L'objectif du test de couverture
avant le swap est de comprendre entièrement la couverture réseau d'origine, de tester les
performances du réseau d'origine, de définir un schéma spécifique de la modernisation du
réseau et de collecter les données de base pour le swap.

Après le swap, effectuez le Drive Test le long de l'itinéraire précédent et comparez les résultats
du test

2.2. Mise en œuvre du swap

En termes de complexité de changement et de contrôle de la qualité du réseau, le swap peut


être catégorisé dans les types suivants :

 Le swap une fois pour toutes est le plus avantageux, mais a les exigences
les plus élevées, la plus grande influence sur le réseau et le risque le plus élevé.

 Le swap régional est modérément complexe en termes de modernisation


et de contrôle de la qualité du réseau, il est donc couramment utilisé.

 Le swap segmentaire est le remplacement des équipements le plus


complexe. Le contrôle de la qualité du réseau de l'échange segmentaire est difficile car il
nécessite une grande quantité d'ingénierie et une opération d’interconnexion complexe entre
les fabricants.

2.3. Principes de planification de la couverture


Avec la même topographie et la même bande de fréquences, la couverture du réseau radio peut
différer car elle dépend des caractéristiques matérielles de la BTS, des technologies existantes
et de la configuration du système d'antenne.

10
Pour maintenir les performances de la couverture réseau, comparez la capacité de couverture
de la BTS avant et après le remplacement des équipements.

 Comparaison de la capacité de couverture de la liaison montante :

Comparez la sensibilité de référence des BTS de différents fabricants et améliorez la


sensibilité de la liaison montante en utilisant la TMA et la technique de diversité de réception.

 Comparaison de la capacité de couverture de la liaison descendante :


Comparez la puissance de l'armoire des BTS dans différentes configurations et de différents
fabricants. Comparez également les stratégies de configuration fournies pour maintenir la zone
de couverture.
2.4. Principes de la planification des paramètres de la cellule

Les principes de la planification des paramètres de cellule sont les suivants :

 Planification de fréquence : Vérifiez les ressources de fréquences


disponibles avant et après la permutation. Évaluer la planification des fréquences du réseau
d'origine via le drive test et les compteurs de statistiques de trafic d'interférence.

- Si la configuration du site change légèrement, il vous suffit de


modifier la planification de la fréquence d'origine.

- Si la configuration du site change de manière significative ou si les


ressources de fréquence doivent être réattribuées ou si la planification de fréquence d'origine
n'est pas satisfaisante, vous devez effectuer une nouvelle planification de fréquence.

 Planification du transfert intercellulaire et du contrôle de


l'alimentation : Vous pouvez effectuer certains ajustements dans les relations de cellules
voisines d'origine, puis utiliser les relations ajustées. Pour éviter de grands changements dans
les comportements de transfert après le swap, utilisez des algorithmes qui présentent une
différence relativement faible.

 Planification de la zone de localisation : La mise en réseau


indépendante du MSC nécessite de nouvelles zones de localisation. Dans d'autres cas, la
planification d'une nouvelle zone de localisation dépend du nombre de BTS. Lorsque vous
effectuez une nouvelle planification de zone d'emplacement, tenez compte de la stratégie de

11
radiomessagerie, de la mise à jour de l'emplacement, du paramètre SDCCH sur le bord de la
zone d'emplacement, des liens de signalisation MSC et de l'utilisation du processeur.

2.5. Acceptation après le swap du réseau

L'acceptation après la modernisation du réseau comprend le Drive Test, l'analyse des


statistiques de trafic, l'analyse des alarmes et l'analyse des plaintes des utilisateurs. Comparez
les résultats des tests effectués avant et après le swap pour connaître les changements dans la
qualité du réseau.

II. Pourquoi le swap ?

Les opérateurs procèdent au swap des équipements soit pour changer de fournisseur ou
remplacer les équipements obsolètes qui ne seront plus pris en charge par le fournisseur
actuel. Et aussi pour améliorer la qualité de leur réseau et augmenter la capacité à accueillir
plus d’utilisateurs.

12
1. Amélioration de la couverture radio

L’installation des nouveaux équipements a pour but d’améliorer la couverture radio afin de
permettre aux abonnés de capter un signal plus fort, net et de longue portée pour bénéficier
encore plus des différents services de l’opérateur.

2. Amélioration de la qualité de service

Le changement des équipements permet d’augmenter les performances du réseau en réduisant


les interférences, et aussi d’accroitre le nombre de ressources sur les différentes cellules des
sites.

Les données collectées lors des campagnes de couverture radio (drive test) permettent de
configurer le réseau en fonction des besoins de qualité de service définis suivant des critères
bien connus des opérateurs mobiles tels que :

 Zones urbaines, Zones rurales, Routes, Immeubles, Aéroports, etc.

 Taux de réussite d'appel, Taux d'erreur du handover, Qualité de réception RF

3. Rapport qualité prix (coût / service)

L'optimisation des réseaux mobiles permet aux opérateurs d’accroitre sa capacité pour plus
d’abonnés, de proposer plus de services et de supporter les nouvelles applications dévoreuses
de bande passante, tel que le trafic engendré par les Smartphones, sans augmenter
considérablement les coûts d'investissement.

III. Généralités sur l’UMTS

1. Présentation de la norme UMTS

1.1. Introduction

Il existe plusieurs technologies 3G dans le monde. Chacune d’elles suivent les


recommandations IMT2000 suivant les continents. Ainsi pour :
Europe : UMTS (Universal Mobile Télécommunications System)

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Amérique : CDMA-2000 (Code Division Multiple Access)

Japon et Corée : W-CDMA (Wideband Code Division Multiple Access)

Chine : TD-SCDMA (Time Division Synchronous Code Division Multiple Access)

Ces normes permettent de transporter les données sans-fil à haut débit sur la même connexion. La
particularité des technologies 3G est d’avoir un réseau cœur IP. L’UMTS est ainsi la norme de
télécommunication de troisième génération utilisée en Europe. Elle est basée sur la technologie
W-CDMA et a été développée à partir de 2004 avec la Release 99 (R99). Sa bande de fréquence
de fonctionnement est 2100 MHz. Les spécifications techniques de cette norme sont développées
au sein de l’organisme 3GPP. L’UMTS est compatible avec tous les réseaux du monde du fait de
la possibilité du roaming au niveau mondial. Le réseau UMTS ne remplace pas le réseau GSM
existant puisque la coexistence entre ces deux réseaux est possible.

1.2. L’évolution de la téléphonie mobile

La téléphonie mobile a progressivement évolué depuis les réseaux de première génération


(1G) analogiques et non cellulaires vers les réseaux de deuxième génération (2G) numériques
et cellulaires, dont la mise en place s'est accélérée dans les années 90 grâce à des décisions
communes établies par le groupe CEPT.

Du réseau de transmission de services voix, un cadre technique s'est mis en place pour
proposer aussi le transfert de données à des débits plus importants grâce à une gestion
différente, par paquets, des informations échangées.

Cela a permis de voir émerger la technologie 2,5G avec le GPRS, puis 2,75G grâce à la
technologie EDGE. Ces deux dernières ont profité de l'infrastructure existante 2G du GSM.
Le débit proposé reste faible (200Kbit/s) par rapport aux offres filaires (512Kbit/s) et au-delà
pour l’ADSL.

Pour améliorer davantage et proposer d’autres services, il a fallu changer d'architecture.


Distincte des modes de transmission antérieurs, elle est qualifiée de 3G, ou réseau de
troisième génération.

Presqu’en même temps, la Chine, dont l'activité économique connaît un développement sans
précédent depuis les années 2000, préfère se distinguer et construire entièrement son propre
standard 3G : c'est le TD-SCDMA.

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Au-delà de ces technologies différentes, la 3G ne suffit pas à elle-même et des évolutions
permettent d'améliorer ses performances. En Europe, l'UMTS peut être mis à jour en
HSDPA, puis en HSUPA, augmentant sensiblement les débits et ouvrant la voie vers de
nouveaux usages.

Figure 1 : Evolution des réseaux mobiles

2. Objectifs de l’UMTS

Agréés par l’UIT, les réseaux d’accès 3G doivent satisfaire les caractéristiques techniques
suivantes :

 Services à haut débit : Le minimum est de 64Kbits/s dans tout type


d’environnement, et le maximum est de 2Mbits/s dans les environnements indoor avec une
mobilité restreinte.

 Transmission de données de manière symétrique et asymétrique : Dans une


transmission symétrique, le débit de la voie montante (du terminal vers le réseau fixe) est
égal à celui de la voie descendante (du réseau fixe vers le terminal mobile). Au contraire,
dans une communication asymétrique, le débit dans les deux voies est différent.

 Type de commutations : Services à commutation de paquets pour la


transmission de données, et à commutation de circuits pour la transmission de la voix.

 Possibilité d’offrir des services multimédias lors d’une même connexion et

15
avec des qualités de services différents (débits, taux d’erreurs, délais de transfert...) pour
les différents types de médias (voix, audio, données…).

 Itinérance (roaming) entre les différents systèmes de troisième génération.

3. Architecture de l’UMTS

Cette architecture se compose de deux domaines principaux, le domaine de l’équipement


usager et le domaine de l’infrastructure. Ce dernier est subdivisé en deux sous-domaines, le
domaine du réseau d’accès et le domaine du réseau cœur.

La figure 2 ci-dessous schématise bien cette architecture :

Figure 2 : Architecture globale du réseau UMTS

16
3.1 Le domaine de l'équipement usager (UE)

Le domaine de l’équipement usager comprend tous les équipements terminaux, il peut être
également divisé en deux sous-domaines, l’équipement mobile et le module d’identité des
services de l’usager USIM qui est une puce électronique qui donne accès au réseau de
l’opérateur.

3.2 Réseau d’accès UTRAN

Le réseau d’accès UTRAN est doté de plusieurs fonctionnalités. Sa fonction principale est de
transférer les données générées par l’usager au réseau cœur en utilisant les interfaces U u et Iu.
Cependant, il est chargé d’autres fonctions :

 Sécurité : Il permet la confidentialité et la protection des informations échangées

par l’interface radio en utilisant des algorithmes de chiffrement et d’intégrité.

 Mobilité : Une estimation de la position géographique est possible.

 Gestion des ressources radio : Le réseau d’accès est chargé d’allouer et de


maintenir des ressources radio nécessaires à la communication.
 Synchronisation : Il est aussi en charge du maintien de la base temps de
référence des mobiles pour transmettre et recevoir des informations.

Le réseau d’accès UTRAN est composé de plusieurs éléments : une ou plusieurs stations de
base (appelées NodeB), des contrôleurs radio (RNC) et des interfaces de communication
entre les différents éléments du réseau UMTS.

NodeB :

Le rôle principal du NodeB est d’assurer les fonctions de réception et de transmission radio
pour une ou plusieurs cellules du réseau d’accès avec un équipement usager. La NodeB
travaille au niveau de la couche physique du modèle OSI (codage et décodage). Nous
pouvons trouver deux types de NodeB :

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Figure 3 : NodeB avec antennes sectorielles Figure 4 : NodeB avec antenne omnidirectionnelle

RNC :

Le rôle principal du RNC est de router les communications entre la NodeB et le réseau cœur
de l’UMTS. Il effectue le contrôle de puissance et de charge, l’allocation de codes, le
séquencement de la transmission de données, la combinaison ou la distribution des signaux
provenant ou allant vers différents NodeB dans une situation de macro diversité.

3.3 Réseau cœur

Le réseau cœur de l’UMTS a comme fonction principale : la gestion des appels, l’itinérance,
la sécurité et la communication avec les réseaux externes. Il est composé de deux domaines :

 Le domaine CS (Circuit Switched) utilisé pour la téléphonie.

 Le domaine PS (Packet Switched) qui permet la commutation


de paquets, utilisé pour la connexion internet.

Ces deux domaines permettent aux équipements usagers de pouvoir gérer simultanément une
communication paquets et circuits.

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4. Méthode d’accès radio : WCDMA

W-CDMA (Wideband Code Division Multiple Access, Multiplexage par code large bande)
est une technique utilisée pour la téléphonie mobile de troisième génération (UMTS) et qui
est une évolution de la technique CDMA.

Ainsi cette dernière permet une efficacité du point de vue spectral, la sécurité de transmission
et la gestion du plan de fréquence, et cela en se basant sur les étapes représentées par le
schéma suivant :

Figure 5 : Les différentes étapes utilisées pour le W-CDMA

Le signal d’émission subit un codage source qui permet de transformer la séquence issue de
la source en une séquence normalisée ne présentant quasiment plus la redondance de sorte à
réduire la durée de transmission pour un même débit, puis un codage canal qui permet à son
tour de lutter efficacement contre les erreurs de transmission qui affectent les symboles
individuels.

4.1 Principe de l’étalement du spectre


Le W-CDMA réalise un étalement de spectre selon la méthode de répartition par séquence
directe. Pour cela, chaque bit de l’utilisateur à transmettre est multiplié (OU exclusif) par un
code pseudo aléatoire PN (Pseudo random Noise code) propre à cet utilisateur.

La séquence du code (constituée de N éléments appelés "chips") est unique pour cet
utilisateur en question, et constitue la clé de codage. La longueur L du code est appelée
facteur d’étalement SF (Spreading Factor). Si chacun des symboles a une durée T b, on a 1
chip toutes les Tb/N secondes. Le nouveau signal modulé a un débit N fois plus grand que le
signal initialement envoyé par l'usager et utilisera donc une bande de fréquences N fois plus
étendue. Nous avons donc une relation entre le débit initial et le débit final du type :

Équation 1 : Calcul du débit chip

19
Remarque :

La relation ci-dessus nous permet de dire que plus le facteur d’étalement SF est élevé, plus le
débit chip sera élevé. Cela implique que le débit de données du canal sera élevé. Les canaux à
débits variables peuvent être libérés en fonction des besoins de l’utilisateur.

Figure 6 : Principe de l’étalement de spectre

Afin de pouvoir lire le message codé envoyé, le récepteur doit réaliser la même opération. En
effet, ce dernier génère la même séquence d’étalement qu’il multiplie au signal reçu afin
d’obtenir les données. Les données des autres utilisateurs (pas de multiplication avec la
séquence d’étalement) restent étalées.

 Codes d’étalement

Chaque utilisateur possède un code, il est donc nécessaire de n’avoir aucune interférence
entre ceux-ci. Pour cela, nous utilisons des codes orthogonaux dits codes OVSF (Orthogonal
Variable Spreading Factor Code) afin de modifier le facteur d’étalement et de conserver
l’orthogonalité des différents codes d’étalement. Ces codes sont définis par un arbre OVSF
où chaque nœud possède 2 fils. Les codes des 2 fils sont issus du code de leur père commun,
c'est-à-dire que leur code est composé par le code du père et de son complémentaire. L’arbre
des codes OVSF ainsi créé peut être représenté sous la forme de la matrice de Hadamard :

20
Figure 7 : Arbre des codes OVSF

L’arbre ci-dessus, nous montre la relation entre le facteur d’étalement et le nombre de codes
disponibles pour un étalement donné. Il est important de savoir que le facteur d’étalement
détermine la longueur du code. Le nombre de bits dans les trames des canaux dédiés pour le
transfert des données est obtenu par l’intermédiaire de la relation suivante :

Équation 2 : Calcul du facteur d'étalement

Dans un tel arbre, il n’est pas possible d’utiliser tous les codes OVSF simultanément. Comme
vu précédemment, le code de chaque nœud est déterminé en fonction du code du nœud père.
Cela implique donc que pour une branche, les codes ont une relation entre eux, ce qui
empêche l’utilisation d’autres codes lorsque l’un d’entre eux est utilisé.

Figure 8 : Utilisation des codes OSVF


La figure 8 indique que le code C2,2 est utilisé, ce qui empêche tous les autres codes de la
même branche d’être utilisés. Cette règle impose une contrainte forte sur les disponibilités
des canaux pour le haut-débit, ce qui implique que le nombre d’utilisateurs simultanés en
téléchargement de données est limité.

21
4.2 Codes d’embrouillage (Scrambling Code) :

L’embrouillage, réalisé par l’émetteur, permet de séparer les différents signaux d’une même
station de base ou d’un même terminal sans modifier ni le débit, ni la bande passante. Cela
permet d’étaler un signal par plusieurs émetteurs avec le même code d’étalement sans
compromettre la détection des signaux par le récepteur. Il existe un arbre de codes
d’étalement pour chaque code d’embrouillage, ce qui permet aux émetteurs d’utiliser leurs
arbres de codes indépendamment.

 Pour la voie descendante

Les signaux venant du NodeB vers les mobiles présents dans sa cellule, sont des signaux
synchronisés venant de la même source (NodeB). Donc chaque mobile se voit attribuer un
code d’étalement OVSF. Le réseau utilise tous les codes d’étalement possibles, et chaque
cellule utilise un code d’embrouillage particulier, ce qui permet de différencier les cellules
entre elles. Au total il y a 8192 codes de brouillage pour séparer les cellules.

 Pour la voie montante

Les différents signaux venant des UE vers le NodeB sont des signaux non synchronisés (des
sources différentes) et peuvent être séparés par des codes d’embrouillage. Chaque mobile se
voit allouer un code d’embrouillage différent parmi les 224 codes disponibles. Par ailleurs, il
peut utiliser tous les codes d’étalement possibles.

5. HSDPA

Le HSDPA (High Speed Download Packet Access) est doté d’un ensemble de propriétés dont
la combinaison permet d’améliorer la capacité du réseau ainsi que le débit de données jusqu’à
plus de 10Mbps pour le trafic sur le lien descendant.

Parmi ces propriétés, nous retrouvons des techniques connues et utilisées dans des standards
d’évolution tels que le GSM/EDGE et que l’on résume par les différents points suivants :

 La technique de modulation et de codage adaptatif AMC (Adaptative


Modulation and Coding)

22
 Une méthode de retransmission hybride rapide appelée H-ARQ (Hybrid
Automatic Repeat reQuest)

 Des algorithmes d’ordonnancement rapide de paquets FPS (Fast Packet


Scheduling)

AMC : Modulation et codage adaptatif

Connu sous le nom d’adaptation au lien radio, AMC permet d’adapter la combinaison
modulation-codage aux conditions moyennes du canal radio pour chaque utilisateur d’une
façon dynamique.

La décision d’une transmission en 16QAM ou QPSK est faite dans le réseau en utilisant la
qualité du canal d’information provenant du mobile via un canal de contrôle montant. Cette
combinaison, appelée schéma de modulation et de codage MCS (Modulation and Coding
Scheme), a été proposée par le 3GPP dans la Release 5.

HARQ : Mécanisme de retransmission hybride

La technologie HSDPA s’appuie sur un mécanisme HARQ asynchrone et adaptatif, et peut


fonctionner avec les deux variantes Soft combining et IR.

La propriété "asynchrone" vient du fait que la retransmission des paquets ne se


fait pas directement après avoir reçu les acquittements (programmé à n’importe quel instant).
La propriété "adaptatif" : des retransmissions sont réalisées en utilisant un autre type de
modulation (16QAM) autre que celui qui a été utilisé pour la transmission originale (QPSK).
On distingue deux variantes de l’HARQ :

 HARQ de type 1 : (appelée aussi chase combining ou soft combining) fait


appel à la retransmission par l’émetteur du même paquet de données codées. Le décodeur
au niveau du récepteur combine ces copies multiples du paquet envoyé.

 HARQ de type 2 : (connue aussi sous le nom de IR (Incremental Redundancy))


contrairement à la précédente qui envoie des répétitions simples de tout le paquet encodé,
celle-ci envoie une information redondante additionnelle d’une manière incrémentale si le
décodage échoue à la première tentative.

Ordonnancement rapide

23
L’ordonnancement est l’un des mécanismes de gestion de ressources les plus importants dans
les réseaux HSDPA. Il permet de déterminer à quel utilisateur il convient de transmettre dans
un intervalle de temps donné. C’est un élément déterminant dans la conception puisqu’il
répartit l’allocation du canal entre les utilisateurs et détermine ainsi, d’une manière générale,
le comportement global du système.

6. Le Handover

Le handover désigne l'ensemble des opérations mises en œuvre pour permettre qu'un
équipement utilisateur change de cellule sans interruption du canal radio pendant une
conversation ou un transfert des données.

Contrairement aux systèmes GSM (2G) où le passage d’une cellule vers une autre occasionne
une coupure brutale de la communication entre le mobile et le réseau connue sous le nom
«drop-before- make », les systèmes UMTS (3G) permettent à un mobile de maintenir le lien
radio avec au moins une cellule avant de rompre la connexion courante «make-before-drop».

6.1 Le concept du Handover

Le réseau doit veiller à assurer le plus efficacement la passation d’une communication entre
l’ancienne cellule et la nouvelle cellule. Chacun des acteurs (mobile et réseau) devra faire sa
part de travail.

Le Mobile :

 Être capable, en cours de communication, de mesurer la qualité de la


communication (lien DL).
 Être capable de faire des mesures de puissance sur les cellules voisines.
Remonter ces rapports de mesure au réseau (soit de manière périodique, soit sur
demande).

Le réseau :

 Connaitre la qualité de la communication dans le sens UL (mesures enregistrées


par la station de base gérant la communication).

 Connaître le niveau de puissance du lien UL.


 Analyser ces rapports de mesure et décider s’il est temps d’indiquer au mobile
d’exécuter un handover

24
Dans le système UMTS, différents types de handover sont introduits. On distingue le
soft/softer handover, le hard handover.

6.2 Le soft/softer handover :

Le soft/softer handover sont deux types de handover implémentés dans le système UMTS et
qui sont spécifiques à la technologie WCDMA.

 Le soft handover intervient lorsque le mobile est dans la zone de chevauchement de deux
cellules. Il permet à un mobile d'utiliser plus qu'un lien radio pour communiquer avec le
réseaufixe. Cette procédure permet de diminuer le taux d'échec de handover aux bords des
cellules et améliore significativement la qualité de signal. Le déclenchement de ce type de
handover se fait en se basant sur les mesures effectuées par le mobile sur les canaux pilotes
des différentes stations de base. Le soft handover correspond au cas où les deux liens radio
sont contrôlés par des stations de base différentes.

 Le softer handover est la situation dans laquelle une seule station de base reçoit les
signaux d'un seul utilisateur à partir de deux secteurs qui desservent.

Figure 9 : Mécanisme du soft/softer handover dans l’UMTS

6.3 Le hard handover

Le hard handover consiste à libérer l'ancienne connexion avant qu'une nouvelle connexion
radio entre le mobile et le réseau ne soit établie. Ce type de handover est utilisé dans les
réseaux GSM, où dans chaque cellule on a des fréquences différentes. Un mobile qui passe
dans une nouvelle cellule provoque la rupture de l'ancienne connexion avant qu'une nouvelle

25
connexion utilisant une autre fréquence ne soit établie dans la cellule visitée. La figure
suivante illustre le hard handover en UMTS :

Figure 10 : Le hard handover

Le déroulement de la procédure de hard handover se compose de trois phases :

La préparation :
En complément des ressources allouées sur l'interface I u, le RNC cible doit allouer un circuit
virtuel sur l'interface Iub avec la NodeB cible. De plus un nouveau lien radio est activé dans la
cellule cible, au moyen de la procédure de RLS (Radio Link Setup) du protocole NBAP
(NodeB Application Part).

L'exécution :
Durant cette phase, le RNC doit commander au mobile de changer de cellule. La phase
d'exécution est terminée lorsque le mobile a basculé avec succès sur la nouvelle cellule et
qu'un nouveau lien radio a été alloué.

La libération des anciennes ressources inutilisées :


L'ancien lien radio et le circuit virtuel sont libérés par l'ancien RNC.
En somme, le hard handover peut être causé par :

Le Manque de couverture dans une zone donnée.


La dégradation de la qualité de communication.
La charge de la cellule.
Le regroupement des services.

26
Dans les réseaux UMTS, le hard handover est employé lorsqu'un mobile passe entre deux
cellules utilisant deux fréquences différentes ou employant des modes différents.

6.4 Les mesures du handover


Les mesures du handover sont spécifiques à la couche physique. Les cellules mesurées par
l’UE sont classées dans trois catégories :

 Active Set : Les cellules appartenant à l’Active Set dont le nombre maximal est
trois (3). Ces cellules communiquent simultanément avec l’UE en mode FDD. Elles ne
peuvent être qu’intra-fréquence d’où leur participation au soft/softer handover.

 Monitored Set : Contient les cellules qui ne figurent pas au niveau de l’Active
Set mais qui représentent de bonnes candidates à y être ajoutées. Elles sont au nombre
maximal de trente-deux (32).
 Detected Set : Ce sont les cellules détectées par le mobile mais qui ne figurent
ni dans l’Active Set ni dans le Monitored Set.

27
IV. Drive Test
1. Définition

Le drive test (test de mesure) est une méthode de mesure et d'évaluation de la couverture, de
la capacité et de la qualité de service (QoS) d'un réseau de radiocommunication. Il est
effectué pour vérifier les critères de couverture du site cellulaire avec l'outil de test de mesure
RF (Radio Frequency). Les données collectées par l'outil de test de mesure sous la forme de
fichiers journaux (logs) sont analysées pour évaluer les divers paramètres RF du réseau.

Les mesures drive test sont des campagnes de mesure effectuées par les techniciens et
ingénieurs de l'opérateur. Elles constituent le meilleur moyen de vérifier les performances du
réseau et de les ajuster aux attentes des abonnés car elles décrivent l'état de la qualité du
réseau telle qu'elle est perçue par les abonnés.

Durant les campagnes de mesure, le technicien teste :

o L'établissement de l'appel (absence d'échec)

o Le maintien de la communication pendant une certaine période (absence de


coupure)

o La qualité de la communication

o Le débit de la connexion internet

La technique consiste à utiliser un véhicule à moteur contenant un équipement de mesure d'une


interface radioélectrique capable de détecter et d'enregistrer une grande variété de paramètres
physiques et virtuels du service cellulaire mobile dans une zone géographique donnée.

Les drives tests sont sans doute une partie essentielle pour optimiser de façon continue les
performances du réseau mobile afin de maintenir la satisfaction des abonnés. Pour réaliser une
étude de la qualité de service dans les réseaux mobiles, une équipe se déplace dans une voiture
munie d'une chaine de mesure numérique de type drive test composée essentiellement de :

 Terminal Mobile avec une carte USIM

 GPS (Global Positionning System)

 Ordinateur portable doté d’un logiciel test

28
2. Les éléments de la chaine de mesure

La chaine de mesure drive test est basée principalement sur des mesures d'accessibilité et
d'établissement de communication. Ses différents éléments sont les suivants :

 Le Mobile Station (MS) dans la chaine de mesure est appelé mobile à trace
directement rattaché à l’ordinateur portable par un câble avec lequel il communique les
mesures effectuées. Ce MS contient plusieurs fonctionnalités.

 Le Global Positionning System (GPS) : C’est un outil indispensable dans la


chaine de mesure car il renseigne sur la position géographique de chaque point de mesure
afin de localiser exactement le défaut sur le réseau. Une précision du GPS est demandée.

 L'ordinateur portable doté du logiciel (Tems Investigation) : Il permet l'acquisition


et le traitement des données récupérées par le mobile à trace et du récepteur GPS. Une fois les
mesures obtenues, cet ensemble permet de constater l'état du réseau en place.

Figure 11 : Chaine de mesure

Les tests que l’on peut en général effectuer portent sur :


Short call : Il s’agit des appels courts programmés à l’aide de script. Le but est de
tester les problèmes liés à l’établissement des appels.
Long call : Ces appels longs vérifient les problèmes liés aux handovers.

Download : Permet de tester le débit en lien descendant.

Upload : Permet de tester le débit en lien ascendant.

29
3. Types de drive test

Selon l’information qu’on souhaite exploiter lors de l’optimisation, on distingue deux types
de drive test à effectuer. Le Single Site Verification (SSV) et le Cluster drive.

3.1 Single Site Verification

Le test SSV est une partie de l’optimisation qui vise à s’assurer que les fonctions de base
d’un site sont normales, comme l’établissement et la qualité des appels, le handover, etc.
Cette démarche consiste à exécuter un certain nombre de tests pouvant montrer des
défaillances au niveau de l’installation.

3.1.1 Test statique


Pour atteindre les objectifs, ces tests sont réalisés dans un premier temps pour chaque secteur
de la station de base. Pour cela on se positionne devant chaque secteur à une distance qui ne
doit pas dépasser les 100 mètres.

Les métriques de performances relevées au cours d’un test statique en 3G :

 Short Call : Permet de vérifier l’accessibilité de l’utilisateur au réseau.

 Video Call : Permet de vérifier la fonctionnalité du service vidéo sur le site.

 Reselection : Permet de tester la flexibilité du basculement de la 2G vers la 3G

(s’assurer que la technologie 3G est prioritaire sur la technologie 2G).


 DL User throughput : C’est le débit du téléchargement en voie descendante.

 UL User throughput : C’est le débit du téléchargement en voie ascendante.

3.1.2 Test dynamique

Il est réalisé dans un deuxième temps ; en effectuant des parcours autour du site dans un
rayon de 500 mètres approximativement pour évaluer l’opération de handover et la
sélection/resélection entre tous les secteurs. Ces parcours sont au nombre de deux (2) : un
pour les appels voix et un pour tester le téléchargement.

30
Les métriques de performances relevées au cours d’un test dynamique en 3G :
 RSCP (Received Signal Code Power) : C’est le niveau de puissance du canal pilot de
la cellule reçue. C’est le premier paramètre qui doit être analysé lors de l’optimisation RF 3G.
Il permet de connaitre les zones qui souffrent de mauvaise couverture.
 UE Tx power : La puissance totale du UE transmise sur un support mesuré dans un
intervalle de temps.
 EcNo : Toute technologie utilise le rapport signal-interférence pour mesurer la
qualité du canal.
 CQI (Channel Quality Indicator) : Informe le planificateur de la BTS sur le débit
de donnée que le terminal est capable de recevoir à un moment donné. Comme son
noml'indique, il s'agit d'un indicateur portant l'information sur la façon avec laquelle le canal
de communication est de bonne ou mauvaise qualité. C’est pour le HSDPA.

3.2 Cluster drive


A la différence du test SSV qui cherche à évaluer les performances relatives à chaque site
indépendamment des autres, le cluster drive sert à optimiser les performances d’une zone
donnée afin d’atteindre les seuils d’acceptation déjà fixés. Le drive test consiste à parcourir
les rues de chacun de ces clusters en enregistrant les informations requises. Cela inclut :

 L’optimisation de la couverture et de la capacité.

 L’interférence et le pilot pollution entre les cellules.

 Les problèmes de mobilité.

Il faut noter que les outils utilisés lors de ces drives tests sont les mêmes que pour les tests
SSV. Cependant le cluster drive concerne les tests suivants: Long Call, Short Call, Downlink,
Uplink. Les éléments suivants doivent être pris en considération durant le drive test :

 Les chemins de test doivent être à l’intérieur de la couverture,

 Éviter la répétition du même trajet,

 Circuler le plus possible à travers les routes présentant des obstacles,

 Sillonner toute la région spécifiée,

 Parcourir la région dans la même journée,

 Essayer de tester avec la même vitesse (30 à 50 km/h).

31
Chapitre IV : Déroulement du swap

I. Description générale des équipements

La NodeB est composée du système module qui a la fonction de BTS et du module radio qui
joue le rôle d’amplificateur de signal.

1. Equipements ALU

Voici quelques caractéristiques des équipements (NodeB) d’Alcatel Lucent (ALU). Voir
Annexes 8 et 9.

1.1 Système Module

Property Height Depth Width Weight Capability Power

Value 120mm 350mm 450mm 12Kg 128 (x3) Users 160W

Tableau 1 : Caractéristique de la NodeB ALU


1.2 Module Radio

Nous avons un module radio pour chaque antenne ce qui nous donne trois (3) modules radio
puisque nous avons trois antennes. Nous présentons dans ce tableau les caractéristiques d’un
module.

Property Height Depth Width Weight Volume Power

Value 508mm 215mm 328mm 22Kg 13.9L 300W

Tableau 2 : Caractéristique du RRH ALU

32
2. Equipements NOKIA

Voici quelques caractéristiques des équipements (NodeB) de NOKIA. Voir Annexes 1 et 2

2.1. Système Module

Property Height Depth Width Weight Capability Power

Value 115mm 420mm 447mm 11.5Kg 256 (x3) Users 125W

Tableau 3 : Caractéristique du système module NOKIA

2.2. Module Radio

Nous avons un module radio qui gère les trois antennes

Property Height Depth Width Weight Volume Power

Value 133mm 420mm 447mm 24Kg 19.3L 240W

Tableau 4 : Caractéristique du module radio NOKIA

3. Comparaison

Système Module ALU NOKIA

Poids (Kg) 12 20.5

Capacité (utilisateurs) 384 768

Puissance énergétique (W) 160 125

Durée de vie (Année) 15 20

Tableau 5 : Tableau comparatif des caractéristiques des équipements ALU-NOKIA

33
II. Procédure de swap
La procédure de swap comprend 4 grandes étapes qui se définissent comme suit :
1. Drive test avant swap
Le test pré-swap sera effectué sur des itinéraires prédéfinis dans des zones géographiques
prédéfinies à l'aide d'outils de test standard et au niveau du réseau. Les routes de test et les
zones géographiques doivent être discutées et convenues avant le début du projet. Le résultat
du test de mesure pré-swap sera utilisé comme niveau de référence pour la vérification de la
performance du réseau radio une fois le swap terminé. Le rapport de test de mesure pré-swap
comprend des rapports statistiques sur la force et la qualité du signal reçu, le taux de réussite
de la configuration d'appel, le taux de réussite du transfert intercellulaire et le taux de coupure
d'appel. Les résultats du test pré-swap seront documentés sous la forme d'un indice de qualité
réseau (NQI).

2. Installation des équipements NOKIA


Dans cette étape, il est question d’installer les nouveaux équipements dans un emplacement
spécifié à cet effet sans interrompre le fonctionnement de l’équipement actuel, les mettre sous
tension et les connecter au réseau sans les mettre en service.

Pendant cette étape, on observe les KPIs et on vérifie les alarmes présentes sur une période
d’au moins deux semaines.

Avant l’opération du swap le site comprend deux BTS 2G et 3G chacune d’elles a son propre
redresseur et ses batteries, un DDF (Digital Distribution Frame) pour la transmission ATM et
un ODF (Optical Distribution Frame) pour la transmission IP ainsi que deux TGBT (Tableau
Général Basse Tension) comme le montre le schéma ci –dessous.

Figure 12 : Vue du site avant swap

34
3. Extinction des équipements ALU et Mise en service des équipements NOKIA
L'étape suivante, la plus cruciale, est déclenchée par le top départ donné par le Technopôle,
généralement en plein cœur de la nuit afin de déranger le minimum de clients car un swap
nécessite la coupure de l’équipement sur lequel ils sont raccordés pendant quelques heures. Les
choses vont ensuite très vite : l'alimentation de l’équipement est coupée dans l'armoire électrique,
tous les câbles sont déconnectés de l'ancien équipement pour être reliés au nouveau, puis l’ancien
est retiré de la baie. Reste enfin à reconnecter les câbles réseau puis à réenclencher l'alimentation.
Les techniciens procèdent aussitôt à la comparaison de la configuration de l’équipement d'origine
pour s’assurer que tous les paramètres ont été configurés.

Après le swap, on aura une seule BTS supportant les deux modes 2G et 3G (et aussi la 4G)
avec un seul redresseur accompagné d’un seul ensemble de batteries pour alimenter la BTS
en cas de coupure de l’électricité.

Figure 13 : Vue du site après swap

4. Drive test après swap


Le test d'acceptation après le swap sera effectué après l'achèvement du swap de l'ensemble du
réseau BSS. Dans la mesure du possible, les tests de mesure post-swap seront effectués dans
des conditions de trafic similaires à celles d'avant, route, jour de la semaine et heure de la
journée pour les tests similaires à ceux des tests de mesure pré-swap. Le même ensemble de
routes de test de mesure, tel qu'il est utilisé dans les tests de mesure de pré-swap, sera
également utilisé pour les tests de mesure post-swap. Le rapport de test de mesure post-swap
inclut les mêmes rapports que le test pré-swap.

35
Les résultats du test de mesure post-swap seront documentés sous la forme d'un indice de qualité
réseau (NQI). Des graphiques cartographiques pour la force et la qualité du signal reçu peuvent
également être fournis si les cartes numériques sont disponibles. Les résultats de la vérification
de la performance du réseau sont présentés sous la forme d'un indice de qualité du réseau (NQI),
qui est utilisé pour l'analyse comparative des performances du réseau. L'objectif de la procédure
d'analyse comparative des performances du réseau radio est de comparer les objectifs de
performance du réseau radio en fonction de la cible NQI du test pré-swap. Les données du test de
mesure post-swap sont évaluées et présentées dans un rapport de test distinct comprenant les
chiffres NQI résultants pour chaque catégorie de domaine de service afin de montrer que les
exigences selon la cible NQI de test pré-swap ont été remplies.

36
PARTIE III : ANALYSE ET
SOLUTION DU PROBLEME -
(OPTIMISATION DU CLUSTER DE
YAMOUSSOUKRO)

37
Chapitre V : Présentation du Cluster de Yamoussoukro
I. Définition du cluster de Yamoussoukro
1. Zone de couverture

Nous allons présenter la zone choisie qui est la ville de Yamoussoukro, capitale politique de
la Côte d’Ivoire. Le cluster sera appelé Cluster Yamoussoukro.

Le choix des routes de test varie selon les différents scénarios de vérification du cluster. Cette
spécification est basée sur la densité de distribution des sites et l'environnement radio. Les
principales caractéristiques des routes de test sont les suivantes :

 Les routes de test devraient couvrir les routes qui sont desservies par les secteurs des
sites à tester. En outre, les rues principales autour des stations de base devraient également
être incluses.

 Les routes de test devraient atteindre les zones couvertes par les cellules qui se
trouvent autour des stations de base à tester afin de garantir que la zone de couverture réelle
du site et ses fonctions de transfert peuvent être vérifiées.

 La conception des itinéraires de test devrait tenir compte des coutumes locales de
voyage afin de réduire le temps d'attente aux feux de circulation.

 Pour les sites isolés, la zone de couverture normale du site doit être testée.

Le parcours a été défini comme le montre la figure ci-dessous.

Figure 14 : Parcours du cluster drive

38
2. Quelques exemples de problèmes RF

L’analyse des problèmes RF (Radio Frequency) repose sur les mesures faites du canal pilote
CPICH. Ces mesures sont importantes pour évaluer les caractéristiques de la propagation
radio et dont l’analyse sert à révéler les problèmes auxquels il faut trouver une solution. Les
principaux problèmes qui peuvent causer une mauvaise qualité de service sont ceux liés à la
couverture du réseau, au phénomène de « pilot pollution » ou de mobilité.

2.1. Les problèmes de couverture du réseau

Une mauvaise couverture est indiquée par une valeur du RSCP inférieure à -95 dBm. Ceci
conduit à une détérioration de la qualité de service et des problèmes d’accessibilité au réseau.
Une très faible couverture pourrait être due à la présence d’obstacles proches de l’antenne.
Afin de résoudre ce problème, l’opérateur doit augmenter la puissance des cellules voisines
de la zone male couverte ou ajuster les tilts et l’azimut des antennes. Si le problème persiste
une intégration d’un nouveau site peut s’avérer nécessaire pour améliorer la couverture.

 Absence de pilote primaire

Un tel problème existe lorsque dans une zone donnée il n’y a pas de cellule principale.
Dans ce cas où la cellule dominante change fréquemment et le mobile a tendance à faire
beaucoup de handover, de sorte que le rendement du système est réduit et la probabilité de
coupure d'appels augmente. On peut améliorer la couverture par des signaux forts dans les
cellules les plus proches en agissant sur le tilt et l’azimut des antennes.

 Couverture débordante (overshooting)

Ce phénomène se produit lorsque la zone de couverture de certaines stations de base


(NodeB) se trouve au-delà de la fourchette prévue. C’est le cas par exemple si les NodeB
sont à une hauteur beaucoup plus élevée que la hauteur moyenne des bâtiments adjacents,
dans ce cas leurs portées vont atteindre des zones plus lointaines. Pour résoudre ce
problème, on peut diminuer le tilt des antennes pour rétrécir la zone couverte par la cellule
débordante. On peut aussi diminuer la puissance de transmission à condition que cela ne
provoque pas une faible couverture dans une autre zone.

39
2.2. Les problèmes relatifs au phénomène de « pilot pollution »
Ceci apparait lorsqu’en un point donné le mobile détecte plusieurs cellules mais aucune d’entre
elles n’est dominante sur les autres. Ce problème arrive dans les conditions suivantes :

 Le nombre de cellules concernées est de 4 ou plus.

 Les valeurs de (CPICH_RSCP1st - CPICH_RSCP 4th) sont< 5dB.

Parmi les causes on trouve :


 Mauvaise hauteur de l’antenne : Si une station de base est construite dans une
position plus élevée par rapport aux bâtiments voisins, la plupart des régions voisines
seront en visibilité directe avec la NodeB. Par conséquent, ses signaux seront
largement transmis et atteindrons ces régions. Ceci cause le « pilot pollution ».

 Mauvaise configuration de tilt et d’azimut : Si les tilts et l’azimut des antennes sont
mal ajustés, alors il y aura plus d’interférence entrainant le « pilot pollution ».

 Mauvais réglage de la puissance CPICH : Lorsque les NodeB rayonnent avec une
densité élevée dans une région étroite, une augmentation de la puissance de CPICH va
élargir la zone de couverture plus que celle planifiée, causant ainsi le phénomène du «
pilot pollution ».
Le « pilot pollution » a un impact sur les performances du réseau. Il provoque l’augmentation
de l’interférence, ce qui augmente le rapport signal sur bruit. Ainsi le taux d’erreur augmente
ce qui influe sur la qualité du réseau. Il peut entrainer également une coupure d’appel puisque
l’absence du pilote primaire provoque une suite d’opération du handover dans une courte
durée. Cela peut causer des coupures d’appel.

Pour résoudre le problème du « pilot pollution » on peut procéder par diverses approches :
 Ajustement de l’antenne : Pour renforcer un pilote d’une antenne par rapport aux
autres pour qu’il devienne dominant sur une zone, il suffit d’ajuster son tilt et azimut
vers cette zone et ceux des autres antennes vers d’autres directions.

 Réglage de la puissance du CPICH : Une méthode directe pour résoudre le problème


de « pilot pollution » consiste à former un pilote primaire en augmentant sa puissance
d’une part et en diminuant la puissance des autres cellules d’autre part.

 Utilisation de microcellule : Si l’ajustement de l’antenne et la puissance ne résolvent


pas le problème on peut recourir à l’implémentation de microcellule.

40
2.3. Les problèmes de mobilité
Durant l’opération de l’optimisation RF, les problèmes du handover concernent principalement
l’optimisation des cellules voisines. Les problèmes pouvant être rencontrés sont :

 Manque de relation de voisinage : Ce problème arrive dans le cas où un mobile détecte,


en se déplaçant, une cellule avec un niveau de puissance meilleur que celui descellules
qui figurent dans sa liste de voisinage, dans ce cas aucune opération de handover ne
sera initiée, ce qui pourrait conduire à des coupures d’appels.

 Retard du handover : Le processus du handover doit être déclenché lorsque la qualité


de la cellule servante commence à se dégrader. Le retard dans cette opération pourrait
engendrer une coupure de service. Pour résoudre ce problème, on doit accélérer le
handover vers une cellule voisine qui présente une bonne qualité en augmentant son
CIO.

 Échec d’exécution : Dans le cas du hard handover ou le handover inter-RAT, l’échec


peut provenir d’une anomalie au niveau du réseau cœur. Pour détecter la source du
problème, on doit suivre les messages de signalisation échangés entre l’UE et le réseau
par un traçage d’appel.

II. Drive test du cluster avant swap


1. Primary Scrambling Code (PSC)
Nous avons une vue générale de la couverture des différents sites sur le parcours mesuré,
pour montrer les relations de voisinage.

Figure 15 : Plot du PSC pré-swap

41
2. Received Signal Control Power (RSCP)

Le RSCP détermine le niveau de puissance du canal pilote de la cellule reçue, généralement


exprimé en dBm. Avec ce paramètre, différentes cellules utilisant la même porteuse peuvent
être comparées et des décisions sur le handover et la resélection des cellules peuvent être
prises. On voit sur cette image que la couverture radio est bonne (94% du plot est supérieur à
-95 dBm) tout au centre et se dégrade aux extrémités.

Figure 16 : Plot du RSCP pré-swap

3. Energy chips per Noise (EcNo)

L’EcNo est l’énergie reçue par puce (terme réservé à la technologie WCDMA) du canal pilote
divisé par le bruit total. Il représente la qualité du signal en UMTS et nous constatons que la
qualité est bonne (85% du plot est autour de -11 dBm) sur presque l’ensemble du cluster.

42
Figure 17 : Plot de l’EcNo pré-swap

4. High Speed Downlink Packet Access (HSDPA)

Le HSDPA est une évolution logicielle qui permet d’offrir des performances de débits plus
élevés. Il représente le débit moyen que l’utilisateur lambda peut avoir sur son terminal. Nous
avons en moyenne 84% de débit supérieur à 2Mb.

Figure 18 : Plot du HSDPA pré-swap

43
5. UE Tx Power

Il est utilisé pour définir les puissances initiales de transmission montante et descendante
lorsqu'un utilisateur accède au réseau. Nous avons en moyenne 75% de la puissance qui est
inférieur à -15 dBm.

Figure 19 : Plot du Tx Power pré-swap

44
6. Statistiques des KPI

Voici en résumé les indicateurs de performance relevé lors du cluster drive pré-swap

KPI Value
CATEGORY KPI NAME
(Pre)

Voice CSSR 97.06%


Accessibility Call
R99 Data services CSSR 99.19%
Setup Success Rate
HSDPA Data services CSSR 93.46%
Voice CDR 4.55%

Retainability Drop Voice CDR for Continuous call 6.67%


Call Rate R99 Data services CDR 3.36%
HSDPA Data services CDR 2.80%
Soft Handover Success Rate 88.32%

Average Tx Power -21.46


Mobility
Average RSCP -75.31
Average EcNo -7.56
R99 FTP Downlink Application Throughput 101.95

R99 FTP Uplink Application Throughput 55.72


Throughput
HSDPA Application Throughput 5419.66
HSUPA Application Throughput 1055.82

Tableau 6 : KPI du cluster drive pré-swap

45
III. Drive test du cluster après swap

1. Primary Scrambling Code (PSC)

En image la couverture des différents sites sur le parcours mesuré après le swap.

Figure 20 : Plot du PSC post-swap

2. Received Signal Control Power (RSCP)


On constate que la couverture radio est moyenne et légèrement inférieur au pré-swap (84%
du plot est supérieur à -95 dBm) tout au centre et la couverture se dégrade aux différentes
branches extrêmes.

46
Figure 21 : Plot du RSCP post-swap

47
3. Energy chips per Noise (EcNo)

Nous constatons que la qualité est bonne dans l’ensemble (84% du plot est supérieur à -11
dBm)

Figure 22 : Plot de l’EcNo post-swap

4. High Speed Downlink Packet Access (HSDPA)


Le débit moyen enregistré représente environ 87% (débit supérieur à 2Mb) sur le parcours
total.

Figure 23 : Plot du HSDPA post-swap

48
5. UE Tx Power

En moyenne 75% de la puissance est inférieur à -15 dBm sur l’ensemble du parcours.

Figure 24 : Plot du Tx Power post-swap

49
6. Statistiques KPI

Voici en résumé les indicateurs de performance relevé lors du cluster drive post-swap

KPI Value
CATEGORY KPI NAME
(Post)
Voice CSSR 100%

Accessibility Call Setup


R99 Data services CSSR 99.21%
Success Rate

HSDPA Data services CSSR 95.89%


Voice CDR 2.10%

Retainability Drop Call Voice CDR for Continuous call 0%

Rate R99 Data services CDR 1.59%

HSDPA Data services CDR 1.43%

Soft Handover Success Rate 96.46%

Average Tx Power -22.21


Mobility
Average RSCP -80.85
Average EcNo -7.31
R99 FTP Downlink Application Throughput 154.44

R99 FTP Uplink Application Throughput 86.11


Throughput

HSDPA Application Throughput 7093.81


HSUPA Application Throughput 1295.35

Tableau 7 : KPI du cluster drive post-swap

50
Chapitre VI : Optimisation du Cluster_Yakro

I. Qu’est-ce que l’optimisation d’un réseau ?

Afin d’atteindre l’objectif de ce travail qui consiste à optimiser le réseau dans l’optique
d’assurer une bonne couverture radio globale, on commencera par la définition du concept
d’optimisation. S’agissant de l’une des principales étapes d’amélioration des performances
des réseaux de télécommunications, l’optimisation consiste en plusieurs types d’analyse et
d’actions à entreprendre afin de maintenir et améliorer la qualité et la capacité du réseau. Une
telle amélioration peut concerner la couverture, la qualité du lien radio ou d’autres
paramètres. Nous allons voir dans ce qui suit les objectifs et le processus d’optimisation qui
permettent grâce à leur cycle périodique d’automatiser les actions à entreprendre suite aux
différentes analyses effectuées. Nous préciserons aussi toutes les parties prenantes du
processus d’optimisation, que ce soit les statistiques (KPIs) ou les données des drive tests.
Nous terminerons par une analyse de quelques problèmes RF.

1. Objectif de l'optimisation radio

Pour satisfaire au mieux leurs clients, les opérateurs mobiles œuvrent pour assurer la continuité

à l’accessibilité des services avec une qualité optimale. Une fois le réseau actif, l’opérateur doit

veiller sur son bon fonctionnement. Il est nécessaire de réaliser un suivi de la qualité de service et
d’adapter le réseau aux différentes fluctuations en vue de son amélioration et de son expansion.
Ainsi l’optimisation d’un réseau cellulaire est motivée par deux objectifs principaux

: améliorer la qualité de service offerte aux utilisateurs et augmenter le volume de trafic


écoulé par le réseau avec les équipements existants.

2. Processus de l'optimisation

Le processus d’optimisation est un cycle périodique à qui on peut faire appel plusieurs fois
dans un même réseau de communication mobile, soit juste après le déploiement du réseau et
c’est ce que nous appelons la pré-optimisation, ou après le lancement du réseau. Les
opérations d’optimisation respectent ce cycle qui se répète tant que ces opérations apportent
toujours des améliorations au réseau. Ce cycle fait appel à plusieurs outils afin de réaliser une

51
étude globale sur le réseau et d’en sortir les différents problèmes et ensuite essayer de trouver
pour chaque problème la solution la plus adéquate.

La figure 25 schématise les étapes de l’optimisation d’un réseau :

Figure 25 Schéma du processus de l’optimisation

3. Statistiques et indicateurs clés de performance

3.1 Statistiques

La qualité de service dans les réseaux des télécommunications reflète le niveau de la


rentabilité et la fiabilité d'un réseau et de ses services. Ainsi les statistiques sont la manière la
plus efficace pour surveiller les performances du réseau. La surveillance du réseau est un
élément clé pour améliorer la qualité du service. La surveillance du QoS (Quality of Service)
comporte divers aspects : l'observation, la qualification et l'ajustement permanent de divers
paramètres du réseau. L’objectif de cette partie est de présenter et détailler tous les aspects
liés à l'extraction, à la manipulation et à l'exploitation des statistiques.

 Utilisation des statistiques

La notion des statistiques dans les réseaux mobiles se rapporte à un ensemble général de
métrique qui aide l'opérateur dans trois directions principales :

 D'abord, évaluer les performances du réseau.

 Ensuite, analyser les défauts et vérifier les améliorations.

 Enfin, dimensionner l’extension du réseau

52
La métrique est directement produite par le trafic réel des abonnés. Chaque événement qui se
produit dans le réseau (initiation/terminaison d'appel, l'échec de handover, etc.) est rapporté à
l’ingénieur radio.

Dans l’utilisation des statistiques, deux éléments devraient être distingués :

 Les compteurs purs (indicateurs élémentaires de performance, ou PIs), qui


sont des valeurs incrémentales des événements, généralement sans pertinence
significative si elles sont manipulées d’une manière isolée. Ils fournissent des
donnéessur un aspect spécifique (nombre d'appels, par exemple) qu’il est
pratiquement difficile d’en interpréter les valeurs.

 Les indicateurs de performance (KPIs), consistant en des formules


calculées en se basant sur les PIs, sont des critères qui traduisent mieux l'expérience
de l'abonné.

3.2 Compteur et indicateurs clés de performance

3.2.1 Compteurs

Un compteur peut être défini comme une valeur incrémentale d'un événement spécifique
répétitif. Dans la norme UMTS, un événement peut correspondre à un message de signalisation.
Par exemple lors d’un appel téléphonique, des milliers de messages de signalisations sont
échangés entre le UE et le RNC. La mise à jour des compteurs à un certain point se fait via les
messages échangés. Il est appelé le « point de déclenchement ». Comme des milliers de messages
de signalisation existent, de nombreux compteurs peuvent exister. Cependant, le nombre de
compteurs utilisables dépend de la stratégie des fournisseurs des équipements.

3.2.2 Indicateurs clés de Performance

Les indicateurs clés de performance (Key Performance Indicators, KPIs) peuvent être
définies comme l’ensemble de résultats qui mesurent, sur le réseau entier, les performances
durant les heures chargées ou les heures normales. Un KPI est le résultat d'une formule qui
est appliquée aux compteurs (appelés les indicateurs de performance). En utilisant un outil
spécifique, les KPIs sont extraits dans des rapports de format prédéfini. Ces rapports sont

53
adressés aux groupes cibles spécifiques qui peuvent les employer pour différentes finalités.
Ce mécanisme est illustré sur la figure ci-dessous.

Figure 26 : Mécanisme d’extraction des KPIs

4. Les principaux KPI


Ces indicateurs concernent les domaines suivants : Call Setup, Call Drop, Congestion,
Handover.

Le Call Setup sert à évaluer les problèmes relatifs à l’établissement d’appel. On trouve le
CSSR (Call Setup Success Rate) qui mesure le taux de succès d’établissement d’un appel.

Sa formule générale est la suivante :

Équation 3 : Calcul du CSSR

Le Call Drop sert à mesurer le taux de perte de connexion et les problèmes de coupure. Le
cadre de mesure de ce KPI est au niveau du RNC à l’aide de la formule suivante qui
représente le CDR (ou Call Drop Rate) :

Équation 4 : Calcul du CDR

Les KPI relatifs à la congestion servent à détecter les problèmes de congestion du réseau et
leurs causes. Le plus important SCR (Signaling Congestion Rate) a pour formule :

54
Équation 5 : Calcul du SCR

La réussite de l’opération du handover est déterminée à l’aide du KPI SHOSR (Soft/Softer


Handover Success Rate) ayant la formule générale suivante :

Équation 6 : Calcul du SHOR

La formule concernant le hard handover quant à elle s’écrit :

Équation 7 : Calcul du HHOR

55
II. Optimisation des paramètres

1. Optimisation matérielle

Nous présenterons dans cette partie les caractéristiques d’une antenne dans l’optique de connaitre
les paramètres sur lesquels on pourra agit pour améliorer les performances du réseau. L’antenne
est un dispositif d’émission/réception d’onde électromagnétique, caractérisée par son gain, son
diagramme de rayonnement, ses ouvertures et sa bande passante. Cet équipement influence
directement les performances et la portée du réseau. (Voir Annexe 6)

Il y a quelques paramètres qui participent au bon ou mauvais fonctionnement de cette


antenne. Ce sont ces paramètres que peuvent manipuler les ingénieurs radio afin d’optimiser
le rayonnement de l’antenne, on trouve par exemple :

1.1 Azimut

L’azimut est l'angle dans le plan horizontal entre la direction d'un objet et une direction de
référence. C’est la direction dans laquelle l'antenne émet la partie majeure de sa puissance.
Dans ce cadre, 0° correspond au nord, 90° à l'est, 180° au sud, 270° à l’ouest.

Figure 27 : Représentation des azimuts

56
1.2 Tilt

Le tilt est une inclinaison verticale du lobe principale d’une antenne.


L'efficacité d'un réseau cellulaire dépend de sa configuration correcte et de l'adaptation des
systèmes radiants : leurs antennes d'émission et de réception.

Et l'une des tâches les plus importantes de l'optimisation du réseau est basée sur des
inclinaisons de réglage correct. Avec l'inclinaison, nous dirigeons l'irradiation plus bas (nous
l'appelons «downtilt», ce qui est l'utilisation la plus courante) ou plus haut (nous appelons
«uptilt»), en concentrant l'énergie dans la nouvelle direction désirée.

L'inclinaison est utilisée lorsque nous voulons réduire les interférences et/ou la couverture
dans certaines zones spécifiques, chaque cellule ne devant correspondre qu'à sa zone de
conception. Pour une antenne standard, sans inclinaison, le diagramme est formé comme
nous le voyons sur la figure suivante.

Figure 28 : Rayonnement de l’antenne

Mais en général, le concept de base de l'inclinaison est que lorsque nous appliquons
l'inclinaison à une antenne, nous améliorons le signal dans les zones proches du site, et nous
réduisons la couverture dans des endroits plus éloignés. En d'autres termes, lorsque nous
ajustons l'inclinaison, nous cherchons un signal aussi fort que possible dans les zones d'intérêt
(où le trafic doit être), et de même, un signal le plus faible possible au-delà des limites de la
cellule.

Il existe deux types d'inclinaison possibles (qui peuvent être appliqués ensemble) :

57
1.2.1 Tilt mécanique

Le tilt mécanique est appliqué par une simple inclinaison physique de l’antenne dans la
direction souhaitée, mais en effet l’inclinaison n’est appliquée que sur le lobe principal tandis
que les lobes secondaires restent constants. Ce phénomène n’est pas pris en considération
durant la planification du système et peut engendrer des effets indésirables comme le
problème d’interférences. (Voir Annexe 7)

L'inclinaison mécanique est très facile à comprendre : en inclinant l'antenne grâce à des
accessoires spécifiques sur son support. Sans modifier la phase du signal d'entrée, le
diagramme (et par conséquent les directions de propagation du signal) est modifié.

Figure 29 : Impact du tilt mécanique sur l’antenne

Avec l'inclinaison mécanique, la zone de couverture est réduite dans la direction centrale,
mais la zone de couverture dans les directions latérales est augmentée.

1.2.2 Tilt électrique

Le tilt électrique est appliqué en jouant sur une petite tige mécanique au-dessous de l’antenne, en
appliquant un tilt électrique de 0° à 10°, on joue sur le déphasage des signaux dans les différents
dipôles et ainsi le changement de ce paramètre est appliqué pour tous les lobes et sur tout le
rayon de l’azimut sans toucher à l’inclinaison de l’antenne. (Voir Annexe 7)

58
Et pour l'inclinaison électrique, la modification du diagramme est obtenue en changeant les
caractéristiques de la phase de signal de chaque élément de l'antenne, comme on le voit plus
bas.

Figure 30 : Impact du tilt électrique sur l’antenne

Avec l'inclinaison électrique, la zone de couverture subit une réduction uniforme dans la
direction de l'azimut de l'antenne, c'est-à-dire que le gain est réduit uniformément.

2. Optimisation logicielle

2.1. Déclaration de voisinage

La déclaration de voisinage consiste à créer une base de données permettant à la station de


base de reconnaitre les cellules voisines avec lesquelles elle pourra commuter les appels en
dehors de son champ de rayonnement. Elle se fait en se basant sur deux paramètres
principaux qui sont le handover et la resélection.

 Handover : La déclaration de voisinage est faite entre les cellules de la 3G vers la 3G


et les cellules de la 3G vers la 2G.

 Resélection : La déclaration de voisinage est faite entre les cellules de la 3G vers la


4G et les cellules de la 2G vers la 3G.

Ce paramètre est très important pour assurer la continuité du service radio auprès des abonnés.

2.2. Alignement des paramètres

59
L’alignement des paramètres est une étape cruciale dans la mesure où elle exige le bon
fonctionnement d’un certain nombre de paramètres judicieux pour permettre à la NodeB
d’assurer le service minimum à la satisfaction des abonnés. Parmi ces paramètres, on peut
citer ceux-ci :

 Handover

 Reselection

 Admission control : Permet d’améliorer les performances du réseau en se basant


sur les caractéristiques de l’antenne utilisée.

 Power control : Permet de minimiser la puissance transmise par la station de base


et d'obtenir la répartition optimale des puissances des codes au niveau de la station
de base.

2.3. Puissance des pilotes

La puissance du canal pilote est un paramètre très considéré dans l’optimisation. La puissance
pilote indique au mobile la cellule à laquelle il doit se rattacher, elle définit de cette façon
l’étendue de la cellule. En fonction des puissances des pilotes reçues, le mobile décide à
combien de stations il sera rattaché, ce qui rend possible la mobilité dans le réseau d’une part,
et le renforcement du lien radio d’autre part.

III. Analyse du Cluster_Yakro

Afin d’analyser la couverture du réseau dans la ville de Yamoussoukro, le technicien qui


réalise le drive test doit suivre une route préalablement tracée et qui parcourt tous les axes de
la ville, y compris les routes principales et les routes VIP. Les chemins de ce parcours vont
être confirmés par le client avant de lancer le drive test.

1. Analyse des scrambling codes

60
Tirée du logiciel « Actix Software » ; la figure ci-après, nous permet de contrôler si
l’installation est correcte. On ne peut le savoir que si chaque secteur d’un NodeB couvre bien
sa zone équivalente et qu’il n’y a pas de croisement dans les zones de couverture.

Légende
ZONE A ANALYSZER

Nombre de zone

Site

Parcours cluster

3G

Figure 31 : Plot analyse du PSC

On a remarqué qu’il y a des problèmes dans quelques zones, qu’on va analyser par la suite.

Zone 1 :

PSC principal
Légende

61
Analyse :
PSC sécondaire
On constate que dans cette zone il y a un
Site 3G "overshooting" de la cellule (PSC 57) du site
BASILIQUE sur la zone de couverture de la
Parcours cluster
cellule (PSC 73) du site MOROFE. Ceci est
causé par le tilt de la cellule (PSC 57) ou la
puissance du CPICH, qui est trop élevée.

Action :
On conduit un down tilt de ladite cellule du
Figure 32 : PSC de la zone 1
site BASILIQUE pour qu’il puisse couvrir
que son entourage

Zone 2 :

un problème d’alimentation (batteries) ou


qu’il soit hors service lors du drive test.

Action :
Dans ce cas, si c’est l’alimentation on change
les batteries et si c’est le second cas, on
cherche à savoir pourquoi il est hors service
et on le remet en service dans la mesure du
possible.

Figure 33 : PSC de la zone 2


Légende

Zone à analyser

Site 3G

Parcours cluster

Analyse :
Dans cette zone, on remarque que le site
DIOULAKRO ne sert quasiment pas, ce
qui peut être causé par le fait qu’il y ait

62
2. Optimisation de la couverture RSCP

En plus de la vérification de l’installation et pour tester la qualité de service des sites, on se


basera sur un autre paramètre indispensable : le RSCP.

L’outil Actix Software va permettre de tracer la valeur de ce paramètre tout au long du parcours
du drive test. On pourra ainsi tirer des conclusions sur la qualité de couverture du réseau de
cette zone. Il est également possible d’extraire les zones dont le RSCP est dégradé et les
traiter, comme illustré dans la figure 34.

Figure 34 : RSCP du parcours

63
Zone 1 :

Légende
Zone à analyser
Site 3G
Parcours cluster

Figure 35 : RSCP de la zone 1

Dans cette zone on remarque que la cellule du site MOROFE n’assure pas correctement la
couverture. Il est nécessaire d’essayer de remonter la cause.

64
Optimisation post Swap du réseau 3G 2013 - 2014

Analyse :
De ces données on peut relever qu’il y a une
absence de cellule dominante avec un bon niveau
de signal RSCP. On remarque qu’il essaie de faire
le softer handover à chaque fois afin de trouver la
meilleure serveuse à travers les évènements «
Cell Reselection ». Les secteurs 1 et 3 du site
MOROFE ont pour PSC 73 et 75. On remarque
que même s’ils sont demandés en handover, ils ne
peuvent rien changer puisqu’ils possèdent aussi
un niveau de signal dégradé.

Actions :
Pour la cellule MOROFE_U21-13, tant
qu’elle reste le plus proche secteur de cette
région, on peut proposer d’augmenter sa
puissance du CPICH pour qu’elle puisse bien
couvrir cette
Figure 36 : Capture détaillée de la zone 1 zone ou ajuster le tilt électrique. Et si possible
aussi modifier son azimut.

Zone 2 :

Analyse :
Ici aucun site n’est vraiment dirigé dans
cette zone.

Action :
Légende
Zone à analyser On propose d’ajouter un nouveau site. Il fera
Site 3G
l’objet d’une planification.
Parcours cluster

Figure 37 : Capture du RSCP dans la zone 2

65
3. Optimisation de la qualité EcNo

La figure 38 présente la qualité du signal. D’après le drive test on peut considérer que la
qualité de signal est généralement bonne à l’exception de quelques zones qui seront traitées
par la suite.

Figure 38 : Qualité du signal du parcours


Zone 1 :

Ici on remarque que c’est la même zone avec un


niveau de signal dégradé. Donc si on arrive à
résoudre le problème du RSCP, celui de l’EcNo sera
résolu aussi puisqu’ils sont reliés par la relation
suivante :

RSCP = RSSI + EcNo


Légende
Zone à analyser

Site 3G RSSI : est la puissance du signal sur la bande


Parcours cluster
de 5 MHz. Il s’agit donc de la puissance
mesurée en provenance de toutes les stations
de base.

Figure 39 : Qualité du signal de la zone 1

66
Zone 2 :

Analyse :
D’après cette figure, on note que tous les
secteurs figurant dans l’Active set ont un EcNo
très dégradé alors que dans le Monitor Set, on
trouve le secteur ASSABOU_U21-2 qui a un
bon EcNo. On constate donc que le handover
est lent. De plus il y a trois cellules dans
l’Active Set. Ceci provoque l’augmentation du
niveau des interférences ce qui entraine une
dégradation du EcNo.

Action :
On doit modifier la valeur de CIO afin
d’accélérer le processus de handover pour que la
cellule ASSABOU_U21-2 passe de

Monitor Set à Active Set.

Figure 40 : Qualité du signal de la zone 2

67
4. Optimisation du pilot pollution

Le pilot pollution a un impact sur les performances du réseau. Il provoque l’augmentation de

l’interférence, la figure 41 l’illustre dans la zone de Yamoussoukro.

Figure 41 : Capture du Pilot pollution

68
Figure 42 : Capture détaillée du Pilot Pollution de la zone 1

Analyse :
On remarque dans cette zone, qu’il y a absence d’une bonne cellule dominante. Ceci est causé par la
mauvaise configuration du tilt électrique/mécanique du site SOPIM, le plus proche site en visibilité
avec cette zone. Ceci engendre plus d’interférence ce qui cause le pilot pollution.

Le site MOSQUEE est peut-être construit dans un endroit plus élevé par rapport aux bâtiments
voisins. Les zones voisines sont donc en visibilité directes avec la NodeB. Par conséquent, ses
signaux sont largement transmis et atteindront ces zones, causant ainsi le pilot pollution.

Actions :
Il y a lieu d’augmenter la valeur du tilt électrique du site SOPIM pour qu’il soit le plus dominant
par rapport aux autres sites. On doit diminuer la valeur des tilts électriques des sites MOSQUEE
et FONDATION.

5. Analyse du CS Drop

Dans ce paragraphe nous allons présenter l’analyse du Call Setup Drop dans le cluster. Le
graphe suivant nous affiche la situation et les emplacements des CS Drop trouvés.

69
Post-TEMSEventCallDropped (EVENT)

O 1 (3) 0,0%

Figure 43 : Capture des coupures d’appels durant le parcours

Figure 44 : Capture détaillée du Drop

Analyse :
Ce problème de coupure d’appel est dû à une dégradation sévère du niveau de signal et à une
mauvaise déclaration de voisinage.

Actions :
Ajouter MOROFE dans la liste de voisinage et, jouer sur la valeur des tilts et/ou de la puissance du
CPICH du site AEROPORT_YAKRO.

70
6. Optimisation du débit

Le débit du téléchargement peut être amélioré après l’application des actions proposées pour
améliorer la couverture et la qualité de signal.

D’autres solutions peuvent aider à augmenter le débit parmi lesquelles :

 L’activation de la carte HSPA+ qui a un débit théorique de 14.4Mbit/s ou bien ajouter

à la capacité de chaque site un nombre de « channels elements » dans chaque NodeB


responsable.

Channel Element : est la bande basique au sein du NodeB nécessaire pour fournir la
capacité pour un seul canal voix. Toutefois, l’inconvénient est la limitation des CE. Par
conséquent, il est important d’être en mesure d’insérer des CE de manière efficace, pour
l’extension de capacité et empêcher le blocage.

 NOKIA opte pour ces derniers temps à ajouter une quatrième fréquence (la U9 qui
utilise les fréquences de la bande 900 GSM sur une longue portée) qui va augmenter la
capacité du réseau 3G et offrir des débits importants aux usagers.

IV. Drive test après optimisation

Après l’installation matérielle et logicielle de la majorité des sites contenus dans la ville de
Yamoussoukro, on a examiné chaque site séparément en effectuant le drive test de type « SSV

» Le but étant de s’assurer que tous les services voix et données fonctionnent correctement
sur chaque site et faire aussi la vérification des paramètres radio (Tilt, Azimut, coordonnées

GPS…). Une fois réalisée, la partie d’optimisation RF est entamée (qui se répète
continuellement). Elle commence par un premier drive test de type cluster qui donne une
vision générale sur la couverture et les performances radio de tous les sites fonctionnant en
collaboration pour assurer la couverture des régions concernées. En analysant les résultats de
ce premier drive test, les problèmes sont identifiés et en fonction de ceux rencontrés ; des
mesures de correction adéquates sont prises. Après les modifications et les changements
effectués, un deuxième drive test est mené pour tester de nouveau les performances.

71
1. Primary Scrambling Code

Figure 45 : Plot du PSC optimal

2. Receive Signal Control Power

Figure 46 : Plot du RSCP optimal

72
3. Energy chips per Noise

Figure 47 : Plot de l’EcNo optimal

4. High Speed Downlink Packet Access

Figure 48 : Plot du HSDPA optimal

73
5. UE Tx Power

Figure 49 : Plot du Tx Power optimal

74
6. Statistiques KPI

KPI Value
CATEGORY KPI NAME
(Optimal)
Voice CSSR 100%

Accessibility Call
R99 Data services CSSR 99.61%
Setup Success Rate

HSDPA Data services CSSR 98.67%


Voice CDR 0.64%

Voice CDR for Continuous call 0%


Retainability Drop
Call Rate R99 Data services CDR 0.79%

HSDPA Data services CDR 1.38%

Soft Handover Success Rate 99.52%

Average Tx Power -24.3


Mobility
Average RSCP -68.83
Average EcNo -7.09

R99 FTP DOWNLINK Application Throughput 201.3

R99 FTP UPLINK Application Throughput 105.17


Throughput

HSDPA Application Throughput 12170.93


HSUPA Application Throughput 1559.46

Tableau 8 : KPI du cluster drive optimal

75
V. Résultats de l’optimisation

Voici ci-dessous le tableau récapitulatif des KPIs du Cluster_Yakro présentant les


améliorations dues au swap ainsi qu’aux actions menées par l’optimisation.

KPIs PRE POST OPTIM

CSSR 97.06% 100% 100%

CDR 4.55% 2.10% 0.64

RSCP -75.31 -80.85 -68.83

EcNo -7.56 -7.31 -7.09

HSDPA 4419.66 5093.81 8170.93

HSUPA 1055.82 1195.35 1459.46

UE Tx_Power -21.46 -22.21 -24.3

Tableau 9 : Récapitulatif des KPIs du Cluster_Yakro

76
Chapitre VII : Critiques et Suggestions

I. Critiques

Force est de noter que dans l’exécution du swap proprement dit, nous avons parfois rencontré
des situations malencontreuses qui nous ont fait perdre du temps dans les délivrables des
rapports. Quelques situations observées :

 Lorsque de commun accord, on décide de « swapper » par exemple une zone A. on


reçoit comme information que la zone D est « swappée » ou en train d’être « swappée
», du coup tous les préparatifs orchestrés pour la zone A sont mis de côté et une
réorganisation se met en place pour satisfaire les exigences de la zone D.

 Pendant qu’on attend les équipements par exemple de la zone B à son point de
stockage, on se retrouve souvent avec ceux d’une autre zone lointaine. A cet effet, un
retard est automatiquement accusé sur le planning.

 Un planning élaboré en début de projet, avec le consensus de toutes les parties


intervenantes, peut subir une coloration de prises de décisions sans concertation
préalable des parties concernées. Cela affecte le projet dans son ensemble.

 Il arrivait parfois qu’une zone soit modernisée sans qu’on ait fait au préalable le pré-
swap.

II. Suggestions

Le swap étant une opération très délicate, il est important que les différents services
intervenants coordonnent à bien le déploiement de cette tâche pour mieux conduire les
opérations.

De ce fait tout changement au cours de l’opération doit faire l’objet de concertation pour
définir les nouvelles priorités.

Il ne nous serait pas judicieux de terminer nos propos sans attirer l’attention des différentes
sections sur une collaboration collective et non concurrentielle.

77
CONCLUSION
L’objectif de ce mémoire a été de procéder à une optimisation après le swap du réseau 3G
dans la ville de Yamoussoukro pour l’opérateur ORANGE-CI.

Dans ce cadre, nous nous sommes initiés aux différents logiciels comme « TEMS
Investigation », « TEMS Discovery » ainsi que « Actix Software » qui sont présentés comme
des outils indispensables pour détecter les différents problèmes du réseau. Ils facilitent aussi
l’analyse en donnant la possibilité aux ingénieurs de l´optimisation et de la planification de
mettre en œuvre des propositions, et puis de vérifier grâce aux indicateurs de performances
s’ils ont eu un effet positif sur le réseau. Dans le cas contraire il fallait revenir à l’état initial et
proposer des actions correctives.

De ce fait, après avoir cumulé les notions théoriques, il fallait les compléter par une étude
pratique qui vise à garantir une bonne qualité de service 3G de ladite ville grâce à une étude
approfondie de l’optimisation et de la planification. Ceci nous a permis de prendre conscience
de l’importance de l´optimisation pour maintenir une qualité de service acceptable du réseau
et aussi de réaliser un gain en coût sur les différentes infrastructures à réaliser.

Ce projet nous a permis, non seulement d’améliorer nos connaissances dans le domaine de
l’ingénierie des réseaux mobiles, mais aussi en matière de gestion et de capacité à résoudre les
problèmes. Nous avons pu également, tout au long de notre période de stage, être des
ingénieurs opérationnels et remplir les tâches qui nous ont été affectées, notamment analyser
et étudier des cas concrets de situations de problèmes où il fallait opter pour la bonne décision.
Ainsi plusieurs villes ont fait l'objet d'analyse, des solutions ont été proposées, validées et
acceptées par le client ORANGE-CI.

Toute notre ambition est que ce travail sert de référence pour de futures recherches dans le
domaine d’optimisation radio de réseau 3G.

En conclusion, la technologie UMTS continuera à se positionner comme un potentiel évolutif


qui constitue la base des futurs réseaux mobiles comme la LTE (Long Term Evolution). Et
cela peut constituer une extension du travail effectué dans le cadre de ce projet et donner lieu à
un nouveau sujet

78
ANNEXES 1
1. Système Module (FSMF)
Les Systèmes Modules sont adaptés aux différentes bandes utilisées. Cette différence se
caractérise par l’implantation du soft dédié pour chaque technologie (2G, 3G et 4G). Le
système module utilisé dans ce projet est du type FSMF adapté à toutes les bandes.

FSMF : Flexi Multi-radio System Module est la BTS en question

 DC Out : Port de sortie d’énergie -48V pour l’alimentation des cartes FBBA ou FBBC

2 2
 DC In 16mm : Port d’alimentation -48V du FSMF avec deux câbles de section 16mm

 LMP RJ45 : Port de connexion à la BTS pour sa configuration

 RP3-01 or EIF2 SFP : Port de connexion d’une radio ou de la transmission

 RP3-01 3xSFP : Port de connexion des radios

 SRIO SFP+ : Port de connexion de plusieurs Système Module par la transmission

 BBext1 QSFP : Port de connexion de la première carte de service de la 3G ou la 4G

 BBext2 QSFP : Port de connexion de la deuxième carte de service de la 3G ou la 4G

79
ANNEXES 2
 EIF 1 RJ45 : Port de connexion la transmission par câble Ethernet

 AEC HDMI : Port de connexion du câble alarme

 Synch In HDMI : Port de connexion du GPS (entrant)

 Synch Out HDMI : Port de connexion du GPS (sortant)

Installation des systèmes modules FSMF


2. Module RF
Le Module RF est un Modules Radio Fréquences qui gère à lui seul tous les 3 secteurs
d’antenne par l’intermédiaire des bretelles. Il est relié au Système Module par une Fibre
Optique et est alimenté en -48V.

RF Module

80
ANNEXES 3
 ANT 1 : représente le -45° de l’antenne du secteur 1
 ANT 2 : représente le +45° de l’antenne du secteur 1
 ANT 3 : représente le -45° de l’antenne du secteur 2
 ANT 4 : représente le +45° de l’antenne du secteur 2
 ANT 5 : représente le -45° de l’antenne du secteur 3
 ANT 6 : représente le +45° de l’antenne du secteur 3
 RET : Port de connexion du câble RET pour le réglage des Tilts Electrique
 OPT 1, OPT 2, OPT 3 : port de connexion des Fibres Optiques
 Ground : pour la mise à la terre du module
 EAC : port de connexion du câble alarme
 LED Module Statuts : pour visualiser l’état de fonctionnement du Module
 FAN/TX Status : pour visualiser l’état du trafic
 DC IN : Port de câblage de l’alimentation -48V du Module
 RXO 1, RXO 3, RXO 5 : Port RX sortant
NB : Il existe plusieurs bandes de RF Module, pour les reconnaitre il faut regarder sur
l’étiquette du RF Module.

 2G 900 : FXDB
 2G 1800 : FXED
 3G 2100 : FRGU
 4G 800 : FRMF
 4G 2600 : FRHC

Les deux premières lettres désignent la technologie (FX pour désigner 2G et FR pour
désigner 3G et 4G)

La troisième lettre désigne la bande (D pour 900, E pour 1800, G pour 2100, M pour 800, et
H pour 2600

La quatrième lettre désigne la version, les plus récents ont les dernières lettres alphabétiques

81
ANNEXES 4

Installation des RF Modules

Nokia utilise aussi des RRH en fonction des besoins de la circonstance, surtout quand il
s’agit des sites à mât.

Remote Radio Head (RRH)

 OPT 1, OPT 2 : pour la connexion des Fibres Optiques


 LED : pour visualiser l’état de fonctionnement du RRH
 GND : pour la mise à la terre du RRH
 RET : pour la connexion du câble RET
 EAC : pour la connexion du câble alarme
 DC input : pour câblage de l’alimentation -48V du RRH
 ANT 1 : pour la connexion de la bretelle au -45° de l’antenne
ANT 2 : pour la connexion de la bretelle au +45° de l’antenne

82
ANNEXES 5
NB : Il existe plusieurs bandes sur une RRH, pour les reconnaitre il faut regarder sur
l’étiquette du RRH.

 2G 900 : FHDB
 2G 1800 : FHEB
 3G 2100 : FRGY
 4G 800 : FRMB
 4G 2600 : FRHG
Les deux premières lettres désignent la technologie (FH pour désigner 2G et FR pour
désigner 3G et 4G)

La troisième lettre désigne la bande (D pour 900, E pour 1800, G pour 2100, M pour 800, et
H pour 2600

La quatrième lettre désigne la version, les plus récents ont les dernières lettres alphabétiques.

Vue générale des installations aériennes des Modules

83
ANNEXES 6
3. Caractéristiques d’une antenne (HUAWEI ASI4518R10v06)

84
ANNEXES 7
4. Caractéristiques d’un module RCU

Tilt mécanique Tilt électrique

85
ANNEXES 8

Dispositif RET

NodeB ALU

86
ANNEXES 9

Remote Radio Head (RRH) ALU

87
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrage numérique
1/ Documentation sur Alcatel Lucent Hardware
2/ Documentation sur NOKIA Hardware
3/ International Journal of Engineering Trends and Technology (IJETT) – Volume 4 Issue
10 - Oct 2013

4/ Optimisation du réseau 3G en corrélation avec les statistiques et les KPI’S, Mémoire


présenté à l’Université Abdelmalek Essaadi [2011]

5/ Planification et optimisation des réseaux 3G/4G pour INWI, Mémoire présenté à Faculté
des sciences et techniques- Université Sidi Mohamed Ben Abdellah. [2015] 6/ Rapport audit
ARTCI_qos_2014

6/ WCDMA optimization & Drive test analysis, TABREZ KHAN, Network Design &
Optimization Engineer, publié le 5 Nov. 2014

WEBOGRAPHIE
7/ [Link]
[Link] consulté le 09/09/2017 à 21h35mn

8/ [Link]
Hajar-2926-pdf consulté le 09/09/2017 à 21h52mn

9/ [Link] consulté le
23/12/2018 à 07h30mn

10/ [Link] consulté le 15/08/2018 à 10h15mn

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