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Histoire et culture du peuple Haoussa

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L’histoire du peuple HAOUSSA

La société haoussa

Les Haoussas sont un peuple du Sahel essentiellement établi au nord du Nigeria et dans le sud du
Niger. Ils constituent une des ethnies les plus importantes d'Afrique par leur nombre. La région qu'ils
habitent depuis des siècles porte le nom de pays Hausa (kasar hausa ou Hausaland en anglais). Ils
parlent la langue haoussa qui appartient au groupe des langues tchadiques, un sous-groupe de la
famille des langues afro-asiatiques, qui sert aussi de langue véhiculaire à d'autres populations.
Agriculteurs et artisans, les Haoussas ont développé une civilisation urbaine fondée sur la
commercialisation d'un artisanat du cuir, du fer, du tissage et des produits agricoles. Aujourd'hui, la
plupart d'entre eux vivent toujours dans des petits villages où ils pratiquent la culture vivrière, le
commerce et élèvent du bétail. De commerçants ont émergé comme Aliko Dangoté issue de la
communauté Haoussa du Nord Nigeria.

Mythes populaires expliquant l’origine du peuple Hausa

Bayajidda, l’ancêtre mythique du peuple hausa, aurait migré de Bagdad au IXe ou Xe siècle vers
l’empire Kanem-Bornu, où il a épousé une princesse. En raison de divergences inconciliables avec son
beau-père, Bayajidda a été contraint de fuir son domicile, laissant sa femme et leur premier enfant.
Un jour, après un voyage très long et épuisant, il est arrivé dans une ville appelée Daura, où il a
demandé de l’eau à une vieille femme.

La femme lui a expliqué qu’elle n’avait pas d’eau et qu’elle n’était pas en mesure de s’approvisionner
dans la communauté à cause d’un serpent terrorisant les villageois – on dit que le serpent ne
permettait aux villageois d’aller chercher de l’eau qu’une fois par semaine. Bayajidda est devenu
furieux et s’est précipité vers le puits, il s’est engagé dans une bataille avec le serpent et l’a tué. En
tant que récompense, on lui a donné la reine de Daura en mariage, qui lui a donné un fils nommé
Bawo. Bawo a fondé la ville de Biram, il a eu six fils qui sont devenus les dirigeants d’autres cités-
états Hausa. Ceux-ci sont connus sous le nom d’États haoussa bakwai (sept haoussa).

Les royaumes habe

Les royaumes habe existent depuis le 14ème siècle sous la forme de cité-états partageant la même
langue, la même culture et le même mythe originel de Bayajida. La société haoussa, fortement
hiérarchisée, avait une structure typiquement féodale : une population essentiellement rurale, des
cités où vivaient l’aristocratie et les artisans : tanneurs, cordonniers (chaussures et harnachement
des chevaux et chameaux), tisserands, teinturiers, brodeurs, forgerons.

L’Islam est présent en pays haoussa dès le quatorzième siècle, en la personne de lettrés arabes. Les
souverains et leur entourage pratiquaient un islam sommaire, tout en maintenant leur religion
traditionnelle. Ainsi, dans les cités haoussa, existaient de petites coteries de savants musulmans qui,
par leur prestige, faisaient des convertis parmi les haoussas qui se joignaient à eux. Les voyageurs
arabes nous ont laissé des descriptions des quartiers où des marchands arabes (maghrébins et
égyptiens) venaient acheter l’or et les esclaves. A la cour, les monarques et leur entourage
pratiquaient un islam syncrétiste et superficiel, plus attaché au prestige qu’il conférait, qu’à
l’observance des rites.

Face à cette situation, un lettré peul qui officiait dans les cours des rois habe, Shehu Usuman a lancé
une guerre sainte pour prendre le pouvoir et faire passer l’islam du statut de pratique d’une
minorité, à celui de religion officielle et de base de la vie morale, sociale et politique. Cette guerre
sainte, victorieuse en 1812, aboutit à la constitution du califat de Sokoto, et à la mise en place d’un
mouvement de réforme et de conversion islamiques.

La colonisation

La colonisation par les Français au nord du pays haoussa, les Britanniques au sud, entraînera une
partition du pays, avec un poids, en termes de surface et de population beaucoup plus important du
côté sud. Les différences dans la colonisation accentuèrent ce déséquilibre. Dans le cadre du système
de l'indirect rule, les Britanniques, lorsqu'ils conquerront la zone en 1903, s'appuieront sur les émirs
et les sultans du califat de Sokoto pour gouverner. La théorie de l’indirect rule de Lugard impliquait le
maintien et le renforcement de la structure politique haoussa dans le nord du Nigeria, en échange de
la soumission à la couronne britannique en la personne d’un administrateur (Resident). Un des
aspects de cet accord politique comportait l’exclusion des missionnaires chrétiens et de leurs écoles
du nord du Nigeria.

Alors qu’au Niger, le français était imposé. Le haoussa fut muni d’un alphabet roman, d’une
orthographe et d’un standard (le dialecte de Kano). Des concours littéraires furent organisés, les
lauréats voyant leur texte publié

L’indépendance

Immédiatement après l’indépendance, l’héritage de l’indirect rule se révéla fort pesant.

Le nord du pays forma un bloc défini par le complexe langue haoussa-religion islamique-chefferie
traditionnelle. La défiance vis-à-vis du sud dominé par les deux groupes yoroubas à l’ouest et ibo à
l’est, conduit à un repli sur elles-mêmes des trois communautés, à une instabilité politique se
traduisant par de nombreux coups d’états et la guerre civile de 1967 à 1970 suite à la sécession du
Biafra. Le boom pétrolier des années 70, la récession commencée en 85 et les mesures d’ajustement
structurel qui s’ensuivirent ont profondément affecté la société nigériane. L’afflux d’argent, la
frénésie de consommation ont attiré vers les villes les Nigérians en nombres de plus en plus grands.

Le monde moderne avec ses nouvelles hiérarchies est venu concurrencer les valeurs traditionnelles
de la société féodale haoussa et celles associées à l’islam. Ainsi apparaissent dans la littérature deux
personnages représentatifs du monde moderne : le nouveau riche, et le représentant du pouvoir
post-colonial. La société haoussa contemporaine est donc le lieu de tensions sociales, économiques
et politiques dont l’influence se fait sentir dans sa littérature.

Culture et tradition
Le peuple hausa a des pratiques culturelles uniques qui ont résisté à l’épreuve du temps,
indépendamment de la colonisation des Britanniques. Leurs dirigeants politiques et spirituels n’ont
pas compromis les normes qu’ils connaissaient bien ; c’est pourquoi ils conservent leur mode de vie à
ce jour.

Religion

Un grand nombre de la population hausa sont des musulmans pratiquants, sur la base des
enseignements du prophète Mohamet et des instructions du livre saint, le Coran.

Les musulmans prient cinq fois par jour, jeûnent pendant le mois de Ramadan et s’efforcent de faire
le pèlerinage en Terre Sainte à La Mecque. Cependant, il existe une classe de hausa, appelée
Maguzaya, qui ne pratique pas l’islam, mais voués à un culte adorant les esprits naturels appelés bori
ou iskoki.
Mariage

Lorsqu’un homme hausa rencontre la femme qu’il veut épouser, il va demander la permission à ses
parents. La famille de la mariée procède alors à une enquête pour déterminer si l’homme convient
ou non à leur fille. S’il est approuvé par sa famille, il ne doit y avoir aucune forme de contact
physique ou même de « flirt » avant le mariage, bien qu’il soit autorisé à la voir pendant de courts
moments. L’homme envoie sa famille pour une introduction officielle avec la famille de la mariée ;
c’est ce que l’on appelle «Gaisuwa».

La famille de la mariée demande le prix de leur fille au marié et fournit la dot à cette dernière,
également connue sous le nom de Sadaki. Après cela, une date de mariage est fixée, suivie d’une
réception convenue par les deux parties.

Robe traditionnelle

Les hommes hausa


sont facilement
reconnaissables à
leurs robes fluides et
élaborées, appelées
«Babban Gida»,
assorties à un
chapeau appelé
«Huluna», ils portent
aussi de tuniques et
des pantalons sous de
larges boubous
colorés. Une calotte
ou un turban
complète l'ensemble.
Sur certains boubous,
richement brodés par
les hommes, les
motifs couvrent le
flanc gauche et
remontent autour de
l'encolure. Ces motifs
représentent : les «
huit couteaux » qui,
selon la tradition,
protègent du mauvais œil ; la spirale « tambour du roi » et les entrelacs, un dessin omniprésent que
l'on retrouve jusque sur les murs extérieurs des maisons. La broderie de ces motifs se perd dans
l'ampleur des plis du somptueux vêtement.

Les femmes portent une robe enveloppante appelée «Abaya» avec un chemisier, une cravate et un
châle assortis – elles ont généralement des motifs de henné sur les mains et les pieds. En général,
leur style vestimentaire est très conservateur.

Langue
Le Hausa est la langue la plus parlée en Afrique de l’Ouest et la langue principale parlée dans tous les
États du nord du Nigéria. La langue hausa est écrite en caractères arabes et environ un quart des
mots hausa sont composés d’arabe. De nombreux Hausa peuvent lire et écrire en arabe car dès leur
plus jeune âge, ils fréquentent des écoles de langue arabe.

Gastronomie :

À l’instar de nombreuses cuisines traditionnelles africaines, celle des Haoussa est tout aussi variée,
fine, aromatisée. Comme partout ailleurs chez les Haoussa, la gastronomie est le reflet de société où
bien manger fait partie des habitudes. Les ingrédients principaux de la cuisine Haoussa sont des
produits agricoles. Les plats se préparent avec des produits locaux, tirés directement de l’agriculture
locale.

Parmi les recettes les plus connues on retrouve :

• Suya : il s’agit de brochettes de bœuf préparés avec des épices Haoussa

• Botokoin : beignets frits

Les pratiques artistiques :


Caractérisation de la littérature Haoussa :
Définition des genres en haoussa :

Un certain nombre de termes haoussa désignent les productions, orales ou écrites, comportant un
travail conscient du matériau linguistique. Ce sont :
Kirari : Il s’agit de louanges, généralement chantées. Traditionnellement, elles sont le fait de griots et
s’adressent : au souverain et aux hauts dignitaires de la cour ; aux grandes figures de l’histoire
haoussa ; aux lutteurs ; aux différents corps de métiers ; aux habitants de tels région, ville ou village.
Les animaux, les plantes, etc. possèdent également leur kirari.
Labari et Tatsuniya : Ces deux termes distinguent deux formes de narration. Le premier désigne les
récits considérés par les Haoussa comme avérés, alors que le deuxième désigne la matière de la
littérature orale africaine traditionnelle : fables et contes animaliers.
Ka cinci ka cinci : (lit. Trouve !) Désigne les devinettes. Leur fonctionnement repose sur les
métaphores, les associations d’idées, de sons et de mélodies. Il est assez déroutant pour un
Européen.
Karin magana : les proverbes et dictons. Kari désigne le pli du tissu (ex : pli du coupon d’étoffe, ou pli
de pantalon). La signification d’un proverbe ou d’un dicton n’est donc pas immédiate, et ne peut être
obtenue qu’après avoir ‘déplié’ le sens des mots qui le composent.
Waa (désigne indifféremment, les chants associés au bori, culte de possession préislamique, la
chanson populaire moderne, ou la poésie la plus savante. A l’intérieur de celle-ci, on distingue
cependant : wa’azī: ou poésie d’exhortation ; madahu, ou panégyrique et sī ra, ou biographie,
consacrés en particulier au Prophète Mahomet ; tauhī dī, poésie théologique, inspirée par les
confréries qādirīet tijānī

Poésie :
L'importance de la poésie religieuse, la façon dont elle s’insère dans une tradition de poésie orale
populaire de chants de louanges, des chants du culte bori. Fortement influencée par le mouvement
de Réforme religieuse du début du 19ème siècle, la forme et le fond doivent beaucoup à la tradition
arabe.
[Link] tradition orale :

Les contes : tatsuniya : Les productions de la NORLA (années 30), qui furent les premiers textes de
fiction signés par des auteurs Haoussas, sont marqués par une forte influence de la tradition orale
haoussa, c’est à dire, ouest-africaine. On retrouve dans ces fictions, au-delà de l’influence des Contes
des mille et une nuits et des fables de la tradition européenne, les canevas des contes animaliers
africains, ainsi que l’interpénétration de l’humain, de l’animal et du fantastique. Les ogres africains
cohabitent ainsi avec les djinns arabes, ainsi que les personnages historiques réels de l’histoire de la
colonisation britannique.
Proverbe : L’interrelation entre proverbes et contes traditionnels ne doit pas être minimisée : les
proverbes formant souvent le titre ou la morale d’une histoire, et le proverbe tenant quelquefois lieu
de conte en miniature.
Kirari et Bori La poésie lettrée, d’influence essentiellement musulmane, se pose en opposition à tout
ce qui rappelle la culture païenne et ses manifestations littéraires : les kirari et les chants du bori.
Dans le bori, culte de possession animiste qui préexistait à l’islam et lui a survécu, quoique beaucoup
plus vivace au Niger qu’au Nigeria, la musique et les chants ont une importance primordiale. Des
orchestres accompagnent les cérémonies, et chaque esprit a ses propres chants-poèmes qui le
caractérisent.
Veine « païenne » : Enfin, mentionnons une veine païenne, minoritaire, de chansons de voleurs, de
chanson pour /sur la boisson et de devinettes.

[Link]éâtre :
Une pratique religieuse haoussa, le culte de possession du Bori, comprend hors la musique, les
chants et les kirari (devises), au cours de la possession, la représentation, l’incarnation de l’esprit qui
‘chevauche’ son adepte. On a affaire-là à une représentation, certes, mais qui échappe au domaine
du théâtre à l’occidentale.

Les pratiques artisanales :

Les Haoussas ont développé une civilisation urbaine fondée sur la commercialisation d'un artisanat
du cuir, du fer, du tissage… :

Cuire Haoussa travaillé, dessins à l'encre. Il


s'agirait d'une représentation du monde selon
les Haoussa.

Pièce de fer noir servant de monnaie chez les Haoussa. La


partie haute est aplatie, la tige torsadée et se terminant en
gouttière.
Panier Haoussa du Nigeria. Pièce ancienne et
utilisée de plus de 50 ans.

Colliers en cuir, cuivre et cauris


réalisés par Orogi Kama, et sac en tissu
brodé par Séfou Agola, Centre culturel
franco-nigérien (photo © Audrey
Boucksom)
L’Union nationale,
batik figuratif
réalisé au Musée
national du
Niger19 (photo ©
Audrey
Boucksom).

Ce batik
représente
différents peuples
du Niger qui, à
part le couple
touareg en pleine
cérémonie (...)

Figurine en bronze
représentant un
Touareg sur son
dromadaire (photo ©
Audrey Boucksom).

Porteuse d’eau, Musée


national du Niger
(photo © Audrey
Boucksom).

Architecture haoussa :

L'architecture Haoussa se compose de structures d'un à deux étages en adobe. Les maisons sont
construites à l'intérieur d'un grand mur qui fournit intimité et sécurité à ses habitants. Les
constructions des murs sont appelées Tubali.

Murs tubali :

Les murs en Tubali sont construits en


utilisant des briques de terres séchées au
soleil. Ils utilisent un sol en latérite qu'ils
mélangent avec de l'eau et quand c'est bien
sec, ils les disposent de manière verticale.

Ouvertures et le sol :

les maisons ont très souvent de


petites portes et fenêtres pour
empêcher les mouches et les
moustiques d'y pénétrer. Les
sols sont très souvent décorés
par les femmes. Le sol en
latérite est mélangé à de la terre
et disposé pour former un sol
solide. Le sol est ensuite
aspergé de gravier et aplatit
grâce à un outil appelé Madabi .
Matériaux utilisé :

Les matériaux utilisés sont fabriqués


localement. La maison traditionnelle
Haoussa est riche en termes
d'innovation structurelle et d'expression
et ses façades sont très expressives. Ces
dernières peuvent être très complexes,
en soulignant l'entrée et le mur qui
l'entoure.

Décoration :

Ces décorations sont spécialement commandées par le chef de ménage pour transmettre un
message. La conception est laissée aux artisans, mais le propriétaire est motivé par le désir
d'exprimer un message social, religieux, économique ou même politique à sa communauté.

Plus la décoration est complexe, plus le ménage est riche. La décoration de façade est donc un
dispositif utilisé principalement par l'élite de la société Haoussa. Les constructions et les design
sont faits par des constructeurs hautement qualifiés.
le plâtrage

Les projets de construction de colonisation et de post-


colonisation introduit le ciment dans l'environnement
bâti, ce qui crée de nouvelles motivations pour le plâtrage
de la maison traditionnelle Haoussa.

Le plâtrage est devenu une tâche distincte dans le


processus de construction, qui n'a pas nécessairement
intervenu à la construction des immeubles, mais qui peut
être appliqué plus tard. Le « mai shafe » ou plâtrier est
devenu une nouvelle figure dans l'environnement du
bâtiment et offre ses services indépendamment des délais
de construction.

Malheureusement, le ciment est incompatible avec l'adobe, ce qui fait que le plâtrage se décolle
du mur et la réparation des façades ensuite n'est pas aussi facile qu'avec de l'argile.

Depuis les années 1970,les maisons Haoussa traditionnelles décorées dans les villes de Zinder
(Niger) ou Zaria, Kaduna, Kano (Nigéria) deviennent une chose du passé.
Sources :

 L’artisanat d’art nigérien, de la mise en patrimoine à la mise en tourisme Entre politiques


nationales et aide internationale par Audrey Boucksom (p. 79-96)
 Encyclopédie Tout L’Univers tome 7 (p. 1517-1520)
 [Link]
 [Link]
 [Link]
 [Link]
et-artisanat-quels-apports-pour-le-secteur-du-tourisme-au-niger
 [Link]
[Link]
 [Link]
[Link]
 La littérature haoussa par Bernard Caron
 [Link]

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