100% ont trouvé ce document utile (3 votes)
4K vues28 pages

Projet Avocat

Projet de création d’une exploitation de 02 hectares de d’Avocatier (Persea Americanum) associé au Bananier Plantain (Musa paradisiaca) dans la localité de Batchenga. Business Plan

Transféré par

Ghislain DENAG
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (3 votes)
4K vues28 pages

Projet Avocat

Projet de création d’une exploitation de 02 hectares de d’Avocatier (Persea Americanum) associé au Bananier Plantain (Musa paradisiaca) dans la localité de Batchenga. Business Plan

Transféré par

Ghislain DENAG
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Bio and Smart Agriculture

Irrigation agricole - Mise en place et gestion des exploitations agricoles - Production de


semences-Vulgarisation et transfert des innovations-Sécurité alimentaire-Expérimentation
et recherche agricole-Montage et suivi-évalaution des projets- Business plan – Enquetes et
études de marché- Analyse de données- Formations -Conseils-etc...
BP :8950 Yaoundé, Etoug Ebe ; Tél : 690 809 325 / 654 176 731 ; Email [email protected]

Projet de création d’une exploitation de 02 hectares de


d’Avocatier (Persea Americanum) associé au Bananier
Plantain (Musa paradisiaca) dans la localité de
Batchenga.

Business Plan

Janvier 2023

1
Table des matières

FICHE SIGNALETIQUE DU PROJET ............................................................................................. 3


INTRODUCTION ................................................................................................................................. 4
I- ANALYSE DU MARCHE ............................................................................................................ 5
II- FAISABILITE TECHNIQUE .................................................................................................. 7
II.1 Données initiales ......................................................................................................................... 7
II.2 Itinéraires Techniques ............................................................................................................... 8
A. Itinéraire Technique de la production du Bananier plantain ........................................... 8
B. Itinéraire Technique de la production l’Avocatier ........................................................... 13
III- ANALYSE FINANCIERE...................................................................................................... 20

Liste des tableaux

Tableau 1: Analyse des Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces du projet ....................... 6


Tableau 2 : Quelques Variétés d'avocatier ............................................................................... 14
Tableau 3: Budget Global ........................................................................................................ 21
Tableau 4: Tableau d'amortissement des investissements........................................................ 23
Tableau 5: Produits d'exploitation ............................................................................................ 24
Tableau 6: Bilan ....................................................................................................................... 25
Tableau 7:Planning d’activités A1 ........................................................................................... 26
Tableau 8:Planning d’activités A2 ........................................................................................... 27

Liste des figures

Figure 1: Schéma descriptif d'un plan de bananier plantain ............................................................ 8

2
FICHE SIGNALETIQUE DU PROJET

TITRE DU PROJET : Production et commercialisation de 02 hectares d’Avocatiers et de


bananier plantain.

Promoteur :

Téléphone :

Localisation : Batchenga

Démarrage du projet : 2023

Coût du projet : 4 832 000 (Quatre millions huit cent trente-deux mille francs)

Type du projet : socio-économique

Domaine : Agriculture

3
INTRODUCTION
L'avocatier de son nom scientifique ‘’Persea americana’’ est une espèce d'arbres fruitiers de la
famille des Lauracées, originaire du Mexique et d'Amérique centrale. Il est notamment cultivé
pour ses fruits, les avocats, riches en lipides. L’avocat est considéré comme le nouvel or vert
au Cameroun avec une demande de plus en plus croissante et des utilisations de plus en plus
diversifiés.
Le bananier plantain (Musa paradisiaca) est une plante de la famille des musacées cultivée
dans la partie équatoriale du Cameroun. La banane plantain est une denrée très prisée dans le
monde, et qui entre dans les habitudes alimentaires de la majorité de la population
Camerounaise. Les débouchés sont de plus en plus favorables avec d’une part la croissance
démographiques et d’autre parts l’entrée sur le marché local et d’exportation des produits
manufacturés issus de transformation du plantain (chips, farine, cossettes, liqueurs, biscuits,
spaghettis à base de plantain…).
Menée à bien, la culture du bananier plantain et de l’avocat en association se présente comme
un investissement juteux et rentable.
La présente étude faisabilité revient sur les aspects techniques, financiers et opérationnels de
l’exécution de ce projet.

4
I- ANALYSE DU MARCHE

a) Le marché global

Les Etats-Unis arrivent aussi en tête, en ce qui concerne le volume consommé par habitant, avec
environ 3 kg par an. Les Pays-Bas arrivent au second rang avec 480 millions $, soit une
croissance de 70 % entre 2014 et 2016 et une part de marché de 10 %.

Le continent africain reste encore en retrait du marché mondial de l’avocat. L’Afrique est la
seconde région de production du fruit, mais compte pour moins de 10 % des exportations
mondiales. Sur le continent africain, l’Afrique australe et orientale sont les zones majeures de
production du fruit. Le Kenya et l’Afrique du Sud dominent largement la filière à l’échelle
continentale. Le Kenya a connu une progression impressionnante de ses exportations depuis
2013, jusqu’à devenir en 2017, le leader africain avec 51 500 tonnes. L’Afrique du Sud est le
second exportateur avec 35 % du total africain et 15 % de la récolte. La Nation arc-en-ciel s’est
fait supplanter en 2017 par le Kenya en exportant environ 43 500 tonnes. Après ces deux pays,
figurent le Maroc et la Tanzanie qui comptent respectivement pour 13 % et 7 % des
exportations. On peut aussi citer le Zimbabwe et le Mozambique dont les récoltes tournent
respectivement autour de 5000 tonnes et 1000 tonnes.

b) Le marché local

Au Cameroun, les départements des Bamboutos, du Noun et de la Menoua sont présentés


comme les plus grands bassins de production d’avocats ; Cependant d’autres régions du pays
produisent se fruit mais à faible échelle. Les variétés les plus prisées au Cameroun sont celles
qui ont des chairs assez sèches et onctueuses appelées communément « avocats beurre » telles
que la Pollock, la Booth 7, la Peterson, la Hickson.

Dans la région du Centre, l’avocatier l’arbre fruitier la plus représentée dans les exploitations
familiales (23.9 %), il est de plus en plus plébiscité par la plupart des exploitants pour pérenniser
les sources de revenus.

c) Etude des prix et circuits de commercialisation

L’intérêt croissant que portent les agriculteurs pour ce fruit se fait remarquer dans les marchés.
Les consommateurs déboursent une moyenne de 100 F à 500 F pour obtenir un fruit. Les
revendeurs achètent bord-champ, le sac de 100 kg à 25 000 F voire 65 000 F selon les variétés.

5
d) Analyse FFOM du projet

Tableau 1: Analyse des Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces du projet


Forces Faiblesses
- Disponibilité du personnel et de la main - L’absence de structures de
d’œuvre ; commercialisation ;
- Bon niveau de rentabilité ; - La filière n’est pas encore structurée ;
- Possibilités d’extension des parcelles et - La rareté du soutien institutionnel ;
l’exploitation ;
- Position stratégique pour conquérir les
marchés de Yaoundé et d’exporter
Opportunités Menaces
- Possibilités de gagner des parts de marchés ; - Changements climatiques ;
- L’augmentation régulière des prix sur le - La prévalence des maladies et ravageurs ;
marché ; - Problèmes de vandalisme ;
- Les possibilités d’exportation, et de - Les pertes post récolte.
transformation agro industrielle ;
- Filière en pleine relance en Afrique
centrale ;

6
II- FAISABILITE TECHNIQUE

II.1 Données initiales

La parcelle est située dans la localité de Batchenga, dans le département de la Lekié, région du
Centre Cameroun. La parcelle est une forêt vierge située en bordure de route et accessible en
voiture. La mise en valeur de ladite exploitation se fera en trois phases principales : La mise en
valeur de la parcelle, la mise en place de l’exploitation et l’entretien/suivi de l’exploitation.

Mise en valeur de la parcelle comprend les travaux suivants :

- Le défrichage - brulis du sous-bois ;


- L’abattage des arbres ;
- L’exploitation du bois de chauffage ;
- La construction du logement d’astreint ;
- L’achat du matériel et des intrants ;

La mise en place de l’exploitation comprend :

- Défrichage/ brulis
- Le piquetage
- La trouaison
- L’achat et transport du matériel végétal et des fertilisants ;
- La mise en place de l’exploitation.

L’entretien/suivi de l’exploitation comprend :

- Le remplacement des manquants


- La fertilisation
- Les travaux d’entretien
- La récolte et la commercialisation.

7
II.2 Itinéraires Techniques
A. Itinéraire Technique de la production du Bananier plantain

Figure 1: Schéma descriptif d'un plan de bananier plantain

8
1. Exigences agronomiques

i) température : la température optimale de croissance du bananier plantain est de 28°C. De


28 à 20°C, cette croissance diminue lentement et devient faible aux environs de 16-18°C.

ii) lumière : l’ombrage accélère la croissance en hauteur du bananier, il est judicieux de choisir
la densité en fonction des cultivars pour un éclairement optimal de la plantation.

iii) Eau : le bananier est une plante très exigeante en eau. Ses besoins de l’ordre de 200 mm par
mois sont bien répartis tout au long du cycle de la plante.

iv) Vent : le bananier est très sensible aux vents violents qui entraînent des dégâts mécaniques
sur la plante (déchirure des feuilles, chute des troncs).

v) Sol : le bananier plantain se développe bien dans les sols profonds et bien drainés, riches en
matière organique. Un terrain vierge est préférable à cause de l’abondance de la matière
organique. Une jachère peut également être utilisée, mais les rendements dépendront des
antécédents culturaux et de la durée de la jachère.

2. Matériel Végétal
Il existe différentes formes :
➢ Rejets baïonnettes ; souches, obtenus par multiplication végétative au champ (2 à 7
rejets sont obtenus par pied-mère en 6 mois) ; matériel souvent infecté par les nématodes
et charançons mais rustique ;

➢ Vivo plants obtenus par culture in vivo (40 à 60 vivo plants sont obtenus par explant en
6 mois) ; matériel sans parasites, sensible au manque d’eau ;

➢ Vitro plants obtenus par culture in vitro (plus de 1000 vitro plants obtenus par explant
en 6 mois) ; matériel sans parasites, sensible au manque d’eau.

3. Choix du site
Le site choisi doit être facile d’accès, bien exposé à la lumière du soleil et à l’abri des grands
vents. Les terrains plats ou à faible pente présentant un bon drainage sont préférables aux
terrains trop en pente qui favorisent l’érosion et la perte de fertilité, et constituent un risque à
cause des vents. Un terrain vierge est préférable car il est riche en matière organique. On peut
aussi travailler sur des jachères moyennes en fonction du niveau de reconstitution de la matière
végétale. Eviter au maximum les anciennes bananeraies où la fertilité du sol peut être plus faible
et les conditions phytosanitaires sont souvent mauvaises.

9
4. Préparation du terrain
Défricher, mettre les débris végétaux en andains entre les lignes prévues, piqueter. En culture
pure, des écartements de 3 m x 2 m ou 2 m x 2 m permettent d’obtenir 1666 à 2500 plants/ha.
En culture associée, des écartements de 4 m x 4 m ou 4 m x 2 m permettent d’exploiter les
espaces entre les plants de bananiers pour les cultures vivrières. Réaliser la trouaison (pour les
souches, trous de 60 cm x 60 cm x 60 cm. Pendant cette opération, prendre soin de séparer la
terre de surface (10 - 15 cm) riche en humus de la terre de profondeur. Les trous seront
également remplis de fumier bien décomposé à raison de 5 kg par trou. Le bananier plantain
peut se cultiver en association avec d’autres cultures compatibles (cacao, macabo) ou en culture
pure. En culture pure, chaque parcelle doit être composée d’un seul cultivar.

5. Mise en terre
Pendant l’opération de mise en terre, s’assurer que le fond du trou ne soit pas engorgé d’eau. Si
nécessaire, mélanger la terre noire avec 10 à 15 kg de compost. La terre noire sera préalablement
introduite au fond du trou sur une hauteur de 40 cm. Les rejets doivent être introduits au fond
du trou en orientant leurs cicatrices dans la même direction pour faciliter l’entretien et le
tuteurage. La mise en terre des PIF est très délicate. Le plant est mis en terre de telle sorte que
le collet soit visible. Tasser légèrement la terre autour du plant et éviter d’enterrer très
profondément le plant.

6. Entretien de la culture
Une bonne vigueur végétative pendant les 3 à 4 premiers mois après la mise en place garantit
une bonne productivité si les autres soins culturaux ne sont pas négligés. Il ne faut pas de labour
ou de binage en cours de culture. Toute association avec des cultures annuelles ou d’autres
ayant un système racinaire superficiel ou susceptible d’entraîner des opérations de binage ou
de buttage doit être évitée.
Désherbage

Désherber régulièrement la bananeraie pendant les six premiers mois de plantation en utilisant
la machette ou un herbicide. L’application d’herbicides se fait lorsque les mauvaises herbes ont
entre 10 et 20 cm. Si elles sont plus hautes, il est nécessaire de les couper à la machette.
L’herbicide doit être appliqué à la repousse et ne doit jamais toucher les bananiers.
Tuteurage
Il consiste à soutenir le bananier à l’aide d’un support ou d’une corde appelé tuteur et se pratique
généralement pour les variétés à port élevé (french) ou dans les zones soumises aux vents
violents. Les tuteurs sont mis dès l’apparition des régimes. Il est nécessaire dès la floraison (6-

10
7 mois après plantation) afin d’éviter les pertes de fruits et des plants par verse sous l’effet du
vent. Il se pratique avec :
- Un bambou placé de façon oblique à la base du régime pour servir de support.
- Un cordeau placé sur le bananier à l’opposé du régime et fixé à un support (sol ou autre
bananier).

Toilettage
Supprimer les vieilles feuilles sèches qui pendent le long du faux-tronc (elles peuvent cacher
des insectes et des larves). Ne pas couper les feuilles vertes sur le bananier, indispensables pour
la maturité des régimes. Environ 2 à 3 mois après la récolte du régime, supprimer tous les rejets
en surplus pour ne laisser que deux rejets baïonnette, un grand et un petit. Eviter d’entasser au
pied des bananiers les herbes, les feuilles mortes, les morceaux de faux troncs et autres débris
coupés du champ ; cela sert de refuge aux charançons, autres insectes et larves.

Œilletonnage
Il consiste à détruire tous les rejets qui poussent autour du pied mère pour éviter toute
compétition en début de croissance. Après la floraison, conserver le rejet le plus vigoureux et
le mieux placé sur la ligne de plantation. Détruire tous les autres rejets par coupe ou arrachage
de façon régulière. Les rejets supprimés peuvent servir de matériel de replantation.

7. Fertilisation

Tout apport de résidus de culture est vivement conseillé. L’apport de fumier animal doit se faire
en période de pluies. On veillera à ne pas l’épandre trop près de la plante car l’excès de chaleur
dû à la décomposition du fumier peut faire dépérir le bananier. Un complément de fumure
minérale peut être fourni en fonction du type de sol et de l’apport de résidus organiques. Il faut
restituer au sol les éléments tirés par le bananier pour espérer maintenir les rendements à un
niveau élevé :
- Apporter par an et pour un hectare environ 10 à 15 tonnes (100 à 150 sacs de 100 kg) de
compost ou de fientes de poule. Ceci revient à mettre dans chaque trou au moment de la
plantation, 10 à 15 kg de fiente de poule ou de compost mélangé à de la terre noire.

- Apporter chaque année, vers le début et vers la fin de la saison pluvieuse, un engrais complet
contenant plus d’azote et de potasse à la dose de 1kg/bananier/an. Fractionner cet engrais en
deux ou trois apports. Epandre en couronne autour du bananier.
On peut utiliser le chlorure de potasse 400 g / plant 2 à 3 apports et NPK (20-10-10) 100 g /
plant 1 à 3 mois après plantation.

11
8. Lutte contre les maladies et ravageurs

Le bananier plantain est attaqué par plusieurs maladies et parasites. Voici les parasites et
maladies courants :
i) CHARANÇON (Cosmopolites sordidus)
La larve de cet insecte pénètre dans la souche pour se nourrir, provoquant ainsi la destruction
du système racinaire. La plante est mal alimentée et mal « ancrée » dans le sol entraînant sa
chute au moindre vent. La lutte peut être chimique ou biologique. La poudre de Neem, mélangée
au sol, a un effet sur les charançons. Les produits chimiques sont appliqués sur le sol, au ras de
la souche et sur une couronne de 10 -15 cm de large (bien enlever d’abord les détritus
organiques). Les produits efficaces autorisés sont peu nombreux et relativement chers (5000
FCFA par litre) :
- Dursban (matière active Chlorpyrifos) : pesticide de contact liquide à pulvériser autour du
bananier plantain.
- Furadan (matière active Carbofuran) : pesticide systémique en granulé à disperser autour du
bananier plantain. Appliquer le Dursban ou le Furadan 2 à 4 fois par an, selon le degré
d’infestation.
NB : Utiliser ces pesticides seulement en saison pluvieuse.
ii) CERCOSPORIOSES
Ces maladies sont provoquées par un champignon qui se développe sur les feuilles provoquant
une fanaison prématurée de celles-ci. Les fruits sont mal remplis et la maturation est anormale
(mauvaises qualités gustatives). Quand la maladie est présente :
- Enlever les feuilles malades (et brûler si possible) ;
- Favoriser les plantations en conditions peu humides : réduire la densité de plantations afin de
faciliter la circulation de l’air, éviter les parcelles trop humides, désherber régulièrement.
iii) Nématodes
Ce sont des « vers » microscopiques qui pénètrent et se multiplient dans les racines provoquant
leur destruction. Les racines infestées se nécrosent et les bananiers sont mal nourris et sensibles
au vent. Pour lutter contre les nématodes, on peut appliquer sur la base du rejet une bouillie
constituée d’eau, d’argile et de cendre. Toutefois, le moyen le plus efficace est d’utiliser des
semences saines et de pratiquer la rotation des cultures.
iv) MALADIES VIRALES
Une grave maladie virale du bananier plantain, le « Bunchy Top », due au virus BBTV (Banana
bunchy top virus), est en pleine expansion dans certaines zones de production. Elle se manifeste
par un jaunissement du bord des feuilles et par des stries vert foncé sur les feuilles et le pseudo-

12
tronc. Sur les pieds très malades, les feuilles sont étroites et dressées en « bouquet ». En cas
d’observation de ces symptômes, déraciner et enterrer immédiatement les pieds malades et leurs
rejets.
9. Récolte

Sectionner le faux-tronc à environ ¾ de la hauteur du bananier plantain (le plant se plie, le


régime ne touche pas le sol), couper le régime qui est à portée de main. La récolte à maturité
du régime se fait quand celui-ci présente un doigt mûr, soit 90 jours après la floraison.

B. Itinéraire Technique de la production l’Avocatier


1) Exigences agro pédologiques :

Sol
L'avocatier ne semble pas particulièrement exigeant en ce qui concerne les sols : les sables
légers aussi bien que les limons argileux lui conviennent. Par contre un bon drainage est
absolument essentiel. Un sol profond d'approximativement 90 cm. au moins est suffisant à
condition qu'il soit perméable, non acide, de type volcanique sans excès d'eau. Si le drainage
est adéquat, les arbres pousseront correctement sur tout type de sol présentant de bonnes
capacités de rétention d’eau. Le PH optimal du sol semble être d’environ 6,2 à 6,5 mais la
culture pousse bien avec un PH de 5 à 8.
Climat
L’avocat est très sensible aux vents : ceux-ci causent souvent des dégâts importants dans les
plantations. Contribuent à augmenter l'évaporation des arbres et surtout à déclencher la chute
des fruits, la rupture des branches chargées de fruits, à provoquer les chocs des fruits contre des
branches ou entre eux et ainsi à occasionner des lésions favorables aux champignons. Les jeunes
plants doivent être protégés individuellement contre les vents et les fortes insolations.
Les besoins en eau de l’avocatier sont compris entre 1200 et 1600 mm/an. Cependant, ces
besoins varient en fonction du stade végétatif. Ils sont plus faibles lors de la plantation jusqu’à
la floraison et plus élevés de la floraison à la récolte. En absence de pluies, il est conseillé
d’irriguer les jeunes plants tous les dix jours à raison de 15 à 40 litres d’eau par plant. Surtout,
éviter d’inonder les pieds des arbres. Une pluviométrie moyenne de 100 à 120 mm par mois est
nécessaire avec un sol très bien drainé, léger et profond. Une saison sèche et très longue entraîne
la défoliation des arbres. Des pluies fortes à la floraison peuvent provoquer la coulure.
L'hygrométrie doit être élevée à la nouaison (70 à 80%) et plus modérée lors du grossissement
des fruits.

13
2) Choix du site ;

L'avocatier ne semble pas particulièrement exigeant en ce qui concerne les sols : les sables
légers aussi bien que les limons argileux lui conviennent. Par contre un bon drainage est
absolument essentiel. Un sol profond d'approximativement 90 cm. au moins est suffisant à
condition qu'il soit perméable, non acide, de type volcanique sans excès d'eau. Une bonne
aération du sol est nécessaire et il est recommandé d’avoir une profondeur d’au moins 1 mètre
de couche arable. L’engorgement du sol est une chose à éviter absolument, car la pourriture des
racines provoquée par le Phytophthora (voir les maladies) peut se révéler un problème sérieux
pour les avocatiers. Dans les zones de fortes précipitations, le drainage du sol est
particulièrement important et doit être le souci premier lorsqu’on installe une plantation
d’avocatiers. Une teneur raisonnable en matières organiques convient à l’avocat, mais si les
niveaux sont plus faibles au moment de la plantation, ils peuvent être complétés par du paillis
et du fumier pendant la durée de la culture.

3) Principales Variétés

Il est indispensable de créer un verger avec des variétés appartenant aux groupes A et B, car les
variétés appartenant au même groupe ne sont pas auto-fertiles.
Le tableau ci-dessous reviens sur les différentes variétés rencontrées au Cameroun et leur
période de récolte.

Tableau 2 : Quelques Variétés d'avocatier


No Nom de la variété Groupe Période de récolte
1 Fuerte B Avril, Mai, Juin
2 Hass A Juin, Juillet
3 Lula A Avril, Mai, Juin
4 Nabal B Mai, juin, juillet, Aout
5 Booth 8 Avril, Mai, Juin
6 Pollock Février, mars, Avril
7 Zutano B Mai, Juin, Juillet
8 Waldin Avril, Mai,
9 Taylor Avril, Mai, Juin

14
4) Approvisionnement en plants
Les arbres sont commandés au moins 06 mois en avance chez le pépiniériste et les choix de
porte greffes et de variétés auront été effectués à ce moment-là une fois les variétés choisies.
Quelques jours avant la date prévue pour la plantation on prendra livraison des plants en ayant
soin de prendre certaines précautions :
➢ Vérification des variétés et des porte-greffes.
➢ Homogénéité suffisante de la motte (afin d’éviter des ruptures de racines au transport).
➢ Transporter les plants dans un véhicule couvert afin d’éviter le dessèchement par le vent.
➢ Éviter le stockage des plants, et sinon les stocker près d’un point d’eau dans les mêmes
conditions d’ensoleillement que la pépinière en veillant à leur arrosage (des plants
stockés à l’ombre sous un arbre par exemple pendant quelques jours supporteront plus
difficilement l’ensoleillement et le choc de plantation).
➢ Le jour de la plantation on distribuera les plants sur le terrain au fur et à mesure des
possibilités de mise en terre.

5) Distance de plantation

La distance entre les arbres dans un verger peut varier selon les variétés utilisées, le climat, le
sol, etc. Les distances préconisées sont en règle générale de 8 x 8 mètres Les densités allant de
7 x 7 à 9 x 9 sont généralement observées.
6) Préparation du terrain.
Si la plantation doit se faire derrière une défriche de terrain boisé, le terrain devra être
soigneusement débarrassé de tout débris de souche ou de racine. En effet ces débris permettent
aux pourridiés, parasites incurables actuellement, de se propager dans le sol et de détruire
progressivement la plantation.
7) La plantation
On procédera de la manière suivante :
➢ Creuser un trou de 80 x 80 x 80 cm, mélanger la terre sortie du trou avec le fumier bien
décomposé,
➢ Reboucher le trou avec le mélange,
➢ Sortir le plant de son sachet ou pot.
➢ Gratter la terre à la périphérie de la motte pour dégager les racines et couper celles qui
dépassent (rabattre éventuellement la partie aérienne si les racines ont été fortement
diminuées).
➢ Poser le plant t le chausser en tassant moyennement avec de la terre de surface

15
➢ Ménager au sommet de la butte un canal circulaire permettant d’arroser sans que l’eau
ne touche le collet (double cuvette).
➢ Si l’on craint des vents violents, les plants peuvent être tuteurés dans un premier temps
à l’aide d’un piquet. Le lien sera serré fortement sur le tuteur mais formera une boucle
lâche sur le plant pour ne pas le blesser.
➢ Durant la saison sèche on paillera le pied des arbres pour diminuer l’évaporation.

8) Entretien du verger
Entretien du sol
Désherbage sur le rang d’arbre

Le désherbage sur le rang d’arbre offre de nombreux avantages :


- Facilité d’observations,
- Suppression de la concurrence avec les adventices,
- Limitation des populations d’insectes,
- Limitation d’un microclimat humide qui provoque souvent diverses attaques fongiques.

Le désherbage chimique sur le rang est appliqué de façon quasi systématique un peu partout et
a prouvé son efficience, de plus il évite de blesser les arbres avec les outils. En cas de possibilité
d’utiliser les produits, cela ne se fait pas avant la quatrième année après plantation. Exemples :
Gramoxone 80 à 100 ml/100 l d’eau ; Roundup 80 à 100 ml/100 l d’eau.
Le paillage
Le paillage du sol sous la frondaison empêche le dessèchement du terrain, gêne la croissance
des mauvaises herbes et enrichit le sol en matière organique au cours de sa décomposition. Ses
effets sont donc extrêmement positifs. Lors de son installation, veiller à laisser un espace dégagé
autour de la base du tronc de l’arbre.
Le paillage peut toutefois favoriser les pullulations de petits rongeurs et de termites mais aussi,
dans les situations où les incendies sont à craindre, en aggraver les dégâts.

Entretien du sol entre les lignes


Le sol entre ligne du fait du relief où sont plantés la majorité des vergers se doit d’être enherbé
pour :
- protéger le sol contre l’érosion et en freinant le ruissellement de l’eau, favoriser son absorption
dans le sol,

16
- faciliter le passage de matériel,
- diminuer le tassement de sol,
- favoriser la porosité du sol,
- apporter de la matière organique.
L’irrigation
En absence de pluies, les jeunes plants peuvent être irrigués tous les dix jours, à raison de 15 à
40 litres d’eau par plant suivant la saison et la nature du sol.
Les arbres adultes doivent être irrigués quand la pluviométrie est inférieure à l’ETP pour une
période prolongée. Comme l’avocatier est très sensible au phytophtora, le plus grand soin doit
être pris pour ne pas inonder les pieds des arbres. Un arbre adulte nécessite approximativement
700 mm/an, et les doses appliquées ne doivent pas excéder 150 l/jour.
La taille
Un arbre bien formé et aéré sera plus productif, permettra de faire une récolte plus rapide et
facile et sera moins susceptible aux attaques de maladies et ennemis.
L’élagage est une élimination voulue de branches de l’arbre. L ’opération a pour objectif :
• d’améliorer la pénétration de la lumière,
• d’offrir une structure solide à l’arbre,
• d’ouvrir l’arbre pour que les fleurs et le fruit soient exposés à l’air et à la lumière,
• de contrôler la taille et la vigueur,
• de remettre en forme les arbres négligés.
Les premières opérations de taille se font lors de la plantation. Toute racine endommagée ou
qui ne tiendrait pas dans le trou est taillée. Pour donner à l’arbre un bon départ et réduire la
perte hydrique pendant les premières semaines critiques, les branches sont coupées du tiers de
leur longueur. S’il existe plusieurs pousses horizontales proches les unes des autres, on peut
éliminer les plus faibles. Au début de la vie de l’arbre, l’objectif est de produire le squelette de
l’arbre (taille de formation). Lorsque l’arbre donne des fruits, la taille élimine le matériel faible
ou mort et contrôle ou encourage la vigueur. Cette taille est connue sous le nom de taille
d’entretien. Si les pousses verticales sont en trop grand nombre, certaines seront éliminées. Si
l’arbre est trop grand, la forte croissance verticale est réduite ou supprimée.
9) Fertilisation
L'azote est l'élément le plus important dans la nutrition de l'avocatier, mais son apport ne doit
pas être excessif au risque de réduire la fructification et de stimuler la croissance végétative.
Les besoins de l'avocatier en phosphore et en potasse sont minimes alors qu'en magnésium, ses
besoins sont supérieurs à ceux des agrumes. Les exportations du magnésium par les fruits sont
de l'ordre de 0,2 kg/tonne. Les microéléments les plus essentiels sont le zinc et le fer.
17
La fertilisation commence dès l’implantation. En effet, lors de la plantation, il faut mélanger de
la terre avec 30 kg de compost par plant. La fertilisation d’entretien se réalise en fonction du
niveau de production et de la composition du sol. Par exemple, pour un arbre produisant 50 kg
de fruit, il faut apporter 225 g, 125 g et 500 g d’azote, phosphore et potassium. Les besoins en
élément minéraux sont les suivant : N = 240 kg/ha/an en 3 applications (1/2 en Mars-Avril, ¼
en Juin et ¼ en Juillet), P205 = 180 kg/ha/an et K20 = 50 kg/ha/an. Les analyses du sol et des
feuilles permettent de déterminer, en fonction des différentes situations et de l'âge des arbres,
les apports à effectuer.

10) Protection phytosanitaire

Les arbres fruitiers sont sujets à des attaques de très nombreux ravageurs et maladies, dont
certaines sont très graves, puisqu’elles peuvent conduire à la mort de l’arbre, certaines sont
difficiles à contrôler. La protection sanitaire des arbres met en jeu un ensemble de techniques,
toutes indispensables :

- sélection sanitaire du matériel végétal (variété et porte-greffe sains),


- choix de la variété et du porte-greffe (peu sensibles aux maladies),
- choix du site (environnement défavorable aux maladies),
- lutte chimique : elle n’intervient qu’en dernier recours.
Dans la lutte chimique, les meilleurs résultats sont obtenus par la démarche suivante :
- identifier correctement la maladie ou le ravageur à combattre,
- estimer l’importance de l’attaque (notion de seuil de tolérance) pour savoir s’il est nécessaire
de traiter ou non,
- choisir le bon produit, le plus sélectif possible afin de préserver l’action bénéfique des
auxiliaires présents sur le verger (abeilles, coccinelles, chrysopes, etc.…).
- l’efficacité d’un traitement dépend au moins autant de sa bonne répartition – litrage de la
bouillie, dosage de la matière active, qualité de la pulvérisation - que de l’efficacité propre du
produit utilisé.
- remarque : on constate une accoutumance des parasites aux produits que l’on utilise pour les
combattre. Pour éviter la perte d’efficacité qui s’ensuit, on doit utiliser successivement pour
combattre un même parasite, des produits de familles chimiques différentes, même s’ils n’ont
pas tous le même niveau d’efficacité.

18
Le phytophtora

Se développe dans les sols humides, détruit les racines, et peut provoquer la mort assez
rapidement. L’arbre perd ses feuilles, les rameaux se dessèchent.
Lutte culturale :
- choix du terrain,
- choix de plants sains et vigoureux,
- éviter les excès d’eau, irrigation effectuée correctement
- choix des porte-greffes
Lutte chimique
- la lutte curative est très difficile.
Anthracnose
S’attaque aux fruits par des blessures et engendre une pourriture molle de la pulpe.
Lutte curative.
- produits à base de cuivre (attention aux effets phytotoxiques sur feuilles),
- Manèbe (Manate), Manèbe + Thiophanate (Peltar), Thiphanate-méthyl (Pelt44)
- Bénomyl (Benlate) (systémique)
Le Scab
Cette maladie provoque sur les fruits des taches brunes subéreuses qui leurs donnent un aspect
rouillé. Cet aspect peu attractif les rend impropres à la commercialisation.
Lutte curative.
- produits à base de cuivre (attention aux effets phytotoxiques sur feuilles),
- Manèbe (Manate), Manèbe + Thiophanate (Peltar), Thiphanate-méthyl (Pelt44)
- Bénomyl (Benlate) (systémique).

11) Récolte et conservation

La récolte est obtenue 3 à 4 ans après plantation pour les arbres greffés. Le rendement par arbre
peut être de 130 kg et plus. Au niveau d'un verger bien entretenu, le rendement varie de 9 à 20
T/ha/an. Il n'existe pas de paramètres exacts pour l'évaluation du stade de maturité. Seules les
appréciations tactiles et visuelles et la teneur en huile, ajustée parfois par des tests de
dégustation, permettent de déterminer l'époque de récolte. Les fruits mûrs de certains cultivars
qui tolèrent le froid (mexicains, guatémaltèques et quelques hybrides) peuvent être conservés
un mois et plus à 4-7°C. Les cultivars qui ne tolèrent pas le froid (Antillais et quelques hybrides)
peuvent être conservés 3 à 4 semaines à 13°C.

19
III- ANALYSE FINANCIERE
III.1 Budget prévisionnel

20
Tableau 3: Budget Global
BUDGET TOTAL
PRIX
N° DESIGNATION UNITE QTE VALEUR
UNITAIRE
I- INVESTISSEMENTS
1 Terrain Hectare 2 0 0
2 Cabane U 1 200 000 200 000
3 Machettes U 5 2 500 12 500
4 Limes U 3 1 000 3 000
5 Pioches U 3 5 000 15 000
6 Pulvérisateurs U 1 18 000 18 000
7 Pelles- Bêches U 4 3 000 12 000
8 Ficelle de 100m U 4 1 000 4 000
9 Sécateur U 2 15 000 30 000
10 Perches U 0 800 0
11 Lance U 1 5 000 5 000
12 Porte tout U 1 70 000 70 000
13 EPI U 3 15 000 45 000
14 Double décamètre U 2 5 000 10 000
15 Grillage M 250 700 175 000

599 500
Total I
II- INTRANTS
1 Fientes de poules Sac de 50 kg 100 1000 100 000
2 Plants avocatier Plants 500 2000 1 000 000
Pifs Rejets 2500 225 562 500
3 Herbicides Litre 5 5 000 25 000
Insecticides,
4 Fongicides et Sachet d'un kg 10 5000 50 000
nématicide
Sacs vides Sac bande rouge 100 250 25 000
5 Engrais Sac de 50 kg 10 25 000 250 000
2 012 500

21
Total I I
III- OPERATIONS AGRICOLES ET PRESTATIONS DE SERVICE
1 Défrichage FF 4 50 000 200 000
Abattage &
2 FF 2 60 000 120 000
tronçonnage
4 Coupe jalon Jalon 1 000 25 25 000
5 Piquetage FF 4 60 000 240 000
6 Trouaison Trou 500 150 195 000
7 Epandage engrais FF/an 2 40 000 80 000
8 Transplantation FF 2 50 000 100 000
9 Entretien FF/an 2 60 000 120 000
Traitement
10 FF/an 2 40 000 80 000
phytosanitaire
11 Ecimage FF/an 1 50 000 50 000
12 Récolte HJ 20 3 000 60 000
13 Maturation du projet FF 1 50 000 50 000
Salaires (technicien,
14 FF/mois 6 50 000 300 000
gardien)
15 Transport FF 1 100 000 100 000
16 Imprévus 500 000
TOTAL III 2 220 000
TOTAL GENERAL (I+II+III) 4 832 000

22
III.2 Amortissement du matériel

Tableau 4: Tableau d'amortissement des investissements


Tableau d'amortissement des investissements
I- INVESTISSEMENTS
Durée de
N° DESIGNATION VALEUR A1 A2 A3 A4 A5
vie
1 Terrain 0 NA 0 0 0 0
2 Cabane 200 000 5 40 000 40 000 40 000 40 000 40 000
3 Machettes 12 500 5 2 500 2 500 2 500 2 500 2 500
4 Limes 3 000 5 600 600 600 600 600
5 Pioches 15 000 5 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000
6 Pulvérisateurs 18 000 5 3 600 3 600 3 600 3 600 3 600
7 Pelles- Bêches 12 000 5 2 400 2 400 2 400 2 400 2 400

8 Ficelle de 100m 4 000 2 2 000 2 000 0 2 000 2 000

9 Sécateur 30 000 6 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000


10 Perches 0 0
11 Lance 5 000 5 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000
12 Porte tout 70 000 6 11 667 11 667 11 667 11 667 11 667
13 EPI 45 000 5 9 000 9 000 9 000 9 000 9 000
Double
14 10 000 6 1 667 1 667 1 667 1 667 1 667
décamètre
15 Grillage 175 000 6 29 167 29 167 29 167 29 167 29 167
111
Total 599 500 111 600 111 600 109 600 111 600
600

Produits de l’exploitation

23
Tableau 5: Produits d'exploitation
2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
Produits de l'exploitation
Produits Qté PU Qté PU Qté PU Qté PU Qté PU Qté PU Qté PU Qté PU
Régimes 0 0 0 1500 2000 1500 2000 750 2000 500 2000 500 2000
Avocats (sacs) 0 0 0 75 30000 150 30000 225 30000 300 30000
Rejets (U) 0 0 0 1000 100 1000 100 1500 100 300 100 300 100
Bois de chauffe
(FF) 1 150 000
Produit Brut 150000 0 0 3 100 000 5 350 000 6 150 000 7 780 000 10 030 000

24
III.3 Bilan

Tableau 6: Bilan
2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
Produit Brut 150000 0 0 3 100 000 5 350 000 6 150 000 7 780 000 10 030 000
Intrants 0 1 737 500 325 000 325 000 325 000 325 000 325 000 325 000
Opérations/M0 345 000 835 000 280 000 440 000 440 000 440 000 440 000 440 000
CO annuel 345 000 2 572 500 605 000 765 000 765 000 765 000 765 000 765 000
CO cumulé 345 000 2 917 500 3 522 500 4 287 500 5 052 500 5 817 500 6 582 500 7 347 500
Marge brute -195 000 -2 572 500 -605 000 2 335 000 4 585 000 5 385 000 7 015 000 9 265 000
MB cumulée -195 000 -2 767 500 -3 372 500 -1 037 500 3 547 500 8 932 500 15 947 500 25 212 500
Amortissement 111 600 111 600 109 600 111 600 111 600 111 600 111 600 111 600
Autres charges de structures 50 000 0 0 300 000 300 000 300 000 300 000 300 000
Marge Directe -356 600 -2 684 100 -714 600 1 923 400 4 173 400 4 973 400 6 603 400 8 853 400
Marge Directe cumulée -356 600 -3 040 700 -3 755 300 -1 831 900 2 341 500 7 314 900 13 918 300 22 771 700
Impôts/taxes 0 0 0 0 0 0 0 0
EBE (Bénéfice) -356 600 -2 684 100 -714 600 1 923 400 4 173 400 4 973 400 6 603 400 8 853 400
EBE cumulé -356 600 -3 040 700 -3 755 300 -1 831 900 2 341 500 7 314 900 13 918 300 22 771 700

25
Tableau 7:Planning d’activités A1
Mois Mois Mois
Activités Mois 3 : Mois 4 : Mois 5 : Mois 6 : Mois 8 : Mois 9 : Mois 10 : Mois 11 : Mois 12 : Total
1: 2: 7:
Recettes
Vente bois 150000 150000
Total
150000
Recettes
Dépenses
Maturation du
50 000 50 000
projet
Défrichage 100 000 100 000
Abattage &
60 000 60000 120 000
tronçonnage
Cabane 200 000 200 000
Commande
520833,3 520 833
plants
Coupe jalon 25 000 25 000
Total
50 000 0 0 0 520 833 0 160 000 0 0 0 85 000 200 000 1 015 833
Dépenses
Solde
50000 0 0 0 0 0 -160000 0 0 0 -85000 -200000 -865833,333
mensuel
Solde
50000 50000 50000 50000 50000 50000 -110000 -110000 -110000 -110000 -195000 -395000 -1260833,33
Cumulé

26
Tableau 8:Planning d’activités A2
Mois Mois Mois Mois
Activités Mois 2 : Mois 3 : Mois 4 : Mois 5 : Mois 6 : Mois 7 : Mois 8 : Mois 9 : Total
1: 10 : 11 : 12 :
Recettes : RAS
Dépenses
Transport 50 000 50 000
Piquetage 240 000 240 000
Trouaison 195 000 195 000
Epandage 80 000 80 000
Transplantation 100 000 100 000
1 041
Achat plants 1 041 667
667
Fientes 100 000 100 000
Achat
399 500 399 500
matériel
Total 1 141
449 500 615 000 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 206 167
Dépenses 667
-449 -1 141 -2 206
Solde mensuel -615 000 0 0 0 0 0 0 0 0 0
500 667 167
-449 -1 591 -2 206 -2 206 -2 206 -2 206 -2 206 -2 206 -2 206 -2 206 -2 206 -2 206
Solde Cumulé
500 167 167 167 167 167 167 167 167 167 167 167

27
28

Common questions

Alimenté par l’IA

Orchard maintenance practices include regular weeding to observe tree health and reduce competition, mulching to retain soil moisture while mitigating weed growth, and staged irrigation based on climatic conditions to prevent root diseases. Additionally, timely pruning and tree shaping are vital for managing tree structure and health .

Irrigation is crucial for young avocado plants, particularly when precipitation is lacking. It's essential to irrigate every ten days, using 15 to 40 liters of water per plant, depending on the season and soil type. The key is to provide adequate moisture while avoiding waterlogging the roots to prevent diseases like phytophthora, to which avocados are quite sensitive .

Mulching impacts soil and plant health positively by preventing soil desiccation, inhibiting weed growth, and increasing soil organic matter through decomposition. However, it can also encourage the presence of small rodents and termites, and in areas with fire risks, it can exacerbate damage. Proper application involves leaving space around the tree trunk to mitigate these risks .

Managing viral diseases like the Banana Bunchy Top Virus involves immediate action upon symptom observation, such as yellow leaf edges and dark green stripes on leaves and pseudo-stems. Infected plants should be uprooted and buried to prevent spread, as these diseases can significantly reduce yield and plantation vitality .

The recommended procedure for planting avocado trees includes digging an 80 x 80 x 80 cm hole, mixing the extracted soil with well-decomposed manure, and refilling the hole with this mixture. The plant is removed from its pot, and its surrounding soil is loosened; excess roots are pruned. Planting requires the plant to be set in place without the roots touching the water from irrigation channels. If strong winds are anticipated, staking the plants is advised to provide support .

For transporting nursery plants, ensure the soil clump remains homogeneous to avoid root breakage during movement. Transport plants in a covered vehicle to protect them from wind desiccation. If storage is necessary, plants should be kept watered and under similar sunlight conditions as the nursery to temper the shock of planting .

To manage nematode infestations in banana plantations, it is recommended to apply a mixture of water, clay, and ash at the base of the plant sucker. However, the most effective means of control is to use healthy plant seeds and practice crop rotation .

An agricultural project budget must include expense categories such as land clearing, planting equipment, plant materials, fertilizers, and pest control. These are quantified and valued per unit, with totals calculated for budgeting purposes. Operational costs like labor, transportation, and unforeseen expenses also require assessment and representation in the overall financial plan to predict cash flow and investment needs accurately .

Avocado orchard spacing commonly ranges from 8x8 to 9x9 meters, depending on variety, climate, and soil. Proper spacing reduces competition for resources, allows adequate light penetration, and facilitates air circulation, which is vital for preventing fungal diseases and ensuring structural integrity and health .

The sensitivity of avocado trees to wind necessitates protective measures during cultivation, as strong winds can increase evaporation, cause fruit to fall, break branches, and lead to fruit damage that can invite fungal infections. Thus, young plants should be individually protected against winds, and proper irrigation practices should be followed to avoid water stress .

Vous aimerez peut-être aussi