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Lec 3

Ce document traite de nombreux sujets en arithmétique, algèbre et théorie des nombres. Il définit les nombres premiers et discute de leurs propriétés et applications, notamment en lien avec les structures algébriques comme les groupes et les anneaux. Il présente également des résultats sur les corps finis.

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Ce document traite de nombreux sujets en arithmétique, algèbre et théorie des nombres. Il définit les nombres premiers et discute de leurs propriétés et applications, notamment en lien avec les structures algébriques comme les groupes et les anneaux. Il présente également des résultats sur les corps finis.

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121 – Nombres premiers. Applications.

Références : Gourdon Algèbre, Perrin, Rombaldi, X-ENS Algèbre 1 Théorème 10. Expression des pgcd (et ppcm) avec les valuations p-adiques.
Corollaire 11. a ∨ b a ∧ b = |ab|
Proposition 12. — Si p premier ne divise pas a, alors p et a sont premiers entre
1 Arithmétique dans Z eux.
— Si p divise une produit a1 a2 , ...an , alors il divise au moins l’un des ai .
1.1 Division et nombres premiers entre eux
Théorème 13. Il y a une infinité de nombres premiers.
Définition 1. Soient a et b deux entiers relatifs. On dit que a divise b si il existe k Théorème 14. Répartition des nombres premiers (admis) : Le nombre d’entiers
n
∈ Z tel que b=ak. premiers inférieur ou égal à n est équivalent, quand n tend vers ∞, à ln(n)
Définition 2. Soient (a1 , a2 , ..., an ) des entiers. Comme nZ est un idéal de l’anneau
principal (Z, +), on peut définir le pgcd et le ppcm de la manière suivante :
— Il existe un unique entier d=pgcd(a1 , a2 , ..., an ) tel que a1 Z + a2 Z + ... + an Z = 2 Lien avec les structures algébriques clas-
dZ. d est aussi le plus grand entier qui divise tout les ai .
T T T
— Il existe un unique entier m=ppcm(a1 , a2 , ..., an ) tel que a1 Z a2 Z ... an Z =
siques
mZ. m est aussi le plus petit entier non-nul qui est multiple de tout les ai .
Si pgcd(a1 , a2 , ..., an )=1, on dit que (a1 , a2 , ..., an ) sont premiers entre-eux. 2.1 Lien avec la théorie des groupes
Théorème 3 (Théorème de Bézout). Soient (a1 , a2 , ..., an ) des nombres premiers Proposition 15. Si G est cyclique d’ordre n, tel que G =< g >, alors ses
entre eux. Alors il existe des entiers (u1 , ..., un ) tel que 1 = u1 a1 + ... + un an générateurs sont les g k avec k premier avec n.
Théorème 4 (Lemme de Gauss). Si c divise ab et si a et b sont premiers entre Corollaire 16. Un groupe de cardinal p premier est cyclique, engendré par n’importe
eux, alors c divise b. lequel de ses éléments.
Application 5. Si p est premier, alors pour tout j compris entre 1 et p-1, p divise Définition 17. Définition d’un p-groupe et des p-sylows.
j

.
p Application 18. Soit G un p-groupe (p premier plus grand que 2) qui opère sur
Proposition 6. Si a est premier avec (a1 , a2 , ..., an ), alors a est premier avec le un ensemble finie X. alors en notant X G = {x ∈ X | G.x = {x}}, on a
produit (a1 a2 ...an ) #(X G ) ≡ #(X) [mod p]

Proposition 7. Soient (a1 , a2 , ..., an ) premiers entre eux deux à deux et b un entier. Application 19. Pour tout nombre premier p, le centre d’un p-groupe n’est pas
Le produit a1 a2 , ...an divise b ssi ai divise b pour tout i. réduit à 1.
Théorème 20 (théorèmes de Sylow). Soit G un groupe d’ordre n = pa m avec p
qui ne divise pas m. Alors :
1.2 Nombres premiers et premières applications — il existe un sous-groupe de G d’ordre pa
— Les p-Sylows de G sont tous conjugués
Définition 8. Un entier naturel p plus grand que 2 est dit premier si ses seuls
diviseurs sont lui-même, 1 (et leurs opposés). Exemple : 3,5,7,13 — On note Np le nombre de p-Sylows, il vérifie Np |m et Np ≡ 1 (mod p)
Application 21. Soit G un groupe fini d’ordre n = pa m avec p qui ne divise pas
Théorème 9. Comme Z est un anneau factoriel, tout entier n> 1 dans Z s’écrit
αk m. Si G possède un unique p-sylow, alors celui-ci est distingué dans G
n = ±pα 1 α2
1 p2 ...pk avec (p1 , p2 , ..., pk ) des nombres premiers, (α1 , α2 , ..., αk ) des en-
tiers naturels non-nuls (αi est appelé valuation pi adique dans n.) Application 22. Un groupe d’ordre 63 n’est pas simple.
Z
2.2 Anneaux nZ
et conséquences arithmétiques Z ×
Proposition 37. Si p est premier plus grand que 2. Le groupe ( pZ ) est
cyclique d’ordre p-1.
Proposition 23. Soit G un groupe cyclique d’ordre n, alors il est isomorphe à
Z
( nZ ,+) Théorème 38. Si p est premier plus grand que 2 et α > 2, alors le groupe
( pαZZ )× est cyclique d’ordre pα−1 (p − 1)
Définition 24. Soit A un anneau, l’application

φ: Z→A (1)
n 7→ n.1A 2.3 Résultats sur les corps finis
est un morphisme d’anneau. Il existe un entier n tel que ker(φ) = nZ. Cet entier n — La caractéristique d’un corps fini est nécéssairement un nombre premier.
s’appelle caractéristique de l’anneau A. — Pour p premier, pZZ
est un corps à p éléments, noté Fp
Proposition 25. La caractéristique d’un anneau unitaire intègre est 0 ou un nombre Définition 39. On introduit l’application
premier. F : Fp → Fp (2)
Application 26. p est premier ⇐⇒ Z
est intègre ⇐⇒ Z
est un corps. x 7→ xp
pZ pZ
. Il s’agit d’un morphisme de corps, appelé morphisme de Frobenius.
Théorème 27 (Théorème des restes chinois). Théorème des restes chinois ver-
Z
sion nZ . Théorème 40 (Existence et unicité des corps finis). — Soit F un corps fi-
nis, alors il existe p premier et n ∈ N tel que |F | = pn = q
Définition 28. On définit la fonction indicatrice d’Euler : ϕ(n) = Card({k ∈ — Soit p premier et n ∈ N. Alors le corps de décomposition de X q − X dans Fp
[1, n], | k ∧ n = 1}) est un corps finis à q éléments.
Remarque 29. ϕ(n) est aussi égal au nombre de générateur d’un groupe cyclique — Il est unique à isomorphisme près
Z ×
d’ordre n, où encore à Card(( nZ ) )
Corollaire 41. Soit F un corps à pn éléments. Soit A un sous-corps de F. A est un
Z ×
Définition 30. (( nZ ) ,×) est un groupe à φ(n) éléments, où φ est la fonction in- sous-corps de F de cardinal h ssi il existe d qui divise n tel que h = pd
dicatrice d’Euler. φ(n) est aussi égal au nombre de générateur d’un groupe cyclique
d’ordre n. Proposition 42. Eventuellement compter le nombre de carrés dans Fp ? Puis sym-
bole de Legendre vers la réciprocité quadratique.
Proposition 31. Si p est premier et n un entier naturel, φ(pn ) = pn−1 (p − 1)

Théorème 32 (Théorème chinois). — (n1 , ...nr ) sont premiers entre eux deux
à deux, ssi Z/(n1...nr )Z ' Z/n1 Z×...×Z/nr Z. On donne l’isomorphisme cor- 3 Applications aux polynômes dans Q[X]
respondant et son inverse !.
et Z[X]
Application 33. Multiplicativité de la fonction d’Euler.
3.1 Des critères d’irréductibilités
Théorème 34 (Euler et petit théorème de Fermat). — Soit k un entier
premier avec n un entier non-nul. Alors k φ(n) ≡ 1 [mod n]
Proposition 43. Soit p premier.
— Soit p un nombre premier et n un entier non-nul. Pour tout a ∈ Z, ap ≡
— Soit A et B dans Z[X], alors (A +¯ B)p = A¯p + B¯p dans Fp [X].
a [mod p] et ap−1 ≡ 1 [mod p] si pgcd(p, a) = 1
— Si A est dans Z[X] et B = Ap , alors on à l’égalité dans Fp [X] : B̄(X) = Ā(X p )
Application 35. Chiffrement RSA. n
X
Définition 44. Soit P = ak X k ∈ Z[X]. On appelle contenu de P l’entier
Théorème 36 (Wilson). Théorème de Wilson. Soit p> 1, p est premier ssi k=0
(p − 1)! ≡= −1 [mod p] c(p)=pgcd(a0 , ..., an ).
Proposition 45. — c(P Q) = c(P )c(Q) pour deux polynômes de Z[X]
— Soit P un polynôme de Z[X], de degré > 1. P est irreductible dans Z[X] ssi P
est de contenu 1 et P est irreductible dans Q[X]
— Si P,Q sont deux polynômes unitaires de Q[X] tel que le produit PQ soit dans
Z[X], alors P et Q sont dans Z[X]
n
X
Théorème 46 (Critère d’irreductibilité d’Eisenstein). Soit P = ak X k ∈
k=0
Z[X] et p un nombre premier. On suppose que p|ai ∀i ∈ {0, ..., n − 1}, p ne divise pas
an et p2 ne divise pas a0 . Alors P est un polynôme irreductible de Z[X]
Exemple 47. Pn (X) = X n − p est un polynôme irreductible de Q[X] de degré n.
Pn
Théorème 48 (Réduction modulo p).PRéduction modulo p. Soit P= i=0 ak X k
n
non constant dans Z[X], p premier, P̄ = i=0 a¯k X k . Si p ne divise pas an et P̄ est
irreductible dans Fp [X], alors P est irreductible dans Q[X]
Application 49. Le polynôme X 3 + 462X 2 + 2433X − 67691 est irreductible sur
Z[X] (et donc sur Q[X].

3.2 Les polynômes cyclotomiques

Définition 50. On définit le nème polynôme cyclotomique Φn tout en introduisant


les racines nèmes primitives de l’unité. Le degré de Φn est ϕ(n)

Théorème 51. On a X n − 1 = Πd|n Φd (X) et Φn (X) est unitaire dans Z[X]

Application 52 (Progression arithmétique de Dirichlet). Soit a, n tel que


a ∧ n = 1. Alors il existe une infinité de nombres premiers tel que p ≡ a
(mod n)

Théorème 53. Pour tout entier naturel n plus grand que 1, Φn est irreductible dans
Q[X], donc dans Q[X]
Application 54. Degré de l’extension cyclotomique. Soit ω une racine nème
première de l’unité, on a [Q(ω) : Q] = φ(n)

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