MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.
RÉPUBLIQUE GABONAIS
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INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES DE GESTION
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DIRECTION GÉNÉRALE
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MARKETING INTERNATIONAL
LES RISQUES LIÉS AU
COMMERCE INTERNATIONAL
SOUS DIRECTION DE :
M. AVELE OBAME
PRÉSENTÉ PART :
OBAME ESSONO OBAME FREDDy DExTER
IGNACE DE MINDZIE VIVIEN
NZINGA ELDRISH CHRIS
1
SOMMAIRE :
INTRODUCTION………………………………….…………………………….3
1. ANALySE DES RISqUES LIÉS AU COMMERCE
INTERNATIONAL………,……………………………………4
1.Définition et contextualisation……………………………. 4
2) Les différents risques du marché de change………..…….4
3. types de risques de change…………………………………5
II - LES TECHNIqUE COUVERTURES DE RISqUES
LIÉS AU COMMERCE INTERNATIONAL…………..…………….10
1.Les couvertures du risques de change …………................10
2.Les couvertures du risque de non-paiement………….……..14
CONCLUSION………………..……………….,………17
INTRODUCTION
2
Dès sont apparition en ..... le commerce international regroupe les échanges internationaux des
entreprises locales(exportatrice ) vers une entreprise à l'étranger (importateur). Aussi des
éléments de risques sont à relever dans ce processus d'internationalisation des entreprise, et
apparaissent comme des barrières supplétives à celles relatives aux frontières terrestres. Les
barrières supplétives rencontrées par les entreprises dans leur processus d'internationalisation
s'érigent sur des risques liés au commerces international. De ce fait, il convient dans nos
travaux d'analyser les risques liés au commerce international.
Pour y arriver nous commencerons à diagnostiquer la nature des risques liés au commerce
international et de mettre en lumière les différents risques rencontrés dans le commerce
international,
D’autre part, d'apporter des éléments de couverture des risques liés au commerce international
qui feront office de curatif aux différents risques mis en avant dans notre analyse.
I-/ ANALySE DES RISqUES LIÉS AU COMMERCE INTERNATIONAL
3
Les échanges internationaux sont liés aux nombreuses incertitudes où l’exportateur et
l’importateur sont confrontés à plusieurs risques dans la gestion de leurs opérations de commerce
extérieur. Afin d’étudier de façon approfondie les techniques de couverture contre les risques, il
semble indispensable de définir les concepts <<risques >> et d’identifier les risques associés à
l’environnement commercial international.
Dans cette partie, nous allons définir le terme risque et présenter les différents risques liés aux
opérations du commerce international.
1.1 Définition du risques
D’après LEVY-LANG, un risque est un événement néfaste, tout futur est par nature incertain et
tout projet comporte des incertitudes, le risque est donc un événement toujours présent dans le
mouvement de la vie pour les entreprises, les particuliers et pour l’ensemble de l’économie. Il est
indispensable au progrès : il n’y a pas d’entreprise sans incertitude, le profit et le risque vont de
pair.
1.2. Les différents risques liés au opérations du commerce extérieur
Le développement des activités hors frontières est entravé par plusieurs risques, parmi ces
risques, on distingue :
1.2.1. Le risque Pays
Le terme risque pays regroupe plusieurs composantes. Il représente l’ensemble des événements
susceptibles d’empêcher le bon déroulement d’une opération commerciale ou d’investissement.
Nous citons cinq composantes du risque pays :
1.2. 1.1. Le risque politique
La stabilité et la nature du régime politique peuvent avoir une influence déterminante sur la
viabilité d’une entreprise et le tissu économique. On peut considérer que les contours du risque
politique englobe : la guerre ou l’instabilité politique, la corruption, la spoliation de la part des
États ou la part des crimes organisés, ou la faiblesse de l’Etat providence.
1.2.1.2. Le risque de carence de l’acheteur public
L’assurance-crédit traite ce risque en risque politiques : que l’acheteur rencontre à sa commande
avant livraison, ou qu’il fasse défaut dans le paiement de sa dette.
1.2.1.3. Le risque de catastrophes naturelles
Les cyclones, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les raz de marée ou les
inondations… etc. sont les principaux risques des catastrophes naturelles.
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1.2.1.4. Le risque de non-transfert
Ces risques encourus par les titulaires d’une créance, de ne pouvoir encaisser la somme attendue,
bien que le débiteur ait effectué le règlement dans la monnaie locale, parce que sa Banques
Centrales est dans l’incapacité de mettre à disposition les devises nécessaires au règlement de sa
dette.
1.2.1.5. Le risque de marché
Les risques de marché est le risque de perte qui peut résulter des fluctuations des prix des
instruments financiers qui composent un portefeuille d’actifs ou éventuellement un passif. Les
différents facteurs de risques liés au marché sont les taux d’intérêt, les cours de change, les cours
des actions et les prix des matières premières. Les variations de ces différents éléments donnent
naissance au risque de marché.
1.2.2. Le risque de Change
Le risque de change peut être défini comme étant le risque d’un décaissement plus élevé ou d’une
entrée d’argent moindre dû à l’utilisation d’une monnaie différente de la devise domestique. Il
peut être généré, soit par une activité commerciale ( import/export) avec l’étranger, soit par une
activité financière en devises, soit en fin par le développement multinational de l’entreprise.
1.2.2.1. La position de change
La notion de risque de change est fortement liée à la notion de position de change. Elle
correspond à la différence entre les devises possédées ou ( à recevoir) et les devises dues ( ou à
livrer ). Ainsi si les dettes l’emporte sur les créances, on dit que la position est courte ( short), à
l’inverse on dit que la position est longue( long).
On distingue deux positions de change : la position de change de transaction et la position
de change de consolidation.
• Position de change de transaction
Elle se matérialise dans les modifications de la contre-valeur en monnaie locale des flux de
recettes /règlements libellés en devise étrangère. Le risque de change qui en résulte se matérialise
par des gains ou pertes réalisés au moment de la conversion en monnaie locale.
• Position de change de consolidation
Elle concernent la valorisation dans les bilans exprimés en monnaie locale d’actif ou de dettes en
monnaie étrangère figurant dans les bilans de filiales. Ces méthodes de consolidation ne sont pas
neutre pour la concrétisation du risque de change.
1.2.2.2. Les types de risques de change
Le risque de change se répartit en cinq types qui sont : le risque de change de transaction,
commercial, financier, économique, et le risque de change comptable.
• Le risque de change de transaction
Le risque de transaction provient du changement de la valeur des créances et des dettes exposés à
une variation du taux de change et dont l’échéance est postérieure à celle-ci.
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Ce type naît du fait que des coûts et des cash flow futur sont libellés en devises étranges.
Sole court de la devise change, le montant du cash-flow, converti en monnaie domestique, est
affecté par ce changement. Il existe deux formes de risques de transaction selon la nature des
transactions réalisées : le risque de changement commercial et financier
• Le risque de change commercial. L’entreprise
est exposée à ce risque lorsqu’elle réalise des opérations d’exploration ou
d’importation facturées en devises étrangères. L’importateur qui doit qui doit
s’acquitter du règlement en devises craint la dépréciation de la monnaie étrangère.
Parallèlement l’exportateur qui sera payé en devises craint à dépréciation de cette
dernière par rapport à la monnaie nationale.
• Risque de change financier
Le risque de change financier est engendré du fait que les activités financières concernant les
prêts ou les emprunts soit libellé en devises étrangères, assumé par le prêteur lors de la
dépréciation de la devise étrangère par rapport à la monnaie nationale et par l’emprunteur dans le
cas contraire ou la devise étrangère s’apprécie.
• Le risque de change économique
Le risque de change Économique correspond aux conséquences des mouvements de change sur la
valeur de l’entreprise et sur sa situation par rapport à ses concurrents. Et cela peut se traduire par
<<le risque de perte de compétitivité >> c’est-à-dire, une variation de taux de change par rapport
à une devise étrangère peut affecter le prix des produits en rendant plus ou moins chers pour les
acheteurs étrangers .
De même, une variation positive ou négative des cours de change peut faire fluctuer le prix
des importations des matières premières, affectant de la sorte le coût de revient des produits
finaux, d’où une perte de compétitivité.
• Le risque de change comptable
Le risque de change comptable s’y concerné par l’impact des taux de change sur la valeur
comptable des postes de l’actif et du passif de l’entreprise. Il résulte de la consolidation des états
financiers qui impliquent des actifs et passifs libellés en devises étrangères.
Le risque de l’entreprise multinationale qui détient des actifs à long termes à l’étranger sont
les plus concernées par le risque de change comptable. Ainsi, une baisse de la monnaie du pays
de la filiale fait apparaître un écart négatif de conversion qui vient s’imputer sur les capitaux
propres du groupe.
1.2.3. Les risques associés au crédit documentaire
Le crédit documentaires est une promesse donnée à un banquier de l’importateur à un
exportateur étranger, selon laquelle le montant de sa créance lui sera réglé, pourvu qu’il apporte (
à l’aide des documents énumérés) la preuve de l’expédition des marchandises à destination des
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pays importateurs, ou la preuve de l’expédition des marchandises à destination des pays
importateurs, ou la preuve que la prestation ou services ont été accomplis. Il s’agit donc d’un
engagement irrévocable de paiement donné par une banque ( la banque émetteur) , en faveur du
vendeur ( le bénéficiaire) , et délivré à ce dernier à la demande et conformément aux instructions
de l’acheteur( le donneur d’ordre).
L’engagement est limité dans le temps et il est conditionné à la présentation par le vendeur
d’un ensemble précis de documents conformes aux conditions et termes du crédit documents et
ceci dans un délai déterminé.
Dans cette opération, chaque intervenant est exposé à un certain nombre de risques, le donneur
d’ordre, bénéficiaire, la banque émettrice et la banque notificatrice
1.2.4. Le risque de non paiement ( risque de crédit)
Mise à part le paiement d’avance, l’exportateur supporte le risque de ne pas être payer par son
client. Outre le litige commercial, le défaut de paiement résulte soit de la carence ou de la faillite
de l’acheteur, soit du contexte politique et économique dans le pays de ce dernier.
1.2.5. Les risques lié à la remise documentaire
La remise documentaire est une technique de paiement où le vendeur (l’exportateur) !mandate sa
banque pour remettre les documents nécessaires à l’acheteur ( l’importateur) pour prendre
possession de la marchandise ( facture, documents de transport, titre de propriété…) contre
paiement.
Cette opération ne permet pas de se prémunir contre les impayés, l’importateur, l’ exportateur
et la banque du vendeur sont exposés à un certain nombre de risques :
• Pour l’importateur
Le risque dans ce cas est lié directement à la marchandise non conforme à la commande du point
de vue de sa qualité.
Pour éliminer ce risque l’importateur peut faire contrôler la marchandise avant son expédition
par un représentant ou par un tiers qui sera sur place.
• Pour l’exportateur
Un risque majeur pour l’ exportateur qui pourrait surgir si l’importateur venait à refuser le
paiement ou le retrait de la marchandise. Un tel événement entraînerait sans aucun doute des
fraises supplémentaires ( frais rapatriement).
Selon la nature et la valeur de cette marchandise, il peut être amener à vendre sur place à
moindre prix (risques commercial).
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Pour se prémunir contre ce risque, l’exportateur peut négocier avec sont clients un acompte, afin
de couvrir les frais éventuels de retour et de stockage.
• Pour la banque du vendeur
En cas de simples notifications, la banque doit faire attention en examinant les documents avant
de les transmettre, en revanche, en cas de confirmation, la banque engagée directement sa
responsabilité, d’un point de vue financier, elle couvre les risques d’insolvabilité de la banque
émettrice, dans la situation de conformité des documents, elle devra payer le vendeur.
1.2.6. Les autres risques liés aux opérations du commerce extérieur
Les commerçants ainsi que les établi de crédit dans l’exercice de leurs transactions avec les
partenaires étrangers sont confrontés à d’autres risques affectant leurs activités, ce qui se
répercute sur le commerce international et son financement.
1.2.6.1. Le risque juridique
L’entreprise est soumise à des risques juridiques dès lors que sa responsabilité civile ou pénale est
engagée.
La responsabilité juridique est l’ensemble des règles juridiques qui permettent à la victime d’un
fait dommageable d’obtenir réparation du préjudice qu’il a subi. Le dommage peut arriver à la
situation antérieure, la réparation du dommage est pécuniaire.
Que le dommage soit issu d’une inexécution d’un contrat ( responsabilité contractuelle), la
responsabilité civile est engagée sensiblement de la même manière.
Les assurances couvrent la responsabilité civile, c’est-à-dire qu’elles prennent en charge la
réparation du préjudice. La responsabilité pénale suppose une faut pénale, c’est-à-dire une
infraction à une règle prescrite par une réglementation : code pénal, loi informatique et liberté,
code du travail, code de la sécurité sociale…
. L’infraction est sanctionné par une amende, par un travail d’intérêt général ou par
l’emprisonnement, proportionné à la faute. Les assurances ne couvrent pas la responsabilité
pénale puisque la loi interdit d’assurer les conséquences pécuniaires(les amendes) de la
responsabilité pénale.
Une façon, qui en vaut bien une autre, de dresser la liste des risques juridiques consiste à les
classer selon les parties prenantes de l’entreprise :
1.2.6.2. Le risque Technologique
Il est propre aux activités industrielles. Un procédé de fabrication ou une technologie adoptée par
une entreprise peuvent se trouver opposer à d’autres options industrielles et mettre l’industriel en
dehors du marché.
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1.2.6.3. Le risque concurrentiel
Le principal risque concurrentiel pour une entreprise est la copie de leur produit ou de leur
composants par la concurrence étrangère. Ces concurrents n’ont pas à supporter les coûts de
développement des produits et les fabriquent souvent à moindre frais. Il font pression sur les prix
sur les marchés étrangers, ce qui réduit les marges de l’entreprise exportatrice.
Le risque concurrentiel est aussi la perte du savoir-faire lorsqu’un représentant part chez un
concurrent, l’arriver de nouveau concurrents sur le marché, et, le risque qu’en petite entreprise
soit repris par un concurrent plus important.
1.2.6.4. Le risque lié au produit
Dans les activités d’exportation, les risques liés aux produits surviennent lorsque, sur les marchés
étrangers, les produits répondent à des exigences très variées et qui doit fonctionner dans des
conditions bien diverses. Les conditions climatiques et le maniement du produit peuvent
fortement affecter ses fonctions.
Malgré tout, l’entreprise doit garantir que sont produit fonctionne parfaitement chez le client
et intervenir si ce n’est pas le cas. Des dis fonctionnement peuvent entraîner le remplacement du
produit, des réparations sur place, voir engager la responsabilité de l’entreprise et influer
sensiblement sur le succès des opérations d’exportation.
1.2.6.5. Le risque lié à la distribution (transport)
Tous comme le cas des expéditions locales, les marchandises transportées internationalement sont
à risques (brisé, perte, vol, vandalisme…) . Avant d’expédier les marchandises, il est important de
confier la responsabilité du transport à l’acheteur ou au vendeur et d’obtenir des couvertures
suffisantes.
Les conditions internationales de vente (incoterms), élaboré par la chambre de commerce
international, servent à bien définir les rôles et responsabilité de chacun relativement aux risques
de transport. L’accompagnement offert par un transitaire est alors fortement recommandé.
1.2.6.6. Le risque lié à la propriété intellectuelle
Les risques liés à la propreté intellectuelle peuvent être observés par une utilisation non permise
par une tierce partie d’information stratégique unique à l’entreprise (étude, résultat de recherche,
ententes et contrats, liste de client etc), mais aussi par l’emploi des éléments ayant une valeur
directe ou indirecte en liens avec le produit ou service de l’entreprise ( brevet, dessins, marqué,
etc).
À l’international, ces risques sont évidemment décuplés à cause de la difficulté à défendre à
distance la propriété de l’entreprise sur les différents aspects précédents cités, il est recommandé
à l’entreprise de déposer sa raison sociale et ses marques avant de signer, par exemple, tout
contrat de distribution dans un pays donné.
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II - TECHNIqUES DE COUVERTURE DE RISqUE
Une couverture de risque est une pratique ayant pour but de se protéger ou compenser, totalement
ou partiellement contre un risque potentiel par plusieurs techniques internes ou externes de
l'entreprise, permettant d'éliminer d'une façon préventive un risque ou d'apporter un certain
niveau de compensation
2.1. Couverture du risque de change
L’objet de la couverture du risque de change est de se protéger contre les variations non
anticipées des cours de change, ce qui permet de connaitre exactement aujourd’hui la contrepartie
dans la monnaie de référence des flux en devises futurs.
Les entreprises utilisent des outils internes et des produits proposés par les banques et les
assurances (externes) pour la couverture du risque de change
2.1.1. Techniques de couverture interne
La gestion interne du risque de change a pour objet soit d’éliminer de façon préventive le risque
de change soit de permettre au niveau global la gestion du risque de change.Plusieurs possibilités
existent dans ce contexte :
2.1.1.1. Le choix d’une devise et du prix en devise
L’entreprise doit facturer en une devise forte qui devrait normalement s’apprécier par rapport à sa
monnaie de référence en effectuent des opérations de ventes ou des rentrées d’argent futures
(contrat industriel …), et pour l’établissement de prix d’achat ou de sorties d’argent futures,
l’entreprise doit choisir une devise faible qui doit normalement se déprécier par rapport à sa
monnaie de référence.
Lors de l’établissement d’un contrat ou lorsqu’on répond a un appel d’offre, il faut définir le
prix du contrat dans une devise. Non seulement le choix de la devise se pose mais aussi le
montant à payer.
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La règle générale est tous d’abord de calculer la valeur du contrat dans la monnaie de référence
pour que le projet soit rentable, ensuite de convertir cette valeur dans la devise de facturation au
cours de change à terme négociable pour la date de paiement prévu.
2.1.1.2. L’indexation monétaire
Pour établir un contrat, une autre possibilité est d’inclure dans le contrat de vente ou d’achat une
clause d’indexation permettant au prix de vente d’évoluer en fonction du différentiel d’inflation
ou d’intérêt.
L’entreprise ne supportera plus le risque de change si les variations des taux de change suivent
l’évolution des taux d’intérêt ou des taux d’inflation, dans ce cas le risque de change est en parti
reporté sur l’acheteur.
2.1.1.3. La compensation multilatérale ou maillage
Ce principe de couverture ne peut être mis en place que dans les grandes entreprises
véritablement multi nationalisées. Ces sociétés font de nombreuses opérations internationales,
dans différentes devises.
Le principe de base est simple mais la mise en
œuvre peut s’avérer complexe, à chaque fois qu’une monnaie perd de la valeur, c’est toujours par
rapport à une autre (par exemple l’euro et le dollar).
En d’autres termes, les multinationales ayant des opérations dans les deux monnaies,les pertes
de change liées à la variation sont compensées au mieux par les gains de change liés à cette
même variation
2.1.1.4. Le termaillage
Une bonne maitrise des dates facilite la gestion du risque de change. D’une part, en agissant sur
les dates d’encaissement et de décaissement, il devient possible de rapprocher les dates
d’échéance et de faciliter la compensation.
D’autre part, le trésorier peut retarder un encaissement pour profiter d’une hausse de la
devise, ou chercher à l’accélérer en période de dépréciation.
A l’importation il retarde le règlement en période de baisse et si la devise s’apprécie, il se
procure en avance les fonds nécessaires
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2.1.1.5. Le maillage
Les entreprise possédant des filiales à l’étranger peuvent mettre en place des centres financiers de
compensation des flux ce qui apporte, au niveau du groupe les avantages de la compensation et
du termaillage. Seul le solde des flux intragroupe est exposé au risque de change, et le centre de
compensation maitrise parfaitement les dates d’apurement des différents comptes.
Le risque de change est reporté sur le centre de refacturation qui doit établir régulièrement un
cours de change interne au groupe.
2.1.1.6. Les clauses de change contractuelles
. Cette technique consiste d’introduire dans le contrat une clause qui précise une paritéde
référence, et qui fait à terme varier le prix en devise pour l’acheteur. Quel que soit l’évolution des
parités, seul ce cours contractuel sera mis en
œuvre.
Dans la pratique, il est assez difficile de négocier de tels contrats puisqu’ici le risque est rejeté
sur l’autre partie. On peut toujours imaginer introduire une certaine flexibilité dans cette clause,
par exemple en précisant un pourcentage de tolérance de variation.
Les clauses peuvent préciser que le risque est partagé entre l’acheteur et le vendeur, plus le
délai entre l’offre et le paiement est long, plus cette solution peut poser de problèmes ou s’avérer
être une source de litige très importante
.2.1.2 Techniques de couverture externe
Les techniques externes consistent à constater une exposition au risque de change et à la couvrir
grâce à des instruments tels que les contrats à terme, les contrats de futures, la couverture sur le
marché monétaire, les garanties offert par des organismes de l’Etat ou autres.
2.1.2.1. Le contrat de change à terme
Dans cette technique, il est établi un contrat à terme entre la banque et son client selon lequel ce
dernier donne ordre à sa banque de vendre ou d’acheter des devises à une date déterminée à un
cours fixé à l’avance.
C’est une opération qui va mener à une suppression du risque de change car l’opération est
définitive quel que soit le cours réel à terme. Les cours de change à terme,calculés d’après les
taux d’intérêt pratiques sur les marchés des euromonnaies
2.1.2.2. Les avances en devise
Il s’agit d’un prêt en devises accordé par une banque à un client exportateur pour couvrir une
créance dont l’échéance est plus ou moins proche. En empruntant, l’exportateur obtient une
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source de financement et s’il convertit les devises obtenues en euros, il annule le risque de
change.
Généralement, le prêt en devises est destiné à obtenir des euros et améliorer latrésorerie de
l’entreprise. L’exportateur rembourse son emprunt grâce au paiement du client étranger à
l’échéance
2.1.2.3. Les contrats d’option de change
L’option de change est un instrument de couverture du risque de change qui donne droit à son
acquéreur de prendre livraison ou de livrer une devise à un cours et à (ou jusqu’à)une échéance
convenue, en lui laissant le choix de réaliser ou non la transaction précédemment définie.
Ainsi, l’acheteur d’une option de vente de devises acquiert le droit et non l’obligation de
vendre un certain montant de devises. Par ailleurs, l’acheteur d’une option d’achat de devises
acquiert le droit et non l’obligation d’acheter un certain montant de devises à un prix fixé dès
l’origine (appelé prix d’exercice), à une certaine échéance (appelée date d’exercice).Comme dans
le cas d’une option de vente, cours et échéance sont fixés préalablement.
Le détenteur d’une option peut donc décider librement de l’exercer, c’est-à-dire d’acheter ou
de vendre la devise au prix d’exercice. Il peut également renoncer à utiliser ce droit si le cours
qu’il peut obtenir sur le marché des changes est plus avantageux pour lui.
2.1.2.4. La couverture par les techniques d’assurance
Les assureurs couvrent le risque de change sur contrat de commerce courant et sur contrat de
biens d’équipement léger ou lourd. Adaptés tant aux PME qu’aux grandes entreprises, certaines
polices sont délivrées pour le compte de l’État. On distingue :
•Les polices qui garantissent un cours et indemnisent uniquement en cas de perte,
•Les polices qui proposent un cours de référence avec participation aux bénéfices en cas
d’évolution favorable de la devise étrangère. Les produits proposés couvrent généralement
uniquement les flux export
2.1.2.5. Les swaps de devises
On appelle swap, l’échange entre deux sociétés de deux prêts d’un montant équivalent libellés
dans deux devises différentes. L’opération permet de fermer la position de change de chaque
opérateur dans la devise de l’autre et donc de supprimer le risque de change. A l’échéance du
prêt, l’une des parties verse à l’autre la différence des intérêts.
Les swaps en devise sont des opérations bien adaptées à la gestion en position de change dans
les relations entre société mère et filiales
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2.2La couverture du risque de non-paiement
Une fois la livraison effectuée, le souci fondamental de l’exportateur est d’être payé. II s’agit du
risque de non-paiement ou risque de crédit. Lorsque l’entreprise n’a pas développé une politique
de couverture du risque d’impayé, elle est souvent conduite à s’interroger sur les conséquences
financières d’une éventuelle défaillance de son client étranger, au moment de la livraison ou lors
de l’échéance de paiement.
Ce sursaut d’inquiétude arrive parfois trop tard et l’exportateur se trouve confronté àdes
difficultés financières. Les techniques de couverture du risque de crédit sont aujourd’hui
extrêmement diverses.
2.2.1 Techniques de couverture interne
Les techniques de couverture interne contre le risque de non-paiement ont pour objet de limiter
les pertes en cas de défaut des contreparties.
2.2.2.La mise en place du dossier client
Sur la base de l’information économique et financière, l’exportateur peut détecter les mauvais
clients.
• Nouveaux clients :
S’agissant de nouveaux clients, l’exportateur procède à une recherche d’informations fiables sur
ses acheteurs étrangers en faisant une recherche autonome auprès des conseillers du commerce
international, des clubs d’exportations ou des syndicats professionnels…•
Anciens clients :
Pour les clients connus, il y a lieu de faire une mise à jour de dossiers de chaque client en
effectuent un suivi des comptes client, du déroulement des paiements et des informations
relatives à la santé financières du client (à travers la presse, les rapports des agents ou des
exportateurs du même secteur). Il y a aussi un suivi du risque politique qui se base sur des
facteurs politique et d’autre économique.
Le dossier regroupe ainsi toutes les informations relatives à la solvabilité et la qualité de la
relation commerciale : avis financiers, retard de paiement et demande reports de l’échéance
2.2..3. Le paiement par avance (anticipé)
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Le paiement anticipé élimine tout risque de non-paiement pour l’exportateur. Il traduit une forte
méfiance de l’acheteur et est peu commercial. Cette technique peut être utilisée avec un
partenaire inconnu, dans certains pays à risques.«
La pratique d’acomptes à la commande ou avant l’expédition permet de réduire le risque de
non-paiement »
2.2.4. Les garanties contractuelles
La fonction des garanties est de réduire le risque de crédit en fonction du montant de l’exposition
et de la qualité de signature de la contrepartie. Les valeurs de ces garanties viennent en déduction
des pertes subies en cas de défaillance. Parmi ces garanties en distinguent les garanties
personnelles, les suretés réelles ou financière, et les clauses contractuelles
2.2.5 . Utilisation d’un moyen de paiement spécifique (le crédit documentaire)
Le crédit documentaire peut être révocable, irrévocable ou irrévocable et confirmé. Le Credoc
révocable peut être amené par le donneur d’ordre sans l’avis du bénéficiaire et n’offre aucune
garantie de paiement particulière a l’exportateur. Il couvre tout de même le risque de non
livraison pour l’acheteur, puisque le paiement ne s’effectue pas que sur présentation de
documents prouvant l’expédition des marchandises.
Au contraire, un Credoc irrévocable ne peut être amené qu’avec l’accord du bénéficiaire. Il
couvre donc le risque commercial encouru par le vendeur. Enfin, il peut être confirmé, ce qui
signifie que la banque nidificatrice assure le paiement de l’opération, qu’elle soit remboursée ou
non par la banque émettrice. Dans ce cas, l’exportateur est également couvert contre le risque de
non-transfert propre au pays de la banque émettrice
.Le Credoc ne peut pas sécuriser toutes les transactions internationales, notamment celles portant
sur des services ou des grands contrats. Il est alors nécessaire de recourir à des techniques de
couverture externe.
2.2.6. Techniques de couverture externe
Les techniques de couverture externe sont pas que les incidents de paiement soient
systématiquement plus fréquents à l’étranger, mais parce qu’en cas de difficultés, lefournisseur
étranger est rarement le créancier le mieux placé pour faire rapidement valoir ses droits.
2.2.7 Couvertures par l’assurance-crédit
Les assureurs crédits sont des organismes publics ou des sociétés privées qui assurentle risque de
non-paiement ou/et d’interruption de marché : Ils opèrent soit au nom et pour lecompte de l’État
soit pour compte propre (assurance-crédit de marché opposée à l’assurance-crédit publique).
• Certaines opérations relèvent de l’assurance-crédit publique (les grands contrats, certaines
exportations avec un financement à moyen ou long terme) à l’étranger.
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• Les autres exportations de biens d’équipement légers et de biens de consommation courante
concernent l’assurance-crédit de marché. Les risques couverts sont de nature politique ou
commerciale sur des acheteurs qualifiés de privés ou publics.
L’exportateur gère le risque et ne le transfert à l’assureur qu’en situation d’incident de
paiement. En contrepartie du paiement d’une prime d’assurance, la compagnie d’assurance
s’engage à verser une indemnité en cas d’impayé à l’échéance
2.2.8 L’affacturage
L’affacturage est une activité financière exercé par des sociétés spécialisées, consistant à financer
le poste clients de sociétés industrielles et commerciales et a procéder au recouvrement de leurs
créances commerciales. Lorsqu’une entreprise recourt a l’affacturage,elle cède l’intégralité des
créances liées à son chiffre d’affaire domestique ou l’exportation, à la société d’affacturage, dite
factor.
Le factor paie au comptant l’intégralité des créances qui lui sont remises, diminuéed’un cout, et
procède à leur recouvrement. Les contrat d’affacturage sont généralement d’une année
renouvelable et ne portent que sur les créances commerciales dont la durée est inférieure à 180
jours.
2.2.9. Le marché secondaire des créances
Sur le marché secondaire des créances, des grandes banques ou institutions financières
s’échangent des dettes de grandes entreprises et des emprunts souverains. Sur ce marché, elles
négocient leurs crédits comme des titres financiers, ce qui leur permet de rééquilibrer leurs
portefeuilles d’actifs en fonction de leur stratégie et du niveau de risque qu’elles souhaitent
prendre.
En cédant une créance, son détenteur se débarrasse certes du risque de crédit et du taux
attachés à la dite créance mais réalise généralement une moins-value
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Conclusion
En définitive, nous avons essayé de passer en revue les principaux risque rencontrés et les
méthodes de couvertures les plus couramment utilisées dans les échanges commerciaux
internationaux.
Tous les opérateurs qui effectuent des transactions au-delà de leurs frontières sont exposés à
une série de risques de plus en plus diversifiés à cause de l’évolution rapide du commerce
international, d’où la nécessité de rechercher une couverture qui diffère selon leur position
d’importateur ou d’exportateur.
Parfois, la confiance et les habitudes commerciales et financières qui existent entre l’acheteur
et le vendeur facilitent le choix du moyen de paiement.
L’entreprise doit choisir d’une manière rationnelle, le mode de paiement, la monnaie de
facturation, évaluer son risque de change et choisir des modes de couverture pour se protéger des
risques liés au financement.
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