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Espaces préhilbertiens et orthogonalité

Ce document traite des espaces préhilbertiens réels. Il définit les notions de produit scalaire, orthogonalité, familles orthonormales et présente des exemples d'espaces préhilbertiens comme Rn ou des espaces de fonctions.

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Espaces préhilbertiens et orthogonalité

Ce document traite des espaces préhilbertiens réels. Il définit les notions de produit scalaire, orthogonalité, familles orthonormales et présente des exemples d'espaces préhilbertiens comme Rn ou des espaces de fonctions.

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MATHÉMATIQUES 2022 – 2023 1

Résumé 11 – Espaces préhilbertiens réels

Produit scalaire Orthogonalité


E désigne un R-espace vectoriel. ! Familles orthonormales

Définition Soient x , y 2 E .
On appelle produit scalaire sur E toute application
Définition
' : E ⇥ E ! R telle que :
x et y sont dits orthogonaux si (x |y ) = 0.
• ' est une forme bilinéaire :
Pour tous x1 , x2 , y 2 E et 2 R,
Le vecteur nul est le seul vecteur orthogonal à tous les
'( x1 + x2 , y ) = '(x1 , y ) + '(x2 , y ) autres.

Pour tous x , y1 , y2 2 E et 2 R, Théorème : Pythagore


kx + y k2 = kx k2 + ky k2 () (x |y ) = 0.
'(x , y1 + y2 ) = '(x , y1 ) + '(x , y2 )

• ' est symétrique : 8x , y 2 E , '(x , y ) = '(y , x ). Définition : Familles orthogonales et orthonormales


• ' est définie positive : Soit I un ensemble d’indices fini ou infini.

8x 2 E , '(x , x ) æ 0 et '(x , x ) = 0 () x = 0E • Une famille de vecteurs (ei )i 2I de E est dite ortho-


gonale si :
(E , ') est alors appelé espace préhilbertien réel.
8(i , j ) 2 I 2 , i 6= j =) (ei |e j ) = 0.
Si dim E < +1, E est qualifié d’espace euclidien.
• Elle est dite orthonormale si ses vecteurs sont de
Exemples fondamentaux d’espaces préhilbertiens réels : plus unitaires.
X
n
• E = Rn muni du produit scalaire usuel (x , y ) 7! xi yi .
i =1
Cela revient à dire que pour tout (i , j ) 2 I 2 , (ei |e j ) = i,j .
Z 1
• E = R[X ] muni de (P,Q ) 7! PQ. Théorème
0 • Une famille orthogonale constituée de vecteurs
Z b non nuls est libre.
• E = C ([a , b ], R) muni de ( f , g ) 7! f g.
a
• Une famille orthonormale est libre.
>
• E = Mn (R) muni de (A, B ) 7! Tr(B A).
Théorème : Décomposition dans une BON
Théorème : Inégalité de Cauchy-Schwarz Soient E un espace euclidien de dimension n 2 N⇤
Soit (E , (·|·)) un espace préhilbertien réel. On a alors : et (e1 , . . . , en ) une base orthonormale de E .

X
n
8x , y 2 E , |(x |y )| ∂ kx k · ky k
8x 2 E , x = (x |e1 )e1 + · · · + (x |en )en = (x |ei )ei
i =1
Il y a égalité si et seulement si x et y sont colinéaires.

p
L’application x 7! (x |x ) = kx k est une norme sur E . Proposition
Soient B = (e1 , . . . , en ) une base orthonormale de E .
Identités remarquables vérifiées par la norme euclidienne : On considère x , y 2 E de coordonnées respectives
X = (x1 , . . . , xn ) et Y = (y1 , . . . , yn ). On a alors :
Pour tous x , y 2 E ,
X
n X
n
• kx + y k2 = kx k2 + ky k2 + 2(x |y ). (x |y ) = xi yi = (x |ei )(y |ei ) = X > Y
• kx y k2 = kx k2 + ky k2 2(x |y ). i =1 i =1

• Identité du parallélogramme : X
n X
n
kx k2 = xi2 = (x |ei )2 = X > X
2 2 2 2
kx + y k + kx y k = 2kx k + 2ky k i =1 i =1

• Identité de polarisation :

1
(x |y ) = kx + y k2 kx y k2
4

Année 2022/2023 Lycée Louis-le-Grand – MP


2 Fiche 11 – Espaces préhilbertiens réels

! ! Projection orthogonale et distance


u2
Dans toute cette partie, F est supposée de dimension finie.
On a E = F F ? .
! ! !
( u 2 | e1 ) e1 Définition
On appelle projection orthogonale sur F la projec-
!
e2 tion sur F parallèlement à F ? .
!
u2

!
u1
!
e1
Théorème
! ! !
( u 2 | e1 ) e1 On note p la projection orthogonale sur F .
• p (x ) est entièrement caractérisé par :
Tout espace euclidien admet une base orthonormale, que p (x ) 2 F et x p (x ) 2 F ?
l’on peut construire à l’aide de l’algorithme d’orthonorma-
lisation de Gram-Schmidt. On part d’une base (u 1 , . . . , u n ) • Si (e1 , . . . , ep ) est une base orthonormale de F alors
quelconque de E et on construit pas à pas une base or-
thonormale (e1 , . . . , en ) en posant : p (x ) = (x |e1 )e1 + · · · + (x |ep )ep

X
k 1
ek0
ek0 = u k (u k |ei )ei puis ek =
i =1
kek0 k Définition
Soit x 2 E . On appelle distance de x à F le réel

Théorème d (x , F ) = inf kx uk
u 2F

Soient n 2 N et (u 1 , . . . , u n ) une famille libre de vec-
teurs de E . Il existe alors une famille orthonormale
(e1 , . . . , en ) de E telle que :
Théorème
Vect(e1 , . . . , en ) = Vect(u 1 , . . . , u n ) Soit x 2 E . d (x , F ) = kx p (x )k où p est la projection
orthogonale sur F .

! Orthogonal d’une partie

Définition : Orthogonal
Soit F une partie de E . On appelle orthogonal de F
l’ensemble :

F ? = {x 2 E | 8y 2 F (x |y ) = 0}

F ? est un espace vectoriel.

Théorème
Soit F un sous-espace vectoriel de E .
• u 2 F ? si et seulement si u est orthogonal aux
vecteurs d’une base de F .
• Si F est de dimension finie, E = F F ?.
?
• Si E est de plus un espace euclidien, F ? = F et :

dim F ? = dim(E ) dim(F )

Corollaire : Inégalité de Bessel


Soient (e1 , . . . , ep ) une famille orthonormale de E et
X p
x 2 E . Alors (x |ei )2 ∂ kx k2 .
i =1
Il y a égalité si et seulement si x 2 Vect(e1 , . . . , ep ).

© Mickaël PROST Année 2022/2023

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