0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
158 vues149 pages

Rapport 2015 sur l'Éducation au Sénégal

Ce rapport présente les principales statistiques sur le système éducatif sénégalais aux niveaux de la petite enfance, de l'enseignement élémentaire, moyen et secondaire général pour l'année 2015. Il fournit des informations sur l'évolution des effectifs scolaires, la participation, les infrastructures et ressources éducatives ainsi que les résultats scolaires.

Transféré par

Daouda Gueye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
158 vues149 pages

Rapport 2015 sur l'Éducation au Sénégal

Ce rapport présente les principales statistiques sur le système éducatif sénégalais aux niveaux de la petite enfance, de l'enseignement élémentaire, moyen et secondaire général pour l'année 2015. Il fournit des informations sur l'évolution des effectifs scolaires, la participation, les infrastructures et ressources éducatives ainsi que les résultats scolaires.

Transféré par

Daouda Gueye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République du Sénégal

Un Peuple- Un But- Une Foi


Ministère de l’Education nationale

RAPPORT NATIONAL SUR LA


SITUATION DE L'EDUCATION
2015

Direction de la Planification et de la Réforme de l’Education

1
2
SOMMAIRE

Pages
Sigles et abréviations 4
Préface 5
DEVELOPPEMENT INTEGRE DE LA PETITE ENFANCE 6
La demande potentielle d’éducation 7
L’offre d’éducation 8
L’évolution des structures de prise en charge des tout-petits, selon le statut 12
L’évolution des effectifs scolaires 15
Répartition des effectifs selon l’âge 16
Répartition des effectifs selon la zone géographique et le genre en 2014 17
Répartition des effectifs selon le type de structure en 2014 18
La part du Privé et du Communautaire dans les effectifs 19
La participation 20
Les conditions d’enseignement-apprentissage 21
Le personnel enseignant du Public selon le diplôme 22
Le personnel enseignant du communautaire selon le diplôme 24
Le personnel enseignant du Privé selon le diplôme 26
Le personnel de la Petite Enfance selon la langue d’enseignement 28
ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE 29
La demande potentielle d’éducation 30
Evolution du réseau scolaire 31
La diversification de l’offre éducative 33
La présence de latrines dans les écoles publiques 35
La présence de clôtures dans les écoles publiques 37
La disponibilité de l’eau dans les écoles publiques 38
l’électricité dans les écoles publiques 39
Les cantines dans les écoles publiques 40
La capacité d’accueil des écoles élémentaires 41
Etat et utilisation des salles de classe du public 42
Les tables- bancs 44
L’organisation pédagogique des classes au niveau du Public 45
La taille moyenne des classes pédagogiques dans le public 46
La disponibilité des manuels scolaires dans le public 47
Pourcentage de femmes dans le personnel enseignant 50
La répartition des enseignants selon le statut et le diplôme académique 51
La répartition des enseignants par région selon le diplôme professionnel 52
Les nouveaux inscrits au cours d’initiation (CI) 53
L’évolution des effectifs scolaires 55
La participation du Privé à l’effort de scolarisation 56
Les élèves inscrits dans les écoles publiques à cycle complet 57
L’accès à l’école élémentaire 58
L’intensité de la scolarisation 59
L’efficacité interne du système éducatif 61
L’achèvement du cycle élémentaire 63
Les résultats du Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires (CFEE) 65
ENSEIGNEMENT MOYEN 66
La demande potentielle d’éducation 67
L’évolution du réseau d’établissements d’Enseignement Moyen 68
Evolution de l’accès à l’Enseignement Moyen 69
Evolution des effectifs et de la participation féminine 70
Evolution de la part du Privé dans l’effort de scolarisation 72
Le niveau de scolarisation dans l’Enseignement Moyen 73
La taille des classes pédagogiques 75
La disponibilité des manuels scolaires dans le Public 77
L’efficacité interne du système éducatif au niveau de l’Enseignement Moyen 78
Les résultats du Brevet de Fin d’Etudes Moyennes (BFEM) 80
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 82
La demande potentielle d’éducation 83
L’évolution du réseau d’établissements d’Enseignement Secondaire Général 84
L’accès à l’Enseignement Secondaire Général 85
Les effectifs de l’Enseignement Secondaire Général 87
La part des filles dans les effectifs inscrits dans les séries scientifiques en 2012 89
La participation 90

3
La taille des classes pédagogiques 92
La disponibilité des manuels scolaires 94
Evolution de la part des femmes dans le personnel enseignant du Public 95
Les enseignants des lycées et collèges publiques selon le diplôme académique 96
Les enseignants des lycées et collèges publiques selon le diplôme professionnel 98
Le taux de redoublement dans le secondaire général en 2012 99
Les résultats de l’examen du baccalauréat session 2011 100
EDUCATION DE BASE DES JEUNES ET DES ADULTES 102
Les structures d’éducation de base des jeunes et des adultes 104
Les langues d’enseignement codifiées 107
Les effectifs 110
La part des femmes dans les effectifs 117
QUALITE ET EFFICACITE INTERNE DE L’EBJA 119
GESTION 126
FINANCEMENT DE L’EDUCATION 128
Dépenses publiques de l’Etat 129
Dépenses de fonctionnement de l’Etat 130
Dépenses publiques de fonctionnement de l’Education 131
Dépenses en capital de l’Etat sur financement intérieur 132
Dépenses publiques d’investissement allouées à l’Education 133
Dépenses publiques totales allouées à l’Education 135
Part des dépenses allouées à l’Education dans les dépenses de l’Etat 136
Répartition fonctionnelle du budget de l’Education 139
Financement de l’Education non formelle 140

4
SIGLES ET ABREVIATIONS

ANSD : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie


BFEM : Brevet de Fin d’Etudes Moyennes
CAP : Certificat d’Aptitude Pédagogique
CDF : Classe à Double Flux
CE1 : Cours Elémentaire Première année
CE2 : Cours Elémentaire Deuxième année
CEAP : Certificat Elémentaire d’Aptitude Pédagogique
CFEE : Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires
CI : Cours d’Initiation
CM1 : Cours Moyen Première année
CM2 : Cours Moyen Deuxième année
CMG : Classe Multigrade
CP : Cours Préparatoire
CPI : Counter Part International
DEE : Direction de l’Enseignement Elémentaire
DIPE : Développement Intégré de la Petite Enfance
DPRE : Direction de la Planification et de la Réforme de l’Education
ESAM : Enquête Sénégalaise Auprès des Ménages
PDEF : Programme Décennal de l’Education et de la Formation
TAMA Taux d’Accroissement Moyen Annuel
TAP : Taux d'Achèvement Primaire
TBPS Taux Brut de Préscolarisation
TBS : Taux Brut de Scolarisation
Programme d’Amélioration de la Qualité, de l'Equité et de la Transparence
PAQUET-EF :
du secteur de l’Education et de la Formation
TBA : Taux Brut d'Admission

5
COMITE DE REDACTION

Prénoms et nom, Titre/Fonction Structure


M. Djibril Ndiaye DIOUF, Directeur de la
Coordination
Planification et de la Réforme de l’Education, DPRE
générale
DPRE/MEN
Ibrahima CISS, Chef de la Division Statistiques et
DPRE
Prospective (DSP), DPRE/MEN
El Hadji Amadou Guèye SEYE DPRE
Cheikh Elbou DIAGNE, Chef du bureau Statistique, DPRE
DPRE/MEN
Malick SANOKHO, Chef bureau Carte scolaire, DPRE
DPRE/MEN
Oumar THIAM, Chef bureau Suivi des Programmes DPRE
de Construction Scolaires, DPRE/MEN
Ndiawar CISSE, agent du bureau Statistique, DPRE
Equipe technique
DPRE/MEN
Mamadou Abdoulaye SALL, Chef du Bureau Coût DPRE
et Financement
Mamadou KEBE, Chef de Division Promotion de
DEPS
l’accès aux structures préscolaires DEPS/MEN
Joseph BIAYE, agent à la DEMSG/MEN DEMSG
Baidy MAR, agent à la DEE /MEN DEE
Ousseynou FAYE, Chef division Statistique et suivi-
DALN
évaluation
Mor Arame DIENG, DSDS/ANSD/ MEFP
Magatte SEYE, Stagiaire DPRE

6
PREFACE

Il est aujourd’hui démontré que la principale source de création de richesses


réside dans les savoirs et les compétences, davantage que dans les ressources
matérielles. La compétitivité des entreprises et, au-delà, celle des nations
reposent fondamentalement sur les capacités à créer et à utiliser les
connaissances. Ces capacités conditionnement donc largement les
performances en termes de croissance, de revenus et de création d’emplois.
Elles sont installées au niveau de chaque individu, essentiellement, par le
biais d’une éducation et d’une formation de qualité.

Conscient de cela, le Gouvernement du Sénégal a accordé une grande importance à l’éducation et


la formation des sénégalais, en mettant en place le Programme d’Amélioration de la Qualité, de
l’Equité et de la Transparence (PAQIET-EF) qui constitue l’instrument de réalisation de la
politique éducative pour la période 2013-2015. A travers ce programme il compte mettre en place
un système d’éducation et de formation en phase avec les exigences du développement durable,
plus engagé dans la prise en charge des exclus et qui repose sur une gouvernance inclusive, une
responsabilité plus accrue des collectivités locales et des acteurs à la base.
Cette nouvelle vision du développement de l’éducation et de la formation doit se traduire par une
mobilisation accrue des ressources humaines, matérielles et financières, permettant de répondre à
la demande croissante d’éducation tout en améliorant la qualité des apprentissages et en adaptant
la formation aux besoins de l’économie en terme de qualification.
Toutefois dans ce contexte de gestion axée sur les résultats, le pilotage du système éducatif en
direction des objectifs visés nécessite des données fiables, pertinentes et à jour permettant de
suivre régulièrement les efforts entrepris, les résultats obtenus ainsi que les progrès qui restent à
accomplir.
Le rapport sur la situation de l’éducation répond à ce besoin de données et informations
présentées sous forme d’indicateurs destinés à un large éventail de lecteur : des décideurs soucieux
de tirer des enseignements politiques aux chercheurs en quête de données pour approfondir leurs
analyses, en passant par l’opinion publique désireuse de savoir dans quelle mesure le service
éducatif sénégalais parvient à satisfaire la demande croissante d’éducation et de formation. Ainsi,
il renseigne sur la couverture du système éducatif, l’environnement scolaire, les performances en
termes de rétention et de réussite scolaire, du préscolaire à l’enseignement secondaire général sans
oublier l’éducation de base des jeunes et des adultes.
L’Edition 2015 a été l’occasion d’harmoniser les indicateurs notamment ceux qui se réfèrent à la
population tels les taux d’admission, de scolarisation ou d’achèvement. Ainsi, avec l’appui de
l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) ces indicateurs ont été retro
projetés sur la base des données démographique issues des recensements de 2002 et 2013, puis
projetés jusqu’en 2025.
Je saisis cette opportunité pour adresser mes sincèrement remerciements à tous nos partenaires qui
ont contribué à la réalisation de ce document qui, je l’espère fournira aux décideurs et aux
planificateurs, mais aussi aux institutions, aux chercheurs et au grand public, des données fiables,
pertinentes et à jour, grâce auxquelles ils pourront prendre leurs décisions en toute connaissance de
cause en vue d’un meilleur pilotage du système éducatif.

Monsieur Serigne Mbaye THIAM,


Ministre de l’Education nationale

7
DEVELOPPEMENT INTEGRE DE LA PETITE ENFANCE

8
La demande potentielle d’éducation

n 2014, la demande potentielle d’éducation haut par Touba qui constitue l’une des
E préscolaire, constituée par les enfants âgés de 3
à 5 ans, est estimée à 1 239 925 enfants avec
agglomérations urbaines les plus peuplées du
pays. Les plus faibles proportions sont notées à
une légère domination de la population Kédougou, Ziguinchor et Sédhiou.
féminine (51,5%) contrairement à l’année Cette situation est corroborée par le rapport de
précédente avec un pourcentage de 51,2% en la Projection de la population du Sénégal
faveur de la population masculine. (2014-2063) qui atteste que ces trois dernières
Les disparités entre les régions sont régions sont également les moins peuplées du
importantes : les plus fortes proportions sont Sénégal: Kédougou (156 352 habitants),
notées dans les régions abritant de grandes Sédhiou (468 098 habitants) et Ziguinchor
villes comme Dakar, Thiès, Kaolack et (565 940 habitants).
Diourbel. Cette dernière région est tirée vers le

Répartition régionale de la population pré-scolarisable en 2014

Régions Garçons Filles Total % Total % Filles


Dakar 107781 113354 221135 17,8% 51,3%
Diourbel 72757 78802 151559 12,2% 52,0%
Fatick 35773 37277 73050 5,9% 51,0%
Kaffrine 31922 33119 65041 5,2% 50,9%
Kaolack 46702 49833 96535 7,8% 51,6%
Kédougou 7365 7571 14936 1,2% 50,7%
Kolda 34447 36354 70801 5,7% 51,3%
9
Louga 39671 42988 82659 6,7% 52,0%
Matam 28384 30154 58538 4,7% 51,5%
Sédhiou 23407 25075 48482 3,9% 51,7%
Saint-Louis 40797 43340 84137 6,8% 51,5%
Tambacounda 35055 37138 72193 5,8% 51,4%
Thiès 76544 81612 158156 12,8% 51,6%
Ziguinchor 20891 21812 42703 3,4% 51,1%
Sénégal 601 496 638 429 1 239 925 100,0% 51,5%
Moyenne 42 964 45 602 88 566 7,1% 51,4%
Ecart-type 25 219 26 825 52 040 4,2% 0,4%
CV 58,7% 58,8% 58,8% 58,8% 0,7%

L’offre d’éducation

E ntre 2014 et 2015, le réseau des


structures de prise en charge de la Petite
Enfance est passé de 2823 à 2993 structures,
l’élémentaire (9,89%) et de cases communautaires
(7,78%).
L’offre d’éducation préscolaire reste dominée par
soit 170 structures de plus. les écoles maternelles et les garderies d’enfants
Les cases des tout-petits, les classes qui constituent les types de structures les plus
préscolaires à l'élémentaire, les écoles anciens du réseau.
maternelles et les garderies, ont connu des En tenant compte de l’objectif de 90 enfants par
hausses respectives de 2%, 25%, 8% et 7%. structure, les 2993 recensées en 2015 ne
Par contre, les cases communautaires ont devraient accueillir que 269 370 enfants. Ce
enregistré une diminution de 10%. nombre reste encore largement inférieur au
La répartition des structures par type en 2015 besoin en structures de prise en charge de la Petite
est presque similaire à celle de 2014. En 2015, enfance pouvant couvrir la demande potentielle
le réseau est composé d’écoles maternelles estimée à 1 239 925 enfants. On note ainsi un
(34,78%), de garderies (24,99%), de cases des déficit de 10 784 structures pour la prise en charge
Tout-petits (22,55%), de classes préscolaires à de l’ensemble des enfants âgés de 3 à 5 ans.

Évolution des structures par type au niveau national entre 2014 et 2015

2014 2015 Évolution des


structures
Structures
Nombre % Nombre % entre
2013-2014
Case Communautaire 259 9,17% 233 7,78% -10%
Case des Tout Petits 663 23,49% 675 22,55% 2%
Classe préscolaire à l'élémentaire 237 8,40% 296 9,89% 25%

10
Ecole Maternelle 962 34,08% 1041 34,78% 8%
Garderie 702 24,87% 748 24,99% 7%
Sénégal 2823 100,00% 2993 100,00% 6%

Répartition des structures par type en 2015

’essentiel des structures de la Petite Enfance l’Académie de Louga enregistre le plus grand
L est concentré dans les académies de Pikine-
Guédiawaye, Dakar et Thiès avec
nombre (98). L’Académie de Thiès vient en
seconde position avec 90 cases communautaires.
respectivement 15,07%, 12,33%, et 12,20%. Pour les cases des Tout-petits, Ziguinchor arrive
La distribution des structures par type montre en tête avec 77 structures, suivie de l’Académie
une prédominance des écoles maternelles, de Tambacounda qui en compte 64.
suivies des garderies, des cases des Tout-petits, S’agissant des garderies, l’Académie de Pikine-
des classes préscolaires à l'élémentaire et des Guédiawaye est en première position avec 147
cases communautaires. structures. Elle est suivie de celle de Thiès qui
Selon les Académies, les écoles maternelles au totalise 129 structures.
nombre de 1041 sont plus présentes à Dakar On dénote une forte dispersion du nombre de
(303) et à Pikine-Guédiawaye (280). chaque type de structure autour de la moyenne
En ce qui concerne les cases communautaires, nationale.
grâce à l’intervention des partenaires,
Nombre de structures par Académie en 2015

Classes
Cases des préscolaires
Cases Tout- à Ecoles %
IA communautaires petits l'Elémentaire maternelles Garderies Total général structures
Dakar 3 8 24 303 31 369 12,33%
Diourbel 0 50 5 9 84 148 4,94%
Fatick 4 44 12 20 42 122 4,08%
Kaffrine 0 40 7 6 2 55 1,84%
Kaolack 4 54 16 14 46 134 4,48%
Kédougou 1 23 9 5 0 38 1,27%

11
Kolda 0 51 12 49 4 116 3,88%
Louga 98 59 16 12 96 281 9,39%
Matam 0 46 10 12 2 70 2,34%
Pikine- 3 8 13 280 147
Guédiawaye 451 15,07%
Rufisque 1 9 5 100 18 133 4,44%
Sédhiou 1 55 61 5 10 132 4,41%
Saint-Louis 21 41 19 36 55 172 5,75%
Tambacounda 1 64 25 8 14 112 3,74%
Thiès 90 46 29 71 129 365 12,20%
Ziguinchor 6 77 33 111 68 295 9,86%
Sénégal 233 675 296 1041 748 2993 100,00%
moyenne 14,56 42,19 18,5 65,06 46,75 187,06 6,25%
Min 0 8 5 5 0 38 1,27%
Max 98 77 61 303 147 451 15,07%
Ecart-type 30,46 19,78 13,66 91,74 45,20 120,86 4,04%
CV 209,15% 46,88% 73,84% 141,00% 96,68% 64,61% 64,61%

L a zone rurale concentre 81,5% des cases


communautaires, 68,6% des cases des
Tout-petits, 56,4% des classes préscolaires
En zone urbaine, par contre, les écoles maternelles
(75,7%) et les garderies (63,5%) sont dominantes.
En général, on constate que les structures de la
à l’Elémentaire, 24,3% des écoles maternelles Petite Enfance sont plus fréquentes en zone
et 36,5% des garderies. urbaine (1647) qu’en zone rurale (1346).

Répartition des structures selon le milieu de résidence en 2015

12
n 2015, les cases des Tout-petits dont la qualité est facteur d’engouement
E prédominent avec 34,4% du réseau en
milieu rural. Les garderies occupent 20,3% -
pour les populations ;
l’adaptation des structures à l’environnement
à côté des écoles maternelles qui représentent socio-économique (population à revenus
18,8% du réseau. modestes) ;
L’importance de ces structures en milieu rural - la possibilité pour les femmes de disposer de
relève de plusieurs facteurs : temps pour des activités génératrices de
- une réponse en termes de paquet de revenus.
services (Santé, Nutrition, Education etc.)

Répartition des structures par type en zone rurale en 2015

es écoles maternelles (47,8%) et les communautaires (2,6%) y sont faiblement


L garderies (28,8%) dominent le réseau des
structures de la Petite Enfance en milieu
représentées.
Cette configuration selon le milieu trouve son
urbain et sont suivies par les cases des Tout- explication dans le fait que les garderies et les
petits (12,9%). Les classes préscolaires à écoles maternelles sont présentes depuis
l’Elémentaire (7,8%) et les cases longtemps dans les zones urbaines alors que, les
13
cases communautaires et les cases des Tout- zone rurale.
petits sont implantées le plus souvent dans les
Répartition des structures par type en zone urbaine en 2015

L’évolution des structures de prise en charge de la Petite Enfance selon le statut

14
a part du Privé dans les structures de prise 2015, la majeure partie des structures privées de
L en charge de la Petite Enfance est passée
de 51,3% à 44,9% entre 2007 et 2015, soit
prise en charge de la Petite Enfance se trouvent
dans l’IA de Rufisque (88,0%). Les Académies de
une baisse de 6,4 points de pourcentage, même Pikine-Guédiawaye (87,4%) et de Dakar (86,4%)
si une légère hausse de 4,3 points est constatée viennent en deuxième et troisième position.
entre 2012 et 2015. Les IA de Matam et de Kolda, enregistrent les
Cette baisse globale est plus sensible entre plus faibles pourcentages avec respectivement
2010 et 2012, où elle est passée de 47,2% à 2,9% et 6,9%.
40,6% soit, 6,6 points de pourcentage. En
Évolution de la part du Privé entre 2007 et 2015

Répartition par IA du Privé en 2015

La part du Public dans le réseau des structures passant de 17% à 33,4%. Cependant, elle a connu
du DIPE affiche une augmentation de 16,4 une baisse de 3,4 points de pourcentage entre
points de pourcentage entre 2007 et 2015, en 2009 et 2010 due à la recodification des cases

15
des Tout-petits, jadis publiques, en connaitre une légère baisse de 2,6 points entre
communautaire. De 2013 à 2014, la part du 2014 et 2015.
Public a augmenté de 7,2 points avant de
Évolution de la part du Public entre 2007 et 2015

Répartition régionale du Public en 2015

Le troisième Type (Communautaire et Associatif)

16
L e troisième Type regroupe les structures du
Communautaire et de l’Associatif de la Petite
et financiers. Cette part n’a augmenté que de
0,4% entre 2010 et 2011. Cependant on note une
Enfance. baisse considérable de 4,2% entre 2011 et 2012
La part du troisième Type dans le nombre de due à l’effet conjointe de la stagnation du Privé,
structures de prise en charge de la Petite Enfance de la hausse du Public et de la fermeture de
est passée de 31,60% à 20,60% entre 2007 et structures liée au retrait des partenaires qui
2015, soit une baisse constatée de 11%. En dépit prenaient en charge les rétributions des
de la baisse entre 2007 et 2009, l’augmentation animateurs.
entre 2009 et 2010 résulte de la correction Mais entre 2012 et 2013 il y a eu une très petite
systématique évoquée plus haut et l’intervention augmentation de 0,3% suivie d’une baisse de
de plus en plus accrue des partenaires techniques 9,4% entre 2013 et 2015.

Évolution de la part du Troisième type entre 2007 et 2015

L a part la plus importante des structures


communautaires recensées en 2015 se
trouve dans la région de Louga (76,2%). Elle est
signalée, les régions de Kolda (0,9%) de
Tambacounda (1,8%) et de Kaffrine (1,8%) ont
les plus faibles pourcentages. Entre 2014 et
suivie des Académies de Diourbel et de 2015, l’IA de Sédhiou s’est distinguée en
Ziguinchor avec respectivement 37,2% et passant de 0% à 25,8%.
35,6%. En dehors de la région de Matam où la
présence de structure communautaire n’est pas

Répartition par IA du Communautaire en 2015

17
18
Evolution des effectifs préscolarisés

L es effectifs préscolarisés ont progressé entre


2005 et 2015, passant de 78 812 à 208 520
enfants, soit un taux d’accroissement moyen
structures de prise en charge de la Petite Enfance
notamment
l’Elémentaire.
les classes préscolaires à

annuel (TAMA) de 10,22%. Par contre, au niveau des Académies, la baisse la


Entre 2014 et 2015, on note une hausse traduite plus importante (8,94%) est notée à
par un taux d’accroissement (TA) de 4,8%. Tambacounda.
Cette hausse s’explique par les TA enregistrés à La part des filles tourne autour de 52,2% en
Kaffrine (14,35%), à Fatick (11,57%) et à Kolda 2015 avec un maximum de 56,4% à Diourbel et
(9,75%). un minimum de 49,3% à Kolda.
L’augmentation des effectifs est également Entre 2014 et 2015, cette part a connu une légère
expliquée par l’apparition de nouveaux types de baisse de 0,2 points (de 52,4% à 52,2%).

Evolution des effectifs entre 2005 et 2015

Evolution des effectifs par région de 2014 à 2015

2014 2015 TA
Régions Effectif GF % FILLES Effectif GF % FILLES Total %Filles
Dakar 56733 51,80% 60534 51,70% 6,70% -0,19%
Diourbel 9922 56,30% 10593 56,40% 6,76% 0,18%
Fatick 7925 52,40% 8842 51,60% 11,57% -1,53%
Kaffrine 3031 57,30% 3466 54,90% 14,35% -4,19%
Kaolack 9022 54,10% 9532 54,00% 5,65% -0,18%
Kédougou 3056 51,60% 2908 52,80% -4,84% 2,33%
Kolda 8398 49,50% 9217 49,30% 9,75% -0,40%
Louga 19076 53,80% 19337 53,20% 1,37% -1,12%
Matam 5421 57,00% 5752 55,10% 6,11% -3,33%
Sédhiou 9290 50,00% 10046 50,20% 8,14% 0,40%
Saint-Louis 10887 53,30% 11155 53,30% 2,46% 0,00%
Tambacounda 9636 51,60% 8775 52,10% -8,94% 0,97%
Thiès 26760 53,10% 26706 53,20% -0,20% 0,19%
Ziguinchor 19867 49,70% 21657 49,80% 9,01% 0,20%

19
SENEGAL 199024 52,40% 208520 52,20% 4,77% -0,38%

Répartition des effectifs selon l’âge

E n 2014, la répartition des effectifs selon l’âge


montre que sur 100 enfants accueillis au
niveau national, plus de 88 ont l’âge légal de 3 à
Le pourcentage des enfants d’âge illégal a
atteint, au niveau national, 11,27% en 2014
contre 11,9% en 2013. La région de Louga
5 ans, aussi bien pour les garçons que pour les enregistre le pourcentage le plus élevé avec
filles. 30,64%.
Neuf Académies ont un taux supérieur à la Pour la répartition des enfants d’âge légal selon
moyenne nationale (88,73%). Par contre, Dakar le sexe, Matam (97,90%), Tambacounda
(86,78%), Sédhiou (82,70%) et Louga (69,36%) (97,39%) et Kédougou (95,25%) enregistrent les
enregistrent les taux les plus bas. Le plus faible plus forts pourcentages.
taux enregistré à Louga s’explique en partie par Pour l’âge illégal chez les garçons comme chez
la présence de types de structures appelées les filles, les plus forts taux sont enregistrés à
groupes de jeux qui accueillent des enfants âgés Louga, Sédhiou et Dakar.
de moins de trois ans.
Répartition des effectifs par IA selon l’âge et le sexe en 2015
Age légal Age illégal

IA Garçons Filles Total Garçons Filles Total


Dakar 86,60% 86,95% 86,78% 13,40% 13,05% 13,22%
Diourbel 88,07% 87,85% 87,94% 11,93% 12,15% 12,06%
Fatick 88,35% 88,06% 88,20% 11,65% 11,94% 11,80%
Kaffrine 90,60% 89,23% 89,84% 9,40% 10,77% 10,16%
Kaolack 88,31% 88,39% 88,36% 11,69% 11,61% 11,64%
Kédougou 94,97% 95,50% 95,25% 5,03% 4,50% 4,75%
Kolda 89,80% 90,27% 90,03% 10,20% 9,73% 9,97%
Louga 68,24% 70,34% 69,36% 31,76% 29,66% 30,64%
Matam 97,79% 97,98% 97,90% 2,21% 2,02% 2,10%
Pikine-Guédiawaye 91,26% 90,54% 90,88% 8,74% 9,46% 9,12%
Rufisque 87,42% 87,71% 87,57% 12,58% 12,29% 12,43%
Sédhiou 83,05% 82,35% 82,70% 16,95% 17,65% 17,30%
Saint-Louis 91,07% 92,11% 91,63% 8,93% 7,89% 8,37%
Tambacounda 97,38% 97,40% 97,39% 2,62% 2,60% 2,61%
Thiès 94,86% 94,82% 94,84% 5,14% 5,18% 5,16%
Ziguinchor 94,08% 93,97% 94,03% 5,92% 6,03% 5,97%
SENEGAL 88,65% 88,80% 88,73% 11,35% 11,20% 11,27%
Moyenne 89,49% 89,59% 89,54% 10,51% 10,41% 10,46%
Min 68,24% 70,34% 69,36% 2,21% 2,02% 2,10%
Max 97,79% 97,98% 97,90% 31,76% 29,66% 30,64%
Ecart Type 6,75% 6,43% 6,57% 6,75% 6,43% 6,57%
CV 7,54% 7,17% 7,33% 64,21% 61,75% 62,81%

20
Répartition des effectifs selon la zone géographique et le sexe en 2015

L a part de la zone urbaine dans les effectifs est


passée de 59,6% à 58,2% entre 2014 et 2015
soit une baisse de 1,4 points de pourcentage.
Au niveau de la zone rurale, pour les filles toutes
les IA ont des pourcentages supérieurs à la
moyenne (46,56%).
Cependant elle reste largement supérieure à celle En zone urbaine, huit IA sur les seize sont au-
enregistrée en milieu rural 41,8%. dessus de la moyenne (52,16%) pour la part des
Pour la répartition des effectifs selon le sexe, les filles.
filles sont globalement majoritaires aussi bien en
zone urbaine qu’en zone rurale avec
respectivement 52,00% et 52,66%.
Part de chaque zone dans les effectifs au niveau national en 2015

Répartition des effectifs et part des filles par Académie et par zone en 2015
Rural Urbain

IA Total G F % Filles Total G F % Filles


Dakar 0 0 30703 51,1%
Pikine-Guédiawaye 0 0 22082 52,5%
Rufisque 2304 51,87% 5445 51,4%
Diourbel 6249 56,01% 4344 56,9%
Fatick 5278 52,05% 3564 51,0%
Kaffrine 2334 55,06% 1132 54,6%
Kaolack 3767 56,62% 5765 52,2%
Kédougou 1795 54,43% 1113 50,1%
Kolda 3644 50,00% 5573 48,8%
Louga 14845 52,89% 4492 54,1%
Matam 3421 56,12% 2331 53,6%
Sédhiou 6134 50,57% 3912 49,6%

21
Saint-Louis 3972 55,46% 7183 52,1%
Tambacounda 4512 51,88% 4263 52,4%
Thiès 12721 52,47% 13985 53,8%
Ziguinchor 12315 49,59% 9342 50,2%
SENEGAL 83 291 52,66% 125 229 52,0%

Répartition des effectifs selon le type de structure en 2015


e nombre d’enfants qui fréquentent les S’agissant des classes préscolaires à
L structures de prise en charge de la Petite
Enfance se chiffrent à 208 520 en 2015. Dans
l’Elémentaire, les IA de Sédhiou (22,65%), de
Ziguinchor (11,05%) et de Thiès (10,30%)
cet effectif, les 37,80% sont accueillis au niveau concentrent la majeure partie des effectifs.
des écoles maternelles, 24,40% dans les Les plus faibles effectifs sont notés dans les IA
garderies, 24,19% dans les cases des Tout-petits, de Rufisque (1,48%), de Kaffrine (1,85%) et de
7,43% dans les cases communautaires et 6,18% Diourbel (2,11%).
dans les classes préscolaires à l’élémentaire.
Pour les écoles maternelles, les IA de Dakar
Les IA de Louga (47,29%) et de Thiès (34,75%) (32,36%), de Pikine-Guédiawaye (16,16%) et de
enrôlent la majeur partie des effectifs dans les Ziguinchor (12,91%) enregistrent les effectifs
cases communautaires. les plus importants.
Les cases communautaires sont inexistantes à Les plus faibles effectifs sont notés à Kaffrine
Diourbel, à Kaffrine, à Kolda et à Matam et (0,66%), à Kédougou (0,72%) et à Sédhiou
enregistrent de faibles effectifs dans les autres (0,96%).
académies. Concernant les garderies, les IA de Thiès
Pour les cases des Tout-petits, les effectifs les (19,83%), de Pikine-Guédiawaye (16,10%) et de
plus élevés se trouvent respectivement à Louga (12,02%) comptent les effectifs les plus
Sédhiou (11,17%), Tambacounda (10,71%) et élevés. Par contre celles de Matam (0,36%) et de
Ziguinchor (10,49%). Les plus faibles effectifs Kaffrine (0,14%) ont les effectifs les plus
sont enregistrés dans les IA de Dakar (1,48%), faibles. Seule l’IA de Kédougou ne dispose pas
de Rufisque (1,12%) et de Pikine-Guédiawaye de garderies.
(0,96%). .

Effectifs par type de structure en 2015

Case des Classe


Case Tout préscolaire à Ecole Total
IA Communautaire Petits l'élémentaire Maternelle Garderies général
Dakar 429 747 1243 25 509 2 775 30 703
Diourbel 0 3316 272 1 229 5 776 10 593
Fatick 234 2958 442 2 081 3 127 8 842
Kaffrine 0 2 641 238 517 70 3 466
Kaolack 118 3 664 804 1 511 3 435 9 532
Kédougou 58 1 933 349 568 0 2 908
Kolda 0 4 158 424 4 314 321 9 217
Louga 7325 4 064 502 1328 6118 19 337
Matam 0 3 378 376 1 815 183 5 752
Pikine-Guédiawaye 141 485 522 12 742 8 192 22 082
Rufisque 90 565 190 5 830 1074 7 749
Sédhiou 122 5 637 2 917 758 612 10 046
Saint-Louis 1 076 2 848 816 2 757 3 658 11 155

22
Tambacounda 25 5 404 1036 1 141 1 169 8 775
Thiès 5 383 3 355 1326 6 550 10 092 26 706
Ziguinchor 488 5 293 1 423 10 175 4 278 21 657
Sénégal 15 489 50 446 12 880 78 825 50 880 208 520
Moyenne 968 3 153 805 4 927 3 180 13 033

La part du Public, du Privé et du Communautaire dans les effectifs

L a part du Public dans les effectifs en 2015


est de 72 435 soit 34,74% alors que celle
du Privé est de 91 860 soit 44,05% et le
Kédougou (0,18%), de Matam (0,20%) et de
Kaffrine (0,36%).
- dans le Communautaire, seule l’Académie de
communautaire, 44 225 soit 21,21%.
Matam ne dispose pas de structure de prise en
En 2015, la majeure partie des effectifs de la charge de la Petite Enfance.
Petite Enfance reste concentrée au niveau du Les parts les plus faibles sont constatées dans
Privé (44,05%). les Académies de Kaffrine (0,10%), de
Au niveau académique : Tambacounda (0,49%) et de Kaolack
- dans le Public, les parts les plus faibles (0,64%). Les Académies de Louga (34,58%),
sont notées dans les IA de Rufisque de Thiès (17,00%) et de Ziguinchor (16,63%)
(0,84%), de Pikine-Guédiawaye (1,44%), affichent les parts les plus importantes.
et de Louga (2,52%). Par contre les IA qui
enregistrent les parts les plus élevées sont :
Ziguinchor (12,05%), Kolda (10,99%) et
Thiès (9,46%).
- dans le Privé, les IA de Dakar, de Pikine-
Guédiawaye et de Thiès ont les parts les
plus importantes qui sont respectivement
de : 28,83%, 20,85% et 13,43%. Les parts
les plus faibles sont notées dans les IA de

La part du Public, du Privé et du Communautaire en 2015


IA Public Privé Communautaire Total général
Dakar 2766 26487 1450 30 703
Diourbel 3118 3889 3586 10 593
Fatick 4693 3712 437 8 842
Kaffrine 3078 345 43 3 466
Kaolack 5711 3 537 284 9 532
Kédougou 2070 161 677 2908
Kolda 7962 899 356 9 217
Louga 1822 2 223 15292 19337
Matam 5569 183 0 5 752
Pikine-Guédiawaye 1 041 19 149 1892 22 082
Rufisque 609 6 627 513 7 749
Sédhiou 6090 612 3 344 10046
Saint-Louis 6 055 3 835 1265 11 155
Tambacounda 6274 2 286 215 8 775
Thiès 6 852 12 336 7518 26 706

23
Ziguinchor 8725 5 579 7 353 21 657
Sénégal 72 435 91 860 44 225 208 520
Moyenne 4 527 5 741 2 764 13 033
Min 609 161 0 2908
Max 8 725 26 487 15 292 30 703
Ecart Type 2 414 7 227 3990 8 105
La participation

Laestparticipation des enfants au système éducatif


mesurée par le taux brut de
hausse de 0,4 point en passant de 16,4% à
16,8% . La même tendance est observée chez les
préscolarisation (TBPS). Ce taux permet de se filles (0,4) et chez les garçons (0,5).
faire une idée assez précise de l’importance de la En 2015, les régions de Ziguinchor (50,7%), de
préscolarisation dans les différentes zones et Dakar (27,40%), de Louga (23,40), de Sédhiou
régions.
(20,70%), de Kédougou (19,50%) et de Thiès
Les indicateurs du DIPE sont mesurés par (16,90%) ont eu un TBPS supérieur au taux
rapport aux tranches d’âges de 3 à 5 ans. national (16,8%). Les régions de Kaolack
De 2004 à 2015, le TBPS a connu une hausse (9,90%), de Matam (9,80%), de Diourbel
de 10,7 points de pourcentage en passant de (7,00%) et de Kaffrine (5,3%) ont les taux les
6,1% à 16,8% soit un TAMA 9,65%. S’agissant plus faibles.
de la parité, l’indice demeure en faveur des filles On note que l’indice de parité du TBPS est en
sur toute la période. Il passe de 1,14 en 2004 à faveur des filles dans toutes les régions.
1,16 en 2015.

Entre 2014 et 2015, le Taux Brut de


Préscolarisation (TBPS) a connu une légère

24
Evolution du taux brut de préscolarisation entre 2004 et 2015

25
Taux brut de préscolarisation (TBPS) en 2015
Régions Filles Garçons Total
Dakar 29,0% 25,8% 27,4%
Diourbel 8,2% 5,9% 7,0%
Fatick 12,8% 11,5% 12,1%
Kaffrine 6,0% 4,7% 5,3%
Kaolack 11,0% 8,8% 9,9%
Kédougou 20,8% 18,1% 19,5%
Kolda 13,2% 12,9% 13,0%
Louga 25,9% 21,1% 23,4%
Matam 11,2% 8,6% 9,8%
Sédhiou 21,5% 20,0% 20,7%
Saint-Louis 14,6% 12,0% 13,3%
Tambacounda 13,1% 11,3% 12,2%
Thiès 18,6% 15,3% 16,9%
Ziguinchor 51,7% 49,8% 50,7%
Sénégal 18,1% 15,6% 16,8%
Moyenne 18,4% 16,1% 17,2%
Min 6,0% 4,7% 5,3%
Max 51,7% 49,8% 50,7%
Ecart Type 11% 11% 11%
CV 61% 68% 64%

Les conditions d’enseignement-apprentissage


Pour assurer un encadrement de qualité dans les - dans le troisième Type, à Louga (47).
structures de prise en charge de la Petite Entre 2014 et 2015, les ratios les plus
Enfance, le Sénégal s’est fixé comme norme 30 faibles sont notés:
enfants par groupe pédagogique. - dans le Public à l’IA de Pikine-
En 2015, au niveau national, le ratio enfants par Guédiawaye (21) ;
groupe pédagogique est de 26. Il est de 28 pour - dans le Privé à l’IA de Pikine-Guédiawaye
le Public, 29 pour le troisième Type (17) et à l’IA de Kédougou (18) ;
(communautaire et associatif) et 22 pour le - dans le troisième Type à l’IA de Kaffrine
Privé. (14) et à l’IA de Matam (0).
Par Académie, les ratios les plus élevés sont
enregistrés :
- dans le Public à Sédhiou (36)
- dans le Privé, à Matam (37);

Ratio enfants / groupe pédagogique en 2015

IA Public Privé troisième Type Total général


Dakar 25 24 32 24

26
Pikine-Guédiawaye 21 17 18 17
Rufisque 29 19 21 20
Diourbel 26 25 23 24
Fatick 25 27 23 26
Kaffrine 28 25 14 27
Kaolack 26 26 24 26
Kédougou 29 18 34 29
Kolda 30 35 32 30
Louga 25 28 47 41
Matam 28 37 0 28
Sédhiou 36 21 38 35
Saint-Louis 25 22 21 23
Tambacounda 30 31 31 30
Thiès 27 26 21 24
Ziguinchor 30 26 23 26
Sénégal 28 22 29 25
Moyenne 27,5 25,4 25,1 26,9
Min 21 17 0 17
Max 36 37 47 41
Ecart Type 3,24 5,41 10,38 5,46
CV 12% 21% 41% 20%

27
Répartition du personnel enseignant du Public selon le diplôme

L es diplômes académiques et/ou


professionnels permettent d’apprécier le
niveau de qualification des enseignants. Avec
Au niveau académique, les plus faibles
pourcentages sont enregistrés à l’IA de Rufisque
(15,38%) pour les titulaires du BAC et à l’IA de
la réforme sur le recrutement des enseignants à Dakar (56,16%) pour les titulaires du BFEM.
partir de 2011, le niveau académique exigé des L’IA de Ziguinchor avec un pourcentage de
enseignants du Préscolaire public est le 40,74% de titulaires du BAC et l’IA de Sédhiou
Baccalauréat (BAC). La formation avec un pourcentage de 81,33% de titulaires du
professionnelle des enseignants du Préscolaire BFEM, ont les taux les plus élevés.
est sanctionnée par un Certificat d’Aptitude
Pédagogique (CAP) pour les titulaires du Le personnel enseignant sans diplômes
baccalauréat. académiques dans le Préscolaire fait un total de
0,81%. Il est plus représenté dans les IA de Dakar
Cette analyse du niveau de qualification et de Saint-Louis avec un nombre de 4
académique est centrée sur le personnel enseignants.
enseignant constitué des directeurs, des Globalement les titulaires du BFEM sont plus
éducateurs et des instituteurs polyvalents. nombreux au niveau du Préscolaire en dépit de
Au niveau national, 25,85% des enseignants l’existence d’enseignants titulaires d’autres
du Public ont le BAC, 0,85% le BAC+2, diplômes
0,54% la Licence, 0,23% la Maitrise, 70,32%
le BFEM et 1,32% le CFEE.
Personnel du Public selon le diplôme académique en 2015

Maitrise/ DEUG Sans Total


IA Licence BAC BFEM CFEE Autre
Master1 /BAC+2 diplôme général

Dakar 1,37% 1,37% 2,05% 34,25% 56,16% 2,05% 0,00% 2,74% 100%
Diourbel 0,00% 1,50% 0,75% 23,31% 67,67% 4,51% 0,75% 1,50% 100%
Fatick 0,00% 1,73% 2,31% 22,54% 69,36% 2,89% 0,00% 1,16% 100%
Kaffrine 0,00% 1,14% 3,41% 30,68% 64,77% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Kaolack 0,45% 1,35% 0,00% 18,47% 77,93% 0,90% 0,00% 0,90% 100%
Kédougou 0,00% 0,00% 0,00% 23,61% 76,39% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Kolda 0,44% 0,00% 0,00% 21,93% 76,75% 0,00% 0,00% 0,88% 100%
Louga 0,00% 0,00% 0,96% 36,54% 61,54% 0,96% 0,00% 0,00% 100%
Matam 0,00% 0,00% 0,00% 27,17% 72,83% 0,00% 0,00% 0,00% 100%

Pikine-Guédiawaye 0,00% 0,00% 0,00% 29,49% 66,67% 1,28% 1,28% 1,28% 100%

Rufisque 0,00% 0,00% 3,85% 15,38% 80,77% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Sédhiou 0,00% 0,00% 0,60% 18,07% 81,33% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Saint-Louis 0,81% 0,40% 1,21% 19,03% 74,09% 2,83% 0,00% 1,62% 100%
Tambacounda 0,00% 0,00% 1,17% 16,96% 78,36% 2,92% 0,00% 0,58% 100%
Thiès 0,00% 0,33% 0,99% 30,69% 66,01% 0,99% 0,00% 0,99% 100%

Ziguinchor 0,00% 0,41% 0,00% 40,74% 58,44% 0,41% 0,00% 0,00% 100%

Sénégal 0,23% 0,54% 0,85% 25,85% 70,32% 1,32% 0,08% 0,81% 100%

28
e pourcentage d’enseignants du Public
L titulaires de diplôme professionnel en
2015 est de 27,0% pour le Certificat
(31,2%), à Tambacounda (25,7%) et à Kolda
(23,7%).
Dans les Académies, pour le CAP/CAEP, en
d’Aptitude pédagogique/Certificat d’Aptitude 2015, c’est à Louga qu’on retrouve le taux le plus
à l’Education préscolaire (CAP/CAEP), et élevé d’enseignants titulaires de ces diplômes
52,7% pour le Certificat élémentaire (46,2%). Le plus faible taux est enregistré à
d’Aptitude pédagogique (CEAP). Kédougou (11,1%).
Par ailleurs, les enseignants de ce sous-secteur S’agissant du CEAP, le pourcentage le plus élevé
sans diplôme professionnel restent encore est enregistré à Matam (71,12%) et le plus faible à
nombreux et représentent 20,1%. Ces derniers Dakar (39,0%). L’examen du tableau ci-dessous
sont identifiés dans les Académies de Sédhiou montre que globalement les diplômés du CEAP
(47,6%), de Kaffrine (40,9%) et de Kédougou sont plus importants avec 52,7% des effectifs du
(36,1%) et, dans une moindre mesure, à Fatick corps enseignant dans le Préscolaire.

Personnel enseignant du Public selon le diplôme professionnel en 2015


Sans Total
IA/Diplôme CAP/CAEP CEAP Autre diplôme général
Dakar 43,8% 39,0% 0,7% 16,4% 100,0%
Diourbel 29,3% 52,6% 0,0% 18,0% 100,0%
Fatick 19,1% 49,7% 0,0% 31,2% 100,0%
Kaffrine 14,8% 44,3% 0,0% 40,9% 100,0%
Kaolack 18,0% 62,6% 0,0% 19,4% 100,0%
Kédougou 11,1% 52,8% 0,0% 36,1% 100,0%
Kolda 21,1% 55,3% 0,0% 23,7% 100,0%
Louga 46,2% 47,1% 0,0% 6,7% 100,0%
Matam 19,0% 71,2% 0,0% 9,8% 100,0%
Pikine-Guédiawaye 37,2% 47,4% 0,0% 15,4% 100,0%
Rufisque 38,5% 57,7% 0,0% 3,8% 100,0%
Sédhiou 12,0% 39,8% 0,6% 47,6% 100,0%
Saint-Louis 32,0% 55,5% 0,0% 12,6% 100,0%
Tambacounda 19,3% 54,4% 0,6% 25,7% 100,0%
Thiès 37,0% 52,5% 0,0% 10,6% 100,0%
Ziguinchor 35,8% 49,8% 0,4% 14,0% 100,0%
Sénégal 27,0% 52,7% 0,2% 20,1% 100,0%
Minimum 11,1% 39,0% 0,0% 3,8% 100,0%
Maximum 46,2% 71,2% 0,7% 47,6% 100,0%

29
Répartition du personnel enseignant du Communautaire
u niveau national, les 15,6% du personnel (100%), de Fatick (21,43%), de Pikine-
A enseignant du troisième Type ont le BAC,
72,6% le BFEM et 7,3% le CFEE.
Guédiawaye (16,35%), de Kaolack (16,67%),
de Thiès (15,07%), de Diourbel (9,63%), de
Selon les Académies, les titulaires du BFEM Dakar (8,22%) et de Ziguinchor (2,92%).
sont plus nombreux dans les IA de Kédougou On constate qu’il existe des enseignants qui
(92,3%) et de Sédhiou (90,5%). Ils sont moins exercent avec d’autres types de diplômes dans
représentatifs dans les IA de Dakar (47,95%), le troisième Type, bien que représentant une
de Tambacounda (50,0%) et de Kaolack infime partie (1,04 % au niveau national). Les
(55,60%). pourcentages les plus élevés d’enseignants
titulaires de ces types de diplômes sont notés
En 2015, au niveau Académique, le nombre au niveau des IA de : Dakar (6,85%), Pikine-
d’enseignants titulaires du BAC est plus Guédiawaye (1,92%) et Ziguinchor (1,25%).
important à Tambacounda (50,0%), suivi de
loin par l’IA de Rufisque (29,73%), de Louga Les enseignants titulaires d’un diplôme de
(25,31%) et de Dakar (20,50%). Par contre, ils niveau post- BAC (Maitrise/Master, Licence et
sont inexistants dans les IA de Kaolack, de Bac+2) sont présents dans les IA de Kolda
Fatick, de Kolda et de Kaffrine et peu (15,38%), Dakar (10,96%), Diourbel (0,74%),
nombreux à Kédougou (7,69%) et à Sédhiou Louga (1,23%), Ziguinchor (0,42%) et Thiès
(9,52%). Les titulaires du diplôme du CFEE (0,46%).
sont enregistrés dans les IA de Kaffrine

Personnel enseignant du troisième Type selon le diplôme académique en 2015

DEUG
Maitrise/ / Sans Total
IA/Diplôme Master1 Licence BAC+2 BAC BFEM CFEE Autre diplôme général
Dakar 2,74% 6,85% 1,37% 20,55% 47,95% 8,22% 6,85% 5,48% 100%
Diourbel 0,00% 0,00% 0,74% 11,11% 76,30% 9,63% 0,74% 1,48% 100%
Fatick 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 71,43% 21,43% 0,00% 7,14% 100%
Kaffrine 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 0,00% 0,00% 100%
Kaolack 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 55,56% 16,67% 0,00% 27,78% 100%
Kédougou 0,00% 0,00% 0,00% 7,69% 92,31% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Kolda 0,00% 0,00% 15,38% 0,00% 84,62% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Louga 0,00% 0,00% 1,23% 25,31% 72,84% 0,00% 0,00% 0,62% 100%
Pikine-Guédiawaye 0,00% 0,00% 0,00% 20,19% 59,62% 16,35% 1,92% 1,92% 100%
Rufisque 0,00% 0,00% 0,00% 29,73% 70,27% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Sédhiou 0,00% 0,00% 0,00% 9,52% 90,48% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Saint-Louis 0,00% 0,00% 0,00% 16,22% 81,08% 0,00% 0,00% 2,70% 100%
Tambacounda 0,00% 0,00% 0,00% 50,00% 50,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Thiès 0,00% 0,00% 0,46% 13,70% 66,21% 15,07% 0,46% 4,11% 100%
Ziguinchor 0,42% 0,00% 0,00% 12,50% 82,92% 2,92% 1,25% 0,00% 100%
Sénégal 0,26% 0,43% 0,61% 15,58% 72,64% 7,27% 1,04% 2,16% 100%
Minimum 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Maximum 2,74% 6,85% 15,38% 50,00% 92,31% 100,00% 6,85% 27,78% 100%

30
C oncernant les diplômes professionnels, les
enseignants des structures du troisième Type
Les plus faibles taux sont notés dans les IA de
Pikine-Guédiawaye (1,92%), de Sédhiou (1,19%)
diplômés représentent 40,00% en 2015, avec et de Ziguinchor (4,58%)
une prédominance d’enseignants titulaires du Le pourcentage d’enseignants des structures du
CEAP (32,21%). troisième Type sans diplômes professionnels est
En 2015, l’Académie de Kolda enregistre les assez élevé (59,57%), au niveau national.
taux les plus élevés de diplômés professionnels On les retrouve particulièrement dans les IA de
(84,62%) pour le CEAP, suivi de Kédougou Pikine-Guédiawaye (94,2%), de Sédhiou
(76,92%) et de Saint-Louis (72,97%). (79,76%) et de Dakar (68,49%).
S’agissant du CAP/CAEP, les IA Il faut signaler que dans les IA de Fatick, de
de Tambacounda, de Rufisque et de Kolda Kaffrine et de Kaolack, tous les enseignants de
enregistrent les plus fortes proportions avec ces structures sont sans diplôme professionnel.
respectivement 25,00%, 16,22% et 15,38%. Cette situation recommande, au niveau du
troisième Type, la mise en place d’une politique
de formation en direction des enseignants.

Personnel des structures du troisième Type selon le diplôme professionnel en 2015

Sans Total
IA/Diplômes CAP/CAEP CEAP Autre diplôme général
Dakar 10,96% 15,07% 5,48% 68,49% 100,00%
Diourbel 8,15% 34,81% 0,00% 57,04% 100,00%
Fatick 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 100,00%
Kaffrine 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 100,00%
Kaolack 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 100,00%
Kédougou 0,00% 76,92% 0,00% 23,08% 100,00%
Kolda 15,38% 84,62% 0,00% 0,00% 100,00%
Louga 13,58% 48,77% 0,00% 37,65% 100,00%
Pikine-Guédiawaye 1,92% 3,85% 0,00% 94,23% 100,00%
Rufisque 16,22% 64,86% 0,00% 18,92% 100,00%
Sédhiou 1,19% 19,05% 0,00% 79,76% 100,00%
Saint-Louis 13,51% 72,97% 0,00% 13,51% 100,00%
Tambacounda 25,00% 50,00% 0,00% 25,00% 100,00%
Thiès 9,59% 31,05% 0,00% 59,36% 100,00%
Ziguinchor 4,58% 30,42% 0,42% 64,58% 100,00%
Sénégal 7,79% 32,21% 0,43% 59,57% 100,00%
Minimum 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100,00%
Maximum 25,00% 84,62% 5,48% 100,00% 100,00%

31
Répartition du personnel enseignant du Privé en 2015

D ans le Privé, les enseignants titulaires de


diplômes académiques sont répartis
comme suit :
celles de Kolda (7,32%), de Sédhiou (7,69%)
et de Kaffrine (7,69%).
S’agissant des enseignants titulaires du BFEM,
D - Maitrise/Master (1,28%) ;
- Licence (1,26%) ;
ils représentent presque la moitié de leur
effectif et enregistrent une forte
- BAC+2 (0,96%) ; représentativité à Saint-Louis (83,70%) et à
- BAC (18,68%) ; Sédhiou (70,00%). Ils sont moins représentés
- BFEM (62,86%) ; dans les IA de Fatick (39,50%), de Matam
- CFEE (9,21%) ; (50,00%) et de Dakar (40,20%).
- autres diplômes (2,24%). Pour les titulaires du Certificat de Fin d’Etudes
Au niveau des Académies, les pourcentages Elémentaire (12,10%), ils sont plus présents
d’enseignants titulaires de diplômes post-BAC dans les Académies de Kolda (24,50%) et
sont plus nombreux à Dakar (6,69%), à Louga Fatick (21,00%).
(5,12%) et à Kolda (4,88%). On constate également qu’il existe des
Les plus faibles pourcentages d’enseignants enseignants dans le Privé qui exercent avec
titulaires de diplômes Post-BAC, sont d’autres types de diplômes (2,24%). Les
enregistrés dans les Académies de Diourbel Académies de Kaffrine (7,69%), de Dakar
(1,33%), de Pikine-Guédiawaye (1,76%), de (3,48%), de Ziguinchor (3,29%), de Rufisque
Thiès (2,18%), de Rufisque (2,52%) et de (3,09%), de Thiès (52,72%), de Louga (2,56%)
Ziguinchor (3,29%). Certaines Académies et de Saint-Louis (2,28%) ont un taux
n’ont pas d’enseignants titulaires de diplôme supérieur à la valeur nationale.
de niveau post-BAC. En outre, le taux des enseignants sans
diplômes est plus élevé dans les Inspections
Pour les enseignants titulaires du BAC, les d’Académie de Kaolack (13,53%), de Fatick
taux les plus élevés sont notés dans les (9,77%), et de Diourbel (9,33%). Ils sont
Académies de Louga (26,92%), de Matam faiblement représentés dans les Académies
(25,00%) et de Thiès (22,14%). Les de Pikine-Guédiawaye (1,41%), de Ziguinchor
Académies qui enregistrent les plus faibles (1,88%) et de Thiès (2,18%).
taux d’enseignants titulaires du BAC sont

32
Personnel enseignant du Privé selon le diplôme académique en 2015

Maitrise/ Sans Total


IA Master Licence BAC+2 BAC BFEM CFEE Autre diplôme général
Dakar 2,69% 2,36% 1,64% 21,92% 55,64% 9,25% 3,48% 3,02% 100%
Diourbel 0,00% 1,33% 0,00% 18,67% 63,33% 7,33% 0,00% 9,33% 100%
Fatick 0,00% 0,00% 0,00% 19,55% 47,37% 21,80% 1,50% 9,77% 100%
Kaffrine 0,00% 0,00% 0,00% 7,69% 76,92% 7,69% 7,69% 0,00% 100%
Kaolack 1,18% 1,76% 0,59% 14,71% 55,88% 11,76% 0,59% 13,53% 100%
Kédougou 0,00% 0,00% 0,00% 20,00% 80,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Kolda 0,00% 0,00% 4,88% 7,32% 63,41% 19,51% 0,00% 4,88% 100%
Louga 2,56% 2,56% 0,00% 26,92% 50,00% 10,26% 2,56% 5,13% 100%
Matam 0,00% 0,00% 0,00% 25,00% 50,00% 25,00% 0,00% 0,00% 100%
Pikine-Guédiawaye 0,35% 0,79% 0,62% 18,91% 70,36% 6,95% 0,62% 1,41% 100%
Rufisque 1,40% 0,28% 0,84% 15,17% 63,76% 7,30% 3,09% 8,15% 100%
Sédhiou 0,00% 0,00% 0,00% 7,69% 73,08% 19,23% 0,00% 0,00% 100%
Saint-Louis 0,00% 0,00% 0,00% 5,94% 88,58% 3,20% 2,28% 0,00% 100%
Tambacounda 0,00% 0,00% 0,00% 7,69% 76,92% 10,77% 1,54% 3,08% 100%
Thiès 0,91% 0,54% 0,73% 22,14% 58,80% 11,98% 2,72% 2,18% 100%
Ziguinchor 0,47% 1,41% 1,41% 11,27% 69,48% 10,80% 3,29% 1,88% 100%
Sénégal 1,28% 1,26% 0,96% 18,68% 62,86% 9,21% 2,24% 3,52% 100%
Minimum 0,00% 0,00% 0,00% 5,94% 47,37% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Maximum 2,69% 2,56% 4,88% 26,92% 88,58% 25,00% 7,69% 13,53% 100%

33
P our les enseignants du Privé titulaires de
diplôme professionnel, 4,8% ont le
CAP/CAEP et 8,04% le CEAP.
Le pourcentage des « sans diplôme » est très
élevé (76,70%). Le maximum est atteint à Fatick
(98,50%) et le minimum à Saint-Louis (14,60%).
Au niveau académique, l’IA de Dakar a la plus
grande part de diplômés professionnels avec Les enseignants titulaires d’autres diplômes
18,18% au total. En revanche, l’IA de Kaffrine représentent globalement 10,45%. Ils sont
(0,00%), de Matam (0,00%), de Saint-Louis particulièrement nombreux à Saint-Louis (82,2%)
(1,37%) et de Fatick (1,50%) enregistrent les et à Matam (25,00%).
plus faibles taux.

Personnel du privé selon le diplôme professionnel en 2015


Sans Total
IA/Diplômes CAP/CAEP CEAP Autre
diplôme général
Dakar 7,8% 10,4% 75,4% 6,4% 100,0%
Diourbel 1,3% 6,7% 92,0% 0,0% 100,0%
Fatick 1,5% 0,0% 98,5% 0,0% 100,0%
Kaffrine 0,0% 0,0% 100,0% 0,0% 100,0%
Kaolack 8,2% 7,1% 81,2% 3,5% 100,0%
Kédougou 0,0% 20,0% 80,0% 0,0% 100,0%
Kolda 4,9% 29,3% 65,9% 0,0% 100,0%
Louga 5,1% 7,7% 84,6% 2,6% 100,0%
Matam 0,0% 0,0% 75,0% 25,0% 100,0%
Pikine-Guédiawaye 2,9% 5,3% 80,0% 11,8% 100,0%
Rufisque 2,8% 5,6% 78,4% 13,2% 100,0%
Sédhiou 3,8% 3,8% 92,3% 0,0% 100,0%
Saint-Louis 0,9% 0,5% 16,4% 82,2% 100,0%
Tambacounda 0,0% 10,8% 89,2% 0,0% 100,0%
Thiès 5,6% 10,9% 81,9% 1,6% 100,0%
Ziguinchor 1,9% 13,1% 78,9% 6,1% 100,0%
Total général 4,8% 8,0% 76,7% 10,4% 100,0%

34
Répartition du personnel selon la langue d’enseignement en 2015
e nombre d’enseignants est passé de 8157 Public, 9,93% dans le Privé et 5,24% dans le
L en 2014 à 12 274 en 2015, soit une
augmentation de 4117 enseignants.
Au niveau du Public, les enseignants ayant le
troisième Type.
La langue Arabe prend de plus en plus une place
importante dans l’Education préscolaire.
Français comme médium d’enseignement En effet, avec l’introduction progressive de
représentent 96,38%. l’Arabe à côté des langues nationales et du
Dans le Privé et dans le troisième Type, ils sont Français dans les enseignement-apprentissages, on
respectivement de 90,07% et de 94,76%. Il faut note de forts taux d’enseignants en langue Arabe.
remarquer qu’en général, ces pourcentages Ils sont plus nombreux dans les Académies de
incluent également les enseignants utilisant les Louga et de Diourbel au niveau du Public et du
langues nationales comme médium Privé. Dans le troisième Type, ils sont plus
d’enseignement notamment aux Petite et Moyenne importants dans l’Académie de Pikine-
sections. Guédiawaye.
Les enseignants utilisant l’Arabe comme langue
d’enseignement, représentent 3,62%, dans le

Répartition du personnel enseignant selon la langue d’enseignement en 2015

IA Public Privé troisième Type


Arabe Français Total Arabe Français Total Arabe Français Total
Dakar 5,58% 94,42% 100% 6,14% 93,86% 100% 7,30% 92,70% 100%
Diourbel 8,29% 91,71% 100% 35,38% 64,62% 100% 6,15% 93,85% 100%
Fatick 2,53% 97,47% 100% 13,77% 86,23% 100% 0,00% 100,00% 100%
Kaffrine 3,57% 96,43% 100% 0,00% 100,00% 100% 0,00% 100,00% 100%
Kaolack 5,99% 94,01% 100% 12,99% 87,01% 100% 8,70% 91,30% 100%
Kédougou 0,00% 100,00% 100% 0,00% 100,00% 100% 0,00% 100,00% 100%
Kolda 2,09% 97,91% 100% 6,12% 93,88% 100% 7,69% 92,31% 100%
Louga 12,95% 87,05% 100% 38,10% 61,90% 100% 7,45% 92,55% 100%
Matam 2,19% 97,81% 100% 0,00% 100,00% 100% 000% 0,00% 0,00%
Pikine-Guédiawaye 3,45% 96,55% 100% 12,97% 87,03% 100% 20,00% 80,00% 100%
Rufisque 5,56% 94,44% 100% 9,84% 90,16% 100% 5,00% 95,00% 100%
Sédhiou 0,97% 99,03% 100% 3,33% 96,67% 100% 0,97% 99,03% 100%
Saint-Louis 2,61% 97,39% 100% 3,77% 96,23% 100% 3,28% 96,72% 100%
Tambacounda 0,00% 100,00% 100% 5,26% 94,74% 100% 0,00% 100,00% 100%
Thiès 5,35% 94,65% 100% 9,77% 90,23% 100% 3,64% 96,36% 100%
Ziguinchor 0,29% 99,71% 100% 3,40% 96,60% 100% 0,00% 100,00% 100%
Sénégal 3,62% 96,38% 100% 9,93% 90,07% 100% 5,24% 94,76% 100%

35
ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE

36
La demande potentielle d’éducation
filles représente 48,48 % de la population totale
ans l’Enseignement élémentaire, la
D demande potentielle d’éducation est considérée.

D
constituée par la tranche d’âge de la population
âgée de 6 à 11 ans.
L’essentiel de cette population habite dans les
régions de Dakar (18,13%), de Thiès (13,14%)
D
Selon les résultats du dernier recensement et de Diourbel (11,74%). Les proportions les

D
général de la population, de l’habitat, de
l’agriculture et de l’élevage de 2013
plus faibles sont notées dans les régions de
Kaffrine (4,79%), de Matam (4,66%), de
D
(RGPHAE), cette demande potentielle est Sédhiou (3,80%) et de Kédougou (1,16%).

D
estimée à 2 231 483 enfants. La proportion des

D Répartition de la population âgée de 6 à 11 ans en 2014

D
Dakar
Régions Garçons
202 369
Filles
202 310
Total
404 679
% filles
49,99%
% Région
18,13%
D
Diourbel
Fatick
134 287
69 188
127 668
64 452
261 955
133 640
48,74%
48,23%
11,74%
5,99%
Kaffrine 54 906 52 025 106 931 48,65% 4,79%
Kaolack 90 962 83 468 174 430 47,85% 7,82%
Kédougou 13 282 12 590 25 872 48,66% 1,16%
Kolda 63 733 59 565 123 298 48,31% 5,53%
Louga 79 631 71 610 151 241 47,35% 6,78%
Matam 54 266 49 689 103 955 47,80% 4,66%
Sédhiou 44 378 40 392 84 770 47,65% 3,80%
Saint-Louis 79 397 74 419 153 816 48,38% 6,89%
Tambacounda 64 591 60 072 124 663 48,19% 5,59%
Thiès 152 102 141 075 293 177 48,12% 13,14%
Ziguinchor 46 593 42 463 89 056 47,68% 3,99%
Sénégal 1 149 685 1 081 798 2 231 483 48,48% 100,00%
Moyenne 82 120 77 271 159 392 48,3% 7,1%
Min 13 282 12 590 25 872 47,3% 1,2%
Max 202 369 202 310 404 679 50,0% 18,1%
Écart-type 47 753 47 246 94 962 0,6% 4,3%
Cv 58,1% 61,1% 59,6% 1,3% 59,6%

inter régionales sont importantes. La tendance


En 2014, la population en âge d’entrer à
notée entre elles, dans la population totale de
l’élémentaire est de 395 825 dont 192 017
6-11 ans tout comme celle âgée de 6 ans, est
filles soit 48,51%. La forte disparité entre les
aussi notée dans la population âgée de 11 ans.
régions dans la population scolarisable est
aussi notée dans la population en âge
d’admission à l’élémentaire.
La population âgée de 11 ans est de 347 809
dont 168 528 filles soit 48,45 %. Les disparités

37
Évolution du réseau scolaire
écoles contre 14,80% pour le Non public. L’écart
L a caractéristique la plus remarquable de
l’Enseignement élémentaire, au cours de ces
dernières années, est, sans doute, le dynamisme
entre le Public et le Non public s’est
considérablement réduit entre 2004 et 2015, bien
de son réseau scolaire. Le nombre d’écoles que toujours important. Entre 2014 et 2015,
fonctionnelles a progressé de façon spectaculaire l’augmentation globale des écoles se chiffre à
en passant de 6060 écoles en 2004 à 9549 en 242, soit une hausse de 131 dans le Public et de
2015, soit un accroissement global de 57,54%. 111 dans le Privé.
En 2015, la part du Public représente 85,20% des

Evolution du nombre d’écoles entre 2004 et 2015

outefois, le rythme d’augmentation est


T variable d’une région à une autre. Les
hausses les plus importantes sont constatées
constate, en 2015, une légère augmentation de la
proportion d’écoles privées qui passe de 14% à
14,8%. Cette tendance à la hausse suscite de la
dans les régions de Dakar (89), de Thiès (27), de satisfaction au regard des objectifs planifiés
Kolda (24) et de Kaffrine (18). En valeur relativement à la contribution du secteur Non
absolue, c’est Dakar qui enregistre le plus grand Public dans le développement du réseau.
nombre de nouvelles écoles. Cette croissance est La part du Non Public, en 2015, est
liée au dynamisme du secteur privé. particulièrement importante à Dakar où elle
Toutes les régions ont vu leur nombre d’écoles représente plus de la moitié du réseau scolaire
publiques augmenter entre 2014 et 2015. On (69,20%).

38
Dynamique du réseau d’écoles élémentaires publiques et privées
2014 2015
Régions
Nbre écoles % Public % Non Public Nbre écoles % Public % Non Public
Dakar 1283 32,60% 67,40% 1372 30,8% 69,2%
Diourbel 581 83,80% 16,20% 596 83,1% 16,9%
Fatick 665 94,40% 5,60% 673 94,2% 5,8%
Kaffrine 463 98,70% 1,30% 481 98,8% 1,2%
Kaolack 720 93,90% 6,10% 729 93,4% 6,6%
Kédougou 266 98,90% 1,10% 273 98,9% 1,1%
Kolda 682 99,30% 0,70% 706 99,2% 0,8%
Louga 886 97,10% 2,90% 887 97,3% 2,7%
Matam 398 97,70% 2,30% 406 97,5% 2,5%
Sédhiou 466 97,60% 2,40% 479 97,5% 2,5%
Saint-Louis 736 97,30% 2,70% 744 96,8% 3,2%
Tambacounda 714 96,80% 3,20% 719 96,8% 3,2%
Thiès 1001 87,30% 12,70% 1028 87,4% 12,6%
Ziguinchor 446 92,60% 7,40% 456 91,4% 8,6%
Sénégal 9307 86,00% 14,00% 9549 85,2% 14,8%
Moyenne 665 90,60% 9,40% 682,1 0,9 0,1
Minimum 266 32,60% 0,70% 273 30,8% 0,8%
Maximum 1283 99,30% 67,40% 1372 99,2% 69,2%

Accroissement global du nombre d’écoles élémentaires entre 2014 et 2015

39
La diversification de l’offre éducative
d’adaptation de la carte scolaire au contexte
D ans l’optique de réaliser la scolarisation
universelle en 2015, le Sénégal a opté pour socio-culturel. Cet effort se traduit
principalement par le développement des écoles
plusieurs stratégies d’élargissement de l’accès,
franco-arabes publiques qui sont passées de 10
parmi lesquelles la diversification de l’offre
en 2003 à 331 en 2015, soit respectivement
éducative, afin de répondre aux besoins
0,20% et 4,07% du réseau.
éducatifs des différentes communautés.
Le type d’école qui répond mieux à la demande
C’est dans ce sens qu’une attention particulière a
sociale de certains groupes de population se
été accordée aux structures dispensant, outre le
développe davantage en milieu rural. Les écoles
programme d’enseignement en français, un
franco-arabes non publiques ont également
enseignement en arabe, voire religieux.
connu un bond remarquable (11,50% entre 2003
L’examen de la composition du réseau scolaire, et 2015) aussi bien en milieu rural qu’en milieu
entre 2003 et 2015, révèle des efforts urbain.

Répartition géographique des écoles selon le statut en 2015


Public Non Public
Année Zone % %
Total Total
Franco-arabe Franco-arabe
Rural 4315 0,00% 55 34,50%
2003 Urbain 811 1,00% 488 16,80%
Sénégal 5126 0,20% 543 18,60%
Rural 6656 3,94% 307 45,60%
2015 Urbain 1482 4,66% 1107 25,84%
Sénégal 8138 4,07% 1414 30,13%
Rural 2341 3,9% 252 11,1%
Accroissement
global Urbain 671 3,7% 619 9,0%
Sénégal 3012 3,9% 871 11,5%

D ans le Public, la carte scolaire est dominée


par les écoles publiques classiques avec
Au plan académique, le Privé laïc demeure
prépondérant dans l’IA de Dakar (68,07%) ; le
Privé franco-arabe, à Matam (100%) ; le Privé
96,00% des structures en 2015.
catholique, à Sédhiou (75%) ; le Communautaire
Les écoles publiques franco-arabes sont faibles /Associatif, dans l’IA de Kolda (16.67%) ; et le
(4,00%) et inexistantes dans les IA de Dakar, de Privé protestant, dans les Académies de Kaffrine
Pikine-Guédiawaye, de Rufisque et de et de Kolda avec 16,67% chacune.
Kédougou.
L’effort de diversification de l’offre éducative
Le Non public, dans son ensemble, couvre les devra être poursuivi afin de booster le niveau de
14,78% des structures réparties en Privé laïc scolarisation dans les régions où des obstacles
(55,78%), Privé Franco-arabe (30,19%), Privé d’ordre socioculturel se posent.
catholique (9,92%), Communautaire/Associatif
(2,69%) et Privé Protestant (1,42%).

40
Répartition en pourcentage des écoles élémentaires selon le statut en 2014
Ecoles Publiques Ecoles Non Publiques
IA Privé
% % Franco- Communautaire Privé Privé Privé
Total Total franco
Classique arabe /Associatif catholique laïc protestant
arabe
IA Dakar 148 100,0% 0,0% 285 1,40% 7,72% 18,95% 68,07% 3,86%
IA Diourbel 496 78,2% 21,8% 100 0,00% 6,00% 86,00% 8,00% 0,00%
IA Fatick 634 97,9% 2,1% 39 2,56% 64,10% 17,95% 10,26% 5,13%
IA Kaffrine 475 90,5% 9,5% 6 0,00% 50,00% 33,33% 0,00% 16,67%
IA Kaolack 681 92,1% 7,9% 48 2,08% 20,83% 54,17% 20,83% 2,08%
IA Kédougou 270 100,0% 0,0% 3 33,33% 66,67% 0,00% 0,00% 0,00%
IA Kolda 700 99,7% 0,3% 6 16,67% 33,33% 16,67% 16,67% 16,67%
IA Louga 863 93,4% 6,6% 24 0,00% 8,33% 62,50% 29,17% 0,00%
IA Matam 397 98,5% 1,5% 9 0,00% 0,00% 100,00% 0,00% 0,00%
IA Pikine-
152 100,0% 0,0% 541 5,73% 1,11% 23,11% 70,24% 0,18%
Guédiawaye
IA Rufisque 124 100,0% 0,0% 122 0,82% 1,64% 19,67% 77,05% 0,82%
IA Sédhiou 467 98,1% 1,9% 12 0,00% 75,00% 16,67% 8,33% 0,00%
IA Saint-Louis 720 98,6% 1,4% 24 0,00% 16,67% 37,50% 45,83% 0,00%
IA
696 99,7% 0,3% 23 0,00% 13,04% 73,91% 13,04% 0,00%
Tambacounda
IA Thiès 898 99,0% 1,0% 130 0,00% 23,08% 29,23% 46,92% 0,77%
IA Ziguinchor 417 96,9% 3,1% 39 0,00% 35,90% 28,21% 33,33% 2,56%
Sénégal 8138 96,0% 4,0% 1411 2,69% 9,92% 30,19% 55,78% 1,42%
Moyenne 508,6 96,4% 0,0 88,2 3,9% 26,5% 38,6% 28,0% 3,0%
Minimum 124 78,2% 0,0% 3 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 0,0%
Maximum 898 100,0% 21,8% 541 33,3% 75,0% 100% 77,0% 16,7%

Répartition du nombre d’école selon le statut

41
La présence de latrines dans les écoles publiques
Ainsi, focus est-il mis sur l’environnement
L ’environnement physique des écoles est
composé d’ouvrages annexes tels que les scolaire afin d’avoir la situation réelle des écoles
disposant de ces ouvrages annexes
latrines, les blocs administratifs, les murs de
clôture, les points d’eau, etc. Durant la mise en Au niveau national, 73,98% des écoles,
œuvre du PDEF, l’extension de la capacité disposent de latrines (toilettes). Cependant, sept
d’accueil s’est traduite par la construction de des seize IA, ont un pourcentage d’écoles
salles de classe en vue de l’élargissement de disposant de latrines, inférieur à la moyenne
l’accès et afin de favoriser la scolarisation nationale.
universelle. L’on se rendit vite compte que la Les plus forts taux de présence de latrines sont
seule mise en place de ces infrastructures n’était enregistrés dans les IA de Pikine-Guédiawaye
pas suffisante pour l’atteinte de ces objectifs. (96,69%), de Dakar (95,95%), de Rufisque
L’absence d’ouvrages annexes dans beaucoup (87,90%), de Ziguinchor (85,85%) et de Thiès
d’écoles s’est révélée défavorable à l’accès et le (82,41%). L’académie où le taux de présence de
maintien des enfants particulièrement des filles. latrines est plus faible est celle de Kédougou
C’est pourquoi, dans le cadre du PAQUET-EF, (51,48%).
le Ministère de l’Education nationale a opté pour
l’amélioration du confort et de la sécurité des
écoles.

42
u niveau national, le pourcentage d’écoles En milieu rural, le pourcentage d’écoles est de
A publiques disposant de latrines, en milieu
urbain, est de 84,57% avec des pointes à
71,61% avec une grande disparité. L’Académie
disposant du plus grand nombre d’écoles avec
Pikine-Guédiawaye (96,69%), à Dakar latrines est celle de Rufisque (85,45%) et
(95,95%), à Ziguinchor (93,06%), à Kaolack l’Académie la moins dotée en latrines est celle
(91,67%) et à Rufisque (89,86%). L’Académie de Kédougou (50,61%).
la moins dotée en milieu urbain est celle de
Kédougou où seules 60 % des écoles disposent
de latrines.

Pourcentage d’écoles publiques ayant des latrines en fonction de la zone en 2015

Rural Urbain Total


Nbre Ecoles Nbre Ecoles Nbre Ecoles
IA
d'écoles disposant % d'écoles disposant
% d'écoles disposant
%
de de de
latrines latrines latrines
IA Dakar 0 0 0 148 142 95,95% 148 142 95,95%
IA Diourbel 415 268 64,58% 80 66 82,50% 495 334 67,47%
IA Fatick 577 479 83,02% 57 51 89,47% 634 530 83,60%
IA Kaffrine 408 315 77,21% 67 52 77,61% 475 367 77,26%
IA Kaolack 585 422 72,14% 96 88 91,67% 681 510 74,89%
IA Kédougou 245 124 50,61% 25 15 60,00% 270 139 51,48%
IA Kolda 598 363 60,70% 102 62 60,78% 700 425 60,71%
IA Louga 775 535 69,03% 88 64 72,73% 863 599 69,41%
IA Matam 352 284 80,68% 44 35 79,55% 396 319 80,56%
IA Pikine-Guédiawaye 0 0 0 151 146 96,69% 151 146 96,69%
IA Rufisque 55 47 85,45% 69 62 89,86% 124 109 87,90%
IA Sédhiou 418 306 73,21% 49 30 61,22% 467 336 71,95%
IA Saint-Louis 566 388 68,55% 154 126 81,82% 720 514 71,39%
IA Tambacounda 636 400 62,89% 60 50 83,33% 696 450 64,66%
IA Thiès 676 541 80,03% 222 199 89,64% 898 740 82,41%
IA Ziguinchor 345 291 84,35% 72 67 93,06% 417 358 85,85%
Sénégal 6651 4763 71,61% 1484 1255 84,57% 8135 6018 73,98%

43
La présence de clôtures dans les écoles publiques

L a présence de clôture dans les écoles est


un élément important pour améliorer
élèves, du personnel-enseignant et des écoles,
en vue d’une Education de qualité.
l’environnement scolaire et la sécurité des Le pourcentage d’écoles élémentaires
élèves. publiques clôturées est de 37,17% dont
71,43% en milieu urbain et 29,53% en milieu
Cet élément de l’environnement scolaire a été
rural.
très faiblement pris en charge par les
Les IA dont plus de la moitié des écoles sont
programmes de construction financés tant par
clôturées sont celles de Dakar (98,65%), de
l’Etat que par ses partenaires. La clôture de
Pikine-Guédiawaye (94,04%), de Rufisque
l’école a souvent été considérée comme une
(73,39%) et de Matam (57,07%).
contribution de la communauté. Il se trouve
Les plus faibles taux d’écoles clôturées sont
qu’en raison de leur coût, les collectivités
enregistrés dans les Académies de Kolda
n’ont pas toujours les moyens d’assurer cette
(18,29%), de Tambacounda (19,40%), de
part contributive. C’est ainsi que des
Sédhiou (23,34%) et de Kaolack (26,28%).
programmes (Fast Track, BAD 4, CARES, etc)
Selon la typologie, on rencontre 82,18%
ont intégré cette exigence dans le cadre de
d’écoles clôturées en murs, 7,57% en
l’approche école qui consiste à doter
palissade, 4,5% en haie vive ou morte et
l’établissement du service minimum requis.
5,75% « autres » dont le type de clôture n’est
Ceci est un défi très important pour le pas identifié.
PAQUET-EF, afin d’assurer la sécurité des

Pourcentage d’écoles publiques clôturées en fonction de la zone en 2015


Avec clôture Sans clôture
IA Rural Urbain Rural Urbain
Dakar 0 98,65% 0 1,35%
Pikine-Guédiawaye 0 94,04% 0 5,96%
Rufisque 61,82% 82,61% 38,18% 17,39%
Diourbel 25,30% 67,50% 74,70% 32,50%
Fatick 30,85% 68,42% 69,15% 31,58%
Kaffrine 26,72% 59,70% 73,28% 40,30%
Kaolack 19,32% 68,75% 80,68% 31,25%
Kédougou 28,98% 40,00% 71,02% 60,00%
Kolda 14,55% 40,20% 85,45% 59,80%
Louga 38,06% 63,64% 61,94% 36,36%
Matam 55,68% 68,18% 44,32% 31,82%
Sédhiou 22,01% 34,69% 77,99% 65,31%
Saint-Louis 38,34% 74,68% 61,66% 25,32%
Tambacounda 15,09% 65,00% 84,91% 35,00%
Thiès 34,17% 74,77% 65,83% 25,23%
Ziguinchor 40,58% 58,33% 59,42% 41,67%
Sénégal 29,53% 71,43% 70,47% 28,57%

44
45
La disponibilité de l’eau dans les écoles publiques
’Ecole constitue le cadre de vie où les
L enfants passent la majorité de leur temps.
Elle doit par conséquent offrir à ces derniers
(50,00%), de Louga (58,98%), de Matam
(59,85%) et de Saint-Louis (62,64%) est
inférieur au pourcentage national.
des conditions d’existence favorables à leur Un investissement conséquent est nécessaire
épanouissement. Dans cette optique, la pour équiper toutes les écoles du pays de points
disponibilité de l’eau est d’une importance d’eau fonctionnels surtout en milieu rural pour
capitale. la préservation de la santé des enfants.
Le pourcentage d’écoles disposant de points L’eau, dans les écoles, provient généralement du
d’eau en zone urbaine est de 82,01%, contre réseau de la SDE (eau courante), des forages et
61,92% en zone rurale. des puits aménagés. Le réseau de la SDE
Les Académies de Dakar (99,32%), de Pikine- domine dans les Académies (52,41%). On le
Guédiawaye (94,04%), de Fatick (84,38%), de rencontre plus dans les IA de Dakar, de Pikine-
Ziguinchor (83,69%), de Rufisque (81,45%), de Guédiawaye, de Rufisque, de Kaffrine, de
Thiès (79,18%), de Kaolack (78,71%), de Matam, de Kaolack, de Thiès et de Saint-Louis.
Diourbel (74,34%) et de Kaffrine (66,32%) sont Les forages (27,50%) sont plus présents à
au-dessus du niveau national (65,58%). Louga, à Diourbel et dans une moindre mesure à
Le pourcentage d’écoles publiques disposant de Fatick. Quant aux puits (20,09%), ils
points d’eau dans les Académies de prédominent dans les régions de Kolda et de
Tambacounda (36,64%), de Kédougou Sédhiou.
(38,15%), de Sédhiou (48,39%), de Kolda

Disponibilité de points d’eau dans les écoles publiques en fonction de la zone en 2015
% avec eau % sans eau
IA Rural Urbain Total Rural Urbain Total
Dakar 0 99,32% 99,32% 0 0,68% 0,68%
Pikine-Guédiawaye 0 94,04% 94,04% 0 5,96% 5,96%
Rufisque 69,09% 91,30% 81,45% 30,91% 8,70% 18,55%
Diourbel 73,25% 80,00% 74,34% 26,75% 20,00% 25,66%
Fatick 83,71% 91,23% 84,38% 16,29% 8,77% 15,62%
Kaffrine 64,71% 76,12% 66,32% 35,29% 23,88% 33,68%
Kaolack 77,78% 84,38% 78,71% 22,22% 15,63% 21,29%
Kédougou 36,73% 52,00% 38,15% 63,27% 48,00% 61,85%
Kolda 49,33% 53,92% 50,00% 50,67% 46,08% 50,00%
Louga 57,68% 70,45% 58,98% 42,32% 29,55% 41,02%
Matam 57,67% 77,27% 59,85% 42,33% 22,73% 40,15%
Sédhiou 47,37% 57,14% 48,39% 52,63% 42,86% 51,61%
Saint-Louis 57,95% 79,87% 62,64% 42,05% 20,13% 37,36%
Tambacounda 33,18% 73,33% 36,64% 66,82% 26,67% 63,36%
Thiès 76,78% 86,49% 79,18% 23,22% 13,51% 20,82%
Ziguinchor 82,03% 91,67% 83,69% 17,97% 8,33% 16,31%
Sénégal 61,92% 82,01% 65,58% 38,08% 17,99% 34,42%

46
47
La disponibilité de l’électricité dans les écoles publiques
’électricité est peu présente dans les écoles
L publiques.
En 2015, 22,69% des écoles élémentaires
(23,22%), de Saint-Louis (22,44%), de Matam
(19,99%), de Thiès (17,46%) et de Kédougou
(17,14%) enregistrent les taux les plus élevés.
publiques disposent d’électricité contre 31,10% Les Académies qui enregistrent les taux les plus
en 2014, soit une baisse de 8,4 points de faibles sont celles de Diourbel (12,53%), de
pourcentage. Kaolack (10,94%), de Louga (10,19%), de
Sédhiou (8,85%), de Tambacounda (7,23%), de
Parmi les Académies dont les écoles sont Kolda (4,52%) et de Kaffrine (3,92%).
électrifiées, celles de Dakar (97,97%), de
Pikine-Guédiawaye (92,72%), de Rufisque En milieu urbain, les pourcentages les plus
(64,74%), de Saint-Louis (30,56%), de Thiès élevés sont notés dans les Académies de Dakar
(29,51%), de Ziguinchor (29,26%), de Fatick (97,97%), de Pikine-Guédiawaye (92,72%), de
(27,44%) et de Matam (23,23%) sont au-dessus Rufisque (82,61%), de Fatick (70,18%), de
du pourcentage national (22,69%). Thiès (66,22%) et de Kaolack (62,50%).
Les plus faibles proportions sont rencontrées
Les Académies de Kédougou (20,00%), de dans les Académies de Kolda (24,57%), de
Kaolack (18,21%), de Diourbel (17,78%), de Kaffrine (32,84%), de Sédhiou (36,73%), de
Louga (14,37%), de Sédhiou (11,78%), de Tambacounda (43,33%), de Diourbel (45,00%),
Tambacounda (10,34%), de Kaffrine (8,00%) et de Kédougou (48,00%), de Matam (50,00%), de
de Kolda (7,00%) sont en-deçà du pourcentage Louga (51,14%), de Ziguinchor (52,78%) et de
national. Saint-Louis (60,39%).

Pour favoriser l’introduction des Technologies L’électricité alimentant les écoles provient
de l’Information et de la Communication en essentiellement du réseau de la SENELEC, des
Éducation (TICE) et des ressources numériques groupes électrogènes et des panneaux solaires.
dans les pratiques pédagogiques, il s’avère En effet, le réseau de la SENELEC est la source
nécessaire de doter les écoles d’électricité. la plus utilisée, avec une très forte présence à
Dakar, à Diourbel, à Louga, à Thiès et à
La disparité s’est beaucoup accrue selon les Kaolack.
zones géographiques. La deuxième source est rarement utilisée. L’IA
En milieu rural, 13,88% seulement des écoles de Ziguinchor qui affiche un nombre de six (6)
disposent d’électricité contre 62,20% en milieu écoles faisant appel à celle-ci, est en tête.
urbain. Quant au solaire, sa présence est plus notée à
En milieu rural, les Académies de Rufisque Fatick (64) et à Saint-Louis (57).
(49,09%), de Ziguinchor (24,35%), de Fatick

48
Disponibilité de l’électricité dans les écoles publiques selon la zone en 2015

Nb. % écoles
IA Rural % rural Urbain % urbain écoles électrifiées
Dakar 0 0 145 97,97% 148 97,97%
Pikine-Guédiawaye 0 0 140 92,72% 151 92,72%
Rufisque 27 49,09% 57 82,61% 124 67,74%
Diourbel 52 12,53% 36 45,00% 495 17,78%
Fatick 134 23,22% 40 70,18% 634 27,44%
Kaffrine 16 3,92% 22 32,84% 475 8,00%
Kaolack 64 10,94% 60 62,50% 681 18,21%
Kédougou 42 17,14% 12 48,00% 270 20,00%
Kolda 27 4,52% 22 21,57% 700 7,00%
Louga 79 10,19% 45 51,14% 863 14,37%
Matam 70 19,89% 22 50,00% 396 23,23%
Sédhiou 37 8,85% 18 36,73% 467 11,78%
Saint-Louis 127 22,44% 93 60,39% 720 30,56%
Tambacounda 46 7,23% 26 43,33% 696 10,34%
Thiès 118 17,46% 147 66,22% 898 29,51%
Ziguinchor 84 24,35% 38 52,78% 417 29,26%
Sénégal 923 13,88% 923 62,20% 8135 22,69%

49
50
Les cantines dans les écoles publiques

L a cantine scolaire constitue un élément


fondamental de la stratégie d’élargissement
de l’accès et d’amélioration de la qualité de
enregistré une baisse de 20,6 points de
pourcentage, passant de 48,6% en 2014 à 28,0%
en 2015.
l’Education. Elle permet aux enfants habitant
des localités éloignées des écoles de parcourir De même, la couverture en cantines a chuté en
moins de distance et de faire moins d’effort milieu urbain de 14,8 points et en milieu rural de
journalier pour apprendre. Également, les 21,5 points.
cantines contribuent à l’amélioration de la valeur
nutritionnelle, de l’alimentation des élèves, et Ces baisses pourraient être expliquées, entre
par conséquent de leur santé. autres raisons, par le retrait progressif de
Les cantines scolaires participent dans l’accès, le partenaires techniques et financiers dans le
maintien des élèves à l’élémentaire et domaine des cantines notamment le Programme
contribuent aux performances scolaires. Alimentaire Mondial (PAM) qui intervient dans
Fort de ce constat, le Gouvernement s’est le Programme Education et Développement de
engagé, avec l’appui des partenaires, à doter l’Enfant.
progressivement les écoles de cantines
fonctionnelles.
Cependant, de 2014 à 2015, le développement
des cantines, toutes zones confondues, a

Evolution de la proportion d’écoles publiques abritant une cantine scolaire

51
La capacité d’accueil des écoles élémentaires
a capacité d’accueil du réseau scolaire est (3440), de Thiès (843) et de Ziguinchor (416).
L évaluée sur la base du nombre de salles de
classe disponibles.
Le Non Public demeure faible dans les régions
de Kaffrine, de Kédougou et de Matam.
Entre 2014 et 2015, le nombre de salles de Le rapport entre le nombre de salles de classes
classe a connu une augmentation de 22621 disponibles et la population en âge scolaire
unités. L’accroissement du nombre de salles de permet de mesurer, à l’échelle nationale, l’effort
classes au niveau du Public est de 16404 alors fourni pour satisfaire la demande éducative.
qu’il est de 6217 dans le Non Public. En 2000, si on comptait, une classe pour 76
La part du Non Public a connu une hausse de enfants scolarisables, ce ratio a été ramené à une
3,17 points de pourcentage en passant de classe pour 46 enfants en 2008 et à 30 en 2015.
17,07% en 2014 à 20,24% en 2015. Ainsi existe-il au niveau national une capacité
Les régions qui ont enregistré les plus fortes d’accueil suffisante pour enrôler les enfants en
augmentations dans le Public sont celles de âge scolaire à l’Elémentaire; mais la majeure
Thiès (2395), de Dakar (2175) et de Ziguinchor partie de ces salles de classes sont constituées
(1564). d’abris provisoires.
La part du Non Public, dans le nombre de salles
de classe, a connu une augmentation dans toutes
les régions avec en pointe celles de Dakar

Évolution du nombre de salles de classe entre 2014 et 2015

2014 2015
% % Ecart
Régions Non Non Public
Public Total Non Public Total Non Population Capacité
Public Public
Public Public scolarisable d'accueil
10 15
Dakar 4 598 5 774 55,7 6 773 9 214 42,40% 2 175 404679 25
372 987
Diourbel 2 724 640 3 364 19 3 497 890 4 387 79,70% 773 261955 60
Fatick 3 677 196 3 873 5,1 5 130 412 5 542 92,60% 1 453 133640 24
Kaffrine 1 747 31 1 778 1,7 2 264 55 2 319 97,60% 517 106931 46
Kaolack 4 013 283 4 296 6,6 5 312 541 5 853 90,80% 1 299 174430 30
Kédougou 903 28 931 3 1 228 35 1 263 97,20% 325 25872 20
Kolda 2 748 67 2 815 2,4 3733 196 3929 95,00% 985 123298 31
Louga 3 503 204 3 707 5,5 4 495 364 4 859 92,50% 992 151241 31
Matam 2 322 52 2 374 2,2 3 180 100 3 280 97,00% 858 103955 32
Sédhiou 2 153 69 2 222 3,1 3 119 170 3 289 94,80% 966 84770 26
Saint-Louis 3 821 153 3 974 3,8 5 260 349 5 609 93,80% 1 439 153816 27
Tambacounda 2 339 136 2 475 5,5 3 002 265 3 267 91,90% 663 124663 38
Thiès 5 600 935 6 535 14,3 7 995 1778 9 773 81,80% 2 395 293177 30
Ziguinchor 2 741 257 2 998 8,6 4 305 673 4 978 86,50% 1 564 89056 18
51 74
Sénégal 42 889 8 825
714
17,1 59 293 15042
335
79,80% 16 404 2231483 30

52
Etat et utilisation des salles de classe du public

L es salles de classe en bon état utilisées


représentent 93,23%. Ainsi, 6,77% de salles
en bon état ne sont pas utilisées sur le territoire
Les salles de classes en mauvais état utilisées
sont plus nombreuses dans les IA de Sédhiou
(97,36%), de Kolda (92,56%) et de Kédougou
national. (91,25%). Il s’agit pour la plupart de locaux
Elles sont plus présentes dans les IA de Kaffrine construits avec du matériau local pour accueillir
(14,12%), de Matam (12,16%), de provisoirement les élèves en attendant de
Tambacounda (11,41%) et de Diourbel disposer de bâtiment en dur.
(11,34%). Assez souvent, il s’agit de nouvelles
constructions non encore équipées.

État des salles de classe des écoles publiques en 2015

Bon Mauvais
Total Total Total
IA Non Non % Bon % Mauvais
Utilisé Bon Utilisé Mauvais général
Utilisé Utilisé
Dakar 1,40% 98,60% 1570 19,28% 80,72% 83 94,98% 5,02% 1653
Diourbel 11,34% 88,66% 2663 19,76% 80,24% 167 94,10% 5,90% 2830
Fatick 8,95% 91,05% 3429 26,57% 73,43% 414 89,23% 10,77% 3843
Kaffrine 14,12% 85,88% 1756 23,60% 76,40% 178 90,80% 9,20% 1934
Kaolack 6,79% 93,21% 3562 23,72% 76,28% 527 87,11% 12,89% 4089
Kédougou 5,96% 94,04% 873 8,75% 91,25% 80 91,61% 8,39% 953
Kolda 5,94% 94,06% 2508 7,44% 92,56% 390 86,54% 13,46% 2898
Louga 9,81% 90,19% 3374 22,27% 77,73% 247 93,18% 6,82% 3621
Matam 12,16% 87,84% 2089 33,45% 66,55% 284 88,03% 11,97% 2373
Pikine-Guédiawaye 3,08% 96,92% 1622 25,81% 74,19% 124 92,90% 7,10% 1746
Rufisque 2,94% 97,06% 1056 26,77% 73,23% 127 89,26% 10,74% 1183
Sédhiou 2,55% 97,45% 1645 2,64% 97,36% 606 73,08% 26,92% 2251
Saint-Louis 3,32% 96,68% 3437 11,50% 88,50% 487 87,59% 12,41% 3924
Tambacounda 11,41% 88,59% 2051 19,78% 80,22% 364 84,93% 15,07% 2415
Thiès 3,67% 96,33% 5281 16,08% 83,92% 566 90,32% 9,68% 5847
Ziguinchor 3,79% 96,21% 2507 13,98% 86,02% 379 86,87% 13,13% 2886
Sénégal 6,77% 93,23% 39423 17,24% 82,76% 5023 88,70% 11,30% 44446

53
L ’abri provisoire désigne au sens le plus
large, toute forme d’occupation de salle de
classe à titre provisoire et /ou précaire.
(31,72%), à Kédougou (20,78%), à Kolda
(18,15%) et à Ziguinchor (17,12%).).
Par ailleurs, dans le cadre de la promotion d’une
Le caractère provisoire est lié au titre même de éducation inclusive, les modèles de salles de
l’occupation (exemple l’emprunt, la location ou classes sont, de plus en plus, aménagés pour
le bail etc.) ou à la non-conformité des locaux à prendre en compte les spécificités des enfants à
usage de salle de classe. La non-conformité est besoins éducatifs spéciaux.
souvent liée aux matériaux de fabrication des
locaux comme la paille ou le banco. En 2015, un total de 8110 salles de classes a été
Les abris provisoires sont passés de 8,3% en aménagé pour les adapter aux enfants à besoins
2014 à 9,92% en 2015 soit une hausse de 1,62 éducatifs spéciaux. Dans ce lot de salles de
point de pourcentage. classe, les plus importants pourcentages sont
Des programmes de construction de salles de rencontrés dans les académies de Ziguinchor
classe au titre de remplacement d’abris dans les (41,72%), de Kaffrine (31,23%) et de Matam
écoles élémentaires, ont quand même contribué (25,50%). Les Académies de Pikine-
à ralentir le rythme de progression des abris Guédiawaye (6,64%), de Diourbel (6,93%), de
provisoires dans le réseau. Dakar (7,74%) et de Rufisque (8,62%) ont
enregistré les plus faibles parts.
Les proportions de salles de classe sous abris
provisoires sont plus importantes à Sédhiou

Poids des abris provisoires et locaux aménagés dans le patrimoine en 2015

Local aménagé
Abris provisoires
IA pour handicapé
Nbre % Nbre %
Dakar 128 7,74% 18 1,09%
Diourbel 196 6,93% 202 7,14%
Fatick 734 19,10% 240 6,25%
Kaffrine 604 31,23% 189 9,77%
Kaolack 832 20,35% 352 8,61%
Kédougou 168 17,63% 198 20,78%
Kolda 650 22,43% 526 18,15%
Louga 568 15,69% 125 3,45%
Matam 605 25,50% 167 7,04%
Pikine-Guédiawaye 116 6,64% 32 1,83%
Rufisque 102 8,62% 69 5,83%
Sédhiou 415 18,44% 714 31,72%
Saint-Louis 863 21,99% 389 9,91%
Tambacounda 417 17,27% 256 10,60%
Thiès 508 8,69% 438 7,49%
Ziguinchor 1204 41,72% 494 17,12%
Sénégal 8110 18,25% 4409 9,92%

54
Les tables- bancs
nationale s’engageait ainsi à fournir
U n des indicateurs utilisés pour mesurer
l’amélioration des conditions
d’apprentissage des élèves est le ratio place
suffisamment de tables-bancs aux écoles.

L
assise par élève. Les tables-bancs disponibles
dans les écoles sont principalement de deux
En 2015, on note un surplus de tables-bancs au
niveau national, traduit par un ratio place assises
par élèves (2,15) supérieur à 1.
types : les tables-bancs à deux places et ceux à En d’autres termes, il existe 215 places assises
trois places. Dans la composition, les tables- pour 100 élèves (plus de deux places pour un
bancs de deux places s’imposent avec 92,63% élève), soit une sous-utilisation des tables-bancs.
loin devant ceux à trois places 6,70% et les Ce ratio qui était de 0,9 en 2013 passe à 1,6 en
autres types avec seulement 0,67%. Par ailleurs, en 2015. Cette situation globale se répète, au
on peut signaler l’existence d’un troisième Type niveau du Public et du Privé, dans toutes les
dont la forme est très variable. Académies, avec des surplus variant de 1,2 à
En créant la Direction des Equipements 2,8.
Scolaires (DEqS), le Ministère de l’Education

Ratio place assise/élève en 2015

55
L’organisation pédagogique des classes au niveau du Public

P our répondre rationnellement à la demande


d’éducation, le Gouvernement a adopté
- objectif (6,4%) contre existant (5,72%) en
double flux ;

L
divers modes d’organisation pédagogique dont
les Classes à Double Flux (CDF) et les Classes
Multigrades (CMG).
- objectif (13,8%) contre existant (42,81%) en
multigrade.
Ces écarts montrent que des efforts restent
Le premier type de regroupement constitue la encore à consentir pour une meilleure qualité
principale stratégie pour répondre à la demande des conditions d’enseignement-apprentissages.
croissante d’éducation dans les zones à forte Le résultat est qu’on est encore loin de
concentration de populations. Le deuxième type l’objectif, notamment pour la réduction des
permet d’offrir un service éducatif complet dans classes multigrades (CMG) (avec un écart de
les régions peu peuplées où la structure 29,01 points entre l’existant et l’objectif).
classique de l’école (un niveau d’études par De même, pour la réduction des classes à double
classe physique) ne permet pas de rationaliser flux (CDF), l’écart entre l’objectif et l’existant
les ressources matérielles et humaines. est relativement important (0,68 point de
Ces stratégies ont fortement contribué à pourcentage).
l’élargissement de l’accès durant le PDEF. Le Le tableau ci-dessous montre une faible
PAQUET-EF, qui s’inscrit dans une dynamique diminution du nombre de classes fonctionnant
d’amélioration de la qualité des apprentissages a en double flux (1,18 point) et une augmentation
opté pour une réduction progressive des classes des CMG (15,61 points) entre 2014 et 2015.
à double flux considérées comme un obstacle à Les CDF se sont particulièrement accrues à
un enseignement de qualité, compte tenu de la Saint-Louis (0,43). Toutes les autres régions ont
réduction des heures d’apprentissage qu’elles connu, de façon significative, une baisse de la
engendrent. Il existe encore des écarts entre les proportion de classes en CDF. Les plus fortes
objectifs fixés dans le modèle de simulation du
proportions de classes multigrades sont
PAQUET-EF et la réalité obtenue dans la enregistrées à Kédougou (29,46%), à
répartition du fonctionnement des classes en Tambacounda (35,66%), à Sédhiou (39,63%), à
2015 : Saint-Louis (41,13%) et à Kolda (48,90%).
- objectif (79,8%) contre existant (69,10%) en
flux unique ;

56
Répartition des groupes pédagogiques du Public selon le mode de fonctionnement en 2014 et en 2015

Double flux Flux unique Multigrade


Régions
2014 2015 2014 2015 2014 2015
Dakar 17,80% 9,30% 80,20% 80,14% 2,00% 4,68%
Diourbel 5,30% 2,53% 64,50% 72,58% 30,10% 14,45%
Fatick 2,30% 1,46% 67,60% 69,08% 30,10% 11,04%
Kaffrine 0,70% 0,28% 51,50% 50,83% 47,80% 10,56%
Kaolack 9,10% 5,97% 63,80% 66,75% 27,00% 24,89%
Kédougou 0,30% 0,09% 54,30% 59,59% 45,40% 29,46%
Kolda 6,60% 6,31% 51,40% 54,05% 42,10% 48,90%
Louga 0,10% 1,10% 57,90% 57,77% 42,00% 27,27%
Matam 2,90% 2,41% 59,60% 61,93% 37,40% 40,32%
Sédhiou 4,90% 3,69% 75,70% 78,78% 19,40% 39,63%
Saint-Louis 3,50% 3,93% 65,40% 64,46% 31,00% 41,13%
Tambacounda 7,40% 7,33% 49,60% 49,86% 43,00% 35,66%
Thiès 14,40% 12,73% 69,70% 72,37% 15,90% 17,53%
Ziguinchor 1,80% 1,38% 90,50% 90,96% 7,70% 31,61%
Sénégal 6,90% 5,72% 65,80% 69,10% 27,20% 42,81%
Moyenne 5,50% 4,18% 64,40% 66,37% 30,10% 26,94%
Min 0,10% 0,09% 49,60% 49,86% 2,00% 4,68%
Max 17,80% 12,73% 90,50% 90,96% 47,80% 48,90%
Ecart Type 5,10% 3,59% 11,40% 11,46% 13,80% 13,08%
CV 92,30% 85,78% 17,70% 17,27% 45,90% 48,54%

57
La taille moyenne des classes pédagogiques dans le public
Ce phénomène de classes multigrades à grande
P our la situation de 2015, il ressort que les
classes à double flux répondent aux normes
(40-55). La taille moyenne, au niveau national,
taille est assez souvent lié au déficit de classes
physiques ou d’enseignants obligeant les
Directeurs d’écoles à confier deux cours
atteint la limite maximale fixée (55). pédagogiques à un seul maître.
L’effectif moyen des CDF reste très important
dans les régions de Kaolack (59), de Fatick (60), Pour les classes à flux unique, l’effectif moyen
de Sédhiou (62), de Kolda (83), de Kédougou par groupe pédagogique est inférieur à la norme
(90) et de Matam (92). standards de 48 élèves /classe dans toutes les
Académies. La région de Kédougou enregistre le
Au niveau national, l’effectif des classes plus faible effectif par classe avec 30 élèves. La
multigrades (19) est inférieur à la norme (45). faiblesse de la taille moyenne des groupes
C’est particulièrement à Kaffrine (17), à Matam pédagogiques est, en partie, liée à celle des
(16), et à Louga (17) où les ratios élèves/GP effectifs de certaines écoles en milieu rural où le
dans les CMG sont les plus faibles. L’Académie potentiel d’enfants à scolariser annuellement est
de Sédhiou se distingue par ses plus gros faible.
effectifs moyens de CMG (34).

Taille moyenne des GP dans le public selon le mode de fonctionnement

IA Double flux Flux unique Multigrade Total général


Dakar 38 39 11 38
Diourbel 54 46 23 40
Fatick 60 34 19 30
Kaffrine 46 33 17 25
Kaolack 59 33 18 30
Kédougou 90 30 18 25
Kolda 83 38 26 36
Louga 44 34 17 27
Matam 92 39 16 32
Pikine-Guédiawaye 50 39 15 37
Rufisque 49 44 14 41
Sédhiou 62 39 34 39
Saint-Louis 52 36 16 30
Tambacounda 58 42 23 35
Thiès 51 43 20 41
Ziguinchor 57 36 21 35
Sénégal 55 38 19 35
Moyenne 59,1 37,8 19,3 33,8
Min 38 30 11 25
Max 92 46 34 41
Ecart-type 15,4 4,3 5,3 5,3
CV 26,1% 11,4% 27,3% 15,7%

58
La disponibilité des manuels scolaires dans le Public
notamment à Rufisque (1,9), à Pikine-
es manuels scolaires sont considérés comme
L un intrant de qualité.
Le Ministère de l’Éducation nationale
Guédiawaye (1.6), à Kédougou (1,5), à Kolda
(1,5), à Louga (1,7), à Saint-Louis (1,9), à
Tambacounda (1,7) et à Thiès (1,8).
ambitionne de doter tous les élèves d’un manuel En lecture, au niveau de la première étape,
pour chaque discipline fondamentale soit deux chaque élève dispose d’un manuel.
manuels (Calcul et Lecture) pour les élèves de la Excepté les IA de Kolda (0,9) et de Pikine-
première étape (CI-CP) et cinq manuels (Calcul, Guédiawaye (0,9), les élèves des écoles des
Lecture, Histoire, Géographie et Sciences autres Académies sont bien dotées en manuels.
d’Observation) pour les élèves des deuxième et
En Calcul, une situation extrême s’observe en
troisième étapes (CE1- CE2 et CM1-CM2).
général au niveau national où les ratios sont en
En 2015, le ratio livres/élève, au niveau deçà de la norme. Mises à part les IA de Fatick
national, est de 2,0 pour la première étape. On (1), de Kaffrine (1), de Diourbel (1), de
constate que les IA de Dakar (2,1) et de Kédougou (1) et de Sédhiou (1), les autres IA
Diourbel (2,3), de Fatick (2,4), de Kaffrine (2,4), sont en dessous du ratio 1 livre / élève.
de Kaolack (2,2), de Kédougou (2,1), de Matam
Ainsi, les ratios au niveau de la première étape
(2,1) et de Sédhiou (2,2) ont atteint l’objectif de
sont-ils encore en deçà des objectifs poursuivis.
deux (2) livres par élève. On observe également
d’importantes disparités au niveau académique

Ratio manuels/élève par discipline en 2015 : Première étape (CI-CP)

IA Calcul Lecture Calcul et


Lecture
Dakar 0,9 1,3 2,1
Pikine-Guédiawaye 0,8 0,9 1,6
Rufisque 0,9 1,1 1,9
Diourbel 1,0 1,4 2,3
Fatick 1,1 1,3 2,4
Kaffrine 1,0 1,4 2,4
Kaolack 0,9 1,2 2,2
Kédougou 1,0 1,1 2,1
Kolda 0,7 0,9 1,5
Louga 0,7 1,0 1,7
Matam 0,9 1,2 2,1
Sédhiou 1,0 1,2 2,2
Saint-Louis 0,8 1,0 1,9
Tambacounda 0,7 1,0 1,7
Thiès 0,9 1,0 1,8
Ziguinchor 0,9 1,2 2,1
Sénégal 0,9 1,1 2,0
Moyenne 0,9 1,1 2,0
Min 0,7 0,9 1,5
Max 1,1 1,4 2,4
Écart-type 0,1 0,2 0,3
CV 13,2% 14,1% 13,1%

59
A u niveau des deuxième et troisième étapes
où les ratios moyens sont 2 livres par élève,
Globalement, malgré les immenses efforts fournis
par le Gouvernement, l’objectif en matière de
on est encore loin de l'objectif de 5 manuels fourniture de manuels scolaires n’est pas encore
par élève. La répartition des manuels montre atteint. Toutefois, le ratio semble être affaibli par
des déficits encore plus importants pour les le fait que certains Directeurs d’écoles n’auraient
disciplines d’éveil que sont la Géographie et pris en considération que les manuels fournis par
l’Histoire. On notera aussi qu’en troisième l’Etat. L’évaluation de la situation est faite en
étape, malgré la préparation des examens et rapportant le nombre de manuels recensés pour les
concours, les élèves restent sous-équipés en disciplines fondamentales, au nombre d’élèves
manuels (2,00). pour les années d’études concernées.

Ratio manuels/élève par discipline : deuxième étape en 2015 (CE1-CE2)


Sciences Total
IA Calcul Lecture Géographie Histoire Observation général
Dakar 0,4 0,3 0,2 0,3 0,5 1,7
Pikine-Guédiawaye 0,4 0,3 0,1 0,2 0,4 1,4
Rufisque 0,5 0,3 0,1 0,3 0,5 1,8
Diourbel 0,6 0,4 0,1 0,4 0,6 2,1
Fatick 0,9 0,4 0,2 0,7 0,7 2,9
Kaffrine 0,6 0,5 0,2 0,4 0,5 2,0
Kaolack 0,7 0,4 0,1 0,4 0,6 2,3
Kédougou 0,7 0,5 0,1 0,3 0,4 2,1
Kolda 0,4 0,3 0,1 0,2 0,3 1,2
Louga 0,7 0,5 0,2 0,4 0,6 2,4
Matam 0,7 0,6 0,1 0,4 0,6 2,4
Sédhiou 0,4 0,3 0,1 0,2 0,2 1,2
Saint-Louis 0,6 0,4 0,2 0,4 0,7 2,2
Tambacounda 0,4 0,3 0,1 0,4 0,4 1,6
Thiès 0,4 0,3 0,1 0,3 0,4 1,6
Ziguinchor 0,8 0,6 0,2 0,4 0,6 2,6
Sénégal 0,9 1,1 2,0 0,9 1,1 2,0
Moyenne 0,6 0,4 0,1 0,3 0,5 2,0
Min 0,4 0,3 0,1 0,2 0,2 1,2
Max 0,9 0,6 0,2 0,7 0,7 2,9
Ecart-type 0,2 0,1 0,0 0,1 0,2 0,5
CV 27,5% 27,4% 27,9% 33,0% 29,9% 24,6%

60
Ratio manuels/élève par discipline : troisième en 2015 (CM1-CM2)
Total
IA Calcul Lecture Géographie Histoire Sciences général
Dakar 0,5 0,7 0,2 0,4 0,6 2,5
Pikine-Guédiawaye 0,5 0,6 0,2 0,3 0,5 2,1
Rufisque 0,7 0,7 0,5 0,4 0,7 3,1
Diourbel 0,8 0,8 0,2 0,5 0,8 3,0
Fatick 0,9 0,9 0,2 0,9 0,9 3,8
Kaffrine 0,7 0,8 0,2 0,5 0,6 2,8
Kaolack 0,7 0,8 0,2 0,5 1,0 3,1
Kédougou 0,7 0,7 0,2 0,3 0,5 2,3
Kolda 0,3 0,4 0,1 0,3 0,3 1,5
Louga 0,9 0,9 0,2 0,5 0,7 3,4
Matam 0,8 0,8 0,1 0,4 0,7 2,7
Sédhiou 0,6 0,5 0,1 0,2 0,2 1,6
Saint-Louis 0,6 0,6 0,2 0,5 0,7 2,7
Tambacounda 0,4 0,4 0,1 0,4 0,5 1,7
Thiès 0,6 0,5 0,2 0,4 0,5 2,2
Ziguinchor 0,9 0,9 0,3 0,5 0,8 3,4
Sénégal 0,9 1,1 2,0 0,9 1,1 2,0
Moyenne 0,7 0,7 0,2 0,4 0,6 2,6
Min 0,3 0,4 0,1 0,2 0,2 1,5
Max 0,9 0,9 0,5 0,9 1,0 3,8
Écart-type 0,2 0,2 0,1 0,1 0,2 0,7
CV 26,6% 24,7% 48,0% 34,3% 31,0% 25,0%

61
Pourcentage de femmes dans le personnel enseignant

P our répondre à la demande d’éducation de


plus en plus importante et au développement
Dans l’ensemble, le corps enseignant est plus
féminisé dans le Privé que dans le Public mais
fulgurant du sous-secteur de l’Enseignement on est encore loin de la parité recherchée. On
élémentaire, le Gouvernement a opté pour le peut constater une évolution constante du
recrutement de contractuels afin de subvenir aux pourcentage de femmes dans le personnel
besoins en enseignants. Ainsi, une importante enseignant depuis 2010.
évolution a été notée tant du point de vue du
nombre que selon le sexe. La forte présence des femmes dans les écoles
Entre 2010 et 2015, la part des femmes dans le publiques et privées s’observe davantage dans
personnel enseignant est passée de 30,6% à les IA de Rufisque, de Dakar, de Pikine-
32,36%. En 2015, pour le Privé le pourcentage Guédiawaye, de Thiès et de Saint-Louis. Ce sont
des enseignantes est de 39,1% alors qu’il n’est dans les régions méridionales de Sédhiou, de
que de 30,5% pour le Public. Kolda et de Kédougou où l’on enregistre le
moins d’enseignantes.

Pourcentage de femmes dans le personnel enseignant


Public Privé Global
IA Total % Femmes Total enseignant % Femmes Total %
enseignant enseignant Femmes
Dakar 2 532 57,0% 3 587 43,3% 6 147 49,0%
Pikine-Guédiawaye 2 349 53,4% 4 220 37,3% 6 797 43,0%
Rufisque 1 456 49,1% 999 48,0% 2 456 48,7%
Diourbel 3 057 30,6% 765 28,1% 3 822 30,1%
Fatick 3 847 26,2% 232 37,9% 4 088 26,9%
Kaffrine 1 940 25,9% 49 40,8% 1 989 26,2%
Kaolack 4 594 26,4% 417 37,9% 5 041 27,6%
Kédougou 994 21,0% 20 10,0% 1020 21,0%
Kolda 2 921 18,5% 82 36,6% 3 003 19,0%
Louga 3 763 30,7% 221 29,4% 3 984 30,6%
Matam 2 227 21,3% 56 12,5% 2 283 21,1%
Sédhiou 2 354 14,4% 85 27,1% 2 439 14,8%
Saint-Louis 4 280 34,4% 196 43,9% 4 476 34,9%
Tambacounda 2 290 20,6% 161 22,4% 2 451 20,7%
Thiès 6 876 36,2% 1 307 41,6% 8 183 37,1%
Ziguinchor 3 060 19,1% 381 30,4% 3 441 20,3%
Sénégal 48 540 30,5% 12 778 39,1% 61 620 32,36%
Moyenne 3033,8 0,3 798,6 0,3 3851,3 0,3
Min 994,0 0,1 20,0 0,1 1020,0 0,1
Max 6876,0 0,6 4220,0 0,5 8183,0 0,5
Écart-type 1373,6 0,1 1231,6 0,1 1859,5 0,1
CV 45,3% 41,1% 154,2% 32,2% 48,3% 34,7%

62
Répartition des enseignants du Public selon le statut et le diplôme
Les titulaires du BFEM du Public (recrutés
E n 2015, les maîtres contractuels constituent
près de la moitié des enseignants du Public
avec 47,4% de l’effectif total des
avant 2011 avec ce diplôme) sont plus
nombreux (51,4%) que les bacheliers (43,3%).
enseignants de l’Elémentaire public. Les Aujourd’hui, beaucoup d’enseignants de
fonctionnaires ne représentent que 46,1% des l’Elémentaire sont titulaires d’un diplôme
enseignants du Public. Au Sénégal, les académique de l’Enseignement supérieur. Les
qualifications exigées des enseignants de titulaires d’un diplôme de premier et de second
l’Elémentaire sont spécifiées: une formation cycle (BAC+2, Licence et Maîtrise/Master)
générale correspondant au niveau d’études du représentent 3,8% des enseignants. Cette
BAC (à partir de 2011) et une formation situation montre que le niveau académique des
pédagogique d’un an débouchant sur l’obtention enseignants est en train d’être relevé et surtout
d’un Certificat d’Aptitude Pédagogique (CAP). qu’il est accompagné d’une formation
professionnelle de qualité.

Répartition des enseignants des écoles publiques selon le statut en 2015

Répartition des enseignants du public selon le diplôme académique en 2015

63
La répartition des enseignants par région selon le diplôme professionnel

E n 2015 le diplôme professionnel a pu être


déterminé pour 82,06% des enseignants de
Au niveau du Public, à Ziguinchor, les titulaires
du CAP ou du CEAP représentent 90,98% des
l’Elémentaire. enseignants. L’IA de Ziguinchor est suivie de
Au niveau du Public, il a pu être identifié pour celle de Rufisque (88,60%), de Kolda (82,56%),
81,36% d’entre eux et pour le Non public de St-Louis (85,35%) et de celle Pikine-
29,39%. Au niveau national, parmi les diplômés Guédiawaye (87,06%).
identifiés, les 53,42% sont titulaires du CEAP et Globalement, aussi bien au niveau du Public que
les 47,98% du CAP. Pour le Public, ils sont du Non public le nombre de « sans diplôme »
43,01% à avoir le CEAP et 38,35% le CAP. reste très élevé. Ils sont cependant plus
Dans le Non public 10,41% ont le CEAP et nombreux dans le Non public (70,62%). Il se
9,63% le CAP. pose un problème d’amélioration du système de
Au niveau national, à l'exception des IA de contrôle des questionnaires remplis par les
Ziguinchor (50% au CAP) et de Rufisque (50% Directeurs d’écoles et planificateurs.
au CAP) toutes les académies ont un Des efforts doivent être faits pour la formation
pourcentage de diplômés professionnels (CAP professionnelle des enseignants surtout ceux du
ou CEAP) qui ne dépasse pas 50%. Privé dont la plupart n’a pas reçu une formation
initiale.

Répartition des enseignants selon le diplôme professionnel en 2015


IA PUBLIC NON PUBLIC Total
général
CAP CEAP Autre Sans Total CAP CEAP Autre Sans Total
diplôme diplôme
Dakar 44,12% 31,36% 3,67% 20,85% 2 532 13,80% 13,55% 11,70% 60,94% 3615 6147
Pikine- 47,64% 39,42% 1,15% 11,79% 2 349 4,59% 8,27% 5,96% 81,18% 4448 6797
Guédiawaye
Rufisque 50,00% 38,60% 1,79% 9,62% 1 456 7,30% 7,60% 12,30% 72,80% 1000 2456
Diourbel 37,19% 46,48% 0,59% 15,73% 3 057 3,92% 7,45% 0,39% 88,24% 765 3822
Fatick 32,05% 41,23% 0,52% 26,20% 3 847 7,05% 8,71% 3,32% 80,91% 241 4088
Kaffrine 21,03% 36,44% 0,31% 42,22% 1 940 18,37% 22,45% 0,00% 59,18% 49 1989
Kaolack 34,52% 50,20% 0,26% 15,02% 4 594 14,99% 11,63% 6,49% 66,89% 447 5041
Kédougou 26,16% 49,09% 0,00% 24,75% 994 11,54% 30,77% 0,00% 57,69% 26 1020
Kolda 41,90% 41,66% 1,47% 14,96% 2 921 13,41% 4,88% 2,44% 79,27% 82 3003
Louga 33,91% 40,23% 0,88% 24,98% 3 763 17,65% 12,22% 6,79% 63,35% 221 3984
Matam 28,51% 53,08% 0,40% 18,01% 2 227 0,00% 7,14% 0,00% 92,86% 56 2283
Sédhiou 35,73% 42,14% 0,17% 21,96% 2 354 8,24% 8,24% 14,12% 69,41% 85 2439
Saint-Louis 40,61% 44,74% 0,40% 14,25% 4 280 6,12% 3,06% 81,12% 9,69% 196 4476
Tambacounda 27,16% 50,70% 0,31% 21,83% 2 290 6,21% 3,11% 1,24% 89,44% 161 2451
Thiès 45,86% 41,58% 0,26% 12,30% 6 876 15,23% 12,47% 13,08% 59,22% 1307 8183
Ziguinchor 50,23% 40,75% 0,29% 8,73% 3 060 20,73% 16,27% 2,89% 60,10% 381 3441
SENEGAL 38,35% 43,01% 0,70% 17,94% 48 540 9,63% 10,41% 9,35% 70,62% 13 080 61620
Moyenne 0,4 0,4 0,0 0,2 3033,8 0,1 0,1 0,1 0,7 817,5 3851,3
Min 0,2 0,3 0,0 0,1 994,0 0,0 0,0 0,0 0,1 26,0 1020,0
Max 0,5 0,5 0,0 0,4 6876,0 0,2 0,3 0,8 0,9 4448,0 8183,0
Ecart-type 0,1 0,1 0,0 0,1 1373,6 0,1 0,1 0,2 0,2 1274,5 1859,5
CV 23,3% 13,0% 113,9% 42,5% 45,3% 54,6% 62,9% 187,5% 27,9% 155,9% 48,3%

64
Les nouveaux inscrits au cours d’initiation (CI)

L’
supérieur à 50%. La région de Matam, avec
effectif des élèves nouvellement inscrits 58,4% de filles parmi les nouveaux inscrits au
est calculé à partir des effectifs totaux du CI, arrive en tête. Elle est suivie par celle de
cours d’initiation (CI) moins les redoublants. Kaffrine avec 55,6%.
Les résultats du recensement scolaire montrent Les plus faibles pourcentages sont enregistrés
qu’en 2015, les nouveaux inscrits se chiffrent à dans les académies de Rufisque (49,50%), de
413 448 élèves. Ziguinchor (48,7%), de Kolda (48.50%) et de
L’examen de l’évolution des nouveaux Sédhiou (47,6%).
inscrits, au cours de la période 2004-2015, Il est à noter que la plus importante part de
montre une tendance à l’accroissement avec un filles dans les effectifs se trouve dans les
TAMA de 3,6%. Entre 2014 et 2015 l’effectif régions les moins scolarisées, où la
des nouveaux inscrits a augmenté de 1,85%. communauté semble réticente à l’école
La part des filles dans les effectifs classique, notamment dans les régions de
nouvellement inscrits au CI est passée de Diourbel, de Kaffrine et de Matam. Une frange
51,3% en 2014 à 61,64% en 2015 soit une importante des garçons est envoyée dans les
augmentation de 0,34 point de pourcentage. écoles coraniques.
Dans douze régions le pourcentage de filles est

Évolution des nouveaux inscrits (Public et Privé) de 2004 à 2015

Pourcentage de filles parmi les nouveaux inscrits en 2015

65
L’examen de la structure par âge des nouveaux certaine mesure les TBA qui dépassent 100%.
entrants, montre une entrée tardive des enfants. Sur le plan régional, seules les régions de
En effet, 40,60% sont âgés de 6 ans, 55,5% ont Matam, de Tambacounda et de Kaffrine
entre 7 et 9 ans et ceux âgés de 7 ans laissent apparaitre des effectifs de nouveaux
représentent 48,9%. Cette prédominance des entrants dominés par les âgés de 6 ans. Elles
enfants âgés de 7 ans et plus par rapport à enregistrent respectivement 62,90%, 55,10% et
ceux âgés de 6 ans, âge légal selon la loi 2004- 52,00% parmi les nouveaux inscrits.
37 du 15 décembre 2004, explique dans une
.
Structure par âge des nouveaux entrants au CI en 2014
moins 6
IA ans 6 ans 7 ans plus 7 ans
Dakar 16,9% 49,9% 25,8% 7,4%
Diourbel 1,3% 17,5% 73,4% 7,8%
Fatick 2,7% 40,1% 51,9% 5,2%
Kaffrine 1,3% 52,0% 41,3% 5,4%
Kaolack 2,9% 29,3% 61,5% 6,3%
Kédougou 1,3% 35,2% 61,4% 2,0%
Kolda 1,6% 34,9% 59,7% 3,8%
Louga 2,6% 30,1% 59,4% 7,9%
Matam 2,7% 62,9% 32,2% 2,3%
Pikine-Guédiawaye 6,4% 44,6% 39,0% 10,0%
Rufisque 6,3% 50,9% 32,6% 10,2%
Sédhiou 2,0% 43,5% 48,3% 6,1%
Saint-Louis 3,7% 46,8% 42,5% 7,0%
Tambacounda 0,8% 55,1% 41,0% 3,1%
Thiès 3,1% 39,3% 49,7% 7,8%
Ziguinchor 5,1% 36,8% 53,9% 4,2%
Sénégal 3,9% 40,6% 48,9% 6,6%

Répartition des nouveaux entrants selon l’âge en 2015

66
L’évolution des effectifs scolaires

es effectifs ont régulièrement augmenté poursuivi au début de la deuxième phase


L entre 2005 et 2015 comme le montre le
graphique. Les taux de croissance annuels
(2005-2007) avant de connaître une hausse de
2,7 points de pourcentage l’année suivante.
les plus élevés ont été observés en 2004, 2005, Entre 2007 et 2013, le taux d’accroissement
2007 et 2014. Cette situation est due, en partie n’a guère dépassé 3,5%. L’accélération
à une couverture plus exhaustive de la enregistrée en 2014 résulte d’une meilleure
campagne statistique, mais surtout au fait que couverture de la campagne statistique.
la période 2003 et 2004 coïncident avec la Depuis 2008, la part des filles dans les effectifs
première phase du PDEF qui avait pour a franchi la barre des 50% et n’a cessé de
objectif l’élargissement de l’Accès. croître depuis lors, atteignant 51,70% en 2015.
Le ralentissement du rythme d’accroissement
constaté à la fin de la première phase s’est

Évolution des effectifs scolaires entre 2004 et 2015

Evolution de la part des filles dans les effectifs de 2004 à 2015

67
La participation du Privé à l’effort de scolarisation

D ans le cadre de la libéralisation de l’offre


d’éducation adoptée par le Gouvernement,
(2,59%) et de celle de Kédougou (2,2%). Les
académies de Dakar (52,68%), de Pikine-
il est attendu une participation importante du Guédiawaye (42,55%) et de Diourbel
secteur privé pour l’atteinte de l’objectif de la (22,06%) ont enregistré les taux les plus
scolarisation pour tous à l’horizon 2015. élevés.
En 2015, les élèves inscrits dans les écoles Le cas de Diourbel peut s’expliquer par le
privées représentent 15,20% du total contre dynamisme des écoles privées franco arabe qui
11,90% en 2004. Cette performance est constituent le moteur du développement du
l’aboutissement d’un processus qui a été sous-secteur. L’académie de Dakar, classée
enclenché depuis 2004 et qui s’est maintenu au première du point de vue de la participation du
cours des dernières années. Il convient de Privé, doit ce rang principalement au
souligner l’importante contribution des écoles dynamisme des écoles privées laïques qui ont
franco arabes privées notamment dans les pu s’implanter à proximité des populations,
zones où l’école classique avait du mal à dans les zones où le manque de terrain
s’implanter. disponible n’a pas permis la construction
d’écoles publiques.
De 2004 à 2015, la part du secteur privé a
En milieu urbain, le Privé accueille 25,15%
progressé de 3,3 points de pourcentage.
des effectifs alors que pour le milieu rural, le
Au niveau académique, l’IA de Kaffrine
taux est de 5,96 %.
(1,71%) connaît le plus faible taux de
participation du Privé suivie de l’IA de Kolda

Evolution de la part du Privé de 2004 à 2015

68
Les disparités régionales de la participation du Privé selon le milieu en 2015

IA Rural Urbain Total général


IA Dakar 0,00% 53,36% 52,68%
IA Pikine-Guédiawaye 69,65% 41,60% 42,55%
IA Rufisque 16,61% 26,33% 22,93%
IA Diourbel 26,38% 13,77% 22,06%
IA Fatick 4,02% 11,55% 5,25%
IA Kaffrine 0,49% 4,62% 1,71%
IA Kaolack 1,86% 13,56% 6,59%
IA Kédougou 0,00% 10,35% 2,52%
IA Kolda 0,21% 7,96% 2,59%
IA Louga 2,12% 12,79% 5,55%
IA Matam 2,50% 5,30% 3,17%
IA Sédhiou 0,80% 11,10% 2,76%
IA Saint-Louis 0,89% 8,39% 4,50%
IA Tambacounda 3,97% 9,47% 5,70%
IA Thiès 6,54% 18,30% 12,51%
IA Ziguinchor 2,82% 20,52% 10,50%
Sénégal 5,96% 25,15% 15,20%

69
Les élèves inscrits dans les écoles publiques à cycle complet
n raison de l’impact négatif de la années d’étude. Les écoles à cycle incomplet
E discontinuité de l’offre d’éducation sur
l’accès et le maintien des élèves à l’école, le
constituent ainsi 47,94% du réseau scolaire.
En zone urbaine, les écoles à cycle complet
Gouvernement ambitionne de fournir un service représentent 78,31% du réseau urbain. Elles
éducatif complet à tous les enfants en âge accueillent 93,41% des élèves.
scolaire.
Les écoles à cycle incomplet présentent En zone rurale, la particularité est la
l’inconvénient de ne pas permettre le prépondérance des écoles à cycle incomplet
recrutement annuel d’enfants en âge scolaire et (57,69%). Celles qui sont complètes
n’autorisent pas non plus le redoublement pour n’accueillent que 69,51% des élèves.
les élèves de faible niveau. Cette situation Les académies qui comptent le moins d’enfants
montre l’importance à développer les classes inscrits dans les écoles à cycle incomplet sont
multigrades et les écoles à classe unique les académies de Rufisque (4,64%), de Dakar
notamment dans les régions vastes et peu (5,83%), de Pikine-Guédiawaye (5,55%), de
peuplées où l’offre éducative devra davantage Thiès (11,90%) et de Ziguinchor (14,23%).
s’adapter aux conditions démographiques.
Nonobstant les efforts fournis pour compléter
Ainsi, l’examen de la structure des écoles les cycles, notamment en termes de construction
montre que celle-ci est marquée par une de classes additionnelles et de réorganisation
prolifération d’écoles à cycle incomplet (4578 pédagogique à travers la politique des classes
en 2015). Parmi les 1929030 élèves du Public multigrades et des écoles à classe unique, il n’en
recensées en 2015, seules 1563025 soit 81,02% demeure pas moins que des efforts soutenus
ont été accueillis dans des écoles offrant les six devront encore être faits pour atteindre les
objectifs fixés dans ce domaine.
Effectifs inscrits dans les écoles selon le cycle (complet/incomplet) en 2015
Zone Ecole à cycle complet Ecole à cycle Incomplet Total
Ecoles Elèves Ecoles Elèves Ecoles Elèves
Rurale 2 945 695 100 4 017 304 851 6 962 999 951
Urbaine 2 026 867 925 561 61 154 2 587 929 079
Total 4 971 1 563 025 4 578 366 005 9 549 1 929 030

Proportion d’élèves inscrits dans des écoles à cycle incomplet en 2015


IA Rural Urbain Total
IA Dakar 0,0% 5,6% 5,55%
IA Pikine-Guédiawaye 0,0% 5,8% 5,83%
IA Rufisque 3,3% 1,3% 4,64%
IA Diourbel 16,2% 3,7% 19,94%
IA Fatick 13,5% 1,0% 14,58%
IA Kaffrine 38,4% 5,7% 44,05%
IA Kaolack 12,5% 2,2% 14,74%
IA Kédougou 43,6% 4,5% 48,09%
IA Kolda 35,8% 4,9% 40,70%
IA Louga 30,9% 2,2% 33,07%
IA Matam 11,3% 1,5% 12,86%
IA Sédhiou 35,3% 1,9% 37,23%
IA Saint-Louis 13,0% 3,4% 16,42%
IA Tambacounda 38,8% 1,3% 40,12%
IA Thiès 8,9% 3,0% 11,90%
IA Ziguinchor 11,6% 2,6% 14,23%
Sénégal 15,8% 3,2% 18,97%

70
L’accès à l’école élémentaire
’accès à l’école élémentaire est mesuré à Les académies qui ont les plus forts taux sont les
L partir du taux brut d’admission (TBA) qui
indique le nombre d’enfants nouvellement
académies de Sédhiou (135,46%), de Ziguinchor
(133,69%), de Kolda (131,30%) et de Kédougou
admis au CI, rapporté à la population ayant (129,06%).
l’âge légal de fréquenter la première année de Seules quatre régions sont en dessous de cent pour
l’élémentaire. cent: Diourbel (68,87%), Kaffrine (70,61%),
Le taux brut d’admission au CI atteint Louga (89,12%) et Kaolack (97,27%). Les forts
104,45% en 2015. Celui des filles est partout taux enregistrés dans certaines de ces régions
plus élevé comme en témoigne l’indice de pourraient s’expliquer par le recrutement massif
parité qui est partout en leur faveur, à d’enfants n’ayant pas l’âge requis d’entrer au CI.
l’exception de quelques-unes. Il s’agit des Le problème des actes de naissance des enfants en
régions de Kédougou, de Kolda, de Sédhiou et âge scolaire se pose encore avec acuité.
de Ziguinchor où l’indice est de 1.0. La région de Diourbel a le plus faible taux
d’admission au CI avec 68,87%.

Evolution dans l’accès au CI entre 2004-2015

Disparités régionales dans l’accès au CI en 2015


Régions TBA TBA TBA Indice
Garçons Filles F&G de parité
F/G
Dakar 109,47% 115,69% 112,54% 1,1
Diourbel 59,93% 78,44% 68,87% 1,3
Fatick 105,34% 113,06% 109,10% 1,1
Kaffrine 61,38% 80,25% 70,61% 1,3
Kaolack 90,40% 104,70% 97,29% 1,2
Kédougou 126,07% 132,18% 129,06% 1,0
Kolda 131,41% 131,17% 131,30% 1,0
Louga 79,78% 99,35% 89,12% 1,2
Matam 75,83% 114,33% 94,39% 1,5
Sédhiou 136,54% 134,29% 135,46% 1,0
Saint-Louis 96,72% 128,48% 112,11% 1,3
Tambacounda 99,65% 109,53% 104,43% 1,1
Thiès 113,00% 122,86% 117,76% 1,1
Ziguinchor 132,83% 134,61% 133,69% 1,0
Sénégal 98,10% 111,20% 104,45% 1,1

71
L’intensité de la scolarisation

’intensité de la scolarisation est mesurée Le Ministère de l’Education nationale a


L par le Taux Brut de Scolarisation (TBS)
qui est le rapport entre les effectifs inscrits
changé, depuis 2014, de base de calcul de cet
indicateur qui est désormais calibré sur 6-11
et la population en âge scolaire. Cet indicateur ans pour l’Élémentaire.
mesure la capacité du système éducatif à A cette volonté s’ajoute la disponibilité d’une
accueillir les enfants scolarisables. nouvelle base de données démographiques
La loi 2004-37 du 15 décembre 2004 recueillie au niveau de l’ANSD après le
modifiant et complétant la loi d’orientation de recensement RGPHAE de 2013.
l’éducation nationale n°91-22 du 16 février Le TBS de l’Elémentaire est passé de 86,80%
1991 stipule que « la scolarité est obligatoire en 2014 à 86,40% en 2015 soit une légère
pour tous les enfants des deux sexes âgés de 6 baisse de 0,4 point. Le TBS des filles (92,2%)
ans à 16 ans… ». Cette disposition sur l’âge est supérieur à celui des garçons (81,0%).
officiel d’accès à l’éducation est assortie de la Ainsi, l’indice de parité reste-t-il toujours en
nouvelle orientation édictée par la Lettre de faveur des filles.
Politique Générale pour le secteur de
l’Education et de la Formation de janvier 2013.

72
Evolution du Taux Brut de Scolarisation (TBS) entre 2004 et 2015

A u niveau régional, les plus forts TBS sont


enregistrés à Ziguinchor (116,91%), à
Sédhiou (109,36%) et à Kédougou (109,09%).
en faveur des garçons a subi un changement
pour être en faveur des filles avec 1,02. En 2015,
il atteint 1,14. Ce changement est lié, en partie, à
Les plus faibles taux sont notés dans les régions l’enrôlement de plus en plus important de filles
de Kaffrine (50,88%), de Diourbel (54,09%) et au CI comme le montre le taux brut d’admission
de Louga (69,14%). des filles qui depuis 2004 dépasse celui des
Selon le sexe, le TBS des filles (92,25%) est garçons. Il convient maintenant d’être un peu
supérieur à celui des garçons (80,99%) de 11,26 plus attentif à la scolarisation des garçons dans
points. Cet état de fait est le prolongement du certaines régions notamment à Matam, Louga,
phénomène observé depuis 2007, année à Diourbel.
laquelle l’indice de parité qui de tout temps était

Taux brut de scolarisation par région en 2015


Régions TBS TBS TBS Indice parité
Garçons Filles G&F F/G
Dakar 101,69% 106,72% 104,20% 1,05
Diourbel 47,86% 60,65% 54,09% 1,27
Fatick 85,47% 94,69% 89,92% 1,11
Kaffrine 43,56% 58,61% 50,88% 1,35
Kaolack 72,94% 85,83% 79,11% 1,18
Kédougou 110,13% 108,01% 109,09% 0,98
Kolda 95,04% 97,82% 96,38% 1,03
Louga 62,34% 76,70% 69,14% 1,23
Matam 56,56% 91,56% 73,29% 1,62
Sédhiou 109,64% 109,06% 109,36% 0,99
Saint-Louis 77,75% 100,33% 88,68% 1,29
Tambacounda 75,43% 84,02% 79,57% 1,11
Thiès 94,24% 105,98% 99,89% 1,12
Ziguinchor 115,22% 118,77% 116,91% 1,03
Sénégal 80,99% 92,25% 86,45% 1,14
Min 43,56% 58,61% 50,88% 0,98

73
Max 115,22% 118,77% 116,91% 1,62

Réduction des disparités de sexe au fil des années

74
L’efficacité interne du système éducatif
redoublement, après un ou deux redoublements
’efficacité interne permet de savoir ce que
L sont devenus les élèves qui étaient inscrits
dans le système éducatif de l’année
et par conséquent de déterminer la capacité de
rétention du système.
précédente. Trois possibilités sont Le graphique montre que le système éducatif
considérées : demeure marqué par le taux encore élevé des
abandons (9,6%).
- soit ils sont promus en classe supérieure,
Sur 100 enfants scolarisés en 2014, les
- soit ils ont doublé la classe,
données du recensement montrent qu’environ
- ou alors ils ont abandonné. 3 redoublent et près de 8 sont sortis du
Ces trois cas sont étudiés à partir des système.
indicateurs de flux que sont les taux de Ces contreperformances montrent qu’on est
promotion, taux de redoublement et taux encore loin des objectifs fixés dans le cadre du
d’abandon. L’application de ces taux à une PAQUET-EF relatifs aux abandons.
cohorte théorique permet de calculer le nombre
de survivants de cette cohorte sans

Les flux scolaires selon le sexe en 2014 (Public et Privé)


Taux Sexe CI CP CE1 CE2 CM1 CM2 Global
Garçons 87,2% 90,9% 87,6% 89,6% 78,1% 87,4% 87,1%
promotion Filles 88,0% 91,8% 89,1% 90,8% 80,6% 85,9% 88,1%
Total 87,6% 91,4% 88,4% 90,2% 79,4% 86,6% 87,6%
Garçons 1,0% 4,6% 1,7% 4,8% 1,9% 4,0% 2,9%
redoublement Filles 0,8% 4,5% 1,6% 4,5% 1,8% 3,5% 2,7%
Total 0,9% 4,6% 1,6% 4,6% 1,9% 3,8% 2,8%
Garçons 11,9% 4,4% 10,7% 5,7% 20,0% 8,6% 10,0%
abandon Filles 11,2% 3,7% 9,2% 4,7% 17,6% 10,6% 9,2%
Total 11,5% 4,1% 10,0% 5,2% 18,8% 9,6% 9,6%

L ’analyse de la situation par année d’étude


montre que les taux de redoublement ont
appliquée avec plus de rigueur. Mais des
redoublements sont encore enregistrés dans les
été fortement maîtrisés comparés à leur valeur classes de CI, de CE1 et de CM1.
en 2000. Les plus forts taux d’abandon sont notés en
En 2015, ils passent d’environ 0,9% au CI à classe de CM1 (18,8%), de CI (11,5%) et de
4,6% au CE2. Il est plus faible à l’intérieur CE1 (10,0%).
qu’à la fin des étapes. Les abandons précoces sont en partie
Les taux les plus élevés sont ceux du CP et du favorisés par l’éloignement des écoles situées
CE2 avec 4,6%. Il ressort de ce constat des en milieu rural où à cycles incomplets qui ne
flux par année d’étude que la directive permettent pas aux élèves faibles de reprendre
ministérielle relative à la suppression du la classe.
redoublement au sein d’une étape a été

75
L ’analyse par académie met en évidence
l’ampleur du redoublement dans les IA de
celui du niveau national. Il s’agit des académies
Saint-Louis (9,4%), de Thiès (7,51%) de
Rufisque (4,43%), de Sédhiou (3,43%), de Ziguinchor (5,91%), de Pikine-Guédiawaye
Pikine-Guédiawaye (3,38%), de Dakar (3,0%), (5,21%), de Rufisque (4,42%) et de Dakar
de Diourbel (2,97%), de Louga (2,92%), de (4,05).
Kaolack (2,85), de Matam et de Ziguinchor Le niveau élevé du taux d’abandon est
(2,81%). Ces régions ont un taux de préoccupant dans les Académies de Kaffrine
redoublement supérieur à celui du niveau (15,83%), de Diourbel (15,12%), de Sédhiou
national (2,80%). (14,29%), de Tambacounda (12,94%), de
Pour le taux d’abandon, il s’est établi à 9,62% Kédougou (12,82%), de Kolda (12,32%), de
au niveau national. Six (06) Académies sur les Kaolack (12,15%) et de Louga (12,04%).
seize (16) ont un taux d’abandon inférieur à

Les flux scolaires par région en 2014


PROMOTION REDOUBLEMENT ABANDON
IA
Garçons Filles Total GF Garçons Filles Total GF Garçons Filles Total GF
Dakar 91,70% 94,16% 92,95% 2,96% 3,05% 3,00% 5,34% 2,80% 4,05%
Pikine-Guédiawaye 90,30% 92,44% 91,40% 3,41% 3,38% 3,39% 6,29% 4,19% 5,21%
Rufisque 90,09% 92,40% 91,25% 4,25% 4,43% 4,34% 5,67% 3,17% 4,42%
Diourbel 80,98% 82,69% 81,90% 3,20% 2,78% 2,97% 15,82% 14,53% 15,12%
Fatick 86,23% 88,02% 87,13% 2,28% 2,49% 2,39% 11,49% 9,49% 10,48%
Kaffrine 81,28% 82,68% 82,06% 2,53% 1,77% 2,11% 16,19% 15,56% 15,83%
Kaolack 84,37% 85,59% 85,00% 3,05% 2,66% 2,85% 12,59% 11,75% 12,15%
Kédougou 87,30% 84,70% 86,06% 1,06% 1,20% 1,12% 11,64% 14,10% 12,82%
Kolda 85,29% 85,65% 85,46% 2,22% 2,21% 2,22% 12,49% 12,14% 12,32%
Louga 85,08% 85,00% 85,04% 3,25% 2,62% 2,92% 11,67% 12,38% 12,04%
Matam 85,23% 87,52% 86,61% 4,21% 1,89% 2,81% 10,56% 10,59% 10,58%
Sédhiou 83,45% 81,01% 82,29% 3,06% 3,83% 3,43% 13,49% 15,16% 14,29%
Saint-Louis 87,84% 88,76% 88,34% 2,40% 2,01% 2,19% 9,77% 9,22% 9,47%
Tambacounda 85,27% 84,51% 84,89% 2,21% 2,14% 2,17% 12,52% 13,35% 12,94%
Thiès 89,12% 90,57% 89,86% 2,68% 2,57% 2,63% 8,20% 6,85% 7,51%
Ziguinchor 91,55% 90,99% 91,28% 2,61% 3,02% 2,81% 5,83% 5,99% 5,91%
Total général 87,11% 88,06% 87,60% 2,87% 2,70% 2,79% 10,02% 9,24% 9,62%

A vec les taux actuels de promotion, de


redoublement et d’abandon, pour une
promotion de 100 élèves inscrits au CI, seuls
On constate que les niveaux de CM1 (18,8%),
de CI (11,5%), de CE1 (10,0%) enregistrent les
plus fort taux d’abandon.
87,60 atteignent la dernière année d’études. Il Pour la réalisation de la scolarisation universelle
montre aussi que les filles (88,06%) sont qui implique une utilisation efficiente des
légèrement plus performantes que les garçons ressources, des mesures hardies doivent être
(87,11%) de seulement 1,05 point de prises en vue d’une réduction drastique de la
pourcentage. déperdition scolaire.

76
L’achèvement du cycle élémentaire
a scolarisation universelle telle que définie Cependant, pour une réalisation de la
L dans la nouvelle Lettre de Politique
Sectorielle vise l’achèvement de cycle
scolarisation universelle, il faudra alors
s’appuyer, entre autres, sur l’augmentation de
élémentaire. Le Sénégal s’est fixé comme l’admission en première année d’études (CI),
objectif à l’Horizon 2020 l’atteinte d’un taux mais également sur l’amélioration de la qualité
d’achèvement de 100%. des enseignements-apprentissages. Il faudra
Pour l’année scolaire 2015, le taux aussi veiller à la réduction des abandons
d’achèvement s’établit à 60,9% contre 62,5% en constatés au niveau des premières années des
2014. Cette baisse notée depuis l’année 2014 étapes du cycle élémentaire c’est-à-dire au CI,
résulte des corrections apportées sur les données au CE1 et au CM1.
démographiques issues du recensement.

Evolution du taux d’achèvement du primaire entre 2004 et 2015

L e tableau ci-dessous, montre que le taux


d’achèvement global de 60,9%, est en-deçà
Les régions de Kaffrine (31,6%), de Diourbel
(33,7%), de Louga (46,6%), de Matam (51,3%),
de l’objectif de 68% visé en 2015. Néanmoins de Tambacounda (54,8%), de Kaolack (55,5%)
on remarque la forte hétérogénéité du taux et de Saint-Louis (59,7%) en sont encore loin de
d’achèvement selon les régions. l’objectif.
Les régions de Ziguinchor (86,0%), de L’écart s’avère donc significatif entre régions en
Kédougou (84,1%), de Dakar (77,5%) et de termes de taux d’achèvement.
Sédhiou (73,5%) dépassent cet objectif. Au niveau des régions, plus de filles achèvent le
cycle élémentaire que de garçons.

77
Taux d’achèvement par région en 2015
Régions TAP Garçons TAP Filles TAP F&G
Dakar 74,2% 80,7% 77,5%
Diourbel 29,6% 37,8% 33,7%
Fatick 57,0% 72,4% 64,4%
Kaffrine 26,5% 37,0% 31,6%
Kaolack 48,7% 63,0% 55,5%
Kédougou 88,3% 79,5% 84,1%
Kolda 66,0% 69,1% 67,5%
Louga 41,0% 52,9% 46,6%
Matam 36,4% 68,0% 51,3%
Sédhiou 76,1% 70,6% 73,5%
Saint-Louis 52,9% 67,0% 59,7%
Tambacounda 52,2% 57,7% 54,8%
Thiès 62,7% 77,6% 69,9%
Ziguinchor 83,9% 88,3% 86,0%
Sénégal 55,8% 66,2% 60,9%
Moyenne 56,8% 65,8% 61,1%
Min 26,5% 37,0% 31,6%
Max 88,3% 88,3% 86,0%
Ecart-type 18,8% 14,6% 16,3%
CV 33,1% 22,2% 26,6%

78
79
Résultats du Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires (CFEE)

la session de 2014 par rapport à celle de 2013


es résultats du Certificat de Fin d’Études
L Élémentaires, entre 2004 et 2015, montrent
d’importantes variations dans le temps comme
l’illustre l’allure en dents de scie de la courbe.
résulterait d’une maitrise progressive de l’APC.
Ce taux global de réussite enregistré en 2014
(34.40 %) est inférieur à celui de six académies
sur seize. Le meilleur score est obtenu à Dakar
De 2004 à 2012, le mode et le format
avec un taux de 58,53%. Le taux le plus faible
d’évaluation étaient le même. L’allure de la
est enregistré dans la région de Sédhiou
courbe montre une croissance entre 2006 et
(15.61%) suivi de Tambacounda (19.41%).
2007, une chute en 2012 (55.3%) avec un pic de
Au niveau national, le taux de réussite des filles
70.7% en 2008.
est dominé par celui des garçons de 2,73 points
En 2013, avec le format d’évaluation avec de pourcentage et est partout inférieur à celui des
l’approche par les compétences, il ressort un garçons sauf dans les académies de Dakar, de
nouveau point de départ pour les statistiques du Rufisque et de Ziguinchor. Cette situation atteste
CFEE, le taux de réussite enregistré est 33.89 %. la nécessité de l’adoption de mesures pour
L’année 2014 se caractérise par une petite corriger ce déséquilibre.
hausse par rapport à 2013 d’environ 0,41 points.
Cette légère hausse sur les résultats du CFEE de

Evolution du taux de réussite au CFEE entre 2004 et 2015

80
Répartition du taux de réussite au CFEE en 2015
Inscrits Présents Admis Taux Présent Taux Admis

IA Filles Garçons Total Filles Garçons Total Filles Garçons Total Filles Garçons Total Filles Garçons Total

Dakar 9582 8407 17989 9409 8206 17615 6260 5258 11518 98,19 97,61 97,92 66,53 64,08 65,39

Diourbel 7375 5797 13172 7126 5617 12743 2334 2242 4576 96,62 96,89 96,74 32,75 39,91 35,91

Fatick 9655 7910 17565 9364 7684 17048 2145 1963 4108 96,99 97,14 97,06 22,91 25,55 24,1

Kaffrine 3462 2587 6049 3373 2539 5912 881 807 1688 97,43 98,14 97,74 26,12 31,78 28,55

Kaolack 11634 9576 21210 11337 9361 20698 3863 3686 7549 97,45 97,75 97,59 34,07 39,38 36,47

Kédougou 1628 1891 3519 1551 1799 3350 537 741 1278 95,27 95,13 95,2 34,62 41,19 38,15

Kolda 7600 7798 15398 7119 7256 14375 2000 2294 4294 93,67 93,05 93,36 28,09 31,62 29,87

Louga 7692 5855 13547 7369 5638 13007 2185 2015 4200 95,8 96,29 96,01 29,65 35,74 32,29

Matam 6373 3769 10142 6131 3589 9720 1173 825 1998 96,2 95,22 95,84 19,13 22,99 20,56
Pikine -
13655 11591 25246 13350 11300 24650 6807 5900 12707 97,77 97,49 97,64 50,99 52,21 51,55
Guédiawaye
Rufisque 5533 4742 10275 5339 4554 9893 2014 1761 3775 96,49 96,04 96,28 37,72 38,67 38,16

Sédhiou 5632 6553 12185 5423 6292 11715 1365 1890 3255 96,29 96,02 96,14 25,17 30,04 27,78

St-Louis 10280 7972 18252 9816 7588 17404 2848 2536 5384 95,49 95,18 95,35 29,01 33,42 30,94

Tambacounda 6290 5850 12140 5866 5470 11336 1352 1394 2746 93,26 93,5 93,38 23,05 25,48 24,22

Thiès 22259 18100 40359 21487 17441 38928 7919 7187 15106 96,53 96,36 96,45 36,85 41,21 38,8

Ziguinchor 7734 8273 16007 7483 7960 15443 4062 4336 8398 96,75 96,22 96,48 54,28 54,47 54,38

National 136384 116671 253055 131543 112294 243837 47745 44835 92580 96,45 96,25 96,36 36,3 39,93 37,97

Source : DEXCO

81
ENSEIGNEMENT MOYEN

82
La demande potentielle d’éducation au Moyen

L a demande potentielle est constituée de la


tranche d’âge de la population globale âgée
de 12 à 15 ans.
La part des filles dans la population scolarisable
en 2014, n’est supérieure à 50% que dans la
région de Dakar (51,26%). Les parts des filles
La population de cette tranche d’âge pour les plus faibles s’observent à Ziguinchor
l’année scolaire 2014-2015 s’élève à 1 301 057 (46,57%) et à Saint-Louis (46,91%).
dont 48,57% sont de sexe féminin. Les effectifs Etant donné qu’il y a moins de filles que de
les plus élevés sont enregistrés par les régions de garçons dans cette tranche d’âge, on devrait
Dakar (246 219), de Thiès (176 838) et de s’attendre à ce qu’il y ait plus d’élèves de sexe
Diourbel (144 746). masculin que de sexe féminin.

Répartition de la demande potentielle en 2014

Régions 12 ans 13 ans 14 ans 15 ans 12-15 ans


Total Filles Total Filles Total Filles Total Filles Total Filles
Dakar 62533 51,02% 61634 51,23% 61088 51,34% 60964 51,47% 246219 51,26%
Diourbel 38178 49,53% 36760 49,79% 35486 50,06% 34322 50,34% 144746 49,92%
Fatick 20534 47,60% 19961 47,50% 19334 47,49% 18652 47,56% 78481 47,54%
Kaffrine 14768 48,26% 14021 48,23% 13393 48,29% 12861 48,44% 55043 48,30%
Kaolack 26521 47,44% 25754 47,42% 24964 47,49% 24148 47,66% 101387 47,50%
Kédougou 3773 48,00% 3638 47,83% 3520 47,70% 3417 47,64% 14348 47,80%
Kolda 18044 47,99% 17368 47,97% 16739 48,02% 16144 48,14% 68295 48,03%
Louga 23284 46,84% 22697 46,82% 22081 46,91% 21436 47,11% 89498 46,92%
Matam 15542 47,17% 15035 47,09% 14536 47,11% 14041 47,24% 59154 47,15%
Saint-Louis 12467 47,02% 12012 46,89% 11581 46,84% 11167 46,86% 47227 46,91%
Sédhiou 23675 48,32% 23094 48,34% 22494 48,40% 21879 48,49% 91142 48,38%
Tambacounda 18123 47,83% 17434 47,80% 16813 47,83% 16246 47,94% 68616 47,85%
Thiès 45727 47,93% 44757 47,93% 43723 47,98% 42631 48,08% 176838 47,98%
Ziguinchor 15231 46,78% 15179 46,60% 14984 46,48% 14669 46,42% 60063 46,57%
Sénégal 338400 48,47% 329344 48,51% 320736 48,59% 312577 48,73% 1301057 48,57%

Part de chaque Académie dans la demande potentielle en 2014

83
L’évolution du réseau d’établissements d’enseignement Moyen

L e réseau d’établissements d’enseignement


Moyen s’est progressivement densifié entre
2010 (1168 établissements) et 2015 (1860
en ont enregistré 296 établissements. Il faut
remarquer que l’évolution est plus soutenue dans
le Public que dans le Privé, avec la création dans
établissements) avec une augmentation globale le cadre du PDEF de plusieurs collèges de
de 692 établissements abritant un premier cycle proximité. Cette part du Public, s’explique aussi
du Secondaire, soit un taux d’accroissement par le fait que dans les Académies de Kaffrine,
moyen annuel de 9,75%. Cette évolution de Kédougou, de Kolda et de Matam, 100% des
positive est notée aussi bien dans les zones établissements abritant le premier cycle du
rurales qui ont enregistré un gain de 396 secondaire, en zone rurale, sont du Public.
établissements, que dans les zones urbaines qui

Evolution du nombre d’établissements abritant le premier cycle du Secondaire en 2015

Zone Rurale Urbaine Ensemble


Statut Privé Public Total Privé Public Total Privé Public Total
Année 2010 26 444 470 393 305 698 419 749 1168
Année 2011 76 495 571 385 417 802 461 912 1373
Année 2012 37 655 692 443 407 850 480 1062 1542
Année 2013 50 712 762 508 390 898 558 1102 1660
Année 2014 63 743 806 555 414 969 618 1157 1775
Année 2015 122 744 866 559 435 994 681 1179 1860
Ecart 2015- 2010 96 300 396 166 130 296 262 430 692

Répartition Académique des établissements abritant un premier cycle du secondaire en 2015


IA Rural Urbain Total
Total %Public Total %Public Total %Public
Dakar 0 0,00% 164 28,66% 164 28,66%
Pikine-Guédiawaye 0 0,00% 204 20,10% 204 20,10%
Rufisque 23 43,48% 50 36,00% 73 38,36%
Diourbel 44 77,27% 39 43,59% 83 61,45%
Fatick 101 80,20% 40 47,50% 141 70,92%
Kaffrine 24 100,00% 19 73,68% 43 88,37%
Kaolack 78 94,87% 63 52,38% 141 75,89%
Kédougou 26 100,00% 9 88,89% 35 97,14%
Kolda 54 100,00% 42 64,29% 96 84,38%
Louga 65 96,92% 43 55,81% 108 80,56%
Matam 61 100,00% 22 81,82% 83 95,18%
Sédhiou 56 94,64% 30 56,67% 86 81,40%
Saint-Louis 65 93,85% 62 75,81% 127 85,04%
Tambacounda 42 90,48% 33 63,64% 75 78,67%
Thiès 106 77,36% 137 44,53% 243 58,85%
Ziguinchor 92 88,04% 48 52,08% 140 75,71%
Sénégal 837 88,65% 1005 43,48% 1842 64,01%
Moyenne 59,78 77% 62,8 55,3% 115,1 70,0%
Min 0 0% 9 20,1% 35 20,1%
Max 106 100% 204 88,9% 243 97,1%
Ecart Type 26,3 32% 53,9 18,4% 54,2 22,3%
CV 43,91% 41,81% 85,75% 33,19% 47,12% 31,77%

84
Evolution de l’accès à l’Enseignement moyen

L ’accès à l’Enseignement moyen est


déterminé par le taux de transition CM2-
Sixième, qui est la proportion d’élèves de la
Les plus forts taux sont enregistrés dans les
Académies de Rufisque, de Dakar, et de Pikine-
Guédiawaye avec respectivement 102,5%,
classe de CM2 de l’année précédente qui passe 100,9% et 92%.
en classe de sixième des collèges l’année Les taux les plus faibles se retrouvent dans les
suivante. Cette proportion a connu un Académies de Tambacounda, de Sédhiou et de
accroissement progressif entre 2003/2004 et Kolda, avec respectivement 61,0%, 68,5% et
2013/2014, en passant de 46,3% à 86,60% soit 77,6%.
un accroissement de 40,3 points de pourcentage Les bas niveaux de transition CM2-Sixième des
en dix ans et un TAMA de 6,5%. filles peuvent être mis en rapport avec la
On note sur toute la période, que le taux de persistance de certains phénomènes et pratiques
transition CM2-Sixième des garçons dépasse socio-culturelles comme les grossesses et
celui des filles. mariages précoces.
Au niveau des Académies, on constate de fortes
disparités.
Evolution du taux de transition CM2-6ème de 2003 à 2014

Les disparités régionales selon le sexe dans l’accès à l’Enseignement moyen en 2014-2015
IA Garçons Filles Total GF
Dakar 99,8% 101,9% 100,9%
Pikine-
Guédiawaye 92,0% 92,1% 92,0%
Rufisque 102,1% 102,8% 102,5%
Diourbel 80,9% 78,4% 79,6%
Fatick 88,9% 88,9% 88,9%
Kaffrine 90,0% 86,7% 88,1%
Kaolack 93,5% 91,0% 92,2%
Kédougou 84,8% 74,6% 80,1%
Kolda 80,5% 74,6% 77,6%
Louga 82,9% 83,3% 83,1%
Matam 84,9% 77,7% 80,5%
Sédhiou 70,8% 65,6% 68,5%
Saint-Louis 88,9% 89,6% 89,2%
Tambacounda 65,4% 56,7% 61,0%
Thiès 88,0% 87,4% 87,7%
Ziguinchor 92,2% 91,2% 91,7%
Sénégal 87,4% 85,9% 86,6%

85
Evolution des effectifs et de la participation féminine au Moyen

L effectif du Moyen est passé de 186 138 à noter que l’évolution des effectifs montre que


531 805 élèves entre 2000 et 2010, les filles ont été les principales bénéficiaires de
représentant un taux d’accroissement moyen l’effort de recrutement consenti par le système
annuel de 11,1%. Il atteint 779 301 en 2015, éducatif sénégalais. Leur proportion dans les
soit un TAMA de 7,94% en cinq ans. Cette effectifs est passée de 39,7% en 2000 à 51,35%
importante augmentation des effectifs procède en 2015, soit une progression de 11,65 points
du flux croissant des élèves terminant avec de pourcentage. Cette situation est corroborée
succès l’Elémentaire et de l’extension du réseau par le TAMA des filles sur la période 2010-
à travers les structures privées et les créations 2015 qui est de 9,79% donc sensiblement plus
de collèges de proximité. Entre 2010 et 2015, le élevé que celui des garçons 6,18%.
rythme d’accroissement moyen annuel des
enfants scolarisés (7,94%) est de loin supérieur Le rapprochement de l’offre à la demande à
à celui de la population cible (2,6%). En travers les collèges de proximité,
conséquence, si la tendance actuelle est particulièrement en milieu rural d’une part et
maintenue, le niveau de la scolarisation dans le d’autre part les résultats des actions de
cycle moyen sera rapidement relevé. Il est à sensibilisation et d’appui pour le maintien des
filles expliquent, entre autres facteurs, les
avancées dans l’accès des filles au cycle moyen.

Evolution des effectifs de l’Enseignement moyen entre 2000 et 2015

TAMA
Sexe 2000 2010 2011 2012 2013 2014 2015
2000-2010 2010-2015
Garçons 112230 280966 318930 341639 355373 371064 379141 9,60% 6,18%
Filles 73908 250839 298981 331922 356337 383900 400160 13,00% 9,79%
Total 186138 531805 617911 673561 711710 754964 779301 11,10% 7,94%
% filles 39,70% 47,20% 48,40% 49,30% 50,10% 50,85% 51,35% 1,70% 1,70%

L a répartition des effectifs par Académie fait


apparaître un poids important des élèves
des trois Académies de la région de Dakar
Saint-Louis (7,48%), de Fatick (7,43%) et de
Ziguinchor (7,20%).
Les plus faibles parts se retrouvent à l’IA de
(IA de Dakar, IA de Pikine-Guédiawaye et IA Kédougou (1,23%) et de Kaffrine (1,89%).
de Rufisque) par rapport au total. Globalement, les filles sont majoritaires
En effet, ces trois Académies représentent (50,10%). Cependant, elles sont minoritaires
presque le quart (24,94%) des effectifs. On y dans les IA de Kédougou (38,8%), de Sédhiou
retrouve aussi 25,78% des filles et 24,05% des (41,0%), de Kolda (44,9%), de Tambacounda
garçons. (47,7%) et de Ziguinchor (47,8%).
Le poids de l’Académie de Thiès est aussi La part des Académies dans les effectifs
important dans les effectifs avec 16,21%. Cette connaît une grande dispersion pour les deux
Académie est suivie de Kaolack (8,16%), de sexes. Celle-ci est plus forte chez les filles
(62,4%) que chez les garçons (55,8%).

86
Effectif par Académie et pourcentage de filles en 2015

IA Garçons Filles Total %Filles


Dakar 33393 38443 71836 53,5%
Pikine-Guédiawaye 41288 47153 88441 53,3%
Rufisque 16485 17565 34050 51,6%
Diourbel 20161 23026 43187 53,3%
Fatick 27927 29959 57886 51,8%
Kaffrine 7362 7404 14766 50,1%
Kaolack 31204 32402 63606 50,9%
Kédougou 5854 3710 9564 38,8%
Kolda 18369 14968 33337 44,9%
Louga 18038 19620 37658 52,1%
Matam 10983 14888 25871 57,5%
Sédhiou 19253 13357 32610 41,0%
Saint-Louis 26488 31801 58289 54,6%
Tambacounda 13511 12303 25814 47,7%
Thiès 59559 66750 126309 52,8%
Ziguinchor 29266 26811 56077 47,8%
Sénégal 379141 400160 779301 51,3%
Moyenne 23696,3 25010,0 48706,3 50,1%
Minimum 5854 3710 9564 38,8%
Maximum 59559 66750 126309 57,5%
Ecart-type 13223,7 15600,7 28701,7 4,8%
CV 55,8% 62,4% 58,9% 9,7%

87
Evolution de la part du Privé dans l’effort de scolarisation au Moyen
'objectif du Gouvernement de scolariser En 2015, le pourcentage d’élèves inscrits dans
L 20% des effectifs de l’Enseignement
moyen au niveau du Privé n’est pas encore
les collèges privés n’est supérieur à l’objectif
attendu que dans les Académie de Dakar
atteint. (40,5%) et de Pikine-Guédiawaye (32,1%),
Entre 2014 et 2015, la part du Privé est passée marquées par le dynamisme du Privé.
de 13% à 13,5% soit une légère augmentation
de 0,5 point de pourcentage.

Evolution de la part du Privé dans les effectifs inscrits au Moyen de 2008 à 2015

Part du Privé dans les effectifs par Académie en 2015

88
Le niveau de scolarisation dans l’Enseignement moyen
’une durée de quatre ans, le sous-secteur de On note une disparité de la couverture selon le
D l’Enseignement moyen est destiné à la
population âgée de 12 à 15 ans. En 2015,
sexe : les filles sont plus scolarisées que les
garçons comme en témoigne le TBS qui est de
cette tranche d’âge compte un effectif égal à 63,3% chez les filles contre 56,7% chez les
1 301 057 dont 631 973 filles. garçons.
En 2015, le nombre d’enfants fréquentant les L’indice de parité - qui se situe en 2015 à 1,12 -
structures d’enseignement moyen se chiffrent à a beaucoup évolué depuis 2008 (0,82) et, est en
779 301, soit un taux brut de scolarisation (TBS) faveur des filles. Il témoigne des efforts fournis
de 59,9%. pour l’équité en matière de scolarisation dans le
Moyen.

Niveau de scolarisation dans l’enseignement moyen en 2015

Population scolarisable Effectif scolarisé Taux Brut de Indice de


Sexe en 2014 en 2015 Scolarisation parité F/G
Garçons 669 084 379 141 56,7%
Filles 1,12
631 973 400 160 63,3%
Total 1 301 057 779 301 59,9%

U n regard rétrospectif de la scolarisation au


niveau du sous-secteur de l’Enseignement
moyen montre une croissance régulière du taux
des filles. Le rythme est plus soutenu à partir de
l’année 2003 qui correspond au début de
l’accroissement du nombre de collèges de
brut de scolarisation. proximité, notamment en zone rurale, dans le
En effet entre 2004 et 2015, le TBS global est cadre du PDEF.
passé de 27,2% à 59,9% soit un taux Cette intensification de la scolarisation s’est
d’accroissement moyen annuel de 7,44%. traduite par une réduction des disparités de sexe.
Mieux, sur la période 2007-2015, le TAMA est En effet, l’indice de parité calculé en rapportant le
de 7,59%. TBS des filles au TBS des garçons est passé de
Au cours de la période 2004-2015, le TBS des 0,62 en 2000 à 1,12 en 2015 traduisant ainsi un
garçons a connu un TAMA de 5,67% et celui renversement de la tendance en faveur des filles.
des filles, 9,51%. On constate ainsi qu’un
accent particulier est mis sur la scolarisation

89
Evolution du TBS entre de 2004 à 2015

90
A u niveau des Académies, on constate, en
2015, une assez nette dispersion des
A l’opposé, on retrouve celles qui affichent
des valeurs largement en-dessous de la
valeurs du TBS autour de la moyenne nationale, moyenne nationale. Il s’agit des Académies
avec des Académies affichant des valeurs de Kaffrine (26,8%), de Diourbel (29,8%)
largement supérieures à cette moyenne nationale et de Tambacounda (37,6%).
comme Ziguinchor (93,4%), Dakar (78,9%), Dans toutes ces Académies, à l’exception
Fatick (73,8%) et Thiès (71,4%). de Kédougou, de Kolda, de Sédhiou et de
Tambacounda, le taux brut de scolarisation
des filles dépasse celui des garçons.

Taux brut de scolarisation par région en 2015


Régions Garçons Filles Total
Dakar 76,0% 81,7% 78,9%
Diourbel 27,8% 31,9% 29,8%
Fatick 67,8% 80,3% 73,8%
Kaffrine 25,9% 27,8% 26,8%
Kaolack 58,6% 67,3% 62,7%
Kédougou 78,2% 54,1% 66,7%
Kolda 51,8% 45,6% 48,8%
Louga 38,0% 46,7% 42,1%
Matam 35,1% 53,4% 43,7%
Sédhiou 76,8% 60,3% 69,0%
Saint-Louis 56,3% 72,1% 64,0%
Tambacounda 37,8% 37,5% 37,6%
Thiès 64,7% 78,7% 71,4%
Ziguinchor 91,2% 95,8% 93,4%
Sénégal 56,7% 63,3% 59,9%

91
Taille des classes pédagogiques au Moyen

P our améliorer l’encadrement des élèves dans


le Moyen, le Sénégal s’est donné comme
En zone urbaine, elle atteint 60 en moyenne dans
le Public et 32 en moyenne dans le Non
norme la taille standard de 45 élèves par classe Public alors qu’en zone rurale, la taille moyenne
pédagogique. En 2015, au niveau national, la des classes est de 47 dans le Public et 23 dans le
taille moyenne des classes s’établit à 49. Au Non Public.
niveau du Public, cette taille est de 54 alors Cette situation indique que dans toutes les zones
qu’elle est de 31 pour le Privé. et au niveau national, le Public affiche des
classes dont la taille dépasse sensiblement la
norme retenue de 45 élèves par classe.

Taille moyenne des classes pédagogiques selon la zone et le statut en 2015

A u niveau des Académies, on constate une


dispersion des valeurs autour de la valeur
Kolda (41), de Sédhiou (43) et de Ziguinchor
(44).
nationale (49), avec des Académies comme Dans toutes les Académies, on remarque que la
Pikine-Guédiawaye (52), Kaolack (53), Diourbel taille moyenne des classes du Public est au-
(54) et Thiès (58) qui affichent des valeurs au- dessus de celle des classes du Privé. Dans les
dessus de la valeur nationale. Académies de Rufisque (68 contre 12) et de
A côté, on retrouve des Académies qui ont des Pikine-Guédiawaye (75 contre 32), on note un
valeurs sensiblement en-dessous de la valeur écart important entre la taille des classes du
nationale. Il s’agit de celles de Rufisque (37), de Public et celle du Privé.

92
Taille moyenne des classes pédagogiques selon la zone en 2015
Rural Urbain Total
IA Prive Public Total Prive Public Total Prive Public Total
Dakar 0 0 0 35 59 46 35 59 46
Pikine-Guédiawaye 0 0 0 32 75 52 32 75 52
Rufisque 5 67 31 16 69 41 12 68 37
Diourbel 64 48 49 37 64 58 46 55 54
Fatick 35 52 51 39 56 52 37 53 51
Kaffrine 0 43 43 20 52 49 20 47 46
Kaolack 19 50 49 38 61 57 37 54 53
Kédougou 0 41 41 24 52 51 24 44 44
Kolda 0 40 40 16 49 41 16 44 41
Louga 32 46 46 32 59 52 32 51 49
Matam 0 43 43 33 47 46 33 44 44
Sédhiou 29 42 42 45 48 47 42 43 43
Saint-Louis 37 44 44 37 51 49 37 48 47
Tambacounda 22 44 43 30 53 50 28 49 47
Thiès 31 59 57 35 67 59 34 63 58
Ziguinchor 24 41 40 39 51 49 36 45 44
Sénégal 22 47 46 32 60 51 31 54 49
Moyenne 19 41 39 32 57 50 31 53 47
Minimum 0 0 0 16 47 41 12 43 37
Maximum 64 67 57 45 75 59 46 75 58
Ecart-Type 18,39 17,08 15,63 8,27 8,00 5,08 8,92 9,14 5,19
CV 98,74% 41,39% 40,40% 26,06% 14,03% 10,17% 28,49% 17,36% 10,98%

93
La disponibilité des manuels scolaires dans le Public au Moyen
Les classes de sixième sont les moins bien
’objectif du Ministère de l’Education
L nationale qui est de doter chaque élève
de l’Enseignement moyen cinq
dotées, avec un ratio national de 2 livres et
même pour Kolda 01 livre.
manuels. En 2015, le ratio élèves/manuels Au niveau de la classe de cinquième, les
au niveau national est en moyenne de 2 Académies de Kolda (02), de Sédhiou (02), de
livres par élève en sixième, 3 en cinquième, Pikine-Guédiawaye (02) et de Fatick (02) sont
3 en quatrième et 4 pour la classe de les moins dotées en manuels.
troisième. Ce qui montre qu’on est encore En revanche, les élèves de cinquième des
loin du ratio souhaité et qu’il n’existe pas Académies de Diourbel (04), Kaffrine (04) et
suffisamment de manuels dans le cartable Louga (04) sont assez bien dotés.
de l’élève.
En quatrième, l’objectif de 05 livres par
A la lecture de la situation générale sur la apprenants n’est atteint par aucune Académie
disponibilité des manuels selon le niveau même si huit d’entre elles semblent être mieux
d’études à travers le pays en 2015, les dotées avec des ratios de 04 manuels. Alors
classes de troisième sont les mieux dotées que les Académies de Sédhiou et de Rufisque,
en manuels avec une moyenne nationale de avec 02 manuels par élève sont les moins bien
4 livres par élève, moyenne qui cachent dotées.
d’ailleurs une dispersion très favorable dans
certaines Académies où ce ratio est d’au Au total des efforts importants restent à faire,
moins 05 livres. Il s’agit des Académies de en termes d’acquisition et d’acheminement de
Diourbel (06), de Rufisque (05), de manuels scolaires jusqu’au niveau de l’école,
Kaffrine (05), de Louga (05), de Saint- pour être en phase avec les ambitions
Louis (05), de Tambacounda (05) et de déclarées, surtout dans les Académies comme
Ziguinchor avec cinq (05) livres par élève. Fatick, Sédhiou, Pikine-Guédiawaye et Kolda
qui affichent les ratios les plus faibles.

Les manuels selon le niveau d’études dans les établissements publics en 2015
IA Sixième Cinquième Quatrième Troisième Total
Dakar 2 3 3 4 3
Pikine-Guédiawaye 2 2 3 3 2
Rufisque 2 3 2 5 3
Diourbel 4 4 4 6 4
Fatick 2 2 3 4 2
Kaffrine 3 4 4 5 4
Kaolack 2 3 4 4 3
Kédougou 2 3 3 5 3
Kolda 1 2 4 4 2
Louga 3 4 4 5 4
Matam 2 3 3 4 3
Sédhiou 2 2 2 3 2
Saint-Louis 3 3 4 5 4
Tambacounda 2 3 4 5 3
Thiès 2 3 3 4 3
Ziguinchor 3 3 4 5 4
Sénégal 2 3 3 4 3

94
L’efficacité interne du système éducatif au niveau de l’Enseignement moyen

L ’efficacité interne du système est


analysée à partir des taux de flux (taux
de promotion, de redoublement et
S’agissant du taux d’abandon, il a aussi entre
ces deux années, connu une hausse.
En 2014, ce taux pour le global s’établit à
d’abandon). Le taux de promotion qui 10,25%, 10,02% pour les filles et 10,47%
indique la proportion d’une cohorte d’élèves pour les garçons. En 2013, ces valeurs étaient
qui passe en classe supérieure se situe en respectivement de 8,2%, 8,4% et 8,0%.
2014 à 68,16% pour le global, 68,03% pour Dans le détail on remarque que la déperdition
les garçons et 68,29% pour les filles. est plus importante en classe de troisième, où
Ces taux ont connu une baisse par rapport à le taux de redoublement (26,85%) et le taux
leurs niveaux de 2013 où ils étaient de 71,8% d’abandon (18,28%) dépassent sensiblement
pour le global, 71,5% pour les filles et 72% les moyennes nationales. Il en est de même
pour les garçons. pour la classe de quatrième pour ce qui est
Pour ce qui est du taux de redoublement, il se particulièrement du taux de redoublement
situe en 2014, pour le global, à 21,59%, pour (22,60%).
les filles à 21,69% et pour les garçons à Pour les classes de troisième les constats
21,5%. Ces trois valeurs comparées à celles peuvent être tempérés par le fait que les
de l’année 2013 ont connu de légères apprenants orientés vers l’enseignement
hausses, car elles étaient respectivement de technique et la formation professionnelle ne
20%, 19,60% et 20,4%. sont pas pris en compte et ont peut-être
gonflé les taux d’abandon.

Taux de flux en 2014

Répartition des taux de flux par année d’études en 2014


Taux Sexe Sixième Cinquième Quatrième Troisième Total
Filles 68,47% 75,54% 71,28% 56,71% 68,29%
Promotion Garçons 69,87% 75,61% 70,94% 53,00% 68,03%
Total 69,19% 75,58% 71,11% 54,87% 68,16%
Filles 20,71% 17,39% 22,63% 26,83% 21,69%
Redoublement Garçons 20,37% 17,39% 22,56% 26,88% 21,50%
Total 20,54% 17,39% 22,60% 26,85% 21,59%
Filles 10,82% 7,07% 6,09% 16,46% 10,02%
Abandon Garçons 9,76% 7,01% 6,50% 20,11% 10,47%
Total 10,27% 7,04% 6,29% 18,28% 10,25%

95
A u niveau des Académies, la situation
laisse apparaître une dispersion des
valeurs globales autour des valeurs
dessus de la valeur nationale. Il s’agit des
Académies de Kédougou (20,99%), de Kolda
(15,72%), de Tambacounda (15,18%) et de
nationales. Ainsi, pour ce qui est du Sédhiou (14,16%).
redoublement, les Académies de Sédhiou A l’opposé de celles-ci on a Pikine-
(29,11%), de Ziguinchor (25,28%), de Fatick Guédiawaye (7,88%), Kaolack (8,69%),
(25,09%), de Matam (25,08%) et de Kaolack Dakar (8,80%) et Ziguinchor (8,87%) qui ont
(25,05%) se singularisent avec des taux des valeurs inférieures à la valeur nationale.
nettement au-dessus de la moyenne nationale, Autrement dit ces dernières retiennent moins
tandis que celles de Dakar (16,68%), de leurs apprenants que les premières.
Pikine-Guédiawaye (16,83%), de Louga Enfin, on constate que globalement, les
(17,49%) et de Rufisque (19,97%) offrent des garçons (21,7%), doublent légèrement leur
valeurs qui sont sensiblement en-dessous de classe plus que les filles (21,5%), alors que
cette valeur nationale. les filles (10,5%) abandonnent légèrement
Concernant l’abandon, quatre Académies se plus qu’eux (10%).
signalent avec des taux significativement au-

Répartition des taux de flux par région en 2014


Taux de promotion Taux de redoublement Taux d'abandon
IA
Garçons Filles Total Garçons Filles Total Garçons Filles Total
Dakar 72,63% 76,19% 74,52% 17,05% 16,36% 16,68% 10,32% 7,46% 8,80%
Pikine-Guédiawaye 74,82% 75,70% 75,29% 17,51% 16,23% 16,83% 7,67% 8,07% 7,88%
Rufisque 69,08% 70,14% 69,63% 20,44% 19,53% 19,97% 10,48% 10,33% 10,40%
Diourbel 67,09% 64,49% 65,72% 22,13% 23,36% 22,78% 10,78% 12,15% 11,50%
Fatick 64,56% 64,84% 64,70% 25,72% 24,49% 25,09% 9,72% 10,67% 10,21%
Kaffrine 67,92% 62,51% 65,29% 22,52% 24,76% 23,61% 9,56% 12,73% 11,10%
Kaolack 68,73% 63,83% 66,26% 24,04% 26,04% 25,05% 7,23% 10,13% 8,69%
Kédougou 57,41% 50,03% 54,65% 23,19% 26,33% 24,36% 19,40% 23,64% 20,99%
Kolda 63,12% 59,45% 61,51% 22,35% 23,30% 22,77% 14,53% 17,24% 15,72%
Louga 74,48% 71,92% 73,16% 16,98% 17,97% 17,49% 8,53% 10,11% 9,35%
Matam 63,30% 65,08% 64,30% 26,03% 24,34% 25,08% 10,66% 10,58% 10,62%
Sédhiou 58,69% 53,84% 56,73% 28,31% 30,29% 29,11% 13,00% 15,87% 14,16%
Saint-Louis 68,90% 68,41% 68,64% 20,75% 19,95% 20,32% 10,35% 11,64% 11,05%
Tambacounda 61,38% 61,36% 61,37% 21,66% 25,57% 23,46% 16,96% 13,07% 15,18%
Thiès 70,42% 70,14% 70,27% 20,89% 20,32% 20,59% 8,69% 9,54% 9,14%
Ziguinchor 66,41% 65,24% 65,85% 24,94% 25,65% 25,28% 8,65% 9,11% 8,87%
Sénégal 68,3% 68,0% 68,2% 21,7% 21,5% 21,6% 10,0% 10,5% 10,2%
Moyenne 66,81% 65,20% 66,12% 22,16% 22,78% 22,40% 11,03% 12,02% 11,48%
Minimum 57,41% 50,03% 54,65% 16,98% 16,23% 16,68% 7,23% 7,46% 7,88%
Maximum 74,82% 76,19% 75,29% 28,31% 30,29% 29,11% 19,40% 23,64% 20,99%
Ecart-Type 5% 7% 6% 3% 4% 3% 3% 4% 3%
CV 7,48% 10,52% 8,54% 14,24% 16,91% 15,09% 29,54% 32,47% 29,04%

96
Résultats du Brevet de Fin d’Etudes Moyennes (BFEM)

A u regard du tableau des résultats d’examen


du BFEM, on peut constater une évolution
2004 (55,40%), en 2007 (45,20%) et en 2012
(59,6%).
en dents de scie de 2004 à 2015, passant de En effet, le pic de 2012 peut s’expliquer par
55,40% à 43,20%. l’organisation de deux sessions d’examen.
Globalement, durant la même période, le taux Concernant les baisses, c’est en 2005 qu’elles
de réussite a chuté de 12,2 points de sont plus importantes avec 30,20% de taux de
pourcentage, en dépit des pics constatés en réussite.

Évolution du taux de réussite au BFEM de 2004 à 2015

Mais quatre autres Académies affichent des


Au niveau des inspections d’Académie, les taux dépassant celui de la valeur nationale.
plus faibles taux sont enregistrés dans les En 2015, l’analyse selon le sexe, montre
trois Académies de la région de Dakar que les garçons (47,61%) réussissent mieux
comme en 2014. que les filles (39,23%), et dans toutes les
L’examen du tableau montre globalement IA.
que sept Académies présentent des taux L’écart des taux de réussite filles/garçons
inférieurs à celui de la nationale qui est très important dans certaines IA comme
s’établit à 43,20%. à Kaffrine avec 18,76% alors qu’il est
Il s’agit des IA de Dakar (28,47%), de faible dans l’IA de Dakar (1,93%).
Rufisque (29,12%), de Thiès (39,19%), de Le déséquilibre observé au niveau des taux
Pikine –Guédiawaye (31,97%), de Fatick de réussite garçons/filles indique en effet,
(40,33%), de Kaolack (40,52%), et de qu’il y a des efforts à faire pour non
Louga (42,78%). Cette situation traduit seulement le maintien des filles mais aussi
qu’il reste encore des efforts à faire dans et surtout leur réussite aux évaluations
ces dites IA pour favoriser la réussite des certificatives comme le BFEM.
élèves dans le Moyen. Globalement, les résultats au BFEM
Les taux les plus élevés sont enregistrés confirment ceux des différentes évaluations
dans les IA de Ziguinchor (65,47%) et de qui révèlent la faiblesse du rendement
Kaffrine (62,74%). interne et la nécessité de développer des
stratégies pertinentes en vue d’améliorer la
qualité des enseignements/apprentissages.

97
Taux de réussite au BFEM selon le sexe en 2015
Ayant composé Total admis Taux de reussite

Académie G F T G F T G F T
Dakar 7 974 10 621 18 595 3155 3998 7153 39,57 37,64 38,47
Diourbel 4 552 5 370 9 922 2300 2101 4401 50,53 39,12 44,36
Fatick 7 596 8 255 15 851 3352 3041 6393 44,13 36,84 40,33
Kaolack 8 063 8 465 16 528 3759 2938 6697 46,62 34,71 40,52
Kaffrine 1 559 1 530 3 089 1123 815 1938 72,03 53,27 62,74
Kolda 4 082 2 937 7 019 2390 1533 3923 58,55 52,2 55,89
Kédougou 1 162 608 1 770 606 283 889 52,15 46,55 50,23
Louga 4 262 5 033 9 295 2059 1917 3976 48,31 38,09 42,78
Matam 1 955 2 598 4 553 1212 1395 2607 61,99 53,7 57,26
Pikine-Guédiawaye 11 564 14 849 26 413 3927 4518 8445 33,96 30,43 31,97
Rufisque 4 571 5 391 9 962 1455 1446 2901 31,83 26,82 29,12
Saint-Louis 6 445 8 054 14 488 3130 3228 6358 48,56 40,08 43,88
Sédhiou 4 312 2 534 6 846 2560 1388 3948 59,37 54,78 57,67
Tambacounda 3 257 3 013 6 270 2085 1776 3861 64,02 58,94 61,58
Thiès 15 224 18 242 33 466 6690 6424 13114 43,94 35,22 39,19
Ziguinchor 6 783 6 278 13 061 4640 3911 8551 68,41 62,3 65,47
Total 93 350 103 778 197 128 44443 40712 85155 47,61 39,23 43,2
Source : DEXCO

98
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

99
La demande potentielle d’éducation au Secondaire général
a demande potentielle pour le Secondaire se de Diourbel et de Dakar avec respectivement
L définit comme étant le nombre d’enfants
âgés de 16 à 18 ans.
50,96% et 51,39%.
La région de Dakar compte la plus forte
En 2014, cette population s’élève à 888 974 demande potentielle d’éducation (182 575) alors
individus dont 49,04% de filles. que celle de Kédougou présente la plus faible
Au niveau des régions, le pourcentage de filles part avec 9 675, soit 1,1% du global.
est partout inférieur à 50% sauf dans les régions

Répartition de la demande potentielle en 2014

16 ans 17 ans 18 ans 16-18 ans


Région Total % Fille Total % Fille Total % Fille Total % Fille
Dakar 60673 51,45% 60591 51,41% 61311 51,31% 182575 51,39%
Diourbel 33201 50,63% 32116 50,94% 31024 51,33% 96341 50,96%
Fatick 17973 47,67% 17274 47,80% 16421 48,06% 51668 47,84%
Kaffrine 12365 48,61% 11893 48,83% 11446 49,28% 35704 48,90%
Kaolack 23338 47,85% 22521 48,09% 21574 48,54% 67433 48,15%
Kédougou 3317 47,57% 3222 47,52% 3136 47,54% 9675 47,55%
Kolda 15565 48,27% 14998 48,44% 14391 48,78% 44954 48,49%
Louga 20787 47,34% 20134 47,63% 19395 48,15% 60316 47,70%
Matam 13549 47,41% 13062 47,60% 12532 47,97% 39143 47,65%
Sédhiou 10762 46,92% 10364 46,99% 9937 47,12% 31063 47,01%
Saint-Louis 21254 48,60% 20634 48,73% 19969 48,92% 61857 48,75%
Tambacounda 15695 48,07% 15163 48,22% 14635 48,52% 45493 48,26%
Thiès 41516 48,20% 40400 48,34% 39171 48,58% 121087 48,37%
Ziguinchor 14310 46,39% 13928 46,35% 13427 46,33% 41665 46,36%
Sénégal 304305 48,87% 296300 49,01% 288369 49,26% 888974 49,04%

Part de chaque académie dans la répartition de la demande

100
L’évolution du réseau d’établissements d’Enseignement secondaire général

L e nombre de structures accueillant les élèves


de l’Enseignement Secondaire est passé de
674 en 2014 à 757 en 2015, ce qui correspond à
double du réseau correspondant à un TAMA de
16,10%. Sur la même période, les établissements
du Public ont connu un accroissement moyen
un accroissement de 12,3% contre 11,6% en annuel de 17,12% en passant de 87 à 308.
2014. Ce qui traduit un progrès significatif dans En 2015, sur les 757 structures abritant le
l’extension du réseau. Ces structures sont secondaire, seules 202 se retrouvent en zone
composées de collèges dotés d’un second cycle, rurale. Ainsi, la majorité des établissements du
de lycées avec un premier cycle ou comprenant secondaire se retrouve en milieu urbain avec un
uniquement un second cycle. total de 555 soit 73,3%.
Entre 2007 et 2015, le nombre d’établissements
privés est passé de 136 à 449, soit un peu plus du

Evolution des établissements abritant le Secondaire entre 2007 et 2015

Etablissements dispensant un enseignement secondaire selon la zone en 2015

Zone Statut 1er et 2ème cycle 2ème cycle Total


Privé 60 5 65
Rurale Public 110 27 137
Total 170 32 202
Privé 356 28 384
Urbaine Public 76 95 171
Total 432 123 555
Total 602 155 757

101
L’accès à l’Enseignement Secondaire général

L ’obtention d’une moyenne annuelle de 10/20


en classe de troisième (fin du premier cycle
du secondaire) suffit pour passer en seconde
Il a connu une baisse de 5,0 points de
pourcentage par rapport à 2012-2013 où il était
de 59,9%.
même sans le Brevet de Fin d’Etudes Moyennes Neuf IA à savoir Matam, Rufisque, Diourbel,
(BFEM). Par conséquent, le taux de transition de Kaffrine, Ziguinchor, Louga, Saint-Louis,
la classe de troisième du collège à la classe de Pikine-Guédiawaye et Dakar ont enregistré un
seconde peut être supérieur au taux de réussite au taux de transition supérieur à celui du niveau
BFEM. national.
On peut, toutefois, signaler qu’une partie des Le taux le plus élevé est atteint à Dakar avec
élèves de troisième s’oriente vers des filières 61,0% et le plus bas à l’IA de Sédhiou avec
techniques et professionnelles. 40,5%.
En 2013-2014, le taux de transition de la
troisième au secondaire général est de 54,9% ;

Taux de transition de la troisième à la seconde par Académie en 2013-2014

(62,70%), de Diourbel, de Dakar et de Kaffrine


S elon le sexe, globalement, le taux de
transition est de 56,7% pour les garçons et
avec le même pourcentage de 61,20%.
Chez les filles, six Académies ont un taux au-
53,0% pour les filles. Chez les garçons, plus de dessus de celui du niveau national (53,0%).
la moitié des Académies (neuf) enregistrent un Parmi elles, les Académies de Dakar, de
taux supérieur à celui du niveau national. Ziguinchor et de Pikine-Guédiawaye affichent les
Les taux les plus élevés se retrouvent dans les plus forts taux avec respectivement 60,70%,
IA de Saint Louis (65,20%), de Louga 59,30% et 59,10%.

102
Taux de transition 3ème -2nde en 2013-2014
IA Garçons Filles Total
Dakar 61,2% 60,7% 61,0%
Diourbel 61,2% 53,5% 57,4%
Fatick 46,1% 42,4% 44,2%
Kaffrine 61,2% 54,6% 58,3%
Kaolack 55,7% 46,0% 51,0%
Kédougou 41,0% 42,6% 41,5%
Kolda 56,1% 48,2% 52,9%
Louga 62,7% 55,1% 58,8%
Matam 58,8% 52,3% 55,3%
Pikine-Guédiawaye 62,3% 59,1% 60,6%
Rufisque 53,9% 57,2% 55,6%
Sédhiou 41,3% 38,8% 40,5%
Saint-Louis 65,2% 55,8% 60,1%
Tambacounda 47,3% 45,0% 46,3%
Thiès 57,1% 51,3% 54,1%
Ziguinchor 58,2% 59,3% 58,7%
Sénégal 56,7% 53,0% 54,9%

E n 2014, 29,3% des élèves sont inscrits en


séries scientifiques contre 29,8% en 2013,
(32,70%). La plus faible proportion est notée à
Ziguinchor avec 13,2%.
soit une baisse de 0,5 point. Ce pourcentage se Le pourcentage de filles inscrites dans les filières
décline en 26,5% pour les filles et 31,9% pour scientifiques est plus important dans les IA de
les garçons. Le niveau de cet indicateur traduit Dakar (41,1%), de Pikine-Guédiawaye (36,5%),
encore la prédominance des filières littéraires de Rufisque (30,4%), de Thiès (29,5%) et de
et pose le défi de la promotion des sciences et Kaolack (28,3%).
de la technologie. Par contre, les Académies de Ziguinchor (10,1%),
Par ailleurs, aussi bien, chez les filles que chez de Sédhiou (12,7%) et de Kolda (13,8%) ont
les garçons, on constate une légère baisse (0,4 enregistré les plus faibles proportions de filles
point de pourcentage) entre 2013 et 2014. orientées dans les séries scientifiques.
En 2014, la plus forte proportion d’élèves
orientés dans les séries scientifiques est Compte tenu de cette tendance baissière et de la
enregistrée à l’IA de Dakar (44,9%). faible proportion d’élèves inscrits dans les filières
scientifiques, une bonne politique d’accès et de
Elle est suivie de l’IA de Pikine- Guédiawaye maintien dans ces filières, reste une priorité.
(41,0%), de Rufisque (33,2%) et de Thiès

103
Part des nouveaux inscrits dans les séries scientifiques en seconde en 2015

IA Garçons Filles Total


Dakar 49,4% 41,1% 44,9%
Pikine-Guédiawaye 45,9% 36,5% 41,0%
Rufisque 36,3% 30,4% 33,2%
Diourbel 34,6% 25,3% 30,3%
Fatick 25,7% 18,2% 22,1%
Kaffrine 32,9% 24,3% 29,3%
Kaolack 33,0% 28,3% 31,0%
Kédougou 24,0% 18,7% 22,3%
Kolda 19,7% 13,8% 17,5%
Louga 27,0% 25,2% 26,1%
Matam 21,1% 17,4% 19,2%
Sédhiou 19,3% 12,7% 17,1%
Saint-Louis 23,1% 17,1% 20,1%
Tambacounda 27,6% 22,3% 25,4%
Thiès 35,8% 29,5% 32,7%
Ziguinchor 15,9% 10,1% 13,2%
Sénégal 31,9% 26,5% 29,3%

104
Les effectifs de l’Enseignement secondaire général
note une proportion de filles dans les effectifs
D epuis 2007, on assiste à une hausse
régulière des effectifs de
l’Enseignement secondaire général. Ainsi, les
supérieure à 50%.
Le déséquilibre Garçons/Filles est plus marqué
à Kédougou et à Sédhiou avec respectivement
effectifs sont passés de 99782 en 2007 28,7% et 29,6% de filles dans les effectifs des
à 302826 en 2015, soit un Taux élèves inscrits.
d’Accroissement Moyen Annuel (TAMA) de De façon générale, les effectifs sont plus
14,9%. importants dans les Académies de Thiès
La proportion des filles dans les effectifs de (16,3%), de Pikine-Guédiawaye (12,6%), de
l’Enseignement secondaire reste en deçà de Ziguinchor (10,5%) et de Dakar (10,1%).
celle des garçons malgré une légère L’augmentation des effectifs enregistrés dans
augmentation. Entre 2005 et 2015, les effectifs le Secondaire, peut s’expliquer, en partie, par
sont passés de 39,70% à 46,8%, soit un TAMA le relèvement du taux de transition
de 2,08%. troisième/seconde.
En 2015, c’est dans les Académies de Dakar,
de Pikine-Guédiawaye et de Rufisque, que l’on
Evolution des effectifs de 2005 à 2015

Effectifs et participation féminine en 2015


IA Garçons Filles Total % Filles % Total
Dakar 14015 16620 30635 54,30% 10,12%
Pikine-Guédiawaye 18681 19368 38049 50,90% 12,56%
Rufisque 5767 6348 12115 52,40% 4,00%
Diourbel 7990 6869 14859 46,20% 4,91%
Fatick 10041 9055 19096 47,40% 6,31%
Kaffrine 2819 2206 5025 43,90% 1,66%
Kaolack 14386 10364 24750 41,90% 8,17%
Kédougou 1424 572 1996 28,70% 0,66%
Kolda 6499 3637 10136 35,90% 3,35%
Louga 7544 6967 14511 48,00% 4,79%
Matam 3901 3600 7501 48,00% 2,48%
Sédhiou 7322 3076 10398 29,60% 3,43%
Saint-Louis 11490 11116 22606 49,20% 7,47%
Tambacounda 6009 3968 9977 39,80% 3,29%
Thiès 25262 24097 49359 48,80% 16,30%
Ziguinchor 17860 13953 31813 43,90% 10,51%
Sénégal 161010 141816 302826 46,80% 100,00%
Moyenne 10063 8864 18927 44,30% 6,25%
105
ntre 2014 et 2015, la part du Public dans
E les effectifs a perdu 1,89 points de
pourcentage en passant de 73,0% à
Chez les garçons, les pourcentages les plus
élevés sont obtenus à Matam (97,49%), à
71,11%. Toutefois, l’Enseignement secondaire Kédougou (93,47%), à Saint-Louis (91,09%) et
général reste encore dominé par le Public. à Kaffrine (86,59%). Les plus faibles
Globalement, cinq Académies (Dakar, Pikine- pourcentages sont notés à Dakar (44,68%), à
Guédiawaye, Rufisque, Kolda et Ziguinchor) Pikine-Guédiawaye (58,37%) et à Ziguinchor
sont au-dessus du taux national (71,11%). Les (65,69%).
Académies de Matam, de Kédougou, et de Pour les filles, le plus fort taux est atteint à
Saint-Louis enregistrent les taux les plus élevés Matam (96,69%), suivi de Saint-Louis
avec respectivement 97,11%, 93,34% et (91,49%) et de Kédougou (93,01%).
91,29%.

Part du Public dans les effectifs en 2015


Total % Public
IA Garçons Filles Total Garçons Filles Total
Dakar 14015 16620 30635 44,68% 50,69% 47,94%
Pikine-Guédiawaye 18681 19368 38049 58,37% 56,00% 57,17%
Rufisque 5767 6348 12115 71,41% 68,57% 69,92%
Diourbel 7990 6869 14859 76,27% 71,76% 74,18%
Fatick 10041 9055 19096 86,39% 82,20% 84,40%
Kaffrine 2819 2206 5025 86,59% 83,05% 85,03%
Kaolack 14386 10364 24750 78,14% 77,66% 77,94%
Kédougou 1424 572 1996 93,47% 93,01% 93,34%
Kolda 6499 3637 10136 72,35% 62,83% 68,93%
Louga 7544 6967 14511 81,69% 82,62% 82,14%
Matam 3901 3600 7501 97,49% 96,69% 97,11%
Sédhiou 7322 3076 10398 75,94% 70,61% 74,36%
Saint-Louis 11490 11116 22606 91,09% 91,49% 91,29%
Tambacounda 6009 3968 9977 76,70% 71,12% 74,48%
Thiès 25262 24097 49359 72,60% 71,37% 72,00%
Ziguinchor 17860 13953 31813 65,69% 61,76% 63,97%
Sénégal 161010 141816 302826 72,32% 69,75% 71,11%
Moyenne 10063 8864 18927 77% 74% 76%
Min 1424 572 1996 45% 51% 48%
Max 25262 24097 49359 97% 97% 97%
Ecart type 6291 6497 12662 13% 13% 13%
CV 62,52% 73,30% 66,90% 16,87% 17,18% 16,70%

106
La part des filles dans les effectifs des séries scientifiques

L ’ examen de la part des filles dans les


effectifs des séries scientifiques, montre
qu’elles sont minoritaires dans les effectifs
Au niveau des Académies, selon les classes, le
classement est le suivant :
- en classe de seconde, Dakar (49,72%) et
globaux. Entre 2014 et 2015, la part des filles a Louga (47,57%) présentent les taux les plus
connu un accroissement de 1,42 point de élevés et les moins élevés sont observés dans
pourcentage en passant de 39,80% à 41,22%. les IA de Kédougou (24,52%) et de Sédhiou
Au niveau des Académies, dans le cycle, les (24,27%).
taux les plus élevés sont enregistrés à Dakar - en classe de première, les IA de Dakar
(50,14%), à Rufisque (45,59%) et à Pikine- (53,36%) et de Pikine-Guédiawaye (44,66%)
Guédiawaye (44,70%). Par contre, les taux les ont les plus forts taux alors que celle de
plus faibles s’affichent dans les IA de Sédhiou Sédhiou enregistre le plus faible taux avec
(22,38%), de Kédougou (23,78%) et de Kolda 24,61%.
(27,86%). - en classe de terminale, les IA de Dakar
En classes de seconde S, la part des filles (47,35%) et de Rufisque (45,49%) enregistrent
représente 43,33% et augmente de 1,03 point les plus forts taux. A ce niveau, l’IA de
de pourcentage par rapport à l’année passée. Sédhiou se distingue par le taux le plus bas
En classe de première S, la part des filles (20,65%).
représente 40,97%, soit une augmentation de
2,17 points de pourcentage par rapport à Les faibles taux constatés dans certaines IA,
l’année dernière. pourraient être imputés à des contraintes socio-
S’agissant de la terminale S, la part des filles culturelles défavorables à l’accès et au
est de 38,9%, soit une hausse de 1,36 points de maintien des filles dans ces séries.
pourcentage par rapport à l’année précédente.

Part des filles dans les effectifs des séries scientifiques en 2015
Seconde Première Terminale Cycle
IA
Total % Filles Total % Filles Total % Filles Total % Filles
Dakar 4491 49,72% 3806 53,36% 3713 47,35% 12010 50,14%
Diourbel 1811 39,92% 1318 39,83% 1444 39,54% 4573 39,78%
Fatick 1411 40,40% 1155 35,76% 1071 37,35% 3637 38,03%
Kaffrine 501 34,53% 439 31,21% 293 35,49% 1233 33,58%
Kaolack 2514 38,90% 1743 36,89% 1958 34,17% 6215 36,85%
Kédougou 155 24,52% 95 24,21% 78 21,79% 328 23,78%
Kolda 632 28,80% 738 29,95% 565 24,07% 1935 27,86%
Louga 1417 47,57% 857 39,32% 992 38,10% 3266 42,53%
Matam 555 45,95% 387 40,05% 352 33,52% 1294 40,80%
Pikine-Guédiawaye 5520 47,03% 4416 44,66% 5278 42,29% 15214 44,70%
Rufisque 1363 47,40% 1148 43,55% 1174 45,49% 3685 45,59%
Sédhiou 515 24,27% 398 22,61% 615 20,65% 1528 22,38%
Saint-Louis 1611 42,27% 989 35,09% 1667 37,97% 4267 38,93%
Tambacounda 752 36,30% 581 32,87% 663 30,02% 1996 33,22%
Thiès 5666 43,86% 3837 39,09% 4182 39,19% 13685 41,10%
Ziguinchor 1263 35,08% 1100 30,91% 1477 28,98% 3840 31,54%
Sénégal 30177 43,33% 23007 40,97% 25522 38,96% 78706 41,22%
Min 155 24,27% 95 22,61% 78 20,65% 328 22,38%
Max 5666 49,72% 4416 53,36% 5278 47,35% 15214 50,14%
Ecart type 1776 8,09% 1351 7,74% 1509 7,92% 4613 7,78%

107
La participation
’Enseignement secondaire général trouvent à Ziguinchor (76,35%), à Dakar
L constitue la destination privilégiée des
élèves en provenance des collèges
(44,26%), à Thiès (40,76%) et à Fatick
(36,96%). La région de Kaffrine a le plus
malgré l’existence du secondaire technique faible taux avec seulement (14,07%),
et des établissements de formation suivie de Diourbel (15,42%), de Matam
professionnelle. (19,16%) et de Kédougou (20,63%).
Entre 2004 et 2015, le TBS global a évolué L’indice de parité a enregistré une légère
de 11,6% à 34,1%, soit une hausse de 22,5 augmentation en faveur des filles en
points de pourcentage. Cette amélioration passant de 0,90 en 2014 à 0,92 en 2015.
peut s’expliquer par le fait que le TBS des Au moment où dans les IA de Dakar, de
filles a été multiplié par 3,6 ; passant ainsi Matam, de Louga, de Thiès et de Saint-
de 8,8% à 32,5%. Celui des garçons s’est Louis, l’indice de parité est en faveur des
vu également multiplier par 2,4 en passant filles, dans celles de Ziguinchor, de
de 14,6% à 35,5%. Kaffrine, de Diourbel, de Tambacounda et
Les TBS ont connu de façon globale une de Fatick, des efforts restent encore à faire
progression régulière tout au long de la malgré qu’elles soient proches de la parité.
période. Ces efforts doivent être plus soutenus dans
Au niveau régional, en 2015, six les IA de Kédougou et de Sédhiou qui
académies ont enregistré un taux brut de affichent des indices de parité inférieurs à
scolarisation supérieur à celui du niveau 0,50.
national. Les taux les plus élevés se

Evolution du TBS entre 2004 et 2015

108
Taux brut de scolarisation par région et sexe en 2015
Régions Filles Garçons Total Indice de parité
Dakar 45,12% 43,34% 44,26% 1,04
Diourbel 13,99% 16,91% 15,42% 0,83
Fatick 36,63% 37,26% 36,96% 0,98
Kaffrine 12,64% 15,45% 14,07% 0,82
Kaolack 31,92% 41,15% 36,70% 0,78
Kédougou 12,43% 28,06% 20,63% 0,44
Kolda 16,68% 28,07% 22,55% 0,59
Louga 24,22% 23,91% 24,06% 1,01
Matam 19,30% 19,04% 19,16% 1,01
Sédhiou 21,07% 44,48% 33,47% 0,47
Saint-Louis 36,87% 36,24% 36,55% 1,02
Tambacounda 18,07% 25,53% 21,93% 0,71
Thiès 41,14% 40,41% 40,76% 1,02
Ziguinchor 72,24% 79,91% 76,35% 0,90
Sénégal 32,53% 35,54% 34,06% 0,92

La taille des classes pédagogiques

109
A u niveau national, l’objectif de 45
élèves par groupe pédagogique pour
2015 n’est pas atteint et présente quelques
Dans le Public, l’objectif n’est pas atteint,
avec un ratio de 47 élèves par groupe
pédagogique, tandis que pour le Privé, le taux
disparités entre les Académies. Il est passé d’encadrement est satisfaisant avec un ratio de
de 44 élèves par groupe pédagogique en 34.
2014 à 42 en 2015, soit 2 élèves de moins On note dans le Privé que les ratios sont
par groupe pédagogique. satisfaisants à tous les niveaux (Seconde,
Au niveau académique, globalement, Première et Terminale).
hormis les IA de Kaolack (51), de Diourbel Par contre, dans le Public, excepté la classe de
(50), de Ziguinchor (48) et de Thiès (46), première (43), le ratio est partout supérieur à
le ratio est partout ailleurs inférieur à l’objectif de 45 élèves par groupe
l’objectif. Ce résultat cache des disparités pédagogique.
au regard du statut (Privé et Public). Cette situation pose le problème de la qualité
En effet, dans le Privé, la presque totalité de l’encadrement pédagogique des élèves dans
des Académies présente des ratios les établissements publics.
inferieurs à l’objectif. Il faut noter que l’expansion du Privé, liée à la
Ainsi, des efforts reste-t-il à faire au niveau diversification de l’offre éducative, a
de l’encadrement des élèves dans ces IA. contribué à réduire la taille moyenne des
classes pédagogiques.

Ratio élèves/groupe pédagogique dans le Public et le Privé en 2015

Privé Total Public Total Total


IA
Seconde Première Terminale Privé Seconde Première Terminale Public général
Dakar 30 24 28 27 49 42 44 45 34
Pikine-Guédiawaye 30 28 39 33 64 51 58 58 44
Rufisque 15 14 21 17 50 38 40 42 29
Diourbel 38 35 45 40 63 50 49 55 50
Fatick 28 25 35 30 52 44 47 48 44
Kaffrine 30 20 40 30 54 47 41 47 44
Kaolack 35 34 52 41 60 46 60 55 51
Kédougou 30 44 30 33 30 24 29 27 28
Kolda 30 34 58 45 46 34 39 40 41
Louga 31 30 44 36 53 41 46 46 44
Matam 27 21 24 24 34 25 18 25 25
Sédhiou 32 37 51 42 41 38 41 40 40
St-Louis 31 26 44 35 50 42 45 46 45
Tambacounda 37 45 86 61 47 38 40 42 45
Thiès 33 28 44 36 57 47 50 52 46
Ziguinchor 40 35 52 45 53 46 52 50 48
Sénégal 30 28 41 34 52 43 46 47 42

La disponibilité des manuels scolaires

110
’Etat s’est inscrit dans la perspective de Durant les mêmes années, le ratio pour les
L doter chaque lycéen de manuels dans les
disciplines fondamentales, dans le but
classes de terminale est passé de 1,8 à 1,6
soit une baisse de 0,2 point.
d’améliorer les conditions d’enseignement / Au niveau Académique, l’examen du ratio
apprentissage. manuel/ élève selon les classes montre les
Le nombre de manuels par élève a connu une résultats suivants :
légère baisse entre 2014 et 2015 en passant - en classe de seconde, seules les IA de
d’un ratio de 2,4 à 2,3. Ainsi le ratio manuel Diourbel (6,1) et de Kédougou (6,6) ont
/ élevé reste encore faible par rapport à atteint l’objectif, tandis que celles de Fatick
l’objectif du PAQUET-EF qui est de 6 (1,5), de Saint-Louis (1,9) et de
livres/élève. Toutes les Académies sont en Tambacounda (1,9) en sont loin.
deçà de cet objectif. Neuf Académies ont un - en classe de Première et de Terminale, on
ratio inférieur au ratio national (2,3). note qu’aucune Académie n’a atteint
Pour les classes de seconde, le ratio n’a pas l’objectif, mais l’IA de Diourbel en est
connu de variation par rapport à l’année proche.
dernière, avec 3,3. Globalement, des efforts importants en
S’agissant des classes de première, le ratio dotation de manuels devront être faits,
s’est établi à 1,8 en 2015 contre 1,9 en 2014. particulièrement pour les classes de Première
et de Terminale.

Répartition du ratio manuels/élève par niveau d’étude en 2015


IA Seconde Première Terminale Total Cycle
Dakar 4,6 2,2 2,9 3,2
Pikine-Guédiawaye 2,0 1,9 1,5 1,8
Rufisque 2,8 1,0 1,2 1,8
Diourbel 6,1 5,8 5,3 5,8
Fatick 1,5 1,1 1,1 1,2
Kaffrine 2,0 0,7 0,2 1,1
Kaolack 3,4 2,0 1,6 2,3
Kédougou 6,6 3,2 0,7 3,7
Kolda 3,3 1,6 0,4 2,0
Louga 2,6 2,3 2,0 2,3
Matam 2,4 2,0 1,8 2,1
Sédhiou 4,7 1,3 1,0 2,4
St-Louis 1,9 1,1 0,7 1,3
Tambacounda 1,9 1,3 1,1 1,5
Thiès 5,5 1,5 1,5 3,0
Ziguinchor 2,4 1,5 1,5 1,9
Sénégal 3,3 1,8 1,6 2,3

Evolution de la part des femmes dans le personnel enseignant du Public

111
a part des femmes dans les effectifs du Durant les mêmes années, à l’exception des
L personnel enseignant a connu une baisse
entre 2014 et 2015 en passant de 19,9%
IA de Sédhiou et de Saint-Louis, la part des
femmes dans les effectifs a connu une
à 17,29%. baisse.
Cette baisse constatée au niveau global, Cette baisse est plus sensible dans les
serait due, en partie, à la diminution de 4,0 Académies de Dakar (-8,08%) et de Louga
points de pourcentage enregistrée dans les (-4,76%).
effectifs en milieu urbain. Globalement, la baisse de la part des femmes
Ils sont passés de 23,30% en 2014 à 18,31% dans le personnel enseignant est souvent due
en 2015. à l’affectation du personnel féminin dans
d’autres services sans remplacement.

Evolution de la part des femmes dans les effectifs entre 2014 et 2015

2015 2014 Accroissement

IA Rural Urbain Total Rural Urbain Total Rural Urbain Total


Dakar 0,00% 30,70% 30,70% 0,00% 38,90% 38,90% 0 -8,20% -8,09%
Pikine-Guédiawaye 0 19,91% 19,91% 0,00% 23,60% 23,60% 0,00% -3,69% -3,69%
Rufisque 21,30% 22,99% 22,32% 21,00% 26,60% 25,60% 0,30% -3,61% -3,28%
Diourbel 19,78% 16,29% 17,48% 18,70% 19,70% 19,30% 1,08% -3,41% -1,82%
Fatick 17,77% 14,02% 16,35% 18,70% 21,60% 19,50% -0,93% -7,58% -3,15%
Kaffrine 15,19% 14,52% 14,72% 12,30% 21,70% 17,90% 2,89% -7,18% -3,18%
Kaolack 15,01% 17,59% 16,48% 12,40% 25,80% 19,70% 2,61% -8,21% -3,22%
Kédougou 12,96% 13,50% 13,31% 14,90% 16,60% 15,60% -1,94% -3,10% -2,29%
Kolda 13,64% 10,09% 10,98% 10,00% 17,40% 14,10% 3,64% -7,31% -3,12%
Louga 15,96% 13,82% 14,84% 19,10% 20,20% 19,60% -3,14% -6,38% -4,76%
Matam 14,18% 13,57% 13,92% 14,10% 17,60% 15,40% 0,08% -4,03% -1,48%
Sédhiou 17,39% 11,94% 12,61% 12,00% 13,40% 12,60% 5,39% -1,46% 0,01%
Saint-Louis 16,96% 19,06% 18,59% 16,00% 19,50% 18,20% 0,96% -0,44% 0,39%
Tambacounda 12,99% 15,54% 15,08% 15,90% 19,00% 17,70% -2,91% -3,46% -2,62%
Thiès 14,76% 19,07% 17,36% 17,10% 23,60% 21,10% -2,34% -4,53% -3,74%
Ziguinchor 9,59% 12,93% 11,13% 9,50% 18,60% 13,70% 0,09% -5,67% -2,57%
Sénégal 15,20% 18,31% 17,29% 14,80% 23,30% 19,90% 0,40% -4,99% -2,61%

112
Les enseignants des lycées et collèges publics selon le diplôme académique
n 2015, le personnel est dominé par les supérieur à celui du niveau national
E titulaires de la Licence qui représente
36,10% des enseignants. Ils sont suivis
(17,40%).
Signalons que 0,5% du personnel est titulaire
par les titulaires de la Maitrise/Master1 du Doctorat ou du PhD.
(35,20%). Les diplômés du Bac représentent Concernant les titulaires du
17,40% du personnel et ceux du BFEM DEA/DESS/Master2, ils représentent 1,50%
2,30%. Les parts les plus élevées pour les du personnel. Ces diplômés sont plus
titulaires de la Licence sont recensées à représentatifs dans les Académies de Dakar
Ziguinchor, à Thiès et à Saint-Louis, avec (6,20%), de Thiès (2,90%) et de Matam
respectivement 41,40%, 39,60% et 37,60%. (2,80%).
Les Académies de Kédougou et de Louga Globalement dans le Moyen Secondaire les
affichent les plus faibles taux avec 26,30% et titulaires de la Licence et de la
31,80%. Maitrise/Master1 sont plus nombreux dans le
Par ailleurs, dans neuf Académies, le personnel (71,30%).
pourcentage des titulaires du Bac est

Pourcentage du personnel par type de diplôme et par région en 2015

Doctorat/ DEA/DESS/ Maitrise/ DEUG / Total


IA Licence BAC BFEM
PhD Master2 Master1 BAC+2 général

Dakar 0,30% 6,20% 46,60% 33,70% 3,90% 8,60% 0,60% 100%


Pikine-Guédiawaye 0,60% 2,00% 47,00% 36,10% 3,00% 9,70% 1,60% 100%
Rufisque 0,00% 0,40% 44,10% 35,20% 5,40% 12,90% 2,00% 100%
Diourbel 0,40% 1,90% 37,40% 32,90% 6,60% 18,40% 2,40% 100%
Fatick 0,70% 0,50% 26,90% 34,60% 16,20% 17,30% 3,80% 100%
Kaffrine 0,00% 0,00% 34,00% 35,80% 7,20% 22,60% 0,40% 100%
Kaolack 0,70% 0,10% 32,90% 34,90% 6,70% 22,70% 2,10% 100%
Kédougou 0,30% 2,30% 27,90% 26,30% 6,20% 36,00% 1,00% 100%
Kolda 0,00% 0,20% 39,40% 34,30% 4,30% 18,30% 3,40% 100%
Louga 0,20% 0,00% 35,10% 31,80% 10,80% 19,90% 2,20% 100%
Matam 1,80% 2,80% 33,60% 36,40% 3,40% 19,30% 2,80% 100%
Sédhiou 0,40% 0,20% 24,70% 36,90% 7,30% 26,80% 3,70% 100%
Saint-Louis 0,20% 0,90% 36,70% 37,60% 6,60% 14,40% 3,60% 100%
Tambacounda 0,00% 0,20% 37,40% 34,30% 4,60% 22,70% 0,70% 100%
Thiès 1,00% 2,90% 30,50% 39,60% 7,90% 15,90% 2,30% 100%
Ziguinchor 0,20% 0,20% 31,00% 41,40% 8,10% 17,40% 1,80% 100%
Sénégal 0,50% 1,50% 35,20% 36,10% 7,10% 17,40% 2,30% 100%
Maximum 1,80% 6,20% 47,00% 41,40% 16,20% 36,00% 3,80% 100%
Minimum 0,00% 0,00% 24,70% 26,30% 3,00% 8,60% 0,40% 100%

113
Globalement, excepté l’IA de Kolda (87,90%),
L e personnel enseignant du Moyen
Secondaire Général est recruté parmi les
titulaires du baccalauréat au moins.
la proportion des enseignantes titulaires au
moins du BAC dépasse 90%.
En principe, les titulaires du Bac ou de la Chez les hommes, les IA de Kaffrine, de Dakar
Licence enseignent dans les collèges même si et de Kédougou se retrouvent avec les
quelques-uns parmi eux enseignent au niveau pourcentages les plus élevés d’enseignants
du Secondaire. Et ceux titulaires de la Maîtrise ayant au moins le BAC. Ils représentent
ou d’un diplôme supérieur enseignent au respectivement 98,40%, 98,20% et 98,10%.
niveau du Secondaire. L’IA de Kolda (91,40%) est en bas de l’échelle
Le diplôme académique est identifié pour tous par rapport à la proportion d’enseignants
les enseignants. En 2015, au niveau du titulaires au moins du BAC.
personnel féminin, 97% ont au moins le Bac
alors que chez les hommes, ils représentent On note que, aussi bien chez les femmes que
95,8%. chez les hommes, les plus faibles pourcentages
Dans l’Académie de Kédougou, 100% des de titulaires du BFEM sont identifiés dans les
enseignantes sont titulaires au moins du BAC. IA de Kédougou et de Kaffrine.

Pourcentage d’enseignants selon le sexe et par type de diplôme académique en 2015


FEMMES HOMMES
IA BAC BAC
BFEM BAC Total BFEM BAC Total
plus plus
Dakar 2,4% 34,0% 63,6% 100,0% 1,9% 24,0% 74,2% 100,0%
Pikine-Guédiawaye 1,8% 39,5% 58,7% 100,0% 2,9% 29,3% 67,9% 100,0%
Rufisque 1,2% 39,0% 59,8% 100,0% 3,9% 29,7% 66,3% 100,0%
Diourbel 1,1% 55,0% 43,9% 100,0% 4,4% 42,1% 53,4% 100,0%
Fatick 4,1% 52,5% 43,4% 100,0% 5,6% 36,0% 58,3% 100,0%
Kaffrine 1,9% 61,3% 36,8% 100,0% 1,6% 42,2% 56,2% 100,0%
Kaolack 3,7% 52,3% 44,0% 100,0% 3,8% 42,3% 53,9% 100,0%
Kédougou 0,0% 64,3% 35,7% 100,0% 1,9% 50,7% 47,4% 100,0%
Kolda 12,2% 63,1% 24,8% 100,0% 8,6% 53,1% 38,3% 100,0%
Louga 0,7% 54,2% 45,1% 100,0% 4,0% 39,2% 56,8% 100,0%
Matam 2,5% 61,7% 35,8% 100,0% 5,4% 47,7% 46,8% 100,0%
Sédhiou 2,1% 59,5% 38,5% 100,0% 6,2% 55,6% 38,2% 100,0%
Saint-Louis 3,6% 46,7% 49,7% 100,0% 4,5% 39,3% 56,1% 100,0%
Tambacounda 1,0% 65,2% 33,8% 100,0% 3,4% 48,8% 47,8% 100,0%
Thiès 2,7% 47,3% 50,0% 100,0% 3,5% 37,7% 58,8% 100,0%
Ziguinchor 4,2% 52,1% 43,7% 100,0% 3,8% 44,7% 51,5% 100,0%
Sénégal 2,9% 49,1% 48,0% 100,0% 4,2% 40,8% 55,0% 100,0%
Moyenne 2,8% 53,0% 44,2% 100,0% 4,1% 41,4% 54,5% 100,0%
Minimum 0,0% 34,0% 24,8% 100,0% 1,6% 24,0% 38,2% 100,0%
Maximum 12,2% 65,2% 63,6% 100,0% 8,6% 55,6% 74,2% 100,0%
Ecart-type 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,1 0,1 0,0
CV 1,0 0,2 0,2 0,0 0,4 0,2 0,2 0,0

114
Les enseignants des lycées et collèges publics selon le diplôme professionnel
our enseigner dans le Moyen, il faut être diplôme ou dont le diplôme n’a pu être

P titulaire du Certficat d’Aptitude à


l’Enseignement Moyen (CAEM) ou du
Certificat d’Aptitude à l’Enseignement dans
identifié représentent 29,57%. Ce pourcentage
assez significatif est dû au fait que beaucoup
d’enseignants possédent encore le statut de
les Collèges d’Enseignement Moyen contractuels ou de vacataires, parce que
(CAECEM). Toutefois, on retrouve des n’ayant pas encore reçu ou fini une formation
chargés de cours au niveau du Moyen qui sont professionnelle à la Faculté des Sciences et
souvent des instituteurs ayant le BAC. Technologies de l’Education et de la
Au niveau de l’Enseignement secondaire, on Formation (FASTEF) .
devrait retrouver les détenteurs du Certificat Au niveau des Académies, sept d’entre elles
d’Aptitude à l’Enseignement Secondaire ont le tiers de leur personnel enseignant sans
(CAES). A ce niveau, on retrouve aussi bien diplôme professionnel.
les titulaires du CAEM que du CAECEM.
Depuis l’avénement des vacataires, certains Les Académies de Dakar (15,34%) et de Thiès
enseignants sont aujourd’hui sans diplôme (19,67%) sont celles qui ont le moins
professionnnel. d’enseignants sans diplôme professionnel.
En 2015, le diplôme professionnel n’a pu être
identifié que pour 70,43% des enseignants, soit
plus des deux tiers. Ceux titulaires d’un autre

Taux de qualification par type de diplôme professionnel en 2015


CAES/
Sans
IA CAESTP/ CAEM CAECEM CAMEPS CAP CAPEPS CEAP DFSA
diplôme
CAPES
Dakar 24,86% 33,16% 24,17% 0,16% 1,94% 0,11% 0,21% 0,05% 15,34%
Pikine-Guédiawaye 17,00% 29,51% 24,37% 0,15% 2,72% 0,15% 0,25% 0,05% 25,80%
Rufisque 18,20% 30,37% 25,52% 0,49% 4,55% 0,10% 0,00% 0,00% 20,77%
Diourbel 11,62% 19,45% 32,33% 0,14% 1,54% 0,14% 0,63% 0,07% 34,08%
Fatick 9,71% 16,97% 31,49% 0,41% 1,84% 0,20% 0,36% 0,00% 39,01%
Kaffrine 12,91% 23,34% 40,23% 0,00% 1,16% 0,00% 0,17% 0,00% 22,19%
Kaolack 10,54% 19,88% 28,06% 0,49% 4,49% 0,00% 0,44% 0,00% 36,10%
Kédougou 13,19% 18,54% 46,17% 0,00% 0,71% 0,18% 0,00% 0,00% 21,21%
Kolda 7,81% 17,61% 33,03% 0,38% 3,52% 0,19% 0,00% 0,00% 37,45%
Louga 13,79% 21,07% 27,86% 0,36% 4,00% 0,00% 0,93% 0,29% 31,71%
Matam 10,89% 21,38% 29,76% 0,08% 1,14% 0,16% 0,24% 0,00% 36,34%
Sédhiou 7,39% 15,81% 38,60% 0,07% 2,46% 0,21% 0,14% 0,00% 35,32%
Saint-Louis 12,19% 22,93% 29,63% 0,52% 2,18% 0,16% 0,40% 0,00% 31,97%
Tambacounda 11,51% 19,38% 31,49% 0,26% 0,78% 0,26% 0,00% 0,00% 36,33%
Thiès 12,43% 28,68% 34,30% 1,15% 2,72% 0,49% 0,39% 0,17% 19,67%
Ziguinchor 9,29% 19,33% 37,19% 0,34% 1,21% 0,08% 0,00% 0,08% 32,49%
Sénégal 12,58% 22,98% 31,50% 0,42% 2,43% 0,18% 0,29% 0,06% 29,57%

115
Le redoublement dans le Secondaire général
n fin d’année scolaire 2013-2014, le taux L’analyse du redoublement par niveau et par
E de redoublement global au niveau du
Secondaire général est de 23,1% contre 21,9%
sexe révèle que le taux chez les garçons est
inférieur à celui des filles aussi bien en classe
en 2012/2013, soit une augmentation de 1,2 de Seconde qu’en classe de Première et de
points de pourcentage. Il est de 22,7% chez les Terminale.
garçons et de 23,5% chez les filles. Au niveau des Académies, la situation, selon la
Au niveau global, neuf Académies affichent un classe, se présente ainsi :
taux de redoublement supérieur à celui du -en classe de Seconde, l’IA de Ziguinchor a les
niveau national (23,1%). Le plus fort taux est taux de redoublement les plus élevés aussi bien
enregistré à Tambacounda (35,70%) et le plus chez les filles (27,40%) que chez les garçons
faible à Dakar (15,70%). (22,50%) ;
Chez les filles, sept Académies ont enregistré -en classe de Première et de Terminale, les
un taux supérieur à celui du niveau national. taux de redoublement les plus élevés sont
Les Académies de Tambacounda et de Dakar enregistrés dans l’IA de Tambacounda, aussi
se retrouvent aux deux extrémités avec bien chez les garçons que chez les filles. On
respectivement 37, 61% et 15,3%. remarque que, pour les deux niveaux, les taux
Chez les garçons, neuf Académies ont un taux sont à plus de 30%.
au-dessus du niveau national. De même, chez Globalement, dans toutes les classes, les filles
les garçons, l’IA de Tambacounda se retrouve redoublent plus que les garçons. Il y a donc
avec le taux le plus élevé (34,60%), et celle de lieu d’accentuer des politiques de scolarisation
Dakar avec le plus faible (16,10%). et de promotion interne des filles.

Taux de redoublement du secondaire général par niveau en 2014


Seconde Première Terminale cycle
IA
Garçons Filles Total Garçons Filles Total Garçons Filles Total Garçons Filles Total
Dakar 10,9% 10,5% 10,7% 10,5% 11,0% 10,8% 25,2% 23,1% 24,1% 16,1% 15,3% 15,7%
Pikine-Guédiawaye 13,4% 14,1% 13,7% 9,4% 9,8% 9,6% 26,7% 29,8% 28,2% 16,9% 18,2% 17,6%
Rufisque 18,8% 20,0% 19,4% 16,9% 16,7% 16,8% 35,2% 38,9% 37,0% 23,5% 25,1% 24,3%
Diourbel 18,7% 16,5% 17,7% 19,5% 22,3% 20,8% 30,0% 33,1% 31,4% 22,6% 23,3% 22,9%
Fatick 14,5% 16,6% 15,5% 21,5% 23,3% 22,3% 41,2% 45,0% 43,0% 24,7% 27,2% 25,9%
Kaffrine 15,8% 17,4% 16,5% 14,6% 16,4% 15,3% 40,8% 37,4% 39,4% 23,4% 23,8% 23,6%
Kaolack 11,0% 13,4% 12,0% 15,9% 21,4% 18,1% 32,3% 34,8% 33,4% 19,8% 23,2% 21,2%
Kédougou 11,6% 9,6% 11,0% 23,1% 23,9% 23,3% 39,6% 27,6% 36,3% 23,2% 18,7% 21,9%
Kolda 20,8% 22,5% 21,4% 19,2% 22,4% 20,3% 40,7% 37,9% 39,8% 26,4% 27,0% 26,6%
Louga 13,1% 15,8% 14,4% 17,9% 17,7% 17,8% 28,5% 34,4% 31,2% 19,6% 22,1% 20,8%
Matam 19,4% 21,9% 20,7% 24,8% 24,8% 24,8% 33,9% 39,4% 36,2% 25,3% 27,0% 26,1%
Sédhiou 17,4% 17,5% 17,4% 20,8% 23,7% 21,6% 42,1% 42,7% 42,3% 26,7% 27,1% 26,8%
St-Louis 13,6% 13,9% 13,8% 14,9% 16,4% 15,6% 24,7% 25,7% 25,2% 17,6% 18,2% 17,9%
Tambacounda 20,3% 20,7% 20,5% 30,7% 35,1% 32,3% 54,4% 59,3% 56,3% 34,6% 37,6% 35,7%
Thiès 15,8% 18,7% 17,2% 16,2% 17,8% 17,0% 35,1% 41,5% 38,2% 22,5% 26,3% 24,3%
Ziguinchor 22,5% 27,4% 24,6% 22,0% 20,5% 21,4% 53,0% 49,9% 51,7% 33,0% 32,9% 33,0%
Sénégal 15,8% 17,0% 16,3% 17,1% 17,7% 17,4% 35,2% 36,0% 35,6% 22,7% 23,5% 23,1%
Moyenne 16% 17% 17% 19% 20% 19% 36% 38% 37% 23% 25% 24%
Min 11% 10% 11% 9% 10% 10% 25% 23% 24% 16% 15% 16%
Max 22% 27% 25% 31% 35% 32% 54% 59% 56% 35% 38% 36%
Ecart-Type 0,04 0,04 0,04 0,05 0,06 0,05 0,09 0,09 0,08 0,05 0,05 0,05
CV 0,22 0,26 0,23 0,28 0,29 0,28 0,24 0,24 0,23 0,21 0,22 0,21

116
Les résultats de l’examen du baccalauréat session 2015

L es performances du secondaire, appréciées


par le taux de réussite au Bac ont évolué
en dents de scie durant les dix dernières
entre 2009 et 2010, il s’est dégradé de 10,4
points entre 2010 et 2015, passant ainsi de
42,2% à 31,8%.
années. Sur la période 2004-2015, l’indicateur Durant toute la période 2004-2015 le taux de
a perdu 3,32% en moyenne annuellement. réussite au Bac montre une légère avance des
Son niveau le plus élevé a été atteint en 2006 à garçons sur les des filles.
50,2% alors que son plus bas niveau est 31,8% Au niveau des régions, huit sur les seize ont un
enregistré depuis 2014 et qui est restée taux inférieur au niveau national 31,8%. Les
constante en 2015. taux enregistrés varient de 20,09% à Kolda à
Même si le taux de réussite a enregistré une 39,24 % à Matam.
augmentation de 7,8 points de pourcentage

Evolution du taux de réussite au Bac de 2004 à 2015

Répartition du taux de réussite au baccalauréat en 2015

Total des inscrits Taux de participation Taux de réussite (%)


Régions
Filles Garçons Global Filles Garçons Global Filles Garçons Global
Dakar 10 803 8 970 19 773 96,82% 96,86% 96,84% 35,91% 38,05% 36,88%
Diourbel 3 001 3 779 6 780 97,37% 96,90% 97,11% 31,01% 41,84% 37,03%
Fatick 3 457 3 817 7 274 97,43% 97,51% 97,47% 30,91% 39,31% 35,32%
Kaffrine 887 1 256 2 143 96,84% 97,13% 97,01% 20,72% 29,75% 26,02%
Kaolack 4 661 6 238 10 899 96,91% 97,07% 97,00% 26,70% 33,20% 30,42%
Kédougou 309 848 1 157 96,44% 96,34% 96,37% 16,11% 24,85% 22,51%
Kolda 2 333 4 312 6 645 97,60% 97,59% 97,59% 16,25% 24,07% 21,33%
Louga 2 726 2 959 5 685 97,18% 97,50% 97,34% 29,41% 39,24% 34,53%
Matam 1 062 1 324 2 386 97,46% 97,58% 97,53% 31,50% 45,43% 39,24%
Pikine -
Guédiawaye 9 695 9 354 19 049 97,24% 97,30% 97,26% 32,08% 37,62% 34,80%
Rufisque 3 391 3 032 6 423 97,17% 97,36% 97,26% 30,41% 35,87% 32,99%
Saint-Louis 4 946 5 206 10 152 97,01% 97,06% 97,04% 26,53% 36,18% 31,48%
Sédhiou 1 298 3 481 4 779 97,53% 97,30% 97,36% 16,11% 21,58% 20,09%
Tambacounda 1 709 2 653 4 362
96,78% 96,68% 96,72% 21,46% 31,54% 27,59%
Thiès 10 947 11 136 22 083 97,20% 97,25% 97,22% 31,98% 40,22% 36,14%
Ziguinchor 7 105 9 563 16 668 97,35% 97,22% 97,28% 19,00% 23,51% 21,59%
SENEGAL 68 330 77 928 146 258 97,15% 97,18% 97,17% 28,90% 34,33% 31,80%
Source : Office du BAC

117
Le taux de réussite au baccalauréat général et dans le modèle de simulation. Les facteurs
technique 2015 est 10,6% soit une baisse de explicatifs de ces performances insuffisantes
27,4 points par rapport à l’année 2013 (38% au bac sont entre autres : le déficit de
d’admis). formation continue des professeurs, de
Les résultats au bac qui évoluent en dents de manuels, de matériel didactique et du temps
scie se situent en-deçà de la valeur cible d’apprentissage.
retenue

Résultats du baccalauréat par série en 2015


Série Total des inscrits Total admis
Effectif %
F6 10 1 10
G 3694 617 17,4
L1a 29 19 68
L1b 7 5 71
L'1 48272 4449 9,5
L2 60 430 4 488 8
LA 101 24 24,5
L-AR 4 904 859 18
S1 518 354 69,1
S1A 2 2 100
S2 27600 4128 15,3
S2A 45 6 13,6
S3 84 28 34
S4 62 17 27,9
S5 39 2 5,1
T1 254 43 17,7
T2 207 31 16
TOTAL 146258 15073 10,6

118
EDUCATION DE BASE DES
JEUNES ET DES ADULTES
(EBJA)

119
INTRODUCTION

Le sous- secteur de l’Education de Base des Planification et de la Réforme de l’Education


Jeunes et des Adultes (EBJA), communément (DPRE), a initié un ensemble d’actions qui ont
appelé Education Non Formelle, est un sous- induit d’importants résultats qui méritent d’être
secteur stratégique dont l’impact socio partagés.
économique est hautement salutaire. Parmi ces stratégies, il convient de rappeler,
En effet, l’alphabétisation et les langues ici, le Système d’Information Statistique pour
nationales sont de puissants leviers qui l’Education et la Formation (SISEF).
permettent aux citoyennes et aux citoyens Le SISEF a développé des innovations qui ont,
sénégalais de se doter de connaissances, de non seulement, permis de corriger les limites
compétences et de valeurs socioculturelles, de antérieures mais également d’arriver à des
contribuer à la sauvegarde de leur résultats probants, tels : une application
environnement et au développement endogène informatique harmonisée (‟le statEduc″) pour
et durable de leur milieu. les différents sous-secteurs du système
Toutefois, le sous- secteur manque aujourd’hui éducatif, des outils adaptés et un dispositif
de visibilité du fait de l’absence de données opérationnel de collecte et de traitement de
statistiques exhaustives et fiables susceptibles données.
d’édifier les autorités de la République et les Le processus de collecte des données, faut-il le
différents acteurs et partenaires sur l’état reconnaître, a connu certaines difficultés, telles
d’évolution des programmes d’alphabétisation que des limites budgétaires qui n’ont pas
et le niveau réel d’utilisation des langues permis de systématiser la collecte
nationales dans le pays. annuellement.
Dans l’optique de corriger ces insuffisances, la Pour pallier ces difficultés, la DALN a pris des
DALN, sous l’autorité du Ministère de initiatives en procédant à une collecte de
l’Education nationale (MEN) et en données auprès des IA pour renseigner les
collaboration avec la Direction de la principaux indicateurs.

120
ACCES ET PARTICIPATION
I- LES STRUCTURES
Le programme EBJA comporte trois types de Pour ce rapport, les informations recueillies ne
structures: les centres d’alphabétisation (CAF), concernent que les CAF et les ECB.
les écoles communautaires de base (ECB) et En 2014/2015, les structures recensées sont au
les daara. nombre de 1160 dont 971 CAF et 189 ECB.
A) Répartition des structures par type, région et IA
a. Les CAF
En 2014/2015, les structures recensées dans les Dakar et 10 pour chacune des IA de Pikine-
programmes d’alphabétisation sont de971 CAF Guédiawaye et Rufisque.
dont 470 dans le BCI et 501 dans les autres  Pour les autres types de
projets et programmes d’alphabétisation. Ces projets/programmes, les 501 structures (CAF) sont
autres projets et programmes représentent recensées dans 7 IA : Kolda (5 projets), Thiès (3
projets), Diourbel (1 projet), Matam (2 projets),
51,6% des structures.
Saint-Louis (2 projets), Kaffrine (1 projet) et
 Pour le PNEBJA (BCI), la répartition des
Kaolack (2 projets).Parmi ces 7 IA, Diourbel
structures CAF par IA varie de 30 à 35 CAF en
enregistre 175 CAF soit 34,9%, suivie de Kolda
moyenne sauf pour les IA de Fatick qui enregistre
avec 171 CAF soit 34, 1%. Saint-Louis avec 7
40 CAF et les 3 IA de la région de Dakar où le
CAF occupe le plancher dans les IA bénéficiant
nombre de structures est de 15 CAF pour l’IA de
d’autres types de projets/programmes en dehors du
PNEBJA/BCI.

121
Tableau N°1 : Répartition des structures du programme d’alphabétisation par IA :
IA de: Type de programmes NBRE DE
(Alphabétisation,) CAF
A- Programme National d’éducation de base des jeunes et adultes (BCI)
1. Kolda Alphabétisation 30
2. Kédougou Alphabétisation 30
3. FATICK Alphabétisation 40
4. Dakar Alphabétisation 15
5. Thiès Alphabétisation 35
6. Pikine-Guédiawaye Alphabétisation 10
7. Diourbel Alphabétisation 35
8. Matam Alphabétisation 35
9. Tambacounda Alphabétisation 35
10. Saint-Louis Alphabétisation 30
11. Kaffrine Alphabétisation 35
12. Kaolack Alphabétisation 35
13. SEDHIOU Alphabétisation 30
14. Louga Alphabétisation 35
15. RUFISQUE Alphabétisation 10
16. Ziguinchor Alphabétisation 30
TOTAL PNEBJA Alphabétisation 470
B- Autres Projets/programmes d’alphabétisation
1. Kolda Alphabétisation 171
2. THIES Alphabétisation 33
3. Diourbel Alphabétisation 175
4. Matam Alphabétisation 55
5. Saint-Louis Alphabétisation 7
6. Kaffrine Alphabétisation 27
7. Kaolack Alphabétisation 33
TOTAL Autres programmes d’alphabétisation 501
Part Autres Alphabétisation 51,60
C- TOTAL GENERAL ALPHABETISATION (A +B) 971
Source : Données statistique DALN 2014/2015

b. Les ECB
Ce type de programme est mis en œuvre dans Le nombre de structures recensées est de 189
trois IA (Diourbel et Kaffrine à travers le ECB dont 177 pour le projet PALAM soit
projet PALAM et Louga par le projet Village 93,6%. Les 12 restantes sont mis en œuvre par
Millenium). le projet Village Millenium dans l’IA de
Louga.

122
Tableau N°2 : Répartition des structures du programme ECB par IA :
IA de: Type de programmes (Ecoles NBRE D’ECB
communautaires de base)
1. DIOURBEL ECB 89
2. Kaffrine ECB 88
3. Louga ECB 12
TOTAL ECB 189
Source : Données statistique DALN 2014/2015

II- LES LANGUES D’ENSEIGNEMENTCODIFIEES

De 1971 à 2014, 22 langues sont codifiées, 6 constitution de 2001 qui stipule que toute
langue en 1971, 2 langues entre 1995 et 2000 langue codifiée devient langue nationale avec
date à partir de laquelle au moins une langue la possession d’un décret relatif à
est codifiée par an. De 2001 à 2012, 12 autres l’orthographe et la séparation des mots de cette
langues ont été codifiées. Ce qui porte le langue. Le décret de 2001 a suscité un grand
nombre de langues codifiées à 20. intérêt au niveau des communautés
Deux (02) nouvelles langues se sont ajoutées linguistiques pour voir leur langue érigée au
entre 2013 et 2014, d’où le nombre total de rang de langue nationale afin d’être introduite
langues codifiées qui est de 22. dans l’ENF devenue EBJA ou le formel.
Cette évolution dans le processus de
codification des langues est due par la

Tableau 3: Répartition des langues par année de codification

N° Langues Date de codification


1. Wolof 1971
2. Seereer 1971
3. Pulaar 1971
4. Joola 1971
5. Mandinka 1971
6. Sooninke 1971
7. Hasaniya 1995
8. Balant 2000
9. Mankaañ 2001
10. Noon 2002
11. Manjaaku 2002
12. Mënik 2004
13. Oniyan 2004
14. Saafi-saafi 2004
15. Guñuun 2005
16. Laalaa 2005
17. Kanjad 2006
18. Jalunga 2007
19. Ndút 2008
20. Bayot 2012
21. Paloor 2013
22. Womey 2014
Source : Données statistique DALN 2014/2015

123
III- LES EFFECTIFS

A) Evolution des effectifs enrôlés en alphabétisation dans l’éducation de base des jeunes
et adultes (EBJA)
La tendance est à la baisse d’année en année.
De 2012 à 2015, l’effectif global de l’EBJA Cette baisse s’explique par l’insuffisance des
est de 183 039 formés à 356 736 simulés, ressources par rapport aux objectifs du
soit un écart de -173 697. Simul du Paquet.
Par an, l’effectif est passé de 65 390
apprenants en 2012 à 30 671en 2015.
Graphique N° 1 : Evolution des effectifs dans les programmes d’alphabétisation 2012 à 2015

Source : Données statistiques DALN 2012/2015

B) Effectifs par projet/programme d’alphabétisation, par IA et par sexe


En 2014/2015, sur un effectif total de 30 671 écart pourrait s’expliquer par l’intérêt des
apprenants, les 27 952 sont des femmes soit bénéficiaires au programme.
91,13%. Sur cet effectif total, les16 032, soit Par IA, 4 réalisent les plus grands scores : il
52,27% sont dans les projets/programmes s’agit de Kolda (7 182 apprenants), Diourbel
autres que le PNEBJA/BCI. Les14 639 (5 420), Matam (3 250) et Kaolack (2 334).
apprenants restants sont du PNEBJA/BCI qui Toutes ces IA ont enregistré la mise en œuvre
avait comme objectif de former 14100 d’autres projets/programmes en plus du
apprenants, soit un écart positif de 539. Cet PNEBJA.

124
Tableau 4: Répartition des effectifs d’alphabétisation par IA :
IA de: Effectifs
H F T
1. Kolda 1233 5949 7182
2. Kédougou 146 737 883
3. FATICK 0 1357 1357
4. Dakar 33 417 450
5. Thiès 137 1850 1987
6. Pikine-Guédiawaye 0 324 324
7. Diourbel 584 4836 5420
8. Matam 282 2 968 3 250
9. Tambacounda 0 1050 1050
10. Saint-Louis 51 1279 1330
11. Kaffrine 132 1749 1881
12. Kaolack 0 2334 2334
13. SEDHIOU 59 841 900
14. Louga 46 1034 1080
15. RUFISQUE 0 332 332
16. Ziguinchor 16 895 911
TOTAL 2 719 27 952 30 671
% femmes 91,13
Source : Données statistiques DALN 2012/2015

L’Observation du graphique ci-après montre scores de -2%. Ces IA n’ont pas enregistré
que l’IA de Kolda détient 23,42% de l’effectif l’existence d’autres projets/programmes et se
total, Diourbel 17,67%, Matam 10,60% et sont réparties le quota de 35 CAF qui était
Kaolack 7,61%. Toutes ces IA ont bénéficié alloué à la région de Dakar dont l’IA a été
d’autres types de projets/programmes. scindée en 3.
Trois IA (Pikine-Guédiawaye, Rufisque et
Dakar) réalisent les plus bas taux avec des

Graphique N° 2 : Part des effectifs d’alphabétisation par sexe et par IA :

Source : Données statistiques DALN 2012/2015

125
C) Pourcentage de femmes dans les effectifs par IA
En 2014/2015, sur un effectif total de 30 671 83,47% et 89,23% sont en dessous de la
apprenants, les 27 952 sont des femmes soit moyenne nationale. Cette situation s’explique
91,13%. Dans les IA de Fatick, Pikine- par la discrimination positive envers les
Guédiawaye, Tambacounda, Kaolack et femmes qui doivent constituer 75% des
Rufisque le pourcentage des femmes est de effectifs et à leur détermination au sein des
100%. Seules les IA de Kolda, Kédougou et associations et groupements féminins.
Diourbel avec respectivement 82,83% ;

Graphique 3 : Pourcentage de femmes dans les effectifs par IA en 2014/2015

Source :
Campagne statistique DALN 2014/2015

D) Répartition des effectives des écoles communautaires de base par sexe et IA :


Sur 5 973 apprenants recensés, les 66,4% sont des Ce type de programme n’est enregistré que dans
filles. Ce qui dépasse légèrement la part des filles trois IA dont deux abritent le projet PALAM sur
simulée qui est de 65%. financement de la BID avec une contrepartie du
Sénégal.
Tableau 5: Répartition des effectifs des ECB par IA :

Type de programmes
PROJETS/ (Ecoles EFFECTIF DES APPRENANTS
IA de:
PROGRAMMES communautaires de
base) H F TOTAL
DIOURBEL PALAM ECB 1 198 1 589 2 787
Kaffrine PALAM ECB 859 2 054 2 913
Louga ONG Village Millenium ECB 149 124 273
TOTAL 2 206 3 767 5 973
% des femmes 66,4%
Source : Données statistiques DALN 2012/2015

126
QUALITE ET EFFICACITE INTERNE
A) Pourcentage des apprenants ayant atteint le seuil de maîtrise des compétences en
langue et communication (lecture et expression écrite), en mathématiques et éducation
à la science et à la vie sociale
Au terme de l’évaluation finale du PNEBJA domaines réalisé est de 75,0%. Il peut
2014, 1 742 apprenants ont été testés, 126 CAF s’expliquer par un bon crédit horaire (395H en
soit 27,39%, ont été visités dans les 16 IA du moyenne), une présence aux cours de 76,77%,
Ministère de l’Education nationale. une mise à disposition de manuels de lecture et
La norme ciblée en compétences tous mathématiques dans 97,6% des CAF, etc.
domaines est qu’à terme 75% des apprenants Par IA, les résultats enregistrés se présentent
aient atteint la compétence. comme suit :
L’observation du tableau ci-dessous montre
que le niveau de compétences en tous

Tableau 6:Résultats par IA et niveau de maîtrise


Compétences en tous domaines
Nombre Alpha ou Total
IA d'évalués Moins de 50 Entre 50 à
% 74 %
75 % et plus en voie
DAKAR 31 16,1% 38,7% 45,2% 83,9% 100,0%
DIOURBEL 56 21,4% 44,6% 33,9% 78,6% 100,0%
FATICK 99 26,3% 69,7% 4,0% 73,7% 100,0%
KAFFRINE 270 27,4% 32,6% 40,0% 72,6% 100,0%
KAOLACK 192 67,2% 25,0% 7,8% 32,8% 100,0%
KEDOUGOU 122 32,0% 43,4% 24,6% 68,0% 100,0%
KOLDA 117 18,8% 38,5% 42,7% 81,2% 100,0%
LOUGA 78 16,7% 47,4% 35,9% 83,3% 100,0%
MATAM 62 1,6% 41,9% 56,5% 98,4% 100,0%
PIKINE GUEDIAWAYE 99 25,3% 72,7% 2,0% 74,7% 100,0%
RUFISQUE 36 63,9% 36,1% 100,0% 100,0%
SAINT-LOUIS 77 1,3% 31,2% 67,5% 98,7% 100,0%
SEDHIOU 128 7,0% 14,1% 78,9% 93,0% 100,0%
TAMBACOUNDA 127 26,8% 37,0% 36,2% 73,2% 100,0%
THIES 127 34,6% 54,3% 11,0% 65,4% 100,0%
ZIGUINCHOR 121 1,7% 28,1% 70,2% 98,3% 100,0%
TOTAL 1742 25,0% 39,6% 35,4% 75,0% 100,0%
Source : Données évaluation PNEBJA 2014/DALN

Par IA et en compétences tous domaines, 9 sur Cette faiblesse pourrait s’expliquer par un
16 ont enregistré un seuil de maîtrise moyen de taux de présence au cours insuffisant (67,5%)
75% et plus soit 56,3% des IA. Sur 16 IA, 04, et inférieur à la moyenne nationale de 76,77%,
soit 25,0% réalisent un seuil de maîtrise un encadrement insuffisant (1 seule visite de
compris entre 70 et 74% tandis que 2 l’IA, 4 par les IEF), une utilisation insuffisante
(Kédougou et Thiès) soit 12,5% enregistrent des cahiers d’activités (55,5%) et un
des scores compris entre 65 et 70%. environnement lettré quasi inexistant.
Notons que seule l’IA de Kaolack réalise le
plancher avec 32,8% de niveau de maîtrise en
dessous de 50%. Ce qui est assez faible.

127
 Par niveau de maîtrise, le graphique ci-après montre les trois (03) catégories de maîtrise
sont répertoriés.
- ceux qui ont satisfait les tests à 75% et plus, soit 35,4% d’apprenants,
- ceux qui sont entre 50 et 74% (39,6% d’apprenants)
- et ceux qui sont à moins de 50%.
 Par domaine, les résultats présentent quelques disparités.

Le domaine langue enregistre le meilleur résultat avec 84,3% de maîtrise. Elle est suivie des
mathématiques (65,0%) et des compétences de vie courante (CVC) avec 61,2%.
Graphique 4: Seuils de maîtrise par domaine

Source : Données évaluation PNEBJA 2014/DALN

Ces résultats hétérogènes illustrent le fait que mathématiques et le domaine CVC occupe le
les facilitateurs maîtrisent mieux plancher avec 61,2%.
l’enseignement de la langue que les

B) Taux de présence au cours

Le taux moyen de présence des apprenants occasionnant parfois des


apprenant(e)s au cours est de 76,77%. Ce absences répétées aux cours.
résultat peut s’expliquer par les multiples Le graphique ci-après présente les
activités socio-économiques des résultats enregistrés par région.

128
Graphique 5:Seuils de maîtrise par Région

Source :Données évaluation PNEBJA 2014/DALN

L’observation du graphique montre que sur 14 la région de Kolda(74,06) sont celles dont le
régions, les 09 soit 64,28% ont enregistré des taux de présence des apprenant(e)s au cours est
taux de présence compris entre 79,61 et en dessous de la moyenne nationale de (76,77).
97,75%. Dans ces régions, les multiples activités des
Le taux de présence le plus élevé au cours des femmes peuvent expliquer ces contre-
apprenant(e)s est réalisé par la région de performances.
Matam (,75%); elle est suivie par les régions Malgré ces disparités notées, le taux de
de Diourbel (88,92%), Louga (88,88%) et présence des apprenants aux cours est dans
Saint-Louis (87,00%). l’ensemble satisfaisant.
Les régions de Dakar, Fatick, Kaolack, Thiès
avec chacune un taux de présence de 67,50 et
C) Crédit horaire

Le crédit horaire moyen réalisé dans Par région les résultats suivants ont été
l’ensemble des structures visitées est de enregistrés :
395 Heures. Cette performance nationale
peut être considérée satisfaisante.

129
Tableau 7: Crédit horaire pare Région
Région Crédit horaire global réalisé
DAKAR 427,15
DIOURBEL 381,17
FATICK 506,67
KAFFRINE 322,44
KAOLACK 440,64
KEDOUGOU 347,00
KOLDA 364,88
LOUGA 355,75
MATAM 480,75
SAINT-LOUIS 408,00
SEDHIOU 326,82
TAMBACOUNDA 359,25
THIES 424,85
ZIGUINCHOR 357,88
Total 395,01
Source : Données évaluation PNEBJA 2014/DALN

Le crédit horaire moyen réalisé est de 395 Kédougou, Kolda, Louga, Sédhiou,
heures. On remarque que la région de Fatick Tambacounda et Ziguinchor) sur les quatorze
avec 506,67 arrive largement en tête, suivie (14) visitées ont un crédit horaire situé certes
des régions de Matam 480,75, de Kaolack en dessous de la moyenne nationale, mais
440,64, de Dakar 427,15 et de Thiès 424,85. dépassant les 324 heures.
Huit (8) régions (Diourbel, Kaffrine,
D) Taux de déperdition
Le taux de déperdition global est de 9,94%. femmes. Rappelons que la part des hommes
Rapporté à la norme ciblée de 8,00%, il y a un dans les effectifs est très faible du fait de la
écart de +1,94 points. discrimination positive en faveur des femmes.
Par genre, on note un taux satisfaisant de
2,96% chez les hommes contre 9,25% chez les

 Taux de déperdition par région :

Tableau 8: Taux de déperdition par région :


Taux déperdition des Taux de déperdition des Taux de déperdition
Région
femmes hommes globale
DAKAR 6,72 -15,38 6,80
DIOURBEL 22,91 0,00 22,91
FATICK 10,35 -16,67 9,88
KAFFRINE 8,95 11,11 8,79
KAOLACK 7,12 0,00 7,16
KEDOUGOU 5,93 0,00 5,65
KOLDA 11,16 6,25 13,80
LOUGA 10,73 0,00 11,41
MATAM 3,57 16,67 5,24
SAINT-LOUIS 15,00 25,00 15,00
SEDHIOU 4,33 22,73 6,31
TAMBACOUNDA 14,46 33,33 18,61
THIES 6,83 -15,38 6,31
ZIGUINCHOR 8,66 0,00 8,50
Total 9,25 2,96 9,94
Source : Données évaluation PNEBJA 2014/DALN

Par région, dans 7 sur 14 soit 50%, on a Tambacounda (18,6%), Saint-Louis (15%),
enregistré des taux de déperdition supérieurs à Kolda (13,8%), Louga (11,4%), Fatick (9,88%)
la norme de 8%. Il s’agit de Diourbel (22,9%), et Kaffrine (8,79%).

130
Par genre, on constate chez les hommes des accordent aux enseignements/apprentissages
taux de déperditions nuls dans les régions de dispensés.
Diourbel, Kaolack, Kédougou, Louga et Par contre au niveau des hommes, on constate
Ziguinchor que la région de Tambacounda avec 33,33 a le
Le taux de déperdition globale est de 9,94. taux de déperdition le plus élevé, suivie des
Nous remarquons que le taux de déperdition régions de Saint - Louis(25,00),
des femmes est de 9,25% avec un écart de 1.25 Sédhiou(22,73), Matam(16,67) et
contre 2,96 pour les hommes. Ce taux élevé Kaffrine(11,11). 0n constate que les régions de
chez les femmes est surtout plus accentué dans Fatick (-16,67), Dakar (-15,38) et Thiès (-
les régions de Diourbel (22,91), Saint-Louis 15,38) ont enregistrés de nouveaux apprenants
(15,00), Tambacounda (14,46), Kolda (11,16), au cours de la formation.
Louga (10,73) et Fatick (10,35). Les plus Les régions de Diourbel, Kaolack, Kédougou,
faibles taux de déperdition sont constatés dans Louga et Ziguinchor n’ont pas enregistré
les régions de Matam (3,57) et Sédhiou (4,33), d’abandon chez les hommes.
ce qui montre l’importance que ces femmes

E) Existence d’AGR
Les activités génératrices de revenus « AGR » Dans tous les 124 centres évalués, il
qui constituent l’un des leviers du programme existe une activité génératrice de
PNEBJA sont inscrites dans le budget. Elles revenus, soit 100%.
contribuent beaucoup pour la mobilisation des
apprenants bénéficiers.

Tableau 9: Existence d’AGR


Région Existence d'AGR
Total
oui
Nombre 12 12
DAKAR
% 100,0% 100,0%
Nombre 6 6
DIOURBEL
% 100,0% 100,0%
Nombre 11 11
FATICK
% 100,0% 100,0%
Nombre 8 8
KAFFRINE
% 100,0% 100,0%
Nombre 10 10
KAOLACK
% 100,0% 100,0%
Nombre 8 8
KEDOUGOU
% 100,0% 100,0%
Nombre 7 7
KOLDA
% 100,0% 100,0%
Nombre 7 7
LOUGA
% 100,0% 100,0%
Nombre 5 5
MATAM
% 100,0% 100,0%
Nombre 6 6
SAINT-LOUIS
% 100,0% 100,0%
Nombre 11 11
SEDHIOU
% 100,0% 100,0%
Nombre 12 12
TAMBACOUNDA
% 100,0% 100,0%
Nombre 13 13
THIES
% 100,0% 100,0%
Nombre 8 8
ZIGUINCHOR
% 100,0% 100,0%
Nombre 124 124
Total
% 100,0% 100,0%
Source : Données évaluation PNEBJA 2014/DALN

131
GESTION

A) Pourcentage de structures dotées de comité de gestion fonctionnel

Sur les 124 comités de gestion identifiés, 123 dans toutes les autres, les comités de gestion
sont fonctionnels, soit un taux global de existants sont fonctionnels.
99,2%. %. En dehors de la région de Fatick,

Tableau 10 : Nombre de centres ayant un comité de gestion fonctionnel


Région Le comité de gestion est-il fonctionnel ?
Total
oui non
Nombre 12 0 12
DAKAR
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 6 0 6
DIOURBEL
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 10 1 11
FATICK
% 90,9% 9,1% 100,0%
Nombre 8 0 8
KAFFRINE
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 10 0 10
KAOLACK
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 8 0 8
KEDOUGOU
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 7 0 7
KOLDA
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 7 0 7
LOUGA
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 5 0 5
MATAM
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 6 0 6
SAINT-LOUIS
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 11 0 11
SEDHIOU
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 12 0 12
TAMBACOUNDA
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 13 0 13
THIES
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 8 0 8
ZIGUINCHOR
% 100,0% ,0% 100,0%
Nombre 123 1 124
Total
% 99,2% ,8% 100,0%
Source :Données évaluation PNEBJA 2014/DALN

B) Répartition du personnel de l’EBJA selon la fonction et par type de programme


a. Alphabétisation :
Deux types de personnels sont répertoriés : Pour les superviseurs, les hommes sont
les facilitateurs/enseignants et les largement majoritaires : sur 151 recensés,
superviseurs. Les facilitateurs/enseignants seuls 16,56% sont femmes. Cette situation
sont ont nombre de 965 dont 516 femmes peut s’expliquer par l’exigence du travail
soit 53,47%. Cette prédominance peut de supervision qui demande beaucoup de
s’expliquer par le fait que 91,13% des déplacements et dans des zones dispersées
effectifs sont des femmes qui sont et parfois difficiles d’accès.
organisées en associations et ou
regroupement d’intérêt économique.
132
Tableau 11 : Répartition des personnels d’alphabétisation par fonction
PERSONNELS
SUPERVISEURS CAF
IA de: (Facilitateurs/Enseignants)
H F T H F T
Kolda 129 58 187 22 5 27
Kédougou 21 9 30 6 0 6
FATICK 16 24 40 7 1 8
Dakar 5 10 15 2 1 3
Thiès 12 56 68 8 4 12
Pikine-Guédiawaye 0 10 10 0 2 2
Diourbel 101 109 210 18 4 22
Matam 36 54 90 11 0 11
Tambacounda 23 12 35 7 0 7
Saint-Louis 11 26 37 5 2 7
Kaffrine 30 32 62 14 0 14
Kaolack 29 47 76 7 4 11
SEDHIOU 17 13 30 5 1 6
Louga 5 30 35 6 1 7
RUFISQUE 0 10 10 2 0 2
Ziguinchor 14 16 30 6 0 6
TOTAL GENERAL
449 516 965 126 25 151
PAYS
% Femmes 53,47 16,56
Source :Données statistiques DALN 2014/2015

133
b. Ecoles communautaires de base
Comme pour l’alphabétisation, les ECB recensés dont 3 femmes. L’exigence de ces
comptent deux types de personnels : deux fonctions en terme de temps d’occupation
volontaires et superviseurs. et de déplacement sur le terrain.
Sur 189 volontaires, les femmes sont 80, soit
42,33%. Pour les superviseurs, 38 ont été

Graphique 6 : Répartition des personnels des ECB par fonction

Source : Données statistiques DALN 2014/2015

134
FINANCEMENT DE L’EDUCATION
Cette partie traite des indicateurs financiers du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et
de la transparence de l’éducation et de la formation (PAQUET-EF). L’analyse porte d’une part sur les
projections de modèles de simulation et les budgets votés et d’autre part sur l’exécution des budgets
votés.

135
Dépenses publiques de l’Etat

L es dépenses publiques totales de l’Etat sur


financement intérieur, s’agissant du budget
voté, ont plus que doublé entre 2006 et 2014, passant de
troisième phase du PDEF 2009-2010.
Sur toute cette période, le budget n’a jamais été
exécuté entièrement à l’exception de l’année
1067,6 milliards à 2242 ,35 milliards. 2006 où le montant exécuté dépasse le budget
Sur toute la période 2006-2014, les dépenses voté. Ceci s’explique par des dépenses réalisées
votées sont supérieures aux simulations et régularisées après le vote du budget.
particulièrement pendant les dernières années de la
Evolution entre 2000 et 2012 des dépenses publiques de l’Etat (en milliards)

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014

Dépenses publiques totales de


l’Etat sur financement intérieur
(prévision Simul) 851,5 873 936 962 989 1 709 1 782 1 781 1 890

Dépenses publiques totales de


l’Etat sur financement intérieur
(Budget voté) 1067,6 1308,8 1371,6 1486,8 1594,8 1904,2 1957,8 2053,6 2242,35
taux de couverture des prévisions
par le budget voté 1,25 1,50 1,47 1,55 1,61 1,11 1,10 1,15 1,19
Ecart entre Budget exécuté et
Budget voté -174,6 215,8 226,2 81,8 263,0 314,0 322,9 2053,6 2242,4

Ecart entre Budget voté et


prévision 216,1 435,8 435,5 525,0 605,6 194,8 175,8 272,6 352,4

Dépenses publiques totales de


l’Etat sur financement intérieur
(réalisation: exécution budget) 1242,2 1093,0 1145,4 1405,0 1331,8 1590,2 1634,9
Taux d'exécution du budget voté 116,4% 83,5% 83,5% 94,5% 83,5% 83,5% 83,5% 0,0% 0,0%

Source DPRE

136
Dépenses de fonctionnement de l’Etat
ntre 2006 et 2014, les dépenses de annuel de 10,55%%.Durant toute la période, le
E fonctionnement de l’Etat votées ont connu
une augmentation de 920,1milliards en
budget de fonctionnement de l’Etat n’a connu
une exécution complète à l’exception de l’année
valeur absolue soit 65 % en valeur relative. 2009.L’écart entre les prévisions et les
Les dépenses de fonctionnement (allocation) de allocations n’a cessé d’augmenter jusqu’à une
l’Etat ont connu un taux d’accroissement moyen hausse de plus de 70%.

Evolution des dépenses de fonctionnement de l’Etat de 2006 à 2014(en milliards)

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014


Prévisions 557,1 600,2 639,2 639,2 639,2 1 234,4 1 278,0 1 266,0 1 328,0
voté 747,3 825,1 966,2 1079 1173,3 1396,1 1453,5 1738,3 1667,35
Ecart entre voté et
prévisions 190,1606 224,9 326,987 439,787 534,087 161,7 175,5 472,3 339,35
Taux de couverture
des prévisions par le
budget voté 134,1% 137,5% 151,2% 168,8% 183,6% 113,1% 113,7% 137,3% 125,6%
Exécution 551,5 791,7 813,8 1079,0 1125,0
Taux d'exécution du
budget voté 73,8% 95,9% 84,2% 100,0% 95,9% nr nr nr nr

Source : DPRE

Ecart entre réalisation et prévision

137
Dépenses publiques de fonctionnement de l’Education

ntre 2006 et 2014, les dépenses publiques de Durant toute cette période, le budget de
E fonctionnement allouées à l’éducation ont
été multipliées par 2, avec un taux
fonctionnement a connu un taux d’exécution
moyen supérieur à 100%.
d’accroissement moyen annuel de 8,77%.

Evolution des dépenses publiques de fonctionnement de l’Education de 2006 à 2014(en milliards)

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014


Prévisions 229,10 229,10 203,08 202,57 202,06 410,00 447,30 443,10 464,80
voté 225,41 228,01 188,27 216,80 323,66 363,81 371,16 412,87 441,68

Ecart entre voté et prévisions -3,692 -1,094 -14,81 14,23 121,596 -46,189 -76,139 -30,226 -23,1
Taux de couverture des
98,4% 99,5% 92,7% 107,0% 160,2% 88,7% 83,0% 93,2% 95,0%
prévisions par le budget voté
Exécution 213,709 225 297,751 305,814 324,158 363,410 371,008 404,822 428,387
Taux d'exécution du budget
94,8% 98,7% 158,1% 141,1% 100,2% 99,89% 99,96% 98,05% 97,0%
voté

Source : DAGE

Pourcentage de réalisation des dépenses publiques de fonctionnement


De l’Education par rapport aux prévisions

138
Dépenses en capital de l’Etat sur financement intérieur
Entre 2011 et 2014, les dépenses en capital ont

S ur la période 2006-2014, les dépenses en


capital de l’Etat sur financement intérieur ont
connu un accroissement de 320 millions soit une
connu une augmentation de 157 millions soit un
taux d’accroissement moyen annuel 6,35%.
Durant toute la période considérée, les dépenses
moyenne annuelle de 39,95 millions. réalisées sont supérieures aux prévisions.
.

Evolution des dépenses en capital de l’Etat de 2006 à 2014 (en milliards)

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014


Prévisions 253,7 390,0 415,4 442,4 471,1 475,0 504,0 515,0 562
voté 613,3 750,6 697,1 654,8 694,8 775,6 920,7 912,4 933
Ecart entre voté et prévisions
359,6122 360,58 281,729 212,43 223,675 300,6 416,7 397,4 370,9
Taux de couverture des
prévisions par le budget voté 241,8% 192,5% 167,8% 148,0% 147,5% 163,3% 182,7% 177,2% 166,0%

Exécution 318,7 390,0 463,4 407,8 439,5 0,0 0,0 0,0 0,0
Taux d'exécution du budget 52,0% 52,0% 66,5% 62,3% 63,3%
voté

Source : DPRE

Ecart entre réalisation et prévision

139
Dépenses publiques d’investissement allouées à l’Education
ur la période 2006-2014, les dépenses d’investissement est multiplié par 1,5.
S publiques d’investissement allouées à
l’éducation (allocation) ont largement
couvert les prévisions en investissement,
Le taux de couverture des prévisions en
investissement affiche une tendance baissière et
le taux d’exécution à une évolution en dents de
particulièrement entre 2006 et 2012 où le budget scie.

Evolution des dépenses publiques d’investissement allouées à l’éducation de 2006 à 2014

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014


Prévisions 22,832 27,77 24,05 24,24 24,45 44,09 48,17 48,00 50,70
voté 55,2 90,1 62,7 58,9 62,5 69,8 82,9 54,5 58,1
Ecart entre voté et prévisions
32,4 62,3 38,7 34,7 38,1 25,7 34,7 6,6 7,4
Taux de couverture des
prévisions par le budget voté 241,8% 324,3% 260,9% 243,1% 255,8% 158,3% 172,0% 113,7% 114,6%
Exécution 50,79 41,199 55,77 29,685 49,079 32,338 37,899 27,246 43,30
Taux d'exécution du budget
voté 92,02% 45,74% 88,89% 50,37% 78,49% 46,33% 45,74% 72,23% 74,54%

Source : DPRE

Ecart entre réalisation et prévision

140
Dépenses publiques totales allouées à l’Education

lobalement sur l’ensemble de la période moyen annuel de 7,48%.


G 2006-2014, les dépenses publiques totales
allouées à l’éducation (allocation) ont été
Sur les neuf années, les allocations sont en deçà
des prévisions pour les six. A l’exception de 2008
multipliées par 1,7 passant de 280,6 à et 2009, le taux d’exécution du budget total alloué
499,8milliards avec un taux d’accroissement s’établit à 91%.

Evolution des dépenses publiques totales allouées à l’Education de 2006 à 2014 (en milliards)

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014


Prévisions 284,3 319,2 265,8 261,5 264,6 479,8 530,2 497,6 522,9
voté 280,6 318,1 251,0 275,7 386,2 433,6 454,0 467,4 499,8
Ecart entre voté et prévisions
-3,692 -1,094 -14,81 14,23 121,596 -46,189 -76,139 -30,226 -23,118
Taux de couverture des
prévisions par le budget voté 98,7% 99,7% 94,4% 105,4% 146,0% 90,4% 85,6% 93,9% 95,6%
Exécution 264,499 266,199 353,519 335,499 373,237 395,748 408,907 444,222 471,687
Taux d'exécution du budget
voté 94,3% 83,7% 140,8% 121,7% 96,6% 91,3% 90,1% 95,0% 94,4%

Source : DPRE

Ecart entre réalisation et prévision

141
Part des dépenses allouées à l’Education dans les dépenses de l’Etat

A- Part de l’Education dans les dépenses de fonctionnement de l’Etat

A part de l’Education dans les dépenses


L de fonctionnement de l’Etat hors dette et
dépenses communes (voté) a connu un
Généralement, les allocations dépassent les
prévisions. La part de l’éducation dans les
dépenses de l’Etat hors dette et dépenses
accroissement de 290,5 milliards, en passant de communes est en moyenne de 41,5% pour la
747, 3 en 2006 à 1667,3 en 2014, avec un taux période.
d’accroissement moyen annuel de 10,6%.

Evolution de la part de l’Education dans les dépenses de fonctionnement de l’Etat (en milliards)

2 006 2 007 2 008 2 009 2 010 2 011 2 012 2 013 2 014

Part de l'éducation dans les dépenses de


fonctionnement de l'Etat (prévision) 47% 39% 39% 39% 39% 39% 39% 39% 39%
Dépenses de fonctionnement de l'Etat
(Budget voté) 747,3 825,1 966,2 1079 1173,3 1407,1 1453,5 1538,3 1667,35
Dépenses de fonctionnement de l'Etat
hors dette et dépenses communes 505,285 571,43 610,47 724,275 790,302 801,301 853,24 830,048 908,939
Dépenses publiques de fonctionnement
allouées à l'éducation (Budget voté) 225,408 228,01 188,272 216,804 323,656 363,811 371,16 412,874 441,682
Part de l'éducation dans les dépenses de
fonctionnement de l'Etat hors dette et
dépenses communes (budget voté) 44,61% 39,90% 30,84% 29,93% 40,95% 45,40% 43,50% 49,74% 48,59%
Taux de couverture des prévisions
par le budget voté -2,39% 0,90% -8,16% -9,07% 1,95% 6,40% 4,50% 10,74% 9,59%

Source : DPRE

Part de l’éducation dans le budget de fonctionnement hors dette et dépenses communes (voté)

142
Ecart entre réalisation et prévision

B- Part de l’Education dans les dépenses d’investissement de l’Etat


ur la période 2006-2014, la part de annuel de 4,8%, durant les sept premières
S l’éducation dans les dépenses
d’investissement de l’Etat (allocation) a
années.
Les allocations restent inférieures aux prévisions
évolué en dents de scie. Globalement, elle a pour toutes les années, à l’exception des
enregistré un taux d’accroissement moyen années2010 et 2011.

Evolution de la part de l’Education dans les dépenses d’investissement de l’Etat de 2006 à 2014

2 006 2 007 2 008 2 009 2 010 2 011 2 012 2 013 2 014


Prévision 9,0% 12,0% 9,0% 9,0% 9,0% 9,0% 10,0% 10,0% 10,0%
Réalisation 8,20% 8,50% 8,00% 8,50% 9,00% 9,00% 9,00% 5,98% 6,23%
Ecart entre les montants votés et
les prévisions -0,80% -3,50% -1,00% -0,50% 0,00% 0,00% -1,00% -4,02% -3,77%

Source : DAGE

143
Ecart entre réalisation et prévision

C- Part de l’Education dans le budget de l’Etat

S ur la période 2006-2014, les dépenses


publiques totales de l’Etat sur financement
intérieur et celles allouées à l’Education ont
budget global a évolué en dents de scie. Durant
la même période, par rapport à 2006, la part du
budget de l’Education a enregistré une baisse de
régulièrement progressé avec respectivement un 9,4 points de pourcentage en 2008 avant de se
taux d’accroissement moyen annuel de 9,7% et stabiliser à 22,1 en moyenne %.
8,3%. Cependant, la part de l’Education dans le

Evolution de la part du budget de l’Education dans le budget de l’Etat sur financement intérieur entre 2000 et 2010

2 006 2 007 2 008 2 009 2 010 2 011 2 012 2 013 2 014

Dépenses publiques totales de l’Etat sur


financement intérieur (réalisation) 1067,6 1309 1371,6 1486,8 1594,8 1915,2 1958 2053,6 2242,4
Total dépenses publiques d’éducation
(réalisation) 278,39 276,9 228,69 263,53 378,9 426,87 449,2 462,85 524,97
Dépenses .publiques d’éducation en
% des dépenses totales de l’Etat sur
financement intérieurs. 26,1% 21,2% 16,7% 17,7% 23,8% 22,3% 22,9% 22,5% 23,4%

Source : DPRE

144
Dépenses publiques d’éducation en % des dépenses totales de l’Etat sur financement interne

145
Situation d’exécution budgétaire du secteur de l’Education

L e taux d’exécution du budget de


fonctionnement du secteur de l’éducation et
En ce qui concerne le budget global du MEN, son
taux d’exécution est de 96,59%, il est tiré par le
de la formation s’établit globalement à bas parle taux d’exécution du budget
95,54%(2007-2014). Ce faible taux s’explique d’investissement qui se situe 80,04% et plus
principalement par les contre-performances des particulièrement aux niveau des sous-secteurs de
deux dernières années (2013 et 2014), en dehors l’enseignement moyen secondaire général
desquelles le taux d’exécution moyenne était de (61,53%) et l’enseignement non formel(62,29%).
99,26%.

Année CREDITS OUVERTS CREDIT ENGAGE TAUX D’EXECUTION


2007 321 108 546 575 316 078 607 794 98,43%
FONCTIONNEMENT 276 167 441 820 274 879 550 913 99,53%
INVESTISSEMENT 44 941 104 755 41 199 056 881 91,67%
2008 301 933 287 416 297 751 072 408 98,61%
FONCTIONNEMENT 301 933 287 416 297 751 072 408 98,61%
2009 333 303 902 190 329 640 172 011 98,90%
FONCTIONNEMENT 333 303 902 190 329 640 172 011 98,90%
2010 432 351 018 592 420 063 020 352 97,16%
FONCTIONNEMENT 373 264 218 806 370 983 500 700 99,39%
INVESTISSEMENT 59 086 799 786 49 079 519 652 83,06%
2012 450 762 603 894 441 885 620 337 98,03%
FONCTIONNEMENT 404 801 058 428 404 295 982 930 99,88%
INVESTISSEMENT 45 961 545 466 37 589 637 407 81,78%
2013 538 315 579 014 490 125 089 588 91,05%
FONCTIONNEMENT 459 955 331 000 450 981 808 400 98,05%
INVESTISSEMENT 78 360 248 014 39 143 281 188 49,95%
2014 626 318 935 616 574 584 049 884 91,74%
FONCTIONNEMENT 449 408 962 753 429 290 184 287 95,52%
INVESTISSEMENT 176 909 972 863 145 293 865 597 82,13%
Total général 3 004 093 873 297 2 870 127 632 374 95,54%

146
Programmes Crédits ouverts Crédits engagés Taux d'exécution Solde

A B C = B/A*100 D = A-B
DEVELOPPEMENT INTEGRE
491 952 285 491 952 285 100,00% -
DE LA PETITE ENFANCE
ENSEIGNEMENT
186 461 449 142 182 849 929 243 98,06% 3 611 519 899
ELEMENTAIRE
ENSEIGNEMENT MOYEN
157 878 645 179 150 558 103 957 95,36% 7 320 541 222
SECONDAIRE GENERAL
EDUCATION DE BASE DES
JEUNES ET ADULTES 6 025 406 795 3 948 390 327 65,53% 2 077 016 468
ANALPHABETES
ADMINISTRATION GENERALE
39 998 413 285 39 671 229 821 99,18% 327 183 464
ET PILOTAGE

390 855 866 687 377 519 605 634 96,59% 13 336 261 053
Total Programmes

147
Crédits engagés par Programme et Nature de dépenses
Programmes Titre de dépenses Crédits ouverts Crédits engagés Taux d'exécution Solde
A B C = B/A*100 D = A-B
Dépenses de personnel 68 901 539 68 901 539 100,00% -
DEVELOPPEMENT Dépenses de fonctionnement hors personnel
31 375 095
hors transferts31 375 095 100,00% -
INTEGRE DE LA PETITE Dépenses de transferts courants 108 901 551 108 901 551 100,00% -
ENFANCE Investissement 282 774 100 282 774 100 -
Transferts en capital - - -
Sous-total Programme 491 952 285 491 952 285 100,00% -
Dépenses de personnel 89 881 796 450 89 881 796 450 100,00% -
Dépenses de fonctionnement hors 60personnel
597 265 096
hors transferts
60 597 264 673 100,00% 423
ENSEIGNEMENT
Dépenses de transferts courants 4 105 033 169 4 105 033 169 100,00% -
ELEMENTAIRE
Investissement 30 644 354 427 28 265 834 951 92,24% 2 378 519 476
Transferts en capital 1 233 000 000 - 0,00% 1 233 000 000
Sous-total Programme 186 461 449 142 182 849 929 243 98,06% 3 611 519 899
Dépenses de personnel 87 835 768 788 87 835 768 788 100,00% -
Dépenses de fonctionnement hors 50personnel
793 298 878
hors transferts
50 793 298 737 100,00% 141
ENSEIGNEMENT MOYEN
Dépenses de transferts courants 220 922 220 220 922 220 100,00% -
SECONDAIRE GENERAL
Investissement 19 028 655 293 11 708 114 212 61,53% 7 320 541 081
Transferts en capital - - -
Sous-total Programme 157 878 645 179 150 558 103 957 95,36% 7 320 541 222
Dépenses de personnel 336 969 000 336 969 000 100,00% -
EDUCATION DE BASE Dépenses de fonctionnement hors personnel
21 122 755
hors transferts21 122 755 100,00% -
DES JEUNES ET ADULTES Dépenses de transferts courants 160 000 000 160 000 000 100,00% -
ANALPHABETES Investissement 3 142 364 472 1 065 348 004 33,90% 2 077 016 468
Transferts en capital 2 364 950 568 2 364 950 568 100,00% -
Sous-total Programme 6 025 406 795 3 948 390 327 65,53% 2 077 016 468
Dépenses de personnel 34 148 523 282 34 148 523 282 100,00% -
Dépenses de fonctionnement hors3personnel
545 298 572
hors transferts
3 544 573 085 99,98% 725 487
ADMINISTRATION
Dépenses de transferts courants - - -
GENERALE ET PILOTAGE
Investissement 2 304 591 431 1 978 133 454 85,83% 326 457 977
Transferts en capital - - -
Sous-total Programme 39 998 413 285 39 671 229 821 99,18% 327 183 464
Dépenses de personnel 212 271 959 060 212 271 959 060 100,00% (0)
Dépenses de fonctionnement hors 114personnel
988 360 396hors transferts
114 987 634 345 100,00% 726 051
Grand total Dépenses de transferts courants 4 594 856 940 4 594 856 940 100,00% -
Investissement 55 402 739 723 43 300 204 721 78,16% 12 102 535 002
Transferts en capital 3 597 950 568 2 364 950 568 65,73% 1 233 000 000
Total Programme 390 855 866 687 377 519 605 634 96,59% 13 336 261 053

148
149

Vous aimerez peut-être aussi