Rapport 2015 sur l'Éducation au Sénégal
Rapport 2015 sur l'Éducation au Sénégal
1
2
SOMMAIRE
Pages
Sigles et abréviations 4
Préface 5
DEVELOPPEMENT INTEGRE DE LA PETITE ENFANCE 6
La demande potentielle d’éducation 7
L’offre d’éducation 8
L’évolution des structures de prise en charge des tout-petits, selon le statut 12
L’évolution des effectifs scolaires 15
Répartition des effectifs selon l’âge 16
Répartition des effectifs selon la zone géographique et le genre en 2014 17
Répartition des effectifs selon le type de structure en 2014 18
La part du Privé et du Communautaire dans les effectifs 19
La participation 20
Les conditions d’enseignement-apprentissage 21
Le personnel enseignant du Public selon le diplôme 22
Le personnel enseignant du communautaire selon le diplôme 24
Le personnel enseignant du Privé selon le diplôme 26
Le personnel de la Petite Enfance selon la langue d’enseignement 28
ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE 29
La demande potentielle d’éducation 30
Evolution du réseau scolaire 31
La diversification de l’offre éducative 33
La présence de latrines dans les écoles publiques 35
La présence de clôtures dans les écoles publiques 37
La disponibilité de l’eau dans les écoles publiques 38
l’électricité dans les écoles publiques 39
Les cantines dans les écoles publiques 40
La capacité d’accueil des écoles élémentaires 41
Etat et utilisation des salles de classe du public 42
Les tables- bancs 44
L’organisation pédagogique des classes au niveau du Public 45
La taille moyenne des classes pédagogiques dans le public 46
La disponibilité des manuels scolaires dans le public 47
Pourcentage de femmes dans le personnel enseignant 50
La répartition des enseignants selon le statut et le diplôme académique 51
La répartition des enseignants par région selon le diplôme professionnel 52
Les nouveaux inscrits au cours d’initiation (CI) 53
L’évolution des effectifs scolaires 55
La participation du Privé à l’effort de scolarisation 56
Les élèves inscrits dans les écoles publiques à cycle complet 57
L’accès à l’école élémentaire 58
L’intensité de la scolarisation 59
L’efficacité interne du système éducatif 61
L’achèvement du cycle élémentaire 63
Les résultats du Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires (CFEE) 65
ENSEIGNEMENT MOYEN 66
La demande potentielle d’éducation 67
L’évolution du réseau d’établissements d’Enseignement Moyen 68
Evolution de l’accès à l’Enseignement Moyen 69
Evolution des effectifs et de la participation féminine 70
Evolution de la part du Privé dans l’effort de scolarisation 72
Le niveau de scolarisation dans l’Enseignement Moyen 73
La taille des classes pédagogiques 75
La disponibilité des manuels scolaires dans le Public 77
L’efficacité interne du système éducatif au niveau de l’Enseignement Moyen 78
Les résultats du Brevet de Fin d’Etudes Moyennes (BFEM) 80
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 82
La demande potentielle d’éducation 83
L’évolution du réseau d’établissements d’Enseignement Secondaire Général 84
L’accès à l’Enseignement Secondaire Général 85
Les effectifs de l’Enseignement Secondaire Général 87
La part des filles dans les effectifs inscrits dans les séries scientifiques en 2012 89
La participation 90
3
La taille des classes pédagogiques 92
La disponibilité des manuels scolaires 94
Evolution de la part des femmes dans le personnel enseignant du Public 95
Les enseignants des lycées et collèges publiques selon le diplôme académique 96
Les enseignants des lycées et collèges publiques selon le diplôme professionnel 98
Le taux de redoublement dans le secondaire général en 2012 99
Les résultats de l’examen du baccalauréat session 2011 100
EDUCATION DE BASE DES JEUNES ET DES ADULTES 102
Les structures d’éducation de base des jeunes et des adultes 104
Les langues d’enseignement codifiées 107
Les effectifs 110
La part des femmes dans les effectifs 117
QUALITE ET EFFICACITE INTERNE DE L’EBJA 119
GESTION 126
FINANCEMENT DE L’EDUCATION 128
Dépenses publiques de l’Etat 129
Dépenses de fonctionnement de l’Etat 130
Dépenses publiques de fonctionnement de l’Education 131
Dépenses en capital de l’Etat sur financement intérieur 132
Dépenses publiques d’investissement allouées à l’Education 133
Dépenses publiques totales allouées à l’Education 135
Part des dépenses allouées à l’Education dans les dépenses de l’Etat 136
Répartition fonctionnelle du budget de l’Education 139
Financement de l’Education non formelle 140
4
SIGLES ET ABREVIATIONS
5
COMITE DE REDACTION
6
PREFACE
7
DEVELOPPEMENT INTEGRE DE LA PETITE ENFANCE
8
La demande potentielle d’éducation
n 2014, la demande potentielle d’éducation haut par Touba qui constitue l’une des
E préscolaire, constituée par les enfants âgés de 3
à 5 ans, est estimée à 1 239 925 enfants avec
agglomérations urbaines les plus peuplées du
pays. Les plus faibles proportions sont notées à
une légère domination de la population Kédougou, Ziguinchor et Sédhiou.
féminine (51,5%) contrairement à l’année Cette situation est corroborée par le rapport de
précédente avec un pourcentage de 51,2% en la Projection de la population du Sénégal
faveur de la population masculine. (2014-2063) qui atteste que ces trois dernières
Les disparités entre les régions sont régions sont également les moins peuplées du
importantes : les plus fortes proportions sont Sénégal: Kédougou (156 352 habitants),
notées dans les régions abritant de grandes Sédhiou (468 098 habitants) et Ziguinchor
villes comme Dakar, Thiès, Kaolack et (565 940 habitants).
Diourbel. Cette dernière région est tirée vers le
L’offre d’éducation
Évolution des structures par type au niveau national entre 2014 et 2015
10
Ecole Maternelle 962 34,08% 1041 34,78% 8%
Garderie 702 24,87% 748 24,99% 7%
Sénégal 2823 100,00% 2993 100,00% 6%
’essentiel des structures de la Petite Enfance l’Académie de Louga enregistre le plus grand
L est concentré dans les académies de Pikine-
Guédiawaye, Dakar et Thiès avec
nombre (98). L’Académie de Thiès vient en
seconde position avec 90 cases communautaires.
respectivement 15,07%, 12,33%, et 12,20%. Pour les cases des Tout-petits, Ziguinchor arrive
La distribution des structures par type montre en tête avec 77 structures, suivie de l’Académie
une prédominance des écoles maternelles, de Tambacounda qui en compte 64.
suivies des garderies, des cases des Tout-petits, S’agissant des garderies, l’Académie de Pikine-
des classes préscolaires à l'élémentaire et des Guédiawaye est en première position avec 147
cases communautaires. structures. Elle est suivie de celle de Thiès qui
Selon les Académies, les écoles maternelles au totalise 129 structures.
nombre de 1041 sont plus présentes à Dakar On dénote une forte dispersion du nombre de
(303) et à Pikine-Guédiawaye (280). chaque type de structure autour de la moyenne
En ce qui concerne les cases communautaires, nationale.
grâce à l’intervention des partenaires,
Nombre de structures par Académie en 2015
Classes
Cases des préscolaires
Cases Tout- à Ecoles %
IA communautaires petits l'Elémentaire maternelles Garderies Total général structures
Dakar 3 8 24 303 31 369 12,33%
Diourbel 0 50 5 9 84 148 4,94%
Fatick 4 44 12 20 42 122 4,08%
Kaffrine 0 40 7 6 2 55 1,84%
Kaolack 4 54 16 14 46 134 4,48%
Kédougou 1 23 9 5 0 38 1,27%
11
Kolda 0 51 12 49 4 116 3,88%
Louga 98 59 16 12 96 281 9,39%
Matam 0 46 10 12 2 70 2,34%
Pikine- 3 8 13 280 147
Guédiawaye 451 15,07%
Rufisque 1 9 5 100 18 133 4,44%
Sédhiou 1 55 61 5 10 132 4,41%
Saint-Louis 21 41 19 36 55 172 5,75%
Tambacounda 1 64 25 8 14 112 3,74%
Thiès 90 46 29 71 129 365 12,20%
Ziguinchor 6 77 33 111 68 295 9,86%
Sénégal 233 675 296 1041 748 2993 100,00%
moyenne 14,56 42,19 18,5 65,06 46,75 187,06 6,25%
Min 0 8 5 5 0 38 1,27%
Max 98 77 61 303 147 451 15,07%
Ecart-type 30,46 19,78 13,66 91,74 45,20 120,86 4,04%
CV 209,15% 46,88% 73,84% 141,00% 96,68% 64,61% 64,61%
12
n 2015, les cases des Tout-petits dont la qualité est facteur d’engouement
E prédominent avec 34,4% du réseau en
milieu rural. Les garderies occupent 20,3% -
pour les populations ;
l’adaptation des structures à l’environnement
à côté des écoles maternelles qui représentent socio-économique (population à revenus
18,8% du réseau. modestes) ;
L’importance de ces structures en milieu rural - la possibilité pour les femmes de disposer de
relève de plusieurs facteurs : temps pour des activités génératrices de
- une réponse en termes de paquet de revenus.
services (Santé, Nutrition, Education etc.)
14
a part du Privé dans les structures de prise 2015, la majeure partie des structures privées de
L en charge de la Petite Enfance est passée
de 51,3% à 44,9% entre 2007 et 2015, soit
prise en charge de la Petite Enfance se trouvent
dans l’IA de Rufisque (88,0%). Les Académies de
une baisse de 6,4 points de pourcentage, même Pikine-Guédiawaye (87,4%) et de Dakar (86,4%)
si une légère hausse de 4,3 points est constatée viennent en deuxième et troisième position.
entre 2012 et 2015. Les IA de Matam et de Kolda, enregistrent les
Cette baisse globale est plus sensible entre plus faibles pourcentages avec respectivement
2010 et 2012, où elle est passée de 47,2% à 2,9% et 6,9%.
40,6% soit, 6,6 points de pourcentage. En
Évolution de la part du Privé entre 2007 et 2015
La part du Public dans le réseau des structures passant de 17% à 33,4%. Cependant, elle a connu
du DIPE affiche une augmentation de 16,4 une baisse de 3,4 points de pourcentage entre
points de pourcentage entre 2007 et 2015, en 2009 et 2010 due à la recodification des cases
15
des Tout-petits, jadis publiques, en connaitre une légère baisse de 2,6 points entre
communautaire. De 2013 à 2014, la part du 2014 et 2015.
Public a augmenté de 7,2 points avant de
Évolution de la part du Public entre 2007 et 2015
16
L e troisième Type regroupe les structures du
Communautaire et de l’Associatif de la Petite
et financiers. Cette part n’a augmenté que de
0,4% entre 2010 et 2011. Cependant on note une
Enfance. baisse considérable de 4,2% entre 2011 et 2012
La part du troisième Type dans le nombre de due à l’effet conjointe de la stagnation du Privé,
structures de prise en charge de la Petite Enfance de la hausse du Public et de la fermeture de
est passée de 31,60% à 20,60% entre 2007 et structures liée au retrait des partenaires qui
2015, soit une baisse constatée de 11%. En dépit prenaient en charge les rétributions des
de la baisse entre 2007 et 2009, l’augmentation animateurs.
entre 2009 et 2010 résulte de la correction Mais entre 2012 et 2013 il y a eu une très petite
systématique évoquée plus haut et l’intervention augmentation de 0,3% suivie d’une baisse de
de plus en plus accrue des partenaires techniques 9,4% entre 2013 et 2015.
17
18
Evolution des effectifs préscolarisés
2014 2015 TA
Régions Effectif GF % FILLES Effectif GF % FILLES Total %Filles
Dakar 56733 51,80% 60534 51,70% 6,70% -0,19%
Diourbel 9922 56,30% 10593 56,40% 6,76% 0,18%
Fatick 7925 52,40% 8842 51,60% 11,57% -1,53%
Kaffrine 3031 57,30% 3466 54,90% 14,35% -4,19%
Kaolack 9022 54,10% 9532 54,00% 5,65% -0,18%
Kédougou 3056 51,60% 2908 52,80% -4,84% 2,33%
Kolda 8398 49,50% 9217 49,30% 9,75% -0,40%
Louga 19076 53,80% 19337 53,20% 1,37% -1,12%
Matam 5421 57,00% 5752 55,10% 6,11% -3,33%
Sédhiou 9290 50,00% 10046 50,20% 8,14% 0,40%
Saint-Louis 10887 53,30% 11155 53,30% 2,46% 0,00%
Tambacounda 9636 51,60% 8775 52,10% -8,94% 0,97%
Thiès 26760 53,10% 26706 53,20% -0,20% 0,19%
Ziguinchor 19867 49,70% 21657 49,80% 9,01% 0,20%
19
SENEGAL 199024 52,40% 208520 52,20% 4,77% -0,38%
20
Répartition des effectifs selon la zone géographique et le sexe en 2015
Répartition des effectifs et part des filles par Académie et par zone en 2015
Rural Urbain
21
Saint-Louis 3972 55,46% 7183 52,1%
Tambacounda 4512 51,88% 4263 52,4%
Thiès 12721 52,47% 13985 53,8%
Ziguinchor 12315 49,59% 9342 50,2%
SENEGAL 83 291 52,66% 125 229 52,0%
22
Tambacounda 25 5 404 1036 1 141 1 169 8 775
Thiès 5 383 3 355 1326 6 550 10 092 26 706
Ziguinchor 488 5 293 1 423 10 175 4 278 21 657
Sénégal 15 489 50 446 12 880 78 825 50 880 208 520
Moyenne 968 3 153 805 4 927 3 180 13 033
23
Ziguinchor 8725 5 579 7 353 21 657
Sénégal 72 435 91 860 44 225 208 520
Moyenne 4 527 5 741 2 764 13 033
Min 609 161 0 2908
Max 8 725 26 487 15 292 30 703
Ecart Type 2 414 7 227 3990 8 105
La participation
24
Evolution du taux brut de préscolarisation entre 2004 et 2015
25
Taux brut de préscolarisation (TBPS) en 2015
Régions Filles Garçons Total
Dakar 29,0% 25,8% 27,4%
Diourbel 8,2% 5,9% 7,0%
Fatick 12,8% 11,5% 12,1%
Kaffrine 6,0% 4,7% 5,3%
Kaolack 11,0% 8,8% 9,9%
Kédougou 20,8% 18,1% 19,5%
Kolda 13,2% 12,9% 13,0%
Louga 25,9% 21,1% 23,4%
Matam 11,2% 8,6% 9,8%
Sédhiou 21,5% 20,0% 20,7%
Saint-Louis 14,6% 12,0% 13,3%
Tambacounda 13,1% 11,3% 12,2%
Thiès 18,6% 15,3% 16,9%
Ziguinchor 51,7% 49,8% 50,7%
Sénégal 18,1% 15,6% 16,8%
Moyenne 18,4% 16,1% 17,2%
Min 6,0% 4,7% 5,3%
Max 51,7% 49,8% 50,7%
Ecart Type 11% 11% 11%
CV 61% 68% 64%
26
Pikine-Guédiawaye 21 17 18 17
Rufisque 29 19 21 20
Diourbel 26 25 23 24
Fatick 25 27 23 26
Kaffrine 28 25 14 27
Kaolack 26 26 24 26
Kédougou 29 18 34 29
Kolda 30 35 32 30
Louga 25 28 47 41
Matam 28 37 0 28
Sédhiou 36 21 38 35
Saint-Louis 25 22 21 23
Tambacounda 30 31 31 30
Thiès 27 26 21 24
Ziguinchor 30 26 23 26
Sénégal 28 22 29 25
Moyenne 27,5 25,4 25,1 26,9
Min 21 17 0 17
Max 36 37 47 41
Ecart Type 3,24 5,41 10,38 5,46
CV 12% 21% 41% 20%
27
Répartition du personnel enseignant du Public selon le diplôme
Dakar 1,37% 1,37% 2,05% 34,25% 56,16% 2,05% 0,00% 2,74% 100%
Diourbel 0,00% 1,50% 0,75% 23,31% 67,67% 4,51% 0,75% 1,50% 100%
Fatick 0,00% 1,73% 2,31% 22,54% 69,36% 2,89% 0,00% 1,16% 100%
Kaffrine 0,00% 1,14% 3,41% 30,68% 64,77% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Kaolack 0,45% 1,35% 0,00% 18,47% 77,93% 0,90% 0,00% 0,90% 100%
Kédougou 0,00% 0,00% 0,00% 23,61% 76,39% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Kolda 0,44% 0,00% 0,00% 21,93% 76,75% 0,00% 0,00% 0,88% 100%
Louga 0,00% 0,00% 0,96% 36,54% 61,54% 0,96% 0,00% 0,00% 100%
Matam 0,00% 0,00% 0,00% 27,17% 72,83% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Pikine-Guédiawaye 0,00% 0,00% 0,00% 29,49% 66,67% 1,28% 1,28% 1,28% 100%
Rufisque 0,00% 0,00% 3,85% 15,38% 80,77% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Sédhiou 0,00% 0,00% 0,60% 18,07% 81,33% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Saint-Louis 0,81% 0,40% 1,21% 19,03% 74,09% 2,83% 0,00% 1,62% 100%
Tambacounda 0,00% 0,00% 1,17% 16,96% 78,36% 2,92% 0,00% 0,58% 100%
Thiès 0,00% 0,33% 0,99% 30,69% 66,01% 0,99% 0,00% 0,99% 100%
Ziguinchor 0,00% 0,41% 0,00% 40,74% 58,44% 0,41% 0,00% 0,00% 100%
Sénégal 0,23% 0,54% 0,85% 25,85% 70,32% 1,32% 0,08% 0,81% 100%
28
e pourcentage d’enseignants du Public
L titulaires de diplôme professionnel en
2015 est de 27,0% pour le Certificat
(31,2%), à Tambacounda (25,7%) et à Kolda
(23,7%).
Dans les Académies, pour le CAP/CAEP, en
d’Aptitude pédagogique/Certificat d’Aptitude 2015, c’est à Louga qu’on retrouve le taux le plus
à l’Education préscolaire (CAP/CAEP), et élevé d’enseignants titulaires de ces diplômes
52,7% pour le Certificat élémentaire (46,2%). Le plus faible taux est enregistré à
d’Aptitude pédagogique (CEAP). Kédougou (11,1%).
Par ailleurs, les enseignants de ce sous-secteur S’agissant du CEAP, le pourcentage le plus élevé
sans diplôme professionnel restent encore est enregistré à Matam (71,12%) et le plus faible à
nombreux et représentent 20,1%. Ces derniers Dakar (39,0%). L’examen du tableau ci-dessous
sont identifiés dans les Académies de Sédhiou montre que globalement les diplômés du CEAP
(47,6%), de Kaffrine (40,9%) et de Kédougou sont plus importants avec 52,7% des effectifs du
(36,1%) et, dans une moindre mesure, à Fatick corps enseignant dans le Préscolaire.
29
Répartition du personnel enseignant du Communautaire
u niveau national, les 15,6% du personnel (100%), de Fatick (21,43%), de Pikine-
A enseignant du troisième Type ont le BAC,
72,6% le BFEM et 7,3% le CFEE.
Guédiawaye (16,35%), de Kaolack (16,67%),
de Thiès (15,07%), de Diourbel (9,63%), de
Selon les Académies, les titulaires du BFEM Dakar (8,22%) et de Ziguinchor (2,92%).
sont plus nombreux dans les IA de Kédougou On constate qu’il existe des enseignants qui
(92,3%) et de Sédhiou (90,5%). Ils sont moins exercent avec d’autres types de diplômes dans
représentatifs dans les IA de Dakar (47,95%), le troisième Type, bien que représentant une
de Tambacounda (50,0%) et de Kaolack infime partie (1,04 % au niveau national). Les
(55,60%). pourcentages les plus élevés d’enseignants
titulaires de ces types de diplômes sont notés
En 2015, au niveau Académique, le nombre au niveau des IA de : Dakar (6,85%), Pikine-
d’enseignants titulaires du BAC est plus Guédiawaye (1,92%) et Ziguinchor (1,25%).
important à Tambacounda (50,0%), suivi de
loin par l’IA de Rufisque (29,73%), de Louga Les enseignants titulaires d’un diplôme de
(25,31%) et de Dakar (20,50%). Par contre, ils niveau post- BAC (Maitrise/Master, Licence et
sont inexistants dans les IA de Kaolack, de Bac+2) sont présents dans les IA de Kolda
Fatick, de Kolda et de Kaffrine et peu (15,38%), Dakar (10,96%), Diourbel (0,74%),
nombreux à Kédougou (7,69%) et à Sédhiou Louga (1,23%), Ziguinchor (0,42%) et Thiès
(9,52%). Les titulaires du diplôme du CFEE (0,46%).
sont enregistrés dans les IA de Kaffrine
DEUG
Maitrise/ / Sans Total
IA/Diplôme Master1 Licence BAC+2 BAC BFEM CFEE Autre diplôme général
Dakar 2,74% 6,85% 1,37% 20,55% 47,95% 8,22% 6,85% 5,48% 100%
Diourbel 0,00% 0,00% 0,74% 11,11% 76,30% 9,63% 0,74% 1,48% 100%
Fatick 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 71,43% 21,43% 0,00% 7,14% 100%
Kaffrine 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 0,00% 0,00% 100%
Kaolack 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 55,56% 16,67% 0,00% 27,78% 100%
Kédougou 0,00% 0,00% 0,00% 7,69% 92,31% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Kolda 0,00% 0,00% 15,38% 0,00% 84,62% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Louga 0,00% 0,00% 1,23% 25,31% 72,84% 0,00% 0,00% 0,62% 100%
Pikine-Guédiawaye 0,00% 0,00% 0,00% 20,19% 59,62% 16,35% 1,92% 1,92% 100%
Rufisque 0,00% 0,00% 0,00% 29,73% 70,27% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Sédhiou 0,00% 0,00% 0,00% 9,52% 90,48% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Saint-Louis 0,00% 0,00% 0,00% 16,22% 81,08% 0,00% 0,00% 2,70% 100%
Tambacounda 0,00% 0,00% 0,00% 50,00% 50,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Thiès 0,00% 0,00% 0,46% 13,70% 66,21% 15,07% 0,46% 4,11% 100%
Ziguinchor 0,42% 0,00% 0,00% 12,50% 82,92% 2,92% 1,25% 0,00% 100%
Sénégal 0,26% 0,43% 0,61% 15,58% 72,64% 7,27% 1,04% 2,16% 100%
Minimum 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100%
Maximum 2,74% 6,85% 15,38% 50,00% 92,31% 100,00% 6,85% 27,78% 100%
30
C oncernant les diplômes professionnels, les
enseignants des structures du troisième Type
Les plus faibles taux sont notés dans les IA de
Pikine-Guédiawaye (1,92%), de Sédhiou (1,19%)
diplômés représentent 40,00% en 2015, avec et de Ziguinchor (4,58%)
une prédominance d’enseignants titulaires du Le pourcentage d’enseignants des structures du
CEAP (32,21%). troisième Type sans diplômes professionnels est
En 2015, l’Académie de Kolda enregistre les assez élevé (59,57%), au niveau national.
taux les plus élevés de diplômés professionnels On les retrouve particulièrement dans les IA de
(84,62%) pour le CEAP, suivi de Kédougou Pikine-Guédiawaye (94,2%), de Sédhiou
(76,92%) et de Saint-Louis (72,97%). (79,76%) et de Dakar (68,49%).
S’agissant du CAP/CAEP, les IA Il faut signaler que dans les IA de Fatick, de
de Tambacounda, de Rufisque et de Kolda Kaffrine et de Kaolack, tous les enseignants de
enregistrent les plus fortes proportions avec ces structures sont sans diplôme professionnel.
respectivement 25,00%, 16,22% et 15,38%. Cette situation recommande, au niveau du
troisième Type, la mise en place d’une politique
de formation en direction des enseignants.
Sans Total
IA/Diplômes CAP/CAEP CEAP Autre diplôme général
Dakar 10,96% 15,07% 5,48% 68,49% 100,00%
Diourbel 8,15% 34,81% 0,00% 57,04% 100,00%
Fatick 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 100,00%
Kaffrine 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 100,00%
Kaolack 0,00% 0,00% 0,00% 100,00% 100,00%
Kédougou 0,00% 76,92% 0,00% 23,08% 100,00%
Kolda 15,38% 84,62% 0,00% 0,00% 100,00%
Louga 13,58% 48,77% 0,00% 37,65% 100,00%
Pikine-Guédiawaye 1,92% 3,85% 0,00% 94,23% 100,00%
Rufisque 16,22% 64,86% 0,00% 18,92% 100,00%
Sédhiou 1,19% 19,05% 0,00% 79,76% 100,00%
Saint-Louis 13,51% 72,97% 0,00% 13,51% 100,00%
Tambacounda 25,00% 50,00% 0,00% 25,00% 100,00%
Thiès 9,59% 31,05% 0,00% 59,36% 100,00%
Ziguinchor 4,58% 30,42% 0,42% 64,58% 100,00%
Sénégal 7,79% 32,21% 0,43% 59,57% 100,00%
Minimum 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 100,00%
Maximum 25,00% 84,62% 5,48% 100,00% 100,00%
31
Répartition du personnel enseignant du Privé en 2015
32
Personnel enseignant du Privé selon le diplôme académique en 2015
33
P our les enseignants du Privé titulaires de
diplôme professionnel, 4,8% ont le
CAP/CAEP et 8,04% le CEAP.
Le pourcentage des « sans diplôme » est très
élevé (76,70%). Le maximum est atteint à Fatick
(98,50%) et le minimum à Saint-Louis (14,60%).
Au niveau académique, l’IA de Dakar a la plus
grande part de diplômés professionnels avec Les enseignants titulaires d’autres diplômes
18,18% au total. En revanche, l’IA de Kaffrine représentent globalement 10,45%. Ils sont
(0,00%), de Matam (0,00%), de Saint-Louis particulièrement nombreux à Saint-Louis (82,2%)
(1,37%) et de Fatick (1,50%) enregistrent les et à Matam (25,00%).
plus faibles taux.
34
Répartition du personnel selon la langue d’enseignement en 2015
e nombre d’enseignants est passé de 8157 Public, 9,93% dans le Privé et 5,24% dans le
L en 2014 à 12 274 en 2015, soit une
augmentation de 4117 enseignants.
Au niveau du Public, les enseignants ayant le
troisième Type.
La langue Arabe prend de plus en plus une place
importante dans l’Education préscolaire.
Français comme médium d’enseignement En effet, avec l’introduction progressive de
représentent 96,38%. l’Arabe à côté des langues nationales et du
Dans le Privé et dans le troisième Type, ils sont Français dans les enseignement-apprentissages, on
respectivement de 90,07% et de 94,76%. Il faut note de forts taux d’enseignants en langue Arabe.
remarquer qu’en général, ces pourcentages Ils sont plus nombreux dans les Académies de
incluent également les enseignants utilisant les Louga et de Diourbel au niveau du Public et du
langues nationales comme médium Privé. Dans le troisième Type, ils sont plus
d’enseignement notamment aux Petite et Moyenne importants dans l’Académie de Pikine-
sections. Guédiawaye.
Les enseignants utilisant l’Arabe comme langue
d’enseignement, représentent 3,62%, dans le
35
ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE
36
La demande potentielle d’éducation
filles représente 48,48 % de la population totale
ans l’Enseignement élémentaire, la
D demande potentielle d’éducation est considérée.
D
constituée par la tranche d’âge de la population
âgée de 6 à 11 ans.
L’essentiel de cette population habite dans les
régions de Dakar (18,13%), de Thiès (13,14%)
D
Selon les résultats du dernier recensement et de Diourbel (11,74%). Les proportions les
D
général de la population, de l’habitat, de
l’agriculture et de l’élevage de 2013
plus faibles sont notées dans les régions de
Kaffrine (4,79%), de Matam (4,66%), de
D
(RGPHAE), cette demande potentielle est Sédhiou (3,80%) et de Kédougou (1,16%).
D
estimée à 2 231 483 enfants. La proportion des
D
Dakar
Régions Garçons
202 369
Filles
202 310
Total
404 679
% filles
49,99%
% Région
18,13%
D
Diourbel
Fatick
134 287
69 188
127 668
64 452
261 955
133 640
48,74%
48,23%
11,74%
5,99%
Kaffrine 54 906 52 025 106 931 48,65% 4,79%
Kaolack 90 962 83 468 174 430 47,85% 7,82%
Kédougou 13 282 12 590 25 872 48,66% 1,16%
Kolda 63 733 59 565 123 298 48,31% 5,53%
Louga 79 631 71 610 151 241 47,35% 6,78%
Matam 54 266 49 689 103 955 47,80% 4,66%
Sédhiou 44 378 40 392 84 770 47,65% 3,80%
Saint-Louis 79 397 74 419 153 816 48,38% 6,89%
Tambacounda 64 591 60 072 124 663 48,19% 5,59%
Thiès 152 102 141 075 293 177 48,12% 13,14%
Ziguinchor 46 593 42 463 89 056 47,68% 3,99%
Sénégal 1 149 685 1 081 798 2 231 483 48,48% 100,00%
Moyenne 82 120 77 271 159 392 48,3% 7,1%
Min 13 282 12 590 25 872 47,3% 1,2%
Max 202 369 202 310 404 679 50,0% 18,1%
Écart-type 47 753 47 246 94 962 0,6% 4,3%
Cv 58,1% 61,1% 59,6% 1,3% 59,6%
37
Évolution du réseau scolaire
écoles contre 14,80% pour le Non public. L’écart
L a caractéristique la plus remarquable de
l’Enseignement élémentaire, au cours de ces
dernières années, est, sans doute, le dynamisme
entre le Public et le Non public s’est
considérablement réduit entre 2004 et 2015, bien
de son réseau scolaire. Le nombre d’écoles que toujours important. Entre 2014 et 2015,
fonctionnelles a progressé de façon spectaculaire l’augmentation globale des écoles se chiffre à
en passant de 6060 écoles en 2004 à 9549 en 242, soit une hausse de 131 dans le Public et de
2015, soit un accroissement global de 57,54%. 111 dans le Privé.
En 2015, la part du Public représente 85,20% des
38
Dynamique du réseau d’écoles élémentaires publiques et privées
2014 2015
Régions
Nbre écoles % Public % Non Public Nbre écoles % Public % Non Public
Dakar 1283 32,60% 67,40% 1372 30,8% 69,2%
Diourbel 581 83,80% 16,20% 596 83,1% 16,9%
Fatick 665 94,40% 5,60% 673 94,2% 5,8%
Kaffrine 463 98,70% 1,30% 481 98,8% 1,2%
Kaolack 720 93,90% 6,10% 729 93,4% 6,6%
Kédougou 266 98,90% 1,10% 273 98,9% 1,1%
Kolda 682 99,30% 0,70% 706 99,2% 0,8%
Louga 886 97,10% 2,90% 887 97,3% 2,7%
Matam 398 97,70% 2,30% 406 97,5% 2,5%
Sédhiou 466 97,60% 2,40% 479 97,5% 2,5%
Saint-Louis 736 97,30% 2,70% 744 96,8% 3,2%
Tambacounda 714 96,80% 3,20% 719 96,8% 3,2%
Thiès 1001 87,30% 12,70% 1028 87,4% 12,6%
Ziguinchor 446 92,60% 7,40% 456 91,4% 8,6%
Sénégal 9307 86,00% 14,00% 9549 85,2% 14,8%
Moyenne 665 90,60% 9,40% 682,1 0,9 0,1
Minimum 266 32,60% 0,70% 273 30,8% 0,8%
Maximum 1283 99,30% 67,40% 1372 99,2% 69,2%
39
La diversification de l’offre éducative
d’adaptation de la carte scolaire au contexte
D ans l’optique de réaliser la scolarisation
universelle en 2015, le Sénégal a opté pour socio-culturel. Cet effort se traduit
principalement par le développement des écoles
plusieurs stratégies d’élargissement de l’accès,
franco-arabes publiques qui sont passées de 10
parmi lesquelles la diversification de l’offre
en 2003 à 331 en 2015, soit respectivement
éducative, afin de répondre aux besoins
0,20% et 4,07% du réseau.
éducatifs des différentes communautés.
Le type d’école qui répond mieux à la demande
C’est dans ce sens qu’une attention particulière a
sociale de certains groupes de population se
été accordée aux structures dispensant, outre le
développe davantage en milieu rural. Les écoles
programme d’enseignement en français, un
franco-arabes non publiques ont également
enseignement en arabe, voire religieux.
connu un bond remarquable (11,50% entre 2003
L’examen de la composition du réseau scolaire, et 2015) aussi bien en milieu rural qu’en milieu
entre 2003 et 2015, révèle des efforts urbain.
40
Répartition en pourcentage des écoles élémentaires selon le statut en 2014
Ecoles Publiques Ecoles Non Publiques
IA Privé
% % Franco- Communautaire Privé Privé Privé
Total Total franco
Classique arabe /Associatif catholique laïc protestant
arabe
IA Dakar 148 100,0% 0,0% 285 1,40% 7,72% 18,95% 68,07% 3,86%
IA Diourbel 496 78,2% 21,8% 100 0,00% 6,00% 86,00% 8,00% 0,00%
IA Fatick 634 97,9% 2,1% 39 2,56% 64,10% 17,95% 10,26% 5,13%
IA Kaffrine 475 90,5% 9,5% 6 0,00% 50,00% 33,33% 0,00% 16,67%
IA Kaolack 681 92,1% 7,9% 48 2,08% 20,83% 54,17% 20,83% 2,08%
IA Kédougou 270 100,0% 0,0% 3 33,33% 66,67% 0,00% 0,00% 0,00%
IA Kolda 700 99,7% 0,3% 6 16,67% 33,33% 16,67% 16,67% 16,67%
IA Louga 863 93,4% 6,6% 24 0,00% 8,33% 62,50% 29,17% 0,00%
IA Matam 397 98,5% 1,5% 9 0,00% 0,00% 100,00% 0,00% 0,00%
IA Pikine-
152 100,0% 0,0% 541 5,73% 1,11% 23,11% 70,24% 0,18%
Guédiawaye
IA Rufisque 124 100,0% 0,0% 122 0,82% 1,64% 19,67% 77,05% 0,82%
IA Sédhiou 467 98,1% 1,9% 12 0,00% 75,00% 16,67% 8,33% 0,00%
IA Saint-Louis 720 98,6% 1,4% 24 0,00% 16,67% 37,50% 45,83% 0,00%
IA
696 99,7% 0,3% 23 0,00% 13,04% 73,91% 13,04% 0,00%
Tambacounda
IA Thiès 898 99,0% 1,0% 130 0,00% 23,08% 29,23% 46,92% 0,77%
IA Ziguinchor 417 96,9% 3,1% 39 0,00% 35,90% 28,21% 33,33% 2,56%
Sénégal 8138 96,0% 4,0% 1411 2,69% 9,92% 30,19% 55,78% 1,42%
Moyenne 508,6 96,4% 0,0 88,2 3,9% 26,5% 38,6% 28,0% 3,0%
Minimum 124 78,2% 0,0% 3 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 0,0%
Maximum 898 100,0% 21,8% 541 33,3% 75,0% 100% 77,0% 16,7%
41
La présence de latrines dans les écoles publiques
Ainsi, focus est-il mis sur l’environnement
L ’environnement physique des écoles est
composé d’ouvrages annexes tels que les scolaire afin d’avoir la situation réelle des écoles
disposant de ces ouvrages annexes
latrines, les blocs administratifs, les murs de
clôture, les points d’eau, etc. Durant la mise en Au niveau national, 73,98% des écoles,
œuvre du PDEF, l’extension de la capacité disposent de latrines (toilettes). Cependant, sept
d’accueil s’est traduite par la construction de des seize IA, ont un pourcentage d’écoles
salles de classe en vue de l’élargissement de disposant de latrines, inférieur à la moyenne
l’accès et afin de favoriser la scolarisation nationale.
universelle. L’on se rendit vite compte que la Les plus forts taux de présence de latrines sont
seule mise en place de ces infrastructures n’était enregistrés dans les IA de Pikine-Guédiawaye
pas suffisante pour l’atteinte de ces objectifs. (96,69%), de Dakar (95,95%), de Rufisque
L’absence d’ouvrages annexes dans beaucoup (87,90%), de Ziguinchor (85,85%) et de Thiès
d’écoles s’est révélée défavorable à l’accès et le (82,41%). L’académie où le taux de présence de
maintien des enfants particulièrement des filles. latrines est plus faible est celle de Kédougou
C’est pourquoi, dans le cadre du PAQUET-EF, (51,48%).
le Ministère de l’Education nationale a opté pour
l’amélioration du confort et de la sécurité des
écoles.
42
u niveau national, le pourcentage d’écoles En milieu rural, le pourcentage d’écoles est de
A publiques disposant de latrines, en milieu
urbain, est de 84,57% avec des pointes à
71,61% avec une grande disparité. L’Académie
disposant du plus grand nombre d’écoles avec
Pikine-Guédiawaye (96,69%), à Dakar latrines est celle de Rufisque (85,45%) et
(95,95%), à Ziguinchor (93,06%), à Kaolack l’Académie la moins dotée en latrines est celle
(91,67%) et à Rufisque (89,86%). L’Académie de Kédougou (50,61%).
la moins dotée en milieu urbain est celle de
Kédougou où seules 60 % des écoles disposent
de latrines.
43
La présence de clôtures dans les écoles publiques
44
45
La disponibilité de l’eau dans les écoles publiques
’Ecole constitue le cadre de vie où les
L enfants passent la majorité de leur temps.
Elle doit par conséquent offrir à ces derniers
(50,00%), de Louga (58,98%), de Matam
(59,85%) et de Saint-Louis (62,64%) est
inférieur au pourcentage national.
des conditions d’existence favorables à leur Un investissement conséquent est nécessaire
épanouissement. Dans cette optique, la pour équiper toutes les écoles du pays de points
disponibilité de l’eau est d’une importance d’eau fonctionnels surtout en milieu rural pour
capitale. la préservation de la santé des enfants.
Le pourcentage d’écoles disposant de points L’eau, dans les écoles, provient généralement du
d’eau en zone urbaine est de 82,01%, contre réseau de la SDE (eau courante), des forages et
61,92% en zone rurale. des puits aménagés. Le réseau de la SDE
Les Académies de Dakar (99,32%), de Pikine- domine dans les Académies (52,41%). On le
Guédiawaye (94,04%), de Fatick (84,38%), de rencontre plus dans les IA de Dakar, de Pikine-
Ziguinchor (83,69%), de Rufisque (81,45%), de Guédiawaye, de Rufisque, de Kaffrine, de
Thiès (79,18%), de Kaolack (78,71%), de Matam, de Kaolack, de Thiès et de Saint-Louis.
Diourbel (74,34%) et de Kaffrine (66,32%) sont Les forages (27,50%) sont plus présents à
au-dessus du niveau national (65,58%). Louga, à Diourbel et dans une moindre mesure à
Le pourcentage d’écoles publiques disposant de Fatick. Quant aux puits (20,09%), ils
points d’eau dans les Académies de prédominent dans les régions de Kolda et de
Tambacounda (36,64%), de Kédougou Sédhiou.
(38,15%), de Sédhiou (48,39%), de Kolda
Disponibilité de points d’eau dans les écoles publiques en fonction de la zone en 2015
% avec eau % sans eau
IA Rural Urbain Total Rural Urbain Total
Dakar 0 99,32% 99,32% 0 0,68% 0,68%
Pikine-Guédiawaye 0 94,04% 94,04% 0 5,96% 5,96%
Rufisque 69,09% 91,30% 81,45% 30,91% 8,70% 18,55%
Diourbel 73,25% 80,00% 74,34% 26,75% 20,00% 25,66%
Fatick 83,71% 91,23% 84,38% 16,29% 8,77% 15,62%
Kaffrine 64,71% 76,12% 66,32% 35,29% 23,88% 33,68%
Kaolack 77,78% 84,38% 78,71% 22,22% 15,63% 21,29%
Kédougou 36,73% 52,00% 38,15% 63,27% 48,00% 61,85%
Kolda 49,33% 53,92% 50,00% 50,67% 46,08% 50,00%
Louga 57,68% 70,45% 58,98% 42,32% 29,55% 41,02%
Matam 57,67% 77,27% 59,85% 42,33% 22,73% 40,15%
Sédhiou 47,37% 57,14% 48,39% 52,63% 42,86% 51,61%
Saint-Louis 57,95% 79,87% 62,64% 42,05% 20,13% 37,36%
Tambacounda 33,18% 73,33% 36,64% 66,82% 26,67% 63,36%
Thiès 76,78% 86,49% 79,18% 23,22% 13,51% 20,82%
Ziguinchor 82,03% 91,67% 83,69% 17,97% 8,33% 16,31%
Sénégal 61,92% 82,01% 65,58% 38,08% 17,99% 34,42%
46
47
La disponibilité de l’électricité dans les écoles publiques
’électricité est peu présente dans les écoles
L publiques.
En 2015, 22,69% des écoles élémentaires
(23,22%), de Saint-Louis (22,44%), de Matam
(19,99%), de Thiès (17,46%) et de Kédougou
(17,14%) enregistrent les taux les plus élevés.
publiques disposent d’électricité contre 31,10% Les Académies qui enregistrent les taux les plus
en 2014, soit une baisse de 8,4 points de faibles sont celles de Diourbel (12,53%), de
pourcentage. Kaolack (10,94%), de Louga (10,19%), de
Sédhiou (8,85%), de Tambacounda (7,23%), de
Parmi les Académies dont les écoles sont Kolda (4,52%) et de Kaffrine (3,92%).
électrifiées, celles de Dakar (97,97%), de
Pikine-Guédiawaye (92,72%), de Rufisque En milieu urbain, les pourcentages les plus
(64,74%), de Saint-Louis (30,56%), de Thiès élevés sont notés dans les Académies de Dakar
(29,51%), de Ziguinchor (29,26%), de Fatick (97,97%), de Pikine-Guédiawaye (92,72%), de
(27,44%) et de Matam (23,23%) sont au-dessus Rufisque (82,61%), de Fatick (70,18%), de
du pourcentage national (22,69%). Thiès (66,22%) et de Kaolack (62,50%).
Les plus faibles proportions sont rencontrées
Les Académies de Kédougou (20,00%), de dans les Académies de Kolda (24,57%), de
Kaolack (18,21%), de Diourbel (17,78%), de Kaffrine (32,84%), de Sédhiou (36,73%), de
Louga (14,37%), de Sédhiou (11,78%), de Tambacounda (43,33%), de Diourbel (45,00%),
Tambacounda (10,34%), de Kaffrine (8,00%) et de Kédougou (48,00%), de Matam (50,00%), de
de Kolda (7,00%) sont en-deçà du pourcentage Louga (51,14%), de Ziguinchor (52,78%) et de
national. Saint-Louis (60,39%).
Pour favoriser l’introduction des Technologies L’électricité alimentant les écoles provient
de l’Information et de la Communication en essentiellement du réseau de la SENELEC, des
Éducation (TICE) et des ressources numériques groupes électrogènes et des panneaux solaires.
dans les pratiques pédagogiques, il s’avère En effet, le réseau de la SENELEC est la source
nécessaire de doter les écoles d’électricité. la plus utilisée, avec une très forte présence à
Dakar, à Diourbel, à Louga, à Thiès et à
La disparité s’est beaucoup accrue selon les Kaolack.
zones géographiques. La deuxième source est rarement utilisée. L’IA
En milieu rural, 13,88% seulement des écoles de Ziguinchor qui affiche un nombre de six (6)
disposent d’électricité contre 62,20% en milieu écoles faisant appel à celle-ci, est en tête.
urbain. Quant au solaire, sa présence est plus notée à
En milieu rural, les Académies de Rufisque Fatick (64) et à Saint-Louis (57).
(49,09%), de Ziguinchor (24,35%), de Fatick
48
Disponibilité de l’électricité dans les écoles publiques selon la zone en 2015
Nb. % écoles
IA Rural % rural Urbain % urbain écoles électrifiées
Dakar 0 0 145 97,97% 148 97,97%
Pikine-Guédiawaye 0 0 140 92,72% 151 92,72%
Rufisque 27 49,09% 57 82,61% 124 67,74%
Diourbel 52 12,53% 36 45,00% 495 17,78%
Fatick 134 23,22% 40 70,18% 634 27,44%
Kaffrine 16 3,92% 22 32,84% 475 8,00%
Kaolack 64 10,94% 60 62,50% 681 18,21%
Kédougou 42 17,14% 12 48,00% 270 20,00%
Kolda 27 4,52% 22 21,57% 700 7,00%
Louga 79 10,19% 45 51,14% 863 14,37%
Matam 70 19,89% 22 50,00% 396 23,23%
Sédhiou 37 8,85% 18 36,73% 467 11,78%
Saint-Louis 127 22,44% 93 60,39% 720 30,56%
Tambacounda 46 7,23% 26 43,33% 696 10,34%
Thiès 118 17,46% 147 66,22% 898 29,51%
Ziguinchor 84 24,35% 38 52,78% 417 29,26%
Sénégal 923 13,88% 923 62,20% 8135 22,69%
49
50
Les cantines dans les écoles publiques
51
La capacité d’accueil des écoles élémentaires
a capacité d’accueil du réseau scolaire est (3440), de Thiès (843) et de Ziguinchor (416).
L évaluée sur la base du nombre de salles de
classe disponibles.
Le Non Public demeure faible dans les régions
de Kaffrine, de Kédougou et de Matam.
Entre 2014 et 2015, le nombre de salles de Le rapport entre le nombre de salles de classes
classe a connu une augmentation de 22621 disponibles et la population en âge scolaire
unités. L’accroissement du nombre de salles de permet de mesurer, à l’échelle nationale, l’effort
classes au niveau du Public est de 16404 alors fourni pour satisfaire la demande éducative.
qu’il est de 6217 dans le Non Public. En 2000, si on comptait, une classe pour 76
La part du Non Public a connu une hausse de enfants scolarisables, ce ratio a été ramené à une
3,17 points de pourcentage en passant de classe pour 46 enfants en 2008 et à 30 en 2015.
17,07% en 2014 à 20,24% en 2015. Ainsi existe-il au niveau national une capacité
Les régions qui ont enregistré les plus fortes d’accueil suffisante pour enrôler les enfants en
augmentations dans le Public sont celles de âge scolaire à l’Elémentaire; mais la majeure
Thiès (2395), de Dakar (2175) et de Ziguinchor partie de ces salles de classes sont constituées
(1564). d’abris provisoires.
La part du Non Public, dans le nombre de salles
de classe, a connu une augmentation dans toutes
les régions avec en pointe celles de Dakar
2014 2015
% % Ecart
Régions Non Non Public
Public Total Non Public Total Non Population Capacité
Public Public
Public Public scolarisable d'accueil
10 15
Dakar 4 598 5 774 55,7 6 773 9 214 42,40% 2 175 404679 25
372 987
Diourbel 2 724 640 3 364 19 3 497 890 4 387 79,70% 773 261955 60
Fatick 3 677 196 3 873 5,1 5 130 412 5 542 92,60% 1 453 133640 24
Kaffrine 1 747 31 1 778 1,7 2 264 55 2 319 97,60% 517 106931 46
Kaolack 4 013 283 4 296 6,6 5 312 541 5 853 90,80% 1 299 174430 30
Kédougou 903 28 931 3 1 228 35 1 263 97,20% 325 25872 20
Kolda 2 748 67 2 815 2,4 3733 196 3929 95,00% 985 123298 31
Louga 3 503 204 3 707 5,5 4 495 364 4 859 92,50% 992 151241 31
Matam 2 322 52 2 374 2,2 3 180 100 3 280 97,00% 858 103955 32
Sédhiou 2 153 69 2 222 3,1 3 119 170 3 289 94,80% 966 84770 26
Saint-Louis 3 821 153 3 974 3,8 5 260 349 5 609 93,80% 1 439 153816 27
Tambacounda 2 339 136 2 475 5,5 3 002 265 3 267 91,90% 663 124663 38
Thiès 5 600 935 6 535 14,3 7 995 1778 9 773 81,80% 2 395 293177 30
Ziguinchor 2 741 257 2 998 8,6 4 305 673 4 978 86,50% 1 564 89056 18
51 74
Sénégal 42 889 8 825
714
17,1 59 293 15042
335
79,80% 16 404 2231483 30
52
Etat et utilisation des salles de classe du public
Bon Mauvais
Total Total Total
IA Non Non % Bon % Mauvais
Utilisé Bon Utilisé Mauvais général
Utilisé Utilisé
Dakar 1,40% 98,60% 1570 19,28% 80,72% 83 94,98% 5,02% 1653
Diourbel 11,34% 88,66% 2663 19,76% 80,24% 167 94,10% 5,90% 2830
Fatick 8,95% 91,05% 3429 26,57% 73,43% 414 89,23% 10,77% 3843
Kaffrine 14,12% 85,88% 1756 23,60% 76,40% 178 90,80% 9,20% 1934
Kaolack 6,79% 93,21% 3562 23,72% 76,28% 527 87,11% 12,89% 4089
Kédougou 5,96% 94,04% 873 8,75% 91,25% 80 91,61% 8,39% 953
Kolda 5,94% 94,06% 2508 7,44% 92,56% 390 86,54% 13,46% 2898
Louga 9,81% 90,19% 3374 22,27% 77,73% 247 93,18% 6,82% 3621
Matam 12,16% 87,84% 2089 33,45% 66,55% 284 88,03% 11,97% 2373
Pikine-Guédiawaye 3,08% 96,92% 1622 25,81% 74,19% 124 92,90% 7,10% 1746
Rufisque 2,94% 97,06% 1056 26,77% 73,23% 127 89,26% 10,74% 1183
Sédhiou 2,55% 97,45% 1645 2,64% 97,36% 606 73,08% 26,92% 2251
Saint-Louis 3,32% 96,68% 3437 11,50% 88,50% 487 87,59% 12,41% 3924
Tambacounda 11,41% 88,59% 2051 19,78% 80,22% 364 84,93% 15,07% 2415
Thiès 3,67% 96,33% 5281 16,08% 83,92% 566 90,32% 9,68% 5847
Ziguinchor 3,79% 96,21% 2507 13,98% 86,02% 379 86,87% 13,13% 2886
Sénégal 6,77% 93,23% 39423 17,24% 82,76% 5023 88,70% 11,30% 44446
53
L ’abri provisoire désigne au sens le plus
large, toute forme d’occupation de salle de
classe à titre provisoire et /ou précaire.
(31,72%), à Kédougou (20,78%), à Kolda
(18,15%) et à Ziguinchor (17,12%).).
Par ailleurs, dans le cadre de la promotion d’une
Le caractère provisoire est lié au titre même de éducation inclusive, les modèles de salles de
l’occupation (exemple l’emprunt, la location ou classes sont, de plus en plus, aménagés pour
le bail etc.) ou à la non-conformité des locaux à prendre en compte les spécificités des enfants à
usage de salle de classe. La non-conformité est besoins éducatifs spéciaux.
souvent liée aux matériaux de fabrication des
locaux comme la paille ou le banco. En 2015, un total de 8110 salles de classes a été
Les abris provisoires sont passés de 8,3% en aménagé pour les adapter aux enfants à besoins
2014 à 9,92% en 2015 soit une hausse de 1,62 éducatifs spéciaux. Dans ce lot de salles de
point de pourcentage. classe, les plus importants pourcentages sont
Des programmes de construction de salles de rencontrés dans les académies de Ziguinchor
classe au titre de remplacement d’abris dans les (41,72%), de Kaffrine (31,23%) et de Matam
écoles élémentaires, ont quand même contribué (25,50%). Les Académies de Pikine-
à ralentir le rythme de progression des abris Guédiawaye (6,64%), de Diourbel (6,93%), de
provisoires dans le réseau. Dakar (7,74%) et de Rufisque (8,62%) ont
enregistré les plus faibles parts.
Les proportions de salles de classe sous abris
provisoires sont plus importantes à Sédhiou
Local aménagé
Abris provisoires
IA pour handicapé
Nbre % Nbre %
Dakar 128 7,74% 18 1,09%
Diourbel 196 6,93% 202 7,14%
Fatick 734 19,10% 240 6,25%
Kaffrine 604 31,23% 189 9,77%
Kaolack 832 20,35% 352 8,61%
Kédougou 168 17,63% 198 20,78%
Kolda 650 22,43% 526 18,15%
Louga 568 15,69% 125 3,45%
Matam 605 25,50% 167 7,04%
Pikine-Guédiawaye 116 6,64% 32 1,83%
Rufisque 102 8,62% 69 5,83%
Sédhiou 415 18,44% 714 31,72%
Saint-Louis 863 21,99% 389 9,91%
Tambacounda 417 17,27% 256 10,60%
Thiès 508 8,69% 438 7,49%
Ziguinchor 1204 41,72% 494 17,12%
Sénégal 8110 18,25% 4409 9,92%
54
Les tables- bancs
nationale s’engageait ainsi à fournir
U n des indicateurs utilisés pour mesurer
l’amélioration des conditions
d’apprentissage des élèves est le ratio place
suffisamment de tables-bancs aux écoles.
L
assise par élève. Les tables-bancs disponibles
dans les écoles sont principalement de deux
En 2015, on note un surplus de tables-bancs au
niveau national, traduit par un ratio place assises
par élèves (2,15) supérieur à 1.
types : les tables-bancs à deux places et ceux à En d’autres termes, il existe 215 places assises
trois places. Dans la composition, les tables- pour 100 élèves (plus de deux places pour un
bancs de deux places s’imposent avec 92,63% élève), soit une sous-utilisation des tables-bancs.
loin devant ceux à trois places 6,70% et les Ce ratio qui était de 0,9 en 2013 passe à 1,6 en
autres types avec seulement 0,67%. Par ailleurs, en 2015. Cette situation globale se répète, au
on peut signaler l’existence d’un troisième Type niveau du Public et du Privé, dans toutes les
dont la forme est très variable. Académies, avec des surplus variant de 1,2 à
En créant la Direction des Equipements 2,8.
Scolaires (DEqS), le Ministère de l’Education
55
L’organisation pédagogique des classes au niveau du Public
L
divers modes d’organisation pédagogique dont
les Classes à Double Flux (CDF) et les Classes
Multigrades (CMG).
- objectif (13,8%) contre existant (42,81%) en
multigrade.
Ces écarts montrent que des efforts restent
Le premier type de regroupement constitue la encore à consentir pour une meilleure qualité
principale stratégie pour répondre à la demande des conditions d’enseignement-apprentissages.
croissante d’éducation dans les zones à forte Le résultat est qu’on est encore loin de
concentration de populations. Le deuxième type l’objectif, notamment pour la réduction des
permet d’offrir un service éducatif complet dans classes multigrades (CMG) (avec un écart de
les régions peu peuplées où la structure 29,01 points entre l’existant et l’objectif).
classique de l’école (un niveau d’études par De même, pour la réduction des classes à double
classe physique) ne permet pas de rationaliser flux (CDF), l’écart entre l’objectif et l’existant
les ressources matérielles et humaines. est relativement important (0,68 point de
Ces stratégies ont fortement contribué à pourcentage).
l’élargissement de l’accès durant le PDEF. Le Le tableau ci-dessous montre une faible
PAQUET-EF, qui s’inscrit dans une dynamique diminution du nombre de classes fonctionnant
d’amélioration de la qualité des apprentissages a en double flux (1,18 point) et une augmentation
opté pour une réduction progressive des classes des CMG (15,61 points) entre 2014 et 2015.
à double flux considérées comme un obstacle à Les CDF se sont particulièrement accrues à
un enseignement de qualité, compte tenu de la Saint-Louis (0,43). Toutes les autres régions ont
réduction des heures d’apprentissage qu’elles connu, de façon significative, une baisse de la
engendrent. Il existe encore des écarts entre les proportion de classes en CDF. Les plus fortes
objectifs fixés dans le modèle de simulation du
proportions de classes multigrades sont
PAQUET-EF et la réalité obtenue dans la enregistrées à Kédougou (29,46%), à
répartition du fonctionnement des classes en Tambacounda (35,66%), à Sédhiou (39,63%), à
2015 : Saint-Louis (41,13%) et à Kolda (48,90%).
- objectif (79,8%) contre existant (69,10%) en
flux unique ;
56
Répartition des groupes pédagogiques du Public selon le mode de fonctionnement en 2014 et en 2015
57
La taille moyenne des classes pédagogiques dans le public
Ce phénomène de classes multigrades à grande
P our la situation de 2015, il ressort que les
classes à double flux répondent aux normes
(40-55). La taille moyenne, au niveau national,
taille est assez souvent lié au déficit de classes
physiques ou d’enseignants obligeant les
Directeurs d’écoles à confier deux cours
atteint la limite maximale fixée (55). pédagogiques à un seul maître.
L’effectif moyen des CDF reste très important
dans les régions de Kaolack (59), de Fatick (60), Pour les classes à flux unique, l’effectif moyen
de Sédhiou (62), de Kolda (83), de Kédougou par groupe pédagogique est inférieur à la norme
(90) et de Matam (92). standards de 48 élèves /classe dans toutes les
Académies. La région de Kédougou enregistre le
Au niveau national, l’effectif des classes plus faible effectif par classe avec 30 élèves. La
multigrades (19) est inférieur à la norme (45). faiblesse de la taille moyenne des groupes
C’est particulièrement à Kaffrine (17), à Matam pédagogiques est, en partie, liée à celle des
(16), et à Louga (17) où les ratios élèves/GP effectifs de certaines écoles en milieu rural où le
dans les CMG sont les plus faibles. L’Académie potentiel d’enfants à scolariser annuellement est
de Sédhiou se distingue par ses plus gros faible.
effectifs moyens de CMG (34).
58
La disponibilité des manuels scolaires dans le Public
notamment à Rufisque (1,9), à Pikine-
es manuels scolaires sont considérés comme
L un intrant de qualité.
Le Ministère de l’Éducation nationale
Guédiawaye (1.6), à Kédougou (1,5), à Kolda
(1,5), à Louga (1,7), à Saint-Louis (1,9), à
Tambacounda (1,7) et à Thiès (1,8).
ambitionne de doter tous les élèves d’un manuel En lecture, au niveau de la première étape,
pour chaque discipline fondamentale soit deux chaque élève dispose d’un manuel.
manuels (Calcul et Lecture) pour les élèves de la Excepté les IA de Kolda (0,9) et de Pikine-
première étape (CI-CP) et cinq manuels (Calcul, Guédiawaye (0,9), les élèves des écoles des
Lecture, Histoire, Géographie et Sciences autres Académies sont bien dotées en manuels.
d’Observation) pour les élèves des deuxième et
En Calcul, une situation extrême s’observe en
troisième étapes (CE1- CE2 et CM1-CM2).
général au niveau national où les ratios sont en
En 2015, le ratio livres/élève, au niveau deçà de la norme. Mises à part les IA de Fatick
national, est de 2,0 pour la première étape. On (1), de Kaffrine (1), de Diourbel (1), de
constate que les IA de Dakar (2,1) et de Kédougou (1) et de Sédhiou (1), les autres IA
Diourbel (2,3), de Fatick (2,4), de Kaffrine (2,4), sont en dessous du ratio 1 livre / élève.
de Kaolack (2,2), de Kédougou (2,1), de Matam
Ainsi, les ratios au niveau de la première étape
(2,1) et de Sédhiou (2,2) ont atteint l’objectif de
sont-ils encore en deçà des objectifs poursuivis.
deux (2) livres par élève. On observe également
d’importantes disparités au niveau académique
59
A u niveau des deuxième et troisième étapes
où les ratios moyens sont 2 livres par élève,
Globalement, malgré les immenses efforts fournis
par le Gouvernement, l’objectif en matière de
on est encore loin de l'objectif de 5 manuels fourniture de manuels scolaires n’est pas encore
par élève. La répartition des manuels montre atteint. Toutefois, le ratio semble être affaibli par
des déficits encore plus importants pour les le fait que certains Directeurs d’écoles n’auraient
disciplines d’éveil que sont la Géographie et pris en considération que les manuels fournis par
l’Histoire. On notera aussi qu’en troisième l’Etat. L’évaluation de la situation est faite en
étape, malgré la préparation des examens et rapportant le nombre de manuels recensés pour les
concours, les élèves restent sous-équipés en disciplines fondamentales, au nombre d’élèves
manuels (2,00). pour les années d’études concernées.
60
Ratio manuels/élève par discipline : troisième en 2015 (CM1-CM2)
Total
IA Calcul Lecture Géographie Histoire Sciences général
Dakar 0,5 0,7 0,2 0,4 0,6 2,5
Pikine-Guédiawaye 0,5 0,6 0,2 0,3 0,5 2,1
Rufisque 0,7 0,7 0,5 0,4 0,7 3,1
Diourbel 0,8 0,8 0,2 0,5 0,8 3,0
Fatick 0,9 0,9 0,2 0,9 0,9 3,8
Kaffrine 0,7 0,8 0,2 0,5 0,6 2,8
Kaolack 0,7 0,8 0,2 0,5 1,0 3,1
Kédougou 0,7 0,7 0,2 0,3 0,5 2,3
Kolda 0,3 0,4 0,1 0,3 0,3 1,5
Louga 0,9 0,9 0,2 0,5 0,7 3,4
Matam 0,8 0,8 0,1 0,4 0,7 2,7
Sédhiou 0,6 0,5 0,1 0,2 0,2 1,6
Saint-Louis 0,6 0,6 0,2 0,5 0,7 2,7
Tambacounda 0,4 0,4 0,1 0,4 0,5 1,7
Thiès 0,6 0,5 0,2 0,4 0,5 2,2
Ziguinchor 0,9 0,9 0,3 0,5 0,8 3,4
Sénégal 0,9 1,1 2,0 0,9 1,1 2,0
Moyenne 0,7 0,7 0,2 0,4 0,6 2,6
Min 0,3 0,4 0,1 0,2 0,2 1,5
Max 0,9 0,9 0,5 0,9 1,0 3,8
Écart-type 0,2 0,2 0,1 0,1 0,2 0,7
CV 26,6% 24,7% 48,0% 34,3% 31,0% 25,0%
61
Pourcentage de femmes dans le personnel enseignant
62
Répartition des enseignants du Public selon le statut et le diplôme
Les titulaires du BFEM du Public (recrutés
E n 2015, les maîtres contractuels constituent
près de la moitié des enseignants du Public
avec 47,4% de l’effectif total des
avant 2011 avec ce diplôme) sont plus
nombreux (51,4%) que les bacheliers (43,3%).
enseignants de l’Elémentaire public. Les Aujourd’hui, beaucoup d’enseignants de
fonctionnaires ne représentent que 46,1% des l’Elémentaire sont titulaires d’un diplôme
enseignants du Public. Au Sénégal, les académique de l’Enseignement supérieur. Les
qualifications exigées des enseignants de titulaires d’un diplôme de premier et de second
l’Elémentaire sont spécifiées: une formation cycle (BAC+2, Licence et Maîtrise/Master)
générale correspondant au niveau d’études du représentent 3,8% des enseignants. Cette
BAC (à partir de 2011) et une formation situation montre que le niveau académique des
pédagogique d’un an débouchant sur l’obtention enseignants est en train d’être relevé et surtout
d’un Certificat d’Aptitude Pédagogique (CAP). qu’il est accompagné d’une formation
professionnelle de qualité.
63
La répartition des enseignants par région selon le diplôme professionnel
64
Les nouveaux inscrits au cours d’initiation (CI)
L’
supérieur à 50%. La région de Matam, avec
effectif des élèves nouvellement inscrits 58,4% de filles parmi les nouveaux inscrits au
est calculé à partir des effectifs totaux du CI, arrive en tête. Elle est suivie par celle de
cours d’initiation (CI) moins les redoublants. Kaffrine avec 55,6%.
Les résultats du recensement scolaire montrent Les plus faibles pourcentages sont enregistrés
qu’en 2015, les nouveaux inscrits se chiffrent à dans les académies de Rufisque (49,50%), de
413 448 élèves. Ziguinchor (48,7%), de Kolda (48.50%) et de
L’examen de l’évolution des nouveaux Sédhiou (47,6%).
inscrits, au cours de la période 2004-2015, Il est à noter que la plus importante part de
montre une tendance à l’accroissement avec un filles dans les effectifs se trouve dans les
TAMA de 3,6%. Entre 2014 et 2015 l’effectif régions les moins scolarisées, où la
des nouveaux inscrits a augmenté de 1,85%. communauté semble réticente à l’école
La part des filles dans les effectifs classique, notamment dans les régions de
nouvellement inscrits au CI est passée de Diourbel, de Kaffrine et de Matam. Une frange
51,3% en 2014 à 61,64% en 2015 soit une importante des garçons est envoyée dans les
augmentation de 0,34 point de pourcentage. écoles coraniques.
Dans douze régions le pourcentage de filles est
65
L’examen de la structure par âge des nouveaux certaine mesure les TBA qui dépassent 100%.
entrants, montre une entrée tardive des enfants. Sur le plan régional, seules les régions de
En effet, 40,60% sont âgés de 6 ans, 55,5% ont Matam, de Tambacounda et de Kaffrine
entre 7 et 9 ans et ceux âgés de 7 ans laissent apparaitre des effectifs de nouveaux
représentent 48,9%. Cette prédominance des entrants dominés par les âgés de 6 ans. Elles
enfants âgés de 7 ans et plus par rapport à enregistrent respectivement 62,90%, 55,10% et
ceux âgés de 6 ans, âge légal selon la loi 2004- 52,00% parmi les nouveaux inscrits.
37 du 15 décembre 2004, explique dans une
.
Structure par âge des nouveaux entrants au CI en 2014
moins 6
IA ans 6 ans 7 ans plus 7 ans
Dakar 16,9% 49,9% 25,8% 7,4%
Diourbel 1,3% 17,5% 73,4% 7,8%
Fatick 2,7% 40,1% 51,9% 5,2%
Kaffrine 1,3% 52,0% 41,3% 5,4%
Kaolack 2,9% 29,3% 61,5% 6,3%
Kédougou 1,3% 35,2% 61,4% 2,0%
Kolda 1,6% 34,9% 59,7% 3,8%
Louga 2,6% 30,1% 59,4% 7,9%
Matam 2,7% 62,9% 32,2% 2,3%
Pikine-Guédiawaye 6,4% 44,6% 39,0% 10,0%
Rufisque 6,3% 50,9% 32,6% 10,2%
Sédhiou 2,0% 43,5% 48,3% 6,1%
Saint-Louis 3,7% 46,8% 42,5% 7,0%
Tambacounda 0,8% 55,1% 41,0% 3,1%
Thiès 3,1% 39,3% 49,7% 7,8%
Ziguinchor 5,1% 36,8% 53,9% 4,2%
Sénégal 3,9% 40,6% 48,9% 6,6%
66
L’évolution des effectifs scolaires
67
La participation du Privé à l’effort de scolarisation
68
Les disparités régionales de la participation du Privé selon le milieu en 2015
69
Les élèves inscrits dans les écoles publiques à cycle complet
n raison de l’impact négatif de la années d’étude. Les écoles à cycle incomplet
E discontinuité de l’offre d’éducation sur
l’accès et le maintien des élèves à l’école, le
constituent ainsi 47,94% du réseau scolaire.
En zone urbaine, les écoles à cycle complet
Gouvernement ambitionne de fournir un service représentent 78,31% du réseau urbain. Elles
éducatif complet à tous les enfants en âge accueillent 93,41% des élèves.
scolaire.
Les écoles à cycle incomplet présentent En zone rurale, la particularité est la
l’inconvénient de ne pas permettre le prépondérance des écoles à cycle incomplet
recrutement annuel d’enfants en âge scolaire et (57,69%). Celles qui sont complètes
n’autorisent pas non plus le redoublement pour n’accueillent que 69,51% des élèves.
les élèves de faible niveau. Cette situation Les académies qui comptent le moins d’enfants
montre l’importance à développer les classes inscrits dans les écoles à cycle incomplet sont
multigrades et les écoles à classe unique les académies de Rufisque (4,64%), de Dakar
notamment dans les régions vastes et peu (5,83%), de Pikine-Guédiawaye (5,55%), de
peuplées où l’offre éducative devra davantage Thiès (11,90%) et de Ziguinchor (14,23%).
s’adapter aux conditions démographiques.
Nonobstant les efforts fournis pour compléter
Ainsi, l’examen de la structure des écoles les cycles, notamment en termes de construction
montre que celle-ci est marquée par une de classes additionnelles et de réorganisation
prolifération d’écoles à cycle incomplet (4578 pédagogique à travers la politique des classes
en 2015). Parmi les 1929030 élèves du Public multigrades et des écoles à classe unique, il n’en
recensées en 2015, seules 1563025 soit 81,02% demeure pas moins que des efforts soutenus
ont été accueillis dans des écoles offrant les six devront encore être faits pour atteindre les
objectifs fixés dans ce domaine.
Effectifs inscrits dans les écoles selon le cycle (complet/incomplet) en 2015
Zone Ecole à cycle complet Ecole à cycle Incomplet Total
Ecoles Elèves Ecoles Elèves Ecoles Elèves
Rurale 2 945 695 100 4 017 304 851 6 962 999 951
Urbaine 2 026 867 925 561 61 154 2 587 929 079
Total 4 971 1 563 025 4 578 366 005 9 549 1 929 030
70
L’accès à l’école élémentaire
’accès à l’école élémentaire est mesuré à Les académies qui ont les plus forts taux sont les
L partir du taux brut d’admission (TBA) qui
indique le nombre d’enfants nouvellement
académies de Sédhiou (135,46%), de Ziguinchor
(133,69%), de Kolda (131,30%) et de Kédougou
admis au CI, rapporté à la population ayant (129,06%).
l’âge légal de fréquenter la première année de Seules quatre régions sont en dessous de cent pour
l’élémentaire. cent: Diourbel (68,87%), Kaffrine (70,61%),
Le taux brut d’admission au CI atteint Louga (89,12%) et Kaolack (97,27%). Les forts
104,45% en 2015. Celui des filles est partout taux enregistrés dans certaines de ces régions
plus élevé comme en témoigne l’indice de pourraient s’expliquer par le recrutement massif
parité qui est partout en leur faveur, à d’enfants n’ayant pas l’âge requis d’entrer au CI.
l’exception de quelques-unes. Il s’agit des Le problème des actes de naissance des enfants en
régions de Kédougou, de Kolda, de Sédhiou et âge scolaire se pose encore avec acuité.
de Ziguinchor où l’indice est de 1.0. La région de Diourbel a le plus faible taux
d’admission au CI avec 68,87%.
71
L’intensité de la scolarisation
72
Evolution du Taux Brut de Scolarisation (TBS) entre 2004 et 2015
73
Max 115,22% 118,77% 116,91% 1,62
74
L’efficacité interne du système éducatif
redoublement, après un ou deux redoublements
’efficacité interne permet de savoir ce que
L sont devenus les élèves qui étaient inscrits
dans le système éducatif de l’année
et par conséquent de déterminer la capacité de
rétention du système.
précédente. Trois possibilités sont Le graphique montre que le système éducatif
considérées : demeure marqué par le taux encore élevé des
abandons (9,6%).
- soit ils sont promus en classe supérieure,
Sur 100 enfants scolarisés en 2014, les
- soit ils ont doublé la classe,
données du recensement montrent qu’environ
- ou alors ils ont abandonné. 3 redoublent et près de 8 sont sortis du
Ces trois cas sont étudiés à partir des système.
indicateurs de flux que sont les taux de Ces contreperformances montrent qu’on est
promotion, taux de redoublement et taux encore loin des objectifs fixés dans le cadre du
d’abandon. L’application de ces taux à une PAQUET-EF relatifs aux abandons.
cohorte théorique permet de calculer le nombre
de survivants de cette cohorte sans
75
L ’analyse par académie met en évidence
l’ampleur du redoublement dans les IA de
celui du niveau national. Il s’agit des académies
Saint-Louis (9,4%), de Thiès (7,51%) de
Rufisque (4,43%), de Sédhiou (3,43%), de Ziguinchor (5,91%), de Pikine-Guédiawaye
Pikine-Guédiawaye (3,38%), de Dakar (3,0%), (5,21%), de Rufisque (4,42%) et de Dakar
de Diourbel (2,97%), de Louga (2,92%), de (4,05).
Kaolack (2,85), de Matam et de Ziguinchor Le niveau élevé du taux d’abandon est
(2,81%). Ces régions ont un taux de préoccupant dans les Académies de Kaffrine
redoublement supérieur à celui du niveau (15,83%), de Diourbel (15,12%), de Sédhiou
national (2,80%). (14,29%), de Tambacounda (12,94%), de
Pour le taux d’abandon, il s’est établi à 9,62% Kédougou (12,82%), de Kolda (12,32%), de
au niveau national. Six (06) Académies sur les Kaolack (12,15%) et de Louga (12,04%).
seize (16) ont un taux d’abandon inférieur à
76
L’achèvement du cycle élémentaire
a scolarisation universelle telle que définie Cependant, pour une réalisation de la
L dans la nouvelle Lettre de Politique
Sectorielle vise l’achèvement de cycle
scolarisation universelle, il faudra alors
s’appuyer, entre autres, sur l’augmentation de
élémentaire. Le Sénégal s’est fixé comme l’admission en première année d’études (CI),
objectif à l’Horizon 2020 l’atteinte d’un taux mais également sur l’amélioration de la qualité
d’achèvement de 100%. des enseignements-apprentissages. Il faudra
Pour l’année scolaire 2015, le taux aussi veiller à la réduction des abandons
d’achèvement s’établit à 60,9% contre 62,5% en constatés au niveau des premières années des
2014. Cette baisse notée depuis l’année 2014 étapes du cycle élémentaire c’est-à-dire au CI,
résulte des corrections apportées sur les données au CE1 et au CM1.
démographiques issues du recensement.
77
Taux d’achèvement par région en 2015
Régions TAP Garçons TAP Filles TAP F&G
Dakar 74,2% 80,7% 77,5%
Diourbel 29,6% 37,8% 33,7%
Fatick 57,0% 72,4% 64,4%
Kaffrine 26,5% 37,0% 31,6%
Kaolack 48,7% 63,0% 55,5%
Kédougou 88,3% 79,5% 84,1%
Kolda 66,0% 69,1% 67,5%
Louga 41,0% 52,9% 46,6%
Matam 36,4% 68,0% 51,3%
Sédhiou 76,1% 70,6% 73,5%
Saint-Louis 52,9% 67,0% 59,7%
Tambacounda 52,2% 57,7% 54,8%
Thiès 62,7% 77,6% 69,9%
Ziguinchor 83,9% 88,3% 86,0%
Sénégal 55,8% 66,2% 60,9%
Moyenne 56,8% 65,8% 61,1%
Min 26,5% 37,0% 31,6%
Max 88,3% 88,3% 86,0%
Ecart-type 18,8% 14,6% 16,3%
CV 33,1% 22,2% 26,6%
78
79
Résultats du Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires (CFEE)
80
Répartition du taux de réussite au CFEE en 2015
Inscrits Présents Admis Taux Présent Taux Admis
IA Filles Garçons Total Filles Garçons Total Filles Garçons Total Filles Garçons Total Filles Garçons Total
Dakar 9582 8407 17989 9409 8206 17615 6260 5258 11518 98,19 97,61 97,92 66,53 64,08 65,39
Diourbel 7375 5797 13172 7126 5617 12743 2334 2242 4576 96,62 96,89 96,74 32,75 39,91 35,91
Fatick 9655 7910 17565 9364 7684 17048 2145 1963 4108 96,99 97,14 97,06 22,91 25,55 24,1
Kaffrine 3462 2587 6049 3373 2539 5912 881 807 1688 97,43 98,14 97,74 26,12 31,78 28,55
Kaolack 11634 9576 21210 11337 9361 20698 3863 3686 7549 97,45 97,75 97,59 34,07 39,38 36,47
Kédougou 1628 1891 3519 1551 1799 3350 537 741 1278 95,27 95,13 95,2 34,62 41,19 38,15
Kolda 7600 7798 15398 7119 7256 14375 2000 2294 4294 93,67 93,05 93,36 28,09 31,62 29,87
Louga 7692 5855 13547 7369 5638 13007 2185 2015 4200 95,8 96,29 96,01 29,65 35,74 32,29
Matam 6373 3769 10142 6131 3589 9720 1173 825 1998 96,2 95,22 95,84 19,13 22,99 20,56
Pikine -
13655 11591 25246 13350 11300 24650 6807 5900 12707 97,77 97,49 97,64 50,99 52,21 51,55
Guédiawaye
Rufisque 5533 4742 10275 5339 4554 9893 2014 1761 3775 96,49 96,04 96,28 37,72 38,67 38,16
Sédhiou 5632 6553 12185 5423 6292 11715 1365 1890 3255 96,29 96,02 96,14 25,17 30,04 27,78
St-Louis 10280 7972 18252 9816 7588 17404 2848 2536 5384 95,49 95,18 95,35 29,01 33,42 30,94
Tambacounda 6290 5850 12140 5866 5470 11336 1352 1394 2746 93,26 93,5 93,38 23,05 25,48 24,22
Thiès 22259 18100 40359 21487 17441 38928 7919 7187 15106 96,53 96,36 96,45 36,85 41,21 38,8
Ziguinchor 7734 8273 16007 7483 7960 15443 4062 4336 8398 96,75 96,22 96,48 54,28 54,47 54,38
National 136384 116671 253055 131543 112294 243837 47745 44835 92580 96,45 96,25 96,36 36,3 39,93 37,97
Source : DEXCO
81
ENSEIGNEMENT MOYEN
82
La demande potentielle d’éducation au Moyen
83
L’évolution du réseau d’établissements d’enseignement Moyen
84
Evolution de l’accès à l’Enseignement moyen
Les disparités régionales selon le sexe dans l’accès à l’Enseignement moyen en 2014-2015
IA Garçons Filles Total GF
Dakar 99,8% 101,9% 100,9%
Pikine-
Guédiawaye 92,0% 92,1% 92,0%
Rufisque 102,1% 102,8% 102,5%
Diourbel 80,9% 78,4% 79,6%
Fatick 88,9% 88,9% 88,9%
Kaffrine 90,0% 86,7% 88,1%
Kaolack 93,5% 91,0% 92,2%
Kédougou 84,8% 74,6% 80,1%
Kolda 80,5% 74,6% 77,6%
Louga 82,9% 83,3% 83,1%
Matam 84,9% 77,7% 80,5%
Sédhiou 70,8% 65,6% 68,5%
Saint-Louis 88,9% 89,6% 89,2%
Tambacounda 65,4% 56,7% 61,0%
Thiès 88,0% 87,4% 87,7%
Ziguinchor 92,2% 91,2% 91,7%
Sénégal 87,4% 85,9% 86,6%
85
Evolution des effectifs et de la participation féminine au Moyen
L effectif du Moyen est passé de 186 138 à noter que l’évolution des effectifs montre que
’
531 805 élèves entre 2000 et 2010, les filles ont été les principales bénéficiaires de
représentant un taux d’accroissement moyen l’effort de recrutement consenti par le système
annuel de 11,1%. Il atteint 779 301 en 2015, éducatif sénégalais. Leur proportion dans les
soit un TAMA de 7,94% en cinq ans. Cette effectifs est passée de 39,7% en 2000 à 51,35%
importante augmentation des effectifs procède en 2015, soit une progression de 11,65 points
du flux croissant des élèves terminant avec de pourcentage. Cette situation est corroborée
succès l’Elémentaire et de l’extension du réseau par le TAMA des filles sur la période 2010-
à travers les structures privées et les créations 2015 qui est de 9,79% donc sensiblement plus
de collèges de proximité. Entre 2010 et 2015, le élevé que celui des garçons 6,18%.
rythme d’accroissement moyen annuel des
enfants scolarisés (7,94%) est de loin supérieur Le rapprochement de l’offre à la demande à
à celui de la population cible (2,6%). En travers les collèges de proximité,
conséquence, si la tendance actuelle est particulièrement en milieu rural d’une part et
maintenue, le niveau de la scolarisation dans le d’autre part les résultats des actions de
cycle moyen sera rapidement relevé. Il est à sensibilisation et d’appui pour le maintien des
filles expliquent, entre autres facteurs, les
avancées dans l’accès des filles au cycle moyen.
TAMA
Sexe 2000 2010 2011 2012 2013 2014 2015
2000-2010 2010-2015
Garçons 112230 280966 318930 341639 355373 371064 379141 9,60% 6,18%
Filles 73908 250839 298981 331922 356337 383900 400160 13,00% 9,79%
Total 186138 531805 617911 673561 711710 754964 779301 11,10% 7,94%
% filles 39,70% 47,20% 48,40% 49,30% 50,10% 50,85% 51,35% 1,70% 1,70%
86
Effectif par Académie et pourcentage de filles en 2015
87
Evolution de la part du Privé dans l’effort de scolarisation au Moyen
'objectif du Gouvernement de scolariser En 2015, le pourcentage d’élèves inscrits dans
L 20% des effectifs de l’Enseignement
moyen au niveau du Privé n’est pas encore
les collèges privés n’est supérieur à l’objectif
attendu que dans les Académie de Dakar
atteint. (40,5%) et de Pikine-Guédiawaye (32,1%),
Entre 2014 et 2015, la part du Privé est passée marquées par le dynamisme du Privé.
de 13% à 13,5% soit une légère augmentation
de 0,5 point de pourcentage.
Evolution de la part du Privé dans les effectifs inscrits au Moyen de 2008 à 2015
88
Le niveau de scolarisation dans l’Enseignement moyen
’une durée de quatre ans, le sous-secteur de On note une disparité de la couverture selon le
D l’Enseignement moyen est destiné à la
population âgée de 12 à 15 ans. En 2015,
sexe : les filles sont plus scolarisées que les
garçons comme en témoigne le TBS qui est de
cette tranche d’âge compte un effectif égal à 63,3% chez les filles contre 56,7% chez les
1 301 057 dont 631 973 filles. garçons.
En 2015, le nombre d’enfants fréquentant les L’indice de parité - qui se situe en 2015 à 1,12 -
structures d’enseignement moyen se chiffrent à a beaucoup évolué depuis 2008 (0,82) et, est en
779 301, soit un taux brut de scolarisation (TBS) faveur des filles. Il témoigne des efforts fournis
de 59,9%. pour l’équité en matière de scolarisation dans le
Moyen.
89
Evolution du TBS entre de 2004 à 2015
90
A u niveau des Académies, on constate, en
2015, une assez nette dispersion des
A l’opposé, on retrouve celles qui affichent
des valeurs largement en-dessous de la
valeurs du TBS autour de la moyenne nationale, moyenne nationale. Il s’agit des Académies
avec des Académies affichant des valeurs de Kaffrine (26,8%), de Diourbel (29,8%)
largement supérieures à cette moyenne nationale et de Tambacounda (37,6%).
comme Ziguinchor (93,4%), Dakar (78,9%), Dans toutes ces Académies, à l’exception
Fatick (73,8%) et Thiès (71,4%). de Kédougou, de Kolda, de Sédhiou et de
Tambacounda, le taux brut de scolarisation
des filles dépasse celui des garçons.
91
Taille des classes pédagogiques au Moyen
92
Taille moyenne des classes pédagogiques selon la zone en 2015
Rural Urbain Total
IA Prive Public Total Prive Public Total Prive Public Total
Dakar 0 0 0 35 59 46 35 59 46
Pikine-Guédiawaye 0 0 0 32 75 52 32 75 52
Rufisque 5 67 31 16 69 41 12 68 37
Diourbel 64 48 49 37 64 58 46 55 54
Fatick 35 52 51 39 56 52 37 53 51
Kaffrine 0 43 43 20 52 49 20 47 46
Kaolack 19 50 49 38 61 57 37 54 53
Kédougou 0 41 41 24 52 51 24 44 44
Kolda 0 40 40 16 49 41 16 44 41
Louga 32 46 46 32 59 52 32 51 49
Matam 0 43 43 33 47 46 33 44 44
Sédhiou 29 42 42 45 48 47 42 43 43
Saint-Louis 37 44 44 37 51 49 37 48 47
Tambacounda 22 44 43 30 53 50 28 49 47
Thiès 31 59 57 35 67 59 34 63 58
Ziguinchor 24 41 40 39 51 49 36 45 44
Sénégal 22 47 46 32 60 51 31 54 49
Moyenne 19 41 39 32 57 50 31 53 47
Minimum 0 0 0 16 47 41 12 43 37
Maximum 64 67 57 45 75 59 46 75 58
Ecart-Type 18,39 17,08 15,63 8,27 8,00 5,08 8,92 9,14 5,19
CV 98,74% 41,39% 40,40% 26,06% 14,03% 10,17% 28,49% 17,36% 10,98%
93
La disponibilité des manuels scolaires dans le Public au Moyen
Les classes de sixième sont les moins bien
’objectif du Ministère de l’Education
L nationale qui est de doter chaque élève
de l’Enseignement moyen cinq
dotées, avec un ratio national de 2 livres et
même pour Kolda 01 livre.
manuels. En 2015, le ratio élèves/manuels Au niveau de la classe de cinquième, les
au niveau national est en moyenne de 2 Académies de Kolda (02), de Sédhiou (02), de
livres par élève en sixième, 3 en cinquième, Pikine-Guédiawaye (02) et de Fatick (02) sont
3 en quatrième et 4 pour la classe de les moins dotées en manuels.
troisième. Ce qui montre qu’on est encore En revanche, les élèves de cinquième des
loin du ratio souhaité et qu’il n’existe pas Académies de Diourbel (04), Kaffrine (04) et
suffisamment de manuels dans le cartable Louga (04) sont assez bien dotés.
de l’élève.
En quatrième, l’objectif de 05 livres par
A la lecture de la situation générale sur la apprenants n’est atteint par aucune Académie
disponibilité des manuels selon le niveau même si huit d’entre elles semblent être mieux
d’études à travers le pays en 2015, les dotées avec des ratios de 04 manuels. Alors
classes de troisième sont les mieux dotées que les Académies de Sédhiou et de Rufisque,
en manuels avec une moyenne nationale de avec 02 manuels par élève sont les moins bien
4 livres par élève, moyenne qui cachent dotées.
d’ailleurs une dispersion très favorable dans
certaines Académies où ce ratio est d’au Au total des efforts importants restent à faire,
moins 05 livres. Il s’agit des Académies de en termes d’acquisition et d’acheminement de
Diourbel (06), de Rufisque (05), de manuels scolaires jusqu’au niveau de l’école,
Kaffrine (05), de Louga (05), de Saint- pour être en phase avec les ambitions
Louis (05), de Tambacounda (05) et de déclarées, surtout dans les Académies comme
Ziguinchor avec cinq (05) livres par élève. Fatick, Sédhiou, Pikine-Guédiawaye et Kolda
qui affichent les ratios les plus faibles.
Les manuels selon le niveau d’études dans les établissements publics en 2015
IA Sixième Cinquième Quatrième Troisième Total
Dakar 2 3 3 4 3
Pikine-Guédiawaye 2 2 3 3 2
Rufisque 2 3 2 5 3
Diourbel 4 4 4 6 4
Fatick 2 2 3 4 2
Kaffrine 3 4 4 5 4
Kaolack 2 3 4 4 3
Kédougou 2 3 3 5 3
Kolda 1 2 4 4 2
Louga 3 4 4 5 4
Matam 2 3 3 4 3
Sédhiou 2 2 2 3 2
Saint-Louis 3 3 4 5 4
Tambacounda 2 3 4 5 3
Thiès 2 3 3 4 3
Ziguinchor 3 3 4 5 4
Sénégal 2 3 3 4 3
94
L’efficacité interne du système éducatif au niveau de l’Enseignement moyen
95
A u niveau des Académies, la situation
laisse apparaître une dispersion des
valeurs globales autour des valeurs
dessus de la valeur nationale. Il s’agit des
Académies de Kédougou (20,99%), de Kolda
(15,72%), de Tambacounda (15,18%) et de
nationales. Ainsi, pour ce qui est du Sédhiou (14,16%).
redoublement, les Académies de Sédhiou A l’opposé de celles-ci on a Pikine-
(29,11%), de Ziguinchor (25,28%), de Fatick Guédiawaye (7,88%), Kaolack (8,69%),
(25,09%), de Matam (25,08%) et de Kaolack Dakar (8,80%) et Ziguinchor (8,87%) qui ont
(25,05%) se singularisent avec des taux des valeurs inférieures à la valeur nationale.
nettement au-dessus de la moyenne nationale, Autrement dit ces dernières retiennent moins
tandis que celles de Dakar (16,68%), de leurs apprenants que les premières.
Pikine-Guédiawaye (16,83%), de Louga Enfin, on constate que globalement, les
(17,49%) et de Rufisque (19,97%) offrent des garçons (21,7%), doublent légèrement leur
valeurs qui sont sensiblement en-dessous de classe plus que les filles (21,5%), alors que
cette valeur nationale. les filles (10,5%) abandonnent légèrement
Concernant l’abandon, quatre Académies se plus qu’eux (10%).
signalent avec des taux significativement au-
96
Résultats du Brevet de Fin d’Etudes Moyennes (BFEM)
97
Taux de réussite au BFEM selon le sexe en 2015
Ayant composé Total admis Taux de reussite
Académie G F T G F T G F T
Dakar 7 974 10 621 18 595 3155 3998 7153 39,57 37,64 38,47
Diourbel 4 552 5 370 9 922 2300 2101 4401 50,53 39,12 44,36
Fatick 7 596 8 255 15 851 3352 3041 6393 44,13 36,84 40,33
Kaolack 8 063 8 465 16 528 3759 2938 6697 46,62 34,71 40,52
Kaffrine 1 559 1 530 3 089 1123 815 1938 72,03 53,27 62,74
Kolda 4 082 2 937 7 019 2390 1533 3923 58,55 52,2 55,89
Kédougou 1 162 608 1 770 606 283 889 52,15 46,55 50,23
Louga 4 262 5 033 9 295 2059 1917 3976 48,31 38,09 42,78
Matam 1 955 2 598 4 553 1212 1395 2607 61,99 53,7 57,26
Pikine-Guédiawaye 11 564 14 849 26 413 3927 4518 8445 33,96 30,43 31,97
Rufisque 4 571 5 391 9 962 1455 1446 2901 31,83 26,82 29,12
Saint-Louis 6 445 8 054 14 488 3130 3228 6358 48,56 40,08 43,88
Sédhiou 4 312 2 534 6 846 2560 1388 3948 59,37 54,78 57,67
Tambacounda 3 257 3 013 6 270 2085 1776 3861 64,02 58,94 61,58
Thiès 15 224 18 242 33 466 6690 6424 13114 43,94 35,22 39,19
Ziguinchor 6 783 6 278 13 061 4640 3911 8551 68,41 62,3 65,47
Total 93 350 103 778 197 128 44443 40712 85155 47,61 39,23 43,2
Source : DEXCO
98
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
99
La demande potentielle d’éducation au Secondaire général
a demande potentielle pour le Secondaire se de Diourbel et de Dakar avec respectivement
L définit comme étant le nombre d’enfants
âgés de 16 à 18 ans.
50,96% et 51,39%.
La région de Dakar compte la plus forte
En 2014, cette population s’élève à 888 974 demande potentielle d’éducation (182 575) alors
individus dont 49,04% de filles. que celle de Kédougou présente la plus faible
Au niveau des régions, le pourcentage de filles part avec 9 675, soit 1,1% du global.
est partout inférieur à 50% sauf dans les régions
100
L’évolution du réseau d’établissements d’Enseignement secondaire général
101
L’accès à l’Enseignement Secondaire général
102
Taux de transition 3ème -2nde en 2013-2014
IA Garçons Filles Total
Dakar 61,2% 60,7% 61,0%
Diourbel 61,2% 53,5% 57,4%
Fatick 46,1% 42,4% 44,2%
Kaffrine 61,2% 54,6% 58,3%
Kaolack 55,7% 46,0% 51,0%
Kédougou 41,0% 42,6% 41,5%
Kolda 56,1% 48,2% 52,9%
Louga 62,7% 55,1% 58,8%
Matam 58,8% 52,3% 55,3%
Pikine-Guédiawaye 62,3% 59,1% 60,6%
Rufisque 53,9% 57,2% 55,6%
Sédhiou 41,3% 38,8% 40,5%
Saint-Louis 65,2% 55,8% 60,1%
Tambacounda 47,3% 45,0% 46,3%
Thiès 57,1% 51,3% 54,1%
Ziguinchor 58,2% 59,3% 58,7%
Sénégal 56,7% 53,0% 54,9%
103
Part des nouveaux inscrits dans les séries scientifiques en seconde en 2015
104
Les effectifs de l’Enseignement secondaire général
note une proportion de filles dans les effectifs
D epuis 2007, on assiste à une hausse
régulière des effectifs de
l’Enseignement secondaire général. Ainsi, les
supérieure à 50%.
Le déséquilibre Garçons/Filles est plus marqué
à Kédougou et à Sédhiou avec respectivement
effectifs sont passés de 99782 en 2007 28,7% et 29,6% de filles dans les effectifs des
à 302826 en 2015, soit un Taux élèves inscrits.
d’Accroissement Moyen Annuel (TAMA) de De façon générale, les effectifs sont plus
14,9%. importants dans les Académies de Thiès
La proportion des filles dans les effectifs de (16,3%), de Pikine-Guédiawaye (12,6%), de
l’Enseignement secondaire reste en deçà de Ziguinchor (10,5%) et de Dakar (10,1%).
celle des garçons malgré une légère L’augmentation des effectifs enregistrés dans
augmentation. Entre 2005 et 2015, les effectifs le Secondaire, peut s’expliquer, en partie, par
sont passés de 39,70% à 46,8%, soit un TAMA le relèvement du taux de transition
de 2,08%. troisième/seconde.
En 2015, c’est dans les Académies de Dakar,
de Pikine-Guédiawaye et de Rufisque, que l’on
Evolution des effectifs de 2005 à 2015
106
La part des filles dans les effectifs des séries scientifiques
Part des filles dans les effectifs des séries scientifiques en 2015
Seconde Première Terminale Cycle
IA
Total % Filles Total % Filles Total % Filles Total % Filles
Dakar 4491 49,72% 3806 53,36% 3713 47,35% 12010 50,14%
Diourbel 1811 39,92% 1318 39,83% 1444 39,54% 4573 39,78%
Fatick 1411 40,40% 1155 35,76% 1071 37,35% 3637 38,03%
Kaffrine 501 34,53% 439 31,21% 293 35,49% 1233 33,58%
Kaolack 2514 38,90% 1743 36,89% 1958 34,17% 6215 36,85%
Kédougou 155 24,52% 95 24,21% 78 21,79% 328 23,78%
Kolda 632 28,80% 738 29,95% 565 24,07% 1935 27,86%
Louga 1417 47,57% 857 39,32% 992 38,10% 3266 42,53%
Matam 555 45,95% 387 40,05% 352 33,52% 1294 40,80%
Pikine-Guédiawaye 5520 47,03% 4416 44,66% 5278 42,29% 15214 44,70%
Rufisque 1363 47,40% 1148 43,55% 1174 45,49% 3685 45,59%
Sédhiou 515 24,27% 398 22,61% 615 20,65% 1528 22,38%
Saint-Louis 1611 42,27% 989 35,09% 1667 37,97% 4267 38,93%
Tambacounda 752 36,30% 581 32,87% 663 30,02% 1996 33,22%
Thiès 5666 43,86% 3837 39,09% 4182 39,19% 13685 41,10%
Ziguinchor 1263 35,08% 1100 30,91% 1477 28,98% 3840 31,54%
Sénégal 30177 43,33% 23007 40,97% 25522 38,96% 78706 41,22%
Min 155 24,27% 95 22,61% 78 20,65% 328 22,38%
Max 5666 49,72% 4416 53,36% 5278 47,35% 15214 50,14%
Ecart type 1776 8,09% 1351 7,74% 1509 7,92% 4613 7,78%
107
La participation
’Enseignement secondaire général trouvent à Ziguinchor (76,35%), à Dakar
L constitue la destination privilégiée des
élèves en provenance des collèges
(44,26%), à Thiès (40,76%) et à Fatick
(36,96%). La région de Kaffrine a le plus
malgré l’existence du secondaire technique faible taux avec seulement (14,07%),
et des établissements de formation suivie de Diourbel (15,42%), de Matam
professionnelle. (19,16%) et de Kédougou (20,63%).
Entre 2004 et 2015, le TBS global a évolué L’indice de parité a enregistré une légère
de 11,6% à 34,1%, soit une hausse de 22,5 augmentation en faveur des filles en
points de pourcentage. Cette amélioration passant de 0,90 en 2014 à 0,92 en 2015.
peut s’expliquer par le fait que le TBS des Au moment où dans les IA de Dakar, de
filles a été multiplié par 3,6 ; passant ainsi Matam, de Louga, de Thiès et de Saint-
de 8,8% à 32,5%. Celui des garçons s’est Louis, l’indice de parité est en faveur des
vu également multiplier par 2,4 en passant filles, dans celles de Ziguinchor, de
de 14,6% à 35,5%. Kaffrine, de Diourbel, de Tambacounda et
Les TBS ont connu de façon globale une de Fatick, des efforts restent encore à faire
progression régulière tout au long de la malgré qu’elles soient proches de la parité.
période. Ces efforts doivent être plus soutenus dans
Au niveau régional, en 2015, six les IA de Kédougou et de Sédhiou qui
académies ont enregistré un taux brut de affichent des indices de parité inférieurs à
scolarisation supérieur à celui du niveau 0,50.
national. Les taux les plus élevés se
108
Taux brut de scolarisation par région et sexe en 2015
Régions Filles Garçons Total Indice de parité
Dakar 45,12% 43,34% 44,26% 1,04
Diourbel 13,99% 16,91% 15,42% 0,83
Fatick 36,63% 37,26% 36,96% 0,98
Kaffrine 12,64% 15,45% 14,07% 0,82
Kaolack 31,92% 41,15% 36,70% 0,78
Kédougou 12,43% 28,06% 20,63% 0,44
Kolda 16,68% 28,07% 22,55% 0,59
Louga 24,22% 23,91% 24,06% 1,01
Matam 19,30% 19,04% 19,16% 1,01
Sédhiou 21,07% 44,48% 33,47% 0,47
Saint-Louis 36,87% 36,24% 36,55% 1,02
Tambacounda 18,07% 25,53% 21,93% 0,71
Thiès 41,14% 40,41% 40,76% 1,02
Ziguinchor 72,24% 79,91% 76,35% 0,90
Sénégal 32,53% 35,54% 34,06% 0,92
109
A u niveau national, l’objectif de 45
élèves par groupe pédagogique pour
2015 n’est pas atteint et présente quelques
Dans le Public, l’objectif n’est pas atteint,
avec un ratio de 47 élèves par groupe
pédagogique, tandis que pour le Privé, le taux
disparités entre les Académies. Il est passé d’encadrement est satisfaisant avec un ratio de
de 44 élèves par groupe pédagogique en 34.
2014 à 42 en 2015, soit 2 élèves de moins On note dans le Privé que les ratios sont
par groupe pédagogique. satisfaisants à tous les niveaux (Seconde,
Au niveau académique, globalement, Première et Terminale).
hormis les IA de Kaolack (51), de Diourbel Par contre, dans le Public, excepté la classe de
(50), de Ziguinchor (48) et de Thiès (46), première (43), le ratio est partout supérieur à
le ratio est partout ailleurs inférieur à l’objectif de 45 élèves par groupe
l’objectif. Ce résultat cache des disparités pédagogique.
au regard du statut (Privé et Public). Cette situation pose le problème de la qualité
En effet, dans le Privé, la presque totalité de l’encadrement pédagogique des élèves dans
des Académies présente des ratios les établissements publics.
inferieurs à l’objectif. Il faut noter que l’expansion du Privé, liée à la
Ainsi, des efforts reste-t-il à faire au niveau diversification de l’offre éducative, a
de l’encadrement des élèves dans ces IA. contribué à réduire la taille moyenne des
classes pédagogiques.
110
’Etat s’est inscrit dans la perspective de Durant les mêmes années, le ratio pour les
L doter chaque lycéen de manuels dans les
disciplines fondamentales, dans le but
classes de terminale est passé de 1,8 à 1,6
soit une baisse de 0,2 point.
d’améliorer les conditions d’enseignement / Au niveau Académique, l’examen du ratio
apprentissage. manuel/ élève selon les classes montre les
Le nombre de manuels par élève a connu une résultats suivants :
légère baisse entre 2014 et 2015 en passant - en classe de seconde, seules les IA de
d’un ratio de 2,4 à 2,3. Ainsi le ratio manuel Diourbel (6,1) et de Kédougou (6,6) ont
/ élevé reste encore faible par rapport à atteint l’objectif, tandis que celles de Fatick
l’objectif du PAQUET-EF qui est de 6 (1,5), de Saint-Louis (1,9) et de
livres/élève. Toutes les Académies sont en Tambacounda (1,9) en sont loin.
deçà de cet objectif. Neuf Académies ont un - en classe de Première et de Terminale, on
ratio inférieur au ratio national (2,3). note qu’aucune Académie n’a atteint
Pour les classes de seconde, le ratio n’a pas l’objectif, mais l’IA de Diourbel en est
connu de variation par rapport à l’année proche.
dernière, avec 3,3. Globalement, des efforts importants en
S’agissant des classes de première, le ratio dotation de manuels devront être faits,
s’est établi à 1,8 en 2015 contre 1,9 en 2014. particulièrement pour les classes de Première
et de Terminale.
111
a part des femmes dans les effectifs du Durant les mêmes années, à l’exception des
L personnel enseignant a connu une baisse
entre 2014 et 2015 en passant de 19,9%
IA de Sédhiou et de Saint-Louis, la part des
femmes dans les effectifs a connu une
à 17,29%. baisse.
Cette baisse constatée au niveau global, Cette baisse est plus sensible dans les
serait due, en partie, à la diminution de 4,0 Académies de Dakar (-8,08%) et de Louga
points de pourcentage enregistrée dans les (-4,76%).
effectifs en milieu urbain. Globalement, la baisse de la part des femmes
Ils sont passés de 23,30% en 2014 à 18,31% dans le personnel enseignant est souvent due
en 2015. à l’affectation du personnel féminin dans
d’autres services sans remplacement.
Evolution de la part des femmes dans les effectifs entre 2014 et 2015
112
Les enseignants des lycées et collèges publics selon le diplôme académique
n 2015, le personnel est dominé par les supérieur à celui du niveau national
E titulaires de la Licence qui représente
36,10% des enseignants. Ils sont suivis
(17,40%).
Signalons que 0,5% du personnel est titulaire
par les titulaires de la Maitrise/Master1 du Doctorat ou du PhD.
(35,20%). Les diplômés du Bac représentent Concernant les titulaires du
17,40% du personnel et ceux du BFEM DEA/DESS/Master2, ils représentent 1,50%
2,30%. Les parts les plus élevées pour les du personnel. Ces diplômés sont plus
titulaires de la Licence sont recensées à représentatifs dans les Académies de Dakar
Ziguinchor, à Thiès et à Saint-Louis, avec (6,20%), de Thiès (2,90%) et de Matam
respectivement 41,40%, 39,60% et 37,60%. (2,80%).
Les Académies de Kédougou et de Louga Globalement dans le Moyen Secondaire les
affichent les plus faibles taux avec 26,30% et titulaires de la Licence et de la
31,80%. Maitrise/Master1 sont plus nombreux dans le
Par ailleurs, dans neuf Académies, le personnel (71,30%).
pourcentage des titulaires du Bac est
113
Globalement, excepté l’IA de Kolda (87,90%),
L e personnel enseignant du Moyen
Secondaire Général est recruté parmi les
titulaires du baccalauréat au moins.
la proportion des enseignantes titulaires au
moins du BAC dépasse 90%.
En principe, les titulaires du Bac ou de la Chez les hommes, les IA de Kaffrine, de Dakar
Licence enseignent dans les collèges même si et de Kédougou se retrouvent avec les
quelques-uns parmi eux enseignent au niveau pourcentages les plus élevés d’enseignants
du Secondaire. Et ceux titulaires de la Maîtrise ayant au moins le BAC. Ils représentent
ou d’un diplôme supérieur enseignent au respectivement 98,40%, 98,20% et 98,10%.
niveau du Secondaire. L’IA de Kolda (91,40%) est en bas de l’échelle
Le diplôme académique est identifié pour tous par rapport à la proportion d’enseignants
les enseignants. En 2015, au niveau du titulaires au moins du BAC.
personnel féminin, 97% ont au moins le Bac
alors que chez les hommes, ils représentent On note que, aussi bien chez les femmes que
95,8%. chez les hommes, les plus faibles pourcentages
Dans l’Académie de Kédougou, 100% des de titulaires du BFEM sont identifiés dans les
enseignantes sont titulaires au moins du BAC. IA de Kédougou et de Kaffrine.
114
Les enseignants des lycées et collèges publics selon le diplôme professionnel
our enseigner dans le Moyen, il faut être diplôme ou dont le diplôme n’a pu être
115
Le redoublement dans le Secondaire général
n fin d’année scolaire 2013-2014, le taux L’analyse du redoublement par niveau et par
E de redoublement global au niveau du
Secondaire général est de 23,1% contre 21,9%
sexe révèle que le taux chez les garçons est
inférieur à celui des filles aussi bien en classe
en 2012/2013, soit une augmentation de 1,2 de Seconde qu’en classe de Première et de
points de pourcentage. Il est de 22,7% chez les Terminale.
garçons et de 23,5% chez les filles. Au niveau des Académies, la situation, selon la
Au niveau global, neuf Académies affichent un classe, se présente ainsi :
taux de redoublement supérieur à celui du -en classe de Seconde, l’IA de Ziguinchor a les
niveau national (23,1%). Le plus fort taux est taux de redoublement les plus élevés aussi bien
enregistré à Tambacounda (35,70%) et le plus chez les filles (27,40%) que chez les garçons
faible à Dakar (15,70%). (22,50%) ;
Chez les filles, sept Académies ont enregistré -en classe de Première et de Terminale, les
un taux supérieur à celui du niveau national. taux de redoublement les plus élevés sont
Les Académies de Tambacounda et de Dakar enregistrés dans l’IA de Tambacounda, aussi
se retrouvent aux deux extrémités avec bien chez les garçons que chez les filles. On
respectivement 37, 61% et 15,3%. remarque que, pour les deux niveaux, les taux
Chez les garçons, neuf Académies ont un taux sont à plus de 30%.
au-dessus du niveau national. De même, chez Globalement, dans toutes les classes, les filles
les garçons, l’IA de Tambacounda se retrouve redoublent plus que les garçons. Il y a donc
avec le taux le plus élevé (34,60%), et celle de lieu d’accentuer des politiques de scolarisation
Dakar avec le plus faible (16,10%). et de promotion interne des filles.
116
Les résultats de l’examen du baccalauréat session 2015
117
Le taux de réussite au baccalauréat général et dans le modèle de simulation. Les facteurs
technique 2015 est 10,6% soit une baisse de explicatifs de ces performances insuffisantes
27,4 points par rapport à l’année 2013 (38% au bac sont entre autres : le déficit de
d’admis). formation continue des professeurs, de
Les résultats au bac qui évoluent en dents de manuels, de matériel didactique et du temps
scie se situent en-deçà de la valeur cible d’apprentissage.
retenue
118
EDUCATION DE BASE DES
JEUNES ET DES ADULTES
(EBJA)
119
INTRODUCTION
120
ACCES ET PARTICIPATION
I- LES STRUCTURES
Le programme EBJA comporte trois types de Pour ce rapport, les informations recueillies ne
structures: les centres d’alphabétisation (CAF), concernent que les CAF et les ECB.
les écoles communautaires de base (ECB) et En 2014/2015, les structures recensées sont au
les daara. nombre de 1160 dont 971 CAF et 189 ECB.
A) Répartition des structures par type, région et IA
a. Les CAF
En 2014/2015, les structures recensées dans les Dakar et 10 pour chacune des IA de Pikine-
programmes d’alphabétisation sont de971 CAF Guédiawaye et Rufisque.
dont 470 dans le BCI et 501 dans les autres Pour les autres types de
projets et programmes d’alphabétisation. Ces projets/programmes, les 501 structures (CAF) sont
autres projets et programmes représentent recensées dans 7 IA : Kolda (5 projets), Thiès (3
projets), Diourbel (1 projet), Matam (2 projets),
51,6% des structures.
Saint-Louis (2 projets), Kaffrine (1 projet) et
Pour le PNEBJA (BCI), la répartition des
Kaolack (2 projets).Parmi ces 7 IA, Diourbel
structures CAF par IA varie de 30 à 35 CAF en
enregistre 175 CAF soit 34,9%, suivie de Kolda
moyenne sauf pour les IA de Fatick qui enregistre
avec 171 CAF soit 34, 1%. Saint-Louis avec 7
40 CAF et les 3 IA de la région de Dakar où le
CAF occupe le plancher dans les IA bénéficiant
nombre de structures est de 15 CAF pour l’IA de
d’autres types de projets/programmes en dehors du
PNEBJA/BCI.
121
Tableau N°1 : Répartition des structures du programme d’alphabétisation par IA :
IA de: Type de programmes NBRE DE
(Alphabétisation,) CAF
A- Programme National d’éducation de base des jeunes et adultes (BCI)
1. Kolda Alphabétisation 30
2. Kédougou Alphabétisation 30
3. FATICK Alphabétisation 40
4. Dakar Alphabétisation 15
5. Thiès Alphabétisation 35
6. Pikine-Guédiawaye Alphabétisation 10
7. Diourbel Alphabétisation 35
8. Matam Alphabétisation 35
9. Tambacounda Alphabétisation 35
10. Saint-Louis Alphabétisation 30
11. Kaffrine Alphabétisation 35
12. Kaolack Alphabétisation 35
13. SEDHIOU Alphabétisation 30
14. Louga Alphabétisation 35
15. RUFISQUE Alphabétisation 10
16. Ziguinchor Alphabétisation 30
TOTAL PNEBJA Alphabétisation 470
B- Autres Projets/programmes d’alphabétisation
1. Kolda Alphabétisation 171
2. THIES Alphabétisation 33
3. Diourbel Alphabétisation 175
4. Matam Alphabétisation 55
5. Saint-Louis Alphabétisation 7
6. Kaffrine Alphabétisation 27
7. Kaolack Alphabétisation 33
TOTAL Autres programmes d’alphabétisation 501
Part Autres Alphabétisation 51,60
C- TOTAL GENERAL ALPHABETISATION (A +B) 971
Source : Données statistique DALN 2014/2015
b. Les ECB
Ce type de programme est mis en œuvre dans Le nombre de structures recensées est de 189
trois IA (Diourbel et Kaffrine à travers le ECB dont 177 pour le projet PALAM soit
projet PALAM et Louga par le projet Village 93,6%. Les 12 restantes sont mis en œuvre par
Millenium). le projet Village Millenium dans l’IA de
Louga.
122
Tableau N°2 : Répartition des structures du programme ECB par IA :
IA de: Type de programmes (Ecoles NBRE D’ECB
communautaires de base)
1. DIOURBEL ECB 89
2. Kaffrine ECB 88
3. Louga ECB 12
TOTAL ECB 189
Source : Données statistique DALN 2014/2015
De 1971 à 2014, 22 langues sont codifiées, 6 constitution de 2001 qui stipule que toute
langue en 1971, 2 langues entre 1995 et 2000 langue codifiée devient langue nationale avec
date à partir de laquelle au moins une langue la possession d’un décret relatif à
est codifiée par an. De 2001 à 2012, 12 autres l’orthographe et la séparation des mots de cette
langues ont été codifiées. Ce qui porte le langue. Le décret de 2001 a suscité un grand
nombre de langues codifiées à 20. intérêt au niveau des communautés
Deux (02) nouvelles langues se sont ajoutées linguistiques pour voir leur langue érigée au
entre 2013 et 2014, d’où le nombre total de rang de langue nationale afin d’être introduite
langues codifiées qui est de 22. dans l’ENF devenue EBJA ou le formel.
Cette évolution dans le processus de
codification des langues est due par la
123
III- LES EFFECTIFS
A) Evolution des effectifs enrôlés en alphabétisation dans l’éducation de base des jeunes
et adultes (EBJA)
La tendance est à la baisse d’année en année.
De 2012 à 2015, l’effectif global de l’EBJA Cette baisse s’explique par l’insuffisance des
est de 183 039 formés à 356 736 simulés, ressources par rapport aux objectifs du
soit un écart de -173 697. Simul du Paquet.
Par an, l’effectif est passé de 65 390
apprenants en 2012 à 30 671en 2015.
Graphique N° 1 : Evolution des effectifs dans les programmes d’alphabétisation 2012 à 2015
124
Tableau 4: Répartition des effectifs d’alphabétisation par IA :
IA de: Effectifs
H F T
1. Kolda 1233 5949 7182
2. Kédougou 146 737 883
3. FATICK 0 1357 1357
4. Dakar 33 417 450
5. Thiès 137 1850 1987
6. Pikine-Guédiawaye 0 324 324
7. Diourbel 584 4836 5420
8. Matam 282 2 968 3 250
9. Tambacounda 0 1050 1050
10. Saint-Louis 51 1279 1330
11. Kaffrine 132 1749 1881
12. Kaolack 0 2334 2334
13. SEDHIOU 59 841 900
14. Louga 46 1034 1080
15. RUFISQUE 0 332 332
16. Ziguinchor 16 895 911
TOTAL 2 719 27 952 30 671
% femmes 91,13
Source : Données statistiques DALN 2012/2015
L’Observation du graphique ci-après montre scores de -2%. Ces IA n’ont pas enregistré
que l’IA de Kolda détient 23,42% de l’effectif l’existence d’autres projets/programmes et se
total, Diourbel 17,67%, Matam 10,60% et sont réparties le quota de 35 CAF qui était
Kaolack 7,61%. Toutes ces IA ont bénéficié alloué à la région de Dakar dont l’IA a été
d’autres types de projets/programmes. scindée en 3.
Trois IA (Pikine-Guédiawaye, Rufisque et
Dakar) réalisent les plus bas taux avec des
125
C) Pourcentage de femmes dans les effectifs par IA
En 2014/2015, sur un effectif total de 30 671 83,47% et 89,23% sont en dessous de la
apprenants, les 27 952 sont des femmes soit moyenne nationale. Cette situation s’explique
91,13%. Dans les IA de Fatick, Pikine- par la discrimination positive envers les
Guédiawaye, Tambacounda, Kaolack et femmes qui doivent constituer 75% des
Rufisque le pourcentage des femmes est de effectifs et à leur détermination au sein des
100%. Seules les IA de Kolda, Kédougou et associations et groupements féminins.
Diourbel avec respectivement 82,83% ;
Source :
Campagne statistique DALN 2014/2015
Type de programmes
PROJETS/ (Ecoles EFFECTIF DES APPRENANTS
IA de:
PROGRAMMES communautaires de
base) H F TOTAL
DIOURBEL PALAM ECB 1 198 1 589 2 787
Kaffrine PALAM ECB 859 2 054 2 913
Louga ONG Village Millenium ECB 149 124 273
TOTAL 2 206 3 767 5 973
% des femmes 66,4%
Source : Données statistiques DALN 2012/2015
126
QUALITE ET EFFICACITE INTERNE
A) Pourcentage des apprenants ayant atteint le seuil de maîtrise des compétences en
langue et communication (lecture et expression écrite), en mathématiques et éducation
à la science et à la vie sociale
Au terme de l’évaluation finale du PNEBJA domaines réalisé est de 75,0%. Il peut
2014, 1 742 apprenants ont été testés, 126 CAF s’expliquer par un bon crédit horaire (395H en
soit 27,39%, ont été visités dans les 16 IA du moyenne), une présence aux cours de 76,77%,
Ministère de l’Education nationale. une mise à disposition de manuels de lecture et
La norme ciblée en compétences tous mathématiques dans 97,6% des CAF, etc.
domaines est qu’à terme 75% des apprenants Par IA, les résultats enregistrés se présentent
aient atteint la compétence. comme suit :
L’observation du tableau ci-dessous montre
que le niveau de compétences en tous
Par IA et en compétences tous domaines, 9 sur Cette faiblesse pourrait s’expliquer par un
16 ont enregistré un seuil de maîtrise moyen de taux de présence au cours insuffisant (67,5%)
75% et plus soit 56,3% des IA. Sur 16 IA, 04, et inférieur à la moyenne nationale de 76,77%,
soit 25,0% réalisent un seuil de maîtrise un encadrement insuffisant (1 seule visite de
compris entre 70 et 74% tandis que 2 l’IA, 4 par les IEF), une utilisation insuffisante
(Kédougou et Thiès) soit 12,5% enregistrent des cahiers d’activités (55,5%) et un
des scores compris entre 65 et 70%. environnement lettré quasi inexistant.
Notons que seule l’IA de Kaolack réalise le
plancher avec 32,8% de niveau de maîtrise en
dessous de 50%. Ce qui est assez faible.
127
Par niveau de maîtrise, le graphique ci-après montre les trois (03) catégories de maîtrise
sont répertoriés.
- ceux qui ont satisfait les tests à 75% et plus, soit 35,4% d’apprenants,
- ceux qui sont entre 50 et 74% (39,6% d’apprenants)
- et ceux qui sont à moins de 50%.
Par domaine, les résultats présentent quelques disparités.
Le domaine langue enregistre le meilleur résultat avec 84,3% de maîtrise. Elle est suivie des
mathématiques (65,0%) et des compétences de vie courante (CVC) avec 61,2%.
Graphique 4: Seuils de maîtrise par domaine
Ces résultats hétérogènes illustrent le fait que mathématiques et le domaine CVC occupe le
les facilitateurs maîtrisent mieux plancher avec 61,2%.
l’enseignement de la langue que les
128
Graphique 5:Seuils de maîtrise par Région
L’observation du graphique montre que sur 14 la région de Kolda(74,06) sont celles dont le
régions, les 09 soit 64,28% ont enregistré des taux de présence des apprenant(e)s au cours est
taux de présence compris entre 79,61 et en dessous de la moyenne nationale de (76,77).
97,75%. Dans ces régions, les multiples activités des
Le taux de présence le plus élevé au cours des femmes peuvent expliquer ces contre-
apprenant(e)s est réalisé par la région de performances.
Matam (,75%); elle est suivie par les régions Malgré ces disparités notées, le taux de
de Diourbel (88,92%), Louga (88,88%) et présence des apprenants aux cours est dans
Saint-Louis (87,00%). l’ensemble satisfaisant.
Les régions de Dakar, Fatick, Kaolack, Thiès
avec chacune un taux de présence de 67,50 et
C) Crédit horaire
Le crédit horaire moyen réalisé dans Par région les résultats suivants ont été
l’ensemble des structures visitées est de enregistrés :
395 Heures. Cette performance nationale
peut être considérée satisfaisante.
129
Tableau 7: Crédit horaire pare Région
Région Crédit horaire global réalisé
DAKAR 427,15
DIOURBEL 381,17
FATICK 506,67
KAFFRINE 322,44
KAOLACK 440,64
KEDOUGOU 347,00
KOLDA 364,88
LOUGA 355,75
MATAM 480,75
SAINT-LOUIS 408,00
SEDHIOU 326,82
TAMBACOUNDA 359,25
THIES 424,85
ZIGUINCHOR 357,88
Total 395,01
Source : Données évaluation PNEBJA 2014/DALN
Le crédit horaire moyen réalisé est de 395 Kédougou, Kolda, Louga, Sédhiou,
heures. On remarque que la région de Fatick Tambacounda et Ziguinchor) sur les quatorze
avec 506,67 arrive largement en tête, suivie (14) visitées ont un crédit horaire situé certes
des régions de Matam 480,75, de Kaolack en dessous de la moyenne nationale, mais
440,64, de Dakar 427,15 et de Thiès 424,85. dépassant les 324 heures.
Huit (8) régions (Diourbel, Kaffrine,
D) Taux de déperdition
Le taux de déperdition global est de 9,94%. femmes. Rappelons que la part des hommes
Rapporté à la norme ciblée de 8,00%, il y a un dans les effectifs est très faible du fait de la
écart de +1,94 points. discrimination positive en faveur des femmes.
Par genre, on note un taux satisfaisant de
2,96% chez les hommes contre 9,25% chez les
Par région, dans 7 sur 14 soit 50%, on a Tambacounda (18,6%), Saint-Louis (15%),
enregistré des taux de déperdition supérieurs à Kolda (13,8%), Louga (11,4%), Fatick (9,88%)
la norme de 8%. Il s’agit de Diourbel (22,9%), et Kaffrine (8,79%).
130
Par genre, on constate chez les hommes des accordent aux enseignements/apprentissages
taux de déperditions nuls dans les régions de dispensés.
Diourbel, Kaolack, Kédougou, Louga et Par contre au niveau des hommes, on constate
Ziguinchor que la région de Tambacounda avec 33,33 a le
Le taux de déperdition globale est de 9,94. taux de déperdition le plus élevé, suivie des
Nous remarquons que le taux de déperdition régions de Saint - Louis(25,00),
des femmes est de 9,25% avec un écart de 1.25 Sédhiou(22,73), Matam(16,67) et
contre 2,96 pour les hommes. Ce taux élevé Kaffrine(11,11). 0n constate que les régions de
chez les femmes est surtout plus accentué dans Fatick (-16,67), Dakar (-15,38) et Thiès (-
les régions de Diourbel (22,91), Saint-Louis 15,38) ont enregistrés de nouveaux apprenants
(15,00), Tambacounda (14,46), Kolda (11,16), au cours de la formation.
Louga (10,73) et Fatick (10,35). Les plus Les régions de Diourbel, Kaolack, Kédougou,
faibles taux de déperdition sont constatés dans Louga et Ziguinchor n’ont pas enregistré
les régions de Matam (3,57) et Sédhiou (4,33), d’abandon chez les hommes.
ce qui montre l’importance que ces femmes
E) Existence d’AGR
Les activités génératrices de revenus « AGR » Dans tous les 124 centres évalués, il
qui constituent l’un des leviers du programme existe une activité génératrice de
PNEBJA sont inscrites dans le budget. Elles revenus, soit 100%.
contribuent beaucoup pour la mobilisation des
apprenants bénéficiers.
131
GESTION
Sur les 124 comités de gestion identifiés, 123 dans toutes les autres, les comités de gestion
sont fonctionnels, soit un taux global de existants sont fonctionnels.
99,2%. %. En dehors de la région de Fatick,
133
b. Ecoles communautaires de base
Comme pour l’alphabétisation, les ECB recensés dont 3 femmes. L’exigence de ces
comptent deux types de personnels : deux fonctions en terme de temps d’occupation
volontaires et superviseurs. et de déplacement sur le terrain.
Sur 189 volontaires, les femmes sont 80, soit
42,33%. Pour les superviseurs, 38 ont été
134
FINANCEMENT DE L’EDUCATION
Cette partie traite des indicateurs financiers du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et
de la transparence de l’éducation et de la formation (PAQUET-EF). L’analyse porte d’une part sur les
projections de modèles de simulation et les budgets votés et d’autre part sur l’exécution des budgets
votés.
135
Dépenses publiques de l’Etat
Source DPRE
136
Dépenses de fonctionnement de l’Etat
ntre 2006 et 2014, les dépenses de annuel de 10,55%%.Durant toute la période, le
E fonctionnement de l’Etat votées ont connu
une augmentation de 920,1milliards en
budget de fonctionnement de l’Etat n’a connu
une exécution complète à l’exception de l’année
valeur absolue soit 65 % en valeur relative. 2009.L’écart entre les prévisions et les
Les dépenses de fonctionnement (allocation) de allocations n’a cessé d’augmenter jusqu’à une
l’Etat ont connu un taux d’accroissement moyen hausse de plus de 70%.
Source : DPRE
137
Dépenses publiques de fonctionnement de l’Education
ntre 2006 et 2014, les dépenses publiques de Durant toute cette période, le budget de
E fonctionnement allouées à l’éducation ont
été multipliées par 2, avec un taux
fonctionnement a connu un taux d’exécution
moyen supérieur à 100%.
d’accroissement moyen annuel de 8,77%.
Ecart entre voté et prévisions -3,692 -1,094 -14,81 14,23 121,596 -46,189 -76,139 -30,226 -23,1
Taux de couverture des
98,4% 99,5% 92,7% 107,0% 160,2% 88,7% 83,0% 93,2% 95,0%
prévisions par le budget voté
Exécution 213,709 225 297,751 305,814 324,158 363,410 371,008 404,822 428,387
Taux d'exécution du budget
94,8% 98,7% 158,1% 141,1% 100,2% 99,89% 99,96% 98,05% 97,0%
voté
Source : DAGE
138
Dépenses en capital de l’Etat sur financement intérieur
Entre 2011 et 2014, les dépenses en capital ont
Exécution 318,7 390,0 463,4 407,8 439,5 0,0 0,0 0,0 0,0
Taux d'exécution du budget 52,0% 52,0% 66,5% 62,3% 63,3%
voté
Source : DPRE
139
Dépenses publiques d’investissement allouées à l’Education
ur la période 2006-2014, les dépenses d’investissement est multiplié par 1,5.
S publiques d’investissement allouées à
l’éducation (allocation) ont largement
couvert les prévisions en investissement,
Le taux de couverture des prévisions en
investissement affiche une tendance baissière et
le taux d’exécution à une évolution en dents de
particulièrement entre 2006 et 2012 où le budget scie.
Source : DPRE
140
Dépenses publiques totales allouées à l’Education
Evolution des dépenses publiques totales allouées à l’Education de 2006 à 2014 (en milliards)
Source : DPRE
141
Part des dépenses allouées à l’Education dans les dépenses de l’Etat
Evolution de la part de l’Education dans les dépenses de fonctionnement de l’Etat (en milliards)
Source : DPRE
Part de l’éducation dans le budget de fonctionnement hors dette et dépenses communes (voté)
142
Ecart entre réalisation et prévision
Evolution de la part de l’Education dans les dépenses d’investissement de l’Etat de 2006 à 2014
Source : DAGE
143
Ecart entre réalisation et prévision
Evolution de la part du budget de l’Education dans le budget de l’Etat sur financement intérieur entre 2000 et 2010
Source : DPRE
144
Dépenses publiques d’éducation en % des dépenses totales de l’Etat sur financement interne
145
Situation d’exécution budgétaire du secteur de l’Education
146
Programmes Crédits ouverts Crédits engagés Taux d'exécution Solde
A B C = B/A*100 D = A-B
DEVELOPPEMENT INTEGRE
491 952 285 491 952 285 100,00% -
DE LA PETITE ENFANCE
ENSEIGNEMENT
186 461 449 142 182 849 929 243 98,06% 3 611 519 899
ELEMENTAIRE
ENSEIGNEMENT MOYEN
157 878 645 179 150 558 103 957 95,36% 7 320 541 222
SECONDAIRE GENERAL
EDUCATION DE BASE DES
JEUNES ET ADULTES 6 025 406 795 3 948 390 327 65,53% 2 077 016 468
ANALPHABETES
ADMINISTRATION GENERALE
39 998 413 285 39 671 229 821 99,18% 327 183 464
ET PILOTAGE
390 855 866 687 377 519 605 634 96,59% 13 336 261 053
Total Programmes
147
Crédits engagés par Programme et Nature de dépenses
Programmes Titre de dépenses Crédits ouverts Crédits engagés Taux d'exécution Solde
A B C = B/A*100 D = A-B
Dépenses de personnel 68 901 539 68 901 539 100,00% -
DEVELOPPEMENT Dépenses de fonctionnement hors personnel
31 375 095
hors transferts31 375 095 100,00% -
INTEGRE DE LA PETITE Dépenses de transferts courants 108 901 551 108 901 551 100,00% -
ENFANCE Investissement 282 774 100 282 774 100 -
Transferts en capital - - -
Sous-total Programme 491 952 285 491 952 285 100,00% -
Dépenses de personnel 89 881 796 450 89 881 796 450 100,00% -
Dépenses de fonctionnement hors 60personnel
597 265 096
hors transferts
60 597 264 673 100,00% 423
ENSEIGNEMENT
Dépenses de transferts courants 4 105 033 169 4 105 033 169 100,00% -
ELEMENTAIRE
Investissement 30 644 354 427 28 265 834 951 92,24% 2 378 519 476
Transferts en capital 1 233 000 000 - 0,00% 1 233 000 000
Sous-total Programme 186 461 449 142 182 849 929 243 98,06% 3 611 519 899
Dépenses de personnel 87 835 768 788 87 835 768 788 100,00% -
Dépenses de fonctionnement hors 50personnel
793 298 878
hors transferts
50 793 298 737 100,00% 141
ENSEIGNEMENT MOYEN
Dépenses de transferts courants 220 922 220 220 922 220 100,00% -
SECONDAIRE GENERAL
Investissement 19 028 655 293 11 708 114 212 61,53% 7 320 541 081
Transferts en capital - - -
Sous-total Programme 157 878 645 179 150 558 103 957 95,36% 7 320 541 222
Dépenses de personnel 336 969 000 336 969 000 100,00% -
EDUCATION DE BASE Dépenses de fonctionnement hors personnel
21 122 755
hors transferts21 122 755 100,00% -
DES JEUNES ET ADULTES Dépenses de transferts courants 160 000 000 160 000 000 100,00% -
ANALPHABETES Investissement 3 142 364 472 1 065 348 004 33,90% 2 077 016 468
Transferts en capital 2 364 950 568 2 364 950 568 100,00% -
Sous-total Programme 6 025 406 795 3 948 390 327 65,53% 2 077 016 468
Dépenses de personnel 34 148 523 282 34 148 523 282 100,00% -
Dépenses de fonctionnement hors3personnel
545 298 572
hors transferts
3 544 573 085 99,98% 725 487
ADMINISTRATION
Dépenses de transferts courants - - -
GENERALE ET PILOTAGE
Investissement 2 304 591 431 1 978 133 454 85,83% 326 457 977
Transferts en capital - - -
Sous-total Programme 39 998 413 285 39 671 229 821 99,18% 327 183 464
Dépenses de personnel 212 271 959 060 212 271 959 060 100,00% (0)
Dépenses de fonctionnement hors 114personnel
988 360 396hors transferts
114 987 634 345 100,00% 726 051
Grand total Dépenses de transferts courants 4 594 856 940 4 594 856 940 100,00% -
Investissement 55 402 739 723 43 300 204 721 78,16% 12 102 535 002
Transferts en capital 3 597 950 568 2 364 950 568 65,73% 1 233 000 000
Total Programme 390 855 866 687 377 519 605 634 96,59% 13 336 261 053
148
149