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2-Analyse Vectorielle

Ce document décrit les concepts mathématiques de base de l'analyse vectorielle, notamment les opérateurs différentiels, les champs scalaires et vectoriels, le gradient, les lignes de champ et les expressions du gradient en coordonnées cylindriques et sphériques.

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2-Analyse Vectorielle

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Chapitre 2

Analyse vectorielle

2.1 Opérateurs différentiels


2.1.1 Champs de scalaires et champs de vecteurs

− → − → −
On munit l’espace d’un repère orthonormé (O, i , j , k ). Soit U un ouvert non vide de
R3 .

Définition 10. Un champ de scalaires sur U est une application f de U dans R.

Exemples :
- La température en chaque point d’une pièce.
- La pression en chaque point d’une pièce.


Définition 11. Un champ de vecteurs sur U est une application f de U dans R3 .

Exemples :

- Champ de vitesse : Dans un fluide


en mouvement, chaque particule pos-
sède à un instant donné, un vecteur
de vitesse → −v qui dépend de sa po-
sition. Si la particule est au point
(x, y, z), sa vitesse est


− ∂x →
− ∂y →
− ∂z →

v = i + j + k.
∂t ∂t ∂t

- Champ magnétique : Au voisinage d’un aimant permanent (par exemple un aimant droit
ou un aimant U), les effets magnétiques sont modélisés par un champ vectoriel appelé le


champ magnétique et noté par B .

32
Lignes du champ


Soit f un champ de vecteurs, une ligne de champ est une courbe tangente en tout point


(x, y, z) au vecteur f (x, y, z) et parcourue dans le sens du champ.

Exemple :
Pour matérialiser le champ magnétique, on
peut saupoudrer des grains de limaille de fer
sur une feuille de papier placée au dessous
d’un aimant. La limaille se dispose suivant des
courbes fermées qui représentent les lignes du
champ magnétique.

2.1.2 Gradient
Définition 12. Soit f : U −→ R un champ de scalaires de classe C 1 , le gradient de f au
point (x, y, z) est défini par

−−→ ∂f →
− ∂f →
− ∂f →

grad f (x, y, z) = (x, y, z) i + (x, y, z) j + (x, y, z) k .
∂x ∂y ∂z
Exemple :
−−→
Soit le champ de scalaires f (x, y, z) = 3x2 y − y 3 z. Calculer grad f au point (1, −2, −1).
−−→ −−→
Nous avons grad f (x, y, z) = (6xy, 3x2 − 3y 2 z, −y 3 ), donc grad f (1, −2, −1) = (−12, 15, 8).

Propriétés
Soient f et g deux champs de scalaires de classe C 1 et α, β ∈ R. Il est facile de montrer
que le gradient vérifie les propriétés suivantes.
−−→ −−→ −−→
1. grad(αf + βg) = α grad f + β grad g.
−−→ −−→ −−→
2. grad(f g) = f grad(g) + g grad(f ).

Gradient en coordonnées cylindriques


−−→
Soit f (r, θ, z) un champ de scalaire de classe C 1 , on cherche à écrire grad f dans la base


des coordonnées cylindriques (→−u r, →

u θ , k ), où
®

− →
− →

u r = cos(θ) i + sin(θ) j

− →
− →

u θ = − sin(θ) i + cos(θ) j .

33
Nous avons f (r, θ, z) = f (φ(x, y, z)), avec
ß
x = r cos(θ)
r ≥ 0 et θ ∈ [0, 2π[
y = r sin(θ),

i.e. f (r, θ, z) = g(x, y, z) = g(r cos(θ), r sin(θ), z), où g = f ◦ φ. Donc


 ∂f ∂g ∂g ∂g

 ∂r
(r, θ, z) = cos(θ) ∂x (r cos(θ), r sin(θ), z) + sin(θ) ∂y (r cos(θ), r sin(θ), z) + 0 × ∂z
(r cos(θ), r sin(θ), z)
 ∂g ∂g
 = cos(θ) ∂x (r cos(θ), r sin(θ), z) + sin(θ) ∂y (r cos(θ), r sin(θ), z)
∂f ∂g ∂g

 ∂θ
(r, θ, z) = −r sin(θ) ∂x (r cos(θ), r sin(θ), z) + r cos(θ) ∂y (r cos(θ), r sin(θ), z)
 ∂f
 ∂g
∂z
(r, θ, z) = ∂z (r cos(θ), r sin(θ), z)

et par conséquent
∂f ∂f ∂g
r cos(θ) (r, θ, z) − sin(θ) (r, θ, z) = r (r cos(θ), r sin(θ), z)
∂r ∂θ ∂x
∂g ∂f 1 ∂f
=⇒ (r cos(θ), r sin(θ), z) = cos(θ) (r, θ, z) − sin(θ) (r, θ, z).
∂x ∂r r ∂θ
De la même façon, on peut montrer que
∂g ∂f 1 ∂f
(r cos(θ), r sin(θ), z) = sin(θ) (r, θ, z) + cos(θ) (r, θ, z)
∂y ∂r r ∂θ

34
et comme f (r, θ, z) = g(r cos(θ), r sin(θ), z), on a
−−→ −−→
grad f (r, θ, z) = grad g(r cos(θ), r sin(θ), z)
∂g →
− ∂g →
− ∂g →

= (r cos(θ), r sin(θ), z) i + (r cos(θ), r sin(θ), z) j + (r cos(θ), r sin(θ), z) k
∂x ∂y ∂z
∂f →
− →
− 1 ∂f →
− →
− ∂f →

= (r, θ, z)(cos(θ) i + sin(θ) j ) + (r, θ, z)(− sin(θ) i + cos(θ) j ) + (r, θ, z) k
∂r r ∂θ ∂z
∂f 1 ∂f ∂f →

= (r, θ, z)→
−ur+ (r, θ, z)→

uθ+ (r, θ, z) k . (2.1)
∂r r ∂θ ∂z

Gradient en coordonnées sphériques


Soit f (r, φ, θ) un champ de scalaires de classe C 1 . La base des coordonnées sphériques
(→

u r, →

u φ, →

u θ ) est donnée par


− →
− →
− →

 u r = sin(φ) cos(θ) i + sin(φ) sin(θ) j + cos(φ) k


− →
− →
− →

u φ = cos(φ) cos(θ) i + cos(φ) sin(θ) j − sin(φ) k
 →
 − →
− →

u θ = − sin(θ) i + cos(θ) j
(r ≥ 0, φ ∈ [0, π] et θ ∈ [0, 2π[).

En procédant comme dans le cas des coordonnées cylindriques, nous obtenons


−−→ ∂f 1 ∂f 1 ∂f
grad f (r, φ, θ) = (r, φ, θ)→

ur+ (r, φ, θ)→

uφ+ (r, φ, θ)→

u θ. (2.2)
∂r r ∂φ r sin(φ) ∂θ

Champ de gradient


Un champ de vecteurs f , défini sur U , est dit champ de gradient s’il existe un champ

− −−→
de scalaires F : U −→ R tel que f = grad F .

35
2.1.3 Divergence

− →
− →
− →

Définition 13. Soit f (x, y, z) = f1 (x, y, z) i + f2 (x, y, z) j + f3 (x, y, z) k un champ de


vecteurs de classe C 1 , la divergence de f au point (x, y, z) est définie par

− ∂f1 ∂f2 ∂f3
div f (x, y, z) = (x, y, z) + (x, y, z) + (x, y, z).
∂x ∂y ∂z
Exemple :

− →
− →
− →
− →

Soit le champ de vecteurs f (x, y, z) = x2 z i − 2y 3 z 2 j + xy 2 z k . Calculer div f (x, y, z).


div f (x, y, z) = 2xz − 6y 2 z 2 + xy 2 .

Propriétés


Soient f et →−
g deux champs vectoriels de classe C 1 et α, β ∈ R, nous avons

− →

1. div(α f + β →−
g ) = α div( f ) + β div(→
−g ).

− →
− −−→ →
− − →
2. Si h est un champ scalaire : div(h f ) = h div( f ) + grad(h). f (→
u .−
v = 3i=1 ui vi est
P
le produit scalaire canonique de R3 ).
Remarque :

− − →
→ − →

On peut écrire par abus de notation div f (x, y, z) = ∇. f (x, y, z), où ∇ est l’opérateur

− ∂ →− ∂ →− ∂ →−
défini par ∇ = ∂x i + ∂y j + ∂z k.

Divergence en coordonnées cylindriques et sphériques



− →

Soit f (r, θ, z) = f1 (r, θ, z)→

u r + f2 (r, θ, z)→

u θ + f3 (r, θ, z) k un champ vectoriel de classe

− →

C 1 . D’après (2.1), ∇ s’écrit dans la base (→ −u r, →

u θ , k ) comme suit

− ∂→ − 1 ∂→ − ∂ →−
∇= ur+ uθ+ k.
∂r r ∂θ ∂z
Donc

− − →
→ −
div f (r, θ, z) = ∇. f (r, θ, z)
∂ →− → −
Å ã
∂→− 1 ∂→ −
= ur+ uθ+ k . f (r, θ, z)
∂r r ∂θ ∂z

− →
− →

∂ f (r, θ, z) → − 1 ∂ f (r, θ, z) →− ∂ f (r, θ, z) →

= .ur+ .uθ+ .k
∂r r ∂θ ∂z
∂ Ä →
−ä −
= f1 (r, θ, z) u r + f2 (r, θ, z) u θ + f3 (r, θ, z) k .→

− →
− ur
∂r
1 ∂ Ä →
−ä −
+ f1 (r, θ, z)→
−u r + f2 (r, θ, z)→
−u θ + f3 (r, θ, z) k .→uθ
r ∂θ
∂ Ä →
−ä → −
+ f1 (r, θ, z)→
−u r + f2 (r, θ, z)→
−u θ + f3 (r, θ, z) k . k .
∂z

36
Rappelons que ®

− →
− →

u r = cos(θ) i + sin(θ) j

− →
− →

u θ = − sin(θ) i + cos(θ) j

→ −
→ −
→ −
→ −
→ −

donc ∂∂r
ur
= ∂∂z
ur
= ∂∂r

= ∂∂z

= 0, ∂∂θ
ur
=→−u θ et ∂∂θ

= −→ −u r et toutes les dérivées partielles


de k sont nulles.


En tenant compte de ceci et du fait que la base (→ −
u r, →

u θ , k ) est orthonormale, on déduit
que

− ∂f1 1 1 ∂f2 ∂f3 →
− → −
div f (r, θ, z) = (r, θ, z)→
−u r .→

u r + f1 (r, θ, z)→−
u θ .→

uθ+ (r, θ, z)→

u θ .→

uθ+ (r, θ, z) k . k
∂r r r ∂θ ∂z
∂f1 1 1 ∂f2 ∂f3
= (r, θ, z) + f1 (r, θ, z) + (r, θ, z) + (r, θ, z)
∂r r r ∂θ ∂z
1 ∂(rf1 (r, θ, z)) 1 ∂f2 ∂f3
= + (r, θ, z) + (r, θ, z). (2.3)
r ∂r r ∂θ ∂z
De la même façon, on obtient l’expression suivante de la divergence dans la base des co-


ordonnées sphériques d’un champ vectoriel f (r, φ, θ) = f1 (r, φ, θ)→

u r + f2 (r, φ, θ)→

uφ +
f3 (r, φ, θ)→

u θ.


− 1 ∂(r2 f1 (r, φ, θ)) 1 ∂(sin(φ)f2 (r, φ, θ)) 1 ∂f3 (r, φ, θ)
div f (r, φ, θ) = 2 + + . (2.4)
r ∂r r sin(φ) ∂φ r sin(φ) ∂θ

2.1.4 Rotationnel
Produit vectoriel
Définition 14. Soient →−
u et →
−v deux vecteurs non colinéaires de R3 , le produit vectoriel de


u et →

v est l’unique vecteur →

w qui vérifie :
i) w est orthogonal aux deux vecteurs →

− −u et →

v.
ii) La base (→

u ,→
−v ,→

w ) est de sens direct.
iii) ∥→

w ∥ = ∥→−
u ∥∥→−
v ∥| sin(→

u ,→

v )|.
Et on note →

w =→−u ∧→−v.


Si →

u et →

v sont colinéaires, on pose par définition →

u ∧→

v = 0.

- Le sens direct est déterminé par la règle de


la main droite : Si la base (→

u ,→
−v ,→

w ) est de

− →
− →

sens direct alors u , v et w peuvent être re-
présentés respectivement par la pouce, l’index
et le majeur d’une main droite.

37
Calcul du produit vectoriel :

− →
− →
− →
− →
− →

Si →

u = u1 i + u2 j + u3 k et →−
v = v1 i + v2 j + v3 k alors →

u ∧→

v est calculé comme suit

− →− →−
i j k


u ∧→

v = u1 u2 u3
v1 v2 v3

− →
− →

= (u2 v3 − v2 u3 ) i + (v1 u3 − u1 v3 ) j + (u1 v2 − v1 u2 ) k .

Ce n’est pas un vrai déterminant, c’est un abus de notation qui permet de faciliter le calcul
de →
−u ∧→−v.
Propriété :
Soient →

u ,→
− v ,→

w ∈ R3 et α ∈ R. Il est facile de montrer que
i) →

u ∧ (→ −
v +→−
w) = →−
u ∧→ −
v +→ −u ∧→ −
w.
ii) α(→

u ∧→−
v ) = (α→

u)∧→−
v =→

u ∧ (α→

v ).

− →
− →
− →

iii) v ∧ u = − u ∧ v .
Remarque :

− → − →
− →− → − →
− →
− → − →

On peut vérifier que i ∧ j = k , j ∧ k = i et k ∧ i = j , ce qui est équivalent au fait

− → − → −
que la base ( i , j , k ) est orthonormale et de sens direct.

Rotationnel

− →
− →
− →

Définition 15. Soit f (x, y, z) = f1 (x, y, z) i + f2 (x, y, z) j + f3 (x, y, z) k un champ vec-


toriel de classe C 1 , le rotationnel de f au point (x, y, z) est défini par

−→→− →
− →

Å ã Å ã
∂f3 ∂f2 ∂f1 ∂f3
rot f (x, y, z) = (x, y, z) − (x, y, z) i + (x, y, z) − (x, y, z) j
∂y ∂z ∂z ∂x


Å ã
∂f2 ∂f1
+ (x, y, z) − (x, y, z) k .
∂x ∂y
−→→− − →
→ −
On peut écrire par abus de notation rot f = ∇ ∧ f .
Exemple :
On considère un fil rectiligne infini de rayon R centré sur l’axe Oz, le champ magnétique
créé par ce fil lorsqu’il est parcouru par un courant électrique d’intensité I est donné en un
point M de coordonnées cylindriques (r, θ, z) par


−  µ0 I × r →−
u θ si r ≤ R
2π R2
B (M ) =
 µ0 I × 1 →

u si r > R,
2π r θ

où µ0 = 4π × 10−7 (T × m/A) est la perméabilité du vide.




1. Ecrire B en coordonnées cartésiennes.

38


2. Déterminer un ouvert U de R3 sur lequel B est de classe C 1 .
−→→−
3. Déterminer rot B sur U .
Solution :

1. Posons pour simplifier c = µ2π


0I
, nous avons

 c × r (− sin(θ)→ − →



− R2
i + cos(θ) j ) si r ≤ R
B (M ) =
 c × 1 (− sin(θ)→ − →

i + cos(θ) j ) si r > R
r

 c× − y → − x →−ä
 Ä
2 i + 2 j si x2 + y 2 ≤ R2
= Ä R→ R
 c × −y −i + x → − ä
r2 r2
j si x2 + y 2 > R2
 c× − y → − x →−ä
 Ä
2 i + 2 j si x2 + y 2 ≤ R2
= Ä R → R
 c × −y −i + x → − ä
x2 +y 2
j
x2 +y 2
si x2 + y 2 > R2 .


− →
− →
− →

2. Posons B (x, y, z) = B1 (x, y, z) i + B2 (x, y, z) j + B3 (x, y, z) k .


- Si r < R (à l’intérieur du fil) ou r > R (à l’extérieur du fil), B est par définition de
classe C 1 .


- Etudions B sur la frontière du fil (i.e. pour r = R).
Soit (x, y, z) ∈ R3 tel que x2 + y 2 = R2 , calculons

B1 (x + h, y, z) − B1 (x, y, z)
lim .
h→0 h

39
Nous avons 
 − cy si x2 + y 2 ≤ R2
R2
B1 (x, y, z) =
 − cy si x2 + y 2 > R2 .
x2 +y 2

Prenons (x, y, z) tel que x > 0 et y > 0

B1 (x + h, y, z) − B1 (x, y, z)
lim
>
h→0 h
−cyR + cy ((x + h)2 + y 2 )
2
Å ã
= lim
>
h→0 R2 h ((x + h)2 + y 2 )
2cy(x + h)
= lim 2
> R ((x + h)2 + y 2 ) + 2R2 h(x + h)
h→0
(Règle de l’Hôpital)
2cxy
=
R4
et
B1 (x + h, y, z) − B1 (x, y, z) −cy + cy
lim = lim = 0.
<
h→0 h <
h→0 R2 h


Donc B n’est pas dérivable par rapport à x sur la frontière du fil.


En conclusion, B est de classe C 1 sur l’ouvert

U = {(x, y, z) ∈ R3 x2 + y 2 ̸= R2 }.


−→→−
3. Calcul de rot B :
- A l’intérieur du fil : Soit (x, y, z) ∈ R3 tel que x2 + y 2 < R2 , nous avons
−→→− →
− → −
rot B (x, y, z) = ∇ ∧ B (x, y, z)

− − →
→ −
i j k
∂ ∂ ∂
= ∂x ∂y ∂z
cy
− R2 Rcx2 0
2c →

= 2k
R
µ0 I →−
= 2
k.
πR

40
- A l’extérieur du fil : Soit (x, y, z) ∈ R3 tel que x2 + y 2 > R2 , nous avons
−→→− →
− → −
rot B (x, y, z) = ∇ ∧ B (x, y, z)

− →
− →

i j k
∂ ∂ ∂
= ∂x ∂y ∂z
− x2cy
+y 2
cx
x2 +y 2
0
ï 2
c(x + y 2 ) − 2cx2 c(x2 + y 2 ) − 2cy 2 →−
ò
= 2 2 2
+ 2 2 2
k
(x + y ) (x + y )


= 0.

Propriétés


Soient f et → −g deux champs vectoriels et h un champ scalaire de classe C 2 , et soient
α, β ∈ R, nous avons
−→ → − −→→− −→−
i) rot (α f + β →−g ) = α rot f + β rot→
g.
−→ → − −−→ →
− −→ →−
ii) rot (h f ) = grad(h) ∧ f + h rot( f ).
−→ −−→ →

iii) rot (grad h) = 0 .
−→ →−
iv) div (rot f ) = 0.

− − Ä−→→−ä − → − Ä−→− ä
v) div ( f ∧ →g ) = rot f .→ g − f . rot→
g .

41
Rotationnel en coordonnées cylindriques et sphériques

− →

Soit f (r, θ, z) = f1 (r, θ, z)→

u r + f2 (r, θ, z)→

u θ + f3 (r, θ, z) k un champ vectoriel de classe
C 1 . Nous avons
−→→− − →
→ −
rot f (r, θ, z) = ∇ ∧ f (r, θ, z)
∂ →
− →

Å ã
∂→− 1 ∂→ −
= ur+ uθ+ k ∧ f (r, θ, z)
∂r r ∂θ ∂z

− →
− →

∂ f (r, θ, z) → − 1 ∂ f (r, θ, z) → − ∂ f (r, θ, z) → −
=− ∧ ur− ∧ uθ− ∧ k
∂r r ∂θ ∂z
∂ Ä →

f1 (r, θ, z)→−
u r + f2 (r, θ, z)→−u θ + f3 (r, θ, z) k ∧ → −
ä
=− ur
∂r
1 ∂ Ä →
−ä −
− f1 (r, θ, z)→
−u r + f2 (r, θ, z)→−
u θ + f3 (r, θ, z) k ∧ → uθ
r ∂θ
∂ Ä →
−ä → −
− f1 (r, θ, z)→
−u r + f2 (r, θ, z)→
−u θ + f3 (r, θ, z) k ∧ k
∂zÅ


ã
∂f1 →
− ∂f2 →
− ∂f3
=− (r, θ, z) u r + (r, θ, z) u θ + (r, θ, z) k ∧ → −
ur
∂r ∂r ∂r


Å ã
1 ∂f1 →
− →
− ∂f2 →
− →
− ∂f3
− (r, θ, z) u r + f1 (r, θ, z) u θ + (r, θ, z) u θ − f2 (r, θ, z) u r + (r, θ, z) k ∧ →


r ∂θ ∂θ ∂θ

− →

Å ã
∂f1 →
− ∂f2 →
− ∂f3
− (r, θ, z) u r + (r, θ, z) u θ + (r, θ, z) k ∧ k .
∂z ∂z ∂z


En tenant compte du fait que la base (→

u r, →

u θ , k ) est orthonormale et de sens direct, nous
obtenons
−→→− ∂f2 →
− ∂f3 1 ∂f1 →
− 1 →

rot f (r, θ, z) = (r, θ, z) k − (r, θ, z)→ −
uθ− (r, θ, z) k + f2 (r, θ, z) k
∂r ∂r r ∂θ r
1 ∂f3 ∂f ∂f
(r, θ, z)→− (r, θ, z)→
− (r, θ, z)→

1 2
+ ur+ uθ− ur
rÅ ∂θ ∂z ã ∂z
Å ã
1 ∂f3 ∂f2 →
− ∂f1 ∂f3
= (r, θ, z) − (r, θ, z) u r + (r, θ, z) − (r, θ, z) →−

r ∂θ ∂z ∂z ∂r


Å ã
∂f2 1 ∂f1 1
+ (r, θ, z) − (r, θ, z) + f2 (r, θ, z) k
∂r r ∂θ r
Å ã Å ã
1 ∂f3 ∂f2 →
− ∂f1 ∂f3
= (r, θ, z) − (r, θ, z) u r + (r, θ, z) − (r, θ, z) →−

r ∂θ ∂z ∂z ∂r


Å ã
1 ∂(rf2 (r, θ, z)) ∂f1
+ − (r, θ, z) k .
r ∂r ∂θ
De la même façon, on obtient l’expression suivante du rotationnel dans la base des co-


ordonnées sphériques d’un champ vectoriel f (r, φ, θ) = f1 (r, φ, θ)→

u r + f2 (r, φ, θ)→

uφ +

42
f3 (r, φ, θ)→

u θ.

−→→−
Å ã Å
1 ∂(sin(φ)f3 (r, φ, θ)) ∂f2 →
− 1 ∂f1
rot f (r, φ, θ) = − (r, φ, θ) u r + (r, φ, θ)−
r sin(φ) ∂φ ∂θ r sin(φ) ∂θ
ã Å ã
∂(rf3 (r, φ, θ)) →− 1 ∂(rf2 (r, φ, θ)) ∂f1
sin(φ) uφ+ − (r, φ, θ) →−
u θ.
∂r r ∂r ∂φ

Champ de rotationnel


Un champ de vecteurs R est dit champ de rotationnel s’il existe un champ de vecteurs

− →
− −→→−
f tel que R = rot f .

2.1.5 Laplacien
Définition 16. Soit f un champ de scalaires de classe C 2 , défini sur U , le laplacien de f
est défini par
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
∆f (x, y, z) = (x, y, z) + (x, y, z) + (x, y, z).
∂x2 ∂y 2 ∂z 2

Propriétés
Soient f et g deux champs de scalaires de classe C 2 et α, β ∈ R, nous avons
i) ∆(αf + βg) = α∆f + β∆g.
−−→ −−→
ii) ∆(f g) = (∆f )g + 2(gradf ).(gradg) + f (∆g).
−−→
iii) ∆f = div(grad f ).

Laplacien en coordonnées cylindriques et sphériques



− −−→
Soit f (r, θ, z) un champ scalaire de classe C 2 , et posons h (r, θ, z) = grad f (r, θ, z).
D’après (2.1), nous avons


− ∂f 1 ∂f ∂f →

h (r, θ, z) = (r, θ, z)→

ur+ (r, θ, z)→

uθ+ (r, θ, z) k
∂r r ∂θ ∂z
donc la relation (2.3) permet d’écrire
−−→
∆f (r, θ, z) = div(grad f (r, θ, z))


= div( h (r, θ, z))
1 ∂(rh1 (r, θ, z)) 1 ∂h2 ∂h3
= + (r, θ, z) + (r, θ, z)
r ∂r r ∂θ ∂z
1 ∂ r ∂f

∂r
(r, θ, z) 1 ∂ 2f ∂ 2f
= + 2 2 (r, θ, z) + 2 (r, θ, z).
r ∂r r ∂θ ∂z

43
En ce qui concerne les coordonnées sphériques, si f (r, φ, θ) est un champ scalaire de classe
C 2 , on peut montrer grâce aux relations (2.2) et (2.4) que
Ä ä
2 ∂f ∂f
∂ sin(φ) (r, φ, θ)

1 ∂ r ∂r (r, φ, θ) 1 ∂φ 1 ∂ 2f
∆f (r, φ, θ) = 2 + 2 + 2 2 (r, φ, θ).
r ∂r r sin(φ) ∂φ r sin (φ) ∂θ2

2.1.6 Potentiels scalaires et potentiels vecteurs


Potentiel scalaire


Définition 17. Soit f : U −→ R3 un champ de gradient, il existe un champ scalaire F tel

− −−→ →

que f = grad F . Le champ ρ = −F s’appelle potentiel scalaire du champ f , et on dit que


f dérive du potentiel scalaire ρ.
Remarque :

− →

Si ρ est un potentiel scalaire de f alors ρ + c est aussi un potentiel scalaire de f pour tout
c ∈ R.

− −→→
− →
− →

Nous avons vu que si f est un champ de gradient alors rot f = 0 , on dit que f est


irrotationnel. La réciproque n’est pas toujours vraie, i.e. un champ irrotationnel f ne dérive


pas toujours d’un potentiel scalaire. Ceci est vrai si f est défini sur un ouvert étoilé de R3 ,
notion définie ci-dessous.
Définition 18. (Ensemble étoilé)
Un ensemble A ⊆ R3 est dit étoilé s’il existe a ∈ A tel que pour tout b ∈ A, le segment [a, b]
est contenu dans A, et on dit alors que A est étoilé par rapport à a.
Exemple :
Dans la figure suivante, l’ensemble A est étoilé, mais B ne l’est pas.

Tout ensemble étoilé est connexe.




Théorème 5. Soit U un ouvert de R3 , étoilé par rapport à u0 , et soit f : U −→ R3 un


champ vectoriel de classe C 1 . Le champ f dérive d’un potentiel scalaire sur U si et seulement
−→→− →
− →

si rot f = 0 . De plus, les potentiels scalaires de f sont donnés au point u = (x, y, z) par
Z 1


ρ(u) = − (u − u0 ). f (tu + (1 − t)u0 ) dt + c, c ∈ R constante.
0

44
Démonstration.
Voir [4], Théorème 4 page 473.
La condition U étoilé est importante comme le montre l’exemple suivant.
Exemple :


Reprenons l’exemple du champ magnétique B créé par un fil électrique.
Sur E = {(x, y, z) ∈ R3 /x2 + y 2 > R2 }, nous avons

− cy → − cx → −
B (x, y, z) = − i + 2 j,
x2 +y 2 x +y 2

où c = µ2π
0I
.
−→→ − →
− →

On a vu que sur E, rot B = 0 , mais E n’est pas étoilé. Regardons si B dérive d’un potentiel
scalaire sur E.

− −−→
Supposons qu’il existe un champ de scalaires F (x, y, z) tel que B = grad F sur E. Ceci
donne

− ∂F →
− ∂F →
− ∂F →

B (x, y, z) = (x, y, z) i + (x, y, z) j + (x, y, z) k .
∂x ∂y ∂z
Donc 
 ∂F
(x, y, z) = − x2cy
+y 2
(1)
 ∂x


∂F
∂y
(x, y, z) = x2cx
+y 2
(2)


 ∂F (x, y, z) = 0

(3)
∂z

Å ã
x
(1) =⇒ F (x, y, z) = −c Arctan + g(y, z), si y ̸= 0 (g étant une fonction de classe C 1 )
y
∂F cx ∂g cx
=⇒ (x, y, z) = 2 + (y, z) = (D’après (2))
∂y x + y 2 ∂y x2 + y 2
∂g
=⇒ (y, z) = 0
∂y
=⇒ g(y, z) = h(z), où h est une fonction de classe C 1
Å ã
x
=⇒ F (x, y, z) = −c Arctan + h(z)
y
∂F
=⇒ (x, y, z) = h′ (z) = 0 (D’après (3))
∂z
=⇒ h(z) = K, K ∈ R constante
Å ã
x
=⇒ F (x, y, z) = −c Arctan + K, si y ̸= 0.
y
Etudions la limite de F (x, y, z) lorsque y tend vers 0 :
π
Soit (x, y, z) ∈ E tel que x > 0, on a limy→0 > F (x, y, z) = − c + K et lim < F (x, y, z) =
2 y →0
π
c + K, lim > F (x, y, z) ̸= lim < F (x, y, z) donc F (x, y, z) n’est pas prolongeable par
2 y →0 y →0

45


continuité en y = 0. Ceci montre que B ne dérive pas d’un potentiel scalaire sur E.


Remarque : B dérive d’un potentiel scalaire sur E ∩ {(x, y, z) ∈ R3 /y ̸= 0}.

Potentiel vecteur


Définition 19. Soient U un ouvert non vide de R3 et f : U −→ R3 un champ de rotationnel,

− →
− −→→− →

il existe un champ vectoriel F tel que f = rot F . Le champ F s’appelle potentiel vecteur

− →
− →

de f et on dit que f dérive du potentiel vecteur F .
Remarque :

− →
− − −−→

Si F est un potentiel vecteur de f , alors F + grad g (où g est un champ scalaire de classe


C 2 ) est aussi un potentiel vecteur de f .

− →
− →

Nous avons vu que si f est un champ de rotationnel, alors div( f ) = 0, on dit que f est


solénoïdal ou incompressible. Mais en général, un champ solénoïdal f ne dérive pas toujours


d’un potentiel vecteur. Le théorème suivant montre que ceci est vrai si f est défini sur un
ouvert étoilé.


Théorème 6. Soit U un ouvert de R3 , étoilé par rapport à u0 , et soit f un champ vectoriel


de classe C 1 défini sur U . Le champ f dérive d’un potentiel vecteur sur U si et seulement

− →

si div( f ) = 0. De plus, les potentiels vectoriels de f sont donnés au point u = (x, y, z) par
Z 1

− →
− −−→
F (u) = t f (tu + (1 − t)u0 ) ∧ (u − u0 ) dt + grad g,
0

g étant un champ scalaire de classe C 2 .


Le théorème suivant montre que tout champ vectoriel de classe C 1 , peut s’écrire comme
la différence d’un champ de rotationnel et d’un champ de gradient.
Théorème 7. (Théorème fondamental du calcul vectoriel ou Théorème de Helmholtz-Hodge)

− →

Soit f : R3 −→ R3 un champ vectoriel de classe C 1 , il existe un champ vectoriel F et un

− −→→− −−→
champ scalaire φ tels que f = rot F − grad φ.
Démonstration.
Voir [2], Théorème 6.20 page 401.

2.2 Intégrales curvilignes


2.2.1 Courbes paramétrées
Définition 20. Soit I un intervalle de R, on appelle courbe paramétrée gauche (ou arc
paramétré gauche) la donnée d’une application
γ : I −→ R3
t 7→ γ(t) = (x(t), y(t), z(t))

46
qui associe à un paramètre t ∈ I, un point M de coordonnées (x(t), y(t), z(t)).
L’image Γ = γ(I) est la courbe représentée par γ.
Remarque :
Si γ est à valeurs dans R2 , on parle de courbe plane.
Définition 21. (Courbe fermée)
Soit γ : [a, b] −→ R3 une courbe paramétrée, γ est dite fermée si γ(a) = γ(b).
Exemples de courbes planes :
- La droite :
Soient a, b, c, d ∈ R tels que a =
̸ 0, une droite peut être définie par la représentation para-
métrique suivante : ß
x(t) = a t + b
t ∈ R.
y(t) = c t + d,
L’équation cartésienne de cette droite est donnée par
c ad − bc
y = x+ .
a a
- Le cercle :
Le cercle de centre A(x0 , y0 ) et de rayon R > 0 peut être représentée comme suit :
ß
x(t) = R cos(t) + x0
t ∈ [0, 2π]
y(t) = R sin(t) + y0 ,
et l’équation cartésienne de ce cercle est
(x − x0 )2 + (y − y0 )2 = R2 .
- Les coniques :
Les coniques sont des courbes qui se produisent de l’intersection d’un plan avec un cône de
révolution, ils sont de trois types : l’ellipse, l’hyperbole et la parabole.
- L’ellipse :
La représentation paramétrique d’une ellipse centrée à l’origine est donnée par
ß
x(t) = a cos(t)
t ∈ [0, 2π],
y(t) = b sin(t),
où a et b sont des nombres réels strictement positifs.
Et l’équation cartésienne est
x2 y 2
+ 2 = 1.
a2 b
- L’hyperbole :
La représentation paramétrique d’une hyperbole est donnée par
ß
x(t) = εa ch(t)
t ∈ R,
y(t) = b sh(t),

47
où a et b sont des nombres réels strictement positifs et ε vaut 1 ou −1 (ε = 1 donne la
représentation paramétrique d’une branche et ε = −1 donne la représentation de l’autre
branche).
Et l’équation cartésienne est
x2 y 2
− 2 = 1.
a2 b
- La parabole :
Une parabole d’axe Oy a pour représentation paramétrique
ß
x(t) = t
t ∈ R.
y(t) = α t2 ,

où α est un nombre réel non nul.


Et elle a pour équation cartésienne
y = α x2 .
Une parabole d’axe Ox se définit de la même façon.
Exemples de courbes gauches :

- L’hélice circulaire à pas constant :


Soient R, h ∈ R∗+ , une hélice circu-
laire est donnée par la représentation
paramétrique suivante :

 x(t) = R cos(t)
y(t) = εR sin(t) t ∈ R,
z(t) = h × t,

où ε vaut 1 (hélice dextre) ou −1 (hé-


lice senestre).

2.2.2 Intégrale curviligne d’un champ de scalaires


Nous allons définir la notion de l’intégrale curviligne qui généralise, en quelque sorte,
la notion de l’intégrale de Riemann sur un segment de R, en une intégrale sur une courbe
quelconque dans le plan ou l’espace, par rapport à l’abscisse curviligne ds.

Définition 22. Soient U un ouvert de R3 , f : U −→ R un champ de scalaires continu et


γ : I −→ R3 une courbe paramétrée de classe C 1 , contenue dans U (i.e. Γ ⊂ U , où Γ = γ(I)).
L’intégrale curviligne de f sur Γ est définie par
Z Z
f ds = f (γ(t))∥γ ′ (t)∥ dt
Γ I

48
Ä p ä
∥γ ′ (t)∥ = (x′ (t))2 + (y ′ (t))2 + (z ′ (t))2 .
Remarques :
1. Remarquons que le paramétrage de la courbe Γ permet de ramener l’intégrale curviligne
sur Γ en une intégrale de Riemann usuelle sur le domaine de définition I de l’application
γ.
2. Si f (x, y, z) = 1, on obtient la longueur de Γ
Z Z
L(Γ) = ds = ∥γ ′ (t)∥ dt.
Γ I

2.2.3 Intégrale curviligne d’un champ de vecteurs


Dans le paragraphe précédent, nous avons traité le cas de l’intégrale curviligne d’un
champ de scalaires. Dans ce paragraphe, nous regardons le cas d’un champ de vecteurs.


Définition 23. Soient U un ouvert de R3 , f = (f1 , f2 , f3 ) : U −→ R3 un champ de vecteurs
continu et γ : I −→ R3 une courbe paramétrée de classe C 1 , avec Γ = γ(I) ⊂ U . L’intégrale


curviligne de f sur Γ est définie par

− →−
Z Z
f .ds = f1 (x, y, z) dx + f2 (x, y, z) dy + f3 (x, y, z) dz
Γ ZΓ
= (f1 (x(t), y(t), z(t))x′ (t) + f2 (x(t), y(t), z(t))y ′ (t) + f3 (x(t), y(t), z(t))z ′ (t)) dt.
I

Remarque :
L’expression ω = f1 (x, y, z) dx + f2 (x, y, z) dy + f3 (x, y, z) dz s’appelle forme différentielle de
degré 1 sur U .
Exemple 1 :
Calculer Z
y dx − x dy,
Γ
où Γ est l’ellipse définie par
ß
x(t) = a cos(t)
t ∈ [0, 2π],
y(t) = b sin(t),

(a, b > 0).


Nous avons
Z Z 2π
y dx − x dy = (y(t) × x′ (t) − x(t) × y ′ (t)) dt
Γ 0
Z 2π
sin2 (t) + cos2 (t) dt

= −ab
0
= −2πab.

49
Exemple 2 :
Calculer Z
(3x2 + y) dx − 14 yz dy + 20 xz 2 dz,
OA
˜

où A(1, 1, 1) et OA
˜ est le chemin défini par

 x(t) = t
y(t) = t2
z(t) = t3 .

Il faut d’abord déterminer l’intervalle de définition de la courbe γ(t) = (x(t), y(t), z(t)). Il
est facile de voir que pour t = 0, le point (x(0), y(0), z(0)) = O et pour t = 1, le point
(x(1), y(1), z(1)) = A, donc t ∈ [0, 1] et par conséquent
Z Z 1
2 2
(3x (t) + y(t))x′ (t) − 14 y(t)z(t)y ′ (t) + 20 x(t)z 2 (t)z ′ (t) dt
 2 
(3x + y) dx − 14 yz dy + 20 xz dz =
OA
Z0 1
˜

4t2 − 28t6 + 60t9 dt



=
0
10
= .
3

Propriétés de l’intégrale curviligne




Proposition 2. Soient f et → −g deux champs vectoriels continus, γ : [a, b] −→ R3 une courbe
paramétrée de classe C 1 (avec γ([a, b]) = Γ) et α, β ∈ R, nous avons
R → − →
− R →− →− R − → −
1. (α f + β →
Γ

g ).ds = α f .ds + β →
Γ
g .ds. Γ
2. Notons Γ− la courbe inverse de Γ définie par
γ − : [a, b] −→ R3
t 7→ γ − (t) = γ(a + b − t),
nous avons

− →− →
− →−
Z Z
f .ds = − f .ds.
Γ− Γ
3 3
3. Soient γ1 : [a, b] −→ R et γ2 : [b, c] −→ R deux courbes paramétrées avec Γ1 =
γ1 ([a, b]), Γ2 = γ2 ([b, c]) et γ1 (b) = γ2 (b). On appelle juxtaposition de Γ1 et Γ2 la courbe
Γ1 ∨ Γ2 définie par
γ : [a, c] −→ R3
ß
γ1 (t) si t ∈ [a, b]
t 7→ γ(t) =
γ2 (t) si t ∈ [b, c].
Nous avons

− →− →
− →− →
− →−
Z Z Z
f .ds = f .ds + f .ds.
Γ1 ∨Γ2 Γ1 Γ2

50
Démonstration.
Voir [1], Propositions 3.6.1. et 3.6.2. pages 44-45.

2.2.4 Circulation et travail




La circulation d’un champ de vecteurs f le long d’une courbe Γ est définie par

− → −
Z
C= f .ds.
Γ

Travail

− −→
Soit F une force constante et AB un déplacement rectiligne, le travail fourni par la force

− Ä→−ä → − −→
F pour aller de A à B est donné par W− → F
AB
= F .AB.

− →

Plus généralement si F n’est pas constante i.e. si elle est un champ de vecteurs F (x, y, z)


et si le déplacement est quelconque, le travail du champ de force F est donné par
Ä→−ä − →
→ −
Z
WAB
˜ F = F .ds.
AB
˜

2.2.5 Formule de Green


La formule de Green est une formule qui permet de faire le lien entre une intégrale
curviligne sur une courbe fermée et une intégrale double sur le domaine intérieur de cette
courbe. Avant d’aborder cette formule, nous avons besoin des définitions suivantes.
Définition 24. (Courbe simple)
Une courbe fermée γ : [a, b] −→ R3 est dite simple si γ(t1 ) ̸= γ(t2 ) pour tous t1 ̸= t2 sauf si
t1 , t2 ∈ {a, b}. Autrement dit la courbe γ ne se recoupe pas.
Définition 25. (Rotationnel dans le plan)

− →
− →

Si f (x, y) = f1 (x, y) i +f2 (x, y) j est un champ de vecteurs à valeurs dans R2 , le rotationnel


de f est défini par

− ∂f2 ∂f1
rot f (x, y) = (x, y) − (x, y).
∂x ∂y
Théorème 8. (Formule de Green)
Soit Γ une courbe paramétrée plane, fermée, simple, de classe C 1 et orientée dans le sens

− →
− →

trigonométrique, et soient D le domaine intérieur de Γ et f (x, y) = f1 (x, y) i + f2 (x, y) j
un champ vectoriel de classe C 1 sur D, nous avons
I

− →− x →

f .ds = rot f (x, y) dxdy.
Γ D

Démonstration.
Voir [10], Proposition 35 page 796.

51
Remarque :
Le cercle mis avec le signe de l’intégrale signifie que nous intégrons sur une courbe fermée.
Application : Aire d’un domaine.
Soit D un domaine fermé limité par une courbe Γ qui vérifie les conditions du théorème

− →
− →

précédent et considérons le champ vectoriel f (x, y) = −y i + x j . Nous avons

− ∂(x) ∂(−y)
rot f (x, y) = − = 2.
∂x ∂y
Donc la formule de Green donne
I x
(−y) dx + x dy = 2 dxdy
Γ
x ID
1
=⇒ A(D) = dxdy = (−y) dx + x dy.
2 Γ
D

Donc l’intégrale curviligne permet de calculer l’aire d’un domaine dans le plan.
- Supposons que Γ est une courbe polaire définie par
γ : I −→ R+
θ 7→ γ(θ) = r(θ).

Un exemple de telle courbe est le


lemniscate
p de Bernoulli défini par
r(θ) = a cos(2θ), θ ∈ [−π/4, π/4] ∪
[3π/4, 5π/4] (a > 0).

L’aire de D sera donnée par


I
1
A(D) = (−y) dx + x dy
2 Γ
Z
1
= (−y(θ)x′ (θ) + x(θ)y ′ (θ)) dθ.
2 I
Or ß
x(θ) = r(θ) cos(θ)
y(θ) = r(θ) sin(θ)
Z
1
=⇒ A(D) = (−r(θ) sin(θ)(r′ (θ) cos(θ) − r(θ) sin(θ)) + r(θ) cos(θ)(r′ (θ) sin(θ) + r(θ) cos(θ))) dθ
2 I
Z
1
r2 (θ) sin2 (θ) + r2 (θ) cos2 (θ) dθ

=
2 I
Z
1
= r2 (θ) dθ.
2 I

52
Exemple :
Calculer l’aire du domaine D limité
par l’astroïde défini par

x(t) = a cos3 (t)


ß
a > 0.
y(t) = a sin3 (t),

On oriente cet astroïde (qu’on note par Γ) dans le sens trigonométrique.


Grâce à la périodicité des fonctions sin(t) et cos(t), on peut prendre t ∈ [0, 2π], donc
I
1
A(D) = (−y) dx + x dy
2 Γ
1 2π
Z
= (−y(t)x′ (t) + x(t)y ′ (t)) dt
2 0
3a2 2π
Z
sin4 (t) cos2 (t) + cos4 (t) sin2 (t) dt

=
2 0
3a2 2π 2
Z
= sin (t) cos2 (t) dt
2 0
3a2 2π 2
Z
= sin (2t) dt
8 0
3a2 2π
Z
= (1 − cos(4t)) dt
16 0
3a2 sin(4t) 2π
ï ò
= t−
16 4 0
2
3πa
= .
8

Extension de la formule de Green


La formule de Green s’étend aux domaines D dont la frontière est constituée d’un nombre
fini de courbes fermées, simples et deux à deux disjointes Γi (i ≤ 1 ≤ n). Les courbes Γi sont
orientées de sorte que le domaine D se trouve toujours sur la gauche lorsqu’on les parcourt.

53


La formule de Green pour un champ vectoriel f de classe C 1 s’écrit
Xn I

− →− x →

f .ds = rot f (x, y) dxdy.
i=1 Γi D

2.2.6 Conditions pour qu’une intégrale curviligne ne dépende pas


du chemin d’intégration


Soient A et B deux points du plan et f = (f1 , f2 ) un champ vectoriel de classe C 1 .


L’intégrale curviligne de f de A à B dépend en général du chemin reliant A à B sur lequel


on intègre. Nous allons chercher des conditions sur f sous lesquelles cette intégrale ne dépend
pas du chemin suivi en allant de A à B mais uniquement de la position de A et B. Supposons
que ceci est vrai, i.e. que pour toutes courbes Γ1 et Γ2 orientées dans le sens trigonométrique
et qui relient A à B, nous avons

− →− →
− →−
Z Z
f .ds = f .ds
Γ1 Γ2

ceci équivaut à

− → − →
− →− →
− →− →
− →− →
− →−
Z Z Z Z I
f .ds − f .ds = 0 ⇐⇒ f .ds + f .ds = 0 ⇐⇒ f .ds = 0,
Γ1 Γ2 Γ1 Γ−
2 Γ

où Γ = Γ1 ∨ Γ− 2 est une courbe fermée.




Cela nous mène à chercher des conditions sous lesquelles l’intégrale curviligne de f sur toute
courbe fermée est nulle. Ces conditions sont données par le théorème suivant.

− →
− →

Théorème 9. Soit f (x, y) = f1 (x, y) i + f2 (x, y) j un champ vectoriel de classe C 1 sur un
domaine D. Pour que l’intégrale curviligne sur toute courbe fermée de ce domaine soit nulle,
il faut et il suffit que
∂f1 ∂f2
(x, y) = (x, y), ∀(x, y) ∈ D.
∂y ∂x
Démonstration.
Voir [9], page 251.

54
2.3 Intégrales de surface
2.3.1 Surfaces paramétrées
Définition 26. Soit Ω un ouvert non vide de R2 , on appelle surface paramétrée (ou nappe
paramétrée) la donnée d’une application

α : Ω −→ R3
(u, v) 7→ α(u, v) = (x(u, v), y(u, v), z(u, v))

qui associe à un paramètre (u, v) ∈ Ω, un point M de coordonnées (x(u, v), y(u, v), z(u, v)).
L’image Σ = α(Ω) est la surface représentée par α.

Définition 27. (Surface fermée)


Une surface Σ est dite fermée si elle délimite un volume V de R3 .

Exemples :
- Le cylindre :
Le cylindre de révolution d’axe Oz et de rayon R > 0 est défini par la représentation
paramétrique suivante. 
 x(θ, h) = R cos(θ)
y(θ, h) = R sin(θ)
z(θ, h) = h,

(θ, h) ∈ [0, 2π] × R sont les paramètres.


L’équation cartésienne de ce cylindre est

x2 + y 2 = R 2 .

- La sphère :
Une représentation paramétrique de la sphère de centre O et de rayon R > 0 est donnée par

 x(φ, θ) = R sin(φ) cos(θ)
y(φ, θ) = R sin(φ) sin(θ)
z(φ, θ) = R cos(φ),

où (φ, θ) ∈ [0, π] × [0, 2π].


Ceci donne l’équation cartésienne suivante

x2 + y 2 + z 2 = R 2 .

- Le cône :
Soit Σ la partie supérieure du cône de révolution de sommet O , défini par l’équation

x2 + y 2 = z 2 .

55
Σ peut être représentée par les équations paramétriques suivantes.

 x(r, θ) = r cos(θ)
y(r, θ) = r sin(θ)
z(r, θ) = r,

avec (r, θ) ∈ R+ × [0, 2π].


- Le tore :
Un tore peut être représenté par les
équations paramétriques suivantes.

 x(u, v) = (R + r cos(v)) cos(u)
y(u, v) = (R + r cos(v)) sin(u)
z(r, θ) = r sin(v),

(0 < r < R)
u, v ∈ [0, 2π] sont les paramètres.
Ceci donne l’équation cartésienne
suivante
Äp ä2
x2 + y 2 − R + z 2 = r 2 .

-L’ellipsoïde :
L’ellipsoïde est une surface donnée
par la représentation paramétrique
suivante.

 x(φ, θ) = a sin(φ) cos(θ)
y(φ, θ) = b sin(φ) sin(θ)
z(φ, θ) = c cos(φ),

(a, b, c > 0)
φ ∈ [0, π] et θ ∈ [0, 2π] sont les para-
mètres.
Ceci donne l’équation cartésienne
suivante
x2 y 2 z 2
+ 2 + 2 = 1.
a2 b c

56
-L’hyperboloïde à une nappe :
L’hyperboloïde à une nappe d’axe Oz
est défini par l’équation cartésienne
suivante.
x2 y 2 z 2
+ 2 − 2 = 1,
a2 b c
où a, b et c sont des nombres réels
strictement positifs.
Une représentation paramétrique est
donnée par

 x(r, θ) = ar cos(θ)
y(r, θ) = br√sin(θ)
z(r, θ) = εc r2 − 1,

(r, θ) ∈ R+ × [0, 2π].

ε vaut 1 ou −1 (ε = 1 donne la représentation paramétrique de la partie supérieure et ε = −1


donne la représentation de la partie inférieure).
-L’hyperboloïde à deux nappes :
L’hyperboloïde à deux nappes d’axe
Oz est défini par l’équation carté-
sienne suivante.
x2 y 2 z 2
+ 2 − 2 = −1,
a2 b c
où a, b et c sont des nombres réels
strictement positifs.
Une représentation paramétrique est
donnée par

 x(r, θ) = ar cos(θ)
y(r, θ) = br√sin(θ)
z(r, θ) = εc r2 + 1,

(r, θ) ∈ R+ × [0, 2π].

Comme pour l’hyperboloïde à une nappe, ε = 1 donne la représentation paramétrique de la


partie supérieure et ε = −1 donne la représentation de la partie inférieure.

57
L’hyperboloïde d’axe Ox ou Oy peut être défini de la même façon.
-Le paraboloïde elliptique :
Le paraboloïde elliptique d’axe Oz
est défini par l’équation cartésienne
suivante.
x2 y 2
z= + 2, a, b > 0.
a2 b
Une représentation paramétrique de
ce paraboloïde peut être donnée par

 x(u, v) = u
y(u, v) = v
2 2
z(u, v) = ua2 + vb2 ,

(u, v) ∈ R2 .

-Le paraboloïde hyperbolique :


Le paraboloïde hyperbolique d’axe
Oz est défini par l’équation carté-
sienne suivante.
x2 y 2
z= − 2, a, b > 0.
a2 b
Une représentation paramétrique de
ce paraboloïde peut être donnée par

 x(u, v) = u
y(u, v) = v
2 2
z(u, v) = ua2 − vb2 ,

(u, v) ∈ R2 .

Remarque : Parmi les surfaces données ci-dessus, les surfaces fermées sont la sphère, le tore
et l’ellipsoïde.

Orientation d’une surface paramétrée


Comme pour les courbes paramétrées, on peut définir un sens d’orientation positif pour
les surfaces. Ceci se fait par le biais d’un vecteur normal, notion définie ci-dessous.

58
Définition 28.
1. Une surface paramétrée de classe C 1

 x(u, v) = α1 (u, v)
Σ: y(u, v) = α2 (u, v) (u, v) ∈ Ω
z(u, v) = α3 (u, v),

∂x →
− ∂y →
− ∂z →

est dite régulière si pour tous (u, v) ∈ Ω, les vecteurs ∂u (u, v) i + ∂u (u, v) j + ∂u (u, v) k

− →
− →

et ∂x
∂v
(u, v) i + ∂y
∂v
∂z
(u, v) j + ∂v (u, v) k sont linéairement indépendants.
2. Soit Σ une surface paramétrée régulière, le vecteur
á ë á ë
∂x ∂x
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)

− ∂y ∂y
N (u, v) = ∂u
(u, v) ∧ ∂v
(u, v)
∂z ∂z
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)

est un vecteur normal (i.e. perpendiculaire) à Σ au point M (u, v) ∈ Σ.




Le vecteur − N (u, v) est aussi un vecteur normal à Σ au point M (u, v).




n (u, v) = −N (u,v)
→ et −→
−n (u, v) sont les deux vecteurs normaux unitaires.
∥ N (u,v)∥

Remarque :
Le plan dirigé par les vecteurs
∂x →
− ∂y →
− ∂z →

∂u
(u, v) i + ∂u (u, v) j + ∂u (u, v) k et

− →
− ∂z →

∂x
∂v
(u, v) i + ∂y
∂v
(u, v) j + ∂v (u, v) k et
qui passe par le point M (u, v), est le
plan tangent à Σ au point M (u, v).


Le vecteur normal N (u, v) est donc
perpendiculaire au plan tangent à Σ
au point M (u, v).
Orienter une surface, c’est choisir en chaque point l’un des deux vecteurs normaux unitaires

−n (u, v) ou −→ −
n (u, v), comme vecteur indiquant le sens positif et ceci de façon continue.
Par exemple, on peut orienter les surfaces suivant la normale extérieure (pour une surface
fermée), ou bien la normale dirigée vers les z croissants, ou décroissants, ou les x croissants
áΣ est dit compatible
ou décroissants, ... Un paramétrage de la surface ë á avec l’orientation
ë fixée
∂x ∂x
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)

− ∂y ∂y
si pour tout (u, v) ∈ Ω, le vecteur N (u, v) = ∂u
(u, v) ∧ ∂v
(u, v) est dirigé
∂z ∂z
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)
vers le même sens de cette orientation.

59
Exemple :
Soit Σ la sphère de centre O et de rayon R > 0, paramétrée comme suit

 x(φ, θ) = R sin(φ) cos(θ)
y(φ, θ) = R sin(φ) sin(θ) φ ∈ [0, π], θ ∈ [0, 2π]. (2.5)
z(φ, θ) = R cos(φ),

Est ce que ce paramétrage est compatible avec les orientations suivantes ?


1. L’orientation suivant la normale extérieure.
2. L’orientation suivant la normale dirigée vers les z croissants.
Solution :
Nous avons
á ë á ë
∂x ∂x
∂φ
(φ, θ) ∂θ
(φ, θ)

− ∂y ∂y
N (φ, θ) = ∂φ
(φ, θ) ∧ ∂θ
(φ, θ)
∂z ∂z
∂φ
(φ, θ) ∂θ
(φ, θ)
á ë á ë
R cos(φ) cos(θ) −R sin(φ) sin(θ)
= R cos(φ) sin(θ) ∧ R sin(φ) cos(θ)
−R sin(φ) 0

− →
− →

i j k
= R cos(φ) cos(θ) R cos(φ) sin(θ) −R sin(φ)
−R sin(φ) sin(θ) R sin(φ) cos(θ) 0

− →

= R2 sin2 (φ) cos(θ) i + R2 sin2 (φ) sin(θ) j
→

+ R2 sin(φ) cos(φ) cos2 (θ) + R2 sin(φ) cos(φ) sin2 (θ) k

− →
− →

= R2 sin2 (φ) cos(θ) i + R2 sin2 (φ) sin(θ) j + R2 sin(φ) cos(φ) k .

60


Déterminons le sens d’orientation de N (φ, θ). Notons Nz (φ, θ) = R2 sin(φ) cos(φ) la troi-


sième composante de N (φ, θ) et étudions son signe.
Puisque φ ∈ [0,
 π], on a sin(φ) ≥ 0, regardons le signe de cos(φ) :
π
- Si φ ∈ 0, 2 , alors cos(φ) ≥ 0 donc Nz (φ, θ) ≥ 0
π

- et si φ ∈ 2 , π , alors cos(φ) < 0 donc Nz (φ, θ) < 0.


Donc N (φ, θ) est dirigée suivant la normale extérieure. Donc le paramétrage (2.5) est com-
patible avec l’orientation suivant la normale extérieure, mais il n’est pas compatible avec
l’orientation suivant les z croissants.
- On peut également paramétrer la sphère comme suit

 x(φ, θ) = R cos(φ) cos(θ) h π πi
y(φ, θ) = R cos(φ) sin(θ) φ∈ − , , θ ∈ [−π, π].
2 2
z(φ, θ) = R sin(φ),

Ce paramétrage est compatible avec l’orientation suivant la normale intérieure.


Remarque :
Une surface Σ donnée par une équation cartésienne z = f (x, y), (x, y) ∈ D (D ⊆ R2 ) peut
être représentée par les équations paramétriques suivantes.

 x(u, v) = u
y(u, v) = v (u, v) ∈ D.
z(u, v) = f (u, v),

Un vecteur normal de Σ est donc donné par


á ë á ë
∂x ∂x
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)

− ∂y ∂y
N (u, v) = ∂u
(u, v) ∧ ∂v
(u, v)
∂z ∂z
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)
á ë á ë
1 0
= 0 ∧ 1
∂f ∂f
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)
∂f →
− ∂f − →
→ −
=− (u, v) i − (u, v) j + k .
∂u ∂v

Les cosinus directeurs




Soit Σ une surface paramétrée régulière et N (u, v) un vecteur normal de Σ. →

n (u, v) =


N (u,v)

→ est un vecteur normal unitaire. Les cosinus directeurs sont les composantes de
∥ N (u,v)∥


n (u, v), i.e. si →

n = (a, b, c) alors 
 cos(α) = a
cos(β) = b
cos(γ) = c

61
sont les cosinus directeurs. Ils vérifient

cos2 (α) + cos2 (β) + cos2 (γ) = 1.



− → − →

Les angles α, β et γ sont les angles que fait →

n avec les vecteurs i , j et k respectivement.
On peut utiliser les cosinus directeurs pour orienter les surfaces, par exemple on peut orienter
une surface de sorte que cos(γ) > 0 (i.e. suivant les z croissants) ou cos(α) > 0 (i.e. suivant
les x croissants), ...

2.3.2 Intégrale de surface d’un champ de scalaires


Définition 29. Soient U un ouvert de R3 , f : U −→ R un champ de scalaires continu et
α : Ω −→ R3 une surface paramétrée régulière, contenue dans U (i.e. Σ = α(Ω) ⊂ U ).
L’intégrale de surface de f sur Σ est définie par
x x →

f dσ = f (α(u, v))∥ N (u, v)∥ dudv,
Σ Ω

où á ë á ë
∂x ∂x
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)

− ∂y ∂y
N (u, v) = ∂u
(u, v) ∧ ∂v
(u, v)
∂z ∂z
∂u
(u, v) ∂v
(u, v)
est le vecteur normal à Σ.

Remarque :
Si f (x, y, z) = 1, on obtient l’aire de Σ
x x →

A(Σ) = dσ = ∥ N (u, v)∥ dudv.
Σ Ω

2.3.3 Intégrale de surface d’un champ de vecteurs




Définition 30. Soient U un ouvert de R3 , f : U −→ R3 un champ de vecteurs continu et
α : Ω −→ R3 une surface paramétrée régulière, orientée et telle que Σ = α(Ω) ⊂ U et le


paramétrage de Σ soit compatible avec son orientation. L’intégrale de surface de f sur Σ
est définie par x→ − −→ x→ − →

f .dσ = f (α(u, v)). N (u, v) dudv.
Σ Ω

Remarque :
Si le paramétrage de Σ n’est pas compatible avec son orientation, l’intégrale sera multipliée
par −1.

62
Exemple :
Notons Σ la sphère paramétrée comme suit

 x(φ, θ) = R sin(φ) cos(θ)
y(φ, θ) = R sin(φ) sin(θ) (φ, θ) ∈ Ω = [0, π] × [0, 2π]
z(φ, θ) = R cos(φ),



et f (x, y, z) = (1, 1, z).
v → − −→
Calculer Σ f .dσ dans les cas suivants :
1. Σ est orientée suivant la normale extérieure.
2. Σ est orientée suivant la normale dirigée vers les z croissants.
Solution :
1. Cas 1 : Σ est orientée suivant la normale extérieure :
Nous avons déjà vu que le paramétrage de Σ est compatible avec cette orientation,
donc
{→ − − → x→ − →

f .dσ = f (x(φ, θ), y(φ, θ), z(φ, θ)) . N (φ, θ) dφdθ
Σ Ω
x Ä→
− →− →
−ä Ä →
− →

= i + j + R cos(φ) k . R2 sin2 (φ) cos(θ) i + R2 sin2 (φ) sin(θ) j


−ä
+R2 sin(φ) cos(φ) k dφdθ
Z 2π Z π
R2 sin2 (φ) cos(θ) + R2 sin2 (φ) sin(θ) + R3 sin(φ) cos2 (φ) dφdθ

=
0 0
Z 2π ï Z π Z π ò
2 2 2
=R (cos(θ) + sin(θ)) sin (φ) dφ + R sin(φ) cos (φ)dφ dθ
0 0 0
Z 2π ï Z πÅ
1 − cos(2φ)
ã ò
2 R  3 π
=R (cos(θ) + sin(θ)) dφ − cos (φ) 0 dθ
0 0 2 3
Z 2π ï ò
2 π 2
=R (cos(θ) + sin(θ)) + R dθ
0 2 3
4 3
= πR .
3
2. Cas 2 : Σ orientée suivantles z croissants :
Nous avons vu que si φ ∈ 0, π2 , alors Nz (φ, θ) ≥ 0 et si φ ∈ π2 , π , alors Nz (φ, θ) < 0,
 

donc on divise l’intégrale comme suit :


{→ − − → x→ − − → x→ − −→
f .dσ = f .dσ + f .dσ,
Σ Σ1 Σ2

63
où Σ1 est la demi-sphère supérieure et Σ2 est la demi-sphère inférieure.
{→
− −→
Z 2π Z π/2
R2 sin2 (φ) cos(θ) + R2 sin2 (φ) sin(θ) + R3 sin(φ) cos2 (φ) dφdθ

f .dσ =
Σ 0 0
Z 2π Z π
R2 sin2 (φ) cos(θ) + R2 sin2 (φ) sin(θ) + R3 sin(φ) cos2 (φ) dφdθ


0 π/2
Z 2π ï ò Z 2π ï ò
2 π R 2 π R
=R (cos(θ) + sin(θ)) + dθ − R (cos(θ) + sin(θ)) + dθ
0 4 3 0 4 3
= 0.

Flux


Le flux d’un champ de vecteurs f à travers une surface orientée Σ est défini par
x→ − − →
Φ= f .dσ.
Σ

Etant donné un fluide en mouvement, sa vitesse est un champ de vecteurs → −v , le flux de ce


champ à travers une surface Σ représente la quantité de fluide traversant en l’unité de temps
la surface Σ. Suivant l’orientation de Σ, on parle de flux sortant et flux rentrant.

2.3.4 Formule de Stokes


Théorème 10. Soient Σ une surface orientée et Γ le bord fermé de Σ orienté de manière


cohérente avec Σ (règle de la main droite) 1 et soit f un champ vectoriel de classe C 1 . Le

− →

flux du rotationnel de f à travers la surface Σ est égal à la circulation de f le long de la
courbe Γ x −→→ − − → →
− → −
I
rot f .dσ = f .ds.
Σ Γ

Démonstration.
Voir [11].
Remarques :
1. Si Σ est une surface plane incluse dans le plan Oxy et paramétrée par

 x(u, v) = u
y(u, v) = v (u, v) ∈ Σ
z(u, v) = 0,

1. L’orientation de Σ est cohérente avec celle de Γ lorsque Σ est orientée suivant la pouce d’une main
droite et Γ est orientée suivant les autres quatre doigts.

64

− →
− → − →

on obtient N (u, v) = i ∧ j = k

− →
− →

et si f (x, y) = f1 (x, y) i + f2 (x, y) j est un champ vectoriel, alors
x −→→ − − → x −→→ − →

rot f .dσ = rot f (u, v). N (u, v) dudv
Σ Σ
x Å ∂f ∂f1
ã
2
= (u, v) − (u, v) dudv
∂x ∂y
Σ
x Å ∂f ∂f1
ã
2
= (x, y) − (x, y) dxdy.
∂x ∂y
Σ

Donc la formule de Stokes s’écrit


x Å ∂f ∂f1
ã I

− →−
2
(x, y) − (x, y) dxdy = f .ds,
∂x ∂y Γ
Σ

qui est la formule de Green.


−→→− →

2. Si rot f = 0 on obtient I

− →− x −→→− − →
f .ds = rot f .dσ = 0
Γ Σ
R→
− →−
pour toute courbe fermée Γ, donc AB ˜ f .ds ne dépend pas du chemin qui relie les
−→→ −
points A et B. Comme dans le cas d’une courbe plane, la condition rot f est néces-
R → − →−
saire et suffisante pour que l’intégrale curviligne AB ˜ f .ds ne dépende pas du chemin
d’intégration.

− →
− −−→
En particulier, si le champ f dérive d’un potentiel scalaire i.e. si f = gradF , alors
−→→− →
− R → − → −
rot f = 0 , donc AB ˜ f .ds ne dépend pas du chemin qui mène de A à B. En effet
Z b

− →−
Z
f .ds = (f1 (x(t), y(t), z(t))x′ (t) + f2 (x(t), y(t), z(t))y ′ (t) + f3 (x(t), y(t), z(t))z ′ (t)) dt
AB
˜ a

(avec A = γ(a) et B = γ(b) pour un certain paramétrage γ(t) de AB) ˜


Z bÅ
∂F dx ∂F dy
= (x(t), y(t), z(t)) × (t) + (x(t), y(t), z(t)) × (t)
a ∂x dt ∂y dt
ã
∂F dz
+ (x(t), y(t), z(t)) × (t) dt
∂z dt
Z b
dF
= (x(t), y(t), z(t)) dt
a dt
= F (x(b), y(b), z(b)) − F (x(a), y(a), z(a))
= F (B) − F (A)

qui est bien indépendant du chemin AB.


˜
H −−→ →

De plus, Γ grad(F ).ds = 0 pour toute courbe fermée Γ.

65
2.3.5 Formule d’Ostrogradsky
Théorème 11. Soit D un domaine de R3 limité par une surface fermée Σ, orientée vers


l’extérieur de D, et soit f un champ vectoriel de classe C 1 , nous avons
y →
− {→ − − →
div f (x, y, z) dxdydz = f .dσ.
D Σ

Démonstration.
Voir [9], § 8 page 265.
Remarque :
− v −→→
→ − −→
On déduit que pour un champ vectoriel de classe C 2 f , Σ rot f .dσ = 0 pour toute surface
fermée Σ.
Application : Volume d’un corps.
Soit D un domaine fermé de R3 , limité par une surface fermée Σ, orientée vers l’extérieur de

− →
− →

D, et considérons le champ vectoriel f (x, y, z) = z k . Puisque div f (x, y, z) = 1, la formule
d’Ostrogradsky permet d’écrire
y →
− {→ − −→
V(D) = div f (x, y, z) dxdydz = f .dσ.
D Σ

2.4 Exercices
Exercice 1 :


Soient f et → −g deux champs de vecteurs définis par

− 2 2 2 3 3
f (x, y, z) = (2xy,
Ä x + 3y z , 2y z + 4z )


ä
et g (x, y, z) = x1 + y cos(xy), y1 + x cos(xy), z1 .


1. Montrer que f est un champ de gradient.


2. Déterminer le potentiel scalaire ρ de f qui vérifie ρ(1, 1, 1) = 0 (utiliser deux mé-
thodes).
3. Montrer que → −
g est un champ de gradient sur son domaine de définition, qu’en déduisez-
vous ?
Exercice 2 :


Soit f (x, y, z) = (y 2 + z 2 , −xy, −xz) un champ de vecteurs défini sur le domaine D =
{(x, y, z) ∈ R3 /z > 0}.


1. Déterminer une fonction φ(z) telle que φ(1) = 1 et →

g (x, y, z) = φ(z) f (x, y, z) soit un
champ de rotationnel sur D.


2. Déterminer un potentiel vectoriel pour→

g sous la forme G (x, y, z) = (P (x, y, z), Q(x, y, z), 0).
3. En déduire la forme générale des potentiels vectoriels de →

g.

66
Exercice 3 :
Soit Γ une courbe paramétrée donnée par

2
 x(t) = t 2−3


 √
y(t) = 34 t t



 z(t) = 2t + 1

t ∈ [0, 1].
1. Calculer la longueur de Γ.
R
2. Calculer Γ f ds, où f (x, y, z) = x + yz − 2.
ExerciceR 4 :

− → −
Calculer Γ f .ds dans les cas suivants :


1. f (x, y, z) = (yz, xz, xy) et Γ est l’hélice circulaire paramétrée par

 x(t) = cos(t)
y(t) = sin(t)
z(t) = t

t ∈ 0, π4 .
 


2. f (x, y, z) = (4xy, 3y 2 , 5z) et Γ est l’arc qui relie le point A(0, 1, 1) au point B(1, 1.5, log(2)+
1) de la trajectoire du mouvement dont le vecteur vitesse est → −v (t) = (et , e−t , 1),
t ∈ [0, b] (b est à déterminer).


3. f (x, y, z) = (−2x2 + 2y + 2z, 2z − 5x2 , x sin(z)) et Γ est la courbe constituée par les
segments qui joignent les points (−1, 0, 0) à (0, −2, 0) et (0, −2, 0) à (2, −2, −6).


4. f (x, y, z) = (0, 0, y) et Γ = Σ1 ∩ Σ2 , où Σ1 est le cylindre d’axe Oz et de rayon R > 0
et Σ2 est le plan d’équation 3x − y + z + 1 = 0. On oriente Γ dans le sens direct.


5. f (x, y) = (2xy − x2 , x + y 2 ) et Γ est la courbe fermée constituée par les deux arcs de
parabole y = x2 et x = y 2 parcourue dans le sens direct (utiliser deux méthodes).
Exercice 5 :

− →

1. Soit f le champ vectoriel défini dans l’exercice 1, calculer la circulation de f le long
des courbes suivantes :
a.
1

 x(t) = − t+1
Γ1 : y(t) = t2 − 2
z(t) = 3t,

t ∈ [0, 2].
b. Γ2 : le triangle de sommets (1, 3, 2), (1, 6, −1) et (−5, 4, −2).

67
RR
2. Calculer D (2x − 4) dxdy, où D = D1 \D2 avec
D1 : est le domaine limité par l’ellipse de centre (0, 0) et de rayons a = 6 et b = 4
et D2 : est la réunion des disques fermés de centres (2, 2) et (2, −2) et de rayon 1.
Exercice 6 :
s
1. Calculer Σ f dσ, où f (x, y, z) = x + y + z et Σ est le triangle : Σ = {(x, y, z) ∈ R3 /x ≥
0, y ≥ 0, z ≥ 0 et 2x + y + z = 2}.
2. Calculer l’aire de la surface Σ d’équation z = xy et qui se projette verticalement sur
le disque D défini dans le plan Oxy par x2 + y 2 ≤ 4.
ExerciceRR7 :

− − →
Calculer Σ f .dσ dans les cas suivants :


1. f (x, y, z) = (−ey , −yex , −x2 y) et Σ est la partie du paraboloïde elliptique d’équation
z = x2 +y 2 , située au-dessus du carré [0, 1]2 du plan Oxy et orientée vers les z croissants.


2. f (x, y, z) = (x, y, 0) et Σ = {(x, y, z) ∈ R3 /y = x2 + 4z, 0 ≤ x ≤ 1 et 0 ≤ z ≤ 2}. Σ
est orientée vers les z croissants.


3. f (x, y, z) = (y, x, z + 1) et Σ est le cylindre fermé d’axe Oz et de rayon R, limité par
les plans z = 0 et z = H (R, H > 0) et orienté suivant la normale extérieure (utiliser
deux méthodes).

− −→ −
4. pf = rot → g , où →
−g (x, y, z) = (−y, x, 1 + x + y) et Σ est le cône d’équation z = 1 −
2 2
x + y , z > 0 orienté vers le haut (utiliser deux méthodes).
Exercice 8 :
En utilisant la formule de Stokes, calculer, dans chaque cas, la circulation du champ vectoriel


f le long de la courbe Γ, orientée dans le sens trigonométrique.

− →
− →
− →

1. f (x, y, z) = xz i +2xy j +3xy k et Γ est la frontière de la partie du plan 3x+y+z = 6
dans le premier octant.

− →
− →
− →

2. f (x, y, z) = 2z i + 4x j + 5y k et Γ est la courbe d’intersection du plan z = x + 5 et
du cylindre y 2 + z 2 = 9.
Exercice 9 :
En utilisant la formule d’Ostrogradsky, calculer, dans chaque cas, le flux sortant du champ


vectoriel f à travers la surface Σ.

− →
− →
− →

1. f (x, y, z) = x2 y i − x2 z j + z 2 y k et Σ est le bord du parallélépipède rectangle formé
par les plans d’équations x = 0, x = 3, y = 0, y = 1, z = 0 et z = 1.

− →

2. f (x, y, z) = x i et Σ est le bord du tétraèdre limité par les plans d’équations x = 0,
y = 0, z = 0 et x + y + z = 2.

− →
− →
− →

3. f (x, y, z) = (x3 + y sin(z)) i + (y 3 + z sin(x)) j + 3z k et Σ est le bord du domaine
limité par les demi-sphères supérieures de centre O et de rayons 1 et 2, et par le plan
Oxy.

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