phénomènes de groupes
Le groupe : définitions et usage
Usage du terme « groupe » dans la psychologie quotidienne : Unité de lieu et de temps (=proximité)
sont des critères insuffisants interdépendance et similitude
I. La pensée groupale : différentes approches de la notion de groupe
McDougall : « esprit de groupe »
Groupe est qqch de différent de la somme des individus qui le compose -> esprit de groupe différent de
la somme des esprits individuels qui le compose
Groupe a des propriétés différentes de celles de chaque individu
Approche individualiste qui s’oppose : Allport (1924), Freud, Adorno (1950)
Les produits d’un groupe ne sont rien d’autres que la somme des actions de chacun de ses membres «
L’individu dans la foule se comporte exactement comme si il était tout seul seulement un peu plus
»Allport
Pour étudier le groupe il suffit d’étudier les individus
Approche dynamique des groupes (influencée par les gestaltistes) : Lewin (1944, 1947) Sherif(1956)
Il faut analyser les conduites des individus au sein d’un groupe pour comprendre le compo social et pour
comprendre le groupe, il faut comprendre les interactions entre les individus
Groupe : un ensemble dynamique, les produits d’un groupe ne sont pas prévisibles à partir de la somme
des produits de chacun, un tout est + que la somme des parties Groupe : ensemble d’individus
partageant un objectif (ou un destin) commun et qui sont interdépendants quant à sa réalisation
Les membres d’un groupe interagissent dans une unité de temps et de lieu (=proximité)
Pour Lewin, étudier les groupes nécessite de prendre en compte :
- Certains facteurs de structures (réseaux de communication, hiérarchies de statuts et de rôles),
- Les facteurs dit de direction (leadership),
- Des facteurs affectifs (climat de groupe, moral de groupe)
Lewin : relations intra groupes cad rapports liant l’individu à son groupe d’appartenance (dynamique
intra groupe)
Sherif : relation intergroupes : cerner les causes et les modalités de solution des conflits sociaux
(dynamique inter groupes)
« L’essence d’un groupe n’est pas dans la ressemblance ou dans la dissemblance de ses membres mais
dans leur inter dépendance » Lewin
Approche catégorielle (Tajfel et Turner, 1986)
Groupe plus défini comme une entité isolée
Groupe = construction mentale : les gens n’ont pas nécessairement à être en co présence, ensemble
Groupe résulte d’une activité de catégorisation
Le fait de se catégoriser dans un groupe, la catégorisation repose sur 2 critères :
-Similitude : on se ressemble
-Sentiment d’appartenance : la conscience des individus d’appartenir à un groupe, de se définir par un «
nous » - par opposition à « eux »- et par là, affirmer leur identité sociale
Génère l’existence d’autres groupes « eux »
« Un groupe existe quand deux ou plus de deux individus, se perçoivent comme appartenant à la même
catégorie » Tajfel, 1981
Conséquences de la catégorisation :
- Différenciation avec les autres groupes et
- Différenciation positive (on est meilleur que les autres)
Maintenir une identité sociale positive
II. Les différents groupes
1. Groupes formels et groupes informels
Groupe formel : reconnu officiellement de la part d’une organisation donnée, créé intentionnellement,
délibérément pour s’acquitter d’une tache précise
Structuré par des règles explicites définies par une institution
Rôle, statut défini pour chaque membre
Groupe informel : créé spontanément à travers les interactions entre les individus, sur la base de
préférences, d’affinités
Adhésion volontaire
On peut retrouver une structure de statut, rôle, autorité mais - définie et + souple
2. Groupes d’appartenance et groupes de référence
Groupe d’appartenance : environ physique de l’individu (famille amis)
Sherif (1956) « les groupes de référence sont les groupes auxquels l’individu se rattache
personnellement en tant que membre actuel ou auxquels il aspire à se rattacher psychologiquement ou,
en d’autres termes, ceux auxquelles il s’identifier ou désire s’identifier » : comme cadre de référence
dans compo, attitudes, valeurs
Lien entre groupe d’appartenance et groupe de référence : 2 cas
Groupe d’appartenance différent du groupe de référence : adopte un autre groupe de référence
Groupe d’appartenance est groupe de référence positive, alors il a une
- Fonction normative
- Fonction évaluative : on juge la valeur des autres groupes
- Fonction protectrice contre l’influence et la pression sociale I
II. Formation des groupes
1. Approche fonctionnaliste (théorie de l’interdépendance) Postulat : les individus cherchent à
satisfaire leurs besoins et ils sont interdépendants (la satisfaction des besoins dépend de la coopération
des autres) affiliation au groupe formation du groupe
Besoin de sécurité ou d’affiliation dans les situations anxiogènes (cf Schachter, 1959 : étudiantes,
préfère attendre en groupe ou attendre seul)Quand opinions croyances sont bouleversées -> se tourne
vers autruiSituations difficiles à interpréter
Besoin + opératoires : atteindre un objectif, réaliser une tâche (cf Sherif, 1961 « Robbers’cave experiment
» et les buts supra-ordonnées)
2. Modèle de la cohésion (théorie de la similitude)
Postulat : l’effet d’attraction – similarité : on est attiré par les gens qu’on aime et qui nous semblent
similaires
lien entre attractivité et cohésion :
Un groupe est cohésif si fort taux d’attraction entre membres du groupe et les groupes cohésifs sont des
groupes attractifs auxquels les gens désirent appartenir
Facteurs favorables à la cohésion de groupe :
- Compétition et conflit avec un autre groupe
- Catastrophes naturelles
- Issue de la compétition (réussite vs échec) mais…
Conséquences de la cohésion :
- Conformité et rejet des déviants
- Performance de groupe : il faut que le groupe valorise la tâche
3. Modèle d’identification sociale
Pour qu’il y est groupe il est nécessaire et suffisant que les individus se classifient eux-mêmes comme
appartenant à une catégorie sociale particulière et s’y indentifien
tCohésion pas produite par attraction interpersonnelle
Repose sur une base cognitive : connaissance d’appartenir à un groupe, à se classer dans un groupe
Indentification sociale produit la cohésion
Attraction interpersonnelle résulte de l’identification
Conséquence : biais de favoritisme endo-groupe : favoriser son groupe au détriment des autres
IV. La structure d’un groupe
Structure de groupe correspond à l’ensemble des relations stables qui relient les individus entre eux
1. Normes, statuts et rôles
Normes : conceptions partagées sur les comportements ou les jugements appropriés ou non, désirables
ou non
Régule les interactions entre les membres d’un groupe
Statut : position occupée par une personne dans un groupe
Lié à son rang, à son prestige. Pouvoir légitime dans un groupe dépend du statut
Rôle : « ensemble des comportements attendus et jugés appropriés pour un individu occupant une
certaine position dans un groupe »
- Reflète une division du travail
- Fournit des attentes sociales
- Permet à chacun de se définir au sein du groupe
2. Le pouvoir des rôles
a. La déindividualisation (Zimbardo, 1969) : ne plus être soi mais son rôle
The Stanford experiment : prisonexp.org
Construit une prison dans sous sol, servie pendant 15 jours, 24 étudiants retenus d’origines variées. La
moitié ont reçu le rôle de prisonniers, l’autre moitié de gardiens
Prisonniers ont été arrêtés en plein rue et conduit au poste de police, on leur dit pourquoi ils sont
arrêtés, ils sont fouillés, décontaminés. Doivent porter uniforme, ont un numéro d’identification,
sontrasés, chaînes aux pieds
Gardiens n’ont reçu aucun entrainement, doivent maintenir la loi et l’ordre, se faire respecter. Tenu,
sifflet, mattraque, lunettes de soleil
Gardiens décident de réveiller les prisonniers à 2h du matin pour les compter -> pour assoir leur autorité
auprès des prisonniers
2ème jour : rébellion des prisonniers -> gardiens utilisent un extincteur, ont fait sortir les prisonniers, les
ont déshabillés, ont ôté les lits, cellules de confinement pour certains. Tactiques psychologiques : groupe
de prisonniers privilégiés
Expérience arrêtée au bout de 6 jours : prisonniers et gardiens reproduisaient des comportements réels
en prison
Concept de désindividualisation : perte de conscience de soi qui correspond au fait que les sujets
n’agissent plus en tant qu’individu mais en tant que membre d’un jeu social
b. Les stéréotypes de genre (Eagly, 1984) (théorie des rôles sociaux)
Rôle détermine les compo des membres d’un groupe. L’observation de ces comportements constitue la
base sur laquelle on se forge une image des groupes
Caractéristiques, capacités
On a tendance a les obsrver dans certains roles sociaux
« si les gens pensent que les hommes et les femmes diffèrent sur le plan de leurs qualités personnelles,
c’est surtout parce qu’ils les observent dans des rôles sociaux différents » Eagly 1984
On infère que ce que font les personnes sont ce qu’elles sontCompo typique du groupe d’appartenance