0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues53 pages

Inscription des étrangers en Belgique

Le document décrit les notions clés liées à l'inscription dans les registres de population des personnes étrangères en Belgique, notamment la définition d'un logement, d'un domicile, d'une résidence principale et l'importance de distinguer ces termes dans le cadre administratif.

Transféré par

Lucas Vasseur
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues53 pages

Inscription des étrangers en Belgique

Le document décrit les notions clés liées à l'inscription dans les registres de population des personnes étrangères en Belgique, notamment la définition d'un logement, d'un domicile, d'une résidence principale et l'importance de distinguer ces termes dans le cadre administratif.

Transféré par

Lucas Vasseur
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

plateforme

plateforme
familles
en errance
FAMILLES
en errance

plateforme
familles en errance

Guide de la
procédure
d’inscription dans
les registres de
la population
des personnes
étrangères
Table
des matières

Préambule

p.5

Quelques notions de base

p.6
Procédure d’inscription
dans les registres de la
p.10

population à titre de
résidence principale

Incidences sur les demandes


de séjour ou quelles étapes
une personne étrangère
p.20

doit-elle entreprendre
pour s’inscrire à la commune ?

2
Résidences particulières

p.30
Sans domicile fixe

p.34
et adresse de référence ?

Recours possibles contre


p.41

un refus d’inscription

Incidences
p.45

sur d’autres droits

3
Le guide de la procédure d’inscription dans les registres de la population des
personnes étrangères est issu du travail de plusieurs organisations membres
de deux plateformes associatives que sont la Plateforme Familles en errance
et la Plate-forme Mineurs en exil.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles


plateforme

plateforme

familles
en errance
FAMILLES
en errance

4 plateforme
familles en errance
Préambule

Pour aider les travailleurs sociaux dans leur travail au quotidien, celles-ci
ont identifié le besoin de clarifier les différentes notions, le cadre juridique
et les pratiques des administrations en matière d’inscription des personnes
étrangères dans les registres de la population.

L’inscription dans les registres de population intervient à des moments diffé-


rents dans le parcours des personnes étrangères et joue un rôle spécifique.
Tantôt vue comme point de départ pour entamer une procédure ou accé-
der à des droits, elle peut aussi être un aboutissement. Le cadre juridique
étant assez général, nous avons opté pour mettre en avant les situations
rencontrées par les étrangers en séjour irrégulier ou précaire. Et pour
distinguer différents cas de figure, en fonction de l’origine (européenne ou
non-européenne) des demandeurs, de leur statut de séjour ou des procédures
en cours.

5
01 Quelques
notions
de base
QU’EST CE QU’UN LOGEMENT ?

Le logement est une matière de compétence régionale. Dans les 3 Codes du


logement régionaux 1 , le logement consiste en un immeuble / bâtiment ou
une partie de celui-ci structurellement destiné ou (principalement) affecté à
l’habitation d’un ou plusieurs ménages.
Disposer d’un logement décent est un droit fondamental consacré par la
Constitution belge 2
et de nombreux textes européens et internationaux. La
réalisation effective de ce droit soulève de nombreux enjeux que nous n’al-
lons pas développer ici.
Si disposer d’un toit est une nécessité matérielle indéniable pour chacun, il
est d’une importance cruciale sur le plan administratif et légal. Un habitat
est souvent un point de départ pour « exister sur le plan administratif » et
pour pouvoir bénéficier de différents droits.

1
Article 2, 3° du Code du logement
bruxellois / Article 1, 3° du Code du
logement wallon / Article 2, 31° du
Code du logement flamand.
2
Article 23 de la Constitution.

6
QU’EST CE QU’UN DOMICILE ?

La notion de domicile est régie par de nombreuses dispositions légales et


différentes branches du droit.

Le domicile n’est pas défini de la même manière en droit civil, en droit ju-
diciaire, en droit des étrangers, etc. Il existe de nombreuses confusions entre
les termes de résidence et de domicile, qui se traduisent par une pratique
très fragmentée et inégale entre les autorités compétentes.
Le domicile civil3 est le terme le plus fréquemment utilisé et qui va nous
intéresser tout particulièrement. Le domicile de toute personne, quant à
l’exercice de ses droits civils, est le «lieu où elle a son principal établisse-
ment» (art. 102 [Link].)

Le domicile est choisi librement et résulte de la réunion de deux éléments


(art. 103 à 105 [Link].). Il faut un élément matériel, le « principal établissement»,
c’est-à-dire le lieu où la personne a sa demeure, le centre de ses affaires, le
siège de sa fortune, ses affections familiales, ses attaches permanentes, etc.
En résumé, il s’agit du lieu où on la rencontre et la trouve généralement.
Il faut également un élément intentionnel qui est la volonté de s’établir en
cet endroit. La preuve de cette intention est la déclaration expresse faite à
la commune.

C’est bien là un des enjeux majeurs de la notion de domicile : l’inscription


dans les registres de la population de la commune. La domiciliation4 n’est
pas un terme tout à fait exact mais pourtant communément utilisé. Pour
éviter toute confusion et rester cohérent avec la terminologie légale, nous
employons le terme « inscription dans les registres de la population».

3
Ou “domicile légal”.
4
À ne pas confondre avec la domi-
ciliation bancaire qui est un pré-
lèvement régulier pour payer des
factures.

7
QU’EST CE QU’UN DOMICILE ÉLU ?

Il s’agit d’un domicile fictif qui permet d’avoir une adresse de correspon-
dance, recevoir tous les actes, significations et poursuites relatifs à une
problématique spécifique. Généralement, l’élection de domicile se fait sur
l’adresse de résidence effective de la personne, mais dans certaines procé-
dures de séjour, il est conseillé d’élire domicile à l’adresse de son avocat ou
chez toute personne digne de confiance (voir le volet « Procédure »).
Toute personne, même sans droit de séjour peut faire une élection de do-
micile !

QU’EST CE QU’UNE RÉSIDENCE ?

La résidence est avant tout une notion de fait. Il s’agit de l’endroit où la


personne habite effectivement. Contrairement au domicile, il n’y a pas de
critère d’intention requis pour déterminer la résidence et on peut en avoir
plusieurs. Et comme c’est une notion de fait, elle peut être prouvée par toute
voie de droit (en principe).

8
Q U ’ E S T C E Q U E L A R É S I D E N C E P R I N C I PA L E 5?

La résidence principale est soit le lieu où vivent habituellement les membres


d’un ménage composé de plusieurs personnes, unies ou non par des liens de
parenté, soit le lieu où vit habituellement une personne isolée6 .
On ne peut avoir qu’une seule résidence principale; c’est celle-là qui sera
prise en compte d’un point de vue administratif.
Le Roi fixe les règles complémentaires permettant de déterminer la rési-
dence principale (voir plus loin).

P O U R Q U O I C E S T E R M E S S O N T - I L S I M P O RTA N TS ?

Dans le cadre des différentes situations de séjour ou au niveau des procé-


dures qui sont engagées, il est nécessaire d’avoir une adresse de contact,
s’inscrire dans un registre à la commune, ou tout simplement faire constater
sa résidence sur le territoire de la commune. Il est crucial de différencier les
termes « constat de résidence » et « inscription dans un registre ».

5
Voir Articles 3 et 5 de la loi du 19
juillet 1991 relative aux registres de la
population, aux cartes d’identité, aux
cartes d’étranger et aux documents
de séjour
et Articles 7, 8, 10, 16 et 20 de l’arrêté
royal de 16 juillet 1992 relatif aux re-
gistres de la population et au registre
des étrangers.
6
Article 3 de la loi du 19 juillet 1991.

9
02
Procédure
d’inscription
dans les registres
de la population
à titre de
résidence principale

10
QUELS REGISTRES SONT TENUS
D A N S C H A Q U E C O M M U N E 7?

Selon la loi du 19 juillet 1991, il y a deux types de registres qui se définissent


comme suit:

« 1° des registres de la population dans lesquels sont inscrits au lieu où ils ont
établi leur résidence principale, qu’ils y soient présents ou qu’ils en soient
temporairement absents, les Belges et les étrangers admis ou autorisés à
séjourner plus de trois mois dans le Royaume, autorisés à s’y établir, ou les
étrangers inscrits pour une autre raison conformément aux dispositions de
la loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement
et l’éloignement des étrangers, à l’exception des étrangers qui sont inscrits
au registre d’attente visé au 2°
[...]

2° un registre d’attente dans lequel sont inscrits au lieu où ils ont établi leur
résidence principale, les étrangers (qui introduisent une demande d’asile) et
qui ne sont pas inscrits à un autre titre dans les registres de la population.
Lorsqu’un étranger (qui a introduit une demande d’asile)w est rayé des re-
gistres de la population mais continue à séjourner dans la commune, il est
inscrit au registre d’attente. » 8

7
Art 1 - Loi du 19 juillet 1991 relative
aux registres de la population, aux
cartes d’identité, aux cartes d’étran-
ger et documents de séjour ;
8
Loi du 19 juillet 1991 relative aux
registres de la population, aux cartes
d’identité, aux cartes d’étranger et
documents de séjour, art. 1, §1er.

11
La définition du « registre des étrangers » est précisée par l’arrêté royal du
16 juillet 1992 : il s’agit du fichier alphabétique mentionnant les informations
concernant les personnes visées à l’article 12 de la loi du 15 décembre 1980
sur l’accès au territoire et donc de: « l’étranger admis ou autorisé à séjour-
ner plus de trois mois dans le Royaume ». Il s’agit donc d’un registre de la
population qui répertorie les personnes étrangères.

Depuis le 31 mars 2019 9 :

- Les actes d’état civil sont établis, uniformément dans toutes


les communes, sous forme d’une collection de données électro-
niques dans une banque de données centrales appelée « BAEC ».

- Un registre des résidents (registre de la population, registre


des étrangers et registre d’attente) et un registre des non-rési-
dents (qui ne font l’objet d’aucune mention dans le Registre natio-
nal des personnes physiques) sont créés au niveau du Registre National.

- Toutes les personnes figurant dans l’acte sont identifiées à l’aide d’un
numéro national (RN connu pour les résidents et numéro national bis pour
les non-résidents qui n’ont pas encore de numéro national) lors de l’établis-
sement des actes.

9
Loi du 18 juin 2018 portant disposi-
tions en matière de droit civil et des
dispositions en vue de promouvoir
des formes alternatives de résolution
des litiges, entrée en vigueur le 31
mars 2019 et Circulaire du 19 mars
2019 relative à la modernisation et
l’informatisation de l’état civil.

12
QU’EST CE QUE L’INSCRIPTION DANS
LES REGISTRES DE LA COMMUNE ?

Il s’agit à la fois d’un droit et d’une obligation. Toute personne a droit à


ce que le lieu où elle habite soit reconnu officiellement par l’acte officiel
de l’inscription dans le registre de la population. À ce propos la Cour de
cassation a rappelé que « le droit subjectif de l’intéressé d’être inscrit sur le
registre de la population », revient à pouvoir « exiger de l’autorité pareille
inscription lorsqu’il remplit les conditions légales ».10

Il s’agit également d’une obligation : « Toute personne qui veut fixer sa rési-
dence principale dans une commune du Royaume doit, dans les huit jours de
l’installation effective, en faire la déclaration à l’administration communale
du lieu où elle vient se fixer ».11

10
Cass., 17 novembre 1994.
11
Art. 7, §1er, al. 1er, et §4, al. 1er, de
l’arrêté royal du 16 juillet 1992 relatif
aux registres de la population et au
registre des étrangers.

13
QUELLES SONT LES CONDITIONS POUR
POUVOIR ÊTRE INSCRIT À TITRE DE
RÉSIDENCE PRINCIPALE ?

Il n’y a qu’une condition : habiter effectivement cet endroit. La détermination


de la résidence principale se fonde sur une situation de fait : le constat
d’un séjour effectif dans une commune durant la plus grande partie de
l’année 12. Pour que cette résidence soit actée officiellement par l’inscription
dans le registre, il est nécessaire d’en faire la demande auprès de l’autorité
communale de résidence et faire constater celle-ci.

12
Art 16, 61, AR du 16 juillet 1992 re-
latif aux registres de la population et
des étrangers.

14
COMMENT UNE RÉSIDENCE PRINCIPALE
EST-ELLE CONSTATÉE ?

Cette constatation s’effectue sur la base de différents éléments, notamment


le lieu que l’intéressé rejoint après ses occupations professionnelles, le lieu
de fréquentation scolaire des enfants, le lieu de travail, les consommations
énergétiques et les frais de téléphone, le séjour habituel du conjoint ou des
autres membres de ménage 13
.

En pratique, la constatation de résidence doit faire l’objet d’une enquête


par l’autorité locale. La commune fait généralement faire cette enquête de
résidence par les services de police (agent de quartier).

A l’issue de cette enquête, « l’autorité communale notifie, dans le mois qui suit
la date de la déclaration à la commune de la résidence, soit que l’intéressé
fait l’objet d’une inscription aux registres soit que sa demande d’inscription
a été refusée ». 14

13
Art 16 §1 de l’arrêté royal du 16
juillet 1992 relatif aux registres de la
population et des étrangers.
14
Par ailleurs, « toute personne qui
fait l’objet d’une inscription est invi-
tée à se présenter sans délai à l’ad-
ministration communale, notamment
en vue de compléter ou de rempla-
cer la carte d’identité » (Arrêté royal
du 16 juillet 1992 relatif aux registres
de la population et au registre des
étrangers, art. 7, §§5 et 7).

15
Y A T-IL D’AUTRES CONDITIONS EXIGIBLES,
NOTAMMENT LIÉES AU LOGEMENT MÊME ?

En principe non. Il faut par contre effectivement habiter un endroit et faire


les démarches administratives pour que cette résidence de fait soit constatée.

Par conséquent, il ne devrait pas y avoir d’autres conditions exigées, ni par


rapport à la légalité de la présence (contrat de bail, convention d’occupation
etc.), ni par rapport à l’état du logement (conformité aux normes urbanis-
tiques, aux normes du Code du logement etc.).

La seule et unique condition pour se domicilier tient dans la présence effec-


tive de l’intéressé. L’éventuel refus de la commune ne peut donc s’appuyer
que sur la constatation (faite par l’agent de quartier) que l’intéressé n’habite
pas les lieux et en aucune manière sur l’éventuel caractère illégal de l’ins-
tallation.

En revanche, le contraire est constaté dans la pratique ; les services de


population exigent ce type de documents et les agents de quartier sont
régulièrement investis d’autres missions que le simple constat de résidence.

16
UN TITRE LÉGAL, PAR EXEMPLE UN
CONTRAT DE BAIL, EST-IL UNE PREUVE
SUFFISANTE POUR JUSTIFIER UNE
INSCRIPTION À TITRE DE RÉSIDENCE
PRINCIPALE ?

La seule intention de fixer sa résidence prin-


cipale dans un lieu donné ou la présentation
d’un titre de propriété ou d’un contrat de lo-
cation ou de tout autre titre d’occupation ne
sont pas suffisantes pour justifier l’inscrip-
tion à titre de résidence principale dans une
commune15. Il faut l’habiter effectivement.

15
Art 16, 6 3, AR du 16 juillet 1992.

17
POURQUOI Y-A-T-IL TANT DE DIVERGENCES
ENTRE LES COMMUNES ?

Le conseil communal est compétent pour fixer, dans un règlement, les mo-
dalités de l’enquête de résidence et le modèle du rapport de cette enquête16.
Cela signifie que les modalités peuvent différer dans chaque commune.
De plus, ce règlement n’est pas toujours publié sur le site de la commune.
Un arrêté qui fixerait un modèle unique d’enquête est attendu.

Cependant, les communes ne peuvent pas déroger à certaines règles, notam-


ment concernant les délais dans lesquels ces enquêtes de résidence doivent
s’effectuer : « la vérification de la réalité de la résidence d’une personne
fixant sa résidence principale dans une commune du Royaume ou changeant
de résidence en Belgique ou, le cas échéant, de la réalité du départ effectif
pour l’étranger, fait l’objet d’une enquête par l’autorité locale dans les quinze
jours ouvrables de la déclaration visée au § 1er ».

De nombreuses recommandations telles que celles faites par le Comité P17 ou


par le SPF Intérieur18 vont dans le sens d’une uniformisation des pratiques
communales.

16
Art 5, Loi du 19 juillet 1991
Comité P, Enquête de contrôle « Domiciliations », dossier n°62605, p.39-40.
17

Consultable ici.
18
Circulaires du SPF Intérieur du 30 aout 2013 et du 24 janvier 2019 - « Bien qu’il
appartienne aux communes de fixer, par règlement communal, les modalités
selon lesquelles les contrôles de résidence doivent être réalisés (article 10 de
l’arrêté royal du 16 juillet 1992 relatif aux registres de la population et au registre
des étrangers), mes services ont établi un modèle de rapport pouvant être utilisé
par la police de quartier lorsqu’elle effectue des contrôles de résidence. (...) Le
but est de garantir une meilleure uniformisation de la manière dont la police
effectue le contrôle de résidence. Les éléments essentiels à vérifier lors d’une
enquête de résidence y sont repris, à savoir : les données d’identification, le type
d’habitation, la composition du ménage, les éléments de fait prouvant ou réfutant
la réalité de résidence, et les éléments de fait concernant l’inscription ou non
d’un mineur non émancipé ».

18
POURQUOI LES PRATIQUES COMMUNALES
CHANGENT-ELLES CONSTAMMENT ?

La manière de procéder à l’enquête de résidence, à la tenue des registres, à


la vérification des différentes conditions est régulièrement précisée dans les
circulaires du Ministère de l’Intérieur.

Il peut y avoir plusieurs circulaires par an, en fonction des priorités et des
besoins définis (enjeux de sécurité, lutte contre les domiciliations fictives,
protection de données, simplification de procédure etc.).

En raison de la fréquence de ces différentes précisions et de leur complexité,


il s’avère difficile pour les acteurs concernés de s’y retrouver et d’être
constamment à jour 19.

19
À titre d’exemple, une des der-
nières communications sur la tenue
des registres, contient 201 pages.
Voir Direction Générale Institutions
et Population, Instructions générales
concernant la tenue des registres de
la population, version coordonnée du
31 mars 2019.

19
Incidences
sur les demandes
de séjour
ou quelles étapes
une personne
étrangère
doit-elle entreprendre
pour s’inscrire

03
20
La commune, pour établir notamment sa compétence territoriale, doit
connaître l’adresse effective des candidats étrangers au séjour en Belgique,
car la loi lui a confié la mission de transmettre toute demande d’autorisation
de séjour à l’Office des étrangers.

Pour que l’adresse déclarée par le candidat étranger au séjour en Belgique


soit considérée comme effective, il est procédé à un contrôle de résidence
par un agent de quartier afin d’attester de la réalité de l’adresse. Suite à
l’avis positif dudit agent de quartier, la commune procède à l’inscription
du candidat au droit de séjour dans un des registres d’état civil (registre
d’attente, registre des étrangers,...), à l’exception des demandeurs de régula-
risation de séjour pour raisons humanitaires (9bis).

21
EN TANT QUE CITOYEN
DE L’UNION EUROPÉENNE

Le citoyen de l’Union européenne (UE) qui souhaite séjourner plus de trois


mois en Belgique doit se présenter auprès de la commune et faire une de-
mande d’attestation d’enregistrement à l’appui de sa demande, en déposant,
dans les trois mois de la demande, une liste de documents relatifs à son
statut en Belgique (travailleur salarié, travailleur indépendant, personne avec
des ressources suffisantes, étudiant ou demandeur d’emploi etc 20). Il est im-
médiatement inscrit par la commune, sans contrôle de résidence préalable,
dans le registre d’attente à l’adresse déclarée, en attendant qu’il soit procédé
au contrôle de résidence.

A l’issue positive du contrôle de résidence, la commune peut, à l’exception


des demandeurs d’emploi et des étudiants, et si les documents requis sont
déposés, reconnaître immédiatement le droit de séjour au citoyen de l’UE
et lui délivrer une attestation d’enregistrement, conformément à l’annexe 8.

20
Art. 50 et 51 de la loi du 15 décembre
1980.

22
Dans le cas des étudiants et demandeurs d’emploi, la commune ne fera que
constater la demande de séjour par la délivrance d’une attestation d’enre-
gistrement, conformément à l’annexe 8. Le dossier sera d’office transmis à
l’Office des Etrangers qui reconnaîtra (ou non) le droit de séjour de plus
de trois mois à ces citoyens de l’UE.

Une fois rendue la décision positive concernant l’autorisation de séjour, tant


par la commune que par l’Office des étrangers, le citoyen européen est
inscrit au registre de la population21 , selon son statut (travailleur salarié,
travailleur indépendant, personne avec des ressources suffisantes, étudiant
ou demandeur d’emploi etc22).

Le droit de séjour de plus de trois mois des membres de famille du citoyen


de l’UE qui ne sont pas eux-mêmes citoyens de l’UE, est, quant-à-lui, constaté
par un titre de séjour suite à leur inscription au registre des étrangers.

21
Article 42, § 2, de la loi du 15 dé-
cembre 1980 ; Arrêté Royal du 7 mai
2008 fixant certaines modalités d’exé-
cution de la loi du 15 décembre 1980
sur l’accès au territoire, le séjour, l’éta-
blissement et l’éloignement des étran-
gers, art. 5; Arrêté royal du 8 octobre
1981 sur l’accès au territoire, le séjour,
l’établissement et l’éloignement des
étrangers, art. 50 et 51.
22
Art. 50 et 51 de la loi du 15 décembre
1980.

23
EN TANT QUE DEMANDEUR D’ASILE

Le candidat à la protection internationale qui désire introduire sa demande


d’asile en Belgique doit enregistrer sa demande à l’Office des étrangers sans
justifier d’une résidence effective en Belgique.

Lorsque la demande d’asile est enregistrée auprès de l’Office des étrangers,


le candidat à la protection internationale reçoit une annexe 26 et doit alors
se présenter dans les huit jours ouvrables auprès de la commune de sa
résidence principale afin de procéder au contrôle de résidence effective.
Lorsque ledit contrôle est positif, le candidat à la protection internationale
est immédiatement inscrit par la commune dans le registre d’attente.

Dès que la recevabilité de la demande de protection internationale est dé-


clarée par le Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA),
la commune doit remettre au candidat réfugié une attestation d’immatri-
culation, modèle A23. Si la décision du CGRA est positive, le candidat à la
protection internationale est inscrit dans le registre des étrangers.

23
Circulaire du 21.06.2007 relative aux
modifications intervenues dans la ré-
glementation en matière de séjour des
étrangers suite à l’entrée en vigueur
de la loi du 15 septembre 2006, Art.
M6, B.

24
EN TANT QUE DEMANDEUR DE
R E G R O U P E M E N T F A M I L I A L 24

A l’introduction de sa demande de regroupement familial accompagnée


d’une série de documents requis par la loi, auprès de la commune de sa
résidence principale, le candidat au regroupement familial recevra une
« Annexe 19, 19ter ou 15bis» 25, selon qu’il rejoint un citoyen belge, européen
ou étranger. Ladite annexe sera envoyée à l’Office des étrangers par la com-
mune, qui procédera, alors, au contrôle de résidence.

Pour être inscrit au registre des étrangers, il faut que la demande de regrou-
pement familial soit considérée recevable par l’Office des étrangers.

24
Circulaire du 21.06.2007 relative aux
modifications intervenues dans la ré-
glementation en matière de séjour des
étrangers suite à l’entrée en vigueur
de la loi du 15 septembre 2006, Art.
M3, B, 2.
25
Articles 30, 33, 40, 56, 101, 109, 110bis
ou 119 de l’arrêté royal du 8 octobre
1981 sur l’accès au territoire, le séjour,
l’établissement et l’éloignement des
étrangers ou de l’article 8 de l’arrêté
royal du 22 juillet 2008 fixant certaines
modalités d’exécution de la loi du 15 dé-
cembre 1980 sur l’accès au territoire, le
séjour, l’établissement et l’éloignement
des étrangers.

25
Il existe 2 catégories de regroupement familial :

Le candidat qui rejoint un membre Le candidat qui rejoint un membre


de famille de nationalité belge ou de famille de nationalité étran-
européenne gère non-européenne

Pour cette catégorie de candidats, Pour cette catégorie de candidats,


la simple introduction de la de- la demande ne sera déclarée rece-
mande complétée par la série de vable que si l’avis du contrôle de
documents légaux et l’avis positif résidence est positif, si les docu-
du contrôle de résidence rendent ments légaux requis sont complets
leur demande recevable. Ils sont, et si les circonstances exception-
alors, mis en possession d’une at- nelles qui justifient l’introduction
testation d’immatriculation (carte de la demande de regroupement
orange modèle A) et inscrits dans familial à partir de la Belgique (et
le registre des étrangers. Et ce, non du pays d’origine) sont vali-
jusqu’à l’obtention, par la com- dées par l’Office des étrangers
mune, de leur carte de séjour (qui n’est soumis à aucun délai
électronique (lorsque l’Office des légal pour se prononcer). Une
étrangers aura déclaré leur de- fois que la recevabilité est décla-
mande également fondée). rée par l’Office des étrangers, la
commune procède à l’inscription
des demandeurs au registre des
étrangers par la remise d’une at-
testation d’immatriculation (carte
orange modèle A). Et ce, jusqu’à
l’obtention, par la commune, de
leur carte de séjour électronique
(lorsque l’Office des étrangers
aura déclaré leur demande égale-
ment fondée).

Vous pouvez consulter les fiches de l’ADDE


concernant le regroupement familial pour
une information détaillée ICI.

26
EN TANT QUE DEMANDEUR DE RÉGULARISATION
P O U R R A I S O N S M É D I C A L E S ( 9 t e r ) 26

Cette demande doit être directement introduite auprès de l’Office des étran-
gers, par lettre recommandée.

Si l’étranger a introduit sa demande, complète27, par lettre recommandée, à


l’Office des étrangers, l’Office des étrangers demandera à la commune de
faire procéder au contrôle de résidence et le cas échéant, de délivrer une
attestation d’immatriculation.

Lors du contrôle de résidence effective, les originaux des documents prou-


vant l’identité, dont des copies ont éventuellement été jointes à la demande,
devront être montrés28. Si le demandeur n’est pas en possession des do-
cuments originaux prouvant son identité, le contrôle peut être considéré
comme négatif. Le rapport relatif à ce contrôle de résidence doit indiquer
que les documents d’identité originaux n’ont pas été montrés.

Si le contrôle de résidence est positif, l’étranger est automatiquement inscrit


au registre des étrangers et mis en possession d’une attestation d’immatri-
culation.

26
Circulaire du 21.06.2007 relative aux
modifications intervenues dans la ré-
glementation en matière de séjour des
étrangers suite à l’entrée en vigueur
de la loi du 15 septembre 2006, art.
M2, D.
27
Avec les documents et les renseigne-
ments mentionnés à l’article 7 de l’ar-
rêté royal du 17 mai 2007.
28
En ce qui concerne l’obligation de
produire une copie d’un passeport na-
tional ou une carte d’identité, il n’est
pas exigé que ces documents soient en
cours de validité.

27
EN TANT QUE DEMANDEUR DE
RÉGULARISATION POUR RAISONS
H U M A N I T A I R E S ( 9 b i s ) 29

Une demande d’autorisation de séjour sur base de l’article 9bis doit être
introduite auprès de l’administration communale de la commune belge où
l’étranger réside effectivement. Cette condition de résider effectivement en
Belgique n’est rencontrée que si la commune d’introduction de la demande
confirme la résidence effective du demandeur sur son territoire.

Attention: ce contrôle de résidence par la commune, dans le cas d’une


demande 9bis, n’entraîne pas une inscription de l’étranger à la commune
dans le registre d’état civil. L’unique but est de lui permettre de faire une
demande de séjour à l’Office des étrangers. L’étranger se voit remettre un
accusé de réception, à l’introduction de sa demande, portant la dénomina-
tion d’annexe 3 de la circulaire du 21/06/2007 30. Malgré la remise de l’annexe
3, la personne étrangère reste en séjour irrégulier jusqu’à la fin de la pro-
cédure de régularisation.

En effet, suite à la communication par la commune à l’Office des étrangers


de la demande de régularisation, accompagnée d’un rapport positif de ré-
sidence de la personne étrangère, l’Office des étrangers en examinera la
recevabilité et le cas échéant, le fond. Le législateur n’a pas prévu de délai
dans lequel l’Office des étrangers doit statuer.
La décision définitive de l’Office des étrangers sera notifiée au demandeur

29
Article 9bis, § 1er, alinéa 1er de la
loi du 15/12/1980 relative à l’accès au
territoire, le séjour, l’établissement et
l’éloignement des étrangers.
30
Circulaire du 21 juin 2007 relative
aux modifications intervenues dans la
réglementation en matière de séjour
des étrangers suite à l’entrée en vi-
gueur de la loi du 15 septembre 2006.

28
via l’administration communale ou via son domicile élu31, ainsi que, éven-
tuellement, par son avocat.

En effet, dans le cas de l’introduction d’une demande de régularisation de


séjour sur base de l’article 9bis ou 9ter 32
, l’étranger doit élire domicile en
Belgique. Dans l’hypothèse où il élit domicile chez son avocat, toute notifica-
tion de décision prise dans le cadre de cette demande pourra valablement
être faite chez l’avocat, au domicile élu.

Il est donc essentiel que le domicile élu par l’étranger pour cette demande
lui permette de recevoir rapidement le courrier qui y est envoyé vu, par
exemple, les conséquences importantes que pourrait avoir une réponse tar-
dive au niveau de sa procédure de régularisation.

Attention: il ne faut pas confondre cette notion avec celle de la résidence:


en cas de demande de régularisation, si la personne élit domicile chez son
avocat, celui-ci recevra le courrier relatif à cette procédure. Mais la per-
sonne doit aussi avoir une résidence propre, qui fera l’objet d’une enquête
de résidence (par un agent de quartier) pour que la commune vérifie la
résidence effective de la personne sur son territoire et donc sa compétence
pour traiter cette demande.

31
Tel que prévu par l’article 9quater de
la loi du 15.12.1980
32
Loi du 15/12/1980 sur l’accès au terri-
toire, le séjour, l’établissement et l’éloi-
gnement des étrangers.

29
04
Résidences
particulières

30
QU’EN EST-IL DES PERSONNES
E N R É S I D E N C E M O B I L E 33 ?

Les personnes qui séjournent dans une demeure (ou résidence) mobile
sont inscrites dans les registres de population:

* soit de la commune où elles résident au moins six mois


par an à une adresse fixe;
* soit de la commune où elles disposent d’une adresse de
référence.

Ce sont notamment les personnes avec des modes de vie nomades et


qui se déplacent durant toute l’année qui peuvent faire appel à une
adresse de référence. Les personnes qui habitent en caravane et qui
résident, soit l’année entière, soit durant l’hiver, sur un emplacement
fixe (situation le plus généralement rencontrée) peuvent y être inscrites
au titre de résidence principale (et ne doivent donc pas faire appel à
une adresse de référence).

33
Art 20, § 1 AR 16 juillet 1992.

31
QU’EN EST-IL DES LOGEMENTS
N O N C O N F O R M E S A U X N O R M E S 34 ?

Aucun refus d’inscription à titre de résidence principale ne peut être opposé


pour des motifs de sécurité, de salubrité, d’urbanisme ou d’aménagement du
territoire. Pour ce type de situations, une modalité spécifique est prévue :
l’inscription provisoire. Elle reste provisoire tant que l’instance judiciaire ou
administrative habilitée à cet effet n’a pas pris de décision ou de mesure en
vue de mettre fin à la situation irrégulière ainsi créée. L’inscription provi-
soire prend fin dès que les personnes ont quitté le logement ou qu’il a été
mis fin à la situation irrégulière35 .

Il est important de rappeler que l’inscription au registre de la population est


une mesure administrative qui constate simplement une situation de fait. Une
administration communale ne peut refuser l’inscription dans les registres
de la population de personnes ayant établi sans titre ni droit leur résidence
effective dans des immeubles inoccupés. Cependant, puisqu’il ne s’agit que
d’une constatation de fait, l’inscription à titre provisoire n’implique donc
en aucun cas une autorisation de résider de façon permanente à l’adresse
enregistrée et n’est pas élusive des infractions éventuelles vis-à-vis d’autres
législations, comme celles sur l’urbanisme ou l’aménagement du territoire.

Attention: en cas de refus d’inscription provisoire, aucun recours administra-


tif ne peut être introduit auprès du Ministre de l’Intérieur, ce sont les tribu-
naux de droit commun qui sont compétents. Les litiges en matière d’inscrip-
tion provisoire ne relèvent pas de l’article 8 de la loi du 19 juillet 1991 étant
donné que ces litiges ne portent pas sur la réalité de la résidence principale
mais bien sur le respect ou non des conditions d’inscription.

34
Chaque Région a sa réglementa-
tion propre à l’urbanisme, au logement
et à l’aménagement du territoire.
35
Loi du 19 juillet 1991 relative aux
registres de la population, aux cartes
d’identité, aux cartes d’étranger et aux
documents de séjour, art. 1er, §1er, 1°,
al. 2.

32
QU’EN EST-IL DES OCCUPATIONS TEMPORAIRES
CONVENTIONNÉES ET CELLES QUI SONT NON
AUTORISÉES, les «SQUATS» ?

Comme abordé dans les questions précédentes et confirmé par les


Instructions générales du Ministère de l’Intérieur36 , « le refus d’accomplir
les formalités d’inscription ou l’intervention d’un tiers (refus du propriétaire
de l’immeuble par exemple) ne peuvent remettre en cause la constatation de
la réalité de la résidence ». Ce qui signifie que le fait d’habiter dans un squat
ou en occupation précaire ne peut nullement constituer un motif de refus
de constater la résidence effective en vue d’une inscription dans un registre.

36
Direction Générale Institutions et
Population, Instructions générales
concernant la tenue des registres de
la population, version coordonnée du
31 mars 2019, p.17.

33
Sans domicile fixe
et adresse
de référence ?

05

34
QUELLE EST L’UTILITÉ D’UNE
ADRESSE DE RÉFÉRENCE ?

L’adresse de référence a été créée pour éviter que des personnes


sans domicile (fixe) ou résidence (fixe) ne perdent contact avec
les administrations et l’autorité. Elle permet à la personne qui en
bénéficie de recevoir les courriers qui lui sont envoyés. Elle permet
également d’avoir ou de conserver certains avantages sociaux (par
exemple : allocations de chômage, allocations familiales, mutuelle,
etc.) pour lesquels il faut souvent être inscrit dans les registres de
la population. Elle permet aussi d’introduire des procédures de
régularisation de séjour.
Attention: on ne peut pas résider là où on a défini une adresse de
référence.

35
QUI PEUT S’INSCRIRE À UNE
ADRESSE DE RÉFÉRENCE ?

Les personnes qui sont inscrites à une adresse de référence par la


commune où elles sont habituellement présentes sont :
* les personnes qui séjournent en demeure mobile
(caravane, mobil-home, roulotte, bateau);
* les personnes absentes pour moins d’1 an en raison de
voyage d’affaires 37
;
* les membres du personnel civil et militaire, du
personnel diplomatique ou consulaire ou du personnel de
la coopération au développement et leur ménage;
* les personnes n’ayant pas ou plus de résidence en
raison du manque de ressources suffisantes (sans-abris) 38
;
* les détenus qui n’ont pas ou plus de ménage ni de foyer.

37
Art 20, § 2 AR 16 juillet 1992.
38
Inscription et radiation d’une ins-
cription ICI

36
QUELLES CONDITIONS DOIVENT REMPLIR
DES RÉSIDENTS NON BELGES POUR
POUVOIR BÉNÉFICIER D’UNE ADRESSE DE
RÉFÉRENCE ?

Pour bénéficier d’une adresse de référence, les non-Belges doivent :


* être admis ou autorisés au séjour de plus de 3 mois,
inscrits au registre des étrangers et en possession d’une
carte A, B ou H (étrangers hors UE) ou d’une carte E
(citoyens UE) ou F (membres de famille d’un ressortissant
UE)
ou
* être autorisés à s’établir, inscrits au registre de la
population et en possession d’une carte C ou D (étrangers
hors UE) ou d’une carte E+ (citoyens UE) ou F+ (membres
de famille d’un ressortissant UE)

AUPRÈS DE QUI PEUT-ON DEMANDER


L’ADRESSE DE RÉFÉRENCE ?

* Adresse de référence au CPAS : réservée aux sans-


abris et aux détenus (ce sont 2 adresses de référence
de type différent - celle du détenu est automatiquement
supprimée à sa sortie de prison. S’il veut à nouveau avoir
une adresse de référence au CPAS, il doit démontrer
qu’il est sans-abri).
* Adresse de référence chez une personne morale :
réservée aux personnes qui vivent en demeure mobile
(nomades) et aux militaires ;
* Adresse de référence chez un particulier : pour toutes
les catégories (sauf les détenus).

37
COMMENT OBTENIR L’ADRESSE DE
RÉFÉRENCE AUPRÈS D’UN CPAS ?

Il faut introduire la demande d’inscription en adresse de référence au CPAS


de la commune sur laquelle la personne réside principalement39. Le CPAS
peut effectuer une enquête sociale pour vérifier si la personne réunit toutes
les conditions.

Attention: l’adresse de référence ne peut pas être utilisée pour éviter d’être
inscrit sur la même composition de ménage que d’autres personnes. La
personne radiée des registres de la population, qui vit habituellement à un
endroit (chez son ami, ses parents, etc.) n’est en principe plus considérée
comme sans-abri. La situation est la même pour les cas où le propriétaire ou
le bailleur refuse la domiciliation. La personne doit se domicilier là où elle
réside effectivement !

Par contre, si l’hébergement est effectué pour porter secours et qu’il est tem-
poraire et passager (un centre d’accueil par exemple), le CPAS peut accepter
d’inscrire la personne en adresse de référence. Il faut alors que le CPAS
signe le formulaire d’autorisation destiné à la commune.

Lorsque la personne a obtenu l’autorisation du CPAS, elle doit déposer, à


la commune, le formulaire d’inscription signé par le CPAS. La commune
vérifie si la personne n’a effectivement pas de résidence et l’inscrit dans ses
registres (en adresse de référence).

Lorsque la personne a l’autorisation du CPAS, la commune ne peut pas re-


fuser de l’inscrire en adresse de référence, sauf évidemment, si elle a une
résidence ailleurs. 39
Conformément à la Loi organique des centres publics
d’action sociale du 8 juillet 1976, art. 57, §1er, le CPAS, qui
a une compétence générale en matière d’aide sociale,
évalue de quelle façon aider au mieux une personne.
Même si une personne fait une demande d’aide précise
au CPAS (par ex. bénéficier d’une adresse de référence),
celui-ci peut estimer, après avoir évalué la situation, qu’il
convient de lui octroyer une autre forme d’aide.

38
Attention: pour conserver l’adresse Dans l’autre lecture, aucun séjour
de référence, la personne doit se légal n’est requis pour une adresse
rendre minimum tous les 3 mois de référence auprès d’un CPAS.
au CPAS.
Par cet arrêt, le Tribunal du tra-
Dans son jugement n° 2018/1698 vail de Bruxelles va à l’encontre
du 13 juin 2018, le Tribunal du de la pratique établie de la plu-
travail de Bruxelles a statué que part des CPAS, qui consiste, dans
les étrangers en séjour irrégulier les faits, à généralement ne pas
peuvent également demander une être disposés à fournir une adresse
adresse de référence au CPAS. de référence à un ressortissant
étranger en séjour irrégulier (sur
Selon le Tribunal du travail, l’ar- la base de la première interpré-
ticle 1er, § 2, alinéa 1, de la loi du tation de la disposition examinée).
19 juillet 1991 peut être interprété
de deux manières.

La première lecture de cette dis-


position exige un séjour légal
pour une adresse de référence
auprès d’une personne physique
ou morale et auprès d’un CPAS.

39
QUE FAIRE EN CAS DE REFUS D’OCTROI
D’UNE ADRESSE DE RÉFÉRENCE ?

Si le refus vient du CPAS : la personne peut introduire un recours


devant le tribunal du travail 40. Ce recours est gratuit.

Il faut pour cela déposer une requête au greffe du tribunal du


travail de l’arrondissement du CPAS concerné. La requête doit être
déposée en mains propres au greffe (ou envoyée par courrier) dans
les 3 mois de la décision du Conseil du CPAS.

La requête peut être une simple lettre mais elle doit au moins
contenir les éléments suivants:

* le tribunal à qui on s’adresse (par exemple «Tribunal du


travail de Bruxelles»);
* le nom et l’adresse actuelle;
* le CPAS dont la décision est contestée, et la date de la
décision de refus;
* les raisons de la contestation;
* la date et la signature de la personne.

Il faut également penser à joindre une copie de la décision du CPAS.


Si le refus vient de la commune malgré l’accord du CPAS, la personne
peut introduire un recours devant le Tribunal de première instance.

40
C. jud., art. 704, §2.

40
Recours possibles
contre un refus
d’inscription

06

41
QUE FAIRE EN CAS D’ENQUÊTE
DE RÉSIDENCE NÉGATIVE ?

Les litiges portant sur la détermination de la résidence principale


sont contestés auprès du Ministre de l’Intérieur.

Précédemment, un recours général pouvait être introduit auprès


du Ministre de l’Intérieur, pour « toute contestation en matière
de résidence principale41». Ce recours, aujourd’hui, est limité à la
« contestation concernant le lieu de la résidence principale42 ». En
d’autres termes, le Ministre ne connaît plus que des litiges portant
sur l’appréciation même de l’emplacement de la résidence princi-
pale, question de pur fait s’il en est.

La contestation se fait par écrit. Elle doit contenir :


* toutes les informations (et documents) utiles pour que
le ministre puisse se faire une opinion correcte de la
situation;

* les données complètes d’identification : nom, prénoms,


date de naissance, adresse de la dernière résidence
principale, numéro d’identification du registre national;

* la date et la signature de la personne concernée.

La contestation est adressée par courrier au :


Ministre de l’Intérieur
Direction générale Institutions et Population
Parc Atrium
Rue des Colonies, 11
1000 BRUXELLES
02/518.21.40
41
Art. 8 § 1er al. 1er, ancien, de la loi
ou par email : CallCenterRRN@[Link]
du 19 juillet 1991.
42
Art. 8 § 1er al. 1er, de la loi du 19
juillet 1991, modifié par l’Art. 12 de la
loi du 9 novembre 2015 portant dispo-
sitions diverses Intérieur.

42
Si la contestation est valablement formulée, le Ministre de l’Intérieur envoie
un délégué dans la commune pour qu’il vérifie la situation (ou qu’il procède
à une enquête de population). La commune doit notamment lui fournir le
rapport du (ou des) contrôle(s) effectué(s) sur place (rapport daté, signé par
le fonctionnaire qui a effectué les contrôles, avec jours et heures de ceux-ci),
ainsi que les faits permettant de déterminer la résidence.

Sur base de ces éléments, le délégué confirme ou non la décision de la


commune. La personne en est avertie par lettre recommandée. Si la décision
ne lui convient pas, elle a 15 jours pour communiquer ses arguments.

Lorsque le délégué estime que la commune a eu tort, la commune doit


effectuer le changement. Le délégué détermine la résidence principale et
impose aux communes les mesures à prendre (radiation, inscription) via une
décision ministérielle.

43
QUE FAIRE EN CAS DE REFUS D’INSCRIPTION
DE LA PART DE LA COMMUNE ?

Si, partant, la commune réfractaire ne contredit nullement le ménage qui


prétend habiter effectivement à un endroit donné, mais pointe plutôt le ca-
ractère illégal de cette installation, ce n’est plus auprès du Ministre de l’Inté-
rieur que les intéressés doivent s’adresser. Ceux-ci doivent se tourner auprès
des tribunaux ordinaires (Tribunaux de première instance) et contester la
décision de la commune dans les 30 jours.

Le contentieux, en l’espèce, ne porte pas sur le lieu même du séjour (pas de


contestation de la réalité de résidence), mais sur sa régularité juridique (ex
: non-conformité urbanistique ou absence d’un contrat de bail sur le bien).

Pour pouvoir contester la décision de la commune, il faut une décision écrite.


Si la commune refuse oralement, il faut exiger que ce refus soit mis par
écrit. Généralement, la commune envoie un certificat de non-inscription ou
d’inscription d’office.

44
07
Incidences
sur d’autres
droits

45
ALLOCATIONS FAMILIALES

La présente section concerne, uniquement, les prestations familiales (alloca-


tions familiales) sur le territoire de la Région Bruxelles-Capitale, la matière
est encadrée par l’ordonnance du 4 avril 2019 établissant le circuit de paie-
ment des prestations familiales.43
En effet, suite à la 6ème réforme de l’Etat, nous avons assisté au transfert des
compétences en matière d’allocations familiales vers les « entités fédérées »,
à savoir les 3 Régions et la Communauté germanophone.

Actuellement, l’unique critère commun des entités fédérées pour l’octroi des
prestations familiales (allocations familiales) est celui du droit au séjour de
l’enfant par son inscription au registre national belge supprimant ainsi la
condition de la situation professionnelle de l’un des parents. Ce qui signifie
que les enfants domiciliés en Belgique, dont les parents n’ont encore jamais
travaillé, ont dorénavant aussi droit aux allocations familiales.
C’est par le domicile légal qu’on détermine la loi régionale applicable.

Contrairement à la région flamande et wallonne, en région de Bruxelles-


Capitale les enfants en possession d’une attestation d’immatriculation (séjour
légal précaire et temporaire) ne sont pas exclus du droit aux prestations
familiales (allocations familiales).

43
Ordonnance du 4 avril 2019 établissant le circuit de paiement des prestations familiales, entrée en
vigueur le 1er /01/2020, M.B. 12/04/2019, p. 37826.

46
En l’absence d’une disposition légale contraire, il faut se référer à l’enseigne-
ment de la Cour de cassation (confirmant la jurisprudence constante) dans
son arrêt du 8 avril 2019 qui reconnait un droit aux prestations familiales au
bénéficiaire dont le séjour est régulier par la possession d’une attestation
d’immatriculation. En effet, selon la Cour « lorsque le délégué du Ministre
donne instruction à la Commune d’inscrire l’intéressé au registre des étran-
gers et de le mettre en possession d’une attestation d’immatriculation, la
caisse d’allocations familiales doit considérer que la condition de séjour est
remplie car le bénéficiaire est autorisé à séjourner dans le Royaume, confor-
mément aux dispositions de la loi du 15 décembre 1980, fût-ce de manière
temporaire et précaire ».44

A contrario les enfants en séjour irrégulier, qui n’ont pas de domicile civil,
sont exclus du régime des allocations familiales.45 Cependant, l’ordonnance
prévoit une mesure de sauvegarde du droit aux prestations familiales (allo-
cations familiales) des enfants en séjour irrégulier bénéficiaires d’allocations
familiales jusqu’au 31 décembre 2019. Cette mesure prévoit une exception à
la condition de régularité du séjour de ces enfants46 qui pourront continuer
à percevoir les allocations familiales. Afin de déterminer la compétence
territoriale, la caisse d’allocations pourrait se baser sur la résidence effec-
tive de l’enfant, par exemple par l’attestation d’une autorité publique (ONE,
CPAS, etc.) la production d’un contrat de bail au nom de l’allocataire, l’envoi
de courrier par la crèche, l’école ou le fournisseur d’énergie à l’adresse
déclarée.

44
Cour de cassation, 8 avril 2019, n° S.17.0086.F.
45
Avant la réforme des allocations familiales, le bénéficiaire (l’enfant), quant-à-lui, devait prouver son
domicile civil, à défaut sa résidence principale sur le territoire belge, pour bénéficier de ses allocations
familiales. Lorsque ce dernier était en séjour irrégulier, ses parents devaient apporter la preuve de
sa résidence principale en Belgique par tous documents officiels émanant d’une autorité publique
(attestation de suivi de l’ONE, documents du CPAS (enquête sociale), etc.).
46
Article 37 de l’Ordonnance du 4 avril 2019 établissant le circuit de paiement des prestations familiales.

47
OUVERTURE DE COMPTE EN BANQUE 45

Le droit économique prévoit que chaque consommateur a droit à ce service


bancaire de base46 afin de permettre à tout le monde de disposer d’un
compte à vue. C’est ce qu’on appelle le service bancaire de base. Alors que,
dans la pratique, de nombreuses personnes en séjour irrégulier se trouvent
dans l’impossibilité de disposer d’un compte à vue auprès d’une banque.

Seuls deux critères doivent être remplis pour avoir droit à l’ouverture d’un
compte bancaire de base, à savoir, qu’il faut prouver son identité (passeport
ou carte ID nationale, ... ) et son adresse (avoir sa résidence principale en
Belgique). En effet, une circulaire du 1er mars 2011 impose des obligations
d’identification de la clientèle auprès des organismes bancaires. Pour prou-
ver la résidence, il faut un document officiel ou une attestation d’une autori-
té publique, c’est-à-dire une attestation de la commune ou du CPAS47 , ou un
constat de police. En pratique, en matière d’ouverture de compte en banque,
il est très compliqué de de mander à la police de constater la résidence
(celle-ci refuse généralement).

Dans la pratique, la plupart des banques refusent d’ouvrir un compte


bancaire de base à une personne qui n’a pas de titre de séjour en Belgique
au motif qu’elle n’est pas identifiable. Il s’agit alors d’adresser une plainte
auprès de l’établissement de crédit en question.

Si aucune solution n’a été trouvée dans un délai raisonnable, il faut s’adres-
ser au médiateur des banques. Celui-ci examinera la plainte de manière
prioritaire et formulera, en cas de litige, un avis contraignant à l’égard de
l’établissement de crédit. Coordonnées du médiateur des banques:
Service de Médiation Banques -
Crédit-Placements
North Gate II,
Boulevard du Roi Albert II, n°8, bte. 2
45
Code de droit économique, art. VII 57 à VII 59 ; Arrêté Royal du 1000 Bruxelles
7 septembre 2003 portant certaines mesures d’exécution de la loi
Tél. : 02 545 77 70
du 24 mars 2003 instaurant un service bancaire de base ; Circulaire
CBFA du 1er mars 2011 sur la prévention du blanchiment et du Fax : 02 545 77 79
financement du terrorisme.
46
Article VII.57§2 du Code de droit économique. E-mail : ombudsman@[Link]
47
Attestation d’une aide médicale urgente auprès d’un CPAS.

48
MUTUELLE

La résidence entre en ligne de compte pour évaluer si le droit à la mutuelle


est ouvert ou pas 48. Si le droit à la mutuelle dépend de l’octroi d’un titre de
séjour, le droit à la mutuelle peut parfois être ouvert pour une personne qui
n’a pas de titre de séjour en Belgique et qui n’est dès lors inscrite dans aucun
registre. Ainsi l’enfant en séjour irrégulier peut bénéficier de la mutuelle en
tant que «personne à charge49». Dans cette hypothèse, il a été admis, pour
ces enfants, que la résidence principale en Belgique pouvait résulter de tous
moyens de preuve délivrés par une autorité belge et reconnus comme tels
par le fonctionnaire dirigeant du Service du contrôle administratif.

48
Pour les personnes qui ont un domi-
cile : la preuve de la résidence prin-
cipale en Belgique résulte de l’infor-
mation visée à l’article 3, alinéa 1er,
5° de la loi du 8 aout 1983 organisant
un registre national des personnes
physiques, qui est obtenue du registre
susvisé. La circulaire du 22 décembre
2016 prévoit les modalités de preuve
pour l’inscription en qualité de per-
sonne inscrite au Registre national des
personnes physiques en application de
l’article 32, alinéa 1, 15° de la loi rela-
tive à l’assurance obligatoire soins de
santé et indemnités, coordonnée le 14
juillet 1994.
49
Article 123, 3, f) de l’Arrêté royal
portant exécution de la loi relative à
l’assurance obligatoire soins de santé
et indemnités, coordonnée le 14 juil-
let 1994.

49
Par ailleurs, pour pouvoir être inscrit(e) comme personne à charge, l’époux/
épouse (en séjour régulier) doit en principe également cohabiter officiel-
lement (inscription au registre de la commune à la même adresse) avec le
titulaire, c.-à-d. partager la même résidence principale. L’acte de mariage
peut faire office de preuve de cohabitation50.
Dans ce cadre, il est toutefois également prévu que les époux doivent prou-
ver, en attendant l’adaptation des données du Registre national pour obtenir
une même résidence principale, qu’ils ont effectivement fait une démarche
auprès de la commune dans ce sens. Pour ce faire, ils peuvent produire un
modèle 2 donné par la commune au moment de la demande d’inscription à
la commune, une annexe 19 ou 19ter, une annexe 15 ou 15bis ou un certificat
d’immatriculation.

Pour une information détaillée:


voir Medimmigrant (droit aux soins de
santé des étrangers).

[Link]

50
Article 124, § 3, alinéa 2, de l’Arrêté
royal du 3 juillet 1996 portant exécu-
tion de la loi relative à l’assurance
obligatoire soins de santé et indemni-
tés, coordonnée le 14 juillet 1994.

50
AIDE SOCIALE

Toute personne a droit à l’aide sociale à l’exclusion des personnes en séjour


irrégulier. Celle-ci a pour but de permettre à chacun de mener une vie
conforme à la dignité humaine. Ce sont les centres publics d’action sociale («
CPAS ») qui ont pour mission d’assurer cette aide 51
.

L’aide sociale dispensée par le CPAS peut être matérielle, sociale, médicale,
médico-sociale ou psychologique. S’agissant des personnes en séjour
irrégulier, elles n’ont droit qu’à une aide exclusivement médicale.

Le CPAS compétent est celui de la commune où la personne a sa résidence


habituelle (à la date de la demande d’aide), à l’exception de certaines situa-
tions particulières où le CPAS compétent est celui de la dernière résidence
au moment de l’introduction de la demande d’aide sociale52.

La compétence territoriale du CPAS va être appréciée par l’enquête sociale


menée par le travailleur social. Cette enquête sociale peut se baser sur une
visite à la résidence du demandeur d’aide et est constatée par un rapport
écrit et signé par le travailleur social.

51
Article 1er de la loi organique des
centres publics d’action sociale du 8
juillet 1976
52
Notamment dans les cas d’un séjour
en hôpital psychiatrique ; dans un
établissement agréé pour personnes
handicapées (Initiative d’habitation
protégée); dans une maison de repos
(et de soin) agréée, dans un établisse-
ment d’hébergement sur base d’une
décision judiciaire ou administrative,
dans une structure reconnue pour
l’accueil temporaire des personnes en
détresse, dans un centre de placement
pour enfants mineurs, etc.

51
RECONNAISSANCE PATERNELLE

Toute personne qui vit en Belgique et veut procéder à la reconnaissance


de son enfant peut se rendre soit auprès de la commune de son domicile (si
elle est inscrite dans les registres) / de sa résidence habituelle (si elle n’est
pas inscrite dans les registres); soit auprès de celle du lieu de naissance de
l’enfant ; soit auprès de celle de la mère de l’enfant à reconnaître.

Dans un premier temps, pour permettre à l’administration communale


de vérifier sa compétence territoriale, le candidat à la reconnaissance de
l’enfant doit joindre à sa demande de reconnaissance, si l’officier de l’état
civil l’estime nécessaire, une preuve de sa résidence actuelle ou, le cas
échéant, de la personne qui doit donner le consentement préalable ou de
l’enfant 53
.

La personne qui n’est inscrite dans aucun registre (registre de la population,


des étrangers, ou d’attente) et qui n’a donc pas d’autorisation de séjourner
en Belgique, doit démontrer la réalité de sa résidence habituelle par tout
document officiel, tel qu’une attestation de police, d’hôpital ou de CPAS,
divers types de factures, etc 54
. Aucune enquête de résidence par un agent
de police n’est effectuée dans le cadre de cette procédure.

53
Articles 327/1 et 327/2 du Code civil.
54
Circulaire du 21/03/2018 relative à
la loi du 19 septembre 2017 modifiant
le Code civil, le Code judiciaire, la loi
du 15 décembre 1980 sur l’accès au
territoire, le séjour, l’établissement
et l’éloignement des étrangers et le
Code consulaire, en vue de lutter
contre la reconnaissance frauduleuse
et comportant diverses dispositions
en matière de recherche de paternité,
de maternité et de comaternité, ainsi
qu’en matière de mariage de com-
plaisance et de cohabitation légale de
complaisance.

52
Guide de la procédure d’inscription
dans les registres de la population
des personnes étrangères

2019

Éditeur responsable : Christelle Trifaux - Service Droit des Jeunes


plateforme

plateforme

familles
en errance
FAMILLES
en errance

Vous aimerez peut-être aussi