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Olympe de Gouges : Pionnière Féministe

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Nina Pythoud
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Bonjour,

Aujourd’hui nous allons vous parler d’Olympe de Gouges, celle qui est considérée comme la
toute première féministe de l’histoire.
L’histoire commence avec Pierre Gouze et Anne Olympe Mouisset. Il est boucher et
bourgeois et elle est fille d’avocat. Ils se marient en 1737. Le 7 mai 1748, à Montauban, Anne
met au monde une petite fille nommée Marie Gouze, mais nous la connaissons sous le nom
d’Olympe de Gouges.
Des rumeurs courent au sein du village de Montauban à propos de l’histoire de cette famille,
alors faisons un petit retour en arrière. Anne Mouisset est baptisée le 11 février 1714 et elle
prend pour parrain Jean-Jacques Lefranc de Pompignan qui est un ami de la famille et de 5
ans son aîné. En grandissant, ils nouent des liens affectifs mais leurs parents décident de les
séparer car une alliance entre un noble et une bourgeoise est inimaginable. Il est envoyé à
Paris et elle est mariée à Pierre Gouze. Jean-Jacques revient à Montauban en 1747 et est
surement l’amant d’Anne. Cette relation adultérine donna par la suite naissance à Olympe et
tout le village semble le savoir.
En 1765, Olympe est mariée, à l’âge de 17 ans, à Louis-Yves Aubry, qui a 30 ans de plus
qu’elle. Elle donne naissance à son fils, Pierre Aubry, en août 1766. Son mari meurt
rapidement, certains disent 1766, mais 1770-1771 semble plus probable car c’est à cette
période qu’elle s’enfuit du domicile conjugal pour aller s’installer à Paris. Elle dit « Forcée de
fuir un époux qui m'était odieux, je m'enfuis à Paris avec mon fils ». Elle rejoint sa sœur et
prend l’identité d’Olympe de Gouges.
En arrivant à Paris elle devient une femme de lettres autodidacte. Elle fréquente les salons
littéraires et commence à fréquenter un homme : Jacques Bétrix qui devient son amant en
1773 et la met à l’abri grâce à une rente. Olympe a grandi dans une bonne famille donc elle
juge cette rente limitée. Elle fréquente des lieux de culture où elle rencontre des lettrés, des
artistes, des politiques ; elle va au théâtre et elle se retrouve parfois actrice ; elle entretient
plusieurs liaisons, ce qui lui vaut la réputation de courtisane. En 1774, elle est classée au 5 ème
rang des femmes les plus en vues de Paris. A cause de la loi qui interdit les femmes de publier
leurs écrits sans l’accord de leur mari, elle ne se remariera jamais.
Elle lit beaucoup d’ouvrages des Lumières comme Rousseau ou Helveticus et est imprégnée
de leurs conviction de bonheur social et d’égalité. Elle rédigera 16 pièces de théâtre et plus de
50 écrits politiques, principalement en faveur des droits civils et politiques des femmes et de
l’abolition de l’esclavage des Noirs. En 1784, elle écrira sa première pièce sur l’esclavage
« Zamore et Mirza ou l’heureux naufrage ». Elle essaie à tout prix de la faire jouer par la
Comédie Française, mais la société machiste et esclavagiste l’en empêche. La pièce ne sera
montée à la comédie Française qu’en 1789 et sera interrompue par les sifflements des
partisans de l’esclavage.
La Révolution française décuple ses ardeurs politiques et littéraires. Elle produit énormément
de projets de réforme sur divers sujets, mais reste pacifistes et plaide sans relâche quitte à se
faire des ennemis politiques.
Elle se bat énormément pour l’égalité homme-femme. Elle souhaite que les femmes soient
associées aux débats politiques et de société bien que dans cette époque les femmes soient
totalement dépendantes de leurs époux. Le 26 août 1789, est publiée la proclamation de la
“Déclaration des droits de l’homme et du citoyen”, qui oublie volontairement les droits des
femmes. Elle est extrêmement blessée et publie immédiatement une “Déclaration des droits de
la femme et de la citoyenne” où elle y affirme l’égalité des droits civils et politiques des deux
sexes, et écrit à la reine Marie-Antoinette, afin de la persuader à rejoindre le combat des
femmes pour l’égalité.
Son combat pour les femmes se poursuit dans ses oeuvres théâtrales, comme “Le Couvent” ou
“Les Voeux forcés” en 1790. Pendant que l’Assemblée débat de l’utilité des couvents et de la
liberté des femmes, Olympe demande l’instauration du divorce et le remplacement du mariage
religieux par un contrat civil entre concubins. En avril 1792, elle conteste la constitution de
septembre 1791, qui exclut le divorce par consentement mutuel.
Le 20 novembre 1792, sont découverts des documents accablants pour Louis XVI, elle
devient alors républicaine mais elle reste toujours opposée avec ferveur à ce que l’on fasse
couler le sang, bien que la guillotine tourne à plein régime. Elle a même invectivé Marat et
Robespierre, quand elle est montée à la tribune.
Le 21 janvier 1793, l’exécution de Louis XVI est votée. Olympe de Gouges, fervente
militante de l’égalité des sexes, a dit : ‘’La femme a le droit de monter sur l’échafaud : elle
doit également avoir celui de monter à la tribune’’ ; mais ses sinistres ennemis politiques la
prennent au mot et renverse ses dires. Pendant que les camps révolutionnaires s’affrontent et
font des exécutions, Olympe de Gouges qui a osé dénoncer des comportements abusifs, fait
partie des victimes de ces procès et de ces mises à mort politiques.
Le 3 novembre 1793, Olympe meurt à 45 ans, à la place de la Concorde, elle fut guillotinée.
Ses derniers mots ont été : ‘’Enfants de la patrie, vous vengerez ma mort’’.

Elle est la première féministe de l’histoire mais ne repose même pas au panthéon.

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