Unite 4
Unite 4
2 ème a n n é e d u B a c c a l a u r é a t
Unité 4 : L’immunologie
Fiches de révision et entraînement
à l’examen national
2 ème a n n é e d u B a c c a l a u r é a t
Unité 4 : L’immunologie
Fiches de révision et entraînement
à l’examen national
Partie 2 : Évaluation
Exercices : Restitution des connaissances......................................................................................18
3
4
Unité
L’immunologie
Chapitre Titre Cadre de référence pour l’examen national
Soi et le non soi Soi et non soi
1 biologique • CMH : Définition, rôle et origine génétique
• Notion du soi
• Les marqueurs mineurs du soi
• Notions de non soi et du non soi modifié
Moyens de défense de l’organisme
Les moyens de défense • Notion de réponse immunitaire
2 de l’organisme • Réponse immunitaire naturelle (non spécifique)
• Réaction inflammatoire
• Phagocytose
• Facteurs du complément
Les mécanismes de Réponse immunitaire acquise (spécifique)
3 l’immunité spécifique • Réponse immunitaire à médiation cellulaire
• Réponse immunitaire à médiation humorale
• Mémoire immunitaire
• Système immunitaire
• Origine des cellules immunitaires et lieux de matu-
ration des lymphocytes
• Phases de la réponse immunitaire spécifique
• Coopération cellulaire
Quelques dysfonctionnements du système
immunitaire
Le dysfonctionnement du
4 • Allergie due à l’hypersensibilité immédiate (élé-
système immunitaire ments intervenant et mécanisme)
• SIDA (structure du VIH et son cycle de multipli-
cation, action du VIH sur les LT4, évolution de
l’infection par le VIH)
Moyens d’aide au système immunitaire
• Vaccination
• Sérothérapie
• Greffe de la moelle osseuse
4
1
Partie I
Fiche Soi et non-soi
de révision
• Le soi correspond à l’ensemble des molécules résultant de l’expression des gènes d’un
individu.
• Le non-soi correspond à l’ensemble des molécules dont la synthèse ne résulte pas de l’in-
formation génétique propre à l’organisme et qui sont reconnues comme étrangères par le
système immunitaire. Elles peuvent être issues du milieu extérieur (vers, virus, bactéries,
toxines…) ou être simplement des molécules du soi modifiés (ex : cellules infectées).
• On qualifie d’antigènes les molécules du non-soi capables d’induire des réactions immu-
nitaires spécifiques. Ils sont le plus souvent de nature protéique. L’antigène comporte le
plus souvent plusieurs motifs appelés épitopes ou déterminants antigéniques reconnus
par le système immunitaire.
Un épitope est la plus petite partie d’un antigène susceptible d’être reconnue comme
étrangère.
Le NON-SOI
• • Etc.
greffon
Etc.
• Etc.
5
Fiche
de révision 2 Les marqueurs du soi
• Les molécules de CMH I sont présentes sur la membrane de toutes les cellules nucléées.
Quant au CMH II, il est essentiellement présent sur les cellules présentatrices de l’anti-
gène (macrophages, cellules dendritiques et sur les cellules épithéliale thymiques).
• Au niveau de cellule normale (non infectée d’antigène), ces CMH présentent un peptide du
soi, alors qu’au niveau de cellules infectées d’antigènes, le CMH présent des épitopes ou dé-
terminants antigéniques qui représentent l’antigène. Dans ce dernier cas, on parle de cellules
présentatrices d’antigènes ou CPA capables de déclencher une réponse immunitaire.
L’origine génétique du CMH
Génétiquement, le Complexe Majeur d’Histocompatibilité ou CMH est un ensemble de gènes
localisés sur le chromosome 6 (chez l’humain), qui ne peut être identique chez deux individus (sauf
vrais jumeaux) étant donné le nombre d’allèles et de configurations possibles (polymorphisme élevé).
Les CMH I et CMH II, protéines de surface membranaire, correspondent à l’expression de gènes CMH.
Les caractéristiques génétiques des gènes du CMH
Le complexe génétique du CMH est caractérisé par :
• C’est un ensemble de gènes liés (tous portés par le bras court du chromosome 6 chez l’Homme) ;
• La liaison entre ces gènes est absolue (très faible distance séparant ces gènes) , donc la pro-
babilité de recombinaison génétique est nulle (pas de crossing over) ;
• Chacun des gènes du CMH est représenté par une multititude d’allèles, donc la probabilité d’avoir
deux individus avec le même génotype CMH est presque nulle, à l’exception des vrais jumeaux ;
• Les allèles de chacun des gènes du CMH sont codominants.
N.B
Les groupes sanguins d’un individu correspondent à des marqueurs mineurs. Ils sont définis
par la présence ou non de protéines membranaires portées par la membrane des hématies
6 et par la présence ou non d’anticorps innés dans le plasma.
3
Unité 4: L’immunologie
Les cellules de l’immunité se forment dans la moelle osseuse rouge des os et au niveau du
thymus, et se stockent au niveau des amygdales, ganglions...
Les cellules immunitaires sont les globules bancs. On en distingue des lymphocytes B et T
intervenant lors de l’immunité acquise, les polynucléaires ou granulocytes dont certains sont
des phagocytes et les monocytes qui en transformant donnent des macrophages, cellules
phagocytaires capables de se transformer en cellules présentatrices de l’antigène.
7
Fiche
de révision 4 La réaction inflammatoire,
une réponse immunitaire innée
• Une réaction inflammatoire apparait presque toujours au niveau d’une plaie ou piqûre.
Les principaux symptômes sont la rougeur, chaleur, gonflement et douleur. Ces symp-
tômes traduisent une dilatation locale des vaisseaux sanguins (vasodilatation).
• La réaction inflammatoire constitue le premier signe de la réponse immunitaire innée. Les
cellules impliquées dans la réponse innée sont appelées phagocytes, dont les principaux sont:
Les macrophages
Les cellules dendritiques
Les granulocytes
• Les cellules de l’immunité innée ont la capacité de détecter l’intrusion de microbes patho-
gènes à la fois dans les tissus et dans le sang. Cette reconnaissance de la présence d’un
agent pathogène déclenche de la part des cellules de l’immunité la libération de média-
teurs chimiques qui attirent et activent d’autres cellules de l’immunité.
• Afin de s’opposer à la multiplication des agents infectieux, les macrophages, les cellules
dendritiques et les granulocytes, après reconnaissance (adhésion) du pathogène peuvent
ingérer et digérer l’agent pathogène. Après digestion de l’élément étranger, les déchets
sont rejetés à l’extérieur du phagocyte. C’est le processus de la phagocytose.
Déroulement de la phagocytose
• Les cellules dendritiques (et macrophages), de par leurs prolongements cytoplasmiques longs
et mobiles, peuvent explorer leur environnement et détecter efficacement les microorga-
nismes. Ces cellules ont pour rôle de déclencher la réponse adaptative. Ces cellules exposent
également à la surface de leurs membranes des protéines spécifiques appelées, les molécules
du CMH (complexe majeur d’histocompatibilité). Ces molécules ont pour fonction de présen-
ter des protéines caractéristiques de l’antigène digéré au cours de la phagocytose.
• La cellule dendritique ainsi activée devient une cellule présentatrice d’antigène (CPA) qui mi-
gre vers un ganglion lymphatique où elle peut présenter l’antigène à des cellules de l’immunité
8 adaptative, les lymphocytes T qui sont spécifiques de cet antigène.
5
Unité 4 : L’immunologie
L’immunité adaptative (ou acquise) est une immunité spécifique car la réaction immunitaire
est dirigée contre un seul antigène. Les cellules immunitaires impliquées dans la réponse
immunitaire adaptative sont les lymphocytes. Au sein de l’organisme, deux types de lym-
phocytes sont présents. Ils différent par la nature de leurs récepteurs membranaires qui
déterminent leur fonction :
Dans tous les cas, il y a toujours coopération entre plusieurs catégories de lymphocytes
pour aboutir à l’élimination d’un agresseur.
L’immunité spécifique est appelée aussi une immunité à mémoire, car son déclenchement
s’accompagne de la formation de lymphocytes mémoires capables d’intervenir ultérieure-
ment contre le même antigène.
• Dirigée contre des cellules infectées (cas de l’immunité cellulaire) et contre des anti-
gènes extra cellulaires (cas de l’immunité humorale)
• Lente et à mémoire
9
Fiche
de révision 6 Les lymphocytes B et la réaction
à médiation humorale
L’organisme réagit à la présence d’éléments étrangers en synthétisant des anticorps. Ce
sont les armes moléculaires de la réponse acquise. Les anticorps sont de grosses protéines
complexes solubles circulant dans le milieu intérieur ; ce sont des immunoglobulines.
Les parties variables d’une chaîne légère et d’une chaîne lourde définissent le site
de fixation de l’antigène. La spécificité des anticorps est due à la partie variable. La
partie terminale des chaînes lourdes constantes représente la fixation de l’anticorps
à la surface des cellules.
Chaque espèce d’anticorps se lie exclusivement à une seule espèce d’antigène, conduisant à
la formation d’un complexe immun insoluble qui va précipiter. Les anticorps solubles ont pour
fonction essentielle de neutraliser les antigènes.
11
Fiche
de révision 7 Les lymphocytes T et la réponse
à médiation cellulaire
Chaque clone de lymphocytes T CD8 porte un seul type de récepteurs T apte à reconnaître un
seul antigène présenté par les cellules dendritiques (cellules présentatrices de l’antigène : CPA)
qui ont au préalable phagocyté et digéré un élément étranger.
Lorsque la reconnaissance s’effectue entre les antigènes / CMH (des CPA) et les récep-
teurs T (des lymphocytes T CD8), les LT CD8 sont activés et deviennent sensibles aux
interleukines (= facteurs stimulants) ; ils prolifèrent (par mitoses) et se transforment en
cellules tueuses, les lymphocytes cytotoxiques (LTc), capables de détruire par contact une
cellule infectée par un virus dont l’antigène a été reconnu.
12
Unité 4 : L’immunologie
La fonction des lymphocytes cytotoxiques (LTc) est de détruire les cellules anormales via
deux mécanismes d’élimination après reconnaissance de la cellule cible :
• Le LTc libère des protéines (perforines) capables de créer des pores dans la membrane
des cellules cibles à éliminer. Le milieu extracellulaire (eau) pénètre alors dans la cellule,
qui meurt par éclatement. C’est la cytolyse.
• Le LTc libère des molécules chimiques capables de se fixer sur certains récepteurs de
la cellule à éliminer. Ces molécules constituent un message qui va stimuler la mort de la
cellule par apoptose = mort cellulaire programmée (= suicide cellulaire).
Comme les LT CD8, les LT CD4 possèdent des récepteurs T et sont donc impliqués eux
aussi dans la surveillance des membranes cellulaires. A la suite de la détection d’un antigène
(présenté par une CPA) par les LT CD4, ces derniers se multiplient par mitoses. Certains se
transforment en LT CD4 mémoire (cellules à durée de vie longue qui garde dans l’organisme
le souvenir de l’antigène), et d’autres se différencient en lymphocytes T auxiliaires sécré-
teurs de messagers chimiques, appelés interleukines 2.
13
Fiche
de révision 8 Les phases de l’immunité
spécifique
14
9
Unité 4 : L’immunologie
15
Fiche
de révision 10 Leacquise
syndrome d’immunodéficience
(SIDA)
Le SIDA ou Syndrome d'immunodéficience Acquise est une maladie causée par un virus appelé
VIH (virus de l'immunodéficience humaine) et qui s'est développée aux Etats Unis à partir de 1981.
Cette maladie, se répand dans tous les pays du monde et existe en Tunisie.
Organisation Ou VIH :
Des dosages et des études médicales,
réalisés chez des personnes infectées,
ont permis de suivre l'évolution de :
• la quantité de VIH dans le sang.
• le nombre Lymphocytes T.
• le taux d’anticorps anti-VIH.
Temps (années)
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Nombre de VIH dans le sang
Infection Concentration de lymphocytes
Concentration de sanguine d’anticorps anti-VIH
16
Unité 4 : L’immunologie
Afin d’expliquer le mode d’action du VIH, les études ont montré que le virus se multiplie aux
dépens des LT4. Le schéma du document montre le modèle selon lequel cette prolifération
s'établit :
17
Exercices
Restitution des connaissances
Exercice 1
Pour chacune des propositions numérotées de 1 à 4, une seule suggestion est correcte.
Recopiez les couples (1 ; ...) (2 ; ...) (3 ; ...) (4 ;...) et écrivez dans chaque couple la lettre cor-
respondante à la suggestion correcte.
18
Unité 4 : L’immunologie
Partie 2
Exercice 2
Définissez ce qui suit :
a- Les gènes du complexe majeur d’histocompatibilité.
b- L’autogreffe.
Exercice 3
Recopiez le numéro de chacune des propositions suivantes, puis écrivez «vrai» ou «faux» .
1. Les macrophages reconnaissent spécifiquement les antigènes.
2. Les immunoglobulines sont des protéines sériques qui se lient spécifiquement aux an-
tigènes.
3. Les histamines se fixent sur les membranes des cellules cibles pour former le complexe
d’attaque membranaire.
4. La phase de sensibilisation allergique consiste en la fixation des anticorps spécifiques de
l’allergène sur les membranes des mastocytes et des basophiles.
Exercice 4
En vous basant sur vos connaissances, répondez aux questions suivantes
1. Qu’est ce qu’une séropositivité vis-à-vis du VIH ?
2. Citez deux mécanismes différents de destruction des lymphocytes T4 suite à une
infection par le VIH.
19
Exercices
Raisonnement et communication
Exercice 1
Afin de mettre en évidence quelques aspects de la réponse immunitaire contre le virus
de la grippe, on propose les données suivantes :
La grippe est une infection virale dont les principaux symptômes sont la fièvre, la fatigue,
un écoulement nasal abondant, des douleurs de la gorge et des migraines.
Le virus de la grippe se caractérise par la présence de molécules membranaires parmi
celles-ci des molécules glycoprotéiques « Hémagglutinincs » qu’on symbolisme par HA et
qui assurent la fixation du virus sur ses cellules cibles et sa multiplication au dépend de
ses dernières. Le document 1 présente le suivi de la concentration des virus et celle des
anticorps anti-HA chez une personne atteint de la grippe.
1. Décrivez les résultats obtenus et déduisez le type de la réponse immunitaire spécifique
développée par l’organisme contre le virus de la grippe.
document 1 document 2
Exercice 2
Dans le but de préciser quelques caractéristiques de la réponse immunitaire acquise on
présente les données expérimentales suivantes :
Le document 1 présente la réponse immunitaire contre le virus de la grippe chez des souris
infectées pour la première fois par ce virus (figure a) et chez d’autres souris infectées pour
la deuxième fois par le même virus (figure b).
document 1
Donnée 1 : Dans certains cas comme celui du SIDA, le dérègle- ment de la fonction des LT4
entraîne des conséquences graves sur la réponse immunitaire. Le document 1 présente
l’évolution du nombre des LT4 et du nombre de virus VIH dans le sang d’une personne
infectée par le VIH.
document 1
1. En vous basant sur les données du document 1 décrivez l’évolution du nombre de VIH
et des LT4 entre la 6éme et la 12éme semaine d’une part et pendant la phase du SIDA
déclaré d’autre part, puis expliquez révolution du nombre de VIH durant les deux phases.
Donnée 2 : Afin de montrer le rôle des LT4 dans la réponse immunitaire spécifique, on a
réalisé une expérience sur 6 lots de souris : - Le lot 1 n’a subi aucun traitement.
- Les lots de 2 à 6 ont subi un traitement qui a permis de supprimer certains types de
lymphocytes.
- Les 6 lots de souris ont été infectés par le virus de la grippe.
- Ensuite on mesure l’efficacité de la réponse immunitaire par la détermination du temps re-
quis pour éliminer le virus et le taux de survie pour chaque lot. Le document 2 présente
les conditions expérimentales et les résultats obtenus.
22
Unité 4 : L’immunologie
document 2
document 3 document 4
3. Décrivez les résultats présentés par les documents 3 et 4, puis déduisez le rôle de l’in-
terleukine 2 dans la réponse immunitaire.
4. Réalisez un schéma explicatif montrant le rôle des LT4 dans le déroulement d’une ré-
ponse immunitaire spécifique.
23
Exercices
Exercice 4
La vaccination, qui constitue un enjeu majeur de la santé publique, permet à l’organisme
d’acquérir une immunité contre certaines maladies infectieuses. Afin de dégager les méca-
nismes immunitaires permettant d’expliquer l’effet de la vaccination, on présente les don-
nées suivantes:
Donnée 1 : Le document 1 représente la variation de la quantité d’anticorps en fonction
du temps, après contamination par le ba- cille tétanique, chez une personne non vaccinée
contre le tétanos (figure -a-) et chez une autre personne vaccinée contre cette maladie
(figure -b-).
document 1
1. Comparez la réaction de l’organisme contre le bacille téta- nique chez la personne vac-
cinée à celle chez la personne non vaccinée.
Donnée 2 : Deux lots de souris A et B reçoivent une première injection de globules rouges
de mouton (GRM) au jour 0. Après 30 jours, les souris du lot A reçoivent une seconde in-
jection de GRM,alors que les souris du lot B reçoivent une injection de globules rouges de
lapin (GRL). Ces GRM et GRL jouent le rôle d’antigènes pour les souris. Tous les deux jours
on prélève la rate d’une sou- ris de chaque lot pour déterminer le nombre de plasmocytes
sé- créteurs d’anticorps anti-GRM chez les souris du lot A, ainsi que le nombre de plasmo-
cytes sécréteurs d’anticorps anti-GRL et le nombre de plasmocytes sécréteurs d’anticorps
anti-GRM chez les souris du lot B. Le document 2 présente les résultats obtenus.
24
Unité 4 : L’immunologie
document 2
document 3
25
Exercices
Exercice 5
Afin de montrer certains aspects de la réponse immunitaire spécifique dirigée contre les
bactéries pathogènes sécrétrices de toxines, on propose les données suivantes :
Donnée 1 : A la suite d’une contamination par des bactéries pathogènes (qui provoquent
une maladie), on dose chez la personne contaminée, la quantité d’antigènes (la toxine) et la
quantité d’anticorps antitoxines. Les résultats sont présentés par le document 1.
document 1
Donnée 2 : Dans les jours qui suivent l’injection d’une anatoxine X (toxine X atténuée) à
un cobaye, on mesure le nombre de lymphocytes B (LB) et de plasmocytes (P) par millilitre
de sang et on réalise le dosage des anticorps antitoxine X libres (Ac) dans le sang de ce
cobaye. Le document 2 présente les résultats obtenus.
document 2
26
Unité 4 : L’immunologie
document 3
3. Expliquez les résultats obtenus dans le document 3. Puis déduisez la condition néces-
saire à la production des anticorps antitoxine X
27
Exercices
Exercice 6
Afin de mettre en évidence certains aspects du déroulement de la réponse immunitaire
contre le virus de la grippe, on présente les données suivantes :
Donnée 1 : La grippe est une infection virale associée à une réaction inflammatoire au ni-
veau de la muqueuse du nez et de
La gorge. En plus de la fièvre, ses principaux symptômes sont un écoulement nasal abon-
dant, des maux de gorge et des migraines. Le document 1 présente le suivi de quelques
paramètres physiologiques au cours des 11 premiers jours suivant une infection grippale.
document 1
Donnée 2 : Chez des souris infectées par le virus de la grippe, on mesure l’évolution, en
fonction du temps, du nombre de lymphocytes T cytotoxiques dans les poumons et l’évo-
lution de la concentration sanguine en virus de la grippe. Le document 2 présente les
résultats obtenus.
28
Unité 4 : L’immunologie
document 2
document 3
29
Corrigé des exercices
Restitution des connaissances
Exercice 1
(1, d) ; (2, c) ; (3, c) ; (4, b)
Exercice 2
a- Les gènes du complexe majeur d’histocompatibilité : telle : en- semble de gènes
qui contrôlent les marqueurs membranaires CMH (les protéines CMH).
b- L’autogreffe : réponse correcte telle .’greffe d’un tissu ou d’un organe (greffon)
d’un donneur qui est lui-même le receveur.
Exercice 3
1 : faux ; 2 : vrai ; 3 : faux ; 4 : vrai
Exercice 4
1- Séropositif pour le VIH: présence d’anticorps spécifiques contre les détermi-
nants antigéniques du VIH dans le sérum.
2- Deux mécanismes de destruction des lymphocytes T4 suite à l’infection par
VIH tels :
- Destruction des LT4 infectées par les lymphocytes LTc ;
- Multiplication du VIH dans les LT4 ce qui cause leur mort. - Fixation des anti-
corps spécifiques au VIH sur les LT4 infectées. - Formation de syncytiums à
partir des LT4.
30
Unité 4 : L’immunologie
Raisonnement et communication
Exercice 1
1. Description des résultats obtenus:
- La quantité de virus dans le sérum augmente rapidement. Elle a atteint son maximum
(=3.3 UA) le 3imc jour. Après elle s’est stabilisée jusqu’au 6imc jour de l’infection et
ensuite elle a diminué pour s’annule au 14imc jour
- La concentration des anticorps était presque nulle pendant les cinq premiers jours de
l’infection puis elle a augmenté progressivement pour atteindre presque 3 UA. Déduc-
tion : Il s’agit d’une réponse immunitaire spécifique à médiation humorale.
2. Description :
- Au départ, avec une concentration d’anticorps faible (10’M), le pourcentage de fixation
du virus était au maximum (presque 100%) puis il à chuté considérablement pour s’an-
nuler lorsque la concentration des anticorps a dépassé 10’° mol /L
- Le pourcentage des cellules infectées a suivi presque la même évolution que le pour-
centage de fixation du virus selon la concentration des anticorps
déduction : Les anticorps inhibent la fixation du virus de la grippe sur les cellules cibles
ce qui empêche leurs infections.
3. Explication :
Les anticorps anti HA se lient aux virus et forment des complexes immuns qui neutra-
lisent les virus → pas de fixation des virus par les HA sur les récepteurs HA des cellules
cibles → pas de multiplication des virus au dépend des cellules cibles → élimination des
virus.
Exercice 2
1. Description :
Durant les deux premières journées de l’infection, la concentra- tion du virus augmente
légèrement pour atteindre une valeur maximale 6,5 UA , après cette concentration dimi-
nue progressive- ment pour disparaitre à la 11éme journée
Explication :
- La diminution de la concentration du virus s’explique par son élimination par les effec-
teurs de la réponse immunitaire cellulaire(LTc) et humorale (AC)
31
Corrigé des exercices
2. Différence :
Réponse primaire : élimination du virus après 11 jours suite à l’augmentation des LTc qui
atteint 500 UA et des anticorps qui atteignent environ 550 UA.
Réponse secondaire : élimination du virus après 5 jours suite à l’augmentation des LTc
qui atteint 4900UA et des anticorps qui atteignent environ 1100UA.
Déduction : Le 2éme contact avec 1 antigène (virus de la grippe) produit une réponse
immunitaire puissante (forte) et instantanée (rapide) → Élimination rapide de r antigène
→ présence d’une mémoire immunitaire.
Exercice 3
1. Description :
- Entre la 6éme et la 12éme semaine : diminution du nombre des virus dans le sang pas-
sant de 107/mL à 103/mL, avec augmenta- tion du nombre des lymphocytes T4 dans le
sang qui passe de 400/ μL à plus de 800/μL .
- Pendant la phase de sida déclaré le nombre de virus augmente de 103 /mL à
107 /mL , alors que le nombre des lymphocytes T4 dans le sang diminue de 400 lympho-
cytes T4 /μL du sang pour s’annuler à la fin de cette phase
Explication :
- Entre la 6éme et la 12éme semaine, on explique la diminution du nombre de virus dans
le sang par le déclenchement d’une réponse immunitaire spécifique (augmentation du
nombre des LT4 et apparition des anticorps spécifique).
-Pendant la phase de sida déclaré, on explique l’augmentation du nombre des virus par
une déficience immunitaire suite à la chute des lymphocytes T4 qui sont détruites par
la prolifération virale.
2. Condition nécessaire au déroulement d’une réponse immunitaire efficace : La coopé-
ration entre les trois types de lymphocytes T4, T8 et B
Justification : car en présence de ces trois types de cellules (lot 1) toutes les souris
restent en vie et l’élimination des virus se fait plus rapidement en comparaison avec les
autres lots.
3. Description :
Document 3 : pour des concentrations d’interleukines entre 10 et 102 UA, on a une faible
augmentation du nombre des plasmocytes - Pour des concentrations d’interleukines
au-delà de 102 UA, on a une augmentation rapide du nombre des plasmocytes qui atteint
1000 à une concentration de 104 UA d’interleukine 2
32
Unité 4 : L’immunologie
Document 4 : Avant l’injection du virus, le nombre des lymphocytes T8 dans la rate des
souris mutées est 15.106 est égale à celui des souris normales.
- 7 jour après l’infection, le nombre des lymphocytes T8 dans la rate des souris mutées
reste constant contrairement aux souris normales chez lesquelles on note une aug-
mentation du nombre des lymphocytes T8 qui atteint environ 44.106 lymphocytes T8
dans la rate.
Déduction :
l’interleukine-2 stimule la multiplication des lymphocytes T8 et augmente le nombre des
plasmocytes.
4. Un schéma explicatif qui illustre le rôle central du LT4 dans le déroulement de la
réponse immunitaire.
Exercice 4
1. Comparaison :
Ressemblance : Production d’anticorps anti-titaniques chez les deux personnes après
contact avec l’antigène.
Différences :
- La réponse immunitaire se manifeste après sept jours de la contamination chez la per-
sonne non vaccinée, alors qu’elle est immédiate chez la personne vaccinée
- La personne vaccinée produit une forte quantité d’anticorps
(≈ 8000 UA), contrairement à la personne non vaccinée qui produit une faible quantité
d’anticorps (≈ 8 UA).
- Les anticorps persistent pendant une plus longue durée dans le corps de la personne
vaccinée par rapport à la personne non vaccinée.
33
Corrigé des exercices
2. Déduction :
Deux caractéristiques de la réponse immunitaire : mémoire et spécificité
Justification :
- La mémoire immunitaire : chez le lot A, on note que le nombre des plasmocytes sécré-
teurs d’anticorps anti-GRM augmente considérablement suite à la deuxième injection
par ce même an- tigène
- La spécificité immunitaire : chez le lot B, on note que la première injection de GRM ne
permet pas l’augmentation du nombre des plasmocytes sécréteurs d’anticorps an-
ti-GRL, du fait que l’antigène introduit lors de la première injection (GRM) est différent
de celui introduit lors de la deuxième injection (GRL)
3. Explication de la réponse immunitaire:
a- chez le lot A :
Le premier contact avec l’antigène GRM → sélection de lymphocytes B spécifiques →
multiplication et différenciation en plasmocytes sécréteurs d’anticorps anti-GRM et en
lymphocytes B mémoire.
Le deuxième contact avec le même antigène GRM → réaction rapide de LB mémoire
spécifiques et en grand nombre → réponse forte et rapide
b- chez le lot B :
Le premier contact avec l’antigène GRM→ sélection de lymphocytes B spécifiques →
multiplication et différenciation en plas- mocytes sécréteurs d’anticorps anti-GRM et en
lymphocytes B mémoire.
Le deuxième contact avec un autre antigène différent GRL →les lymphocytes B mé-
moire spécifiques à GRM ne réagissent pas contre GRL mais il y a sélection d’un nouveau
clone de lymphocytes B → une nouvelle réaction immunitaire, lente et faible, contre GRL
Exercice 5
1. Description :
- Suite à l’infection, la quantité de l’antigène (la toxine) augmente pour atteindre une valeur
maximale (4 UA) au 4ème jour, ensuite cette quantité diminue jusqu’à ce qu’elle s’annule au
14ème jour
- Avant le 4ème jour, la quantité d’anticorps était nulle ; ensuite elle augmente progressive-
ment jusqu’au12ème jour pour atteindre la valeur 1 UA. Par la suite la quantité des anticorps
augmente pour atteindre la valeur de 8 UA au16ème jour
34
Unité 4 : L’immunologie
Exercice 6
1. Description des résultats obtenus:
- L’importance des symptômes de la réponse inflammatoire augmente juste après l’in-
fection pour atteindre une valeur maximale à la deuxième journée, après elle diminue
progressivement jusqu’à la disparition totale au 9éme jour.
- La concentration du virus dans le sang augmente rapide- ment pour atteindre une
valeur maximale au 2ème jour, et reste constante jusqu’au 5ème jour, ensuite elle diminue
jusqu’à ce quelle s’annule au 9éme jour.
- Avant le 5ème jour la concentration des anticorps est nulle, à partir de ce jour elle aug-
mente progressivement
35
Unité 4 : L’immunologie
Corrigé des exercices
Déduction
Réponse immunitaire spécifique à médiation humorale.
2. La relation entre la concentration sanguine en virus de la grippe et celle du nombre
de lymphocytes Tc :
- Au départ, la concentration du virus dans le sang était très élevée car le nombre de
lymphocytes Tc était très faible
- L’augmentation progressive du nombre de LTc a entraîné une diminution progressive
de la concentration des virus dans le sang.
- Suite à la diminution de la concentration des virus dans le sang, le nombre de lympho-
cytes Tc a diminué.
Type de réponse immunitaire intervenant dans l’élimination du virus de la grippe :
Réponse immunitaire spécifique à médiation cellulaire puisqu’elle fait intervenir des LTc
36
Unité 5 : L’immunologie